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10/01/2009

Les terroristes sionistes reconnaissent officiellement qu’aucune menace ne provenait de l’école bombardée à Jabaliya dans la bande de Gaza

Mounadil Djazaïri, samedi 10 janvier 2009

Dans une première version, les terroristes sionistes affirmaient que l'école de l'ONU à Jabaliya avait été bombardée parce que des tirs avaient été déclenchés de cette école ou à proximité et même qu'elle dissimulait un arsenal.

Maintenant ils concèdent qu'aucune menace pour eux n'émanait de ce secteur et affirment l'avoir bombardée par erreur.

Erreurs dont ils sont étrangement coutumiers et dont il serait bien qu'elles fassent l'objet d'un procès devant une juridiction internationale.

ONU : des officiers Israéliens admettent qu'il n'y a pas eu de tirs depuis l'école qui a été bombardée

Par Barak Ravid et Akiva Eldar, correspondants de Haaretz (Sionistan), 10 janvier 2009, traduit de l'anglais par Djazaïri

Les Nations Unies affirment que des officiers de l'armée israélienne ont admis qu'aucun tir palestinien n'a été effectué depuis l'intérieur de l'école de l'UNRWA à Gaza qui a été bombardée par un tank de l'armée israélienne.
Des dizaines de Palestiniens ont été tués par ce bombardement.
De plus, l'UNRWA a annoncé jeudi qu'elle cesserait ses activités dans la bande de Gaza en raison de la mort d'un collaborateur de l'UNRWA, victime d'un bombardement israélien ce jeudi matin pendant la pause humanitaire. Chris Gunness, porte parole de l'UNRWA a déclaré à Haaretz que l'armée israélienne avait reconnu ses torts.

« Au cours d'une séance d'information à l'intention de diplomates étrangers, des officiers supérieurs [de l'armée israélienne] ont admis que le bombardement auquel l'armée israélienne répliquait à Jabalya ne provenait pas de l'école, » a déclaré Gunness. « L'armée israélienne a reconnu que l'attaque contre le site onusien était non intentionnelle. »

Il a observé que tous les films rendus publics par l'armée israélienne et où l'on voit des militants tirer depuis l'intérieur de l'école datent de 2007 et non du moment de l'incident lui-même.

« Ce ne sont pas des images récentes, » explique Gunness. « En 2007, nous avions abandonné ce site et c'est seulement par la suite que des militants s'en étaient emparés. »
L'UNRWA exige maintenant une enquête objective afin de dire si le bombardement de l'école constitue une violation du droit humanitaire international et, si c'est le cas, que les responsables soient jugés.
L'ONU a annoncé jeudi qu'un Palestinien qui travaillait pour l'UNRWA avait été tué par un obus de blindé israélien alors qu'il conduisait un camion chargé d'aide humanitaire au point de passage frontalier d'Erez. L'organisation affirme que le camion avait des insignes distinctifs de l'ONU bien visibles et que l'incident avait eu lieu pendant la pause humanitaire mise en place pour permettre aux habitants de Gaza de s'approvisionner.

06/01/2009

Gaza : réaction d'un être humain normal face à l'horreur

Une journaliste (mais néanmoins, ici, un être humain normal, doté d'un cerveau et d'un coeur) pleure en voyant l'horreur des crimes commis contre les Gazaouis. Des images que TF1 ou CNN se gardent bien de nous montrer.

Pour un compte rendu quotidien de l'agression israélienne à Gaza :

Lire le site d'Al-Jazeera en anglais

Regarder Al-Jazeera TV ou ici 

Vidéos régulièrement postées sur Dailymotion

29/12/2008

Première réactions des blogueurs au raid israélien sur Gaza

La fin de la trêve entre Israël et le Hamas a entrainé violence et tensions, qui culminent aujourd'hui samedi 27 décembre avec l'attaque aérienne d'Israël sur Gaza, dans ce que l'agence AFP en anglais décrit comme “l'un des jours les plus sanglants des cinquante ans de conflit au Moyen-Orient”. A cette heure [ 21h 40 heure française], le bilan fait état de 210 morts et devrait encore s'alourdir.

La blogosphère palestinienne, qui comprend tout autant des blogueurs palestiniens que des sympathisants du monde entier, est atterrée par ce qu'ils perçoivent comme une attaque inutile d'Israël. Le blog No Justice No Peace…The Big Picture, membre honoraire de la blogosphère palestinienne, écrit [en anglais, comme tous les blogs cités ensuite]:

200 morts, 750 blessés, et pour quoi ? Pour des missiles Qassam qui ont tué moins de dix personnes en huit ans. Si jamais il y a eu une utilisation disproportionnée de la force, cette attaque par les avions de chasse F-16 (payés par les impôts de mes concitoyens américains) en est l'exemple parfait.

Tout cela au nom de la “légitime défense”. S'il vous plaît. Ceci est une injure à la morale et un crime aveugle ; au nom de dieu, si vous organisez des élections et les appelez “processus démocratique”, acceptez le résultat des urnes de façon cilivisée, sans mettre Gaza sous blocus, sans geler les fonds, l'essence, l'électricité, les médicaments, sans interdire l'accès à Gaza aux interventions humanitaires, aux observateurs de l'ONU. Sinon, ne vous demandez pas pourquoi les roquettes faites à la maison s'abattent [sur Israël] (sans puces électroniques sophistiquées et avec peu de garantie de dégâts importants).

PalestineFreeVoice souligne qu'Israël vient d'utiliser des armes interdites par les conventions internationales durant ces attaques aériennes et rapporte :

A midi heure locale, samedi, première vague d'attaques : les Israéliens ont ciblé les bâtiments du gouvernement à Gaza. La mort du commandant de la police de Gaza, Tawfiq Jabir, a été confirmée, ainsi que celle du commandant de la sécurité et des services de protection de la police de Gaza, Ismail Al-Ja'bari, et celle du gouverneur des districts Al-Wusta (du centre), Ahmad Abu Aashur. Islam Shahwan, un porte-parole de la police du Hamas, a déclaré que les attaques israéliennes ont pratiquement détruit le siège de la police de la bande de Gaza, où une cérémonie de remise de diplômes avait lieu quand les attaques israéliennes ont eu lieu.

La responsable de Global Voices pour Bahreïn, bint battuta, a publié sur son blog le texto que lui a envoyé un ami depuis Rafah, au début des attaques :

“Ils ont frappé toute la bande de Gaza simultanément. Beaucoup des victimes sont des écoliers. Mon collègue m'a dit qu'il avait vu huit cadavres dans la rue. Il a récupéré son fils vivant. Je suis dans mon école maintenant et l'horreur est partout à Gaza”.

Les blogueurs palestiniens ont immédiatement demandé que leur blogosphère se mobilise.  Ali Abunimah, sur le blog The Electronic Intifada, rapporte que des manifestations sont organisées partout dans le monde :

En plus de la douleur et de la fureur que tant de gens ressentent envers Israël et ces nouveaux massacres à Gaza, il y a cette frustration, qu'il existe si peu de moyens pour canaliser cette émotion dans une réaction politique qui puisse influer sur le cours des événements, mettre un terme à la souffrance, et apporter la justice.

Mais il existe des moyens, et c'est le moment de les utiliser. Déjà, j'ai reçu des messages sur les manifestations et les actions de solidarités qui vont démarrer dans des villes du monde entier. C'est important. Mais que se passera-t-il quand les manifestants se disperseront et que la colère retombera ? Continuerons-nous à laisser les Palestiniens de Gaza mourir en silence ?

Les Palestiniens, partout, demandent de la solidarité, de la véritable solidarité, sous forme d'action politique durable, déterminée. Le groupe One Democratic State (Un état démocratique), basé à Gaza, a rénouvelé cet appel aujourd'hui en ”demandant à toutes les organisations de la société civile et à tous ceux qui aiment la liberté d'agir immédiatement, par tous les moyens possibles, pour exiger de leur gouvernement qu'il rompe ses relations diplomatiques avec Israël-appartheid, et que des sanctions soient prises.”


Source :

 

18/11/2008

Flashback : Afghanistan – quand les Français filment leur bombardement

P&P : Suite aux récentes menaces des Talibans concernant la présence française en Afghanistan, rappelons quelques faits :

EXCLUSIF BAKCHICH TV / lundi 25 août par ÉMILE BORNE

Bernard Kouchner et Hervé Morin étaient auditionnés ce mardi 26 août par nos députés sur la situation en Afghanistan. Le ministre de la Défense n’a pas reculé et a prévenu son monde : « Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer l’effort entrepris par la communauté internationale, cet effort sera nécessairement long ». La guerre n’est pas prête de s’arrêter et les soldats français ne reviendront pas de sitôt au pays… Et le ministre de prédire que de nouvelles pertes sont à craindre. Et oui, cette guerre qui ne disait pas son nom commence à montrer son vrai visage. Il était temps. Cité par le Canard Enchainé, le patron des armées, Jean Louis Georgelin, confiait récemment à ses collaborateurs. "Comme je le répète depuis un moment, l’Afghanistan devient un merdier ingérable". On comprend pourquoi, ces jours ci, il s’est fait discret ! « Bakchich » a mis la main sur des images inédites d’une frappe aérienne menée fin 2005 par l’armée française sur les Talibans. A voir avant de lire l’interview d’un officier « proche du dossier », comme on dit.

Ces images d’Afghanistan devaient rester secrètes. Filmées fin 2005 par des soldats français (vidéo de 4’10’’), elles montrent notamment nos forces spéciales en train de bombarder une base de Talibans dans une zone frontalière avec le Pakistan. Ces frappes interviennent dans le cadre de l’opération militaire américaine Enduring Freedom (« Liberté immuable »), lancée en octobre 2001 par les Etats-Unis. Objectif : chasser les Talibans du pouvoir en Afghanistan et traquer Al Qaïda. Les forces spéciales françaises ont participé à Enduring Freedom de 2003 à 2006 avec environ 200 hommes sur le terrain. Ceux-ci appartenaient aux commandos marine, au 1er RPIMa (Régiment de parachutistes d’infanterie de marine), au 13è RDP (Régiment de Dragons parachutistes) et au CPA10 (commandos parachutistes de l’air). Ils opéraient sous commandement américain et, manifestement, l’armée américaine leur a sous-traité différentes actions. Dont ce bombardement.

INTERVIEW

« La visite précipitée de Nicolas Sarkozy à Kaboul a fait apparaître les Français comme des faibles aux yeux des Talibans »

Bakchich a également rencontré un officier français spécialiste de l’Afghanistan qui souhaite conserver l’anonymat. Il revient de ce pays où des combattants talibans lui ont raconté comment ils perçoivent les troupes françaises et leurs bombardements.

Comment les Talibans voient-ils les troupes étrangères présentes en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) ?

Les Talibans se considèrent du côté du bien et estiment que les forces étrangères se comportent en barbares. Surtout les Américains. Par exemple, ils ne comprennent pas que ces derniers ne procèdent pas à des échanges de prisonniers, ce que les Talibans avaient l’habitude de faire dans le passé. La doctrine de guerre de l’administration Bush les considère en effet comme des terroristes et non comme des soldats. Les Talibans se plaignent aussi que les Américains torturent leurs prisonniers alors qu’eux-mêmes affirment qu’au nom de l’Islam, ils n’ont pas – et ne peuvent pas avoir – recours à ces pratiques. Enfin, ils perçoivent avec le plus grand mépris les bombardements de ce qu’ils appellent les « forces occupantes ». Pour eux, le combat d’homme à homme est une vertu masculine. Le bombardement qui tue sans discernement est considéré comme une pratique injuste.

Justement, l’armée française bombarde régulièrement leurs positions. Quel impact cela a-t-il sur la perception qu’ont les Talibans des soldats français ?

La seule chose que les Talibans disent des Français est : « ils bombardent ». Ce qui, à leurs yeux, nous place moralement du mauvais côté. On est donc loin de l’image des Français qui nous est restituée par les grands médias nationaux faisant l’éloge de la « French touch » et du comportement humain des soldats sur le terrain ainsi que dans les villages afghans. Aujourd’hui, les Talibans ne font plus aucune différence entre les Français présents en Afghanistan avec des armes et ceux présents sans armes, comme les humanitaires. Ils se disent que dans les deux cas de figure ce sont des étrangers qui les occupent.

Selon vous, comment a été interprétée la visite de Nicolas Sarkozy en Afghanistan après le décès de dix militaires français au cours d’une attaque talibane le 18 août dernier ?

La visite précipitée de Nicolas Sarkozy à Kaboul leur a fait apparaître les Français comme les faibles ou le ventre mou de la coalition internationale présente en Afghanistan. Ce qui ne peut que les inciter à concentrer désormais sur eux leurs attaques.

Source : Bakchich.info