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17/03/2008

Quand le créateur songe à sacrifier sa créature

Depuis quelques semaines le refrain entonné en choeur par les instituts de sondages et les médias de masse au sujet de Nicolas Sarkozy peuvent nous laisser perplexe. Voici ce qu'écrivait Opinionway le 12 mars 2008 :

La cote du Premier ministre continue de grimper à 55%, contre seulement 41% pour le président de la République.
41% des Français se disent satisfaits de l'action menée par Nicolas Sarkozy en mars, un taux inchangé par rapport à février, selon un sondage OpinionWay publié mercredi 12 mars dans Métro. De son côté, la cote de popularité de François Fillon progresse de 2 points à 55%.
Si l'action du président contente, comme le mois dernier, 41% des personnes interrogées, 56% des sondés se déclarent "mécontents", soit 2 points de moins qu'en février. 3% ne se prononcent pas. Le Premier ministre lui poursuit son ascension avec 55% d'opinions favorables, en hausse de 2 points. 39% des Français (-6 points) se disent "mécontents" de son action à la tête du gouvernement. 6% d'entre eux ne se prononcent pas.

Article original Challenge

Les autres instituts de sondage que ce soit Ipsos ou Sofres tiennent le même discours.

Comment se fait il que ceux-là même qui ont porté Sarkozy aux nues, qui ont manipulé l'opinion, enjolivé les faits, mutiplié les unes et les couvertures, obéré les dérives, muselé les concurrents se jettent soudain en pâture sur celui qu'ils idolâtraient encore il y a quelques semaines ?

Certainement qu'il est de plus en plus difficile d'entretenir le mensonge tant le décalage entre le discours médiatique sur Sarkozy et sa réalité devient gigantesque. A fortiori l'approche du naufrage de Sarkozy pendant les élections municipales rend de plus en plus suspects des sondages lénifiants.

C'est bien ici que se trouve la limite de l'exercice de propagande, vous devez mentir pour faire avaler les excès, délires, manipulation, injustices du régime mais vous ne pouvez pas trop mentir au risque de perdre votre crédibilité et d'éveiller la suspicion chez le citoyen. Quand les médias de masse parlent de "41% de français se disent satisfaits de l'action de Sarkozy", il semble sage d'interpréter "au grand maximum 41% de français se disent satsifaits de l'action de Sarkozy" et le chiffre réel doit plutôt fluctuer aux alentours de 20 ou 30%.

Au delà des exercices d'équilibristes des organes de propagande, peut-être aussi que Sarkozy commence à lasser voir à inquiéter ses "employeurs".  

Pour illustrer ce propos utilisons une analogie cinématographique. Nous connaissons tous les célèbres films de James Bond et autres oeuvres du genre qui nous ont initiés aux arcanes du métier d'agent secret et à ses principaux objectifs qui peuvent être résumés de la manière suivante :

Point n°1 : Mener à bien la mission.

Point n°2 : Ne pas être découvert.

Le problème avec notre bien-aimé président est que celui-ci ferait manifestement un bien piètre agent secret. Amusons-nous à évaluer l'agent Sarkozy sur les deux critères mentionnés ci-dessus.

Point n°1 : Passable 12/20.

Sarkozy a déboulonné systématiquement les droits et les libertés des français, il a encouragé les intégrismes et augmenté les antagonismes entre les populations chrétiennes et les populations musulmanes de France, il a encore appauvris les plus pauvres et enrichi les plus riches et il a fait émerger un état policier, il a mis en oeuvre une politique étrangère pro-américaine, pro-israélienne et anti-arabe.

Point n°2 : Catastrophique 3/20.

C'est bien ici que le bât blesse, force est de constater que l'agent Sarkozy n'est pas un modèle de discrétion. Même le citoyen le moins attentif aura peine à croire qu'il s'agit là d'un président habitant sa fonction, servant une vision politique ambitieuse et intelligente,  et oeuvrant au bonheur de la population française. Alors que dans le cadre de sa mission Nicolas Sarkozy aurait dû jouer les cartes de la tempérance, de la retenue, de l'élégance, du raffinement, de l'intelligence, enfin tous les attributs d'un chef d'état qui entretient l'illusion, l'intéressé s'est tout au contraire pris au jeu. 

Il a oublié les spécificités de sa mission, il a commencé à s' "y croire", à s'"enflammer": yachts privés, réception de dictateursjournalistes méprisés, doublement de salaire, jets privés, insultes, déclarations incohérentes, invectives, déclaration fiscale curieuse, divorce scabreux, mariage cocasse, dérives jet set, état d'ébriété au G8, ...

Ces dérives constituent un véritable problème car pour que celui qui accepte le rôle de président puisse mener à bien sa mission une condition
préalable est que l'illusion liée à cette fonction soit maintenue aux yeux des masses.

Et c'est certainement cette accumulation de bourdes qui a alerté ceux qui tirent les ficelles du pantin Sarkozy : "il fait n'importe quoi", "il a pété les plombs, "il ne suit pas le scénario", "il va tout faire capoter", "les français y croient de moins en moins", "on a beau enjoliver et censurer, les informations filtrent", "ça devient de plus en plus compliqué d'entretenir l'illusion"...

Alors à travers quelques articles beaucoup moins dithyrambiques qu'auparavant et la publication de sondages peu reluisants (souvenez vous ce sont ces mêmes faiseurs d'opinion qui annonçaient avec force certitude Balladur vainqueur en 95 et un duel Chirac-Jospin en 2002), ceux qui tirent les ficelles ont décidé de se distancier de cet individu dangereux.

Une autre régle fondamentale dans le métier d'agent secret est de ne jamais révéler l'identité de son employeur. Peut-être pouvons-nous tenter de mieux comprendre qui tire les ficelles du pantin Sarkozy.

Bien sûr le patronat français est clairement partie prenant : les cadeaux fiscaux, les accointances avec les dirigeants de médias, suppression de la pub sur les chaines publiques, le yacht de Bolloré,  le parrain Bouygues, la liste est tellement longue qu'elle en est presque risible. Et peut-être que ces liens sont un peu trop évidents.

Si l'on y regarde de plus près, une seconde piste apparait. Vous vous souvenez certainement de la série de nominations d'individus ayant ouvertement reconnu leur vision sioniste comme Attali, Strauss-Kahn, Zimeray, Kouchner ou Klarsfeld.

Vous pouvez également ajouter à cette liste substantielle de personnalités toutes nominées par notre cher président les liens présumés entre celui-ci et les services secrets israéliens.

En outre, il est intéressant de constater que depuis le revirement de situation qui a débuté en février Sarkozy a fait plusieurs mouvements notables et convergents :

1/ Il a effectué une intervention très remarquée devant le CRIF le 14 février 2008,

2/ Il a envoyé Kouchner le 17 février 2008 à Jérusalem

3/ Il a reçu en grande pompe Shimon Perez le 11 mars 2008,

4/ Il a annoncé un voyage en Israël pour mai 2008 avec un discours devant la Knesset. 

Etonnante activités autour d'Israël pour un président qui, c'est le moins qu'on puisse dire, fait actuellement face à des dossiers de politiques interne assez urgents.

Ces rencontres rapprochées peuvent nous rappelez ces films où l'agent secret est dans la panade et appelle, frénétique et haletant, son QG avec son super téléphone miniature multifonction afin de recevoir les instructions de ses chefs.

Quel pourrait être le contenu de ces instructions ? Améliorer la forme ? Accélérer le dossier iranien ? Fermer les yeux sur Gaza ? Accélérer l'embrasement des cités ?

Un peu de tout cela peut-être. Nous ne pouvons que conjecturer, l'avenir dira si nous étions dans le vrai. 

07/02/2008

Le voyage d'Estrosi à 138.000 euros

Le jet Bolloré de Sarkozy a à peine quitté les colonnes des journaux qu'un autre jet, propriété de Dassault celui-là, revient empoisonner la vie du gouvernement. Plus précisément celle du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Christian Estrosi.

C'est le Canard Enchaîné qui révèle l'histoire mercredi. Le 23 janvier, Christian Estrosi devait s'envoler pour Washington à l'occasion de l'inscription au patrimoine de l'Unesco du lagon de Nouvelle-Calédonie. Les services du ministère avaient donc réservé douze places pour la délégation à bord d'un vol Air France dans l'après-midi. «Seulement voilà, écrit l'hebdomadaire, dans la matinée, Estrosi est informé qu'une petite sauterie présidentielle se prépare pour le soir même. Sarkozy a décidé de réunir à l'Elysée, autour d'une coupe de champagne, ses plus fidèles lieutenants.»

Pour ne pas manquer l'événement, le secrétaire d'Etat demande qu'on décale le départ pour Washington. La Nouvelle-Calédonie peut bien attendre. Problème: aucun vol Air France n'est prévu dans la soirée. Qu'à cela ne tienne, le cabinet loue un Falcon 900 à Dassault. Coût de l'opération, selon le Canard Enchaîné: 138.000 euros.

A l'heure où le Président répète que les caisses sont vides, le caprice du secrétaire d'Etat passe mal. Au point qu'il a dû présenter ses excuses mercredi à la sortie du Conseil des ministres. «Bien évidemment, si on m'avait soumis ce devis, je ne l'aurais pas accepté, je souhaite présenter toutes mes excuses parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques. J'avais un calendrier très contraint, après on ne m'a pas soumis le montant pour déplacer (...) les parlementaires et les acteurs importants qui m'accompagnaient, s'est-t-il justifié. «Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement.» Le contribuable aurait «sans doute» préféré.

 

Article issu de Libération

11/12/2007

Totalitarisme et contrôle de l'information

La série intitulée « l’Astuce du Psychopathe » nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement de tels individus.

L’absence de conscience induit des différences majeures en termes de comportements et d’objectifs par rapport à un individu « normal ».

Ainsi le pouvoir devient une finalité essentielle puisque les notions de créativité, de découverte, de partage, de beauté ou de vérité qui peuvent animer un individu doté de conscience ne font même pas partie des circuits neuronaux d’un individu atteint de psychopathie.

Ces individus ont également réalisé que s’ils voulaient obtenir et conserver ce pouvoir, il était essentiel qu’ils contrôlent l’information. Contrôler l’information cela signifie cumuler un maximum d’informations pour soi et transmettre un minimum d’informations biaisées, distordues, censurées au peuple.

Vous pouvez être convaincu que nos élites connaissent beaucoup de choses sur des dossiers fondamentaux et occultés tels que, les modifications climatiques, les OVNIs, les mobiles des conflits internationaux, les trafics d’enfants, les épidémies, les programmes secrets de recherche, …

Mais pour obtenir et conserver le pouvoir, l’accumulation de connaissance ne suffit pas, encore faut-il que le peuple ne dispose pas de cette connaissance.

C’est pour cela que le contrôle des médias est une mesure prioritaire prise par tout régime totalitaire. Goebbels fut un exemple frappant de la transformation d’un appareil destiné à transmettre des informations objectives aux citoyens en un organe de propagande servant les intérêts particulier d’une élite dirigeante.

Plus près de nous, en France et en 2007, Nicolas Sarkozy et ses acolytes ont réussi à mettre la main sur les principaux médias français à travers la détention majoritaire de leur capital. Celui qui contrôle le capital contrôle ce que dit le média, l'impartialité d'un tel média relève du voeu pieu comme l'a présagé Sartre il y a plus de trente ans :

Un jour de 1989, Jacques Chancel interrogea le directeur de la rédaction du Figaro sur l’exercice de la censure par le propriétaire d’un journal. Peu suspect d’idolâtrie marxiste, Franz-Olivier Giesbert admit : « Tout propriétaire a des droits sur son journal. D’une certaine manière, il a les pouvoirs. Vous me parlez de mon pouvoir, c’est une vaste rigolade. Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c’est celui du capital. Il est tout à fait normal que le pouvoir s’exerce. Ça se passe dans tous les journaux. Il n’y a pas un journal où cela ne se passe pas. » Pour cette raison, Sartre avait en 1973 conçu Libération « en marge des capitaux privés, des banques et de la publicité ».

Les principales chaines de télévision sont détenues soit par l’Etat ( France 2, France 3) soit par des multinationales (Canal Plus : Vivendi, ex Vivendi Universal, TF1 : Bouygues,...). La situation de la presse quotidienne et hebdomadaire n’est guère plus réjouissante. La famille Rotschild a racheté Libération, Dassault était propriétaire de l’Express et il est désormais actionnaire majoritaire du Figaro et de Socpresse. Pinault (actionnaire principal du groupe Pinault Printemps Redoute) contrôle entre autre Le Point et Claude Perdriel (un ex-associé de Rotschild) contrôle le Nouvel Observateur,…
 
Il n’est pas surprenant de constater que la plupart de ces individus ont soutenu la campagne de Sarkozy via des financements massifs et une médiatisation partisane à faire pâlir un dictateur d’Europe de l’Est.

Par exemple quelques jours après son élection, Sarkozy a passé ses vacances sur le méga Yacht de Bolloré (sachant que le groupe Bolloré détient entre autre le quotidien Matin Plus et la chaîne Direct 8 TV).

Martin Bouygues (propriétaire de TF1) est le parrain de Louis Sarkozy, fils de Nicolas Sarkozy et ce même Martin Bouygues fut l’un des témoins du mariage entre Sarkozy etCécilia (celle-ci ayant depuis réussi à sortir des griffes de l’intéressé).

L’autre témoin de ce mariage n’était autre que Bernard Arnault, propriétaire du groupe Louis Vuitton (qui contrôle entre autre le quotidien économique « La Tribune »). 

Sans oublier Arnaud Lagardère, président du groupe EADS qui contrôle la majeure partie des maisons d’édition françaises (Grasset, Fayard, Stock, J.C. Lattès, Calmann-Lévy, Hachette,...). Lagardère a présenté Sarkozy au cours d’un congrès organisé en 2005 en utilisant les mots suivants : « Je ne vous présente pas un  ami, je vous présente un frère.

Les régimes ponérisés, système sarkozyen inclus, parviennent donc à garder le pouvoir en contrôlant ce qui entre dans le cerveau du peuple. Ils instillent l’ignorance, la peur, la lâcheté, l’idolâtrie dans nos esprits afin de nous garder esclaves serviles.

Depuis cette perspective l’on comprend mieux pourquoi les médias dominants nous abreuvent de divertissements, de publicités, d’analyses superficielles, de propos partisans, de polémiques stériles ou de sensationnalisme dénue de fond. Tout sauf des informations objectives sur des sujets importants.

Malheureusement pour les élites au pouvoir la nature a horreur du vide et face au verrouillage des médias dominants, des petits malins tentent de faire parvenir la vérité au peuple par des solutions alternatives.

Ainsi fleurissent des investigateurs indépendants, de petits journalistes mènent leurs enquêtes sur des sujets tabous, interviewent leurs propres sources confidentielles et diffusent les résultats de leur enquêtes sur des sites web « alternatifs » ou dans des ouvrages à tirages généralement limités.

Même si la vérité filtre de manière homéopathique, celle-ci menace le pouvoir ponérologique car celui-ci est fondé sur la pierre angulaire qu’est le mensonge. Une fois que le peuple a vu la manipulation globale dont il est la victime, une fois qu’il a entr’aperçu les pieds derrière le rideau, l’illusion s’effondre.

Souvenez vous de cette scène dans le Magicien d’Oz :

… Vous devez tenir les promesses que vous nous avez faites, s'exclama Dorothée. Le Lion Poltron crut bon d'intervenir aussi et d'effrayer le Magicien; il poussa donc un rugissement terrible, si féroce que Toto, alarmé, sauta de côté et culbuta contre un paravent dressé dans un coin, qui s'écroula. Le fracas de sa chute attira leurs regards dans cette direction, et ce qu'ils virent les remplit tous de stupeur. A l'endroit même que leur avait caché le paravent, se tenait un petit vieillard, chauve et ridé, et qui semblait tout aussi étonné que les voyageurs. Le Bûcheron, levant sa hache, se rua vers le petit homme en criant : — Qui êtes-vous? — Je suis Oz, le Grand et le Redoutable, dit le petit homme d'une voix tremblante, mais je vous en prie, ne me frappez pas, je ferai tout ce que vous désirez. Nos amis le regardaient avec stupeur et consternation. — Je croyais qu'Oz était une grande Tête, dit Dorothée. — Et moi, une belle Dame, dit l'Épouvantail. — Et moi, une terrible Bête sauvage, dit le Bûcheron. — Et moi, une Boule de feu, dit le Lion. — Non! vous vous trompiez, avoua humblement le petit homme. Je vous l'ai seulement fait croire. — Fait croire! répéta Dorothée. Vous n'êtes donc pas un Grand Magicien? — Chut! mon enfant, dit-il, ne parlez pas si fort; si l'on vous entendait, ce serait ma perte.

Pour parer à cette menace de divulgation de la vérité, les psychopathes au pouvoir à Washington ont donc mis en place un système qui condamne tout individu refusant de révéler ses sources. La jurisprudence est désormais claire : le refus de divulgation des sources est sanctionné par l'emprisonnement. Ainsi la journaliste Judith Miller est détenue depuis 2005 pour avoir respecté la confidentialité de ses sources.

Ce préambule permet d’offrir un éclairage différent à l’article suivant. Il semblerait que Sarkozy soit en train de marcher dans les traces des Etats Unis, son grand modèle de démocratie :

Mercredi (5 Décembre 2007) dernier, six policiers de la DST débarquent au domicile de Guillaume Dasquié et pendant cinq heures, perquisitionnent, saisissent ses documents et son ordinateur. Il est alors placé en garde à vue à la DST, où le journaliste est passé à la moulinette pendant une trentaine d’heures, avant de se voir proposer un chantage hors procédure : balancer au moins une de ses sources ou partir en détention provisoire

Les « raisons » d’un tel acharnement : un article intéressant publié dans Le Monde du 16 avril 2007 et étayé par un rapport de la DGSE, que Dasquié s’est procuré, établissant que les services secrets français étaient informés d’un possible projet de détournement d’avions, et ont alerté leurs homologues américains dès janvier 2001. Ces éléments remettent sérieusement en cause la thèse officielle selon laquelle l’Administration Bush et ses services de renseignement ne savaient rien de ce qui se préparait. Cette double page ne créa pas le scandale attendu, ni aux Etats-Unis ni ailleurs dans le monde, puisque quelques heures plus tard tous les médias se sont focalisés sur la fusillade à l’université Georgia Tech. En fait, ces informations d’une extrême importance planétaire par ses enjeux sont passées quasiment inaperçues, totalement occultées par un fait divers.

Cette affaire est brûlante aussi bien sur la forme (remise en cause de la protection des sources et donc du métier de journaliste d’investigation) que sur le fond.

En effet il s’agit d’une preuve de plus qui contredit le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre et qui devrait amener les journalistes à se poser des questions et à rejoindre les familles des victimes, les nombreux experts et personnalités qui remettent en question la version officielle et ReOpen911.info dans notre quête de vérité.

Ne doutons pas que d'ici peu, Sarkozy on l'un de ses sbires invoquera la main sur le coeur la sécurité de la nation, la protection du peuple, les menaces terroristes pour justifier d'une loi qui oblige à révéler ses sources.

Comme aux Etats-Unis, il en sera alors fini du "vrai" métier de journalisme. Alors toute possibilité de diffusion d'éléments de vérité issus d'investigations indépendantes aura été anéantie.

08/05/2007

Sarkozy, bronze pendant que les banlieux s'enflamment

(Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est offert un bain de mer dans les eaux turquoises de la Méditerranée près de l'île de Malte, qu'il a choisi comme lieu d'une brève "retraite" avant de prendre ses fonctions de chef de l'Etat le 16 mai.

 

N. Sarkosy porte-drapeau de la valeur "travail", le président de la France qui se lève tôt, part donc en vacances quelques heures après son élection. Voilà une manière singulière de prendre en charge les plus hautes fonctions de l'état. Un comportement finalement très similaire à celui de son compère GW Bush dont les fréquentes vacances sont listées dans ce volumineux site web.

 
Le Paloma, un yacht de 60 mètres à bord duquel il séjourne depuis lundi avec sa famille proche, a appareillé mardi matin en direction de la Sicile, mais a mouillé finalement à environ trois milles au nord de Malte, devant l'îlot inhabité de Gozo.

 

Et voilà le président de la France, le président de tous les français comme il s'est déclaré, l'ennemi des injustices, le chantre de la morale, voyageant en avion privé et se baladant sur un yacht de 60m.  



Sous un soleil éclatant et dans une mer calme, le futur chef de l'Etat s'est offert un bain de mer, avant de remonter à bord. Dans l'après-midi, il a regagné l'île de Malte et, vêtu d'un short et d'un T-shirt bleu, a effectué un jogging avec ses gardes du corps.

Le futur chef de l'Etat devrait être de retour à Paris mercredi soir, a précisé son ex-directeur de campagne, Claude Guéant.

Il assistera aux cérémonies, dans les jardins du Luxembourg, marquant la Journée de l'abolition de l'esclavage, a-t-on précisé dans son entourage.

Il sera ainsi aux côtés de Jacques Chirac, chef de l'Etat sortant, qui présidera la cérémonie.

 

N. Sarkozy, stigmatiseur de la racaille, qui déclare ouvertement "la France on l'aime ou on la quitte" s'apprête donc à célébrer la Journée de l'abolition de l'esclavage aux côtés de Jacques Chirac, celui-là même qu'il a trahi il y a quelques années.



Entre-temps, les principaux responsables de l'UMP devaient se retrouver mercredi au siège du parti pour parler des législatives.

Accompagné de son épouse Cécilia, de leur fils Louis, 10 ans, et de quelques proches, le président-élu est arrivé lundi à bord d'un jet privé à l'aéroport international de La Valette, au lendemain de son élection à la présidence de la République.

Le gouvernement maltais et l'ambassade de France ignoraient la venue de Nicolas Sarkozy sur l'île, rapporte mardi le Times of Malta citant des sources gouvernementales.

 

Apparemment pour ses premières heures de mandat, N. Sarkozy ne cultive pas la transparence. N'est il pas pourtant celui qui s'était engagé le 3 mai 2007 de la manière suivante : Président, Nicolas Sarkozy fera "la transparence sur l'ensemble des dossiers"

 

De l'aéroport, Nicolas Sarkozy a été conduit à bord d'une limousine Mercedes jusqu'au principal port de plaisance de Malte, près de la capitale, la marina Manoel Island.

Là, il est monté à bord d'un yacht de 60 mètres amarré à côté d'un bateau appartenant au milliardaire russe Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea.

Il serait intéressant de savoir si une rencontre à eu lieu entre ces deux personnes. Au-delà de l'argent blanchi par l'oligarque Abramovitch dans le club de Chelsea, il est intéressant de noter ses liens avec la mafia ainsi que son statut de citoyen israélien.



Le navire a mouillé durant la nuit à Delimara Bay, là où s'était tenu en décembre 1989 un sommet entre le président George Bush (père) et Mikhaïl Gorbatchev.

Ce yacht appartient à l'homme d'affaires français Vincent Bolloré, croit savoir le magazine Capital.

 

Nicolas Sarkozy, champion des patrons du CAC40 qui manifestement lui rendent bien.

 

Construit en 1985 par un chantier naval japonais, il a été acheté par le milliardaire breton en 2003 à une famille d'armateurs grecs pour la somme de 3,5 millions de dollars, écrit-il sur son site internet Capital.fr.

Le navire comprend sept cabines et peut accueillir 12 invités en plus des 17 hommes d'équipage. Son pont supérieur possède un jacuzzi, ajoute Capital.fr, dont l'information n'a pu être confirmée auprès d'autres sources.

Alors qu'une partie de la presse le cherchait vainement en Corse, Nicolas Sarkozy a choisi de se rendre dans une autre île de la Méditerranée pour cette pause après sa victoire.

Son entourage avait tenu le lieu de sa retraite secret. Quelques proches avaient laissé entendre qu'il pouvait avoir choisi l'île de Beauté.

En veste et en jean, Nicolas Sarkozy a surpris les douaniers maltais à son arrivée lorsqu'il s'est présenté dans la zone normale de contrôle des passeports.

D'après des témoins, il a adressé des clins d'oeil aux autres passagers, qui semblaient étonnés de le voir là.

Pour certains Maltais, cette visite surprise rappelle une autre arrivée française inattendue. En route pour sa campagne d'Egypte, Napoléon avait pris l'île aux Chevaliers de Saint-Jean en 1798.

Apparemment le destin de ces grands hommes se mêlent. Espérons que l'exil à Sainte Hélène arrive rapidement...