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03/11/2009

Intox sur France 2 : Bigard et Kassovitz face à de « soi-disant » journalistes

ReOpen911, 1er novembre 2009

L’émission du 28 octobre sur France 2 a certainement marqué un tournant dans le traitement du thème du 11 Septembre en France. Même si le débat n’est pas allé dans le sens où chacune des deux parties aurait bien voulu l’emmener, il faut reconnaître que M. Kassovitz et JM. Bigard ont eu le courage de s’exposer personnellement pour essayer de faire avancer le débat sur ce qu’on peut appeler la plus grande omerta française de ces 10 dernières années. Voici un article paru sur AgoraVox au lendemain de l’émission. L’auteur dénonce une argumenation fallacieuse de la part d’un des contradicteurs, démontrant une fois de plus que sur la question du 11-Septembre, la plupart des journalistes défenseurs de la "théorie du complot officielle" sont au mieux, incompétents et au pire, malhonnêtes.

par William Castel pour AgoraVox, le jeudi 29 octobre 2009

Pour discréditer une étude du scientifique Niels Harrit, le journaliste Hervé Gattegno a usé d’un argument fallacieux. Mathieu Kassovitz le lui a fait remarquer en direct. Mais Gattegno a campé sur sa position, assurant qu’il basait son attaque sur la lecture même de l’étude de Harrit.

Guillaume Durand organisait, mercredi en fin de soirée, dans son émission L’objet du scandale, un débat sur le 11-Septembre. Préalablement conçu pour accueillir Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, le scientifique danois Niels Harrit et le grand reporter Eric Laurent, mis aux prises, on pouvait l’imaginer, avec plusieurs contradicteurs, il s’est finalement résumé à un affrontement houleux – et disons-le tout net, sans aucun intérêt – entre les deux saltimbanques et deux journalistes, Frédéric Bonnaud et Hervé Gattegno, chef du service investigation au Point, conseiller éditorial de l’émission.

Exit les spécialistes, Harrit et Laurent, désinvités pour éviter, selon les propres mots de Guillaume Durand, "la bataille d’experts !" Alors que c’est précisément ce que nombre de gens attendent aujourd’hui ! Le producteur de l’émission Stéphane Simon déclarait lui aussi, chez Jean-Marc Morandini, ne pas vouloir proposer "une querelle de spécialistes". Et à la question de Morandini "vous ne risquez pas de mettre le doute Stéphane Simon ce soir ?", il répondit, très clairement : "Je ne crois pas, au contraire… je ne pense pas qu’à l’issue de l’émission on pourra se dire que le doute plane." Le débat était donc biaisé d’entrée, le but étant d’imposer une vision des choses ; d’où la nécessité d’exclure les invités les plus compétents, Eric Laurent et Niels Harrit.

Mais venons-en au coeur du scandale, lorsque justement les deux journalistes questionnent les deux comédiens sur les détails scientifiques de l’étude de Niels Harrit, qui n’est donc pas là pour répondre lui-même, et sur lesquels Bigard et Kassovitz sont, comme ils le reconnaissent eux-mêmes fort honnêtement, incapables de répondre. Rappelons que cette étude prétendait montrer la présence de nanothermite dans les poussières du World Trade Center. Hervé Gattegno va, pour décrédibiliser l’étude du scientifique absent, sortir un argument massue. Il affirme que les prélèvements réalisés par celui queDurand avait déjà qualifié, au préalable, de "soi-disant scientifique" avaient été effectués entre 2006 et 2008 ! Ce qui les rendait bien sûr inexploitables, compte tenu de toutes les altérations qu’ils avaient pu subir en cinq ans. Extrait :

Gattegno : "Alors il faut savoir, vous avez lu l’article, sans doute, comme moi, et donc vous avez découvert dans cet article que les prélèvements sur les poussières du World Trade Center qu’il invoque datent de 2006 à 2008, c’est-à-dire qu’on est allé prélever dans les poussières, ou dans ce qu’il en reste, 5 ans, 6 ans, 7 ans [protestation de Kassovitz]… si si, parfaitement, c’est écrit dans l’article…"

Kassovitz : "Ils ont analysé en 2005, elles ont été récupérées, certaines le jour même, le lendemain, d’autres deux semaines après…"

Gattegno : "Non, non, pas du tout, c’est faux, c’est inexact, ce que vous dites est inexact, les prélèvements, c’est écrit dans l’article, de 2006 à 2008, c’est-à-dire des années après…"

Ce grand moment a lieu à la 35e minute de cette vidéo :

La contestation de Kassovitz pesait sans doute bien peu pour le public face à la confiance qu’inspire un journaliste du Point, à la conscience professionnelle irréprochable, et qui, lui, est allé à la source de l’information pour la vérifier.

La voici justement, la source de l’information : l’article Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe, publié le 3 avril 2009 dans la revue The Open Chemical Physics Journal. Inutile de lire toute l’étude, l’origine des échantillons prélevés par Harrit et son équipe de huit chercheurs est en effet abordée dès le tout début. Gattegno n’a pas eu à aller très loin pour réaliser son scrupuleux travail de journaliste d’investigation. Pour les non-anglophones"dust" signifie "poussière", "sample" signifie "échantillon" ou "prélèvement". L’essentiel est mis en gras et n’est pas trop difficile à comprendre (voici un dico au cas où), et je l’explicite en français juste après. En rouge, j’ai marqué les dates des différents prélèvements étudiés par les scientifiques.

Page 8, un résumé :

MATERIALS AND METHODS
1. Provenance of the Samples Analyzed for this Report

In a paper presented first online in autumn 2006 regarding anomalies observed in the World Trade Center destruction [6], a general request was issued for samples of the WTC dust. The expectation at that time was that a careful examination of the dust might yield evidence to support the hypothesis that explosive materials other than jet fuel caused the extraordinarily rapid and essentially total destruction of the WTC buildings.

It was learned that a number of people had saved samples of the copious, dense dust, which spread and settled across Manhattan. Several of these people sent portions of their samples to members of this research group. This paper discusses four separate dust samples collected on or shortly after 9/11/2001. Each sample was found to contain red/gray chips.

Page 9, le détail :

The earliest-collected sample came from Mr. Frank Delessio who, according to his videotaped testimony [17], was on the Manhattan side of the Brooklyn Bridge about the time the second tower, the North Tower, fell to the ground. He saw the tower fall and was enveloped by the resulting thick dust which settled throughout the area. He swept a handful of the dust from a rail on the pedestrian walkway near the end of the bridge, about ten minutes after the fall of the North Tower. He then went to visit his friend, Mr. Tom Breidenbach, carrying the dust in his hand, and the two of them discussed the dust and decided to save it in a plastic bag. On 11/15/2007, Breidenbach sent a portion of this dust to Dr. Jones for analysis. Breidenbach has also recorded his testimony about the collection of this dust sample on videotape [17]. Thus, the Delessio/Breidenbach sample was collected about ten minutes after the second tower collapsed. It was, therefore, definitely not contaminated by the steelcutting or clean-up operations at Ground Zero, which began later. Furthermore, it is not mixed with dust from WTC 7, which fell hours later.

On the morning of 9/12/2001, Mr. Stephen White of New York City entered a room in his apartment on the 8th floor of 1 Hudson Street, about five blocks from the WTC. He found a layer of dust about an inch thick on a stack of folded laundry near a window which was open about 4 inches (10 cm). Evidently the open window had allowed a significant amount of dust from the WTC destruction the day before to enter the room and cover the laundry. He saved some of the dust and, on 2/02/2008, sent a sample directly to Dr. Jones for analysis.

Another sample was collected from the apartment building at 16 Hudson Street by Mr. Jody Intermont at about 2 pm on 9/12/2001. Two small samples of this dust were simultaneously sent to Dr. Jones and to Kevin Ryan on 2/02/2008 for analysis. Intermont sent a signed affidavit with each sample verifying that he had personally collected the (nowsplit) sample ; he wrote :

“This dust, which came from the ‘collapsed’ World Trade Center Towers, was collected from my loft at the corner of Reade Street and Hudson Street on September 12, 2001. I give permission to use my name in connection to this evidence”. [Signed 31 January 2008 in the presence of a witness who also signed his name].

On the morning of 9/11/2001, Ms. Janette MacKinlay was in her fourth-floor apartment at 113 Cedar St./110 Liberty St. in New York City, across the street from the WTC plaza. As the South Tower collapsed, the flowing cloud of dust and debris caused windows of her apartment to break inward and dust filled her apartment. She escaped by quickly wrapping a wet towel around her head and exiting the building. The building was closed for entry for about a week. As soon as Ms. MacKinlay was allowed to re-enter her apartment, she did so and began cleaning up. There was a thick layer of dust on the floor. She collected some of it into a large sealable plastic bag for possible later use in an art piece. Ms. MacKinlay responded to the request in the 2006 paper by Dr. Jones by sending him a dust sample. In November 2006, Dr. Jones traveled to California to visit Ms. MacKinlay at her new location, and in the company of several witnesses collected a second sample of the WTC dust directly from her large plastic bag where the dust was stored. She has also sent samples directly to Dr. Jeffrey Farrer and Kevin Ryan. Results from their studies form part of this report.

Another dust sample was collected by an individual from a window sill of a building on Potter Street in NYC. He has not given permission for his name to be disclosed, therefore his material is not included in this study. That sample, however, contained red/gray chips of the same general composition as the samples described here.

On lit donc que les quatre prélèvements de poussières ont été réalisés les 11 et 12 septembre 2001. On lit encore qu’un premier article traitant des anomalies de l’effondrement des tours a été publié en 2006, et que c’est à cette occasion qu’un appel a été lancé auprès des lecteurs qui disposaient d’échantillons de poussières du WTC. Cet appel visait à confirmer expérimentalement l’hypothèse selon laquelle des explosifs auraient pu être utilisés. Autre épisode datant de 2006 : la visite de Steven Jones, l’un des co-auteurs de l’étude, à l’un des détenteurs de poussières, qui lui avait déjà envoyé un échantillon, et qui lui en cédera un autre (conservé dans un sac plastique) à ce moment-là. C’est donc la collecte des prélèvements qui a commencé en 2006 (et qui s’est poursuivie jusqu’en 2008), mais pas les prélèvements eux-mêmes, qui datent des premières heures post-attentats.

Mathieu Kassovitz, à quelques approximations près, avait donc raison. Et Gattegno, lui, qui prétendait avoir lu l’article de Harrit, avait tout faux. Soit donc Hervé Gattegno ment, soit il ne sait pas lire… soit il a mal compris ce qu’on lui soufflait dans son oreillette. En effet, durant l’émission, Gattegno perdit son oreillette… On se demande bien à quoi elle pouvait lui servir… Si Durand qualifiait Harrit de "soi-disant scientifique", on est en droit de se demander si lui-même, Gattegno et Bonnaud ne pourraient pas être qualifiés de "soi-disant" journalistes.

Toute l’émission mériterait sans doute d’être analysée et critiquée, car les erreurs ne se limitent pas à celle qu’on a mise à nu ici. On en relèvera une seule autre, lorsque Guillaume Durand prétendit qu’aucun homme politique ou journaliste américain ne partageait les doutes de ses invités. On le renverra au site Patriots Question 9/11. Il y découvrira un nombre considérable de politiques américains, et même des journalistes, qui ont émis des doutes sur la version officielle du 11-Septembre et réclamé une vraie enquête.

L’une de ces politiques était d’ailleurs récemment à Paris, en compagnie de Niels Harrit : il s’agit de Cynthia McKinney, ancienne représentante démocrate, pendant douze ans, au Congrès américain et candidate aux élections présidentielles de 2008 pour le parti des Verts. La Télé Libre de John Paul Lepers a rendu compte de sa visite à la mairie du IIe arrondissement de Paris.

Mise à jour : Jeudi midi, Jean-Marie Bigard est intervenu dans L’Edition Spéciale de Canal Plus. Il a expliqué en quoi il avait été piégé par Guillaume Durand et son équipe. Il a déploré que Niels Harrit et Eric Laurent aient été désinvités 48 heures avant l’émission, pour ne laisser place qu’à deux people, qui posaient sans doute moins de problèmes et suffisaient pour assurer l’audimat. Le vrai débat contradictoire qu’il continue d’appeler de ses voeux est un débat entre experts, et pas entre people et journalistes manifestement très ignorants du sujet.

Auparavant, c’est Frédéric Bonnaud qui a réagi à sa prestation de la veille, qualifiant au passage Bigard et Kassovitz d’illuminés et leurs propos d’absurdités. Il s’est réjoui d’avoir créé le clash, qui a empêché les deux comédiens de pouvoir parler trop librement. Un moindre mal, selon lui.

Enfin, l’inénarrable Bruce Toussaint a loué les mérites de Hervé Gattegno, "grand journaliste d’investigation du Point, qui avait des arguments extrêmement fiables, qui a démonté la plupart des doutes de ces deux personnalités…" On a vu la qualité du principal argument trouvé par Gattegno pour couler Niels Harrit… Une belle intox !



Note ReOpenNews :

Cet épisode ne fait que confirmer ce que ReOpen911 a déjà dénoncé à propos de la première émission de Guillaume Durand du 30 septembre. Ce spécial 11-Septembre de Durand fut à l’antipode du débat contradictoire, la thèse officielle du 11 Septembre étant d’emblée considérée comme acquise par l’ensemble des intervenants… Guillaume Durand avait choisi d’aborder 5 points régulièrement contestés par les sceptiques de la version officielle. L’association citoyenne ReOpen911, qui milite en France pour la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, a choisi de se pencher à son tour sur 5 points de l’émission de Guillaume Durand qui, pour chacun d’entre eux, pourraient bien représenter un « objet du scandale »…

Dans la vidéo qui suit et que nous vous invitons à diffuser et relayer le plus largement possible, des enquêteurs citoyens procèdent à un démontage objectif de quelques contre-vérités flagrantes, et portent à la connaissance du public un certain nombre d’éléments factuels et vérifiables, mais souvent passés sous silence par les grands médias. L’analyse de ReOpen911 réussit là où les experts de Guillaume Durand échouent : on comprend effectivement bien au terme des 25 minutes de cette vidéo pourquoi non seulement les stars, mais aussi des dizaines de millions de personnes à travers le monde, ne croient plus à la version officielle du 11 Septembre.

29/10/2008

Philippe Val, ou "l'antisémitisme est partout"

Lu ce matin sur Backchich.info :

« Bakchich » porte plainte contre Philippe Val

Dans son dernier livre et sur RMC, le patron de « Charlie Hebdo », Philippe Val, a comparé notre site au journal raciste, antisémite, et pro-nazi, « Je suis partout ». Nous portons plainte. Dans son livre paru ce mardi 28 octobre aux éditions Grasset, Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous, Philippe Val compare Bakchich à Je suis partout, un journal des années 1930 et 1940, fasciste, raciste, antisémite, et organe de propagande, en France, de l’idéologie nazie dont voici une couverture piquée ici.

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Après un paragraphe où Val revient sur les affaires des caricatures de Mahomet et celle de Siné, il s’en prend aux sites internet d’information : « Mais au fond, tout cela est anecdotique, l’affaire Siné révèle quelque chose d’autrement plus grave et plus profond. D’abord, la question des sites d’information sur Internet, qu’ils soient autonomes comme, par exemple, Médiapart, Rue 89 ou Bakchich, ou qu’ils soient les appendices des grands titres comme Le Monde, Marianne ou Le Nouvel Observateur. Ne parlons même pas de Bakchich, qui actualise et adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout. Malheureusement, ce genre de site d’informations n’est pas l’exception, c’est la règle. »

Et Philippe Val, dans son livre, de s’en prendre à nos confrères de Médiapart et de Rue 89.

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Après ces déclarations, où Bakchich est comparé à ce journal symbole de la collaboration avec l’occupant nazi, Je suis partout, Philippe Val persiste et signe lors d’une émission, « Les grandes gueules », sur RMC, mardi 28 octobre.

« – Les Grandes Gueules, à Philippe Val : Vous avez des mots très durs envers les sites internet d’information, notamment Bakchich.info. Vous faites une comparaison entre Bakchich et Je suis partout, qui rappelons-le pour les plus jeunes était un journal collabo et antisémite, c’est fort ça ?

– Philippe Val : Bakchich, oui, c’est un site extrêmement médiocre, qui se permet d’écrire des choses sur les gens, encore une fois sans preuves, de répercuter des rumeurs. »

Cette comparaison est insultante et inadmissibe. Elle n’entre pas dans le cadre normal du débat public. Bakchich a décidé de porter plainte, dès demain mercredi.

Note de P&P :

Après le blacklistage de Dieudonné, après le procès d'Alterinfo pour "antisémitisme", après le lynchage médiatique de Bigard pour avoir émis des doutes sur le 11 septembre, après "l'affaire Siné" où ce dernier a été viré et voué aux gémonies pour avoir repris un simple texte écrit par le président de la Licra et ironisé sur l'opportunisme du fifils Sarkozy, c'est donc au tour de Bakchich.info de subir les foudres des censeurs sionistes. Aujourd'hui en France (et ailleurs), la recette est simple : vous voulez discréditer quelqu'un de gênant pour le consensus ? Mettre sa vie en danger ? Le reléguer dans l'ombre, lui interdire la parole ? Accusez le d'antisémitisme !

Pendant ce temps-là, le génocide palestinien, les massacres en Iraq et en Afghanistan continuent dans un silence assourdissant, les cris des enfants étouffés par la clameur médiatique des "bien pensants" et des "moralistes" tels que Philippe Val, BHL et les autres.

Desproges reviens, ils sont devenus fous !

19/10/2008

Bigard menacé de mort

Ça c'est passé où et quand ?

Dans Le Grand Journal du 17 octobre, sur Canal + en clair.

Que s'est-il passé ?

Invité sur le plateau de Michel Denisot pour parler de Clérembard, la pièce qu'il joue avec succès depuis le 16 septembre 2008 au Théâtre Hébertot, Jean-Marie Bigard est revenu sur la question du 11 septembre.

C'est à dire ?

Evoquant ses propos du 8 septembre 2008 sur Europe 1 et le "lynchage médiatique" dont il dit avoir été l'objet, Bigard parle de la violence des accusations de révisionnisme et des menaces de mort qui ont suivi.

Il précise surtout qu'il n'a jamais "nié le 11 septembre", comme un grand quotidien national l'a titré au lendemain de ses déclarations, mais qu'il est, comme des millions d'autres personnes à travers le monde, et principalement aux Etats-Unis, sceptique quant à la version gouvernementale américaine des attentats du 11 septembre 2001.

D'autres choses ?

Il a tenu à rappeler que "seuls 15 millions de dollars" ont été alloués à la commission d'enquête officielle sur les attentats les plus meurtriers jamais commis sur le sol américain, alors que "42 millions de dollars" ont été dépensés pour enquêter sur les frasques sexuelles de Bill Clinton.

C'est pourquoi l'humoriste estime que seule une nouvelle enquête sur les événements tragiques du 11 septembre 2001 pourrait répondre aux doutes qu'il partage avec des millions de personnes à travers le monde.

"Si jamais un jour on devait rediscuter de ça, ce ne serait sûrement pas avec un comique grande gueule comme moi, mais avec des spécialistes, des architectes, des scientifiques, des ministres du transport et que des gens qualifiés dans leurs compétences."

Jean-Marie Bigard, le 17 otobre 2008, à propos de la version gouvernementale américaine des attentats du 11 septembre 2001.

Article original : Le Post

 

Note de P&P : rares sont les comiques français ayant fait l'objet de menaces de mort. Spontanément, seuls deux exemples similiaires me viennent à l'esprit : Dieudonné suite à ses condamnation du sionisme et Coluche suite à sa candidature à la présidence de la république française.

Dans notre douce France, pays des droits de l'Homme et du respect de la liberté d'expression, il existe manifestent des sujets qu'il vaut mieux éviter (du moins si l'on veut faire de vieux os).

11 septembre, sionisme, présidence de la république, voilà des thèmes apparemment fort différents.

Pourtant lorsque on se penche sur les liens entre Sarkozy et le Mossad, l'affaire des Israéliens dansant et filmant la chute du WTC on peut légitimement se demander si le contrôle de la république française, le sionisme et les événements du 11 septembre sont des éléments aussi indépendants qu'il n'y paraît.

 

15/09/2008

Bigard se "reprend"

Après avoir émis des doutes sur la théorie officielle des attentats du 11 septembre, puis, ayant été rappelé à l'ordre, s'être confondu en excuses, Bigard se reprend et déclare à nouveau dans le 19/20 sur France 3 (14/09/08) qu'on n'a "jamais retrouvé d'avion au Pentagone". On peut se demander si cette focalisation sur la "no plane theory" – sans laisser vraiment le temps à Bigard de "développer" là-dessus (d'ailleurs, en serait-il capable ou désireux de le faire ?) – n'est pas une façon de plus de discréditer la thèse du complot, car s'il paraît évident que ce n'est pas le Vol 77 qui s'est écrasé sur le Pentagone (là dessus, on est d'accord), il est totalement absurde de déclarer qu'aucun avion/objet ne s'y est écrasé. Quelque chose s'est bien crashé au Pentagone, reste à savoir QUOI – à ce sujet, le livre 11 septembre, l'ultime vérité délivre des pistes tout à fait intéressantes et qui tiennent la route, tant au niveau de la "logistique" des attentats que de leur mobile.

 

09/09/2008

Bigard dément la théorie officielle sur le 11 septembre… avant de se dégonfler

Après Marion Cotillard en février dernier, une nouvelle personnalité a défendu, vendredi 5 septembre, la théorie du complot sur les attentats qui ont frappé les Etats-Unis en septembre 2001. D'après l'humoriste Jean-Marie Bigard : "On est absolument certain que les deux avions [celui qui s'est écrasé sur le Pentagone et le vol 93, écrasé en Pennsylvanie] n'existent pas ! Il n'y a jamais eu d'avion. C'est un mensonge absolument énorme." Ces propos, développés à l'antenne d'Europe 1, dans l'émission "On va s'gêner", animée par Laurent Ruquier, reprennent largement une thèse défendue par Thierry Meyssan dans un livre qui avait fait polémique : L'Effroyable Imposture. "C'est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !", a ajouté Jean-Marie Bigard.

Pour étayer ses propos, Jean-Marie Bigard cite le documentaire Loose Change, très diffusé sur Internet, réalisé par des Canadiens qui prétendent démontrer point par point la désinformation faite par le gouvernement américain autour de ces attentats.  L'humoriste évoque également les travaux de David Ray Griffin, "Si on regarde ça on ne croit plus à rien !" M. Griffin, professeur de théologie à la retraite, connaît une nouvelle carrière grace à un livre, Le Nouveau Pearl Harbor, qui prétend démontrer le complot orchestré par les Etats-Unis pour motiver la guerre en Irak. "Tous les spécialistes de la terre sont d'accord là-dessus", estime M. Bigard.

Cette théorie du complot s'est propagée depuis 2001, principalement sur Internet, de forums en listes de discussion. En février dernier, a peine récompensée d'un Oscar, Marion Cotillard avait dû faire face à une vive polémique pour avoir tenu des propos similaires dans une émission de Paris Première. "Je pense qu'on nous ment sur énormément de choses", avait déclaré la comédienne, avant de présenter des excuses devant les centaines de critiques aux Etats-Unis.

Vendredi, après les déclarations de Jean-Marie Bigard, Laurent Ruquier s'était contenté de répondre "Ah bon, vous pensez ça ?". Mais les propos de l'humoriste se sont propagés rapidement durant le week-end, des critiques soulignant la proximité de M. Bigard avec Nicolas Sarkozy. Le directeur des programmes d'Europe 1 s'est expliqué, lundi, dans un entretien au site Nouvelobs.com. "Nous désapprouvons et ne cautionnons pas les propos de Jean-Marie Bigard, qui n'engagent que lui, a déclaré Philippe Balland, nous avons estimé qu'on nom de la liberté d'expression, nous ne pouvions pas censurer ses déclarations. Nous avons apporté une contradiction à travers l'émission de Laurent Ruquier diffusée aujourd'hui. Les choses sont claires pour les auditeurs." Dans son émission de lundi, Laurent Ruquier est revenu sur les propos de Jean-Marie Bigard. "Nous ne soutenons pas cette thèse, mais nous l'avons laissé s'exprimer, a déclaré l'animateur, libre à lui de penser ce qu'il veut."

Article original : le Monde

 

Note de P&P : Il est intéressant de noter la manière dont l'excellent quotidien Le Monde relate la déclaration de Jean Marie Bigard.

Le point de vue défendue par Jean-Marie Bigard est successivement qualifié de thèse, de théorie, de tentative de démonstration, de théorie du complot (par opposition aux faits, à la vérité).

L'origine du point de vue de Jean-Marie Bigard proviendrait de forums, de groupes de discussions et d'Internet (par opposition aux sources légitimes comme les enquêtes officielles, les comités de rédaction ou les commission parlementaires)

La diffusion des propos de Bigard provient du respect de la liberté d'expression, une sorte de tolérance à l'égard des déclarations même les plus fantaisistes (par opposition à une déclaration relayée en raison de sa pertinence ou de sa véracité).

La communauté partageant le point de vue de Bigard est constituée d'un professeur à la retraite, d'obscurs canadiens, de Marion Cotillard qui a diligemment présenté ses excuses après son immense erreur, et du pestiféré Thierry Meyssan.

Alors ne faites pas comme ces 84% d'Etasuniens qui selon le sondage effectué par CBS/Times pensent que Bush ne dit pas la vérité à propos du 11 septembre, ne faites pas comme le parlement du Japon ou du Vénézuela, comme des chefs d’État en exercice (cheik Zayed des Émirats arabes unis, Bachar el-Assad de Syrie, Hugo Chavez du Venezuela, Mahmoud Ahmadinejad d’Iran, Fidel Castro de Cuba) qui démentent la version avancée par le gouvernement Bush.

Embrassons la pensée officielle, arrêtons de réfléchir à tout cela et rallumons notre télévision. Avec un peu de chance nous tomberons peut-être sur Ruquier en train de faire une bonne blague sur Ben Laden (le seul et unique individu à avoir jamais fomenté un complot).

Update : Sans surprise, Bigard a réalisé sa bourde et s'est rétracté :

L'humoriste Jean-Marie Bigard qui a défendu une théorie du complot concernant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis vendredi sur Europe 1, "demande pardon à tout le monde", dans un court texte transmis à l'AFP. "Je ne parlerai plus jamais des événements du 11 septembre. Je n'émettrai plus jamais de doutes. J'ai été traité de révisionniste, ce que je ne suis évidemment pas", conclut-il.

L'humoriste avait affirmé notamment sur Europe 1, dans l'émission "On va s'gêner": "On est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone, n'existent pas. Il n'y a jamais eu d'avion (....) C'est un mensonge absolument énorme".

Damage Control ? Papa Sarkozy aurait-il tapé sur les doigts de son ami le grand humoriste ? Peut-être cela faisait-il un peu tâche pour Sarko l'Américain, lèche bottes des néocons et grand copain de Bush, d'être soutenu par un "théoricien du complot" ?

Ou bien était ce une sorte de coup médiatique pour remonter la côte d'un gignolo ringard à l'humour de fin de banquet… histoire de faire oublier ses amitiés douteuses et ses prises de position populistes ?