23.11.2008
PS : Chronique d'un naufrage savamment orchestré
En première analyse les récentes péripéties du parti socialiste peuvent laisser perplexe. Les thèses généralement défendues se limitant aux luttes internes, aux conflits de pouvoir.
Dans une telle situation il peut être sage de revenir aux fondamentaux et de se poser une question élémentaire : "A qui profite le crime ?" En effet comme l'a souligné il y a près d'un demi siècle Franklin Delanoe Roosevelt : "En politique rien n'arrive par hasard."
Une fois le hasard écarté, il semble évident que la désintégration du parti socialiste bénéficie directement aux autres représentants de la gauche.
Le hasard faisant bien les choses, Olivier Besancenot, le gentil facteur s'est fendu de quelques commentaires sur la situation actuelle du parti socialiste :
Besancenot: impossible de compter "sur le PS pour s'opposer au gouvernement"
Le leader de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot a estimé dimanche que le parti socialiste ne pourra plus constituer un "vrai parti d'opposition" à cause de ses "querelles de pouvoir" interne.
"Je n'ai pas envie de tirer sur une ambulance, simplement de constater définitivement que ceux et celles qui veulent résister définitivement à la politique du gouvernement ne peuvent pas compter sur le parti socialiste, quelle que soit sa direction, pour faire un vrai parti d'opposition à la politique du gouvernement", a-t-il dit sur RTL.
"A gauche, personne ne peut se réjouir d'un spectacle aussi lamentable, et d'un aussi triste spectacle pour un aussi triste programme parce qu'aujourd'hui il n'y a que Sarkozy qui peut se frotter les mains", a-t-il ajouté. "C'est donc des querelles de pouvoir. Ils héritent de ce qu'ils ont construit eux-mêmes depuis 15 ans (...) C'est une logique de présidentialisation toujours plus poussée", juge M. Besancenot.
"Aujourd'hui, il faut construire une nouvelle gauche, et pour nous ça nous motive encore plus", conclut-il.
Article original : Marianne
Olivier Besancenot, le gentil facteur, se défend de tirer sur l'ambulance pour ajouter dans la même phrase qu'on ne peut pas compter le PS. Dans la même logique de double language, Besancenot désigne Sarkozy comme le principal bénéficiaire de la situation mais ajoute quelques secondes plus tard qu'il faut construire une nouvelle gauche. On se demande bien autour de qui cette nouvelle gauche sera construite ?
Le dirigeant de la ligue communiste révolutionnaire est donc le grand vainqueur des dysfonctionnements du parti socialiste. Besancenot va continuer à occuper une place politique grandissante tandis que Sarkozy et ses laquais pousseront le peuple français vers l'exaspération et la révolte.
Proche sont les temps où Besancenot alors devenu leader inconstesté de l'opposition, bien aidé par une crise mondiale savamment orchestré montée en épingle par les médias dominants et une politique sarkozienne désastreuse appelera de ses voeux la mobilisation du peuple français contre le régime néolibéral et destructeur de Sarkozy.
Pourtant Besancenot et Sarkozy sont les deux facettes de la même pièce. Ils ne sont rien d'autres que des pions, apparemment antagonistes et pourtant manipulés par la même main invisible. Comme le soulignait si justement Honoré de Balzac il y a près de deux siècles : "Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d’une partie d’échecs qui se jouera tant qu’un hasard ne renversera pas le damier."
Lorsque des projets de révolution violente seront dans tous les esprits, que les médias entretiendront l'hystérie générale en épiloguant sur les derniers scandales du régime Sarkozy, les dernières atrocités de la crise mondiale, les premières manifestations de la guerre civile naissante, il sera avisé de méditer longuemment cette déclaration de John Lennon : "Les pouvoirs en place t'irritent, t'aiguillonnent, te provoquent - afin que tu te battes parce que dès qu'ils t'ont rendu violent ils savent comment te contrôler"
Si ces mots ne suffisent pas il suffira alors de contempler les fruits de la guerre civile qui battra son plein de l'autre côté de l'Atlantique ou la nature des régimes (la Terreur puis l'empire napoléonien) qui suivirent la soit-disant révolution populaire de 1789 pour se convaincre que les seules armes efficaces face aux élites psychopathes sont la connaissance, la solidarité, le lien social, l'échange d'information.
22:26 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ps, royal, aubry, élection, besancenot, parti socialiste
02.11.2008
En politique, rien n'arrive par hasard (F.D. Roosevelt)
Septembre 2006 : Début de l'effondrement de l'immobilier aux USA
Juillet 2007 : Sarkozy annonce un paquet fiscal de 15 milliards d’Euros destiné aux plus aisés.
Septembre 2007 : Fillon annonce que l’Etat est en faillite
Octobre 2007 : Suppression de 11000 postes d’enseignants pour l'année 2008
Décembre 2007 : Sarkozy s'octroie une augmentation de salaire de 172%
Janvier 2008 : lors de ses vœux à la presse, Sarkozy annonce que les caisses sont vides.
Janvier 2008 : Sous le terme hypocrite de "franchise", le gouvernement impose aux malades de payer une partie des transport médicaux, des traitements et des consultations.
Février 2008 : Le budget de l'Elysée pour 2007 fait un bond de près de 9% pour dépasser les 35 millions d'euros.
Septembre 2008 : Le même Fillon qui annonçait un an plus tôt que l'Etat était en faillite annonce que l'Etat empéchera toute faillite bancaire
Octobre 2008 : L'âge légal de la retraite est encore repoussé pour atteindre 70 ans. Pour travailler plus, les Français travaillent plus. Pour gagner plus c'est une autre histoire.
Cette petite rétrospective donne une idée des grandes orientation financières orchestrées par Sarkozy ou plutôt par ceux qui tirent les ficelles de ce triste pantin.
L'Etat à travers un endettement croissant et une réduction des dépenses essentielles (sécurité sociale, éducation, ...) et les citoyens aux revenus "normaux" soit 95% de la population, à travers des heures de tavail plus nombreuses, un gel des revenus et une baisse des droits financent l'enrichissement de quelques privilégiés.
Alors que les dépenses destinées aux citoyens ont été systématiquement bridées (pensions de retraites, minimums sociaux, salaires des fonctionnaires, budget de la sécurité sociale, éducation nationale…) en invoquant qui d'une faillite de l'Etat, qui d'une période de rigueur, qui d'un respect des règles budgétaires européennes, Sarkozy annonce un "plan de sauvetage" constitué prêt aux banques à hauteur de 320 milliards d’euros et d'une injection de 40 milliards dans le capital de celles-ci.
L'on remarque clairement que la détresse de millions de citoyens n'émeut guère nos chers politiques mais que les appels du pied provenant de quelques banquiers les font rappliquer le petit doigt sur la couture du pantalon. Des centaines de milliards pour les banques, des dizaines de milliards pour les entreprises et les citoyens dans tout ça ? Eh bien ils se retrouvent caution des financements qui permettent à quelques privilégiés de s'engraisser encore plus.
N’est-il pas ironique que dans cette crise déclenchée par les banques ayant poussé les citoyens étasuniens à s’endetter excessivement pour finalement se retrouver en faillite, les Etats fassent exactement la même chose et poussés par ces mêmes banques consentent à des niveaux d’endettement délirants ?
Si l’objectif des grands banquiers mondiaux était la faillite des Etats pour mieux les réduire en esclavage ils ne s’y prendraient pas autrement.
En parallèle et comme annoncé dans un article de mai 2008 nous constatons l’ascension de Besancenot promut en chœur par nos cher médias comme le plus grand rival de Sarkozy.
Besancenot, leader de la Ligue Communiste Révolutionnaire, en train de poindre son nez alors que la crise prend de l’ampleur. Seul un esprit particulièrement torturé pourrait suspecter la préparation d’une guerre civile.
Il est pourtant certain que l’apparition d’une profonde crise éconnomique et financière, agrémentée de graves troubles sociaux augmenterait sensiblement le niveau de terreur et d’hystérisation des citoyens français permettant d’atteindre ce que Pavlov appelle « inhibition transmarginale ».
Cet état d'inhibition transmarginale rend le cobaye hyper suggestible et susceptible d'accepter l’inacceptable. Passé ce point la peur l’emporte sur la raison, les émotions l’emportent sur la tempérance. Alors les citoyens accueillent à bras ouvert un « sauveur » sensé éradiquer le mal qui rongeait le pays mais qui rapidement se révèle encore plus nocifs.
Naomi Klein décrit avec brio cette stratégie du choc utilisée depuis des siècles par nos élites psychopathes. Lorsque les peuples sont hystérisés ils ne pensent plus et sont capables d’accepter n’importe quoi. Ils ne voient pas que les maux et leurs soi-disants remèdes sont administrés par les mêmes acteurs.
Un exemple flagrant de ce processus délibéré d’hystérisation apparaît lorsqu’on ausculte le discours des médias et des politiques (de Kouchner à Sinclair en passant par Strauss-Kahn ou Ockhrent) sur le thème de la crise économique.
Jusqu’en septembre 2008 le discours officiel niait toute crise, l’on parlait d’ajustements, d’atterrissage en douceur, de problèmes limités à quelques banques scélérates, de phase de turbulence sur le point de se terminer.
Ces déclarations mensongères faisaient les grands titres alors que la crise des subprimes grandissait depuis près de deux ans et que de nombreuses voix démontraient la gravité de la situation et la nécessité de prendre des mesure immédiates (voir par exemple cet article daté du 1er octobre 2007, c'était il y a 13 mois).
Ce déni des politiques et des médias servit deux objectifs. D’une part il permit de ne prendre absolument aucune mesure jusqu’à ce que le point de non retour soit atteint, d’autre part il augmenta l’intensité du choc où en l’espace de quelques heures le citoyen passa d’un monde où tout était sous contrôle à un monde condamné à la ruine et au chaos.
Cette vaste crise économique, ces émeutes ne seront que des moyens, de simples prétextes pour affaiblir la raison critique des citoyens et leur faire accepter une dictature internationale qui se gargarisera de "système assaini", de "gouvernance internationale garantissant la salubrité financière", "de solutions mettant fin aux violences civiles", "de sécurité apportée aux citoyens", au-delà des discours hypocrites, l'exploitation des citoyens, et la privation des libertés seront les véritables fondements de ce nouvel ordre mondial dont la première concrétisation pourrait bientôt avoir lieu dans la plus "grande démocratie" si chère à notre exemplaire président.
15:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, subprime, besancenot, sarkozy, guerre civile, émeutes, cartel bancaire
23.08.2008
Charybde la capitaliste et Scylla la révolutionnaire.
Université d’été de la LCR, dernière. C’est l’ultime fois que les militants de la Ligue communiste révolutionnaire se réunissent - à partir de samedi à Port-Leucate (Aude) - pour plancher sur «Marx est-il dépassé ?» ou «le stalinisme». A la fin de l’année, la LCR doit en effet se dissoudre dans le nouveau parti anticapitaliste (NPA). «Cela ne nous rend pas triste, car cette université est tournée vers l’avenir : elle écrit une nouvelle page de l’histoire de la gauche anticapitaliste», assure Olivier Besancenot, son porte-parole. Alain Krivine estime que la LCR, qu’il a cofondée, a vocation à être minoritaire dans le NPA et parle de saut générationnel, visant un triplement des troupes actuelles (3 000 adhérents revendiqués). «On attend 1 200 personnes, il y a déjà les petits nouveaux qui se sont inscrits. On a débattu pour savoir s’il fallait faire la première université du NPA. Finalement, pour rassurer nos militants, on fait trois jours LCR, et un jour NPA», raconte Jacques Fortin, un dirigeant. Et le programme de formation reste dans la doxa : «C’est très lutte des classes, hyper plan-plan et tradi, assuré par des historiques», s’inquiète une nouvelle militante.
Article original : Libération
Note de P&P : L'excellent Libération, propriété du brillantissime Edouard de Rothschild nous informe donc en ce samedi 23 août 2008 - en plein milieu d'un week end d'août, on sent la ferme volonté de communiquer de manière transparente avec le plus grand nombre de français - que la LCR va changer de nom.
Un article de Pouvoir et Psychopathie a déjà présenté quelques éléments étonnamment peu médiatisés concernant le parcours de Besancenot, le gentil facteur, nous n'y reviendrons donc pas.
En ce samedi 23 août donc, la Ligue Communiste Révolutionnaire annonce son changement de nom, elle s'appellera désormais NPA : Nouveau Parti Anticapitaliste. Nul besoin d'être grand clerc pour percevoir la volonté de ratisser large. Grâce aux exploits de notre sémillant président, il est probable qu'une grande majorité de Français soit devenue viscéralement anticapitaliste.
Pour paraphraser Camus la révolte commence par un "non" à l'existant (le capitalisme par exemple) mais se parachève par un "oui" à autre chose. Alors au-delà du capitalisme que pourrait bien nous proposer ce nouveau parti ?
Peut-être tout simplement une bonne révolution communiste comme sa précédente dénomination l'indiquait, dénomination qui avait pour elle le mérite de ne pas verser dans l'hypocrisie.
Le problème avec les révolutions communistes c'est que les Français ont de plus en plus de mal à croire que celles-ci servent l'intérêt des peuples. Il suffit d'en contempler les fruits dans la Russie de Staline, en Corée du Nord ou en Chine pour s'en convaincre.
Du reste ce dernier pays révèle l'ampleur de la manipulation portée par Besancenot. La Chine marie communisme ET capitalisme. Avec le pire du communisme : ses secrétaires, secrétaires généraux, comités de parti, place du peuple, milices omniprésentes, contrôle du peuple et des médias et le pire du capitalisme : oligarques, inégalités criantes, absence de droits sociaux, exploitation des salariés.
Et si Sarkozy était le meilleur allié des communistes révolutionnaires et de sa joviale façade Besancenot ?
Jour après jour Sarkozy met en place un système ultralibéral qui exacerbe les souffrances, les humiliations, les inégalités. Face à une situation toujours plus insoutenables, les Français sont de plus en plus attirés par l'idée de révolte. Effondrement du pouvoir d'achat, hausse de l'inflation, crise de l'immobilier, augmentation du chômage... tous les indicateurs sont au rouge et laissent présager de grandes difficultés.
Peut-être alors que le véritable rôle de la marionnette Sarkozy se résume à préparer le terrain ? Mettre suffisamment le peuple français à cran pour le faire basculer dans les mains de soi-disant révolutionnaires. Peuple français se croyant maitre de son destin mais savamment manipulé pour rejeter Charybde et pour mieux se jeter dans les griffes de Scylla ?
Puisque nous sommes au milieu du mois d'aôut et que rares sont ceux qui suivent les dernières évolutions de la LCR ou du contenu de ce blog, nous pouvons nous risquer à un double pronostic pour les quelques mois à venir : accélération de la crise mondiale et progression de Nicolas Besancenot dans les sondages d'opinion.
Synergique non ?
23:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lcr, npa, besancenot, sarkozy, révolution, chine, communisme
29.05.2008
Le masque de la candeur
A première vue Olivier Besancenot fait figure d’exception au sein de la classe politique française, une blanche brebis au milieu de prédateurs assoiffés de pouvoir.
Alors que les dirigeants cumulent postes et rémunérations, le sympathique Olivier se contente d’un modeste emploi de facteur.
Alors que les autres leaders politiques servent la soupe aux grands patrons, Olivier Besancenot dénonce combien le peuple français est exploité par une poignée de privilégiés.
Lorsque ses homologues parlent de sacrifice nécessaire, de français gâtés et capricieux, d’avantages sociaux d’un autre temps, de mécontentement passager, Besancenot est bien conscient de la colère grandissante et légitime qui croit au sein de la population française, et à ce titre il n’exclut pas une grève générale.
Pour couronner le tout, Besancenot, menace grandissante aux yeux des puissants de ce monde, se retrouve victime d’un vaste complot visant à espionner ses moindre faits et gestes. La société Tazer France serait à l'origine de ces espionnages car l'intéressé aurait et l’outrecuidance de faire état des 265 décés dus à cet instrument soi-disant inoffensif.
Dans cette histoire cousue de fil blanc quelques éléments peuvent tout de même nous laisser songeur :
- tout d’abord rares sont ceux qui arrivent au sommet d’un parti, cumulent des heures de médiatisation sur les plus grandes chaînes, alignent plusieurs élections présidentielles sans être soutenus par les puissants de ce monde. Tout simplement parce que la clique qui possède les médias contrôlent de fait les hommes politiques qui ont le droit d’exister et qui ceux qui ont le droit d’exister sont ceux qui préservent le somment de la pyramide.
- les puissants de ce monde nous ont habitué à orchestrer des fuites. Le peuple apprend alors qu’untel ou untel était l’innocente victime d’écoutes téléphoniques par exemple, et gagne automatiquement la sympathie des masses. Ou à l’inverse le peuple apprend via ses chers médias qu’untel se vautrait dans la fraude fiscale en plaçant des millions sur un compte au Luxembourg. Ainsi le peuple brûle un jour les idoles qu'il encensait la veille.
- rarement les élites attaquent directement un individu qui les menace. Généralement un accident inexpliqué, une photo compromettant prise par un tiers, un suicide, l’œuvre d’un tueur fou isolé, les infos collectées/diffusées par un inconnu, permettent de neutraliser anonymement ladite menace. Pourquoi prendriez vous le risque d’être découvert en train d’éliminer un rival alors que de nombreux intermédiaires se feraient un plaisir d’accomplir le sale boulot ?
Au milieu des centaines d’articles soulignant la fraîcheur de notre sympathique facteur humaniste, voici un document qui offre une perspective légèrement différente :
A y est! Le petit facteur est devenu grand. Après être passé il y a quelques années dans « Les grosses têtes » de Philippe Bouvard, Olivier Besancenot a été l'invité ce dimanche de « Vivement Dimanche » de Michel Drucker : avant de connaître le Grand Soir, on sera donc obligé de passer par le long après-midi.
Certes Olivier Besancenot a de grandes qualités : un discours sans tabou comparé à d'autres leaders de la gauche, un discours a priori non dogmatique mais pragmatique, un discours pédagogique, et surtout à l'exemple de Georges Marchais il y a quelques années Olivier Besancenot a su parfaitement maîtriser la réalité médiatique dans son ascension politique.
Pourtant son discours n'est pas dénué d'ambiguïtés ou d'engagements qui peuvent laisser sceptiques : son refus de mettre les mains dans le cambouis car son bilan depuis six ans se limite à parler et à critiquer et non à agir et à réaliser; des propositions sur l 'écologie un peu limitées (il n'a pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007) ...
... des manifs communes avec des islamistes : la laïcité ne semble plus bonne lorsqu'elle fait perdre des parts de marché dans les banlieues; sa propension à utiliser le capitalisme comme bouc-émissaire, à l'exemple de l'extrême droite qui fait de même avec les étrangers.
En 2007, son projet ressemblait à une lettre au Père Noël, parsemé de propositions dignes de Francis Lalanne : comme des diplômes pour tous ou la paix dans le monde. Et près d'un tiers de ses propositions étaient un copié-collé du projet de Ségolène Royal, projet qu'il a pourtant critiqué.
Par ailleurs de nombreuses rumeurs, pas forcément étayées, concernent notre gentil facteur circulent sur Internet, alors que les médias restent très silencieux à ce sujet.
Pas rumeur : avant de surmédiatiser son job de facteur Olive a été assistant parlementaire au Parlement européen. Leurs salaires varient de 1 500 à 5 000 € mensuels, et il assistait Alain Krivine. Dommage qu'à l'époque il n'amenait pas de caméras pour filmer son activité de col blanc payé par le contribuable.
Pas rumeur? En complément de son salaire de postier Olivier Besancenot percevrait des rémunérations complémentaires de la LCR, ce qui lui permettrait de gagner plus en militant plus.
Rumeur? Olivier Besancenot serait marié avec Stéphanie Chevrier, appartenant à la direction de Flammarion, dont le salaire serait de 10 000 € mensuels. Notons que c'est Flammarion qui a publié le dernier ouvrage d'Olivier Besancenot. Avec un salaire pareil Olive pourrait se mettre au RMI, à moins que son job de facteur ne soit qu'un argument marketing, mais on n'ose y penser.
Le couple occuperait par ailleurs un appartement à Montmartre, dans le 18ème arrondissement de Paris, quartier du Sacré Coeur. Sa copine lui a aussi ouvert son réseau de contacts presse, et dispose d'un savoir-faire en la matière.
Pas rumeur : toujours aussi discret sur sa vie privée, on le comprend, Olivier parle peu de ses deux cousins Hervé et Bertrand qui ne sont pas postiers mais ambassadeurs, job où le SMIC est de 14 000 €
Quoi qu'il en soit on peut appliquer à Olivier Besancenot la phrase de Laurent Fabius à l'égard de Jean Marie Le Pen : « il pose les bonnes questions mais apporte les mauvaises réponses », tant il est vrai que la politique se limite parfois à un match OM-PSG, où les pseudos combats idéologiques masquent les problèmes réels. Et une véritable démocratie ne peut se passer d'un véritable pluralisme des opinions.
Article original : http://lesamisdanticor44.blogspot.com/2008/05/olivier-bes...
Cette dernière remarque est frappée du sceau du bon sens. Combien de pseudo dualité, de faux choix nous a-t-on fait avaler ? droite VS gauche, nouveau PS VS ancien PS, trotkistes VS léninistes, RPR VS UDF …
Alors que le clivage fondamental oppose le peuple à une minorité d’individus rassemblant tout ou partie des symptômes de la psychopathie dont en particulier une totale absence de conscience (empathie, remords, regrets,…) et qui derrière des idéologies en apparence divergentes comme le sionisme, le communisme ou le néolibéralisme visent le même objectif : asservir et exploiter le peuple.
Finalement cette pseudo opposition entre l’extrême gauche révolutionnaire et le reste de l’échiquier politique servant le capitalisme n’est-elle pas une nouvelle déclinaison de cette vieille tactique qui vise à créer des antagonismes artificiels où les deux belligérants sont contrôlés par le même maître.
Il n’est nullement étonnant que Besancenot connaisse actuellement une exposition médiatique grandissante, la crise mondiale qui asphyxie de plus en plus les citoyens (inflation, stagnation des salaires, crise alimentaire, chute des devises, faillites bancaires, décrochage de l’immobilier, endettement, scandales et incompétences politiques...) font monter la colère du peuple.
De telles conditions réveillent naturellement des velléités révolutionnaires. Pourtant l’Histoire nous montre très clairement les véritables conséquences de tesl événements
Qu'est ce qu'une révolution, si ce n’est une élite post révolutionnaire qui instrumentalise le peuple pour renverser une élite pré révolutionnaire ?
Au cours de ce changement de casting le peuple dans tout cela passe du statut d’esclave asservi au statut d’esclave encroe plus asservi et perd au passage quelques représentants dans les bains de sang qui agrémentent généralement ces phases d’extrême hystérisation.
1789, qu’un sang impur abreuve nos sillons, les têtes qui tombent, et tout cela pourquoi ? Les années de la Terreur suivie de l’accession au pouvoir d’un tyran mégalomane qui pendant d'interminables années va plonger l’Europe entière dans la guerre et la souffrance.
1917, même scénario, même résultat, une guerre civile, des procès expéditifs, des boucs émissaires, des exécutions sommaires et tout cela pourquoi ? Des décennies de stalinisme, des dizaines de millions de morts dans les geôles de la police secrète ou dans les goulags de Sibérie.
Le docteur Landovski dans « la symphonie Rouge » offre une analyse particulièrement pertinente des vrais mobiles de la révolution :
La compréhension de la manière dont l’Internationale financière est graduellement, jusqu’à notre époque, devenue le maître de l’argent, ce talisman magique, qui est devenu pour les gens ce qu’étaient autrefois dieu et la nation, est quelque chose qui surpasse en intérêt scientifique l’art même de la stratégie révolutionnaire puisque c’est un art et aussi une révolution. Je dois vous l’expliquer. Les historiens et les masses, aveuglés par les cris et l’éclat de la révolution française, les gens intoxiqués par le fait qu’elle a réussi à enlever tout pouvoir au roi et aux classes privilégiées, n’ont pas remarqué comment un petit groupe de gens mystérieux, prudents et insignifiants avait pris possession du vrai pouvoir royal, le pouvoir magique, presque divin que l’on obtient presque sans le savoir. Les masses n’ont pas remarqué que le pouvoir avait été saisi par d’autres et que bientôt ils leur seraient soumis par un esclavage plus cruel que le roi, puisque ce dernier, vu ses préjudices moraux et religieux, était incapable de tirer profit d’un tel pouvoir. Ainsi, il est arrivé que le suprême pouvoir royal ait été pris par des personnes dont les qualités morales, intellectuelles et cosmopolites leur avaient permis de l’utiliser. Il est clair que c’était des gens qui n’avait jamais été chrétiens mais cosmopolites.
G – Quel est donc ce pouvoir mythique qu’ils ont obtenu ?
R – Ils ont acquis pour eux-mêmes le vrai privilège de frapper la monnaie… Ne souriez pas ou je vais croire que vous ne savez pas ce que sont les monnaies… Je vous demande de vous mettre à ma place. Ma position en lien avec vous est celle de l’assistant d’un docteur qui devrait expliquer la bactériologie à un médecin ressuscité de l’époque d’avant Pasteur. Mais je peux m’expliquer votre manque de connaissance et peux l’excuser. Notre langage utilise des mots qui provoquent des pensées incorrectes sur les choses et les actions à cause du pouvoir d’inertie des pensées, ce qui ne correspond pas aux conceptions réelles et précises. Je dis : monnaie. Il est clair que dans votre esprit apparaissent immédiatement des images de billets et de pièces. Mais il n’en est pas ainsi. La monnaie n’est pas cela ; la vraie pièce qui circule est un pur anachronisme. Si elle existe encore et circule c’est seulement grâce à l’atavisme, seulement parce qu’elle est utile pour maintenir l’illusion, une fiction purement imaginaire pour le présent.
…
C’est une vue erronée. Les finances, comme définies par Marx et plus spécialement Engels, sont déterminées par le système de production capitaliste.
R – Exactement mais juste l’inverse : le système capitaliste de production est déterminé par la finance. Le fait qu’Engels énonce l’opposé et essaye même de le prouver est la preuve la plus évidente que les finances gouvernent la production bourgeoise. Cela est ainsi et ça l’était avant Marx et Engels, les finances étaient l’instrument le plus puissant de la révolution et le Comintern n’était rien qu’un jouet dans leurs mains. Mais ni Marx, ni Engels ne révéleront ou expliqueront cela. Au contraire, en utilisant leur talent de scientifiques, ils ont camouflé la vérité une seconde fois dans l’intérêt de la révolution. C’est ce qu’ils ont tous les deux fait.
Ces quelques lignes nous montrent que communismeet capitalisme ne sont en fait que les deux faces d'une même pièce où l'objectif fondamental demeure l'asservissement du peuple via des doctrines dont seuls les emballages différent.
Comme le disait justement Coluche : "le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme c'est le contraire."
La vraie révolution est silencieuse, librement choisie et mûrement réfléchie. Depuis des siècles le peuple est prisonnier de la même cellule faite de la peur et d'ignorance. Une poignée d’individus dénués de conscience joue à merveille avec nos émotions et nous garde éloigné de la vérité.
Les puissants de ce monde ne craignent pas les kalachnikov, les grèves générales ou les tribunaux populaires, ils craignent les individus qui ne sont plus esclaves de leurs peurs, de leurs croyances, de leurs illusions et de leur ignorance.
Comme le Magicien d’Oz craint ceux qui connaissent ses ruses et n’ont plus peur de lui :
Je suis Oz, le Grand et le Redoutable. Pourquoi voulez-vous me voir? Ils explorèrent du regard chaque coin de la pièce, mais ne voyant personne, Dorothée demanda : — Où êtes-vous? — Je suis partout, répondit la voix, mais pour les yeux des vulgaires mortels, je suis invisible. Je vais maintenant m'installer sur mon Trône, afin que nous puissions converser. En effet, la voix semblait à présent venir tout droit du Trône; ils s'avancèrent donc dans sa direction et se tinrent alignés, tandis que Dorothée commençait : — Nous sommes venus vous rappeler vos promesses, ô Grand Oz. — Quelles promesses? demanda Oz. — Vous avez promis de me faire revenir au Kansas, dès que la Sorcière serait détruite, dit la fillette. — Et vous avez promis de me donner une cervelle, dit l'Épouvantail. — Et vous avez promis de me donner un coeur, renchérit le Bûcheron-en-fer-blanc. — Et vous avez promis de me donner du courage, surenchérit le Lion Poltron. — La Méchante Sorcière est-elle vraiment détruite? demanda la voix. Et Dorothée crut percevoir qu'elle tremblait légèrement. — Oui, répondit-elle. Je l'ai fait fondre avec un seau d'eau. — Mon Dieu, fit la voix, comme c'est soudain! Très bien, revenez me voir demain, je dois réfléchir à tout cela. — Vous avez eu tout le temps de réfléchir, s'irrita le Bûcheron.. — Nous n'attendrons pas un jour de plus, gronda l'Épouvantail. — Vous devez tenir les promesses que vous nous avez faites, s'exclama Dorothée. Le Lion Poltron crut bon d'intervenir aussi et d'effrayer le Magicien; il poussa donc un rugissement terrible, si féroce que Toto, alarmé, sauta de côté et culbuta contre un paravent dressé dans un coin, qui s'écroula. Le fracas de sa chute attira leurs regards dans cette direction, et ce qu'ils virent les remplit tous de stupeur. A l'endroit même que leur avait caché le paravent, se tenait un petit vieillard, chauve et ridé, et qui semblait tout aussi étonné que les voyageurs. Le Bûcheron, levant sa hache, se rua vers le petit homme en criant : — Qui êtes-vous? — Je suis Oz, le Grand et le Redoutable, dit le petit homme d'une voix tremblante, mais je vous en prie, ne me frappez pas, je ferai tout ce que vous désirez. Nos amis le regardaient avec stupeur et consternation. — Je croyais qu'Oz était une grande Tête, dit Dorothée. — Et moi, une belle Dame, dit l'Épouvantail. — Et moi, une terrible Bête sauvage, dit le Bûcheron. — Et moi, une Boule de feu, dit le Lion. — Non! vous vous trompiez, avoua humblement le petit homme. Je vous l'ai seulement fait croire. — Fait croire! répéta Dorothée. Vous n'êtes donc pas un Grand Magicien? — Chut! mon enfant, dit-il, ne parlez pas si fort; si l'on vous entendait, ce serait ma perte. Tout le monde me croit un Grand Magicien. — Et vous n'en êtes pas un? demanda-t-elle. — Pas le moins du monde, chère petite. Je ne suis qu'un homme ordinaire. — Oh! vous êtes plus que cela! dit l'Épouvantail d'un ton d'amer reproche. Vous êtes un charlatan. — Très exactement! déclara le petit homme en se frottant les mains, comme enchanté de l'étiquette. Je suis un charlatan. — Mais c'est une catastrophe! dit le Bûcheron. Je n'aurai jamais de coeur, alors? — Ni moi de courage? demanda le Lion. — Ni moi de cervelle? gémit l'Épouvantail, séchant ses larmes du revers de son paletot. — Mes chers amis, dit Oz, je vous en prie, oublions ces vétilles. Pensez plutôt à moi, et à l'embarras où me place votre découverte. — Quelqu'un d'autre sait-il que vous êtes un charlatan? demanda Dorothée. — Personne, à part vous quatre — et moimême, répondit Oz. J'ai dupé tout le monde, pendant si longtemps, que je croyais bien n'être jamais démasqué.
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