09/06/2009

Cohn-Bendit, le donneur de leçon

Mise à jour du 09/06 : Une vidéo circule sur Internet, montrant Danny le rouge parlant de jeu 'érotique' avec des petites filles de 5 ans, lors de l'émission Apostrophes (en 1982, soit quelques années après les mêmes propos tenus dans un journal allemand puis dans un livre paru en 1976)


Note : Ce débat oppose François Bayrou à Daniel  Cohn-Bendit. Ce dernier, pseudo opposant au système en place, se fait passer depuis 40 ans pour un révolutionnaire tout en cumulant les postes d'élu grassement rémunérés. Il milite en outre avec feveur pour l'Europe qui au cours des dernières années a prouvé qu'elle était encore plus injuste, anti-démocratique et totalitaire que les nations qu'elle est censée fédérer.

Sur le thème des connivences de Cohn-Bendit avec Sarkozy, l'ex pseudo-Rouge qui a viré sur le tard pseudo-Vert  tente de prouver qu'il n'est pas lié à Sarkozy malgré "qu'on se connaît depuis longtemps", "qu'on se téléphone souvent" et qu'on a partagé "trois déjeuners à l'Elysée".

Cohn-Bendit va déployer quasiment tout le spectre du discours psychopathe en quelques minutes : flatterie ("tu vaux mieux que ça"), proximité émotionelle ("on est pareil"), manipulations ("et tu aimes ça"), mensonges ("je suis le seul à m'être opposé à Sarkozy"), vexations ("je ne suis pas votre élève Monsieur le professeur") et pour terminer, comme Bayrou n'a pas mordu aux hameçons, l'insulte  ("tu es un minable", "je trouve ça ignoble de ta part").

Mais l'essentiel n'est pas là.

Comment se fait-il que Cohn-Bendit, qui s'est défendu avec tant de véhémence d'être de connivence avec Sarkozy, fait qui n'a rien de gravissime et qui est largement documenté (Bayrou cite les propres déclarations de Sarkoy), ne fasse pas un seul commentaire lorsque Bayrou l'accuse publiquement et sans avancer aucune preuve "d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants".

L'étonnant silence du prolixe Cohn-Bendit vient peut-être du fait que ce dernier a non seulement "poussé et justifié des actes à l'égard des enfants" mais qu'il a déclaré publiquement : Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (...) il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés..."

Mise à jour (09/06/09) : Voici une vidéo de "Danny le rouge" réitérant le même genre de propos plus que douteux :

 

Pour mémoire Cohn-Bendit a fait cette déclaration en 1976, il avait atteint l'âge de la majorité depuis un petit moment. A l'époque il avait exactement 31 ans. Bien entendu Cohn-Bendit n'a jamais été inquiété pour de tels propos et aucune enquête n'a été diligentée sur ses petits jeux.

Cette totale impunité n'est-elle pas la meilleure preuve d'une connivence avec le pouvoir ?

25/10/2007

Juge et (petit) parti.

Europe 1 vient de consacrer  un article au récent projet  loi proposé par le Nouveau Centre et relatif au financement des partis politiques


Marche arrière toute. Face à la levée de bouclier de la gauche et du MoDem et après une série d'incidents en séance, le gouvernement a préféré ajourner mercredi l'examen de la proposition de loi déposée par le Nouveau Centre. Une disposition sur le financement des partis qui aurait permis à ce nouveau parti rallié à Nicolas Sarkozy d'obtenir des crédits publics alors qu'il n'y a pas droit en l'état actuel de la loi. L'examen de ce texte a été repoussé sine die.

Note de P&P : Il est intéressant de constater que le gouvernement et l’Assemblée qui sont pourtant totalement contrôlés par l’UMP ont abandonné ce projet de loi. Pourquoi ne pas passer en force comme cela vient de se faire avec la loi sur les tests ADN ? Peut être parce que les victimes de cette loi scélérate auraient un peu trop parlé.

 

Le Nouveau Centre, parti créé après la présidentielle par des anciens compagnons de route de François Bayrou,

Note de P&P  Voilà une manière très diplomatique d’exposer les choses. Revenons un peu en arrière. 1er tour des présidentielles, François Bayrou obtient 18,7% des voix,avec un tel score il menace la pseudo dualité gauche-droite qui entretient depuis des décennies l’illusion du choix politique en France.

F. Bayrou a obtenu ses voix grâce à un positionnement courageux et indépendant, au rejet des archaïsmes et du clientélisme des deux partis dominants. Il a refusé toute alliance opportuniste avec l’un de ces deux partis et n’a donné aucune consigne de vote. F. Bayrou a ainsi renvoyé dos à dos le PS et l’UMP permettant d’entretenir l’émergence d’une véritable troisième force politique.

Fort de ce succès et dans la perspective des élections législatives à venir, François Bayrou crée son parti centriste, le MoDem. Et c’est ici que les termes d’Edgard Faure prouvent à nouveau toute leur justesse : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Ainsi une quarantaine de candidats du MoDem vont vendre pour 30 pièces d’argent ce qui aurait pu constituer leur légitimité populaire. Ils vont trahir devant 60 millions de français leur leader François Bayrou et leur parti pour rejoindre l’UMP et surtout le pouvoir.

Au final seul 4 députés du MoDem seront élus et les 21 opportunistes participeront à la création du Nouveau Centre, parti parasite du MoDem et antichambre de l’UMP. Comme Ségolène Royal, François Bayrou aura appris à ses dépends qu’il ne suffit pas d’avoir Juda à sa table pour être le Messie. Un autre enseignement est aussi qu’un Juda peut en cacher bien d’autres. Le nombre des transfuges du PS et du MoDem venus rejoindre les strass du pouvoir dans le giron de l’UMP illustre cette triste réalité.

 

[LeNouveau Centre] n'a pas satisfait aux critères de financement public après les législatives de juin. Il aurait fallu qu'au moins 50 candidats obtiennent 1% des suffrages exprimés, ce qui n'a pas été le cas. En revanche, le parti compte 21 députés, élu après des accords avec l'UMP, et a pu former un groupe à l'Assemblée nationale.

Note de P&P :Ce qu’omet de préciser Europe 1 dans son excellent article, c’est que ces « critères » sont les éléments fondamentaux de la loi du 11 mars 1988  sur le financement public des partis.

Les girouettes du Nouveau Centre n’atteignent pas ce chiffre pour la bonne et simple raison qu’ils n’ont décidé de retourner leur veste que lorsqu’ils ont obtenu un maximum de garanties quant à leur élection future. Ainsi le Nouveau Centre n’a présenté que 43 candidats et près de la moitié a été élue grâce à ses tristes accords passés avec l’UMP. C’est pour cela que la France se retrouve avec 21 députés d’un parti qui n’a même pas récolté un pourcent des voix.

 

A l'opposé, l'UDF-Modem de François Bayrou qui n'a que quatre députés a largement rempli le critère avec une moyenne nationale au-dessus de 7%.

Note de P&P : La loi ne mentionne nullement le nombre de député élus mais bien le nombre de candidats et le nombre de voix qu’ils ont obtenues et cela n’est en rien un hasard.

L’esprit de cette loi est clair : débloquer des financements publics pour les partis qui sont suffisamment soutenus par la population. Cette légitimité démocratique se compte naturellement en nombre de voix et pas en nombre de députés arrivés au pouvoir après négociations, désistements, alliances, changements de camps et autres manœuvres.

Et c’est bien là que le bat blesse pour le Nouveau Centre. Celui-ci n’a jamais eu de légitimité démocratique, il a usurpé la légitimité populaire du MoDem (en se donnant un vernis centriste) et a profité de l’afflux de votes provenant de l’UMP (en y faisant allégeance).

 

Un changement des règles, c'est ce que réclame maintenant le Nouveau Centre (NC). Sa proposition de loi avait été adoptée mardi après-midi "en urgence" par la Commission des lois. Le texte devrait permettre à tout parti politique disposant de 15 parlementaires minimum de bénéficier d'un financement public, au nom du "pluralisme" et de "l'indépendance des partis politiques".

Note de P&P  En clair le Nouveau Centre, qui n’a même pas obtenu 1% des suffrages, propose une loi qui va lui permettre de se faire financer sur les impôts des 99% qui n’ont pas voté pour lui. Il est intéressant de noter comment cette escroquerie a été empaquetée. A travers cette proposition de loi, le Nouveau Centre, c'est-à-dire ceux qui ont tenté de détruire l’émergence d’une troisième force politique en France, se prévalent de défendre le pluralisme !

 

Le texte du NC divise notamment à gauche. Le Parti socialiste, qui votera contre, dénonce du sur-mesure et du copinage en plein marathon budgétaire. Les Verts voteront également contre la proposition. Le député Vert Noël Mamère a lui ironisé mardi sur un "petit arrangement entre amis", "un arrangement entre le gouvernement, et l'Elysée, et ses ralliés". "Il ne faut pas dévoyer les principes du financement des partis politiques. Cela fait petits arrangements entre amis", a ajouté le député-maire de Bègles. En revanche, le parti communiste soutient lui le Nouveau Centre car le parti compte 15 députés tout rond et a été obligé de s'allier aux Verts pour former un groupe à l'Assemblée nationale.

François Bayrou est lui aussi en colère : "on n'a pas le droit de voter des lois qui changent la règle du jeu après la fin du jeu". Le leader du MoDem estime qu'une telle réforme aurait été possible pour les élections suivantes mais pas en cours de mandat. "Il faut à tous prix donner à certains les avantages matériels qui correspondent à leur ralliement et c'est donc magouille et manoeuvre" estime François Bayrou qui anticipe qu'une telle mesure pourrait vite devenir très impopulaire.

Note de P&P  Et voilà certainement une explication du retrait de cette proposition de loi. Plusieurs partis politiques commençaient à relayer l’information et à éroder un peu plus la côte de popularité de Nicolas Sarkozy et de son parti. 

Ceux-ci déjà empêtrés dans des grèves grandissantes, des lois aux relents totalitaires, des choix budgétaires enrichissant encore un peu plus les riches, se doivent d’entretenir un minimum l’illusion de la légitimité populaire et d’étouffer cette affaire embarrassante. 

A propos de cette illusion de représentativité du peuple français, cette tentative de manoeuvre politique aura eu le mérite, si besoin en était, de mettre en lumière un paradoxe de fonds : Le Nouveau Centre avec moins de 1% de votescompte 21 députés, le Modem avec près de 8% des suffrages obtient 4 sièges. Vous avez dit démocratie ?

13/07/2007

1933 - 2007, deuxième partie.

Il y a quelques semaines nous nous sommes penchés sur les parallèles inquiétants entre l'élection d'Adolf Hitler en 1933 et l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007. L'article intitulé 1933 - 2007 traite des similitudes entre les spécificités des ces deux individus et entre la situation de leur deux nations d'origine. 

Maintenant que quelques mois de mandat se sont écoulés, nous pouvons commencer a étudier la mise en oeuvre politique de Nicolas Sarkozy et les éventuelles analogies avec des dirigeants comme Adolf Hitler ou Georges W. Bush.

Elimination des adversaires politiques : 

La neutralisation des opposants a constitué l'un des premiers objectifs d'Hitler dès son arrivée au pouvoir.

Voyons le fil des événements à l'issue de l'élection d'Hitler :

Grace à une alliance avec le Parti populaire national (DNVP), Adolf Hitler est élu chancellier le 30 janvier 1933. Moins d'un mois plus tard le Reichtag est en flamme. 

Certains historiens pensent que le soir du 27 février, un détachement de Sections d'Assaut (SA) nazies aurait emprunté un passage souterrain menant de la demeure de Hermann Goering (ministre de l'Intérieur du Land de Prusse) au Reichstag et y aurait répandu des produits hautement inflammables.

La présence de Van der Lubbe sur place au même moment, allumant de son côté de petits foyers d'incendie, n'aurait été qu'une coïncidence à moins que des agents nazis aient poussé le Hollandais à la faute. Toujours est-il que Hitler tire habilement parti de la présence de ce pyromane.

Sitôt après l'incendie, le chancelier révèle sa véritable nature. Dès le 28 février, il attribue l'incendie à un prétendu complot communiste et fait arrêter 4000 responsables du parti. Le même jour, il fait signer par le président von Hindenburg un décret qui suspend toutes les libertés.

Un communiste bulgare, Georgi Dimitrov, est présenté comme la tête du complot. Il est jugé mais échappe à la mort... et deviendra plus tard le maître tout-puissant de son pays !

Le 23 mars 1933 est ouvert près de Munich, à Dachau, le premier d'une longue série de camps de concentration. Il va recevoir les opposants politiques et les suspects. Les nazis peuvent dès lors mener une campagne électorale qui mêle terreur et propagande sans qu'aucun opposant soit en mesure de se faire entendre.

 

[Il est intéressant de constater l'utilisation d'un bouc émissaire (Van der Lubbe dans ce cas) qui participe au complot mais n'y joue finalement qu'un rôle secondaire.

Quelques décennies plus tard Lee Harvey Oswald, un fou solitaire, se retrouvait seul responsable de l'assassinat de John Fitzerald Kennedy alors qu'un complot d'envergure nationale impliquant la CIA, les lobbys pétroliers et militaires, la mafia, les milieux conservateurs du sud et bien sûr le futur président Lyndon Johnson étaient les véritables perprétateurs de l'assassinat. Un tout nouveau documentaire offre une analyse exhaustive et pertinente de ce dossier)

Robert Fitzerald Kennedy connaissait le même sort au moment d'accéder à la présidence des USA. Un détraqué du nom de Shiran Shiran tirait de face sur le candidat. A nouveau un déséquilibré solitaire faisait basculer le destin d'une nation. Le seul problème est que les balles qui tuèrent Bob Kennedy furent tirées à bout portant et derrière le président.]

Terminons ici cette digression et revenons au cas qui nous intéresse.

Avant l'élection de 2007 quatre grandes forces politiques co-existent en France : Le parti socialiste, l'UDF de François Bayrou, l'UMP de Nicolas Sarkozy et le front national. Ces quatres mouvances représentent alors plus des 80 % des votes français.

Grâce à un discours xénophobe fondamentalement similaire à celui de Jean Marie Le Pen mais bénéficiant d'un marketing plus soigné, le candidat Sarkozy rafle l'essentiel des votes du Front National, celui-ci se retrouve à genoux et envisageait il y a quelques jours de vendre son siège.

1er ennemi éliminé par usurpation.

A l'issue du premier tour des élections présidentielles, François Bayrou est crédité de  18,7% des votes, ce résultat flatteur lui donne l'espace pour créer une dynamique centriste qui transcenderait la classique dualité gauche-droite. Dès le 25 avril, François Bayrou annonce la création du mouvement démocrate. Mais,parallélement une trentaine de députés UDF sarkosistes créent le parti du nouveau centre, ils tuent ainsi dans l'oeuf ce que Bayrou avait mis des années à créer.

2e ennemi éliminé par division.

A l'issue du deuxième tour Nicolas Sarkozy est élu alors que deux des trois forces politiques d'"opposition" sont déjà éliminés. Il n'en reste plus qu'un, le parti socialiste. Nicolas Sarkozy va faire basculer un à un des cadres du parti socialistes. Avant même le premier tour, la taupe Eric Besson, porte parole du PS rejoint Nicolas Sarkozy et crache au passage sur son ancien camp. Le bal des girouettes continue avec  l'intégration de Bernard Kouchner et de Jacques Attali. Il y a quelques jours, nous apprenions que Nicolas Sarkozy soutenait la candidature de Dominique Strauss Kahn à la présidence du FMI et que Jack Lang quittait la direction du PS tout en demandant une démission collective de ce parti.

3e et dernier ennemi éliminé par infiltration.


Sarkozy : 3 - Démocratie  : 0
       

27/04/2007

Sarkozy, psychopathe même avec celui dont il a le plus besoin

26 avril 2007 - PARIS (Reuters)

«La campagne dans la campagne imposée par François Bayrou dans l'entre-deux tours tourne à l'aigre : l'ex-candidat centriste a accusé vendredi Nicolas Sarkozy d'avoir empêché son débat avec Ségolène Royal, ce que l'UMP dément, dénonçant une entreprise de calomnie. "Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là où on en est", a affirmé François Bayrou sur RTL, précisant toutefois n'avoir qu'une "certitude".»

Il est clair que Sarkozy a fait pression pour empêcher tout débat Royal/Bayrou. Et c'est lui qui vient nous parler de liberté de pensée et de liberté d'expression. Double langage typique des menteurs dans son genre ?

Quelques mots du personnage : «Voltaire, pour ne citer que lui, continuera si je suis élu à être enseigné dans les écoles françaises, il continuera à être dans les programmes des examens, il continuera à être joué librement dans les théâtres qui le souhaitent et je ne tolérerai pas que quiconque tente de s’y opposer par la violence. Parce que pour moi la liberté de l’esprit c’est la première valeur de la culture française et la première qualité de l’intelligence humaine. Si nous voulons une société de liberté, si nous voulons contribuer à faire de nos enfants des hommes libres, si nous voulons former des âmes libres, il nous faut protéger et encourager la liberté» «Je veux défendre la liberté de conscience. Je veux défendre la liberté d’expression.»

Comme c'est beau... et faux

«"Il se trouve que ce débat a été annulé en arguant, ou en prétendant, qu'il y avait des règles du CSA et une demande du CSA qui empêcherait la tenue du débat. Ceci est absolument faux", a-t-il ajouté.Canal+, qui avait proposé de retransmettre samedi matin un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, a retiré son offre jeudi faisant valoir le respect des règles du temps de parole imposées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Le CSA a démenti être intervenu auprès de la chaîne cryptée pour annuler la tenue du débat."Ici, par toute une série de réseaux (...), qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", a avancé François Bayrou."On est en train de choisir le chemin d'une régression immense qui met en cause le droit élémentaire des Français à être informés", a poursuivi le dirigeant centriste."Et songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu? a-t-il lancé"»

Tout juste M. Bayrou, et il est crucial pour la nation de tout faire le 6 mai pour empêcher ça ! Attention: sarkozysme rime avec fascisme

Intimidation, menaces, réseaux, informations verrouillées,... Nous commençons a être familiers de ce mode opératoire. Une fois de plus Nicolas Sarkozy révèle sa véritable nature alors qu'il a encore besoin d'entretenir l'illusion aux yeux des français en revêtant son masque de salubrité mentale.

Combien d'excès seront encore nécessaires pour que les françaises et les français prennent conscience de la véritable nature du candidat Sarkozy.

Et comme le souligne très justement François Bayrou : "songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu?"

«"UN COUP MONTÉ"

L'UMP a répliqué par la voix de Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, qui s'est ému de "la violence des propos" de François Bayrou. "C'est de la calomnie, de l'insinuation calomnieuse. Il est extrêmement grave de tenir des propos comme ça. C'est un procédé stalinien. Affirmer des choses sans preuve, c'est gravissime", a-t-il dit à Reuters, mettant les allégations du président de l'UDF sur le compte de "l'amertume, de la tristesse et de la déception". »

Amertume, tristesse et déception ? C'est la première fois que l'UDF rassemble autant de voix, plus de 6 millions de Français ont voté pour Bayrou ! Au contraire il a l'air plus primesautier et combattif que jamais, le Bayrou. Calomnie, procédé stalinien ? Qui interdit le débat ici, qui est stalinien ? Il est typique d'accuser l'adversaire de ce dont on est soi-même coupable.

«"François Bayrou est un mauvais perdant", a estimé pour sa part François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, sur BFM TV/RMC-Info. Le candidat centriste, arrivé en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle, a recueilli 18,57% des suffrages, soit plus de 6,8 millions d'électeurs dont le candidat de l'UMP et la candidate du Parti socialiste se disputent les faveurs pour le second tour du 6 mai. La polémique actuelle est "un coup monté par François Bayrou pour continuer à garder les projecteurs braqués sur lui alors qu'il n'est plus au second tour", a estimé François Fillon. "Maintenant, il faut que François Bayrou se retire, que François Bayrou attende (...) et qu'il laisse les deux finalistes s'exprimer".»

Evidemment, un vrai débat démocratique et pluraliste, ça leur fait peur !

«Le duel télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal est prévu le mercredi 2 mai à 21h00 sur TF1 et France 2. Interrogé sur RTL à la suite de l'interview de François Bayrou, Rodolphe Belmer, directeur général délégué de Canal+, a "récusé formellement toute pression". "Canal+ est une chaîne totalement indépendante. On le prouve tous les jours".»

Ah ah ah, je pouffe... indépendante Canal + ? J'irais bien demander son avis à Pierre Carles, dont le documentaire "Pas vu à la télé" sur les accointances entre le Pouvoir et les Médias - on ne peut plus d'actualité - fut censuré il y a quelques années. Heureusement, Internet est encore libre (à nous de voir si on veut que ça continue) et nous pouvons encore nous régaler de cette perle :

Vidéo Pas vu pas pris, 1ère partie

2ème partie

«Après l'hebdomadaire Marianne jeudi, le quotidien Libération propose vendredi d'organiser le débat Royal-Bayrou, "n'étant pas assujetti aux règles" d'égalité du CSA.»

J'attends ce débat avec impatience. Sarkozy vient de démontrer une fois de plus sa dangerosité : avec lui, on peut dire adieu à la liberté d'expression et bonjour à la pathocratie