21.05.2009
Citation

Siège de la Banque Internationale des Réglements à Bâle
© Finfact
« Les puissances du capitalisme financier poursuivaient un autre objectif d’une portée considérable, rien de moins que la création d’un système mondial de contrôle de la finance détenu par des acteurs privés et capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. Ce système allait être contrôlé selon un modèle féodal où les banques centrales de la planète agiraient de concert, grâce à des accords secrets établis au cours de fréquentes rencontres et conférences privées. Située dans la ville de Bâle en Suisses, la Banque des Règlements Internationaux, une banque privée contrôlée et détenue par les banques centrales de la planète qui étaient elles-mêmes des entités privées, allait occuper le sommet de la pyramide [...] la clef du succès des banquiers internationaux est de contrôler et de manipuler le système monétaire d’une nation tout en faisant croire qu’il est contrôlé par le gouvernement. »
Dr. Carroll Quigley, professeur d’Histoire à l’université de Georgetown, professeur de Bill Clinton et initié aux cercles de la grande finance internationale.
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26.04.2009
En Floride, le désespoir s’installe avec les saisies immobilières
Damien Cave, New York Times
7 février 2009
Traduction : Contre Info
L’histoire de l’ascension et la chute du comté de Lehigh Acres, très durement éprouvé par la crise, résume celle de la bulle immobilière et de son éclatement. En quelques mois, les habitants, qui pour la plupart travaillaient dans le secteur de la construction, sont passés de l’euphorie à une situation dramatique, et ils sont nombreux aujourd’hui à devoir lutter pour leur survie. De juin 2007 à juin 2008, le chômage a augmenté de près de 9%. Désormais, pour les services sociaux, la distribution de nourriture est devenue une priorité. En décembre dernier, un quart des résidents ont perçu des bons d’alimentation. Le prix médian des maisons a été divisé par trois, et les saisies se multiplient. Enquête du New York Times au coeur d’une petite communauté qui lutte contre le désespoir.

Le désespoir s’est installé dans cette banlieue excentrée de Fort Myers, qui fut autrefois habitée par la classe moyenne, et résonnait du bruit des chantiers de construction.
La seconde fois où nous avons croisé le regard résolu de Gloria Chilson, elle se trouvait dans un file d’attente bruissante de conversation, parmi les 221 familles attendant de recevoir du pain gratuitement à l’église de la foi luthérienne. Quelques jours plus tôt, nous l’avions aperçue un pâté de maison plus loin parmi des ouvriers du bâtiment licenciés qui fouillaient les sacs poubelles des maisons saisies, ramassant les câbles, les CD, et tout ce qui peut être vendu.
« Je savais que ça allait arriver » nous a dit l’ancienne propriétaire de la maison, tout en regardant des inconnus se servir parmi ses affaires. « prenez ce que vous pouvez, ne vous gênez pas ».
Bienvenue dans le rêve américain, en marche arrière toute. Lehigh Acres est l’une des ces innombrables banlieues que le boom de l’immobilier a radicalement transformée. L’éclatement de la bulle immobilière va maintenant va mettre tout le monde à rude épreuve. Les liens en seront-ils resserrés ou distendus ?
Les changements ont été rapides et frappants dans ces zones qui ne relèvent pas d’une agglomération et sont situées à l’écart de villes telles que Charlotte, Las Vegas et Sacramento. Le moment où l’économie était la plus florissante a été immédiatement suivi par l’une des pires périodes qu’elles aient connues. Elles ont généralement été les dernières à atteindre le sommet et les premières à s’effondrer.
Dans Lehigh Acres, les maisons se vendent avec des rabais de 80% par rapport aux prix atteints lors du pic. Deux ans seulement après l’époque où les offres d’emplois étaient plus nombreuses que les demandes, les fast food licencient ou bien ferment leur porte. La criminalité augmente, les inscriptions dans les écoles diminuent, et un quart des résidents ont perçu des bons d’alimentation en décembre, près de 4 fois plus qu’en 2006.
Le Président Obama prévoit de visiter Fort Myers mardi pour y défendre son plan de relance économique. Mais ici les habitants ont tendance à le considérer comme une médecine douce - cela ne fait pas de mal mais cela ne guérira probablement pas. Dans les communautés religieuses ou les entreprises, les gens demandent plutôt la création « d’industries » et répètent d’une seule voix cette question : « Quel avenir allons-nous nous donner ? »
« C’est une des choses pour laquelle nous luttons : quelle est notre identité ? » dit Joseph Walen, 37 ans, président de la chambre de commerce de Lehigh Acres. « Nous ne voulons pas être la cité dortoir du sud-ouest de la Floride. Nous ne voulons pas être la capitale des saisies immobilières. »
Un héritage des années 50
Lehigh Acres est née avec la spéculation inscrite dans ses gènes, tout comme la Floride et de nombreuses banlieues dans tout le pays,.
Cette époque a débuté dans les années 50 lorsqu’un ponte de la lutte contre les espèces nuisibles de Chicago, Lee Ratner, et plusieurs partenaires, ont acheté des milliers d’hectares de terres agricoles et ont créé 100 000 parcelles. A Fort Myers, située 25 kilomètres à l’ouest, les promoteurs ont laissé peu de place pour les écoles, les parcs ou même les zones commerciales.
Ils vendaient du soleil et une vie paisible
« Ils faisaient venir 20 bus par jour, » se rappelle Bob Elliot, un ancien vendeur de la compagnie de Mr Ratner qui s’est mis à son compte en 1982. « Nous avions 300 clients par jour, 7 jours par semaine. »
En 2000, les parcelles ont toutes été vendues mais la plupart sont restées vides. Seulement 30 000 personnes environ vivaient dans une région représentant à peu près 4 fois la surface de Manhattan. Les promoteurs ont vraiment commencé à arriver en 2004 et ils ont installé des maisons témoins sur Lee Boulevard à coté du bureau de Mr Elliot. On peut encore voir les pancartes en bois aux inscriptions délavées : « parcelles à 50 dollars »
Bill Spikowski, un consultant en urbanisation à Fort Myers, raconte qu’il y avait tant de parcelles sur lesquelles construire et une réglementation si légère que les plus petites entreprises se battaient pour avoir des clients. De 2004 à 2006, selon les statistiques du comté de Lee, les promoteurs ont construit 13 183 maisons à Lehigh Acres - ce qui a quasiment doublé le parc des 15 216 maisons qui existaient en 2000.
Les résidents se souviennent du boom immobilier et du bruit des camions de gravats et des engins de travaux défilant dans les rues, qui étaient entendus dans presque tout le voisinage. Le prix des maisons a doublé puis triplé. Les emplois étaient pléthoriques, tous principalement liés à l’immobilier.
Les signaux indiquant l’apparition de problèmes ont été ignorés. « Les maisons se vendaient parfois trois ou quatre fois en quelques mois, et personne n’emménageait » raconte Mr Elliot.
Puis en 2007, tout est devenu silencieux. Les ventes de maison ont cessé. Les saisies se sont multipliées. Le prix médian des maisons dans la région de Fort Myers est passé de 322 300 dollars en décembre 2005 à 215 200 en décembre 2007. Il est tombé à 106 900 il y a deux mois.
Le travail a disparu avec les profits. Selon le bureau fédéral des statistiques de l’emploi, dans le comté de Lee la perte d’emplois (8,8 %) entre juin 2007 et juin 2008 est plus importante que dans n’importe quel autre comté du pays. Le taux de chômage s’est élevé de 3.5 à 9,8 % entre mars 2007 et novembre 2008.
Lehigh Acres est particulièrement et durement touchée car elle dépendait de l’activité du bâtiment. C’est la ville où résident les charpentiers et les employés de la lutte antinuisible du sud-ouest de la Floride, car elle est plus abordable proche de leur lieu de travail. Depuis le printemps dernier, le mode de vie qui leur était habituel a cessé d’exister.
La spirale descendante
L’apparition des babioles à 1 dollar fut le premier signe des difficultés. En début d’année dernière, les vide-greniers et les ventes aux enchères immobilières sont devenus plus fréquents à Lehigh Acres car les familles vendaient ce qu’elles pouvaient pour survivre. Plus personne ne semblait prêt à acquérir de maison. Rapidement, en raison des saisies, des maisons sont restées vides, et elles attirent la criminalité comme des aimants.
Les pilleurs désossent les climatiseurs pour revendre la ferraille. Et les dealers se sont installés sur des routes isolées, aux panneaux de signalisation bleu délavé des années 50, comme le Boulevard Narcissus ou Prospect Avenue, qui sont bordées seulement de quelques maisons neuves.
En 2007 et 2008 le département du shérif du comté de Lee a muré plus de 100 maisons à Lehigh Acres, dans lesquelles de la marijuana était cultivée. En 2008 la police a saisi plus de 3000 plants pour une valeur avoisinant les 7 millions de dollars.
L’hiver dernier, Charlotte Rae Nicely, la directrice générale des services communaux, s’est rendue compte que de plus en plus d’habitants connaissaient la faim. Elle a constaté l’augmentation de la fréquentation de la soupe populaire qu’elle dirige dans une zone d’activité de bureaux. Des dizaines de nouveaux visages font leur apparition, semaine après semaine, bien que la population diminue.
Voulant connaître la situation des autres associations caritatives, elle a décidé de former un organisme qui coordonne les aides. C’est le premier signe que Lehigh Acres s’organise pour combattre la récession. La mission de cet organisme apparaît dans son nom : Team Rescue (Equipe de Secours).
Les réunions mensuelles rassemblent désormais une demi douzaine d’églises, d’associations à but non lucratif, des commerçants et des représentants du comté, dont le bureau du shérif.
Les discussions au cours d’une récente assemblée se sont centrées sur les nombreux problèmes engendrés par le chômage. Ces difficultés étaient rarement rencontrées il y a encore peu de temps dans les banlieues américaines modernes. Parmi celles-ci, la faim tient le haut du pavé.
Les organisations fournissant gratuitement de la nourriture à Lehigh Acres ont vu la demande augmenter jusqu’à 75 % l’année dernière. Et les gens que l’on sert ne sont plus uniquement les pauvres rencontrés habituellement.
Dans les files d’attente devant l’église de la foi luthérienne, les âges, les ethnies et les anciens statuts sociaux sont mêlés.
Luis Oquendo, âgé de 38 ans, explique qu’il se rend à la distribution de pain hebdomadaire depuis la disparition des emplois à plein temps dans le bâtiment, à l’automne dernier.
Fred Csifortos, 62 ans, un retraité qui survit avec les 650 dollars par mois de son allocation pour incapacité, déclare que la nourriture distribuée gratuitement lui permet d’économiser et d’acheter ainsi les médicaments dont il a besoin.
Megan Brown fait la queue avec ses deux petites filles bien habillées, Kayley et Sydney qui sont âgées de 2 et 4 ans. Elle est venue car elle craint le pire. Son mari a encore son travail, « mais cela devient de plus en plus difficile » dit-elle.
L’organisation Team Rescue, dont fait partie l’église de la foi luthérienne, considère son action comme un succès, non seulement parce qu’elle vient en aide à de plus nombreuses familles mais aussi parce que ses organisateurs sont persuadés que les liens qu’ils créent seront les fondations d’une communauté plus soudée.
Mme Nicely juge particulièrement encourageant le programme nommé « weed and seed » (désherber et semer), initié par le Shérif. Son but est de redonner vie aux quartiers les plus touchés de Lehigh en impliquant les habitants dans des activités communautaires telle que le maintient de l’ordre ou le nettoyage.
Malgré les saisies, les ventes de maison reprennent avec difficulté dans le comté de Lee.
« Il y a 6 mois, on pouvait n’avoir qu’une maison sur 20 faisant l’objet de plusieurs offres » précise Kevin Williamson, un agent immobilier qui habite à Lehigh Acres depuis 22 ans. « Il y a quelques semaines j’en avais une avec 13 offres. »
Mais personne ici ne décrirait Lehigh Acres comme étant tirée d’affaire. Les agents immobiliers disent que les maisons qui se vendent ici partent en général pour seulement 45 000 dollars, soit le tiers du prix de revient de construction. Ils prévoient que les saisies vont continuer à maintenir des prix bas pendant deux années encore.
La croissance des emplois est elle-aussi quasiment nulle. Randy Burns, 50 ans, le propriétaire du Lehigh Discount Furniture, rapporte qu’il reçoit maintenant 15 à 20 appels par semaine de personnes lui demandant de racheter leurs meubles ou de les aider à déménager pour quitter la ville. Lui aussi envisage de partir. « Jusqu’à ce que les saisies cessent, ou que le travail revienne » dit-il, « rien ne changera. »
La dernière des batailles
Ils sont nombreux ici à affirmer que faire vivre une communauté durant une récession qui va s’intensifiant est bien plus dur qu’affronter un ouragan de catégorie 5. La panique est un puissant vent contraire.
Les électeurs ont rejeté l’année dernière une proposition destinée à rattacher Lehigh Acres à la ville voisine, en partie parce que les habitants craignaient des taxes plus importantes. Team Rescue, déployant toutes les forces de combattants unis au front, se demande comment freiner la montée du désespoir.
Depuis peu, l’équipe doit faire face à une vague croissante de familles qui se rendent à de multiples soupes populaires en utilisant différents noms, ou bien rapportent la nourriture aux supermarchés en échange d’argent ou d’autres articles.
Mme Nicely, des services communaux de Lehigh, raconte qu’en novembre elle a commencé à utiliser un feutre marqueur pour noircir les code-barres sur les boites de conserve afin que les épiceries ne les acceptent plus en retour. « Nous avons même été obligés de le faire sur les jouets de Noël » précise-t-elle. Sans de telles mesures, les familles les plus nécessiteuses ne pourraient pas être approvisionnées. Pourtant, elle éprouve souvent un sentiment de déchirement, « Je ne suis pas sure que je ne ferais pas la même chose si j’étais un parent célibataire et que mes enfants aient faim. »
« Les besoins sont si importants maintenant » ajoute-elle, faisant remarquer qu’il y a plus de boites de petits pois que de beurre de cacahouètes sur ses étagères en raison de la demande croissante. « Ils n’ont jamais été aussi forts auparavant. »
Un combat analogue entre cohésion et chaos (sic) transparaissait également lors d’une récente réunion des hommes à l’église évangélique, dont 8 des 15 membres ont été licenciés durant l’année dernière. Même si le groupe a aidé certains de ses membres à faire face, d’autres racontent comment leurs familles ont éclaté à cause des tensions.
Nous y avons rencontré Mme Chilson. Elle a perdu sa maison en partie à cause du boom (s’il n’y avait pas eu de facilités de crédit, elle n’aurait pas pu refinancer son emprunt il y a quelques années), de la crise (qui a causé la perte de l’emploi de son mari qui était contrôleur dans le domaine de la lutte antinuisible) et de dépenses excessives (qui ont engendré une dette de plus de 20 000 dollars sur sa carte de crédit).
Elle et son mari ont habité dans leur maison verte de style ranch durant 18 ans. La nuit où ils ont été mis à la porte, ils sont restés de l’autre coté de la rue en compagnie d’un homme âgé que Mme Chilson avait souvent aidé pour son traitement médical.
Mme Chilson a mis son canapé dans la maison d’un vieil ami, ses steaks congelés dans une autre. Et tandis qu’elle se démenait pour trouver du travail et une location, elle a décidé de remercier ceux qu’elle pouvait.
Un jour, elle a proposé de passer l’aspirateur dans la maison d’une voisine, en remerciement. Mais l’aspirateur est resté silencieux. Mme Chilson a découvert que l’électricité avait été coupée parce que la facture n’avait pas été payée. D’un jour à l’autre, dit-elle, sa voisine quittera Lehigh Acres, comme tout le monde.
15:02 Publié dans Ponérologie étasunienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : subprime, immobilier, crise, etats unis unis, banques, floride
16.11.2008
Etats-Unis: faillite de deux banques régionales, les 18e et 19e de l'année

Le siège du FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation)
© AFP/Archives Karen Bleier
Les banques régionales américaines Franklin Bank et Security Pacific Bank ont été fermées par les autorités de tutelle, devenant les 18e et 19e établissements à faire faillite depuis le début de l'année aux Etats-Unis, a annoncé vendredi l'agence gouvernementale FDIC.
Franklin Bank, basée à Houston (Texas), contrôlait au 30 septembre quelque 5,1 milliards de dollars d'actifs, a précisé la FDIC, l'agence chargée de garantir les dépôts bancaires.
Ses dépôts, de 3,7 milliards de dollars, et ses 46 agences bancaires seront repris par une autre banque texane, Prosperity Bank. Celle-ci rachètera environ 850 millions de dollars des actifs de Security Pacific Bank (pour l'essentiel des crédits qu'elle a alloués).
Security Pacific Bank, basée à Los Angeles (Californie), disposait au 17 octobre de 561 millions de dollars d'actifs.
Ses dépôts, de 450 millions de dollars, et ses quatre agences seront repris par une autre banque californienne, Pacific Western Bank. Celle-ci rachètera moins d'un dixième des actifs de Security Pacific Bank, soit 52 millions de dollars.
Dans les deux cas, la FDIC a indiqué qu'elle allait "conserver les actifs restants pour s'en débarrasser plus tard".
La FDIC, qui assure les dépôts de plus de 8.000 banques à travers le pays, a estimé que ces faillites auraient pour elle un coût de respectivement 1,4 à 1,6 milliard de dollars, et 210 millions de dollars.
Article original : Le Point
Note de PP : Au-delà de l’annonce de ces faillites en plein week end, il est intéressant de constater que ces deux banques ont été rachetées par d’autres banques.
Ce type de manoeuvre n'est pas une première dans la sphère bancaire. La Reserve fédérale de New York et JP Morgan Chase ont volé au secours de la banque d’affaires Bear Stearns en mars 2008
En août 2008 la société de capital-investissement américaine Lone Star rachète à la casse 90.8% du capital de la petite banque IKB qui selon la thèse officielle avait pris trop de risque sur les subprimes (c'est bien la seule).
HBOS le principal prêteur hypothécaire au Royaume-Uni a été sauvé par Lloyds TSB.
En octobre 2008, BNP rachète Fortis tandis que les « actifs douteux » de Fortis seront rassemblés dans une structure indépendante dont la charge sera supporté par l’Etat belge (privatisation des profits, nationalisation des pertes, rien de nouveau sous le soleil).
Bank of America rachète Merril Lynch la troisième banque d’affaires de la planète pour 44 milliards de dollars.
Force est de constater qu'en ces temps d'hyper crise bancaire où chaucn semble au bord de la faillite les fusion-acquisitions vont bon train. N’est-il pas paradoxal à l’heure où les banques croulent sous les actifs pourris qu’elles soient en mesure de mettre des milliards sur la table pour racheter des concurrentes ?
Finalement ce phénomène de concentration pourrait bien être délibérement orchestré grâce en particulier au plan Paulson. Ainsi assisterions-nous à la mise en place progressive d’un monopole bancaire mêlant sphère publique (gouvernement, fonds des contribuables,…) et sphère privée (banque fédérale, banques d’investissement,…)
Le plan Paulson soutiendrait les banques « amies » (qui seront les futurs piliers de ce cartel bancaire) leur permettant de financer le rachat de concurrents faillitaires.
Parallèlement le plan Paulson devrait continuer à favoriser les élites et à plonger un peu plus le peuple étasunien dans la misère. En effet l’essentiel des activités financières actuelles outre-atlantique vise à racheter les actifs « pourris ».
Sans nul doute seules les banques faisant partie des élus auront droit à ses rachats. Grace à la complexité de ces actifs et la difficulté à évaluer leur niveau de risque, il sera aisé qu’à l’issue de rachat massif d’actifs (avec l’argent des contribuables étasuniens) les quelques produits qui auront de la valeur soient revendus à vil prix aux banques « amies ».
On peut également craindre que la FDIC (fonds public de garantie des dépôts bancaires) arrivera tout ou tard au bout de ses capacités de sauvetage vu le rythme des faillites bancaires qui devrait encore accélérer en 2009. Alors l’illusion des dépôts garantis invoquée par les politiciens étasuniens et européens pourrait voler en éclat.
20:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fdic, faillites, banques, crise, subprimes, fed
02.11.2008
La crise vue par Anne Roumanoff
15:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanoff, crise, subprime, sarkozy, banques
13.10.2008
USA, la loi martiale approche
Note de P&P : Brad Sherman, élu de l''Etat de Californie, est monté à la tribune de la Chambres de Représentants lors du 2e vote du plan Paulson (qui va alléger les poches bien vides des contribuables étausinens de 700 milliards de dollars supplémentaires) en expliquant son refus de voter en faveur du projet de loi.
Il a déclaré que de lourdes menaces avaient été proférées dans les coulisses du pouvoir. Si le projet de loi ne passe pas, lui a-t-on dit, ce sera la loi martiale aux Etats-Unis. Brad Sherman a voulu ainsi dénoncer l’épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête des Représentants au Congrès.
Si les élus n'acceptent pas de dépouiller les citoyens pour engraisser les banquiers alors la loi martiale sera promulguée et cette extortion de fonds sera imposée par la force.
Ahhh, les Etats-Unis, grand modèle de démocratie encensé par notre cher président.
11:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sherman, loi martiale, paulson, crise, banques
05.06.2008
Crédit : « Les emprunteurs malades toujours pénalisés »
Le Parisien, Le Figaro économie, Que Choisir juin 2008 - Article orginal : Mediscoop
Le Parisien note en effet que « selon Que Choisir, qui s’est rendu dans 625 agences bancaires et a suivi 50 candidats au crédit immobilier, la convention Aeras – lancée en 2006 par le président Chirac et censée «faciliter l’accès des malades et anciens malades au crédit et à l’assurance» - est «un échec» ».
Le quotidien indique que « le président de l’UFC, Alain Bazot, estime que «les engagements des banauqes et assurances n’ont pas été tenus» ».
Le Parisien relève ainsi : « Absence d’informations dans les banques, […] refus d’assurer dans 9 cas sur 10, «surprimes d’assurance considérables, jusqu’à 200 euros par mois» »
Le journal remarque que « Que Choisir demande qu’il soit mis fin à la «discrimination médicale» en matière d’accès à la propriété, que les «importants profits» des assurances soient à cette fin «mutualisés» ».
Le Figaro économie note également que « selon l’association, les banquiers et les assureurs ne respectent pas leurs engagements ».
Le quotidien relève que l’« UFC Que Choisir égratigne au passage la Banque postale et les Caisses d’épargne, plus «mauvais élèves» encore que les autres banques ».
Le journal indique que « pour lutter contre l’exclusion dont sont victimes les emprunteurs atteints d’une maladie grave, l’UFC réclame «un droit opposable à l’assurance en vue d’acquérir sa résidence principale» ».
Le Figaro économie remarque que « la Fédération française des sociétés d’assurance s’est étonnée de ces attaques ».
Le journal cite ainsi Agnès Canarelli, responsable technique à la FFSA, qui déclare : « Nous avons parmi les tarifs les moins chers d’Europe en assurance de prêts immobiliers ».
Le quotidien ajoute qu’« à la Fédération bancaire française, on souligne qu’un tiers des Français connaît déjà l’existence d’un dispositif spécifique et que «le succès du dispositif repose sur une information très en amont, notamment sur les lieux de passage» des malades ».
17:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crédit, prêt, banques, malades, emprunts, inégalités, loi
04.11.2007
Super super cher
Note de P&P : A l'heure où les marins-pêcheurs du Havre bloquent l'accès à leur port en raison de coûts de carburant qui mettent en péril l'avenir de leur métier, il nous semble intéressant de nous pencher sur les véritables raisons de cette flambée du prix du pétrole.
PARIS (AFP) - Offre insuffisante des pays exportateurs par rapport à une demande mondiale toujours en croissance ou spéculation effrénée: producteurs et consommateurs se renvoient la faute de la flambée des prix de l'or noir.
L'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, accuse l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'attiser les tensions du marché en ne produisant pas assez de brut pour faire face à la demande hivernale.
Elle rend donc le cartel indirectement responsable de la flambée des cours, qui s'approchent des 100 dollars le baril , et lui demande de pomper 1,8 million de barils par jour en plus.
Note de P&P : Il est à noter que l'AIE est une agence de l'OCDE. L'OCDE étant quant à elle l'organisation qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète (USA, Japon, Allemagne, Angleterre, ...). Logiquement, au sein du marché du pétrole, ces trentes pays se trouvent du côté de la demande, de ce point de vue il n'est pas étonnant qu'ils militent en faveur d'une baisse du prix du pétrole, et donc d'une augmentation de la production.
Le baril de Brent de la mer du Nord a atteint vendredi le prix jamais vu de 91,87 dollars, poussé par les craintes sur les approvisionnements cet hiver, les tensions géopolitiques et la faiblesse encore accrue du dollar, tombé à 1,4525 dollar pour un euro.
La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, affirmait lors du G7 Finance il y a dix jours que les sept pays les plus industrialisés de la planète souhaitaient aussi que l'Opep augmente sa production pour "faire face à une demande pétrolière dont on n'a pas de raison de penser qu'elle aille en diminuant".
Même message au Centre for Global Energy Studies (CGES), un "think tank" londonien: "pour faire se replier les prix, il faut que les membres de l'Opep mettent plus de pétrole sur le marché pour permettre aux stocks commerciaux de se reconstituer".
Note de P&P : Les officines des pays riches semblent avoir bien appris la leçon puisque ministères et groupes de réflexion entonnent le même couplet, rejettant la responsabilité de la flambées du prix du pétrole sur les épaules des producteurs.
Mais l'Opep, si elle se dit "inquiète" du niveau des prix, assure que le marché est bien approvisionné et que les stocks de brut des pays industrialisés sont supérieurs à leur moyenne des cinq dernières années.
Elle renvoie la responsabilité de l'envolée du prix du baril aux spéculateurs, aux capacités insuffisantes de raffinage, aux problèmes géopolitiques au Proche-Orient et aux fluctuations du dollar.
Un discours relayé par un certain nombre d'experts: "si l'Opep augmentait sa production, les prix ne baisseraient pas forcément", affirme Thierry Lefrançois, économiste des matières premières chez Natixis.
"Nous avons un marché qui est dans la surenchère, qui parie sur le moment où on va franchir les 100 dollars, mais il n'y a pas de changements fondamentaux par rapport à il y a quelques mois, quand on était à 70 dollars le baril", ajoute-t-il.
Note de P&P : Même pour un bien aussi essentiel que l'énergie qui nous permet de nous chauffer, de nous déplacer, le prix n'est pas défini par l'utilité sociale ou par le simple rapport de l'offre et de la demande. Le prix est artificiellement manipulé par des spéculateurs.
Courant août, le baril oscillait encore autour de 70 dollars. Il a dépassé 96 dollars pour la première fois mercredi.
"Quel meilleur investissement aujourd'hui que le pétrole?", interroge M. Lefrançois. "Les Bourses ont baissé, les taux d'intérêt aussi, donc les obligations deviennent moins intéressantes, et si la Réserve fédérale américaine a baissé ses taux, c'est qu'on est sur une tendance baissière de croissance américaine. Parallèlement il y a beaucoup de liquidités sur le marché", qui se retrouvent placées sur relativement peu d'actifs, explique-t-il.
La chute de près de 10 dollars du brut au mois d'août au début de la crise financière illustre selon lui le poids des spéculateurs: "les fonds d'investissement se sont retirés" à ce moment-là, craignant une récession, avant de revenir massivement sur le marché.D'autant qu'en période d'incertitude économique, l'or noir est devenu une valeur refuge, à l'instar de l'or, et surtout le moyen de se couvrir face à la baisse du dollar.
Un avis partagé par Pierre Terzian, de la revue Pétrostratégies, pour qui "le marché est totalement dominé par les financiers". Le risque de pénurie ne peut justifier les prix actuels, selon lui, car la capacité de production non-utilisée de l'Opep était en 2005 de seulement 0,5 million de barils par jour (mbj), et qu'elle est aujourd'hui de 3,5 (mbj), "soit sept fois plus alors que les prix ont doublé".
"L'offre, la géopolitique et la spéculation jouent tous dans le sens d'une hausse, résume David Kirsch, du cabinet PFC Energy, même si pour lui l'approvisionnement du marché "ne justifie pas un baril à 100 dollars".
Note de P&P : Donc ces mêmes spéculateurs (banques, fonds d'investissements, grosses fortunes,...) qui ont mis sur la paille des millions d'étasuniens à travers leurs délires spéculatifs sur l'immobilier, jouent maintenant avec les dépenses de milliards d'êtres humains qui voient leurs coûts de transport, leurs coûts de chauffage mais aussi le coût de tous les produits impliquant l'utilisation de pétrole (c'est à dire 99% des produits dont nous avons besoin) exploser.
00:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sub prime, pétrole, inflation, spéculation, banques, AIE, flambée


