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25/11/2009

Des lingots d’or fourrés au Tungstène dans le système financier international?

24h Gold

“Gold Finger –Du nouveau dans l’opération Grand Schlem avec une touche de tungstène”

J’ai déjà parlé d’irrégularités dans les contrats d’or physique qui ont eu lieu à Londres, en Angleterre, au cours de la première semaine d’octobre 2009. En particulier, les contrats impliquant au moins une banque centrale [La Banque d’Angleterre] pour résoudre les problèmes de livraison des contrats de J.P. Morgan et Deutsche Bank, qui n’auraient pas eu l’or qu’elles avaient vendu à découvert et qu’elles s’étaient engager à livrer. devaient livrer pour respecter leurs contrats. Au même moment, j’avais rapporté deux choses inhabituelles :

1] -des irrégularités dans la publication des listes de lingots du fonds ETF-GLD-or daté du 25 sept-14 oct. ou la liste des barres est passée de 1 381 pages à moins de 200 pages et puis est remontée à 800 pages environ.

2] -des rapports établissant que des barres d’or de 400 onces provenant de “good delivery” [bonne livraison] étaient en fait des briques de tungstènes plaqués-or dans les limites territoriales des coffres certifiés par la LBMA à Hong Kong.

Pourquoi le tungstène?

Si quelqu’un se demandait comment fabriquer de fausses barres d’or, le tungstène à environ 10 $ la livre serait un bon choix parce qu’il a exactement la même densité que l’or, rendant ainsi un faux lingot « trafiqué » au tungstène indissociable d’une vraie barre d’or par une simple pesée.

Malheureusement, il y a plus de détails sordides à relater.

Quand la nouvelle des barres d’or “trafiquées au tungstène” a surgi à Hong Kong, beaucoup de gens ont automatiquement supposé que celles-ci avaient été fabriquées en Chine, parce que la Chine est généralement perçue comme la « capitale de la contrefaçon dans le monde ».

Et maintenant voici ce qui se serait réellement passé, d’après l’analyse que j’ai faite des informations qui m’ont été transmises :

La quantité de barres d’or “trafiquées au tungstène” en question serait en fait comprise entre 5 600 et 5700 lingots de 400 onces « Good Delivery », donc certifiées. [à peu près 60 tonnes métriques]

Tout cela a été apparemment brillamment orchestré par une opération criminelle bien financée.

Quelques heures seulement après que ce plan ait été identifié, les officiels chinois avaient mis un certain nombre de suspects en garde à vue.

Et voici ce que les chinois auraient découvert:

Il y a environ 15 ans – sous l’administration Clinton [pensez Robert Rubin, Sir Alan Greenspan et Lawrence Summers] entre 1,3 et 1,5 millions de briques de tungstène de 400 onces auraient été fabriquées par une raffinerie ultra sophistiquée aux Etats-Unis [plus de 16 tonnes métriques]. Par la suite, 640 000 de ces barres de tungstène auraient reçu un plaquage en or et auraient ÉTÉ transportées à Ft. Knox où elles y seraient restées.

Mes sources possèdent des copies des documents originaux de transport avec la date et le poids exact des barres de « tungstène » transportées à Ft. Knox.

Le surplus de ces 1,3 à 1,5 millions de barres de 400 onces de tungstène aurait aussi reçu un plaquage puis aurait été “vendue” sur le marché international.

En conséquence et apparemment le marché mondial serait littéralement “farci » de barres de 400 onces trafiquées.

Peut-être faudrait il même se demander si les Indiens ont été malins d’acheter 200 tonnes auprès du FMI .

Un train qui déraille au ralenti

Une obscure nouvelle publiée à l’origine dans le N.Y. Post [rédigée par Jennifer Anderson] fin janvier 2004 m’est toujours restée à l’esprit.

Le Procureur Général enquête sur un directeur du NYMEX- Manhattan, New York, bureau du procureur de district, Stuart Smith

Divers- Brève- 2 fév. 2004

« Le bureau du procureur du district de Manhattan enquête sur une personne haut placée au New York Mercantile Exchange. Des sources proches de la bourse disent que Stuart Smith, Senior Vice Président des opérations de la bourse, a reçu un ordre de perquisition provenant du bureau du procureur du district la semaine dernière. Les détails de l’enquête n’ont pas été révélés mais un porte-parole du NYMEX a dit que cela n’était lié à aucun des marchés d’échange. Elle a décliné tout commentaire, sinon qu’aucune charge n’avait été portée. Un porte-parole du procureur du district s’est également refusé à tout commentaire ».

Les bureaux du Senior Vice Président des Opérations –NYMEX- est l’endroit où vous devriez aller pour trouver des documents [numéro de série et fondeur d’origine] de chacune des barres d’or délivrées physiquement à la bourse. Ils ont l’obligation de conserver ces documents. Ces documents précis devraient prouver l’origine de tout l’or physique à la bourse et donc « prouver » que les quantités d’or en question ne peuvent pas provenir des mines américaines parce que les quantités provenant de fondeurs US seraient certainement plus vastes que la production minière domestique.

Nous n’avons jamais su ce qui est arrivé à ce pauvre Stuart Smith –après que ses bureaux aient été « envahis » mais il a pris un congé administratif du NYMEX et on n’en a plus entendu parler depuis. De manière surprenante [ou peut-être pas], il n’y a jamais eu de suivi de la part des média concernant l’histoire à l’origine et le niveau NUL de poursuites provenant du bureau du Procureur général du district Morgenthau qui avait mené la perquisition.

Doit-on croire que les bureaux du NYMEX ont été perquisitionnés et le Sr. Vice-président des opérations s’est retiré…et tout cela pour rien ?

Ces révélations pourraient éventuellement et également fournir un nouveau niveau d’analyse expliquant pourquoi Rothschild est sorti du marché de l’or en 2004 :

« Londres, 14 avril 2004 (Reuters) –NM Rothschild & Sons Ltd, l’unité basée à Londres de la Banque d’investissement Rothschild se retire des activités de négoce des matières premières, y compris l’or à Londres alors qu’elle audite ses opérations, nous communique-t-elle ce mercredi. »

De manière intéressante, Bill Murphy du GATA a spéculé là-dessus en 2004 : Pourquoi Rothschild sort il de ce business à ce moment précis ? « IL Y A UNE PIECE MANQUANTE; ILS SONT AU COURANT D’UN GROS SCANDALE SUR L’OR ET ILS NE VEULENT PAS EN FAIRE PARTIE...”

BILL MURPHY, LEMETROPOLE CAFE, 18 AVRIL 2004

Par coïncidence [peut-être pas?] l’ETF GLD commencé à êtré négocié le 12 novembre 2004

A la lumière de ce qui s’est passé –concernant le fond ETF, GLD –après avoir réexaminé leur prospectus une nouvelle fois, il serait possible de penser que l’ETF GLD aurait été créé dans le but de détourner les investissements en dollars d’investissements dans l’or physique et de un leurre, un ezatz, un substitut fourre tout et surtout une destination potentielle pour des “barres trafiquées au tungstène” qui ne verraient ainsi jamais la lumière du jour, cachés derrières les “boucliers” juridico-énigmatiques de ses statuts :

Extrait du prospectus de GLD page 11

http://www.spdrgoldshares.com/media/GLD/file/SPDRGoldTrus...

«  Les lingots alloués au trust (…) peuvent ne pas être équivalents au standard de la London Good Delivery et (… ) , le Trust peut être sujet à une perte.Ni l’administrateur, ni le curateur ne confirment indépendamment la finesse des barres d’or allouées au trust en liaison avec la création du panier. Les lingots d’or exigés par les standards du LBMA pour les lingots délivrés en raison d’un contrat d’or ou les London Good Delivery Standards, les standards exigés par le trust. Si l’administrateur émet cependant un panier contre un or de cette qualité, et que le curateur n’est pas en mesure de satisfaire à son obligation de créditer le Trust du montant de la déficience constatée, le trust peut être sujet à une perte ».

La Fed a aussi été prise en flagrant délit de mensonge :

Patrick Heller de Liberty Coin a écrit récemment:

Un peu plus tôt cette année, le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA) a déposé une seconde requête sous l’égide du Freedom of Information Act (FOIA) au Système de Réserve Fédéral pour obtenir des documents de 1990 en relation avec les swaps d’or, l’or swapé ou les swaps d’or proposés.

Le 5 août, la Réserve Fédérale a répondu à cette FOIA en ajoutant deux documents à ceux déjà fournis au GATA en avril 2008, suite à une FOIA précédente. Ces documents ont totalisés 173 pages dont de nombreux passages édités (couverts afin d’omettre des sections du texte). La réponse de la Fed notait aussi qu’il y avait 137 pages de documents non transmis qui étaient exclus de l’obligation de transparence.

Le GATA a fait appel de cette disposition le 20 août. L’appel demandait davantage de détails afin de déterminer la validité et la légitimité de ce droit à l’exemption et une explication de certains documents comme celui posté par la Réserve Fédérale sur son site internet qui évoque des gold swaps non inclus dans les documents communiqués le 5 août.

Le 17 septembre 2009 une lettre du Système de Réserve Fédérale sur papier à en-tête, du Gouverneur de la Réserve Fédérale Kevin M. Warsh a refusé en bloc la demande en appel du GATA. Le texte de la lettre complète peut être examiné sous le lien suivant : http://www.gata.org/files/GATAFedResponse-09-17-2009.pdf....

« Le premier paragraphe de la troisième page est le plus révélateur. Warsh écrit: “Concernant votre appel, je confirme que les informations qui vous ne vous sont pas dévoilées en raison de l’exemption 4 sont des informations confidentielles commerciales ou financières liées à des opérations de la Banque de Réserve Fédérale qui ont été obtenues dans le sens de l’exemption 4. Ceci inclut des informations liées aux arrangements de swaps avec les banques étrangères pour le compte du Système Fédéral de Réserve et n’est pas le type d’informations généralement rendues publiques. Ces informations ne vous donc pas été communiquées avec raison. »

Ce paragraphe sera probablement l’une des plus histoires les plus importantes de l’année.

Bien que cela ne soit pas dit platement, ce paragraphe admet que la Fed s’est engagée par le passé, et est peut-être actuellement engagée, dans le commerce des gold swaps. La lettre de Warsh contredit les affirmations précédentes de la Fed auprès du GATA qui réfutaient tout engagement passé de la Fed dans les swaps-or pendant la période allant du 1er janvier 1990 à nos jours.

[Peut-être de manière plus importante], voici la seconde FOIA du GATA concernant la demande sur les swaps or de la Réserve Fédérale. Les 173 pages de documents reçus en réponse à la seconde FOIA portent tous une date précédent la requête de 2007 ce qui signifie qu’ils auraient du être rendus publics en réponse aux demandes de FOIA d’avant 2007. Ceci établi la probabilité que la Réserve Fédérale a échoué à rechercher adéquatement ou à divulguer les documents pertinents. De plus, la réponse de la Fed admet qu’elle possède des copies des documents pertinents qui sont apparus pour la première fois sur le site web du Département du Trésor mais a omis de les porter à la connaissance du public dans ses réponses aux FOIA.

Maintenant que le Gouverneur de la Réserve Fédérale Warsh a admis que la Fed a menti par le passé sur les implications de cette dernière dans l’or, il devrait être clair pour tout le monde que la Fed ment sur la véritable nature des secrets qu’elle détient

Rob Kirby

KirbyAnalytics.com

26/10/2009

Une taxe sur les banques votée à l'Assemblée... par erreur !

"Oups!" fait le député UMP qui s'est trompé de bouton... "Gloups!" fait l'Assemblée qui devra revoter.

Surtaxe de 10% sur les bénéfices des banques

On a eu chaud, les amis. Rendez-vous compte, un amendement pirate (à l'initiative de l'ultragauche anarcho-autonome ? La SDAT mène l’enquête…) qui instaurait une surtaxe de 10% sur les bénéfices des banques aidées par l'Etat pour la seule année 2010... a failli être voté, vendredi. Branle-bas de combat au ministère de l'Economie : les députés se rebiffent contre le gouvernement. Une rébellion parlementaire, que dis-je, une révolution !

Sabreur chambré

En fait, l'amendement du socialiste Didier Migaud au projet de budget 2010 a bel et bien été voté. Par 44 voix contre 40, malgré l'opposition de Christine Lagarde. Certains députés de la majorité ont d'ailleurs ouvertement soutenu l'amendement. Mais quelques instants après le scrutin, un député UMP a avoué avoir malencontreusement visé le bouton "pour", alors qu’il souhaitait voter "contre". La tuile ! Ironie du sort, le fautif n’est autre que Jean-François Lamour, escrimeur-sabreur de grand doigté plusieurs fois sacré champion olympique et unanimement reconnu pour la précision de ses touches. Son vote, ce jour là, comptait double. Vraiment pas de chance.

Vent de révolte

L'amendement avait pourtant été voté en Commission des Finances avec l'aide de la majorité (20 voix contre 11, dont 5 de la droite, selon Liberation.fr). Mais Christine Lagarde a d'ores et déjà annoncé qu'il s'agissait d'une "erreur technique", qui se devait d'être réparée. Dès lundi matin, un nouveau vote aura lieu. Ouf ! Les banques respirent... comme les patrons, après que les députés se soient finalement couchés devant le ministère de l'Economie tancé par le MEDEF, jeudi, au sujet de la réforme de la taxe professionnelle que les élus locaux, de la majorité comme de l'opposition, ont de plus en plus de mal à accepter. Le vice-président de l'Assemblée nationale, Marc Laffineur (UMP), s'est d'ailleurs déclaré "scandalisé de voir que le Medef ne défend plus l'industrie".

Le groupe UMP au bord de la crise de nerfs...

[Mise à jour 15h : Seuls deux députés UMP ont voté en faveur de l'amendement, Jean-François Lamour et Geneviève Colot, alors que cinq d'entre eux l'avaient validé en Commission des Finances. Selon l'AFP, les deux se seraient trompés. Samedi matin, le député PS Jérôme Cahuzac ironisait sur "l'acte manqué" de M. Lamour, qui semblait favorable à la taxe sur les banques lors de son intervention dans l'hémicycle]

Article original : Les mots ont un sens

26/05/2009

Indice Case shiller - mars 2009 (publié en mai)

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24/02/2009

Pantouflage de Pérol: le gros mensonge de Sarkozy

Contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, la commission de déontologie ne s'est pas prononcée sur la nomination du conseiller de l'Elysée à la tête du futur groupe Banque populaire - Caisse d'épargne.

Nicolas Sarkozy a manifestement quelques soucis avec la déontologie. Depuis Rome, lors du sommet franco-italien, le président de la République a déclaré devant la presse que la future nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, à la tête du groupe Caisse d’épargne/ Banque Populaire ne posait pas de «problème» aux yeux de la commission de déontologie.

Cette dernière est censée se prononcer en cas de pantouflage, c’est-à-dire de départ d’un fonctionnaire vers le privé pour vérifier qu’il n’existe pas de conflits d’intérêts potentiels. D’après Sarkozy, cette commission de déontologie «a donné son point de vue, et son point de vue a été communiqué aux deux banques. Il sera rendu public et vous verrez qu’une fois de plus c’est la différence entre une polémique et un problème, de problème il n’y en a pas».

Il semble que le président de la République prenne ses rêves pour la réalité. Car ladite Commission n’a pas été saisie du cas Pérol. Et ne s’est pas réunie pour en discuter. «On n’a jamais évoqué le cas de François Pérol, assure un membre de la commission, puisque notre prochaine réunion est prévue pour le 11 mars».

A l’Elysée, un porte-parole tente de rattraper le coup en expliquant que «la commission ne s’est pas encore réunie, mais elle a émis un avis "off", positif, qu’elle a communiqué aux banques. C’est ce qui se passe dans les cas d’urgence».

En réalité, il semble bien que cette procédure d’urgence soit totalement inconnue: «Cela fait des années que je siège à cette commission, et à ma connaissance une telle procédure n’a jamais été convoquée». Interrogé par Libération, le président de la commission de déontologie Olivier Fouquet n’a pas souhaité répondre à nos messages. Quant aux banques, elles refusent de dire si elles ont ou non reçu le fameux avis off, de la commission. Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de problème…

 

Article original : Libération.

10/10/2008

Ponérologie bancaire

Paris 10/10/2008 à 12:58

La branche assurances de Fortis,  sauvée lundi par le rachat de BNP-Paribas  , a invité 50 personnes à participer à un "événement culinaire" vendredi dans l'hôtel le plus cher de Monaco, pour une note de 150.000 euros, selon le quotidien belge De Morgen . Le déjeuner, qui réunira surtout des courtiers indépendants, est organisé au très renommé trois étoiles du Guide Michelin, le Louis XV de l'Hôtel de Paris Monte-Carlo, le plus cher de la Principauté. Selon le guide de voyages Lonely Planet, le prestigieux restaurant abrite la plus grande cave à vins du monde, avec quelque 250.000 bouteilles, "pour la plupart impayables". Un repas y atteint rapidement 300 euros, alors qu'une nuit à l'Hôtel de Paris coûte de 500 à 1.000 euros en basse saison.

Essentiellement des courtiers indépendants

"Quelques membres de la direction seront présents, mais le groupe consistera essentiellement en des courtiers, des intermédiaires externes", se défend un porte-parole du bancassureur belgo-néerlandais. Selon lui, l'événement est prévu depuis des mois et s'inscrit dans le cadre d'actions commerciales habituelles.

L'assureur américain AIG, qui a dû accepter sa quasi-nationalisation à la mi-septembre, a été critiqué jusqu'à la Maison-Blanche pour avoir dépensé peu après de folles sommes dans un luxueux complexe hôtelier en Californie. Il s'est justifié mercredi en expliquant que ce séjour avait été offert à des courtiers indépendants, et non à des dirigeants du groupe.

Article original : Le Point


Note de P&P : Ces deux anecdotes illustrent l’ineptie des plans de « sauvetage » initiés aux Usa ou en Europe. L’argument invoqué est l’injection de fonds dans le système bancaire afin de le capitaliser et de relancer l’ouverture de prêts.

Rien n’est plus éloigné de la réalité. Les banquiers savent que les fonds injectés ne permettront jamais de redresser la barre vu leurs taux d’exposition et la dégringolade de leurs investissements, que ce soit dans l’immobilier, les actions ou les fameux produits dérivés.

Suivant une logique psychopathique désormais bien connue, les banquiers entretiennent les peurs en invoquant et en exagérant les conséquences dramatiques qu’aurait un blocage du système de crédit alors qu’ils savent pertinemment que ces plans de sauvetage ne changeront rien à cette situation, bien au contraire puisqu’en plus de la faillite des banques ces plans entraîneront la faillite des nations.

In fine, cet argent public vient remplir un peu plus les poches des dirigeants et des actionnaires de nos (très) chères banques.

Le contribuable, comme à l’habitude, est le dindon de la farce. Suite aux spéculations au mieux délirantes, au pire malhonnêtes de ces mêmes banquiers, la valeur de ses biens immobiliers plongent, il n’est plus en mesure de contracter un quelconque prêt (étudiant, immobilier, consommation, …), il voit son argent perdre de la valeur de jour en jour, le spectre du chômage devient plus palpable, la vie plus chère et s’il dispose d’un prêt à taux variable, ses mensualités ne cessent d’augmenter.

Comme si cela n’était pas suffisant, le contribuable finance également le train de vie pharaonique des banquiers, ceux-là même qui ont plongé nos pays dans la crise actuelle.

En plus d’engraisser les banquiers de France et de Navarre, ces « plans de sauvetage » mènent les nations tout droit vers la faillite, comme en Islande par exemple.

Une fois que la faillite d’une nation est prononcée, celle-ci et en particulier ses citoyens, deviennent les esclaves des créanciers : les banques centrales privées et quelques banques d’initiées.

Ce petit groupe traverse étonnamment bien la crise en ayant acheté de l’or avant sa hausse, en spéculant sur la baisse des indices boursiers et de l’immobilier pour la simple et bonne raison qu’il est l’initiateur de la crise actuelle.

Si vous avez encore des doutes sur le caractère délibéré de cette crise, il vous suffit de suivre les performances de la banque Rothschild, je vous jure sur la tête de Sarkozy que celle-ci ne fera pas faillite, bien au contraire.

Ces quelques initiés vont racheter à vil prix les banques exsangues qui n’étaient pas dans la confidence et prendre le contrôle des nations faillitaires, donnant naissance à une dictature internationale dirigée par quelques méga banques.

La situation des pays qui ont été « sauvés » par le FMI nous donne une petite idée du type de régime qui va émerger. Seulement un petit aperçu, car la crise asiatique de 97 ou la faillite de l’Argentine n’avaient aucunement l’ampleur de la crise actuelle, des banques avaient survécu, les pays frontaliers étaient en bonne santé, les Etats avaient pu renégocier leur dettes, l’intervention du FMI avait été transitoire.

Comme annoncé par P&P depuis près d’une année, le seul placement qui fasse encore sens est l’or physique. Mais il ne reste que quelques jours pour prendre des dispositions.

A ce jour, il n’y a quasiment plus de lingots et de pièces d’or à la vente et le cours de l’or ne pourra plus être manipulé bien longtemps.

En effet malgré une énorme demande, le prix de l’or n’augmente que modérément. Cette décorrélation provient (encore des toujours) des spéculations menées sur le marché de l’or papier (Comex et futures en particulier).

Ce décalage devient plus intenable et d’ici quelques jours, ou quelques semaines au maximum, le marché de l’or papier s’écroulera, entraînant avec lui l’explosion du prix de l’or.

En outre, il est probable que les « grandes » nations s’accordent pour étalonner à nouveau la valeur de leurs monnaies sur celle de l’or afin d’éviter que leurs devises plongent jusqu’à des profondeurs abyssales.

L’explosion de la demande d’or physique, l’écroulement du marché de l’or papier et le possible étalonnage de devises majeures sur l’or font qu’à minima, la valeur de l’or sera doublée avant la fin de l’année.

Cette hausse devrait être très soudaine et constituera une dévaluation à peine déguisée des devises majeures.

Pour ceux qui envisagent d’acquérir de l’or il est donc nécessaire de le faire dans les meilleurs délais pour des raisons d’épuisement des stocks et d’explosion imminente des cours.

En outre, il serait sage de ne pas stocker son or physique dans des coffres de banques pour deux raisons : d’une part, rien ne dit que la banque hôte soit encore là demain, et d'autre part, l’Histoire nous apprend qu’en temps de crise, les nations ont déjà imposé le rachat de l’or des citoyens (à vil prix, bien entendu).

06/10/2008

L'argent dette, où comment "naît" l'argent

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LA CREATION MONETAIRE NOUS APPARTIENT

Extrait de Bankster: Tout argent ‘naît que dès lorsqu’il est emprunté’. L’argent n’existe pas jusqu’à ce que quelqu’un l’emprunte. C’est de ‘l’argent basé sur une dette’, par conséquent ce n’est pas vraiment de l’argent puisque le véritable argent est basé sur une substance – l’or, l’argent, etc. Si l’« argent » naît que dès lors qu’il est emprunté, alors cela signifie qu’il n’existe pas. Ainsi, où est l’« intérêt » ? Il n’existe pas. Comment peut-il être payé ? Il ne peut pas être payé parce qu’il ne fait pas partie de ce qui est créé. Il n’existe simplement pas. La monnaie que nous employons est basée sur notre futur travail que les gouvernements (politiciens) ont promis aux banquiers. De futures générations sont déjà contraintes à payer une dette qui n’existe pas. Pour comprendre L'Argent Dette, nous vous proposons de visionner un documentaire animé, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon qui explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE avec une bande son française et des termes compréhensibles par tous !

99% de la population ignore encore le processus de création monétaire. Ainsi lorsque vous l'aurez assimilé à votre tour, soyez certain de bien faire la distinction entre les répercussions privées et publiques de ce système. Utiliser un systeme d'argent dette pour nos investissements privés, nous le faisions à notre insu jusqu'a maintenant. Le fait que les états européens aient décidé d'abandonner récemment le droit régalien des peuples de battre leur monnaie et ceci sans leur consentement est autrement plus inquiétant. (A noter tout de meme que d'un point de vue privé, l'absence de pleine divulgation et d'égale contrepartie sur le contrat de prêt bancaire peut apparaitre comme frauduleux)

Extrait de FauxMonnayeurs.orgDepuis 1973 et en application depuis 1974, puis entériné par l'article 104 du traité de Maastricht et finalement transposé dans l'article 123 du traité de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen et ceci pour tous les états européens. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur une montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre.Comment peut-on perdre à ce point le plus élémentaire bon sens pour vouloir légitimer le fait qu’un Etat paye un intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de sa propre monnaie, qu’il pourrait émettre lui-même, sans intérêt ? 

La réponse(hypothèse actuelle) semblerait se situer dans le fait que bon nombre de haut fonctionnaires, ministres ou anciens ministres siègent ou ont siégés au conseil d'administration de banques privées (voir aussi 'le choix de la défaite' sur notre page videos). Nous voila dans un esclavagisme moderne grâce à la haute trahison de nos élus qui cherchent désespérement des solutions "pansements" aux conséquences du SEUL problème qu'ils ont eux même instauré par décret dans le plus grand silence et sans la moindre concertation ils ont vendu TOUS nos biens, nos propriétés, nos corps et ceux de nos enfants a des banquiers privés.

Source : http://www.bankster.tv/

31/08/2008

La passe de dix.

L'agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires (FDIC) a annoncé vendredi la fermeture d'Integrity Bank, la dixième banque des Etats-Unis à déposer son bilan cette année dans le sillage de la crise du crédit. La banque d'Alpharetta, en Géorgie, avait 1,1 milliard de dollars d'actifs et 974 millions de dollars de dépôts à la date du 30 juin, a précisé la FIDC. Regions Bank of Birmingham, en Alabama, a accepté de payer une prime de 1% pour racheter tous les dépôts et reprendre environ 34,4 millions des actifs d'Integrity. Cette faillite devrait coûter entre 250 millions et 350 millions de dollars au fonds d'assurance des dépôts de la FDIC.

Source : Le JDD

Note de P&P : A noter que la FDIC n'assure les dépôts que jusqu'à hauteur de 100.000 dollars. Cela signifie que si vous aviez épargné 300.000 dollars, vous avez perdu deux tiers de vos économies dans ce naufrage bancaire.

On pourrait se dire qu'un tel drame ne touche que quelques privilégiés. Qui en France dispose d'autant d'épargne ? N'oublions pas que nos cotisations retraite, maladie, sécurité sociale, chômage sont directement ponctionnées sur nos salaires.

Aux Etats-Unis ces prélévements sont nul ou minimes, à chacun de créeer ses propres réserves pour faire face à de telles éventualités. Sachant cela, un salarié, sans être spécialement fortuné atteint au bout de quelques annéees d'efforts 100.000 dollars d'épargne.

07/08/2008

La cruelle vérité : comment payer l’université

Imaginez que vous soyez une femme de 24 ans, diplômée de l’université avec plus de 65 000 dollars de dettes.

A ce stade vous recherchez un premier emploi qui – si vous avez la chance de le trouver – pourrait vous rapporter 40 000 dollars par an.

Et vous vous trouvez coincée, avec des paiements mensuels de près de 600 dollars sur vos emprunts consolidés.

Ces remboursements représenteront plus du quart de votre paie, chaque mois, et ceci pendant 20 ans.

Est-ce que cet enseignement universitaire en vaut la peine ?

C’est une question que nombre de parents et d'enfants se posent, tandis que les coûts universitaires continuent d'augmenter deux fois plus vite que l’inflation.

En 2007-2008, le coût global moyen d'un enseignement universitaire privé est de 32 307 dollars par an. Dans une école publique, la moyenne est de 13 589 dollars par an. Nombre d’écoles coûtent beaucoup, beaucoup plus cher.

Étant donnés les temps économiques difficiles et les taux d’intérêt relativement hauts des prêts étudiants, il ne faut pas s’étonner que ces familles s’interrogent sur les coûts.

En moyenne, les diplômés de l’université gagnent 1 million de dollars de plus dans leur vie que ceux qui sortent juste du lycée – en supposant qu’ils continuent à travailler durant toute leur vie. Mais le fardeau immédiat des prêts étudiants va demander une réflexion ardue dans les semaines qui viennent.

C’est l’époque de l’année où les candidats à l’université reçoivent leurs formulaires d’admission – et les courriers, désormais tout aussi importantes proposant des aides financières. Ces documents renseignent la famille au sujet du montant qu'elle doit s'attendre à devoir débourser, selon les chiffres basés sur la Free Application for Federal Student Aid (FAFSA).

Le dossier comprend également une liste des types d’aide que l’école est susceptible d'offrir à l’étudiant.

On trouvera certainement une combinaison de bourses directes et de bourses d’étude, de programmes travail-études, et de prêts étudiants fédéraux.

Mais il peut y avoir encore un écart.

Peut-être la famille ne peut-elle pas contribuer aux frais demandés. Peut-être l’école n’offre-t-elle pas assez d’aide financière.

Ce n’est pas juste le coût direct de l’école, mais c’est la différence qui est importante.

Sur CollegeAnswer.com, figure un outil en ligne pour analyser et comparer les offres d’aide financière, ce qui sans cela peut représenter un vrai casse-tête. Ce site vous fera aussi parcourir la procédure pour comprendre la lettre d’attribution et prendre une décision fondée sur des comparaisons.

Quelque chose de capital : Si vous avez décidé d’accepter l’aide, faites-le savoir immédiatement à l’école. Puis allez voir les prêteurs suggérés par l'établissement – ou d’autres – pour sécuriser vos emprunts « Stafford ».

De nombreuses institutions financières, en difficulté par rapport aux taux de crédits, réduisent les fonds disponible pour les prêts étudiants fédéraux. Votre demande de prêt peut avoir été validée, mais c’est à vous qu'il appartient de contacter directement la banque, de vous occuper des formalités administratives, et enfin de finaliser la transaction.

Quand l'aide n’est pas suffisante

Par contre, que faites-vous si vous recevez cette lettre et que l’aide financière proposée n’est pas suffisante ?

Plusieurs voies se présentent. Tout d’abord, si les circonstances financières de la famille ont changé, pour raison de perte d’emploi, par exemple, il est important de réviser votre FAFSA – et de contacter le bureau d’aide aux étudiants pour les avertir de tout changement de situation. Vous pouvez être en mesure de recevoir une aide d'un montant supérieur...

Si le manque d’aide a un impact négatif et rend l’inscription impossible, l’expert en aide financière Reecy Aresty de Paylessforcollege.com conseille aux étudiants d’écrire une lettre polie à l’école, demandant une aide additionnelle. Il suggère d’écrire au lieu de téléphoner, il sera donc plus difficile pour leur administration de vous ignorer.

Aresty conseille que vous demandiez de « l’aide », pas de « l’argent ».

Sa règle : « Si vous ne demandez pas, vous n’aurez pas ! »

Un autre site Internet utile est SimpleTuition.com, qui peut vous aider à trouver la solution idoine à travers les alternatives mentionnées dans la lettre initiale.

Parmi ces alternatives « bouche-trou » : prêts privés pour étudiants, prêts ADDITIONNELS accordés aux parents, ou des prêts sur valeur nette de la propriété immobilière, si vous y êtes éligible. Vous pouvez en réalité chercher et comparer les fournisseurs de prêts étudiant privés sur leur site, y compris les taux et autres renseignements sur BankingMyWay.com.

Les taux d’intérêt ont un nouvel impact

Commençant cette année, les prêts « Stafford » ont un taux fixe de 6,8% pour la durée du prêt. Les prêts PLUS aux parents ont un taux fixe de 8,5%. Les nouveaux prêts « Stafford » contractés après le 1er juillet ont un taux de 6%.

(Il est honteux que le Congrès ait décidé de « fixer » les taux au moment où la Réserve Fédérale commençait à en réduire le montant. Les prêts étudiants sont maintenant relativement plus chers que les années précédentes, ajoutant encore au coût pour intégrer une université.)

Cela en vaut-il la peine ?

Cela dépend du fardeau que l’étudiant et la famille veulent porter. Il peut y avoir certainement des alternatives moins chères, comme les universités communautaires, les universités en ligne et les cours du soir.

Vous seul pouvez décider si votre enseignement vaut la charge financière induite. Mais le moment pour y penser est avant que vous ne vous trouviez pris dans le piège du prêt-étudiant. Et ceci est la Cruelle Vérité.

Terry Savage est une experte en finances personnelles et apparaît aussi comme commentatrice à la télévision nationale sur des questions liées à l’investissement et aux marchés financiers. Sa colonne sur les finances personnelles dans le Chicago Sun-Times est diffusé au niveau national. Elle a été la première femme courtier au Chicago Board Options Exchange et elle est une conseillère en investissement accréditée pour les actions et contrats à terme. Savage a actuellement le poste de directrice de la Chicago Mercantile Exchange Corp.

Article original : Futur Quantique.

 

Note de P&P : Le formidable système libéral étasunien tant adulé par notre cher président propose donc à ses citoyens de s'endetter pour 20 ans avant même de commencer leurs vies professionnelles.

Malheureusement les évolutions économico-financières actuelles ne devraient pas arranger cette triste situation.

En effet d'une part les taux d'intérêts vont continuer à monter afin de juguler l'hyperinflation qui mine l'économie étasunienne (bien que cette mesure soit vaine dans la mesure où la Fed créé en parallèle des tonnes de dollars) mais surtout la situation quasi faillitaire de la plupart des banques étasuniennes rend la disponibilité de crédits de plus en plus faibles.

Après avoir douloureusement impacté le marché des prêts immobiliers, le "credit crunh" touche désormais les secteurs des prêts étduiants et des prêts industriels.

Pour ceux qui auraient encore des réserves (!) concernant la situation du système bancaire étasunien, il est intéressant de noter que quelques jours seulement après la faillite d'Indymac, plus grosse faillite bancaire depuis 24 ans, First Priority Bank of Bradenton vient de fermer ses portes et constitue la 8e faillite bancaire de l'année aux USA.

Inutile de chercher des articles en français sur la faillite de First Priority ou sur la série de 8 faillites qui vient de secouer le secteur bancaire étasunien, il n'y en a pas.

D'ailleurs il est tout aussi inutile de s'inquiéter, tel le nuage de Tchernobyl, la crise économico financière n'oserait passer la frontière française, je vous le jure sur la tête d'André Maginot !

30/07/2008

Freddie Mac et Fannie Mae sont dans un bateau...

WASHINGTON (Reuters) - Le Congrès américain a approuvé samedi un plan massif de sauvetage du marché immobilier résidentiel prévoyant un soutien d'urgence aux organismes américains de refinancement du crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac

Le plan instaure un fonds de 300 milliards de dollars pour aider les accédants à la propriété en difficulté.

Un porte-parole de la Maison blanche a indiqué que le président George Bush signerait cette loi dans la mesure où elle est nécessaire pour trouver une solution à la crise, la pire que traversent les Etats-Unis depuis la Grande dépression des années 1930.

Le texte, approuvé mercredi par la Chambre des représentants ou samedi par le Sénat, offre des allègements fiscaux pour encourager les achats immobiliers, instaure un système national de licence pour les compagnies de prêts hypothécaires et attribue quatre milliards de dollars aux autorités locales pour l'achat et la réparation de maisons qui ont fait l'objet de saisies dans des communautés durement touchées par les saisies et par la chute des prix de l'immobilier.

Source : Yahoo News, Kevin Drawbaugh et Patrick Rucker, version française Nicole Dupont

Note de P&P : L’intitulé de cette nouvelle loi « plan massif de sauvetage du marché immobilier résidentiel » laisse à penser que la marionnette Bush et les néolibéraux qui l’agitent frénétiquement ont finalement une once d’humanité et que face à l’immense précarité qui accable des dizaines de millions d’Etasuniens ils ont décidé d’initier un vaste mouvement de solidarité.

Que nenni, les citoyens continueront à voir leurs propriétés saisies, leurs dettes maintenues voire augmentées et leurs emplois délocalisés.

Ce financement public constitue tout simplement une injection massive de l’argent des contribuables dans des institutions privées.

En fait de 1938 à 1968, Fannie Mae et Freddie Mac (FM) étaient des monopoles publics qui garantissaient les crédits immobiliers des citoyens étasuniens.

En 1968, le délicieux Lyndon Jonhson a privatisé ces deux organismes qui continuent à assurer les prêts contractés par des particuliers en échange du paiement d’une prime d’assurance.

En plus de ces primes ces deux oligopoles ont fait leurs choux gras (Freddie Mac prenait la 50e place dans le classement Fortune 500 de 2007) en émettant des obligations regroupant les prêts qu'ils assuraient (RMBS).

Au début des années 2000, toutes deux avaient déjà été condamnées par la justice étasunienne pour avoir maquillé leurs résultats comptables à la manière de la tristement célèbre ENRON.

La chute de l’immobilier met ces deux acteurs dans une situation inconfortable. Prenons un exemple simple : un couple californien achète une maison à 500.000 dollars en 2005, son prêt bancaire de 500.000 dollars est assuré par l’un de ces organismes. En 2008, ce couple ne peut plus rembourser son prêt (licenciement suite aux délocalisations incessantes, explosions des mensualités variables), FM qui a garanti le prêt doit alors 500.000 dollars (plus ou moins les intérêts et les premières mensualités versées) à la banque prêteuse mais entre temps le marché immobilier californien a perdu 40%. Le couple se retrouve à la rue et la propriété est vendue aux enchères pour 300.000 euros. FM doit donc encore 200.000 euros à la banque.

Les dirigeants de FM se sont bien engraissés pendant les années folles de l’immobilier mais ils ont constitué de bien faibles réserves (Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5.200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit près de 50% de l'encours de crédit immobilier américain.).

Pourtant la crise immobilière US continue de s’aggraver, l’indice Shiller du prix de l’immobilier publié ce 29 juillet fait état d’une baisse des prix de 16% par rapport à mai 2007. C’est la chute annuelle la plus forte enregistrée depuis la création de cet indicateur en 2001, plus importante encore que la baisse de 15.3% enregistrée entre avril 2007 et avril 2008.

Au milieu de cette débâcle le gouvernement étasunien injecte 300 milliards de dollars dans ces deux organismes. Concrètement Bush utilise les finances publiques (constituées en bonne partie par les taxes et impôts payés par les citoyens) afin de recapitaliser Fannie Mae et Freddie Mac (organismes partiellement privés) pour qu’ils puissent continuer à rembourser les banques (privées).

Donc cet argent public ne change rien à la situation des citoyens, ils sont expulsés et leur maison vendue aux enchères par ces mêmes banques qui ont déclenché cette crise par leurs spéculations délirantes, qui récupèrent le montant des enchères et qui encaissent l’argent public débloqué par Bush & Co.

19/02/2008

il faudra des années pour rembourser la Banque d'Angleterre

494154df52b63e9542a6e0fd8eabbb87.jpgL'ancien patron du Lloyd's, désigné dimanche par le gouvernement britannique pour prendre les rênes de la banque en difficultés, a jugé que la nationalisation de celle-ci était "une bonne chose". Il est resté vague sur la restructuration que pourrait connaître Northern Rock.

Il faudra des années à la banque britannique Northern Rock, dont le gouvernement a annoncé dimanche la nationalisation après cinq mois de crise, pour rembourser les dizaines de milliards de livres qu'elle doit à la Banque d'Angleterre, a déclaré lundi son futur patron Ron Sandler. Le délai de remboursement "n'est pas une question de mois, mais plutôt d'années", a affirmé M. Sandler lors d'une conférence de presse à Newcastle (nord-est de l'Angleterre), siège du groupe bancaire, tout en se refusant à donner de calendrier précis à ce stade.

Selon des estimations concordantes, Northern Rock a emprunté au total environ 26 milliards de livres (35 milliards d'euros) à la Banque d'Angleterre (BoE) depuis la mi-septembre, lorsqu'elle avait dû demander à la banque centrale britannique de la sauver de la faillite suite aux répercussions de la crise du crédit.

Note de P&P : Il semblerait que le scénario selon lequel la crise financière majeure qui affecte les États Unis s'arrête, telle le nuage de Tchernobyl, à la frontière européenne soit de moins en moins d'actualité. 

Concrètement cette nationalisation signifie que le contribuable ayant contracté un prêt auprès de Northern Rock va rembourser trois fois :

1/ remboursement de la somme prêtée (jusque là rien d'anormal)

2/ remboursement des intérêts sur une somme que Northern Rock n'a jamais possédée (la plupart des versements de prêt consiste en un jeu d'écriture ou aucune sortie de monnaie réelle n'est réalisée).

3/ contribution au remboursement des dettes faramineuses accumulées par Northern Rock en raison de l'enrichissement de quelques dirigeants et actionnaires à travers des produits spéculatifs totalement délirants.

Il est étonnant de constater qu'à l'heure où les néo libéraux vantent toutes les vertus des marchés dérégularisés une banque soit nationalisée, n'est ce pas ?

Il est également piquant de noter que les 35 milliards d'euros de dettes seront payés par les contribuables anglais (soit approximativement 1500 euros par foyer fiscal) et qu'ils iront directement dans la poche de la banque privé dénommée Bank of England et détenue par la famille Rotschild.

Vous aurez également noté qu'aucune poursuite judiciaire concernant les dirigeants de cette banque faillitaire n'a été engagée.


M. Sandler, 55 ans, ancien dirigeant du groupement d'assureurs Lloyd's, a été désigné dimanche par le gouvernement pour prendre la tête de l'entreprise dès qu'elle sera devenue publique, d'ici quelques jours.

Interrogé sur l'ampleur de la restructuration que pourrait subir le groupe, et sur les éventuelles suppressions d'emplois qui pourraient en découler (ses effectifs s'élèvent actuellement à 6.000 personnes), M. Sandler est resté vague, tout comme le premier ministre Gordon Brown, qui avait décliné tout commentaire sur le sujet dans la matinée.

Il a dit cependant vouloir adresser un "message positif" à l'ensemble des équipes de la banque et les convaincre que la nationalisation temporaire décidée par le gouvernement était "une bonne chose". "Cela va donner à la banque une période de stabilité, pour récupérer une partie de ses forces et repartir de l'avant", a-t-il déclaré.

Note de P&P : N'avez-vous jamais entendu ce refrain ? Lorsqu'une entreprise est rachetée les nouveaux propriétaires annoncent à grand cris qu'il n'y aura aucune suppression d'emploi et quelques mois plus tard lorsque le dossier ne fait plus la une des médias, les plans de licenciement drastiques commencent.

En synthèse les contribuables vont payer la dette accumulée par les dirigeants de Northern Rocks et les salariés vont être les victimes des réductions de coût à venir. 

Ce que ne précise pas Les Echos c'est qu'en raison de sa faillite Northern Rock (8e banque anglaise dans le domaine du prêt immobilier) recherche un repreneur depuis septembre 2007 (!) et que personne n'ayant accepté de récupérer ses comptes gangrénés c'est l'état (c'est à dire les contribuables) qui va s'y coller.

Mais il y a encore plus grave. La nationalisation de banques aux comptes pourris et aux dettes abyssales va mettre en péril la solvabilité même des états. 

Rien de fortuit dans cette crise qui à travers la montée dramatique du chômage, l'hyperinflation, les faillites des entreprises et des états devrait apporter les résultats escomptés par ceux qui tirent les ficelles.

Le LIESI a mené une analyse fort lucide de la situation actuelle dans sa publication de juin 1983 :

"Le Dr Louis de Brouwer écrivait avec lucidité :« Les sociétés secrètes et leurs dirigeants, banquiers et financiers sans scrupules, ont mis en marche une banqueroute à l'échelle internationale afin d'instaurer un nouvel ordre économique mondial. Ils agissent de manière à faire penser que plus rien ne marche au niveau économique mondial de façon à ruiner les nations, créer un chômage inouï, empêcher les programmes sociaux de s'accomplir ou de perdurer, créant ainsi une récession fantastique qui provoquera une agitation sociale sans précédent et la misère dans les couches moyennes des populations, jusqu'ici épargnées.

L'argent perdu en bourse sur des actions est de l'argent qui part en fumée, irrécupérable. Si une action de 300 frs. perd 150 frs. en quelques jours, ces 150 frs. sont partis en fumée. Ainsi ce sont non seulement les actionnaires qui sont lésés et ruinés mais également les entreprises, les compagnies d'assurances, les organismes de retraite, les banques et les États.
C'est exactement ce que veulent les sociétés secrètes ou les lobbies mondialistes afin que les États ne puissent plus rembourser les dettes contractées auprès du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Seront alors proposées aux États des formules mondialistes ayant pour objectif de leur faire perdre leur souveraineté nationale."

 

Article original publié par Les Echos.