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08/08/2008

Sarkozy clame avoir résolu le problème des banlieues

 

Au cours d'une conférence en présence de Barak Obama, Sarkozy prétend avoir résolu le problème des banlieues.

Morceau choisi : "...depuis mon élection il n'y a pas eu d'émeutes..."

Pour information les émeutes de Villiers le Bel ont eu lieu fin novembre 2007.

Malheureusement pour Sarkozy l'accumulation de mensonges ne rallonge pas le corps mais seulement le nez.

 

 

30/01/2008

Travailler plus pour se suicider plus ?

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Six policiers se sont suicidés depuis le 1er janvier 2008. Dernier en date, un gardien de la paix s’est donné la mort, jeudi matin, avec un fusil de chasse dans le jardin de son pavillon en région parisienne. Ce fonctionnaire, anciennement affecté à Paris, avait depuis quelques mois une «position aménagée» en raison de problèmes psychologiques, selon une source policière.

Note de P&P : Six suicides entre le 1er janvier et le 28 janvier ça fait quand même plus d’un suicide tous les 5 jours. Mais Libération nous rassure immédiatement, il n’y a aucun problème structurel.

Tout s’explique : le policier avait des problèmes psychologiques. Libération s’empresse de préciser que cette histoire de problèmes psychologiques provient d’une source policière.

 

Amplification. Le suicide dans la police est une préoccupation constante parmi les syndicats professionnels, ne serait-ce que parce que les policiers disposent d’une arme à feu personnelle : en 2007, cinquante policiers se sont donné la mort, soit autant qu’en 2006. Et les chiffres de janvier 2008 ne sont pas, de prime abord, plus alarmants que ceux du premier mois de l’année dernière, puisque, selon les statistiques officielles, huit policiers s’étaient suicidés en janvier 2007.

Note de P&P : Si Libération n’était pas contrôlée par le très professionnel Rotschild on pourrait soupçonner la rédaction de Libération de partialité.

En effet une simple recherche sur Internet nous montre que dans les années 80 et 90 il y avait en moyenne trois suicides par mois dans la police.

8 suicides par mois cela signifie une augmentation de 250%. Alors que les effectifs de police sont passés de 112000 en 1990 à 145000 en 2005 soit une augmentation de moins de 23%.

Libération écrit, « les chiffres de janvier 2008 ne sont pas, de prime abord, plus alarmants que ceux du premier mois de l’année dernière ».

Une analyse plus objective consisterait à déclarer que les chiffres de 2008 sont tout aussi alarmants que les chiffres de 2007 et démontrent une augmentation dramatique et confirmée par deux années de résultats catastrophiques des suicides chez les policiers (+250% par rapport aux années 90).

 

Le débat s’est en revanche amplifié ces dernière semaines sur les raisons de ces passages à l’acte : «C’est tellement facile de lier ces suicides à des problèmes personnels. Il y a un problème de fond, c’est la pression hiérarchique et le poids de la rentabilité que l’on met sur les policiers», affirme Joaquin Masanet. Le secrétaire général de l’Unsa police, syndicat majoritaire parmi les gardiens de la paix, pourfend depuis longtemps «la culture du résultat» instauré par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur. Mais il estime aujourd’hui que cette «course aux chiffres», consistant à évaluer et à récompenser les policiers sur leur nombre de PV et d’interpellations, «est plus mal vécue qu’avant» et que ce malaise concerne l’ensemble de la hiérarchie : «La preuve, trois commissaires se sont donné la mort en moins de deux ans», affirme Joaquin Masanet.

«Les gars sont maintenant beaucoup moins tolérants par rapport à la pression qu’on leur met. Ils réagissent plus sur les notions de contrôle et de résultats», confirme un autre syndicaliste évoquant le coup de grogne d’une vingtaine de ces collègues en poste à Belfort qui ont boycotté, le 22 janvier, les vœux du directeur départemental de la sécurité publique (DSDP) : «Nous travaillons dans un climat de suspicion qui va crescendo. On nous demande plus d’interpellations, plus de radars, plus de timbres-amendes, plus de contrôles d’étrangers en situation irrégulière. Bref, ce qui compte, c’est de faire du chiffre. Ce qui nous inquiète, c’est qu’on s’écarte de plus en plus de notre métier : la sécurité et la poursuite des délinquants», se sont insurgés des représentants syndicaux dans le quotidien l’Est républicain.

Pour le secrétaire général du Syndicat général de la police (SGP-FO), Nicolas Comte,«le policier est au centre des tensions de la société». Il estime que les raisons de tels actes suicidaires sont «diverses mais plus compliquées» qu’un «simple motif d’ordre privé», comme l’ont indiqué des sources policières après les enquêtes ouvertes sur les cinq premiers suicides de 2008.

«Amalgame». Le syndicat des commissaires SCPN (majoritaire) a réclamé jeudi «une fois de plus l’ouverture en urgence d’un large débat» entre l’administration et les syndicats estimant,que les «suicides touchent tous les corps [de la police] sans exception». Le SCPN ajoutait qu’il y a souvent «un amalgame inacceptable» sur ces suicides, le débat se focalisant parfois sur les commissaires «à qui on demande un management sans faille sans leur en donner les moyens». Dans ce contexte, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), a été chargée d’une mission d’écoute et de conseil au commissariat de Tours (Indre-et-Loire) après qu’un policier s’est donné la mort le 13 janvier. C’est la troisième fois qu’un policier se suicide ou tente de se suicider en un an en Touraine.

Note de P&P : Qui était ministre de l’Intérieur jusqu’en 2007 ? Qui est président de la République depuis 2007 ? Qui a poussé au rendement dans la police, qui a promu une politique du rendement ? Qui a promis des augmentations de moyens ? Qui a promis une baisse de la délinquance ? Qui a poussé aux actions répressives ? Qui a monté les policiers, défenseurs de nos droits contre les « racailles des cités » ?

Au final les policiers se suicident, les banlieues s’embrasent et Sarkozy se pâment dans son miroir et l’écoute inlassablement lui répéter : « oui tu es le plus riche, tu es le plus beau, tu es le grand des président ».

 

Article initial publié par Libération

07/01/2008

Les pompiers pyromanes

Il y a un mois, la banlieue nord prenait feu - une fois de plus. C’était à Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007. Le fait brut : deux adolescents de 15 et 16 ans sont morts, à bord de leur mini-moto, après avoir percuté (ou été percutés) par un véhicule de police en patrouille. Cela s’est passé le 25 novembre, vers 17 heures et, très rapidement, les informations distillées par la police précisent que les deux jeunes circulaient sur une moto volée. Premier mensonge. Pour la procureure de la République de Pontoise, qui s’exprime avant même que la moindre enquête a débuté : « C’est un simple accident de la route. »

Note de P&P : A quoi bon financer des avocats, des experts, des enquêteurs lorsque avant toute enquête ou procès le procureur détient la vérité ? L'incquisition avait cette qualité-là elle était fort économe en terme de coût et de durée. Un bon tortionnaire pour obtenir des aveux, un bon inquisiteur pour donner un semblant d'équité et le tour était joué.  

 

Il n’en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres, alors que les jeunes de cette banlieue sont en émoi. Déjà, le porte-parole du syndicat Alliance de la police nationale tient à décrire les jeunes de ce quartier comme des « voyous ». Evidemment, les deux victimes sont bien connues des services de police. Avant même que la violence ne déferle sur Villiers-le-Bel et les communes limitrophes, des renforts de police ne tardent pas à arriver en nombre, après qu’un commissaire de police qui, semble-t-il, s’appliquait à calmer les esprits, a été lourdement tabassé.

Dans la nuit, alors que de nombreux bâtiments, dont un commissariat de police et une école, flambent à Villiers-le-Bel, le préfet du Val-d’Oise explique prudemment qu’il n’est pas possible de déterminer les circonstances de ce qu’il qualifie d’ »accident ». une certitude, pourtant, le choc a du être d’une grande violence, vu l’état du véhicule de police - ce dont témoignent les images rapidement vues à la télé. Il est important de noter que, dès le drame, et dans le calme, des jeunes du quartier montent une garde vigilante autour de la voiture des policiers, expliquant que c’est une pièce à conviction qu’il ne faut absolument pas déplacer. , et qu’il faut garder en l’état pour l’édification des enquêteurs.

Le 26 novembre, alors qu’a été abandonnée l’affirmation selon laquelle la mini-moto aurait été volée, les autorités policières s’appliquent désormais à vouloir démontrer que la capot du véhicule de police a été abîmé à coups de barres de fer, ce qui a pour but évident de faire croire que le choc n’aurait pas été tellement violent avec les deux victimes. Deuxième mensonge, qui apparaîtra rapidement, car la presse écrite et la télévision se sont procuré un document vidéo réalisé dans les minutes qui ont suivi la collision. Il est évident que la vue du capot, ouvert, ne peut que démentir l’affirmation des policiers, car des coups de barres de fer auraient plutôt écrasé le capot.

Lorsqu’il devient de plus en plus évident que la responsabilité des policiers est engagée, la procureure du Val d’Oise annonce l’ouverture d’une enquête pour homicide involontaire, et non-assistance à personnes en danger. En revanche, alors que, durant les nuits du 25 et du26 novembre, des policiers ont été blessés avec des plombs de fusils de chasse, cela est immédiatement qualifié de « tentative d’assassinat. » Dans le premier cas les policiers, - couverts par leur hiérarchie - ne risquent pratiquement rien, puisqu’il y aura sans doute non-lieu, tandis que les tireurs présumés peuvent être condamnés à dix ou quinze ans de prison - même si les preuves sont approximatives. Il n’en reste pas moins que, selon le l’IGPN, qui n’a pas encore divulgué le moindre résultat d’enquête : « La responsabilité des policiers ne serait pas engagée... »

Note de P&P : Lorsqu'une même clique contrôle les sphères médiatiques, juridiques, politiques, économiques et judiciaires alors toutes notions de droit, de liberté, de défense du citoyen deviennet caduques. Le juridique devient partialité, le judiciaire devient violence, l'économique devient exploitation et le médiatique devient propagande. L'édifice collectif dans son ensemble se transforme en un instrument au service des intérêts de la minorité qui le contrôle. 

 

Dès le 25 novembre, dans la soirée, nombreux sont les « grands frères », les familles, les élus locaux qui, rapidement, tentent de calmer les esprits. Ce qui n’est pas du goût des CRS venus « sécuriser » les quartiers. Le père de l’une des victimes, qui va passer la nuit à raisonner les jeunes, dans les rues de Villiers-le-Bel, s’entend dire par des policiers : « Rentrez chez vous, espèce de con ! » (Libération, 27 novembre 2007). De son côté, la procureure se laisse aller à décrire les deux adolescents comme des « individus ». (France 3, 27 novembre 2007)

Une certitude. Trop souvent, les véhicules de police provoquent des collision, en dehors même de leurs heures de service. Comme si la priorité leur serait due en tout temps et en tout lieu. Par ailleurs, une fois de plus, il n’est pas possible de ne pas rappeler cette attitude des policiers consistant à stopper de possibles délinquants., circulant sur des deux roues, quitte à provoquer de graves accidents - afin que force reste à la loi. Il n’en reste pas moins que les policiers récusent la thèse de la course poursuite alors que des témoins affirment que ces jeunes avaient déjà été contrôlés trois fois au cours de cette journée. Rien n’est exclu mais nul ne se risque plus à évoquer le refus de priorité des jeunes. Et pas davantage à quelle vitesse circulaient les policiers - même si la ministre de l’Intérieur affirme légèrement qu’ils ne roulaient qu’à 40 km/heure. Ce qui est peu crédible, vu l’état de leur véhicule. Ici, on ne ment plus, on élude.

Note de P&P : Certains chefs d'état ont tout intérêt à soutenir plus ou moins directement les violences policières celles-ci ont plusieurs "vertus" d'une part elles déclenchent des réactions de la part des victimes et renforcent la thèse officielle du dangereux immigrés d'autre part elles renforcent la peur nourrie par la population et réduit d'autant sa capacité à penser et à agir avec discernement.

 

Retour de Chine, le 29 novembre, alors que la banlieue est redevenue calme, Nicolas Sarkozy s’applique à jeter de l’huile sur les braises fumantes. Sans faire dans le détail, il s’applique à décrire globalement les jeunes des quartiers « sensibles » tels les membres d’une « voyoucratie » organisée, menaçant les institutions. Laissant même entendre que toute une population serait sous la coupe de trafiquants de drogue. 

Note de P&P : Sarkozy a tout intérêt a stigmatiser une prétendue voyoucratie, il entretient ainsi les peurs populaires qui constituent son fond de commerce politique. Nombre de français ont cru à la thèse de Sarkozy sur le dangereux immigré, la racaille comme il aime les appeler. Comme un autre dirigeant, quelques décennies avant lui, avait obtenu  ses suffrages en attisant la peur des juifs. Sarkozy comme ce triste prédécesseur, se présentent en hommes providentiels, seuls capables de lutter contre la peur qu'ils ont eux-même créée.

 

Le 4 décembre, pour mieux semer le doute, et la haine, entre les habitants de cette banlieue, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, justifie l’appel à la délation lancée par les autorités policières : « Cela est inscrit dans la loi », nous précise la première flic de France. 

Note de P&P : Voilà une autre croyance qui aura fait bien des dégâts, cette croyance selon laquelle la loi est systématiquement bonne. Qui fait les lois ? Croyez vous vraiment qu'une poignée de priviliégiés oeuvrent dans l'objectif d'élaborer des lois qui soient bonnes pour le peuple ? Croyez vous que le traité européen soit bon pour le peuple ? Croyez vous que la radiation d'un chômeur après deux refus d'offre d'emploi soit bonne pour le peuple ? La loi n'est rien d'autre que le paravent de légitimité derrière lequel se cache une poignée d'individus dénués de conscience.
 

Comme l’a fort bien formulé Hamé, porte parole du groupe de rap La Rumeur : "on est sarkozyste, ou l'on est un voyou !"

 Note de P&P : Et l'on retrouve ici un grand classique de la pensée ponérisée. C'est exactement la dialectique des faucons de Washington dans leur prétendue guerre contre le terrorisme : "vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous". Cette vision duelle du monde est erronée et elle nie l'existence même d'une majorité de français qui ne sont ni sarkozystes ni voyou. Du reste ne serait-il pas possible d'être sarkozyste et voyou (comme l'ex chef de cabinet de Christine Boutin par exemple ?) 

Article original issu du blog e-torpedo.

28/11/2007

Qui sème le vente récolte la tempête.

AFP - Mardi 27 novembre, 21h32

BORDEAUX (AFP) - L'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances Azouz Begag a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir semé "la haine" dans les banlieues pendant la campagne présidentielle, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien Sud Ouest.

cette poudrière avec sa sémantique guerrière", a estimé M. Begag interrogé sur les violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) à la suite du décès de deux adolescents.

"Les jeunes des banlieues ont très bien compris qu'ils avaient été utilisés comme des appâts au bout du crochet électoral de Nicolas Sarkozy. Tout ça pour racler 5% de voix au Front National. Et lorsque l'on sème la haine, on récolte la tempête", a ajouté l'ancien ministre du gouvernement Villepin désormais rallié au MoDem.

M. Begag a par ailleurs affirmé avoir "vraiment peur" ajoutant que "depuis 2005, tout le monde savait que ça allait exploser à nouveau".

"Nous sommes hélas embarqués dans une histoire qui va considérablement nous rapprocher des grandes villes américaines, et de leurs émeutes comme à Los Angeles où les gens ont fini par s'entretuer", a-t-il estimé.

"Moi je n'ai d'autre solution que d'aller vers eux pour lancer des appels au calme et leur demander de faire confiance à la justice. Sinon c'est la guerre, dix morts, vingt morts ou cinquante morts", a-t-il ajouté.

"J'attends du président qu'il fasse un grand discours dès son retour de Chine", a-t-il poursuivi. "Que Fadela Amara (secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville) prenne sa voiture ou le métro et discute avec les jeunes", a-t-il suggéré.