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21/02/2010

Assassinat d'un cadre du Hamas à Dubaï - Sur la trace du Mossad

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Sur cette image vidéo, on voit deux des suspects dans l’assassinat d’un cadre du Hamas à Dubaï.

 

Soupçonné d’avoir assassiné en janvier à Dubaï un cadre de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas et, pire que tout, d’avoir laissé des traces, le Mossad, le service secret israélien, se retrouvait hier sur la sellette.

Les médias israéliens, mais aussi d’anciens hauts responsables du Mossad, s’inquiètent de l’embarras que le meurtre de Mahmoud al-Mabhouh, le 20 janvier, risque de causer après qu’il s’est avéré que sept membres présumés du commando de tueurs se sont servis des noms d’Israéliens également détenteurs de nationalités étrangères. Le quotidien Haaretz réclame carrément la démission du chef du Mossad Méir Dagan, réputé partisan de l’action directe et des « opérations de liquidation ».

Le correspondant militaire du journal reproche au Premier ministre Benjamin Netanyahu de « n’avoir pas écouté les avertissements de ceux qui le mettaient en garde contre la prolongation de son mandat » alors que Méir Dagan est en poste depuis octobre 2002.

« Une opération réussie ? Pas si sûr », titre le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, selon lequel « des failles sont révélées de plus en plus dans cette opération qui apparaissait au début comme un grand succès ». Mabhouh, considéré par Israël comme un important pourvoyeur d’armes du Hamas et impliqué dans le meurtre de deux soldats israéliens, a en effet été éliminé et le commando est parvenu à prendre la fuite. S’abstenant d’incriminer directement le Mossad, le journal relève toutefois que « ceux qui ont monté cette opération n’ont pas pris en considération le professionalisme de la police de Dubaï » qui a pu identifier des suspects à partir des images de caméras de surveillance.

« Grave erreur »
Pour sa part, un ancien haut responsable du Mossad, cité par la radio militaire, a estimé que le Mossad pourrait avoir commis une « grave erreur » s’il s’avère qu’il s’est servi des identités d’Israéliens, surtout sans leur consentement. Mais le ministre des Affaires étrangères a affirmé à la presse qu’il « n’y a aucune raison de penser qu’il s’agissait du Mossad israélien et pas des services secrets d’autres pays en train de faire des bêtises ». Avigdor Lieberman a également estimé que cette affaire n’allait pas porter atteinte aux relations israélo-britanniques. « Je crois que la Grande-Bretagne reconnaît qu’Israël est un pays responsable et que nos activités en matière de sécurité sont menées en vertu de règles du jeu très claires, prudentes et responsables. Nous n’avons donc aucune raison d’être inquiets ».

La presse publiait hier les photos de sept Israéliens, dont six également détenteurs de la nationalité britannique, qui se sont plaints que leurs identités avaient été usurpées.

« Je suis en état de choc. Je vais consulter le consulat britannique pour savoir ce qui se passe. C’est mon passeport, mais je n’ai pas quitté Israël », a affirmé à la radio l’un deux, Paul Kelly. Le député Israël Hasson du parti Kadima (opposition centriste), ancien responsable du service de sécurité intérieur (Shin Beth), a lui annoncé qu’il demanderait à la commission des affaires étrangères et de la défense, dont il est membre, « d’enquêter sur les usurpations d’identité » dans cette affaire. La police de Dubaï a annoncé mardi que deux suspects palestiniens, qui auraient aidé le commando, avaient été arrêtés et étaient interrogés.

 

Article original : Le Quotidien de la Réunion et de l'Océan Indien

19/02/2010

Hamas : interview de Mahmoud al-Mabhouh

Info-Palestine, 10 février 2010

« LES ISRAÉLIENS M’ONT TORTURÉ PENDANT 33 JOURS, PUIS ILS M’ONT LAISSÉ DEUX JOURS, PUIS L’INTERROGATOIRE A RECOMMENCÉ, ET ÇA A DURÉ PENDANT 46 JOURS. »

Il y a environ 10 mois, Al Jazeera a interviewé un homme à Damas, en Syrie, supposé avoir fait partie d’une cellule qui a capturé et tué deux soldats israéliens, Avi Sasportas et Ilan Sa’adon, en 1989. Al Jazeera a appris depuis que l’homme en question - qui avait le visage couvert durant l’entretien - était Mahmoud Abdul Raouf al-Mabhouh, un commandant militaire du Hamas qui a été assassiné à Dubaï le 20 Janvier dernier.
Al-Mabhouh avait été l’une des personnes les plus recherchées par Israël depuis 20 ans et il a été accusé d’être responsable d’un certain nombre d’opérations, y compris la capture et la mort des deux soldats. Le Hamas a déclaré que al-Mabhouh, a été assassiné par des agents israéliens.
Ci-dessous l’interview d’al-Mabhouh réalisé l’an dernier.

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Des membres de la famille de Mahmoud al-Mabhouh siègent sous une série de ses portraits - Photo : EPA

Je ne suis pas le seul homme recherché. Des dizaines et des centaines de personnes qui ont combattu les Israéliens sont recherchées. Je ne suis pas le seul.
Dieu seul détermine le moment de la fin. Nous connaissons le prix pour aller dans cette voie. Et nous n’avons aucun problème avec cela.
Il y avait un état [de] réveil. Les groupes ont continué à combattre les Israéliens pendant trois ou quatre ans, mais ensuite c’était fini. Tous ces groupes ont été éliminés par l’assassinat et les liquidations.
Une nouvelle situation est apparue et les groupes l’appelait la « Ikhwanjiyeh » qui vient de « Ikhwan » [frères]. L’une des personnes qui avaient l’habitude de venir à notre maison était mon frère aîné, Hassan, ou Abu Abdullah, et Ibrahim Maqadna, l’un des fondateurs [des brigades de combattants]. Je connaissais la plupart d’entre eux, comme Abou Maher Tedras, Abdul al-Hafez al-Silawi et Abdul Hafez al-Sharif.
Depuis ce temps, j’ai connu l’amour et la piété. Dieu merci, tous les membres de ma famille étaient des gens pieux. Mon père a créé une atmosphère particulière de sentiment religieux dans notre maison avec certains de ses amis ; l’un d’entre eux avait l’habitude de nous faire une lecture tous les jours sur le « fiqh » [doctrine islamique], sur le « djihad », sur la patience et d’autres concepts, c’était Idris Awda Abu Mujahid, qui a été blessé par balle à deux reprises pendant la guerre de 1948, à l’épaule et aux reins. Il avait férocement combattu avec Hassan al-Banna [fondateur des Frères Musulmans en Egypte, assassiné en 1949].
Nous avons vécu dans une atmosphère religieuse dans notre maison.
J’ai gagné dès cette l’époque un engagement religieux de fer. J’avais l’habitude d’accomplir toutes les prières à la mosquée, en particulier la prière de l’aube [Fajr], et j’ai eu de bonnes relations avec tout le monde. J’ai été familiarisé avec les armes, je savais qui les vendait et qui les faisait venir d’Égypte. Nous recevions nos armes en provenance d’Égypte, et non des Israéliens.
Nous sommes restés comme ça pendant un long moment. Un de ceux qui étaient très proches de moi et avaient une grande influence sur moi a été le cheikh Salah Shehada [assassiné par les Israéliens en juillet 2002 avec toute sa famille], avant sa première détention en 1981.
Je me souviens qu’en 1981, moi et un de mes amis, qui est toujours en vie, avons apporté un paquet d’armes qui n’avaient pas été saisies et j’en ai livré une au Cheikh. J’ai apporté l’arme et il a pu s’échapper.
Les frères se préparaient à une action militaire. J’étais très proche de cheikh Salah. Il avait l’habitude de venir souvent me voir, chaque fois qu’il voulait une voiture, ou une réparation pour sa voiture ou autre chose.
J’allais au camp de réfugiés de Jabalya et faisait les prières du vendredi midi avec lui. Il était à l’époque récemment arrivé d’Égypte ; il était resté à Arish, puis il est venu à Beit Hanoun. Il a ensuite bâti sa propre maosquée et j’ai pris l’habitude de venir prier à ses côtés.
Il a été emprisonné dans les années 1980 avec un groupe de neuf personnes. Ma relation avec lui s’est poursuivie, même après qu’il ait été libéré.
Détention et tortures

J’ai ensuite été détenu en 1986. Je n’ai rien avoué. Je suis resté pendant 46 jours soumis aux interrogatoires. Ils avaient l’habitude de me transférer, soit à Askalan, soit à la prison centrale de Gaza. Ils m’ont torturé pendant 33 jours, puis ils m’ont laissé deux jours, puis l’interrogatoire a recommencé, et ça a duré pendant 46 jours.
Steve, un tortionnaire bien connu dans la prison d’Askalan, a tenté avec trois de ses aides d’exercer sur moi des pressions et des tortures si dures que je m’évanouissais. Une fois que je disais la shahada [profession de foi], je l’ai entendu dire en hébreu : « Cet homme va mourir et ce n’est pas le moment », puis il a cessé l’interrogatoire.
Puis ils m’ont renvoyé à la prison centrale de Gaza. Merci à Dieu de m’avoir donné une forte volonté et de la patience. Nous n’avons rien avoué ni rien dit à personne.
Bien entendu, ma relation avec Cheikh Salah s’est retrouvée renforcée après j’ai été libéré, il fut même l’un de ceux qui se tint aux côtés de mon père et lui a fourni un avocat pour le représenter. Il était l’un de ceux qui m’attendaient alors que j’étais en prison.
Nous avions l’habitude de planifier chaque étape, petite ou grande. Notre travail était bien planifié et non selon les circonstances. Nous avions l’habitude de prévoir de tuer d’abord, puis de capturer [les soldats] vivants.
Nous avions seulement besoin d’un lopin de terre, généralement dans une ferme ou un dans un élevage de volailles, et nous l’utilisions pour creuser une prison secrète sous la terre, et y garder certains soldats ou officiers, comme dans le cas de Shalit [soldat israélien capturé par la résistance palestinienne].
Nous étions déguisés et habillés comme des juifs religieux, comme des rabbins. Un des endroits où nous nous postions était le rond-point de Hidaya. Une voiture est arrivée, a déposé ses passagers, y compris Avi Sasportas qui a été capturé et tué le 16 février 1989.
J’étais le conducteur, et il y avait des places dans la voiture. Il est monté dans la voiture et s’est assis sur le siège arrière. Il y avait un signal spécial entre moi et Abu Suhaib. Après avoir passés Hidaya, j’ai fait signe à Abu Suhaib qui avait une arme et qui lui a tiré dessus deux fois, une au visage et une fois dans la poitrine. J’ai entendu son soupir au premier coup puis il est mort.
Nous l’avons ensuite emmené à l’endroit déjà préparé et enterré là.
On lui a enlevé ses vêtements et effets personnels avant de l’enterrer. Il avait un portefeuille, une carte d’identité et une carte militaire, il avait même une arme spéciale de nuit avec un viseur à laser. C’était une arme M15.
L’opération a été découverte 11 jours plus tard.
Nous avons essayé de prendre la responsabilité de l’opération, mais aucune agence d’informations ne l’a signalé.
Motivation

Sheikh Salah était au courant de l’opération alors qu’il était encore en prison. Certains des frères qui lui avaient rendu visite ont écrit sur les murs et revendiqué la responsabilité de l’opération. Ils ont signé le « mouvement palestinien Mujahidin » et d’autres slogans qui indiquaient qu’il faisait partie de notre groupe.
Les Israéliens ont alors diffusé un certain nombre de noms, ils voulaient savoir qui était derrière l’opération, mais c’était du bluff. Nous avions l’habitude d’en rire.
Je pense que le cheikh Salah était au courant. Sheikh Salah Shehada avait l’habitude de motiver les autres cellules et groupes qui étaient à Bureij et Zeitoun, mais ils ont été capturés après la deuxième opération, et le cheikh était à ce moment-là en détention.
Muhammad Shawatha faisait le lien entre les groupes de détenus dans les prisons et ceux du dehors. Il a été condamné à la prison à vie.
Le 3 mai 1989, il y avait deux voitures de police de stationnées, et ils [les soldats] étaient dans un restaurant près d’une station service d’Al Qods, c’était après 4 heures de l’après-midi. Un bus militaire s’arrête là et deux soldats descendent ; il était clair que ces deux étaient en week-end. Ils nous ont demandé comment ils pouvaient rejoindre le rond-point Majdal, et je leur ai répondu que nous avions qu’une seule place, pour assurer le succès de l’opération.
Alors que nous allions sur la route de Majdal, Abou Suhaib s’est retourné et lui a tiré dessus et lui a pris son arme. Nous avions des couteaux tranchants et j’avais un fusil. Je voulais l’abattre, mais Abou Suhaib a été plus rapide que moi.
Son sang était partout dans la voiture. Nous sommes arrivés à la place préparée pour cela et l’y avons laissé.
Nous sommes entrés dans la bande de Gaza, à Jabalya, et nous avons quitté la voiture dans le quartier Jabal al-Kashef.
La mission de Shawatha était de boucler la place et de nettoyer la voiture. Les Israéliens ont appris qu’une voiture était entrée dans la place et ont commencé à tirer dans toutes les directions. Je suis parti en rampant, puis j’ai couru de la route Salah al-Din jusqu’au camp. J’avais les armes avec moi. Les Israéliens se doutaient que quelque chose s’était passé, mais ne ils ne savaient pas ce que c’était. C’était un mercredi.
Le samedi, son camarade [du soldat israélien tué] qui était avec lui, a demandé à ses parents de ses nouvelles et dit qu’il l’avait vu monter dans Subaru blanche quand il l’a quitté. Ils ont informé la police et ont commencé à le rechercher. Ils ont alors compris qu’il avait dû connaître le même sort que le premier [soldat], et ils savaient qu’il devait être dans la bande de Gaza. Shawatha a ensuite été emprisonné.
Départ

Nous avons quitté nos maisons dès que la voiture a été retrouvée. Je n’ai pas passé une nuit chez moi depuis ce moment, car il y avait nos empreintes digitales dans la voiture.
Shawatha a avoué après avoir été très sévèrement torturé. Les groupes que nous ont été utilisés pour communiquer ont tous été pris ; le cheikh Ahmed Yassine, a été alors arrêté et [les Israéliens] savaient que Abou Suhaib et al-Mabhouh étaient à l’origine de la capture du soldat.
Les recherches contre nous ont commencé à ce moment. Les Israéliens n’ont pas essayé de prendre d’assaut nos maisons, ils essayaient de les surveiller de loin, mais nous avons senti que nous étions poursuivis.
Nous sommes restés dans la bande de Gaza pendant encore deux mois, puis on nous a dit de partir pour l’Egypte.
Cela en valait la peine. Ceux qui ont détenus et torturés dans les prisons le savent mieux que ceux qui ne l’ont pas été. J’ai été arrêté plusieurs fois, je sais ce que cela signifie. Ces gens [les Israéliens] doivent être chassés par tous les moyens, même si finissons martyrisés. Toutefois, la prudence est nécessaire, et je remercie Dieu car je suis très très patient.
Tentative d’assassinat

Les Israéliens ont essayé de me faire assassiner à trois reprises. Le jour où Izz a été martyrisé, j’allais à ma voiture, et je les ais vus s’échapper ; ils étaient en train de coller une bombe sous la voiture.
Et ils ont essayé de m’assassiner au Liban en 1991.
Et un mois après qu’Imad [Moghniyeh] ait été martyrisé, le 14 mars, j’ai vu une personne qui me surveillait et qui s’est enfuie quand elle a remarqué que je l’avais vue.
Je suis très prudent, Dieu merci. Finalement, Dieu seul détermine le moment où nos vies se terminent. Nous connaissons le prix à payer pour aller dans cette voie.
Que Dieu nous rende plus forts, et j’espère devenir un martyr.
Pour les Israéliens, mes mains sont tâchées de sang, mais pour Dieu ? C’est ce qui importe.
Les Israéliens sont les assassins et les criminels. Ils ont pris notre terre, tué nos enfants, commis des massacres dans Gaza.
Si Dieu le veut, la résistance sera plus forte et ripostera durement.
Source :
Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : 
http://english.aljazeera.net/focus/...

Traduction : Naguib 
http://www.info-palestine.net/

18/12/2008

Sarkozy Echappe A Une Tentative De "Taserisation"

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5 vieux bâtons d'explosifs, sans système de mise à feu, découvert au Printemps Hausmann de Paris, "cadeau" du "Front Revolutionnaire Afghan", illustre inconnu exigeant le départ des soldats français d'Afghanistan. Quoi de mieux qu'un bon gros vent de panique en ce mois de décembre agité par la fièvre des achats de cadeaux de fin d'année, pour permettre à Sarkoléon, grâce à sa boîte à malices, de renforcer sa poigne de fer sécuritaire, et criminaliser toute opposition à ses dictats impérialistes.

Passée sous silence, une tentative de "Taserisation" et/ou d'assassinat de SarkoLeon. Selon le quotidien britannique Daily Mail hier après midi un homme de 25 ans a tenté de s'infiltrer dans la Palais de l'Elysée armé d'un couteau et d'une arme de type Taser. Il a été maîtrisé par les forces de sécurité qualifiant cet acte de tentative d'assassinat du chef de l'état. L'homme dissimulait le couteau et le Taser sous une veste militaire épaisse.

Sarkoléon se trouvait à ce moment là au Palais de l'Elysée en compagnie du premier ministre du Monténégro, Milo Djukanovic.

Bush s'est pris deux godillots en pleine tronche, son pote, Sarkoléon, a failli se prendre une décharge de Taser voire pire. 

Deux "héros" adulés !

Jeudi 18 Décembre 2008

http://www.planetenonviolence.org

Image: www.ldh-toulon.net
Source : Alterinfo
Article du Daily Mail

04/01/2008

Benazir Bhutto – un avertissement pour nous tous

Note de P&P : Après Jean Jaurès, John Fitzerald Kennedy, Robert Fitzerald Kennedy, Martin Luther King, Che Guevara Yitzhak Rabin, Anouar el-Sadate, Indira Gandhi, Rajiv Gandhi, Benazir Bhutto vient rejoindre le panthéon des grands personnages politiques qui tentèrent de défendre l'intérêt du peuple face à la pathocratie, l'exploitation, le mensonge, les guerres et les souffrances.

Lorsque les pathocrates ne peuvent pas diffamer ou corrompre ou manipuler, alors leur absence de conscience les amène à ce qui sert au mieux leur intérêt personnel : l'assassinat.

Benazir Bhutto ne cadraient pas avec les plans retenus pour le Pakistan, à savoir le développement d'un état à la botte des Etats-Unis (afin de piller aisément ses ressources en échange de quelques os jetés à ses dirigeants corrompus) ou bien le basculement du pays dans l'extrêmisme religieux(afin d'alimenter le mythe du choc des civilisations et de justifier la course aux armements, à la sécurité et à la guerre.

Benazir Bhutto n'était rien de cela, elle souhaitait seulement soutenir la croissance d'une nation laïque défendant avant tout son peuple. Pour cette faute-là, le jeudi 27 décembre 2007, Benazir Bhutto a été lâchement assassinée. Paix à son âme.

 

 

Joe Quinn pour sott.net, traduction Henri R. pour Futur Quantique

Benazir Bhutto – Assassinée par les pathocrates

L’ancien Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto a été assassinée jeudi 27 décembre 2007 à Rawalpindi, une ville près de la capitale du Pakistan, Islamabad. Ayant survécu à une tentative d’assassinat en octobre, aujourd’hui sous le couvert d’un « attentat suicide », Mlle Bhutto à été tuée à bout portant dans le cou et à la tête.

Fortuitement (ou non) il y a presque 29 ans son père, Zulfikar Bhutto, également ancien Premier ministre du Pakistan, fut pendu dans la même ville par le dictateur d’alors, le général Zia Ul-Haq. En 2003, le prétendu cerveau du 11 septembre, Khalid Shaikh Mohammed fut arrêté à Rawalpindi. Les preuves de l’implication de Khalid venaient largement des enregistrements des tortures de la CIA maintenant détruits. Le monde est petit. Cela ne devrait donc pas être une surprise que, bien que séparées par des décennies, les morts prématurées de Mlle Bhutto et de son père soient inextricablement liées, dans le contexte de la guerre contre le terrorisme menée par les Américains. Il suffit de dire que les empreintes des Pathocrates sont partout.

L'empire arrogant

Pour comprendre pleinement les forces qui ont modelé notre monde moderne et l’ont amené au bord du précipice socio-politique sur lequel il se trouve assis maintenant, nous ne pouvons parler de « l’Amérique » ou même du « gouvernement étasunien » en termes d’une seule nation isolée et de groupe de leaders politiques. L’Amérique d’aujourd’hui est un empire bien établi depuis longtemps dont les sièges du pouvoir s’étendent bien au-delà de Washington D.C. Avec des bases militaires dans au moins 121 des 187 des pays du monde et une empreinte économique qui est de portée mondiale, « l’Amérique » d’aujourd’hui est un phénomène mondial plutôt qu’une simple nation occidentale.

 

Zulfikar Bhutto

Comme des dizaines de cas similaires dans le monde entier au cours des 100 dernières années, l’éviction de 1977, et l’assassinat 18 mois plus tard, de Zulfikar Bhutto démocratiquement élu, n’auraient pas pu se produire sans le soutien du gouvernement étasunien et de la CIA de l’époque. Ramsey Clark, ancien attorney général étasunien et critique ouvert de la politique étrangère des États-Unis, s’était directement impliqué en essayant de commuer la condamnation de Zulfikar Bhutto, bien qu’il fût empêché à la dernière minute de le représenter au procès par le général Zia. Clark a pointé directement l’implication de la CIA :

« les similarités dans la mise en scène des émeutes au Chili (où la CIA a aidé au renversement du président Salvador Allende en 1973) et au Pakistan [en 1977] sont bien trop semblables. »

Géostratégie

Jusqu’en 1989 et la « chute » de la Russie soviétique, le Pakistan se trouvait à la frontière sud de la Russie et représentait le seul accès de la Russie aux mers chaudes du Golfe Persique. D’un point de vue stratégique et dans le contexte de la « guerre froide », il était tout à fait logique pour un empire d’essayer d’étendre son influence mondiale et en même temps donner un coup économique significatif aux Russes. Le Pakistan et son voisin l’Afghanistan étaient tous les deux fermement dans les visées de l’empire.

Le problème de l’empire avec Zulfikar Bhutto était idéologique. Comme tous les véritables leaders politiques humains, il n’était pas enclin à permettre au peuple pakistanais de devenir de la chair à canon pour l’avance implacable de l’empire étasunien. Dans un discours en octobre 1966, Bhutto proclama : « L’Islam est notre foi, la démocratie notre politique, le socialisme notre économie. Tout le pouvoir au peuple. »

En termes des desseins de l’empire envers l’Asie du Sud, (qui comprenait le but à long terme d’établir une future fausse « dispute des civilisations » entre l’Islam et l’ « Occident chrétien »), Bhutto ne pouvait pas être autorisé à établir un Pakistan socialiste, largement laïc, et devait simplement disparaître. En effet, au cours des 60 dernières années, aucune pitié n’avait été accordée à tout chef d’une nation musulmane qui n’était pas par nature d’inclination fasciste, ou bien préparé à se soumettre à l’empire.

Islamisation

Le général Zia reçut alors le soutien et les assurances nécessaires par les représentants de l’empire étasunien dans le but de se sentir confiant pour forcer Bhutto hors de son poste et plus tard de le pendre sur de fausses accusations de corruption. Il établit ensuite la stricte loi islamique et un code pénal cruel. Zia changea la condamnation pour dommage contre la propriété d’une amende ou un emprisonnement (ou les deux) en une amputation de la main droite du délinquant. Pour le vol, le prix était la main droite et le pied gauche. Pour l’adultère, la nouvelle condamnation était la flagellation (100 coups) à la fois pour les hommes et les femmes non mariés, et s’ils étaient mariés, l’accusé était lapidé à mort. Zia promouvait également les officiers militaires sur la base de la dévotion religieuse. Le Coran et autres textes religieux devinrent des textes obligatoires dans l’entraînement militaire et selon la journaliste Kathy Gannon, « l’idéologie radicale islamiste commença à s’infiltrer dans l’armée et l’influence des groupes les plus extrêmes se faufila dans l’armée. » La BBC a confirmé que la politique auto-déclarée « d’islamisation » de Zia créa une « culture du Jihad » à l’intérieur du Pakistan qui continue jusqu’à présent. Et tout ça estampillé par la « plus grande démocratie sur Terre. »

 

Général Zia

Le général Zia créa aussi des dizaines de milliers de madrasas, ou pensionnats religieux, exactement les mêmes madrasas auxquelles se référait Donald Rumsfeld quand il disait :

« Est-ce que nous capturons, tuons ou décourageons et dissuadons plus de terroristes chaque jour que ne recrutent, entraînent et déploient contre nous les madrasas et les ecclésiastiques radicaux ? »

Peu après, (1979-80) de grandes quantités de dollars américains commencèrent à affluer dans les coffres du bon général, et Zia avait visiblement bien conscience de sa position de commandement. Quel prix paierait l’empire pour sa nation positionnée de manière géostratégique ? Quand le président Carter lui offrit une « aide » de 400 millions de dollars, Zia ricana et dit «des cacahuètes[1] ». (Carter avait été un producteur de cacahuètes).

Renversement de la démocratie

En final, l’empire déversa des milliards de dollars à Zia, à la condition qu’il en utilise l’essentiel pour fonder une horde de seigneurs de la guerre féodaux connus comme les Taliban à la frontière de l’Afghanistan. L’Afghanistan, voyez-vous, avait pris récemment un virage vers le pire de la même manière que le Pakistan l’avait fait sous Bhutto. En 1973, le Dr Mohammad Daoud avait déclaré une nouvelle République d’Afghanistan, renversant le gouvernement royaliste de Mohammed Zaher Shah dans un coup d’état sans effusion de sang. Daoud était un extrême conservateur et régnait en dictateur absolu. En réponse à la politique oppressive du nouveau régime, le Parti Démocratique du Peuple d’Afghanistan, PDPA, fut formé, mais en 1978, Daoud ordonna l’arrestation de presque tous les dirigeants du PDPA.

Les foules progressistes de Kaboul virent les arrestations comme une tentative d’annihiler le PDPA, comme la junte militaire l’avait fait contre les partis des travailleurs au Chili en 1973 (avec le soutien des États-Unis). Un soulèvement des gradés inférieurs de l’armée libéra le chef du parti populaire, Nur Mohammad Taraki. En une journée, Daoud fut renversé et un gouvernement révolutionnaire proclamé, dirigé par Taraki.

Selon le propre recueil de la CIA en Afghanistan :

Avant la révolution, 5 % des propriétaires terriens de l’Afghanistan détenaient plus de 45% des terres arables. Un tiers des ruraux étaient des travailleurs sans terre, des agriculteurs ou des fermiers.

Les dettes envers les propriétaires et les prêteurs « étaient une caractéristique régulière de la vie rurale ». Un fermier endetté donnait la moitié de sa récolte chaque année au prêteur.

« Quand le PDPA prit le pouvoir, il s’activa à enlever les inégalités de propriété des terres et l’usure. » Le décret n°6 de la révolution annulait les dettes des emprunts des travailleurs agraires, des fermiers et petits propriétaires.

Le régime révolutionnaire mit sur pied des programmes d’alphabétisation étendus, surtout pour les femmes. Il imprima des manuels dans plusieurs langues – Dari, Pashto, Ouzbek, Turc et Baloutchi. « Le gouvernement forma encore plus de professeurs, construisit des écoles et des maternelles, et institua des garderies pour les orphelins », raconte l’histoire du pays.

Avant la révolution, l’analphabétisme des femmes avait été de 96,3% en Afghanistan. L’analphabétisme des deux sexes était de 90,5%.

En 1985, il y avait eu une augmentation de 80% du nombre de lits dans les hôpitaux. Le gouvernement avait initié des unités médicales mobiles et des brigades de femmes et de jeunes gens pour aller dans les campagnes sous-développées et fournir des services médicaux aux paysans pour la première fois.

Les tous premiers décrets du régime révolutionnaire furent de prohiber la dot et de donner aux femmes la liberté de choix dans le mariage. « Historiquement, les rôles sexuels et le statut des femmes avaient été liés aux relations de propriété. Les femmes et les enfants tendaient à être assimilés au concept de la propriété et à appartenir à un homme. »

Avant la révolution, une jeune mariée qui ne montrait pas de signes de virginité la nuit de noces pouvait être tuée par son père et/ou ses frères.

Après la révolution, les jeunes femmes dans les villes, où l’autorité du nouveau gouvernement était forte, pouvaient ôter le voile, sortir librement en public, aller à l’école et obtenir un travail. Elles étaient regroupées dans l’Organisation Démocratique des Femmes de l’Afghanistan, fondée en 1965 par le Dr Anahita Ratebzada.

La révolution et l’establishment du gouvernement social sous Taraki défiaient l’ancien ordre islamique fondamentaliste. L’Afghanistan était transformé lentement en un pays progressif et libertaire avec un gouvernement quelque peu laïc donnant des droits égaux pour tous.

Donc, comme je l’ai dit, l’Afghanistan avait pris un ‘tournant vers le pire’ du point de vue de l’empire, et était maintenant dirigé par un gouvernement socialiste, laïc (lire ‘communiste’). Quelque chose devait être fait. Ainsi, la CIA commença à mettre sur pied une armée de mercenaires, recrutant des seigneurs de la guerre féodaux et leurs servants pour une « guerre sainte » contre les « communistes » qui avaient libéré « leurs » femmes et leurs « paysans ».

Appâtage des "communistes"

Mais l’empire a toujours eu envie de maximiser ses gains, et en rectifiant ‘l’aberration’ politique croissante en Afghanistan, il y avait une chance d’enfoncer les Communistes.

Zbigniew Brzezinski était le conseiller à la Sécurité nationale étasunienne du président Jimmy Carter de 1977 à 1981. Dans une interview au « Nouvel Observateur », 15-21 janvier 1998, p.76, il nous dit :

Brzezinski : Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux Moudjahidins commença en 1980, c’est-à-dire, après l’invasion soviétique de l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à maintenant, est complètement différente : En effet, ce fut le 3 juillet 1979 que le président Carter signa la première directive pour un aide secrète aux opposants du régime pro-soviétique de Kaboul. Et ce même jour, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis, cette aide allait induire une intervention militaire soviétique.

Le « régime pro-soviétique » mentionné ici était le gouvernement socialiste de Taraki qui se faisait l’avocat des droits des femmes et de l’éducation pour tous.

Question : Malgré ce risque, vous étiez un avocat de cette action secrète. Mais peut-être désiriez-vous vous-même l’entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez à la provoquer ?

Brzezinski : Ce n’est pas tout à fait ça. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons accru sciemment la probabilité qu’ils le fassent.

Le fait est que les Russes étaient attirés pour intervenir en Afghanistan à cause de l’aide et l’armement mentionnés ci-dessus que les États-Unis fournissaient aux seigneurs de la guerre féodaux qui cherchaient à renverser le gouvernement socialiste de Taraki – celui qui avait commencé à réformer et ouvrir la société afghane.

Question : Quand les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils avaient l’intention de combattre la implication secrète des États-Unis en Afghanistan, les gens ne les croyaient pas. Cependant, il y avait une base de vérité. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Brzezinski : Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle eut l’effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez me la faire regretter ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai substantiellement écrit au président Carter : Nous avons maintenant l’opportunité de donner à l’URSS sa guerre du Viêt-Nam. En effet, durant presque dix ans, Moscou dut poursuivre une guerre insupportable par le gouvernement, un conflit qui apporta la démoralisation et finalement l’effondrement de l’empire soviétique.

Question : Et vous ne regrettez pas non plus d’avoir soutenu les fondamentalistes islamiques, leur avoir donné des armes et des conseils à des futurs terroristes ?

Brzezinski : Qu’est-ce qui est le plus important pour l’histoire du monde ? Le Taliban ou l’effondrement de l’empire soviétique ? Quelques musulmans agités ou la libération de l’Europe Centrale et la fin de la guerre froide ?

Donc là vous pigez. L’empire américain est engagé actuellement dans une « guerre à la terreur » sans fin avec « quelques musulmans agités » comme opposition, que l’empire lui-même à « agités ».

Drogues pour le monde

Mais il y avait aussi à considérer les butins de l’empire. Avec l’aide du président Zia, l’Afghanistan était considéré comme un pays parfaitement adapté à la production de vastes quantités d’opium, ces revenus seraient utilisés par l’empire pour alimenter son progrès et en même temps inonder certains centres de population avec des narcotiques et s’engager dans une petite « manoeuvre sociale » (les quartiers noirs de l’Amérique étant un cas en vue).

Les envois par la CIA d’armes secrètes étaient assurés par l’armée pakistanaise et l’ISI vers des camps de rebelles dans la province frontalière du Nord-Ouest près de la frontière avec l’Afghanistan. Le gouverneur de cette province, le lieutenant-général Fazie Haq, que l’auteur Alfred McCoy appelle « le plus proche confident et de facto suzerain des guérillas moudjahidines » du président du Pakistan Muhammad Zia ul-Haq, permit à des centaines de raffineries d’héroïne de s’établir dans sa province. Commençant vers 1982, les camions militaires pakistanais transportant des armes de la CIA de Karachi (Pakistan) arrivaient dans la province de Haq et revenaient chargés en héroïne, protégés des recherches de la police par des papiers du renseignement pakistanais (ISI). En 1982, Haq était fiché par Interpol comme un trafiquant de drogue international, sans mentionner un actif pour la CIA. Malgré sa réputation qui se détériorait, des politiciens étasuniens en visite, comme le directeur de la CIA William Casey et le vice-président George H. W. Bush continuèrent à le rencontrer quand ils allaient au Pakistan. Haq déplaça ensuite son argent de l’héroïne vers les Banque de Crédit et Commerce International. (BCCI) criminels. Un fonctionnaire étasunien haut placé déclara plus tard que Haq « était notre homme… tout le monde savait que Haq dirigeait aussi le commerce de la drogue » et que la « BCCI était totalement impliquée. »

Les polices européennes et pakistanaise se plaignaient toutes les deux que les enquêtes sur le trafic d’héroïne dans la province étaient « avortées au plus haut niveau. » En 1989, peu après la prise de pouvoir au Pakistan par Benazir Bhutto, la police arrêta Haq et l’accusa de meurtre. Il était considéré comme un multi-milliardaire à ce moment-là et il fut abattu en 1991 avant d’être jugé. Même le président Zia était impliqué dans le trafic de drogue. En 1985, une enquête du gouvernement norvégien a conduit à l’arrestation d’un dealer de drogue pakistanais qui se trouvait être le directeur financier personnel du président Zia. Une fois arrêté, son attaché-case contenait les relevés bancaires personnels de Zia.

Echos du 11 septembre

Washington dépensa des milliards de dollars chaque année à financer sa guerre russe par procuration, avec le fils d’une prestigieuse et riche famille saoudienne ayant des liens proches avec les membres de la famille royale saoudienne, Oussama Ben Laden, servant de figure de proue aux seigneurs de la guerre (et au public occidental). Durant tout cela, l’homme de l’empire, le général Zia avait la tâche de surveiller le déboursement de l’argent, les armes et la fabrication de l’héroïne. Avec la défaite soviétique, l’Afghanistan aux mains des seigneurs de guerre talibans ultra-conservateurs et le Pakistan appauvri économiquement et politiquement sous les dictateurs militaires soutenus par les États-Unis, l’empire étasunien s’était procuré à la fois un laboratoire pour y créer-diriger une « menace islamique terroriste » et un théâtre dans lequel mener une guerre contre cette menace.

De manière intéressante, Zia mourut dans un crash d’avion mystérieux en août 1988. Peu après un décollage sans problème, la tour de contrôle perdit le contact avec l’avion et des témoins ont rapporté qu’il volait irrégulièrement. L’avion piqua ensuite avant d’exploser à l’impact, tuant le général Zia et plusieurs généraux de l’armée, de même que l’ambassadeur américain au Pakistan Arnold Raphel et le général Herbert Wassom, attaché militaire en chef à Islamabad. Pour plusieurs raisons, dont la moindre n'était pas que beaucoup de gens souhaitaient la mort de Zia, il est hautement improbable que le crash de Zia fût un accident. Plusieurs théories du complot ont été proposées dont la plus intéressante est que le Mossad israélien abattit l’avion. Barbara Crossette qui était chef du bureau du New York Times en Asie du Sud de 1988 à 1991 interviewa l’ambassadeur américain en Inde en 1988, John Gunther Dean.

Dean prétend qu’Israël voulait empêcher le Pakistan d’accéder aux armes nucléaires et pressait le Congrès américain d’enquêter sur l’axe Israël-Inde. Comme récompense pour avoir dit ce qu’il pensait, Dean fut accusé de déséquilibre mental et fut envoyé en Suisse pour « se reposer » pendant six semaines avant qu’on lui demande de démissionner. Le plus intéressant de tout, cependant, est la méthode utilisée pour abattre l’avion de Zia. Le rapport officiel pakistanais sur le crash trouva des traces de produits chimiques sur les débris de l’avion, dont une grande partie était enfouie dans la terre sablonneuse ou éparpillée autour du site dû à l’impact du crash. Ces produits chimiques, ont dit les Pakistanais, étaient : phosphore, chlore, potassium, antimoine et tétra nitrate de pentaerythritol. Spécifiquement, le phosphore fut trouvé sur des graines et des pelures de mangue dans les débris. Plusieurs caisses de mangue avaient été chargées dans l’avion avant le décollage et les fruits avaient été chargés avec un gaz incapacitant, voire mortel. Khalid Hasan, un analyste pakistanais écrivant dans le journal indépendant « Friday Times » en 2004, a dit que c’était du gaz VX. L’ambassadeur Dean prétend qu’on lui a dit à New Dehli qu’il y avait du gaz VX dans l’avion. Ceux qui ont lu notre livre 11 septembre : L’ultime vérité comprendront immédiatement pourquoi la suggestion qu’Israël était impliqué dans l’usage d’un gaz mortel pour abattre un avion de passagers est particulièrement intriguant.

Benazir

A l’âge tendre de 24 ans, Benazir Bhutto se trouva aux arrêts à la suite de l’emprisonnement de son père par le général Zia en 1977. Elle fut autorisée à quitter le Pakistan pour la Grande Bretagne en 1984 tout en dirigeant en exil le Parti Socialiste du Peuple du Pakistan (PPP) de son père. Elle deviendra plus tard la première femme Premier ministre du Pakistan et de toute nation islamique quand elle prit la direction du gouvernement de 1988 à 1990 et à nouveau de 1993 à 1996. Dans les deux cas, elle fut évincée par de fausses accusations fabriquées par les mêmes élites et puissantes familles de propriétaires du Penjab qui s’étaient opposés à son père et avaient empêché les deux de mettre en place la politique réformiste et laïque si désirée par le peuple pakistanais.

Tout au long de sa carrière, la jeune et séduisante Benazir se dépeignait elle-même avec succès et précisément comme un contraste rafraîchissant par rapport à l’establishment politique primordialement dominé par les hommes. En 1988, Benazir s’auto-exila à Dubaï où elle resta jusqu’à ce qu’elle retourne au Pakistan le 18 octobre 2007 après un compromis avec le président Musharraf, actif de la CIA, qui prit le pouvoir lors d’un coup d’état militaire en 1999. Selon les termes de l’accord avec Musharraf, on lui garantissait l’amnistie et toutes les accusations de corruption (inventées) étaient retirées. Puisque l’ordre d’expulsion était levé, Benazir faisait campagne furieusement pour le PPP et on s’attendait à ce qu’elle pose un sérieux challenge au dictateur Musharraf installé par la CIA aux prochaines élections générales.

En route pour un rassemblement à Karachi le 18 octobre 2007, deux explosions se produisirent peu après l’atterrissage et le départ de Benazir de l’aéroport international Jinnah. Elle ne fut pas blessée par les explosions, supposées plus tard être un attentat suicide, tuant 136 personnes et en blessant au moins 450. Malgré la menace évidente pour sa vie de ceux qui avaient le plus à gagner avec sa mort, y compris, mais non limité, au dictateur pakistanais et l’actif de la CIA Musharraf, Benazir resta fidèle à sa croyance que le leadership politique est défini par le service au peuple ordinaire de ce monde. En tant que telle, elle insista pour continuer à aller à des rassemblements publics dans le pays. Elle déclara récemment :

« J’ai décidé de ne pas rester prisonnière dans ma maison comme un prisonnier virtuel, » a-t-elle écrit. « Je suis allée à mon village natal de Larkana pour prier sur la tombe de mon père. Partout, les gens se rassemblaient autour de moi dans une frénésie de joie. Je me sens humble devant leur amour et leur confiance. »

Mais dans un monde comme le nôtre, l’amour et la confiance sont assaillis de plus en plus de tous les côtés par une obscurité qui cherche à étouffer violemment tous les nobles idéaux, et d’un point de vue, nous pourrions dire que la bravoure de Benazir était imprudente. D’un autre point de vue, cependant, il est possible que son sacrifice allume chez des millions d’autres personnes une colère juste qui peut déjouer l’obscurité qui menace de nous engloutir tous. Il y a une chose que nous pouvons dire à coup sûr, et c’est que Benazir à fait face à la menace psychopathique contre son propre avenir et celle de toute humanité avec les yeux ouverts. Après la première tentative d’assassinat en octobre elle déclara :

« Peu après, les autorités me demandèrent de ne pas voyager en voitures avec des vitres teintées – ce qui me protégeaient de l’identification des terroristes – ou de voyager avec des gardes armés privés. Je commençais à sentir le filet se resserrer autour de moi quand la sécurité policière en dehors de ma maison à Karachi fut réduite, même quand on m’a dit que d’autres complots d’assassinats étaient en vue. »

Quand le chef du parti PPP annonça sa mort, les Pakistanais surent instantanément où trouver les coupables quand ils clamèrent « Musharraf est un chien ». N’oublions pas qui sont ses maîtres.

Benazir Bhutto, est morte comme un agneau sacrifié mais est aussi un avertissement parfait de ce que nos dirigeants ont en réserve pour nous tous. La conclusion est : réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

 


[1] Cacahuètes, signifiant bagatelle, bouchée de pain dans le langage courant (NdT) 

 

10/07/2007

JFK : Evidence of Revision

Si vous croyez encore que les complots n'existent qu'à l'état de théorie, si vous nourrissez des doutes quant à la disparition de John F. Kennedy, si vous voulez en savoir plus sur les liens entre CIA, FBI, lobby militaro industriel, secteur pétrolier, mafia et politique alors ce film exceptionnel est pour vous : 

JFK: Evidence of Revision (anglais en 5 parties). Si vous avez BitTorrent ou Pando, vous pourrez télécharger les 5 parties de ce documentaire le plus récent, le plus exhaustif et parmi les meilleurs qui soient. Même les liens avec  MK-Ultra y sont mentionnés. À ne pas manquer sous aucun prétexte.

Partie 1: http://www.mininova .org/tor/ 673193
Partie 2: http://www.mininova .org/tor/ 676320
Partie 3: http://www.mininova .org/tor/ 642894
Partie 4: http://www.mininova .org/tor/ 643446
Partie 5: http://www.mininova .org/tor/ 644270