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19/02/2010

Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone

Réseau Voltaire, 4 février 2010

par Pino Cabras

Nombreuses sont les incohérences concernant le Vol 77 d’American Airlines qui a prétendument percuté le Pentagone à 9h37 le 11 septembre 2001, nous ne les enumèrerons pas ici, d’autres articles de ce site en donnent une liste détaillée. Mais de nouveaux éléments sont apparus récemment, fruit d’investigations effectuées par des journalistes indépendants. Nous vous livrons ici un extrait du livre Strategie per una guerra mondiale de Pino Cabras. Il y relève l’étrange proportion de passagers travaillant pour le secteur militaire dans le Vol 77, et qui officiellement auraient trouvé la mort le 11-Septembre au Pentagone.

L’article du Réseau Voltaire à propos de la porte du cockpit du vol 77 [1] —qui nous révèle des détails inquiétants, peu ou pas du tout approfondis par les enquêtes officielles, mais qui devront être scrutés par des investigations même non officielles— attire notre attention sur quelques-unes des anomalies de cette terrible journée. Il n’y a pas que le personnage du commandant Burlingame à nous interpeler. Le Vol 77 avait une haute densité de passagers qui travaillaient secrètement pour le secteur de la Défense. Entre 16 et 21 personnes sur les 58 passagers de ce vol.

La plupart d’entre eux étaient des ingénieurs en aérospatiale. L’un d’eux, Mr Yamnicky, était depuis longtemps un agent opérationnel de la CIA qui travaillait pour la Veridian en qualité d’ingénieur en aérospatiale. Un autre passager de cette liste, Mr Caswell, dirigeait une équipe d’une centaine de scientifiques pour la Marine militaire états-unienne. D’autres travaillaient pour Boeing et Raytheon, à El Segundo en Californie, sur un projet nommé « Black Hawk ».

Nous présentons ici quelques informations sur ces passagers intéressants du Vol 77, qui font partie des listes obtenues en parcourant les rubriques nécrologiques sur le Web ou dans les articles de journaux publiés dans les jours suivant les attentats.

1- John D. Yamnicky Sr., 71 ans, de Waldorf, Maryland effectuait un voyage professionnel sur le Vol 77 d’American Airlines. C’était un ancien pilote militaire à la retraite, mais il travailla pour un fournisseur de la Défense au sein de la Veridian Corp, basée en Virginie, où —après son départ en retraite avec le grade de Capitaine en 1979— il opérait sur des programmes relatifs aux avions de chasse et aux missiles air-air. Son fils, John Yamnicky, déclara que son père avait travaillé au développement du chasseur F/A-18. John Yamnicky Sr, une fois diplômé à la US Naval Academy en 1952, devint pilote de tests pour la US Navy, aux commandes d’un bombardier A-4, et il aurait raconté ses voyages et ses missions pour la Marine militaire américaine en Corée et au Viet Nam. “Il s’est écrasé à cinq reprises, mais s’en est toujours tiré indemne” a expliqué Cindy Sharpley, une amie de la famille. “Sauf cette dernière fois” (AP, 2001) 
Yamnicky obtint son diplôme à la Navy Test Pilot School, située à Patuxent River en 1960. Il passa aussi un Master en Relations internationales à l’université George Washington en 1966. Mr Yamnicky, qui assurait aussi des prestations sur des avions de ligne, devint capitaine en 1971, alors qu’il était à Patuxent River, puis il se mit au service du Bureau du secrétariat à la Défense.

2- William E. Caswell était un physicien de 3e génération dont les fonctions au sein de l’US Navy étaient si secrètes que ses proches ne savaient pratiquement rien de ce qu’il faisait au quotidien. 
Ils ne savaient même pas précisément pour quelle raison il fut envoyé à Los Angeles sur ce vol maudit d’American Airlines le 11 septembre 2001. 
C’était un trajet qu’il faisait souvent, explique sa mère Jean Caswell. « Nous ne savions jamais ce qu’il y faisait, car il ne pouvait pas nous le dire. On apprend à ne pas poser de questions. » [2]. 
Dans une publication de l’université de Princeton, le directeur de thèse de Caswell déclara que dans les années quatre-vingt, il apprit que l’US Navy cherchait un scientifique expert qui puisse la conseiller sur un projet secret concernant une technologie avancée, et il avait proposé le nom de Bill Caswell. « Je ne participais pas à son travail quotidien, mais à tous points de vue, c’était encore son projet de thèse : partant de zéro il est monté très rapidement jusqu’à un poste de responsable scientifique à la tête d’une équipe de plus de cent chercheurs dans un des domaines les plus exigeants de l’US Navy. » Ses capacités techniques et managériales étaient très appréciées par ses collègues et lui avaient valu les plus hautes récompenses et distinctions de la Marine militaire. 
L’ironie du sort a voulu qu’il voyage précisément pour ce projet, comme passager du Vol 77 d’American Airlines, et qu’il périsse dans le crash de l’avion.

3- et 4- Wilson Flagg, 63 ans, né à Millwood en Virginia, un amiral de l’US Navy, pilote pour American Airlines avant de prendre sa retraite. C’était l’un des trois amiraux mis en cause par l’US Navy dans le scandale Tailhook en 1991, relatif à des violences sexuelles. Sa femme Darleen, du même âge, est elle aussi morte dans le crash. 
La lettre d’avertissement qui figure dans son dossier bloqua de fait toute promotion et l’amena à quitter l’US Navy. Il devint pilote pour American Airlines avant de prendre sa retraite. Son neveu Ray Sellek indiqua qu’il continuait de se rendre au Pentagone pour fournir des conseils techniques, au point d’y avoir un bureau.

5- Stanley Hall, 68 ans, de Rancho Palos Verdes, Californie. Directeur de programme chez Raytheon Co. « C’était notre gourou de la guerre électronique » explique un de ses collègues chez Raytheon, une société qui fournit le département de la Défense US. Hall avait développé et mis au point des technologies antiradar. C’était un homme posé et compétent, une sorte de figure paternelle. « Beaucoup de nos jeunes ingénieurs voyaient en lui un mentor » a déclaré Rn Colman le porte-parole de Raytheon.

6- Bryan Jack, 48 ans, d’Alexandria en Virginie, analyste du budget et directeur de la Division de programmation et d’économie fiscale au département de la Défense (Dod). Jack, qui travaillait au Pentagone, avait été envoyé en Californie pour dispenser un cours à l’École des officiers de la Navy (Naval Postgraduate School). Ses collègues disent de lui que c’était un mathématicien brillant. Comme chef de programmation et des politiques fiscales pour le bureau du secrétaire à la Défense, c’était un analyste de pointe du budget. Il travaillait au Pentagone depuis 23 ans. 
Jack s’était marié avec l’artiste Barbara Rachko en juin 2001. Mme Rachko travaillait toute la semaine dans son studio de New York et ils se voyaient donc seulement le week-end, soit dans leur maison à Alexandrie soir dans leur appartement à New York. Barbara Rachko a une licence de pilote de ligne et avait travaillé sept ans comme officier naval. Elle avait quitté le service actif, mais restait Commandant de réserve pour la Navy.

7- Keller, Chandler ‘Chad’ Raymond. Chad naquit à Manhattan Beach en Californie le 8 octobre 1971. C’était un éminent ingénieur spécialisé dans la propulsion et chef de projet chez Boeing Satellite Systems [3]

8- Dong Lee, 48 ans, de Leesburg, Virginia, ingénieur chez Boeing Co.

9- Ruben Ornedo, 39 ans de Los Angeles, était ingénieur en propulsion chez Boeing à El Segundo, Californie.

10- Robert Penninger, 63 ans, de Poway, Californie, ingénieur électricien chez un fournisseur de la Défense, BAE Systems. Il travaillait à San Diego depuis 1990.

11- et 12- Robert R. Ploger III, 59 ans, d’Annandale en Virginie, architecte logiciel chez Lockheed Martin Corp., et sa femme Zandra Cooper.

13. John Sammartino, 37 ans, d’Annandale en Virginie, responsable technique pour XonTech Inc. à Arlington en Virginie, une compagnie scientifique et technologique liée au domaine militaire et spécialisée en missiles de défense et en technologies de senseurs, qui fut rachetée en 2003 par une autre société produisant pour les militaires, la Northrop Grumman. Sammartino était un voyageur assidu avec sa carte Platine d’American Airlines, et il se rendait au siège de la société à Van Nuys en Californie, accompagné par son collègue Leonard Taylor. 
À sa sortie de l’université, Sammartino avait été embauché comme ingénieur au Naval Research Lab ; il travaillait depuis 11 ans pour XonTech.

14. Leonard Taylor, 44 ans, de Reston en Virginia, responsable technique chez XonTech, était né à Pasadena, Californie. Il avait obtenu son diplôme à la Andover High School en 1975 et au Worcester Polytechnic Institute en 1979 [4].

15. Vicki Yancey, 43 ans, de Springfield, se rendait à Reno pour une réunion de travail, mais elle n’avait pas prévu d’être sur le Vol 77. Yancey, ex-technicienne en électronique navale, travaillait pour la société Vredenburg, un fournisseur de la Défense, elle devait partir pour Washington plus tôt, mais des problèmes de billets retardèrent son départ, comme expliqua son mari au Washington Post. Elle appela son mari dix minutes après l’embarquement pour l’informer qu’elle avait finalement réussi à avoir une place dans l’avion [5]

16. Charles F. Burlingame III, 52 ans, diplômé en 1971 à la U.S. Naval Academy, était capitaine sur le Vol 77 d’American Airlines. Burlingame était réserviste de la Navy et avait même travaillé dans l’aile du Pentagone que l’avion aurait percuté [selon la version officielle, Ndt.].

17. Barbara K. Olson, 45 ans, avocate et commentatrice conservatrice. Olson était connue des téléspectateurs comme une journaliste politique combative et sure d’elle-même qui représentait le point de vue conservateur. Elle formait, dans le paysage social et politique de Washington un couple influent avec son mari Theodore B. Olson, un avocat en vue qui avait défendu avec succès la cause de l’élection en Floride de George W. Bush devant la Cour Suprême. Le président Bush avait nommé M. Olson au poste de procureur général des États-Unis, c’est-à-dire de responsable de la stratégie de l’Administration devant les tribunaux états-uniens. 
L’histoire du coup de téléphone est curieuse. M. Olson a raconté qu’alors qu’il était dans son bureau au département de la Justice le mardi matin, il avait reçu un appel de sa femme qui aurait utilisé son téléphone portable à bord du Vol 77 d’American Airlines pour lui dire que l’avion avait été détourné. Cette version, très critiquée en raison de l’impossibilité d’utiliser un portable depuis un avion, fut modifiée par la suite par une autre dans laquelle Barbara Olson aurait utilisé un téléphone de siège. Mais comme le rapporte un autre article du Réseau Voltaire, il n’y a aucune trace de cet appel dans les enregistrements. 
Les Olson, mariés depuis 4 ans, étaient parfaitement complémentaires en termes de style. Elle était la plus sincère des deux dans ses commentaires à la télévision, alors que lui se montrait plus réfléchi dans son rôle d’avocat constitutionnel en charge de l’establishement républicain. 
Barbara Olson fut une des critiques les plus infatigables de Bill et Hillary Clinton, contre lesquels elle conduisit des enquêtes impitoyables. Elle écrivit entre autres un livre intitulé Hell to Pay (Regnery 1999), extrêmement critique à l’égard d’Hillary Rodham Clinton, suivi d’un ouvrage posthume centré sur les dernières semaines des Clinton à la Maison-Blanche, intitulé Final Days(Regnery, 2001). [6].

18. Karen Kincaid, 40 ans, de Washington, DC. Native de l’Iowa, elle était partenaire dans le cabinet d’avocats Wiley Rein & Fielding de Washington, spécialisé dans la législation des communications. Elle se rendait à Los Angeles pour participer à une conférence sur l’industrie du sans-fil. Elle s’entrainait pour courir le marathon du Corps des Marines prévu le 28 octobre, avec l’homme qu’elle avait épousé 5 ans auparavant, Peter Batacan, un avocat travaillant pour un autre cabinet. 
Wiley Rein & Fielding est un puissant cabinet d’avocats travaillant pour le camp républicain qui fit partie de la vaste équipe d’avocats qui aida Bush et Cheney lors de la très controversée affaire post-électorale qui suivit la présidentielle de 2000, et qui formait un important outil de défense dans les affaires de délits de cols-blancs.

19. Steven ‘Jake’ Jacoby était le directeur des opérations chez Metrocall Inc, dont le siège est à Alexandrie, Virginie, une des deux plus grandes sociétés nationales de pagers, ces instruments « cherche-personnes ». « Le fait que le réseau opérationnel de Metrocall ait continué à fonctionner et à assurer les communications vitales pendant cette affreuse journée, nous le devons à Jake », a déclaré Vince Kelly, le responsable financier de la société. Le dernier job de Jacoby avait consisté à superviser le développement de dispositifs « cherche-personnes » bidirectionnel pour les grands malades en cas d’urgence, a révélé le porte-parole Timothy Dietz. La société a distribué des appareils au personnel de secours qui travaillait sur les scènes des sinistres à Washington et à New York. […]

Il faut noter que dans les listes des passagers des autres vols, on remarque aussi une certaine densité de personnes liées au secteur militaire et du Renseignement.

Trois employés de la Raytheon étaient sur le Vol 11 d’American Airlines qui s’est crashé sur la Tour Nord du World Trade Center. Raytheon est l’un des principaux fournisseurs de la Défense, et est un élément fondamental des technologies Global Hawk de contrôle à distance, tant appréciées du Pentagone. Parmi les nombreuses hypothèses impossible à démontrer, mais techniquement plausible et par-là même dignes d’être approfondies, on trouve celle sur les avions télécommandés.

Il existe certains éléments particulièrement troublants à propos de Raytheon. Un article paru dans USA Today en octobre 2001 annonçait que Raytheon avant téléguidé à 6 reprises un Boeing 727 de Fedex lors d’un atterrissage parfaitement exécuté sur une base aéronavale du Nouveau-Mexique en août 2001, sans pilote.

Le système utilisait des signaux radio émis depuis la partie finale de la piste et qui étaient envoyés à l’avion. Les dispositifs électroniques à terre coordonnaient leur localisation grâce au GPS. Aucun pilote à bord ne devait intervenir pendant la manoeuvre. Répétons-le : il s’agissait d’une technologie parfaitement au point et disponible en août 2001, un mois avant les attentats fatidiques.

Déjà au début de 2001 un avion spécial du programme Global Hawk avait traversé l’océan Pacifique, depuis les USA jusqu’à l’Australie, sans personne à bord.

Comme nous venons de le voir, les principaux acteurs de ces programmes ainsi que d’autres experts du secteur aérospatial sont officiellement morts le 11 Septembre 2001.

Une des objections soulevées quant à la vraisemblance d’un complot interne aux institutions et au Renseignement états-uniens est la difficulté, voire l’impossibilité, de maintenir le secret quand trop d’exécutants et de conspirateurs sont impliqués. Ceux qui organisent une tragédie comme celle du 11-Septembre sont de toute façon suffisamment impitoyables pour inclure même le sacrifice des exécutants qui pourraient parler, les mélangeant aux autres victimes. Les restes des victimes ont été entièrement gérés par les militaires. Difficile donc de savoir aujourd’hui comment et où sont morts les passagers.

Pour l’instant, ceci n’est qu’une hypothèse d’enquête.

Précision de Thierry Meyssan

En septembre 2002, à Téhéran, j’ai eu l’occasion de discuter très en détail des attentats du 11-Septembre avec Hussein Shariatmadari, directeur du groupe de presse Kheyan et porte-parole du Guide de la Révolution. C’était la première fois que je rencontrais un interlocuteur ayant une connaissance aussi précise du détail des attentats. Nous avons continué la discussion tard dans la journée. 
A cette occasion, il m’a montré le travail de ses enquêteurs. Ceux-ci avaient suivi la même piste que Pino Cabras, mais avec des moyens beaucoup plus importants. Ils avaient constitué des dossiers biographiques pour chacun des passagers des 4 avions impliqués. 
Ils étaient arrivés à un taux de trois quarts de passagers liés au Pentagone, non seulement dans le vol 77, mais dans les autres avions aussi.



 

[1] « 11-Septembre : le vol AA77 n’a pas pu être détourné », Réseau Voltaire, 29 novembre 2009.

[2] Extrait d’un article du Chicago Tribune.

[3] Source Los Angeles Times, 21 septembre 2001.

[4] Source Globe Star du 27 septembre 2001.

[5] Source : Chicago Tribune.

[6] Source : Rubrique nécrologique du New York Times du 13 septembre 2001.

 

03/11/2009

Intox sur France 2 : Bigard et Kassovitz face à de « soi-disant » journalistes

ReOpen911, 1er novembre 2009

L’émission du 28 octobre sur France 2 a certainement marqué un tournant dans le traitement du thème du 11 Septembre en France. Même si le débat n’est pas allé dans le sens où chacune des deux parties aurait bien voulu l’emmener, il faut reconnaître que M. Kassovitz et JM. Bigard ont eu le courage de s’exposer personnellement pour essayer de faire avancer le débat sur ce qu’on peut appeler la plus grande omerta française de ces 10 dernières années. Voici un article paru sur AgoraVox au lendemain de l’émission. L’auteur dénonce une argumenation fallacieuse de la part d’un des contradicteurs, démontrant une fois de plus que sur la question du 11-Septembre, la plupart des journalistes défenseurs de la "théorie du complot officielle" sont au mieux, incompétents et au pire, malhonnêtes.

par William Castel pour AgoraVox, le jeudi 29 octobre 2009

Pour discréditer une étude du scientifique Niels Harrit, le journaliste Hervé Gattegno a usé d’un argument fallacieux. Mathieu Kassovitz le lui a fait remarquer en direct. Mais Gattegno a campé sur sa position, assurant qu’il basait son attaque sur la lecture même de l’étude de Harrit.

Guillaume Durand organisait, mercredi en fin de soirée, dans son émission L’objet du scandale, un débat sur le 11-Septembre. Préalablement conçu pour accueillir Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, le scientifique danois Niels Harrit et le grand reporter Eric Laurent, mis aux prises, on pouvait l’imaginer, avec plusieurs contradicteurs, il s’est finalement résumé à un affrontement houleux – et disons-le tout net, sans aucun intérêt – entre les deux saltimbanques et deux journalistes, Frédéric Bonnaud et Hervé Gattegno, chef du service investigation au Point, conseiller éditorial de l’émission.

Exit les spécialistes, Harrit et Laurent, désinvités pour éviter, selon les propres mots de Guillaume Durand, "la bataille d’experts !" Alors que c’est précisément ce que nombre de gens attendent aujourd’hui ! Le producteur de l’émission Stéphane Simon déclarait lui aussi, chez Jean-Marc Morandini, ne pas vouloir proposer "une querelle de spécialistes". Et à la question de Morandini "vous ne risquez pas de mettre le doute Stéphane Simon ce soir ?", il répondit, très clairement : "Je ne crois pas, au contraire… je ne pense pas qu’à l’issue de l’émission on pourra se dire que le doute plane." Le débat était donc biaisé d’entrée, le but étant d’imposer une vision des choses ; d’où la nécessité d’exclure les invités les plus compétents, Eric Laurent et Niels Harrit.

Mais venons-en au coeur du scandale, lorsque justement les deux journalistes questionnent les deux comédiens sur les détails scientifiques de l’étude de Niels Harrit, qui n’est donc pas là pour répondre lui-même, et sur lesquels Bigard et Kassovitz sont, comme ils le reconnaissent eux-mêmes fort honnêtement, incapables de répondre. Rappelons que cette étude prétendait montrer la présence de nanothermite dans les poussières du World Trade Center. Hervé Gattegno va, pour décrédibiliser l’étude du scientifique absent, sortir un argument massue. Il affirme que les prélèvements réalisés par celui queDurand avait déjà qualifié, au préalable, de "soi-disant scientifique" avaient été effectués entre 2006 et 2008 ! Ce qui les rendait bien sûr inexploitables, compte tenu de toutes les altérations qu’ils avaient pu subir en cinq ans. Extrait :

Gattegno : "Alors il faut savoir, vous avez lu l’article, sans doute, comme moi, et donc vous avez découvert dans cet article que les prélèvements sur les poussières du World Trade Center qu’il invoque datent de 2006 à 2008, c’est-à-dire qu’on est allé prélever dans les poussières, ou dans ce qu’il en reste, 5 ans, 6 ans, 7 ans [protestation de Kassovitz]… si si, parfaitement, c’est écrit dans l’article…"

Kassovitz : "Ils ont analysé en 2005, elles ont été récupérées, certaines le jour même, le lendemain, d’autres deux semaines après…"

Gattegno : "Non, non, pas du tout, c’est faux, c’est inexact, ce que vous dites est inexact, les prélèvements, c’est écrit dans l’article, de 2006 à 2008, c’est-à-dire des années après…"

Ce grand moment a lieu à la 35e minute de cette vidéo :

La contestation de Kassovitz pesait sans doute bien peu pour le public face à la confiance qu’inspire un journaliste du Point, à la conscience professionnelle irréprochable, et qui, lui, est allé à la source de l’information pour la vérifier.

La voici justement, la source de l’information : l’article Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe, publié le 3 avril 2009 dans la revue The Open Chemical Physics Journal. Inutile de lire toute l’étude, l’origine des échantillons prélevés par Harrit et son équipe de huit chercheurs est en effet abordée dès le tout début. Gattegno n’a pas eu à aller très loin pour réaliser son scrupuleux travail de journaliste d’investigation. Pour les non-anglophones"dust" signifie "poussière", "sample" signifie "échantillon" ou "prélèvement". L’essentiel est mis en gras et n’est pas trop difficile à comprendre (voici un dico au cas où), et je l’explicite en français juste après. En rouge, j’ai marqué les dates des différents prélèvements étudiés par les scientifiques.

Page 8, un résumé :

MATERIALS AND METHODS
1. Provenance of the Samples Analyzed for this Report

In a paper presented first online in autumn 2006 regarding anomalies observed in the World Trade Center destruction [6], a general request was issued for samples of the WTC dust. The expectation at that time was that a careful examination of the dust might yield evidence to support the hypothesis that explosive materials other than jet fuel caused the extraordinarily rapid and essentially total destruction of the WTC buildings.

It was learned that a number of people had saved samples of the copious, dense dust, which spread and settled across Manhattan. Several of these people sent portions of their samples to members of this research group. This paper discusses four separate dust samples collected on or shortly after 9/11/2001. Each sample was found to contain red/gray chips.

Page 9, le détail :

The earliest-collected sample came from Mr. Frank Delessio who, according to his videotaped testimony [17], was on the Manhattan side of the Brooklyn Bridge about the time the second tower, the North Tower, fell to the ground. He saw the tower fall and was enveloped by the resulting thick dust which settled throughout the area. He swept a handful of the dust from a rail on the pedestrian walkway near the end of the bridge, about ten minutes after the fall of the North Tower. He then went to visit his friend, Mr. Tom Breidenbach, carrying the dust in his hand, and the two of them discussed the dust and decided to save it in a plastic bag. On 11/15/2007, Breidenbach sent a portion of this dust to Dr. Jones for analysis. Breidenbach has also recorded his testimony about the collection of this dust sample on videotape [17]. Thus, the Delessio/Breidenbach sample was collected about ten minutes after the second tower collapsed. It was, therefore, definitely not contaminated by the steelcutting or clean-up operations at Ground Zero, which began later. Furthermore, it is not mixed with dust from WTC 7, which fell hours later.

On the morning of 9/12/2001, Mr. Stephen White of New York City entered a room in his apartment on the 8th floor of 1 Hudson Street, about five blocks from the WTC. He found a layer of dust about an inch thick on a stack of folded laundry near a window which was open about 4 inches (10 cm). Evidently the open window had allowed a significant amount of dust from the WTC destruction the day before to enter the room and cover the laundry. He saved some of the dust and, on 2/02/2008, sent a sample directly to Dr. Jones for analysis.

Another sample was collected from the apartment building at 16 Hudson Street by Mr. Jody Intermont at about 2 pm on 9/12/2001. Two small samples of this dust were simultaneously sent to Dr. Jones and to Kevin Ryan on 2/02/2008 for analysis. Intermont sent a signed affidavit with each sample verifying that he had personally collected the (nowsplit) sample ; he wrote :

“This dust, which came from the ‘collapsed’ World Trade Center Towers, was collected from my loft at the corner of Reade Street and Hudson Street on September 12, 2001. I give permission to use my name in connection to this evidence”. [Signed 31 January 2008 in the presence of a witness who also signed his name].

On the morning of 9/11/2001, Ms. Janette MacKinlay was in her fourth-floor apartment at 113 Cedar St./110 Liberty St. in New York City, across the street from the WTC plaza. As the South Tower collapsed, the flowing cloud of dust and debris caused windows of her apartment to break inward and dust filled her apartment. She escaped by quickly wrapping a wet towel around her head and exiting the building. The building was closed for entry for about a week. As soon as Ms. MacKinlay was allowed to re-enter her apartment, she did so and began cleaning up. There was a thick layer of dust on the floor. She collected some of it into a large sealable plastic bag for possible later use in an art piece. Ms. MacKinlay responded to the request in the 2006 paper by Dr. Jones by sending him a dust sample. In November 2006, Dr. Jones traveled to California to visit Ms. MacKinlay at her new location, and in the company of several witnesses collected a second sample of the WTC dust directly from her large plastic bag where the dust was stored. She has also sent samples directly to Dr. Jeffrey Farrer and Kevin Ryan. Results from their studies form part of this report.

Another dust sample was collected by an individual from a window sill of a building on Potter Street in NYC. He has not given permission for his name to be disclosed, therefore his material is not included in this study. That sample, however, contained red/gray chips of the same general composition as the samples described here.

On lit donc que les quatre prélèvements de poussières ont été réalisés les 11 et 12 septembre 2001. On lit encore qu’un premier article traitant des anomalies de l’effondrement des tours a été publié en 2006, et que c’est à cette occasion qu’un appel a été lancé auprès des lecteurs qui disposaient d’échantillons de poussières du WTC. Cet appel visait à confirmer expérimentalement l’hypothèse selon laquelle des explosifs auraient pu être utilisés. Autre épisode datant de 2006 : la visite de Steven Jones, l’un des co-auteurs de l’étude, à l’un des détenteurs de poussières, qui lui avait déjà envoyé un échantillon, et qui lui en cédera un autre (conservé dans un sac plastique) à ce moment-là. C’est donc la collecte des prélèvements qui a commencé en 2006 (et qui s’est poursuivie jusqu’en 2008), mais pas les prélèvements eux-mêmes, qui datent des premières heures post-attentats.

Mathieu Kassovitz, à quelques approximations près, avait donc raison. Et Gattegno, lui, qui prétendait avoir lu l’article de Harrit, avait tout faux. Soit donc Hervé Gattegno ment, soit il ne sait pas lire… soit il a mal compris ce qu’on lui soufflait dans son oreillette. En effet, durant l’émission, Gattegno perdit son oreillette… On se demande bien à quoi elle pouvait lui servir… Si Durand qualifiait Harrit de "soi-disant scientifique", on est en droit de se demander si lui-même, Gattegno et Bonnaud ne pourraient pas être qualifiés de "soi-disant" journalistes.

Toute l’émission mériterait sans doute d’être analysée et critiquée, car les erreurs ne se limitent pas à celle qu’on a mise à nu ici. On en relèvera une seule autre, lorsque Guillaume Durand prétendit qu’aucun homme politique ou journaliste américain ne partageait les doutes de ses invités. On le renverra au site Patriots Question 9/11. Il y découvrira un nombre considérable de politiques américains, et même des journalistes, qui ont émis des doutes sur la version officielle du 11-Septembre et réclamé une vraie enquête.

L’une de ces politiques était d’ailleurs récemment à Paris, en compagnie de Niels Harrit : il s’agit de Cynthia McKinney, ancienne représentante démocrate, pendant douze ans, au Congrès américain et candidate aux élections présidentielles de 2008 pour le parti des Verts. La Télé Libre de John Paul Lepers a rendu compte de sa visite à la mairie du IIe arrondissement de Paris.

Mise à jour : Jeudi midi, Jean-Marie Bigard est intervenu dans L’Edition Spéciale de Canal Plus. Il a expliqué en quoi il avait été piégé par Guillaume Durand et son équipe. Il a déploré que Niels Harrit et Eric Laurent aient été désinvités 48 heures avant l’émission, pour ne laisser place qu’à deux people, qui posaient sans doute moins de problèmes et suffisaient pour assurer l’audimat. Le vrai débat contradictoire qu’il continue d’appeler de ses voeux est un débat entre experts, et pas entre people et journalistes manifestement très ignorants du sujet.

Auparavant, c’est Frédéric Bonnaud qui a réagi à sa prestation de la veille, qualifiant au passage Bigard et Kassovitz d’illuminés et leurs propos d’absurdités. Il s’est réjoui d’avoir créé le clash, qui a empêché les deux comédiens de pouvoir parler trop librement. Un moindre mal, selon lui.

Enfin, l’inénarrable Bruce Toussaint a loué les mérites de Hervé Gattegno, "grand journaliste d’investigation du Point, qui avait des arguments extrêmement fiables, qui a démonté la plupart des doutes de ces deux personnalités…" On a vu la qualité du principal argument trouvé par Gattegno pour couler Niels Harrit… Une belle intox !



Note ReOpenNews :

Cet épisode ne fait que confirmer ce que ReOpen911 a déjà dénoncé à propos de la première émission de Guillaume Durand du 30 septembre. Ce spécial 11-Septembre de Durand fut à l’antipode du débat contradictoire, la thèse officielle du 11 Septembre étant d’emblée considérée comme acquise par l’ensemble des intervenants… Guillaume Durand avait choisi d’aborder 5 points régulièrement contestés par les sceptiques de la version officielle. L’association citoyenne ReOpen911, qui milite en France pour la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, a choisi de se pencher à son tour sur 5 points de l’émission de Guillaume Durand qui, pour chacun d’entre eux, pourraient bien représenter un « objet du scandale »…

Dans la vidéo qui suit et que nous vous invitons à diffuser et relayer le plus largement possible, des enquêteurs citoyens procèdent à un démontage objectif de quelques contre-vérités flagrantes, et portent à la connaissance du public un certain nombre d’éléments factuels et vérifiables, mais souvent passés sous silence par les grands médias. L’analyse de ReOpen911 réussit là où les experts de Guillaume Durand échouent : on comprend effectivement bien au terme des 25 minutes de cette vidéo pourquoi non seulement les stars, mais aussi des dizaines de millions de personnes à travers le monde, ne croient plus à la version officielle du 11 Septembre.

21/04/2009

11 septembre : de nouvelles preuves font voler en éclats la version officielle

Mondialisation.ca, Le 14 avril 2009



Voici le résumé, l’introduction et la conclusion de cet important article soigneusement documenté.

 Il est possible de télécharger l’article intégral. (pdf)

 La poussière des ruines du World Trade Center contenait un mélange aluminothermique actif

 pp.7-31 (25)

 Auteurs : Niels H. Harrit, Jeffrey Farrer, Steven E. Jones, Kevin R. Ryan, Frank M. Legge, Daniel Farnsworth, Gregg Roberts, James R. Gourley, Bradley R. Larsen

 The Open Chemical Physics Journal

 Volume 2

 ISSN: 1874-4125

 doi: 10.2174/1874412500902010007  

 Article intégral (en anglais) : The Open Chemical Physics Journal

 Résumé :

Nous avons découvert des fragments particuliers rouge et gris dans tous les échantillons de  poussière provenant de la destruction du World Trade Center  (WTC) que nous avons étudiés. Quatre de ces échantillons, récoltés sur différents sites, font l’objet de cette étude et dans chacun d’entre eux, ces fragments rouge et gris comportent des similitudes. Un résident de Manhattan a recueilli un échantillon environ 10 minutes après l’effondrement de la seconde tour, deux autres ont été récoltés le lendemain et un quatrième approximativement une semaine plus tard. Les propriétés de ces fragments ont été analysées à l’aide de la microscopie optique, de la microscopie électronique à balayage (MEB), de la spectroscopie de rayons X à dispersion d'énergie (EDS) ainsi que de la calorimétrie différentielle à balayage (DSC). Le matériau rouge contient des grains d’environ 100 nm d’épaisseur, en grande partie composés d’oxyde de fer. Il comprend également de l’aluminium, contenu dans des structures s’apparentant à de toute petites plaques. La séparation des composantes au moyen de méthylacétone a démontré la présence d’aluminium élémentaire. L’oxyde de fer et l’aluminium sont étroitement mélangés dans le matériau rouge. Lorsqu’ils sont  enflammés dans un dispositif DSC, les fragments exposés produisent des réactions exothermiques, nombreuses mais faibles, à une température avoisinant  430 °C, ce qui est bien en deçà de la température d’ignition normale de la thermite conventionnelle. Après la combustion, les résidus de ces curieux fragments rouges et gris présentaient clairement de multiples sphères riches en fer. La portion rouge des fragments s’est avérée être un matériau aluminothermique non réagi et hautement énergétique.

 Remarque de la rédaction de Mondialisation.ca

 Définition de thermite :

Nom de marque d’une mixture sidérurgique et incendiaire composée d’une fine poudre d’aluminium et d’oxyde métallique, habituellement du fer, produisant une chaleur intense lors de la combustion.

 The American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition copyright ©2000 by Houghton Mifflin Company. Updated in 2003. Published by Houghton Mifflin Company. All rights reserved.

 La thermite est un composé pyrotechnique de poudre de métal et d’oxyde métallique provoquant une réactionaluminothermique. (Wikipedia version anglaise)

 Il est question de la fusion et de la combustion des structures métalliques.

 « Les métaux peuvent brûler si les conditions sont adéquates, de la même façon que le bois ou l’essence.  […] Une réaction aluminothermique est un processus impliquant la combinaison et la combustion d’une mixture précise de combustibles métalliques. Cette combustion requiert des températures extrêmement élevées. » 

 Les lecteurs peuvent tirer leurs propres conclusions quant à la portée considérable de ces constatations.

 Bien que les auteurs n’abordent pas la question plus large des attaques du 11 septembre, leurs conclusions sont directement liées aux causes probables de l’effondrement des édifices du WTC ce jour là. Leurs constats mettent également en doute la validité du rapport officiel de la Commission d’enquête sur le 11 septembre.

 On peut lire plus bas des extraits choisis de l’article et accéder au texte intégral en cliquant sur le lien ci-dessous. 

 Article intégral (en anglais) :

 http://www.bentham-open.org/pages/content.php?TOCPJ/2009/... 

 EXTRAITS

INTRODUCTION

La destruction de trois gratte-ciel (WTC 1, 2 et 7) le 11 septembre 2001 fut une effroyable catastrophe. Elle a non seulement eu des conséquences pour des milliers de personnes et de familles directement touchées, en raison des blessures et des pertes de vie, mais elle a également servi à justifier de nombreux changements couteux et radicaux sur le plan des politiques intérieure et étrangère. Pour ces raisons et d’autres encore, chercher à savoir ce qui s’est vraiment passé ce jour fatidique revêt une importance capitale.

Le gouvernement a fait des efforts considérables pour financer et subventionner diverses enquêtes qui ont mené, en grande partie, à la publication des rapports de FEMA [1] et de NIST [2]. D’autres études sur cette destruction ont eu droit à moins de publicité mais ne sont pas de moindre importance pour les victimes de cette tragédie, qui demeurent dans l’obligation de découvrir toute la vérité concernant les événements du 11 septembre. [3-10]. Certaines de ces études se sont judicieusement concentrées sur des preuves relatives à la méthode de destruction des trois gratte-ciel et qui sont demeurées des biens publics, soit des matériaux concrets subsistants, des photographies et vidéos disponibles.

 CONCLUSIONS

 Nous avons découvert des fragments rouges et gris en quantité significative dans la poussière provenant de la destruction du World Trade Center. Nous avons appliqué, entre autres, les méthodes SEM et EDS afin de déterminer la structure et la signature chimique à petite échelle de ces débris, notamment de la composante rouge. Celle-ci est davantage intéressante et comporte les caractéristiques suivantes :

 1.      Elle est composée d’aluminium, de fer, d’oxygène, de silicone et de carbone. Des quantités moindres d’éléments potentiellement réactifs sont parfois présents, comme le potassium, le souffre, le plomb le baryum et le cuivre.

 2.      Les éléments primordiaux (Al, Fe, O, Si, C) sont tous présents sous la forme de particules à une échelle allant de dizaines à des centaines de nanomètres et la cartographie EDS démontre un fin mélange de ceux-ci.

 3.      Lorsque traitée avec du solvant de méthylacétone, une certaine séparation des composantes s’est produite. L’aluminium élémentaire est devenu suffisamment concentré pour être identifié clairement dans la substance avant la combustion.

 4.      L’oxyde ferrique apparait sous la forme de  grains à facettes d’environ 100 nm d’épaisseur, alors que l’aluminium se présente sous frome de structures ressemblant à des plaquettes. La petite taille des particules d’oxyde de fer permet de qualifier cette substance de « nanothermite » ou « superthermite ».

 5.      Une analyse démontre que le rapport fer-oxygène correspond au Fe203. La substance rouge présente dans les quatre échantillons de poussière était similaire sur ce plan. Il y avait de l’oxyde de fer dans le matériau avant la combustion, mais pas de fer élémentaire.

 6.      En nous basant sur la présence d’aluminium élémentaire et d’oxyde de fer dans la substance rouge, nous sommes venus à la conclusion que ce matériau contient les ingrédients de la thermite.

 7.      La DSC a démontré que le matériau s’enflamme et réagit vigoureusement lorsqu’il atteint 430 °C, avec un dégagement de chaleur plutôt faible correspondant de très près à une observation indépendante sur un échantillon reconnu de superthermite. La basse température d’ignition et la présence de grains d’oxyde de fer de moins de 120 nm confirment qu’il ne s’agit pas de thermite conventionnelle (laquelle s’enflamme à plus de 900 °C), mais fort probablement d’une forme de superthermite.

 8.      Après avoir allumé plusieurs fragments rouges et gris dans une DSC à 700 °C, nous avons trouvé de nombreuses sphères riches en fer ainsi que des sphéroïdes dans les résidus. Cela indique qu’une réaction à la température élevée s’était produite, puisque le produit riche en fer a, de toute évidence, dû fondre afin de prendre ces formes. Dans plusieurs de ces sphères, du fer élémentaire a été vérifié car le contenu en fer excédait significativement le contenu en oxygène. Nous concluons qu’une réaction de  réduction et d’oxydation à haute température s’est opérée dans les débris chauffés, notamment, une réaction aluminothermique.

 9.      Les sphéroïdes produits par les tests de DSC et d’inflammation possèdent une signature EDS (Al, Fe, O, Si, C), appauvrie en carbone et en aluminium comparativement au matériau rouge original. Cette signature chimique correspond remarquablement à celle des sphéroïdes créés par l’inflammation de la thermite commerciale, ainsi qu’à celle des microsphères trouvées dans la poussière du WTC [5].

 10.   La teneur en carbone du matériau rouge indique la présence d’une substance organique, que l’on trouve habituellement dans les formules de superthermite. Elle sert à produire de fortes pressions de gaz lors de l’ignition et à rendre les formules explosives. La nature de l’élément organique dans les fragments nécessite des recherches approfondies. Nous soulignons qu’il s’agit probablement aussi d’une substance énergétique, puisque la quantité totale d’énergie libérée dans certains tests DSC excède le maximum reconnu théoriquement dans une réaction aluminothermique conventionnelle.

 Sur la base de ces observations, nous concluons que la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique.

 (Souligné par nous)

 Article intégral (en anglais): 

http://www.bentham-open.org/pages/content.php?TOCPJ/2009/00000002/00000001/7TOCPJ.SGM 


Article original en anglais : Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe, publié le 3 avril 2009. 

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

24/01/2009

La Défense dirigera-t-elle le « véritable » programme de relance ?


Catherine Austin Fitts
Solari
12 janvier 2009

Note : La biographie de l'auteur est extraite de Wikipedia : Fitts a travaillé comme directrice générale et a été membre du conseil de direction de la banque de Wall Street, Dillon, Read & Co.Inc. Elle a aussi été secrétaire adjointe de la commission sur le logement  au département du Logement et du Développement Urbain des États-Unis durant la première administration Bush. Elle a été la présidente de l'Hamilton Securities Groupe Inc, une banque d'investissement et un développeur de logiciel financier. Elle est titulaire d'un BA de l'Université de Pennsylvanie, d'un MBA de la Wharton School et elle a étudié le mandarin à l'Université Chinoise de Hong Kong.


Dans le rapport fiscal de 1999, le département de la Défense avait « égaré » 2,3 trillions de dollars. Cette somme équivaut approximativement à trois fois la somme que le président se propose de dépenser pour relancer les États-Unis.
Dans le rapport fiscal de 2000, le département de la Défense avait « égaré » 1,1 trillions de dollars, soit une fois et demie ce que le président élu Obama veut investir aux États-Unis.

Ainsi, entre octobre 1998 et septembre 2000, le département de la Défense a « égaré » 3,3 trillions de dollars. Cette somme d'argent est si énorme que nous avons commencé, il y a quelques années, à archiver les articles sur « l'argent égaré » pour suivre ces trillions qui avaient disparu des comptes fédéraux.

De mars 1997 à mars 2001, le sous-secrétaire à la Défense (contrôleur) qui officiait comme chef du service financier du département de la Défense était William J. Lynn III. A ce poste, il était donc le principal conseiller du secrétaire et du secrétaire adjoint de la Défense dans les domaines budgétaires et fiscaux. Cela signifie qu'il était la personne responsable de ce qu'aucun argent ne s'égare et que le département d'État publie les déclarations financières après audit. C'est ce qu'il n’a pas réussi à accomplir durant ces années et toutes celles qui ont suivi.

Lorsque M. Lynn a quitté la Défense en 2001, il a rejoint DFI International et en 2005, il est devenu le lobbyiste en chef de Raytheon. Il a été remplacé à la Défense par Dov Zakheim.

Le président élu Obama a nommé aujourd'hui William J. Lynn au poste de secrétaire adjoint à la Défense. Le communiqué de presse a dit, « Lynn nous rejoint avec des dizaines d'années d'expérience et une expertise dans les réformes de dépenses de l'État et dans les choix difficiles et nécessaires pour s'assurer que l'argent des contribuables étasuniens soit dépensé avec sagesse. »

Obama a aussi nommé Robert Hale à la place qu'occupait Lynn, sous-secrétaire à la Défense (contrôleur des finances). M. Hale a officié de 1994 à 2001 en tant que secrétaire adjoint de l'armée de l'air (gestion financière et contrôleur des finances). Cela signifie que Hale, tout comme Lynn, était chargé de ces fonds lorsqu'ils ont disparu.

Je parie que les gars qui ont touché les 3,3 trillions ont été très satisfaits du travail de M. Lynn et M. Hale et qu'ainsi ils ont décidé de leur remettre le pied à l'étrier.

Cela me ramène à la question que je ne cesse de poser, « Où est l'argent et comment pouvons-nous le récupérer ? »


Note : Pour ceux d'entre vous qui souhaiteriez mieux comprendre l'ampleur du problème soulevé, en terme financier et politique, l'équipe de Future Quantique vous conseille l'audition (malheureusement réservée à ceux qui comprennent l'anglais ou qui ont des amis capables de traduire et de transmettre) de ce document incroyable où la courageuse membre du Congrès des États-Unis, Cynthia Mac Kinney demande des comptes à Donald Rumsfeld. Ce document souligne l'impunité totale dont bénéficient les hauts responsables du complexe militaro-industriel, puisque l'intervention de cette noble dame n'aura eu aucune suite et qu'aucun organe de presse 'officiel' n'aura fait référence à ce scandale dont les proportions dépassent l'imagination.

 

Traduction française : Lionel P.

31/10/2008

Le génome de la grippe espagnole ressuscité à partir d'un cadavre congelé


Usa: Le Pentagone sur le point de lancer une arme nommée grippe aviaire

Pourquoi le génome du virus de la pandémie de 1918 a-t-il été ressuscité par le gouvernement US à partir d'un cadavre congelé ? Le Pentagone est-il sur le point de lancer une arme nommée grippe aviaire ?

Il existe des preuves alarmantes qui ont été cumulées par des sources scientifiques sérieuses à l'effet que le gouvernement des ةtats-Unis soit sur le point d'avoir ou aurait déjà une « arme » qui porte le nom de grippe aviaire. Si les reportages sont exacts, cela pourrait déclencher une nouvelle pandémie sur la planète. Une pandémie qui pourrait être plus dévastatrice que l'épidémie de grippe espagnole de 1918 et qui a tué environ 30 millions de personnes dans le monde avant de se résorber.

Les expériences du Pentagone et de l'Institut national de la santé des Etats-Unis réalisées avec les restes congelés du virus de 1918 sont de la pure folie scientifique. Est-ce que les ةtats-Unis sont sur le point de déclencher une nouvelle pandémie sélective raciale dans le cadre d'un processus obligatoire de vaccination avec un vaccin prétendument fabriqué « contre » la grippe aviaire?

Il y a des raisons de croire que ces divisions de l' industrie pharmaceutique internationale agissent de concert avec le gouvernement des ةtats-Unis pour développer une substance du virus H5N1 génétiquement modifiés susceptible d'engendrer une pandémie créée par l' homme , et qui pourrait être plus mortelle que la pandémie de la « grippe espagnole » de 1918 à laquelle on attribue la perte de 30 millions de vies humaines.

Rima E. Laibow, MD, chef de la Fondation des Solutions Naturelles, un groupe de surveillance citoyenne qui surveille l'industrie pharmaceutique déclare que: « Notre meilleure estimation réalisée par nos renseignements est que la pandémie de grippe aviaire a déjà été créée par le génie génétique aux ةtats-Unis, en fusionnant le mortelle génome de la pandémie de 1918, la mal nommée « grippe espagnole, » avec l'ADN du virus inoffensif H5N1 dans une culture de croissance à base de cellules du rein de l' homme et ce, selon l'Institut Nationale de la Santé et le fabricant du vaccin. Certains virologues croient que cela permettra au virus mutant créé par l'homme de reconnaître les cellules humaines lui permettant ainsi de les envahir. »

Si cela est vrai , tel que le souligne Laibow, « Un fait à la base de la virologie est que le public n'a pas été informé qu'il est impossible de créer un vaccin contre un virus qui n'existe pas encore. Les efforts de relations publiques [vont dans le sens] contraire, Si un vaccin contre la grippe aviaire est développé dans sa forme pandémique, cela signifie que le virus pandémique devait déjà exister, [avant cette] période, fin de la discussion».

Le génome [du virus] de la pandémie de 1918, dite « grippe espagnole», a récemment été intentionnellement ressuscité par le gouvernement des ةtats-Unis à partir d'un cadavre congelé d'une personne morte de la grippe en 1918 en Alaska . En raison de cette résurrection, la grippe aviaire et son « vaccin » représentent maintenant une menace importante à la santé publique.

La grippe espagnole, qui n'avait rien d' espagnol , a été créée aux ةtats-Unis dans l'un des premiers programmes d'armes biologiques et elle fut injectée à des jeunes hommes en bonne santé (c'est-à-dire, des « soldats ») au cours de la première vaccination obligatoire dans l' armée pendant la Première Guerre mondiale . La « grippe espagnole, » née dans des bases militaires américaines du Kansas, est l'une des pandémies les plus mortelles de l' histoire moderne . Elle a également été l'une des armes biologiques les plus réussies et à n'avoir jamais été créées jusqu 'à ce jour.

Article en français : dabio

Article original : Healthfreedomusa

15/09/2008

Bigard se "reprend"

Après avoir émis des doutes sur la théorie officielle des attentats du 11 septembre, puis, ayant été rappelé à l'ordre, s'être confondu en excuses, Bigard se reprend et déclare à nouveau dans le 19/20 sur France 3 (14/09/08) qu'on n'a "jamais retrouvé d'avion au Pentagone". On peut se demander si cette focalisation sur la "no plane theory" – sans laisser vraiment le temps à Bigard de "développer" là-dessus (d'ailleurs, en serait-il capable ou désireux de le faire ?) – n'est pas une façon de plus de discréditer la thèse du complot, car s'il paraît évident que ce n'est pas le Vol 77 qui s'est écrasé sur le Pentagone (là dessus, on est d'accord), il est totalement absurde de déclarer qu'aucun avion/objet ne s'y est écrasé. Quelque chose s'est bien crashé au Pentagone, reste à savoir QUOI – à ce sujet, le livre 11 septembre, l'ultime vérité délivre des pistes tout à fait intéressantes et qui tiennent la route, tant au niveau de la "logistique" des attentats que de leur mobile.

 

10/09/2008

11 septembre, l'ultime vérité : la sortie d'un livre choc

En ce 7e "anniversaire" des attentats du 11 septembre, Futur Quantique a l'immense plaisir de vous annoncer la sortie de 11 septembre, l’ultime vérité, l'ouvrage-révélation de Laura Knight-Jadczyk et Joe Quinn !

11/9

11 septembre, l'ultime vérité [titre original : 911, the Ultimate Truth, sorti en 2006] est l’œuvre de référence sur les dessous du 11 septembre. Pourquoi le 11 septembre a-t-il eu lieu ? Quels objectifs occultes sert-il ? Cet ouvrage mobilise, afin de répondre à ces questions, une quantité incroyable d’informations. Jamais autant de données sur cet événement n’avaient été compilées.

Avec succès, Laura Knight-Jadczyk et Joe Quinn exposent au grand jour les sombres motivations à l’œuvre derrière les attentats contre les États-Unis, et, pour la toute première fois, nous dévoilent le but caché de l’attaque du Pentagone, la raison du choix des Tours jumelles, et enfin, l’identité des véritables instigateurs du 11 septembre.

Cet ouvrage révèle le vrai visage d’une élite qui se prend pour Dieu, joue avec nos vies et utilise son pouvoir pour dissimuler son ultime secret.

Ce livre, quant à lui, vous fera découvrir l’ultime vérité !

UN LIVRE QUI BOULEVERSERA VOTRE VISION DU MONDE !

Par les auteurs de l’animation Pentagon Strike et Signs of the Times, www.sott.net

Les auteurs

– Laura Knight-Jadczyk est l’auteur de plusieurs ouvrages: Amazing Grace ; an autobiography of the soul ; L’Histoire Secrète du Monde, qui contient les résultats de sa recherche sur les principes sous-jacents de notre réalité-matrice ; Ces Mondes Qui Nous Gouvernent, et six tomes de L’Onde (dont le premier est déjà disponible sur notre site). A présent, elle est en train d’écrire le deuxième tome de L’Histoire Secrète du Monde, intitulé Les Cornes de Moïse.

La méthode scientifique avec laquelle Mme. Knight-Jadczyk traite la métaphysique l’a emmenée à rencontrer son mari, un scientifique intéressé par le mystérieux.

C’est le plus grand cadeau de la part de Laura, et elle le partage entièrement avec ses lecteurs. Préparez-vous à mettre en question tout ce que vous avez toujours pensé et cru jusqu’à maintenant, puisque Laura possède la logique d’une mathématicienne, la vision d’une mystique et la compassion d’une mère dans la quête de solutions pour les problèmes de l’humanité et l’Univers.

– Joe Quinn est un auteur et essayiste pour le célèbre site d’informations Sott.net. A présent, il est en train d’écrire son prochain ouvrage sur les opérations « faux drapeau », qui sera prochainement publié par Red Pill Press et Les Editions Pilule Rouge.

Pour commander, rendez-vous sur le site de Pilule Rouge

Source : Futur Quantique

09/09/2008

Bigard dément la théorie officielle sur le 11 septembre… avant de se dégonfler

Après Marion Cotillard en février dernier, une nouvelle personnalité a défendu, vendredi 5 septembre, la théorie du complot sur les attentats qui ont frappé les Etats-Unis en septembre 2001. D'après l'humoriste Jean-Marie Bigard : "On est absolument certain que les deux avions [celui qui s'est écrasé sur le Pentagone et le vol 93, écrasé en Pennsylvanie] n'existent pas ! Il n'y a jamais eu d'avion. C'est un mensonge absolument énorme." Ces propos, développés à l'antenne d'Europe 1, dans l'émission "On va s'gêner", animée par Laurent Ruquier, reprennent largement une thèse défendue par Thierry Meyssan dans un livre qui avait fait polémique : L'Effroyable Imposture. "C'est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !", a ajouté Jean-Marie Bigard.

Pour étayer ses propos, Jean-Marie Bigard cite le documentaire Loose Change, très diffusé sur Internet, réalisé par des Canadiens qui prétendent démontrer point par point la désinformation faite par le gouvernement américain autour de ces attentats.  L'humoriste évoque également les travaux de David Ray Griffin, "Si on regarde ça on ne croit plus à rien !" M. Griffin, professeur de théologie à la retraite, connaît une nouvelle carrière grace à un livre, Le Nouveau Pearl Harbor, qui prétend démontrer le complot orchestré par les Etats-Unis pour motiver la guerre en Irak. "Tous les spécialistes de la terre sont d'accord là-dessus", estime M. Bigard.

Cette théorie du complot s'est propagée depuis 2001, principalement sur Internet, de forums en listes de discussion. En février dernier, a peine récompensée d'un Oscar, Marion Cotillard avait dû faire face à une vive polémique pour avoir tenu des propos similaires dans une émission de Paris Première. "Je pense qu'on nous ment sur énormément de choses", avait déclaré la comédienne, avant de présenter des excuses devant les centaines de critiques aux Etats-Unis.

Vendredi, après les déclarations de Jean-Marie Bigard, Laurent Ruquier s'était contenté de répondre "Ah bon, vous pensez ça ?". Mais les propos de l'humoriste se sont propagés rapidement durant le week-end, des critiques soulignant la proximité de M. Bigard avec Nicolas Sarkozy. Le directeur des programmes d'Europe 1 s'est expliqué, lundi, dans un entretien au site Nouvelobs.com. "Nous désapprouvons et ne cautionnons pas les propos de Jean-Marie Bigard, qui n'engagent que lui, a déclaré Philippe Balland, nous avons estimé qu'on nom de la liberté d'expression, nous ne pouvions pas censurer ses déclarations. Nous avons apporté une contradiction à travers l'émission de Laurent Ruquier diffusée aujourd'hui. Les choses sont claires pour les auditeurs." Dans son émission de lundi, Laurent Ruquier est revenu sur les propos de Jean-Marie Bigard. "Nous ne soutenons pas cette thèse, mais nous l'avons laissé s'exprimer, a déclaré l'animateur, libre à lui de penser ce qu'il veut."

Article original : le Monde

 

Note de P&P : Il est intéressant de noter la manière dont l'excellent quotidien Le Monde relate la déclaration de Jean Marie Bigard.

Le point de vue défendue par Jean-Marie Bigard est successivement qualifié de thèse, de théorie, de tentative de démonstration, de théorie du complot (par opposition aux faits, à la vérité).

L'origine du point de vue de Jean-Marie Bigard proviendrait de forums, de groupes de discussions et d'Internet (par opposition aux sources légitimes comme les enquêtes officielles, les comités de rédaction ou les commission parlementaires)

La diffusion des propos de Bigard provient du respect de la liberté d'expression, une sorte de tolérance à l'égard des déclarations même les plus fantaisistes (par opposition à une déclaration relayée en raison de sa pertinence ou de sa véracité).

La communauté partageant le point de vue de Bigard est constituée d'un professeur à la retraite, d'obscurs canadiens, de Marion Cotillard qui a diligemment présenté ses excuses après son immense erreur, et du pestiféré Thierry Meyssan.

Alors ne faites pas comme ces 84% d'Etasuniens qui selon le sondage effectué par CBS/Times pensent que Bush ne dit pas la vérité à propos du 11 septembre, ne faites pas comme le parlement du Japon ou du Vénézuela, comme des chefs d’État en exercice (cheik Zayed des Émirats arabes unis, Bachar el-Assad de Syrie, Hugo Chavez du Venezuela, Mahmoud Ahmadinejad d’Iran, Fidel Castro de Cuba) qui démentent la version avancée par le gouvernement Bush.

Embrassons la pensée officielle, arrêtons de réfléchir à tout cela et rallumons notre télévision. Avec un peu de chance nous tomberons peut-être sur Ruquier en train de faire une bonne blague sur Ben Laden (le seul et unique individu à avoir jamais fomenté un complot).

Update : Sans surprise, Bigard a réalisé sa bourde et s'est rétracté :

L'humoriste Jean-Marie Bigard qui a défendu une théorie du complot concernant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis vendredi sur Europe 1, "demande pardon à tout le monde", dans un court texte transmis à l'AFP. "Je ne parlerai plus jamais des événements du 11 septembre. Je n'émettrai plus jamais de doutes. J'ai été traité de révisionniste, ce que je ne suis évidemment pas", conclut-il.

L'humoriste avait affirmé notamment sur Europe 1, dans l'émission "On va s'gêner": "On est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone, n'existent pas. Il n'y a jamais eu d'avion (....) C'est un mensonge absolument énorme".

Damage Control ? Papa Sarkozy aurait-il tapé sur les doigts de son ami le grand humoriste ? Peut-être cela faisait-il un peu tâche pour Sarko l'Américain, lèche bottes des néocons et grand copain de Bush, d'être soutenu par un "théoricien du complot" ?

Ou bien était ce une sorte de coup médiatique pour remonter la côte d'un gignolo ringard à l'humour de fin de banquet… histoire de faire oublier ses amitiés douteuses et ses prises de position populistes ?

 

12/09/2007

C’est bien le vol 77 qui s’est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre – Parodie.


Top secret ! Des preuves irréfutables démontrant que c’est bien le vol 77 qui s’est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre



Avec tous ces débats sur ce qui s’est réellement passé autour du Pentagone le 11 septembre, et le manque évident de commentateurs pertinents capables d’y mettre fin une bonne fois pour toute, j’ai décidé que le temps était venu que j’apporte au débat mes propres analyses fondées sur des faits et, en faisant cela, que je permette au bons sens de prévaloir finalement sur les diatribes de théoriciens du complot et de libertaires à la recherche de la petite bête avec leurs regards hagards et leurs cheveux en bataille.

Au-delà des monceaux d’Emails qui ont été gaspillés sur les allers et retours insensées concernant ce qui s’est passé ou ce qui ne s’est pas passé, le fait de démontrer simplement ce qui a percuté le Pentagone est des plus aisés, ce qui rend difficile à comprendre pourquoi le débat a duré si longtemps. Si je n’en savais pas plus, j’aurais presque pensé qu’une sorte de complot avait lieu. Bien sûr, j’en sais plus. Les complots n’existent pas – à l’exception des petits complots, qui eux existent, mais les gros complots, ceux qui font peur n’existent pas et n’ont jamais existé – sauf celui fourbement fomenté par Ben Laden. Tout le monde sait cela.

Quoiqu’il en soit, pour en revenir à notre sujet, je vais présenter des preuves concluantes démontrant que le vol 77 a bien percuté le Pentagone en utilisant 10 photographies minutieusement sélectionnées qui, bien qu’elles parlent d’elles-mêmes, seront accompagnées par quelques commentateurs incisif rédigés par votre serviteur.

Commençons donc :

 

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 Juste pour savoir à quoi nous avons affaire, vous voyez ci-dessus une belle photo d’un Boeing 757-200, ainsi que les caractéristiques de l’avion. Ces caractéristiques sont les mêmes que celles du vol 77, qui était aussi un Boeing 757-200, appareil qui a percuté le Pentagone. Par conséquent il est logique de conclure que le vol 77 a effectivement percuté le Pentagone.

 

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Ci dessus une photo du vrai vol 77, un Boeing 757-200, qui a percuté le Pentagone. Cette photographie a été prise avant qu’il ne s’écrase sur le Pentagone. Comme vous pouvez le vérifier, cet appareil est réel. L’avion est décoré aux couleurs et logos d’American Airlines. Il est également équipé de deux réacteurs placés sous ses ailes. Un réacteur d’avion a été découvert dans les décombres du Pentagone. Est-ce une coïncidence ? Cet avion est celui qui a décollé de Dulles International Airport et qui s’est crashé sur le Pentagone, il en découle, par conséquent que le vol 77 s’est bien écrasé sur le Pentagone.
 

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Voici une photo de certains des débris trouvés à l’endroit où le Vol 77 s’est écrasé sur le Pentagone. Des morceaux d’avions sont visibles à gauche, à droite, en haut et aussi en bas de la photographie. Si vous avez encore des doutes sur le fait qu’il s’agit de la carcasse du vol 77, remarquez la peinture primaire de couleur verte (c’est quelque part dans le tas de débris) – preuves incontestables que le vol 77 s’est crashé sur le Pentagone.

 

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Sur la photographie ci-dessus nous voyons des preuves supplémentaires du crash du vol 77 sur le Pentagone. Remarquez la présence de pompiers. Ils sont tout petits par rapport au bâtiment massif qu’est le Pentagone. Et maintenant imaginez que quelques minutes plus tôt, un grand avion de ligne ait percuté cet édifice. Vous le voyez ? Je sais que vous pouvez le voir. Voici d’autres éléments.

Regardez à nouveau les pompiers. Ce sont des patriotes américains. Ils étaient là-bas sur la pelouse du Pentagone en ce tragique matin de septembre, lorsque la terreur, sous la forme d’un Boeing 757 piloté par un terroriste musulman au regard fou, a surgi du ciel bleu est s’est abattu sur le cœur de ce que nous considérons comme si cher. Ce sont ces individus-là qui étaient basés en ces lieux, sur ce gazon et qui se disaient : « il n’y aura pas de problème cette nuit, pas pendant mon tour de garde.» Ces gens savent ce qui a percuté le Pentagone. La question est : et vous, le savez-vous ?

En plus de nous donner une idée de ce qu’est un vrai américain, cette photographie nous permet de percevoir la taille relative du Pentagone (relative à un pompier) ainsi que la zone qui a été endommagé par le vol 77. Des pompiers sont systématiquement déployés sur les zones de crash. Il est donc évident que c’est le vol 77 qui a infligé ces dégâts au Pentagone.

Remarquez qu’il manque un morceau important de la façade. Visiblement, c’est à cet endroit qu’une partie du vol 77 a percuté le Pentagone. La fumée et le feu sont des preuves qu’un grand avion de ligne s’est écrasé sur ce bâtiment approximativement 25 minutes avant que cette photo ne soit prise. Remarquez la présence d’une voiture de police au premier plan. Les policiers sont des gens normaux. Ils savent reconnaître un avion de ligne.

Tous ces éléments nous fournissent des preuves supplémentaires attestant que c’est effectivement le vol 77 qui a percuté le Pentagone. Et après tout quoi d'autre cela aurait-il pu être ?

 

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Ci-dessus, nous (vous et moi) pouvons voir des débris supplémentaires du vol 77 trouvés à l’intérieur du Pentagone. J’ai ajouté une flèche rouge pointant vers une pièce métallique pour souligner non seulement que cette pièce provient du vol 77 mais aussi pour que vous, lecteur, compreniez que je suis un chercheur compétent. Remarquez combien tous ces débris sont noircis. Manifestement un tel noircissement provient de l’impact que provoquent de grands avions de ligne lorsqu’ils heurtent des bâtiments massifs et statiques. Si vous êtes encore septique, notez que la pièce métallique bien que sérieusement brûlée, est visiblement verte, et provient par conséquent du vol 77. Remarquez aussi que cette pièce métallique est percée par des « trous de rivets ». Les Boeing 757-200 ont de trous de rivets. Voilà une preuve supplémentaire qu’il s’agit bien d’une pièce provenant du vol 77.

 

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L’une de mes photos favorites. Le cliché ci-dessus ridiculise toutes les déclarations des illuminés du complot du 11 septembre. Très clairement, nous pouvons identifier un morceau d’aluminium pendu au plafond à l’intérieur du Pentagone. Le vol 77 était en aluminium. Conclusion ? C’est bien le vol 77 qui s’est écrasé sur le Pentagone.

 

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Et voici le « plat de résistance ». C’est aussi simple que bonjour, ce que vous avez sous les yeux est une partie du réacteur Rolls Royce équipant le vol 77. Vous voyez cette pièce cylindrique avec de petits trous dedans ? C’est une des pièces constituant les réacteurs Rolls Royce des Boeing 757. Si vous ne me croyez pas, comparez avec la photo ci-dessous.

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Vous voyez ? Les débats sont clos.

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A nouveau nous constatons des preuves irréfutables concernant les débris du vol 77, là où le fragile nez de l’appareil a percé l’anneau C du Pentagone. Arrêtez-vous un instant et visualisez le nez (ou le réacteur ou ce que vous voulez) du vol 77 sortant de ce trou en ce jour horrible, terrible, et abject où les terroristes islamistes nous ont attaqués. Vous arrivez à le voir ? Bien sûr que vous le pouvez.

Maintenant remarquez la couleur verte de certains des débris. Cela prouve clairement leur origine – le vol 77. Remarquez aussi que ce trou est rond. Le boeing 757-200 est également rond. Le vol 77 a une hauteur d’approximativement 4 mètres, ce trou fait également près de 4 mètres de haut. Qu’est ce que cela signifie ? Clairement cela nous montre (à vous et à moi), que c’est le vol 77 qui a percuté le Pentagone.


 

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Et pour terminer, remarquez cet objet arrondi sur cette photo. J’ai ajouté une flèche jaune au dessus de celui-ci au cas où vous ne le verriez pas. Le vol 77 est constitué de nombreux composants y compris des pneus. Ce débris ressemble à ce qui pourrait être un demi pneu. Si tel est le cas (et cela est fort probable) alors cela démontre que c’est bien le vol 77 qui s’est écrasé sur le Pentagone.

Pour ceux qui ont besoin d’un petit élément supplémetaire permettant de « clore le débat » et de faire taire à jamais le théories du complot fumeuses qui ont infesté notre nation depuis le 11 septembre : regardez bien cet homme sur la photographie ci-dessus. C’est un des sauveteurs – un héros et un patriote – Remarquez que sa tête est penchée en avant tandis qu’il s’éloigne. Manifestement il est très triste. Mais pourquoi est-il si triste ?

Il est très triste parce que le vol 77 vient de s’écraser sur le Pentagone.

N’êtes vous pas attristé par le crash du vol 77 sur le Pentagone ?

Récapitulons les faits :

  • Le gouvernement étasunien affirme que le vol 77 s’est écrasé sur le Pentagone.
  • Il existe des photographies démontrant clairement que quelquechose a percuté le Pentagone.
  • Il y a eu une grosse explosion.
  • Le gouvernement étasunien affirme que le vol 77 s’est écrasé sur le Pentagone.
  • Il existe des photographies des débris démontrant que quelque soit l’objet qui a percuté le Pentagone, cet objet était relativement imposant et disposait d’une grande puissance.
  • Un Boeing 757 est relativement imposant et dispose d’une grande puissance.
  • Le gouvernement étasunien affirme que le vol 77 s’est écrasé sur le Pentagone.
  • Les passagers du vol 77 sont portés disparus
  • Le gouvernement étasunien affirme que le vol 77 s’est écrasé sur le Pentagone.
  • Des témoins déclarent qu’ils ont vu un avion s’écraser sur le pentagone.
  • L’attaque contre le Pentagone place la responsabilité des attentats du 11 septembre sur les épaules des terroristes islamistes. Le gouvernement étasunien a bien précisé que ce sont des terroristes islamistes qui ont mené les attentats du 11 septembre. Ben Laden a déclaré qu’il avait mené les attentats du 11 septembre.
  • Le gouvernement étasunien affirme que le vol 77 s’est écrasé sur le Pentagone.


Conclusion :

C'EST BIEN LE VOL 77 QUI S'EST ECRASE SUR LE PENTAGONE.

 

Article original écrit en anglais par Simon Sackville  et publié sur le site Signs Of The Times.

18/08/2007

Allemagne 1933, USA 2000, France 2007, douces dérives vers le fascisme

Le document suivant est la traduction d'un article rédigé par Bernard Weiner et publié dans "The Crisis Papers" le lundi 9 juin 2003.

 

L'Allemagne de 1933 : la douce dérive vers le fascisme. 

 

Si les Emails que je reçois disent vrai, un bon nombre de gens se demandent s’ils vivent dans l’Amérique de 2003 ou dans l’Allemagne de 1933.

Toutes deux se focalisent sur le nationalisme, la militarisation de la société, l’identification du dirigeant à la nation, un état permanent de peur et d’anxiété renforcé par les autorités, des lois répressives qui empêchent le bon fonctionnement des garanties apportées par la Constitution, des guerres d’agression lancées contre des nations plus faibles, le désir d’assumer une hégémonie mondiale, la fusion des intérêts des entreprises et de ceux du gouvernement, de vastes campagnes médiatiques de propagande, une population qui a tendance à croire les slogans et les mensonges qui lui sont dispensés sans poser trop de questions, une opposition timorée qui conteste à peine une témérité sans scrupule à l’étranger et une politique intérieure de l’état policier, etc. etc.

The parallels are not exact, of course; America in 2003 and Germany seventy years earlier are not the same, and Bush certainly is not Adolf Hitler. But there are enough disquieting similarities in the two periods at least to see what we can learn -- cautionary tales, as it were -- and then figure out what to do with our knowledge.

L’analogie n’est évidemment pas parfaite, les Etats Unis de 2003 et l’Allemagne d’il y a soixante dix ans ne sont pas les mêmes, et Bush n’est certainement pas Adolf Hitler. Mais il existe suffisamment de similitudes dérangeantes entre ces deux périodes pour que nous regardions au moins ce que nous pouvons en apprendre-- comme s’il s’agissait de contes prémonitoires -- et puis que nous imaginions ce que nous pouvons faire de ces connaissances.

Le vernis de la civilisation est fin. Nous savons cela grâce à nos propres observations, et à divers auteurs – de Shakespeare à Sinclair Lewis (« It Can’t happen Here »)[1] – qui nous ont montré combien les populations peuvent être aisément manipulées par des dirigeants jouant avec dextérité des émotions patriotiques ou des sentiments nationalistes ou d’appartenance raciale.

Des pans entiers de populations, tout comme des individus, peuvent devenir à l’occasion irrationnels – parfois pour une brève période, parfois pour des décennies. L’ambition, la haine, la peur peuvent faire disparaître le meilleur d’eux-mêmes, et de grossiers mensonges proférés par leurs dirigeants peuvent induire en erreur leurs esprits habituellement rationnels. Cela s’est produit, cela se produit, et cela continuera à se produire.

L’un des exemples les plus repoussants et les plus horribles d’une nation entière sombrant dans la folie nationaliste est probablement celui de l’Allemagne d’Hitler entre 1933 et 1945. La guerre mondiale qui en découla fut désastreuse, et entraîna plus de 40.000.000 de morts.

Une bonne partie de ce que nous savons sur ce processus qui eut lieu en Allemagne nous vient généralement plusieurs années plus tard à travers des livres écrits post facto, qui analysent rétrospectivement cette horreur. Il existe très peu d’exemples de récits écrits depuis l’intérieur au moment même où les événements se produisaient.

Un de ces livres est « Defying Hitler »[2] il fut écrit par le journaliste/auteur allemand Sebastian Haffner. Le manuscrit fut retrouvé, caché dans un tiroir, par le fils d’Haffner en 1999 après la mort de son père à l’âge de 91 ans. Publié en 2000, ce livre devint immédiatement un best-seller en Allemagne et fut publié l’année dernière[3] en anglais, traduit par le fils, Olivier Pretzel (le nom initial de son père était Raymund Pretzel, c’est sous le nom de Sebastian Haffner qu’il connut une carrière particulièrement brillante, écrivant en Angleterre pendant la guerre et ensuite de nouveau en Allemagne. Il fut l’auteur de « From Bismarck to Hitler »[4] et « The Meaning of Hitler »[5], parmi de nombreuses autres œuvres).

« Defying Hitler » est un récit de société écrit avec brio, il fut entamé (et se termina brutalement) en 1939, même s’il fournit au lecteur des informations sur l’histoire allemande remontant jusqu’à la Première guerre mondiale, il se focalise principalement sur l’année 1933, lorsque Hitler obtint le pouvoir, Haffner était un étudiant en droit âgé de 25 ans, effectuant un stage afin de rejoindre les tribunaux allemands en tant que jeune administrateur.

Vous êtes saisi d’étonnement en lisant cet ouvrage, il y a une telle perspective historique, de telles descriptions de ce qui se produisait alors et prédictions de ce qui allait se produire, tellement d’analyses sur ce qui amena tant d’allemands ordinaires à rejoindre ou à accepter le programme nazi – comment quelqu’un d’aussi jeune pouvait il être aussi lucide au milieu de la brutalité sordide qu’était le nazisme ? (En effet, certaines critiques affirmèrent que Haffner devaient avoir réécrit son livre des décennies plus tard, chaque page du manuscrit original furent envoyées à des laboratoires, qui confirmèrent que celui-ci avait effectivement été écrit en 1939).

L’INDIVIDU AU SEIN DE LA SOCIETE

Ce qui distingue « Defying Hitler » en plus d’une écriture superbe, est la focalisation d’Haffner sur les petites gens comme lui, plutôt que sur les machinations des dirigeants. Il veut explorer comment les Allemands ordinaires, en particulier les non nazis et les anti-nazis, se laissèrent dévorer corps et âmes par la gueule du monstre hitlérien.

Haffner émet occasionnellement des analyses globales concernant les traits de caractère allemands (« comme Bismarck le remarqua à une occasion dans un discours resté célèbre, le courage moral est, dans tous les cas, une vertu rare en Allemagne, toutefois elle disparaît totalement lorsque un Allemand revêt un uniforme »), mais il consacre une bonne partie de son attention à la question de la responsabilité personnelle. Si vous lisez les livres d’histoire ordinaires, dit-il, « vous avez l’impression que pas plus de quelques douzaines d’individus sont impliquées, individus qui se retrouvent à la barre du navire qu’est l’état et dont les actes et les décisions constituent ce que nous appelons l’histoire ».

« Selon cette analyse, l’histoire de la décennie actuelle [les années trente] est une sorte de partie d’échecs entre Hitler, Mussolini, Chiang Kai-shek, Roosevelt, Chamberlain, Daladier, et quantité d’autres personnages dont les noms sont sur toutes les lèvres. Nous les anonymes semblons être au mieux les objets de l’histoire, des pions sur l’échiquier, qui peuvent être déplacés ou laissés à leur place, sacrifiés ou capturés, mais dont les vies, quelques soient leurs intérêts, prennent place dans un monde totalement différent, sans lien avec ce qui se passe sur l’échiquier. »

« …cela peut sembler paradoxal mais c’est pourtant la simple vérité, de déclarer qu’au contraire, les événements historiques décisifs prennent place parmi nous, les foules anonymes. Les dictateurs les plus puissants, les ministres et les généraux se retrouvent désarmés face à des décisions prises simultanément par les individus et presque inconsciemment par la population dans son ensemble… Les décisions qui influent sur le cours de l’histoire proviennent des expériences personnelles de milliers voire de millions d’individus »

L’ENIGME DE L’ASCENSION D’HITLER

Haffner tente de résoudre l’énigme concernant combien le fascisme fut aisément accepté au sein du troisième Reich d’Hitler. En mars 1933, une majorité de citoyens allemands ne vota pas pour Hitler. « Qu’arriva-t-il à cette majorité ? Sont ils morts ? Disparurent-ils de la surface de la Terre ? Devinrent-ils nazis sur le tard ? Comment est il possible qu’il n’y eut pas la moindre réaction de leur part » alors qu’Hitler nommé Chancelier par les autorités, commença lentement puis plus rapidement à renforcer son pouvoir et à mener l’Allemagne depuis un état démocratique vers le totalitarisme ?

Tout au long de ce processus, Hitler proposa ou en fait promulgua des lois qui grevèrent la liberté des citoyens allemands – ciblant en général des pans faibles et vulnérables de la société (les syndicalistes, les communistes, les juifs, les handicapés mentaux, et les populations similaires) – peu d’individus dirent ou firent quoique ce soit pour montrer leur désaccord de fond. Pendant les premiers jours, lorsqu’en de rares occasions une réaction négative concertée apparaissait, Hitler faisait quelques pas en arrière. Et puis les nazis devinrent plus radicaux et voraces alors qu’ils continuaient à dépouiller la société civile. De nombreux Allemands (dont certains des premiers industriels qui soutinrent Hitler) étaient convaincus que le nazisme allait s’effondrer car il devenait de plus en plus extrémiste ; d’autres choisirent le déni. Il était facile de regarder dans l’autre direction.

Haffner comprit ce qui commençait à se tramer, mais il se retrancha dans ses études de droit. Même lorsque les chemises brunes frappaient et tuaient des gens dans les rues, les tribunaux dans lesquels il travaillait demeuraient de solides bastions défendant les principes démocratiques traditionnels. Et puis un jour, les nazis pénétrèrent tout simplement dans les bâtiments du tribunal de Berlin et prirent le contrôle du système juridique allemand. Haffner fut secoué jusqu’à la mœlle, mais il continua à étudier jusqu’à ses examens finaux.

Peu de temps après, Haffner et les étudiants de sa promotion furent envoyés dans une sorte de camp de formation pour y recevoir des enseignements idéologiques et militaires. Haffner, qui était un chrétien anti-nazi, se retrouva, à son plus grand étonnement et horrifié, en train de porter des bottes de soldat, une svastika et d’apprendre à tuer.

Dans un monologue intérieur, Haffner déclare : Il y a des choses que je ne devrai jamais faire : ne jamais dire quelque chose dont j’aurais plus tard honte. Il est acceptable de tirer sur des cibles mais pas sur des gens. Je ne dois pas me compromettre, ou vendre mon âme… Oh mon Dieu : il m’est apparu que j’avais déjà capitulé et tout perdu. Je portai un uniforme et un brassard orné d’une svastika. J’étais au garde-à-vous et je nettoyai mon arme… Mais cela ne compte pas : ce n’est pas moi qui ai fait cela, c’était un jeu et je jouai un rôle.

"Only what if, dear God, there was some court that did not recognize this defense, but simply wrote down everything as it happened; that did not look into my heart, but simply noted the swastika armband? Before that court I was in a wretched position. Dear God, where had I gone wrong? What should I say to the judge who asked, 'You wear a swastika armband and say that you do not want to. Then why do you wear it?'"

« Et si seulement, mon Dieu, il existait un tribunal qui n’accepta pas ce plaidoyer-là, mais nota simplement tout ce qui s’est déroulé, qui ne regarda pas ce j’ai dans mon coeur, mais remarque seulement le brassard avec la svastika ? Face à ce tribunal-là je serais dans une situation misérable. Mon Dieu, à quel moment me suis-je perdu ? Que devrais je dire au juge qui me demandait, ‘vous portez un brassard orné d’une svastika et vous déclarez que vous ne le voulez pas. Alors pourquoi le portez vous ?’ »

La propagande, la politique et la terreur nazies avaient détruit les réseaux traditionnels d’entraide. Vous ne saviez pas avec certitude à qui accorder votre confiance. Quiconque pouvait être lié au gouvernement, ou devenir informateur pour sauver sa vie. Et ainsi les bras s’élevaient dans un salut nazi, des chansons militaires étaient entonnées pendant les rassemblements et dans les rues, « chacun d’entre nous incarnait la Gestapo pour l’autre ». Avec la peur, l’individualisme disparut, laissant la plupart des citoyens dépendant de leur dirigeant, ou de leurs unités militaires, qui représentaient la camaraderie proposée par le fascisme.

DES MILLIONS DE MARKS POUR UN BOUT DE PAIN

Et puis il y avait le facteur économique, la terreur de ne pas avoir d’argent pour vivre. Il est difficile de comprendre ou d’accepter la description que fait Haffner de la crise hyper inflationniste : « aucune nation n’a vécu quelque chose de comparable aux événements qui eurent lieu en Allemagne en 1923. Toutes les nations connurent la Grande guerre, et la plupart d’entre elles ont également connu des révolutions, des crises sociales, des grèves, des redistributions de la richesse, et des dévaluations monétaires. Aucune à part l’Allemagne n’a vécu les excès fantastiques et grotesques de tous ces événements ayant lieu en même temps, aucune n’a connu cette gigantesque danse carnavalesque de la mort, ces saturnales sanglantes et interminables, au cours desquelles non seulement l’argent mais toutes les références avaient perdu leurs valeurs.

 « …Tous ceux qui avaient épargné dans une banque ou possédaient des obligations virent leurs valeurs disparaître du jour au lendemain. Rapidement l’économie d’un cent pour les jours difficiles ou d’une immense fortune devint la même chose. Tout disparut… Un kilo de pommes de terre qui coûtait cinquante milles marks hier coûtait aujourd’hui cent milles marks. Un salaire de soixante cinq milles marks encaissé le vendredi précédent n’était plus suffisant pour acheter un paquet de cigarettes le mardi… En août, un dollar coûtait un million [de marks]… En septembre un million de marks n’avait plus de valeur réelle… A la fin octobre ce fut la même chose pour un milliard de marks… A nouveau l’atmosphère devint révolutionnaire. »

Lorsque les citoyens font face à une incertitude d’une telle ampleur – ainsi que la peur et la destruction qui vont de pair avec de tels traumatismes sociaux – un homme chevauchant un cheval blanc promettant de ramener l’ordre bénéficie d’un fort crédit, même aux yeux de certains des démocrates les plus radicaux.

Il y eut d’autres ingrédients qui participèrent à l’élixir fasciste : les conditions humiliantes du Traité de Versailles qui furent imposées à l’Allemagne à l’issue de la Première guerre mondiale, la propagande incessante menée par les médias de masse, poussant les citoyens à être d’accord avec le gouvernement, la mentalité martiale qui s’infiltra au sein de la société. (« De 1914 à 1918 une génération d’écoliers allemands fit l’expérience quotidienne de la guerre comme étant un grand jeu exaltant et addictif entre les nations, qui apportait bien plus d’excitation et de satisfaction émotionnelle que tout ce que la paix pouvait offrir, et c’est là que [le nazisme] façonna ses fondamentaux :sa simplicité, son recours à l’imagination, et sa propension à l’action, mais aussi son intolérance et sa cruauté à l’égard des opposants internes… Finalement cela constitua aussi la source de l’attitude belligérante du nazisme à l’égard des états voisins. Les autres pays ne sont pas considérés comme des voisins, mais doivent être des ennemis, que cela leur plaise ou non. »)

Et puis il y a ce mysticisme inexplicable qui entoure un individu comme Hitler, qui hypnotise et prend des millions d’individus dans ses filets. « Si mon expérience en Allemagne m’a apprit une seule chose, c’est cela : Rathenau [qui dirigea un gouvernement progressiste en 1921-1922, et fut ensuite assassiné par des criminels antisémites] et Hitler sont les deux hommes qui excitèrent l’imagination du peuple allemand jusqu’à son paroxysme, l’un à travers sa culture inégalable et l’autre par son vice incommensurable. Tous deux, et c’est un point essentiel, provenaient de régions inaccessibles, depuis en quelque sorte l’ « au-delà ». Le premier venait d’un territoire de sublime spiritualité où les cultures vieilles de trois millénaires et deux continents se rencontrent, le second venait d’une jungle située bien au-delà des profondeurs où existent les horreurs les plus sordides, depuis un monde souterrain où les démons s’élèvent depuis les antichambres des petits bourgeois, depuis les taudis, depuis les latrines en préfabriqué, et depuis le champ du pendu. De leurs ‘au-delà’ respectifs, ils tirèrent une puissance ensorcelante, quelque soit leurs approches politiques. »

Lorsque le style agressif d’Hitler prenant sa source dans les puissances occultes -- avec toute sa méchanceté, son arrogance et ses menaces, jetant ses opposants en prison, les frappant, les tuant même – rencontra la culture démocratique traditionnelle, ceux qui se trouvaient à l’autre extrémité ne disposaient généralement pas des moyens pour combattre cette politique insensée. « C’est alors que le vrai mystère du phénomène Hitler commença à se dévoiler : le …. Et le mutisme étrange de ses opposants, qui ne pouvaient pas faire face à son comportement et se retrouvaient paralysés par le regard du basilic, incapable de voir que c’était l’enfer personnifié qui les challengeait. »

LA TECHNIQUE DU GROS MENSONGE

Et comment Haffner fit il si longtemps face à cette force menaçante qui se tenait devant lui ? « Ce qui me sauva fut…mon nez. J’ai un flair plutôt bien développé au sens figuratif du terme, ou pour l’exprimer différemment, un sens de la valeur (ou de l’absence de valeur !) des approches et des attitudes humaines, morales et politiques. Malheureusement ce sens fait presque totalement défaut à la plupart des Allemands. Les plus intelligents d’entre eux sont capables de tenir des discussions stupides avec leurs abstractions et leurs déductions, alors que le simple usage de leurs flairs leur indiquerait que quelque chose pue. »

Etant donné leur faiblesse constitutive et leur propension à avaler les grossiers mensonges les plus repoussants distillés par le ministre de la propagande et par les médias, les Allemands étaient des fruits attendant d’être cueillis par les récolteurs nazis. « Ils continuent à tomber pour un rien. Après tout cela, je ne vois pas comment l’on peut blâmer la majorité d’Allemands qui, en 1933, a cru que l’incendie du Reichtag était l’œuvre des communistes. [Le parlement brûla et un activiste communiste qui tombait à pic fut accusé, événement que les nazis utilisèrent comme prétexte pour mettre en œuvre les mesures de l’état policier à l’encontre de tout opposant.] Ce que l’on peut leur reprocher, et ce qui démontre pour la première fois durant l’ère nazie leur terrible faiblesse collective de caractère, est que cet événement put jouer le rôle de déclencheur. Avec cette submissivité grégaire le peuple Allemand accepta que, suite à l’incendie, chacun perde le peu de liberté personnelle et de dignité que leur assurait la Constitution, comme s’il s’agissait d’une conséquence nécessaire. »

En résumé, ce qui aurait du être un solide mouvement d’opposition politique et morale à la politique hitlérienne, accepta lâchement la destruction des institutions juridiques et celles garantes de l’harmonie sociale au sein de leur pays. Au sein de la société le résultat fut une claire évolution vers la politique hyperactive et musclée promue par les nazis, et les lancinants « colère et dégoût à l’égard de la lâche trahison commise par les propres dirigeants [de leur opposition] »

Bien entendu, la peur des actions de l’état policier était toujours présente. « Rejoignez la lutte pour éviter qu’elle vous écrase. D’autres aspects sont moins clairs comme l’allégresse, l’intoxication à travers l’unité, le magnétisme des masses. Nombre d’Allemands ressentaient également un besoin de vengeance à l’égard de ceux qui les avaient abandonnés. Il existait alors un mode de pensée singulier. ‘Aucun des pronostics des opposants au nazisme ne s’étaient réalisés. Ils déclaraient que les nazis ne pouvaient pas gagner. Pourtant ils avaient gagné. Donc l’opposition avait tort. Par conséquent les Nazis devaient avoir raison.’ Il existait aussi (en particulier parmi les intellectuels) la croyance selon laquelle ils pourraient changer le parti nazi et même en modifier la trajectoire, en le rejoignant. »

Tout cela correspond aux schémas psychologiques classiques, selon Haffner. « La seule chose qui manque est ce que l’on appelle chez les animaux ‘le sang’. Il s’agit d’un solide noyau intérieur qui ne peut être altéré par des pressions ou des forces extérieures, quelque chose de noble et de d’inébranlable, une réserve de fierté, de principes et de dignité disponible au cours des dernières heures de l’épreuves. Cet élément est absent chez les Allemands. En tant que nation ils sont malléables, non fiables, et dépourvus de substance. Cela fut démontré en mars 1933. Pendant le moment de vérité, lorsque les autres nations s’élevaient spontanément face aux événements, les Allemands s’écroulèrent collectivement et mollement. Ils baissèrent les bras et capitulèrent, et entrèrent en dépression nerveuse. Le résultat de cette dépression subie par des millions d’individus est la nation unifiée, prête à tout, qui représente aujourd’hui le cauchemar de toutes les autres nations. »

Haffner se lamente sur les crimes de l’administration nazie qui, étant donné la dépression nerveuse collective, ont très peu d’impact sur la population, qui semble accepter avec un haussement d’épaules tout ce qui est fait en son nom. « Il s’agissait d’un des aspects déconcertants des événements qui eurent lieu en Allemagne comme si les actes n’avaient pas d’auteurs, la souffrance pas de martyrs. Tout se déroule au milieu d’une sorte d’anesthésie. Des actes objectivement atroces produisent une réponse émotionnelle faible et malingre. Les meurtres sont commis comme des blagues d’écoliers. L’humiliation et la décadence morale sont acceptées comme des incidents mineurs. Même la mort sous la torture produit simplement la réponse ‘pas de chance’. »

LA DERIVE VERS LE FASCISME

Et ainsi il devint plus facile de se laisser simplement sombrer, toujours si lentement dans cette maladie collective, dans la complaisance avec le parti au pouvoir, même si l’état policier viole constamment la vie privée des citoyens. « Nous étions traqués jusqu’au dernier recoin de nos vies privées, dans tous les domaines de nos vies il y avait la débâcle, la panique et la fuite. Personne n’était capable de dire où cela s’arrêterait. En même temps on nous demandait, de ne pas nous rendre mais de renoncer. Juste un petit pacte avec le diable – et vous ne faisiez plus partie des proies capturées, au lieu de cela vous étiez l’un des chasseurs victorieux. »

Certainement que, Haffner et d’autres personnes comme lui perçurent leur propre chute dans la complicité avec les nazis, tandis que le sens de leur propre identité disparaissait. « Les choses était assez délibérément arrangées afin que l’individu ne dispose d’aucun choix. Ce que l’on représentait, nos opinions en ‘privé’ et en ‘réalité’, n’avaient aucune importance et était ignoré, gelè, en l’état. D’un autre côté, pendant les moments où on avait le loisir de penser à notre individualité … on avait le sentiment que ce qui se passait réellement, ce à quoi on participait mécaniquement, n’avait pas d’existence ou de validité réelle. C’était seulement pendant ces heures-là que l’on pouvait essayer de faire un bilan moral personnel et préparer une dernière posture de défense pour notre moi intime. »

Haffner se rapprochait du moment où il devrait décider de demeurer ou non au sein du troisième Reich. Mais la direction qu’il suivait était claire, et ses analyses devinrent de plus en plus sombres. « On dit que les Allemands sont subjugués. C’est à moitié vrai. Il y a aussi quelque chose d’autre, quelque chose de pire pour laquelle il n’existe pas de mots : ils sont ‘camaradisés’, une situation terriblement dangereuse. Ils sont envoûtés. Ils vivent une vie de drogués dans un monde imaginaire. Ils sont terriblement joyeux, mais terriblement rabaissés, tellement satisfaits d’eux-mêmes, mais si terriblement écoeurants, si fiers et pourtant si repoussants et si inhumains. Ils pensent qu’ils gravissent de hautes montagnes, lorsqu’en réalité ils rampent dans un marécage. Tant que l’envoûtement dure, il n’y a quasiment pas d’antidote. »

Il resta jusqu’en 1938. Juste avant la Deuxième guerre mondiale, Haffner quitta l’Allemagne pour l’Angleterre afin de rejoindre l’effort de guerre contre le fascisme. Il ne revint pas avant le milieu des années cinquante.

Ainsi, cher lecteur, examinez les descriptions de l’Allemagne des années 30 mentionnées ci-dessus, lorsque les nazis disposaient des pleins pouvoirs, et voyez quels enseignements vous pouvez déduire de la situation actuelle.

Pendant que j’écris ces lignes, Ashcroft déclare au Congrès que le Patriot Act – la même loi que plus de 100 villes ont refusé par voie de vote en raison de ses nombreuses violations des droits garantis par la Constitution – ne fournit pas à l’administration Bush suffisamment de pouvoir politique et doit être élargi. (Ceci alors que des citoyens américains ont été arrêtés, sans être condamnés et incarcérés dans des bases militaires, hors du système juridique, et que des centaines de prisonniers étrangers sont détenus par l’armée étasunienne à Guantanamo en violation de la Constitution étasunienne et des conventions de Genève.

Des déclarations gouvernementales dont le caractère mensonger peut être prouvé sont publiées par des médias complaisants, tandis que les mêmes médias, détenus par des géants financiers, refusent de rapporter des informations factuelles qui sont gênantes pour le gouvernement. Et finalement, le Pentagone prépare des « plans stratégiques » pour la prochaine invasion unilatérale d’un état souverain par l’armée étasunienne.

 



[1] NdT : Cela ne peut pas se produire ici

[2] NdT : Défier Hitler

[3] NdT : 2002

[4] NdT : De Bismarck à Hitler

[5] NdT : La Signification de Hitler