19.05.2007
Nicolas Sarkozy et l'eugénisme
Selon Robert Hare, les psychopathes sont définis comme des individus dépourvus de conscience. Ainsi ils sont étrangers à toute ces états d'âme liés à l'activité de la conscience : regrets, compassion, remords, empathie, doutes,...
Vous vous souvenez certainement de la tristesse que vous avez pu éprouver quand enfant vous avez vu un animal mourir ou un proche souffrir, les regrets que vous avez eu en réfléchissant à un acte peu glorieux, les doutes qui vous assaillaient face à une décision importante.
Un psychopathe ne connait pas ce type de sentiments. Très tôt il réalise cette différence, ils voit ses camarades s'émouvoir devant un chiot blessé, un petit oiseau mort ou la disparition d'un grand-parent alors que lui ne ressent absolument rien.
Le psychopathe voit la vie en noir et blanc. Les couleurs émotionnelles lui sont inaccessibles et autour de lui la grande majorité des individus (plus de 90% des êtres humains ne seraient pas atteint de psychopathie) voient le monde en couleur.
Pour compenser cet handicap il va développer une sorte de mimétisme émotionnel. Lorque suite à tel ou tel événement les petits camarades éprouvent de la tristesse, le psychopathe va revêtir son masque de tristesse, lorsqu'il vont s'enquérir, émus, de la santé d'un élève hospitalisé, il va poser les mêmes questions la voie tremblante et ainsi de suite pour tout le registre émotionnel procédant de la conscience.
Après des années et des années de pratique, les psychopathes deviennent des maîtres du jeu émotionnel. Ils créent des masques émotionnels plus vrais que natures mais en plus ils lisent en un éclair l'état émotionnel de leurs interlocuteurs et ils connaissent parfaitement quel stimuli (un mot, un regard, une posture) déclenche quelle réaction émotionnelle.
Ainsi un psychopathe peut se fondre parfaitement dans la masse mais en plus il peut manipuler émotionnellement ses interlocuteurs générant en eux un élan de pitié, de l'admiration, dela confiance en fonction de ce dont il a besoin.
En outre de la même manière que les acteurs se reconnaissent en eux, les psychopathes se reconnaissent sans même qu'un mot soit prononcé.
C'est comme si deux races coexistaient, des êtres humains bourrés d'états d'âmes et des surprédateurs dénués de conscience. Un détail toutefois, seulement une des deux races a connaissance de cette coexistence.
Il est inutile de préciser que les psychopathes exécrent la vie émotionnelle des êtres humains. Comme le renard de La Fontaine qui trouvait les raisins inaccessibles trop verts, le psychopathe rejette cette vie émotionnelle à laquelle il ne peut accéder.
Il se perçoit souvent à juste titre comme un individu ultra efficace, pragmatique, déterminé, ambitieux et il onni cet autre race cernée par les doutes, pleine de romantisme et animée de grands idéaux.
Dans le désert émotionnel d'un psychopathe, cet élan vers le bonheur, l'amour, la connaissance ou le partage sont un non sens. Son seul graal est le pouvoir et les mobiles qui vont avec : argent, apparences, titres, fonction sociales,...
Gardant cela à l'esprit revenons à un des épisodes les plus noirs de l'histoire de l'humanité : l'Allemagne nazie et son dirigeant Adolf Hitler. Son idéologie était basée sur un principe central celui de l'Ubermensch, l'aryen représentant de la race des seigneurs, la race supérieure. L'élimination des populations dites inférieurs comme les tsiganes, les juifs ou les homsexuels était une conséquence directe de cette vision du monde.
Cette approche eugéniste semble folle pour un être humain qui comprend bien que la notion de bien et de mal va au delà des orientations sexuelles, religieuses ou politiques. Mais si vous vous mettez à penser comme un psychopathe alors cette idée prend tout son sens, il ya bien deux races d'être humains sur cette planète et elles sont fondamentalement différentes.
Revenons en à l'entretien entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray. Le président de la République française y déclare:
"...l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.
J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense..."
Pour un être humain normalement constitué, affirmer qu'un individu se suicide en raison de son patrimoine génétique et un non sens total. Il est évident que les aléas de la vie peuvent générer d'immenses souffrances qui parfois mènent au suicide.
Mais si vous faites partie de l'autre race, si vous êtes étranger aux émotions acquises telle que la tristesse, la culpabilité, la mélancolie, le désespoir qui peuvent malheureusement mener au suicide alors effectivement la seule explication logique que vous pouvez trouver réside dans l'inné, le gène du suicide.
En même temps le fait de pointer du doigt d'hypothètiques gènes du pédophile, du suicidaire ou du fumeur éloigne les regards d'un gène autosomal qui lui est bel et bien existant et qui explique l'essentiel des maux de notre société : la psychopathie.
Ne croyez pas que le délire sarkozien sur le dépistage génétique de la délinquance soit jeté aux oubliettes. l'INSERM financé par les deniers publics vient de boucler auprès d'un public d'adolescent une enquête préparatoire avec prélévement d'ADN allant dans ce sens.
Plus de détails sur cette étude qui fait froid dans le dos dans le site "souriez vous êtes filmé".
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