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03/01/2011

L'école de la République

Un ami français a beaucoup écrit sur le système éducatif français – le même système qu’il a traversé avec grand succès, mais qui lui a coûté cher en terme de santé physique, mentale et émotionnelle. En l’écoutant, je ne pouvais m’empêcher de ressentir une grande empathie pour les petits Français et aussi de la frustration car mes propres enfants avaient été torturés par ce système alors qu’à l’époque, je ne me doutais de rien. Mais ce système, et le gouvernement qui le dirige – sont à l’origine de la plupart des traits culturels français qui sont quasiment incompréhensibles (aux yeux d’un Etasunien ou d’un Anglosaxon).

 

Le système éducatif français est effectivement gratuit, seulement parce que c’est le moyen le plus efficace pour conformer les esprits français au moule du darwinisme malthusien; une sorte de mentalité du chacun pour soi  – de simples machines avec peu d’aspiration à une vie spirituelle plus élevée. Le texte suivant est un ensemble d’extraits des écrits de mon ami mentionné plus haut, une personne qui est passé par l’une des écoles les plus prestigieuses en France avec l’une des qualifications les plus convoitée et respectée : Ingénieur. Il avait, effectivement, prouvé qu’il avait les qualités pour faire partie de l’élite française, mais cela a failli lui coûter la vie.

 

Etudiantes consultant le résultat du "bac"

 

[...] Il est important de savoir qu’en France, vos diplômes déterminent 90% de votre avenir professionnel, de votre rémunération, de votre statut social, etc., et ce quelques soient vos réels talents, vous pouvez être totalement psychopathe ou souffrir de troubles de la personnalité, si vous décrochez un diplôme reconnu vous disposez de l’ultime sésame socioprofessionnel qui vous garantira un bon salarie, un bon poste, les gens vous respecteront et vous envieront. C’est aussi simple et aussi stupide que ça.

 

Quiconque survit au système éducatif français – ou pire encore réussit – sera soumis à un lavage de cerveau intense, entre autre raison car il aura choisi de sacrifier amis, vie sociale, loisirs, qui il est vraiment, ce qu’il aime vraiment afin d’obtenir un bon diplôme, synonyme en France de réussite et de statut social. Oh bien sûr, certains aimaient vraiment les mathématiques ou voulaient dès la prime enfance devenir médecin ou avocat, mais la plupart des choix académiques sont déterminées par les résultats antérieurs de l’enfant et par les pressions exercées par les parents – leur amour, leur reconnaissance ne seront exprimés que s’il suit la voie qu’ils lui ont tracée.

 

Fondamentalement, il s’agit d’un système narcissique, où les ambitions des parents (et de la société elle-même, afin de prouver qu’elle est meilleure et supérieure aux autres) prennent totalement le pas sur les besoins et désirs de l’enfant.

 

La créativité, l’intelligence émotionnelle, l’indépendance de pensée, l’intelligence relationnelle ne font pas partie des compétences nécessaires au succès, au contraire, il vous faudra faire preuve d’esprit de compétition, de soumission aux autorités, d’absence d’émotions, d’individualisme, et d’un mode de réflexion froid et linéaire. Et le processus de sélection est long, très long. De la maternelle à 2 ou 3 ans jusqu’à la fin des études s’écouleront généralement une vingtaine d’année de peur de l’échec, de peur du redoublement, de peur de décevoir la famille et les amis, de peur d’être un loser. Une vingtaine d’année de stress dû aux mauvaises notes, aux profs autoritaires, aux rivalités entre élèves, et une charge de travail qui ne cesse d’augmenter au fil des années. C’est ce à quoi nous, Français, avons été soumis pendant nos plus précieuses années.

 

Elèves de maternelle

 

Ce système est l’un des « grands » héritages indirectement transmis par la Révolution : l’École de la République. Même pour ceux qui ne font pas de longues études (et sont donc généralement cantonnés à la « France d’en bas »), l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans. Par conséquent personne ne peut échapper au conditionnement qui débute à la maternelle dès 2 ou 3 ans. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire, elle est fortement encouragée – cette pression sociale fait partie du conditionnement généralisé et explique pourquoi personne n’envisage de ne pas inscrire ses enfants à la maternelle dès leur plus tendre enfance. Si vous ne le faites pas, votre choix sera catalogué comme « suspect ». Et le système éducatif poursuivra son formatage pendant plus d’une décennie. En France, il n’y a quasiment pas d’école à la maison ou d’écoles spécialisées. Chaque petite tête blonde devra passer sous les fourches caudines du moule inflexible de l’école de la République.

 

Et c’est la même chose à la maison ou au travail car les parents/collègues/supérieurs ont subi le même endoctrinement et promeuvent les mêmes « valeurs » : compétition, intellectualisme, connaissances académiques (mêmes si elles sont erronées), absence d’émotions, peur /haine d’autrui, hégémonie des sciences dures, comportement « adulte », individualisme, primauté de la raison, apparences, réthorique, ambition…

 

Aux quatre coins de la planète, le système éducatif français est montré en exemple de part la gratuité, la qualité et l’accessibilité de l’enseignement prodigué. Mais ce qui n’est pas dit (et probablement pas vu non plus) est que le système éducatif français est une énorme machine à laver les cerveaux – et pire, les cœurs.

 

Classe de primaire au début du XXe siècle

 

Au cours des premières années de son existence, qui sont les plus importantes pour définir qui l’enfant deviendra, peu de place est laissé au développement de la confiance (en soi et en autrui), la solidarité, l’amitié, l’amour et les émotions. A partir de 6 ou 12 mois le nourrisson est laissé à la charge de la nounou ou de la crèche tandis que ses parents sont au travail. Généralement, la nounou partage les mêmes attentes que les parents concernant l’enfant : aussitôt que possible il doit se montrer autonome, capable de marcher, de lire et d’écrire, de contrôler ses émotions et ses pleurs. C’est comme s’il était déjà traité comme un adulte miniature. En France l’âge de raison est fixé à 7 ans.

 

Et puis vient la maternelle, C’est là où on apprend à lire, à écrire, à compter. Tous les jours de la semaine de 9 à 17 heures (si vos parents peuvent se libérer assez tôt pour vous récupérer dès la fin des cours). La dynamique se poursuit à l’école primaire puis au collège, puis au lycée, de plus en plus d’interrogations, de plus en plus de pression, de plus en plus de travail, de plus en plus de sélection, de plus en plus de responsabilités… et cette peur grandissante de l’échec.

 

L’importance des mathématiques

 

En France, sauf exception, on n’étudie pas les matières que l’on aime ou pour lesquelles on est doué.  Les classements sont partout (entre élèves, entre classes, entre écoles, entre filières…) et ces classements sont fondés essentiellement sur les résultats en mathématiques. Remarquez que cette matière nécessite les qualités promues par le système éducatif : intellect, logique, raison.

 

Si vous êtes très bon en maths, vous suivrez une filière scientifique, intégrerez les meilleures écoles, obtiendrez les meilleurs diplômes et les meilleurs postes. Si vous êtes moins bon en maths, vous ferez économie ou droit et vous obtiendrez peut-être un poste correct. Si vous n’êtes pas bon en maths vous ferez sociologie ou géographie et vous vous retrouverez probablement au SMIG ou au RSA quelques soient vos talents et résultats dans les autres matières.

 

En classes préparatoires, les examens oraux appelés “colles”, ont lieu deux fois par semaine après les cours

 

Le système éducatif est une succession d’épreuves et de décisions toujours plus ardus. Il vous faudra passer chacune d’entre elle avec succès pour exister socialement, économiquement et professionnellement. Premières notes et première évaluation nationale dès l’âge 6 ans ; choix du meilleur collège, de la première langue et deuxième évaluation nationale à 10 ans ; choix de la deuxième langue à 12 ans ; troisième évaluation nationale et choix du meilleur lycée à 14 ans ; choix des meilleures options et du meilleur baccalauréat à 16 ans ; première partie du bac à 17 ans ; deuxième partie du bac et choix de la meilleure formation à 18 ans… Je vous ferai grâce des épreuves et sélections post bac.

 

Les résultats académiques ont une telle importance en France qu’habituellement un adolescent n’obtient pas son plus beau cadeau à l’occasion de son anniversaire ou de  Noël mais lorsqu’il décroche du bac.

 

Au cours de toutes ces années, l’enseignement est fondamentalement le même. Il est fondé sur les principes suivants : renforcement négatif (réprimande, punitions…), objectifs inatteignables, politique du « jamais assez bien », compétition et hiérarchie, et bien sûr évaluation/classement fondés essentiellement sur vos capacités en maths.

 

Permettez-moi maintenant de détailler ces différents aspects du système éducatif français

 

Renforcement négatif 

 

En France, on commence à être noté à l’âge de 6 ans. Années après années les notes moyennes sont de plus en plus basses. Par exemple en classes préparatoires, qui regroupent les tous meilleurs étudiants, la note moyenne aux tests de mathématiques (généralement organisés les samedis matins de 8 à 12 heures) sera de 6 ou 7 sur 20. Un étudiant exceptionnel tout droit destiné à Polytechnique obtiendra la note mirifique de … 11 voire 12 sur 20.

 

 Jamais assez bien / objectifs inatteignables

 

La remarque la plus courante trouvée sur les carnets de note est « peu mieux faire » ou « doit mieux faire ». Les élèves sont rarement félicités pour leurs bons résultats mais fréquemment réprimandés pour leurs « mauvais » résultats. Les élèves qui sont moins doués, ou moins soumis, ou moins travailleurs peuvent être totalement détruit par ce système – ce qui est plus ou moins le cas de la plupart des élèves. Même ceux qui réussissent sont affectés car, années après années ils acquièrent cette conviction qu’ils ne seront jamais assez bons, ils ne pensent plus qu’à l’école, leurs résultats, les travaux à produire et vivent dans la peur permanente de perdre leur place (ce qui entraîne un regain de suspicion, de haine, de rivalité…) Si vous vous êtes penché sur les travaux d’Ivan Pavlov et ses recherches sur le conditionnement, vous avez une petite idée de l’impact de ce système éducatif barbare et rétrograde sur la psyché des Français.

 

Parc de l'Ecole Normale Supérieure, rue d'Ulm

 

 

Le taux de sélection est parfois si élevé que le succès devient impossible. En voici quelques exemples frappants. ULM (Normale Sup’) est considérée comme la meilleure école de la filière littéraire. Chaque année 40 élèves y sont admis alors que des milliers d’élèves brillants en passent le concours. Le taux de passage de la 1ere à la 2e année de médecine est inférieur à 10%. Moins de 2% des étudiants en université obtiendront un doctorat.

 

Compétition et hiérarchie

 

Chaque année les écoles d’ingénieur, les écoles de commerce, les universités, les prépas, les lycées sont classés. Dans les lycées et collèges, les classes sont réparties par niveau (en fonction des langues, options et filières). Dans chaque classe les élèves sont régulièrement notés et de fait classés.

 

Cette compétition débute dès le plus jeune âge. Par exemple dès l’entrée au collège (à dix ans) les bons élèves vont choisir l’Allemand comme première langue, non pas qu’ils éprouvent un intérêt particulier pour la gutturale langue de Goethe mais parce qu’ainsi les bons élèves seront regroupés dans les mêmes classes et disposeront d’un meilleur niveau d’enseignement. Le choix de cette langue étrangère serait dû au fait la structure des phrases, les conjugaisons et les déclinaisons nécessite – devinez quoi ? – un esprit mathématique.

 

Le sysème éducatif français produit chaque année des dizaines de milliers de masters, de doctorats et de post docs, bien plus que l’économie nationale peut embaucher. Ce déséquilibre induit surqualification et déception. Ainsi il n’est pas rare de croiser un employé de McDonald docteur en lettres ou en sociologie.

 

Je pourrais multiplier les exemples mais je pense que vous commencez à comprendre le raisonnement. Génération après génération, la société française en général et son système éducatif en particulier, instillent l’esprit de compétition, la culture du résultat et la primauté de la raison chez les jeunes Français. Ce qui aboutit à des adultes névrosés, dominés par la peur, la haine et la jalousie et incapable de ressentir et encore moins d’exprimer leurs émotions.

 

Effectivement, ce qui semble sérieusement déficient chez la plupart des Français, et en particulier chez les hommes, est la capacité à exprimer sainement des émotions essentielles comme la confiance, la joie, le partage, l’amour, la créativité, l’espoir… Tout ce qui constitue au final la beauté de l’être… Toutes ces valeurs si fondamentales qui ont été sacrifiées sur l’autel de l’école de la République souvent à l’insue de ses victimes.

 

Oui, c’est une histoire triste et c’est la nôtre. Et pourtant je ne parle qu’à partir de mon expérience personnelle, limitée par définition. Au moins, j’ai eu la chance d’être relativement bon en maths. Si tel n’est pas le cas, vous serez rapidement placé dans une impasse quelques soient vos talents, vos aspirations, vos sensibilités. Et c’est la même chose pour ceux qui ne sont pas assez serviles ou crédules. L’Ecole de la République veut de bons individus obéissants et rationnels qui réagissent aux stimulis de manière parfaitement prévisible. Voilà ce que l’Ecole de la République a fait de la plupart d’entre nous : des robots émotionnellement inaptes et emplies de ressentiment.

 



Les élèves de Polytechnique ont le statut de militaires

22/05/2009

Nicolas Sarkozy a raison: "La violence à l'École est inacceptable. Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable."

Le Post, 22 mai 2009

par Birenbaum

Mercredi 20 mai, le président Nicolas Sarkozy a participé dans un lycée de l'Essonne à la 76e étape du tour de France des lycées, engagé par le patron de l'IEP de Paris, Richard Descoings.

Il  s'est rendu (avec son ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos) dans un établissement du Val-de-Marne, le lycée polyvalent du Parc de Vilgénis à Massy.

Nicolas Sarkozy y a discuté, pendant deux heures, avec des élèves, des professeurs et des personnels administratifs.

Comme il se doit, des caméras étaient dans la salle.

Voici un extrait mis en ligne par Lycée pour tous, dans lequel le Président explique combien : "La violence à l'École [est] inacceptable".

Il appuie avec force sur cet "inacceptable" trois fois de suite...

Et même s'il se trouve dans un lycée, le Président évoque  évidemment plus généralement l'incivilité à l'École, pour expliquer à son auditoire :

"C'est à nous [les autorités publiques] de sanctuariser, autant qu'il est possible les établissements scolaires [et donc pas seulement les lycées] de la violence"...

Et de conclure sur un quatrième "inacceptable".

Regardez et écoutez...

Alors, que ce soit bien clair entre nous...

Je suis entièrement d'accord avec mon Président !

Je veux qu'il protége les enfants, nos enfants, mes enfants, des violences.

De toutes les violences.

Son ministre, Xavier Darcos, est, lui aussi, d'accord avec son Président.

Et il a prouvé, très rapidement, qu'il avait reçu "5 sur 5" le message présidentiel.

Dès le lendemain de cette visite (hier), en effet, Xavier Darcos (qui s'exprimait à l'occasion du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) a évoqué la création d'une police des écoles : "puisqu’il faut des moyens, mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle".

Ah bah en voilà une foutue bonne idée !

Une force mobile d'agents !

Des policiers à l'école.

Des policiers DANS l'école.

Pour protéger nos enfants !

C'est ici, chers "lecteurs", que "l'actualité" devient "talentueuse". Presque géniale.

Hier (le jour même où Xavier Darcos proposait cette "police des écoles") des policiers, hyper motivés, ont justement débarqué, à la sortie d'une école deFloiracpour embarquer deux enfants de 6 ans et 10 ans suspectés d'avoir volé une bicyclette (tous les détails sont ici) !!!

Et voilà !

CQFD !

Une fois de plus, un sinistre fait divers donne entièrement raison à notre Président.

À sa politique.

À son gouvernement.

La violence à l'École ?

Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable !

À commencer par la violence policière.

Allez savoir pouquoi, cette histoire lamentable m'a précisément rappelé cette scène de l'immense Voleur de bicyclette, que je n'oublierai jamais...

Regardez-là jusqu'au bout.

S'il vous plaît.

 

10/01/2009

Les terroristes sionistes reconnaissent officiellement qu’aucune menace ne provenait de l’école bombardée à Jabaliya dans la bande de Gaza

Mounadil Djazaïri, samedi 10 janvier 2009

Dans une première version, les terroristes sionistes affirmaient que l'école de l'ONU à Jabaliya avait été bombardée parce que des tirs avaient été déclenchés de cette école ou à proximité et même qu'elle dissimulait un arsenal.

Maintenant ils concèdent qu'aucune menace pour eux n'émanait de ce secteur et affirment l'avoir bombardée par erreur.

Erreurs dont ils sont étrangement coutumiers et dont il serait bien qu'elles fassent l'objet d'un procès devant une juridiction internationale.

ONU : des officiers Israéliens admettent qu'il n'y a pas eu de tirs depuis l'école qui a été bombardée

Par Barak Ravid et Akiva Eldar, correspondants de Haaretz (Sionistan), 10 janvier 2009, traduit de l'anglais par Djazaïri

Les Nations Unies affirment que des officiers de l'armée israélienne ont admis qu'aucun tir palestinien n'a été effectué depuis l'intérieur de l'école de l'UNRWA à Gaza qui a été bombardée par un tank de l'armée israélienne.
Des dizaines de Palestiniens ont été tués par ce bombardement.
De plus, l'UNRWA a annoncé jeudi qu'elle cesserait ses activités dans la bande de Gaza en raison de la mort d'un collaborateur de l'UNRWA, victime d'un bombardement israélien ce jeudi matin pendant la pause humanitaire. Chris Gunness, porte parole de l'UNRWA a déclaré à Haaretz que l'armée israélienne avait reconnu ses torts.

« Au cours d'une séance d'information à l'intention de diplomates étrangers, des officiers supérieurs [de l'armée israélienne] ont admis que le bombardement auquel l'armée israélienne répliquait à Jabalya ne provenait pas de l'école, » a déclaré Gunness. « L'armée israélienne a reconnu que l'attaque contre le site onusien était non intentionnelle. »

Il a observé que tous les films rendus publics par l'armée israélienne et où l'on voit des militants tirer depuis l'intérieur de l'école datent de 2007 et non du moment de l'incident lui-même.

« Ce ne sont pas des images récentes, » explique Gunness. « En 2007, nous avions abandonné ce site et c'est seulement par la suite que des militants s'en étaient emparés. »
L'UNRWA exige maintenant une enquête objective afin de dire si le bombardement de l'école constitue une violation du droit humanitaire international et, si c'est le cas, que les responsables soient jugés.
L'ONU a annoncé jeudi qu'un Palestinien qui travaillait pour l'UNRWA avait été tué par un obus de blindé israélien alors qu'il conduisait un camion chargé d'aide humanitaire au point de passage frontalier d'Erez. L'organisation affirme que le camion avait des insignes distinctifs de l'ONU bien visibles et que l'incident avait eu lieu pendant la pause humanitaire mise en place pour permettre aux habitants de Gaza de s'approvisionner.

02/12/2008

"Réforme" de l'éducation : des chiens policiers en guise de pions

Note de P&P : On pourrait introduire l'article qui suit, tiré de ce modèle d'objectivité et d'indépendance qu'est "Libération", par une phrase que nos amis anglophones aiment coller à l'arrière de leur voiture : "If you're not outraged, you're not paying attention" ("Si vous n'êtes pas outré, c'est que vous ne faites pas attention")

Jour après jour, le pillage des libertés s'intensifie en France, l'État policier s'instaure (pas si) lentement mais sûrement, sous la férule de notre bien-aimé président ziocon (sioniste / conservateur) d'ascendance khazare, amateur de clinquant et accessoirement grand admirateur de la plus grande démocratie au monde, sur le modèle duquel il s'appuie, grand bien nous fasse, pour dessiner l'avenir de la France.

Nous avions déjà un avant-goût du nouvel État policier : cassage du droit de grève - grâce entre autres à la corruption des syndicats et à la propagande anti-gréviste (grévistes = terroristes) servie par les médias ; criminalisation / répression des étudiants ; rafles des sans papiers qui rappellent un passé proche peu glorieux ; contrôle du Net, et des dizaines de témoignages affligeants qui soulignent l'impunité grandissante de policiers psychopathiques visiblement de plus en plus à l'aise et décomplexés dans leur mission.

La destruction du système d'éducation avait déjà bien commencé, avec la suppression de postes et de matières telles que l'histoire-géo, ainsi que la surveillance et l'incitation à la délation des enseignants (et de tous les acteurs du Net).

Mais voilà la prochaine étape de la fascisation de la société française : désormais, Sarko n'hésite pas à lâcher ses chiens (humains et animaux) dans les écoles. Cette petite nouveauté va de pair avec le projet de loi sur la détection de la criminalité dès 3 ans qui comme par hasard vient de ressortir du placard, et avec un rapport destiné à l'adorable ministre de la "justice" qui préconise d'enfermer les gosses dès 12 ans.

Le bruit des bottes se fait plus assourdissant de jour en jour. Reste à savoir si chacun y répondra autrement que par le silence des pantoufles.

«Le chien s'est acharné sur plusieurs cartables»

Retour sur la descente de gendarmes antistups avec des chiens fin novembre dans un collège du Gers. Avec le récit d'une élève, lu par son père, et le témoignage inédit du proviseur de l'établissement.

Journaliste: Jean-Baptiste Diaz

L’affaire suscite l’indignation des parents d’élèves et de la Ligue des droits de l’homme qui publiait hier un communiqué. Ces dernières semaines, les forces de l’ordre ont débarqué dans deux établissements scolaires du Gers pour procéder à des opérations de «prévention» contre l’usage de la drogue.

La dernière intervention remonte au mercredi 19 novembre. Dans le collège de Marciac, 4 gendarmes et un maître-chien font irruption en pleine classe. «Ce mercredi là, toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs, raconte Zoé, 14 ans. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes (…) "Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique!"»

Quand Zoé raconte cette histoire à son père, Frédéric David, ce dernier est abasourdi puis révolté. Il demande alors à sa fille d'écrire sa version des faits.

Aujourd’hui, Libération vous propose d’écouter ce témoignage lu par le père, et croisé avec celui du principal.

«Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures», écrit Zoé.

«Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme: "On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais… " Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!», raconte encore l'adolescente.

Interrogé par Libération, le principal du collège Christian Pethieu semble un peu dépassé par ce début de polémique.

«L’intervention s’est réalisée dans un climat que j’ai jugé serein et sans excès», commence t-il par dire. Mais c’est mon point de vue, c’est ma perception… Et bien évidemment je n’aurais pas manqué de stopper l’intervention si tel n’avait pas été le cas. Je n’ai pas vu de fouille corporelle par exemple… Mais il est possible qu'il y en ait eu. Je ne garantis pas qu’il se soit passé autre chose, ça je n’en sais rien.»

Interrogé sur les raisons de cette intervention, le principal se défend de toute implication: «Les gendarmes ne sont pas intervenus spécifiquement par rapport à des soupçons… Non, ils sont intervenus dans le cadre d’une opération nationale.»

L'Humanité souligne ce matin que cette intervention a coïncidé avec une autre procédure semblable deux jours avant, le 17 novembre, à l’école des métiers d’Auch-Pavie, toujours dans le Gers. Selon la FCPE locale, citée par le quotidien, 23 interventions de ce type auraient déjà été menées depuis début 2008.

Source : Libération

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En savoir plus :

Témoignages d'élèves sur Indymédia Toulouse

Témoignage d'un professeur sur la descente à Auch-Pavie (Alterinfo)

    07/10/2008

    Alerte antifasciste : Sarkozy & Darcos suppriment l'Histoire-Géo du tronc commun des lycéens

    Lu sur Alterinfo:

    Le Journal du dimanche 5 octobre 2008 annonce « en exclusivité » l'incroyable programme pour les lycées, applicable dès la rentrée 2009. « En juin prochain, le lycée d'aujourd'hui aura vécu. » 

    « Poussé par l'Elysée », le ministre Darcos va annoncer officiellement très prochainement trois révolutions jamais vues : 

    1 - Une réduction importante des horaires en lycée : 27 heures hebdomadaires au lieu de 28 à 35 (Ne dites pas que c'est pour accompagner les suppressions de postes de profs, ça ferait de la peine à TF1.) 

    Note de P&P : forts de l'adage "les vainqueurs écrivent l'Histoire", et chacun (?) sachant que le système éducatif est une vaste usine à bourrer les crânes et à formater, on peut en déduire que la réduction des heures de cours, dans un tel contexte, n'est pas forcément négatif en soi. Ceci dit, force est de constater que ces réformes n'ont pas pour but le bien-être des étudiants et la possibilité de leur donner plus de temps pour s'instruire véritablement en dehors de l'école.

    3 – Et pour finir, cette nouvelle inouïe. La suppression pure et simple de l'histoire-géographie du « tronc commun » obligatoire en première et en terminale. Certes, ce sera aussi le cas des maths, mais ceux-ci n'en souffriront pas, restant matière dominante à sélection pour la filière Scientifique, hypocritement rebaptisée « dominante sciences » pour les futurs cadres de la société, tandis que la filière L deviendra « Humanité et arts ». (Au fait, pourquoi pas d's à « humanités » ? Une faute de frappe du Journal du Dimanche ? Mystère.) 

    Supprimer l'histoire géographie pour tous et toutes à partir de l'âge de 15 ans constitue une rupture majeure avec tous les siècles précédents d'humanisme scolaire, de l'Ancien régime jusqu'à nos jours. 

    Cette suppression pourrait permettre un jour à un gouvernement populiste et vichysto-compatible de... 

    ... Célébrer Guy Môquet tout en faisant ignorer pourquoi est-il mort ; 

    ... Réunir les ministres européens à Vichy (en novembre prochain ! Une première ! Une idée d'Hortefeu ! Les ministres européens en charge de... l'Immigration ! ) pour en finir enfin avec l'antifascisme culturel, avec le tabou vichyste et vichyssois, et faire oublier de quoi cette ville fut la capitale et le symbole ; 

    ... Mieux faire admirer le colonialisme, le paternalisme et le cléricalisme d'antan tout en jetant pudiquement aux oubliettes des siècles de patients combats émancipateurs pour les droits humains, sociaux, démocratiques, féministes, etc ; 

    ... Épargner aux sarkoboys l'apprentissage de tant de dates funestes et qui portent malheur : 1789, 1830, 1848, 1936, 1944, 1945... 

    ... Esquiver trop de questions gênantes des géographes sur l'habitat humain, le climat, l'écologie, et le remodelage des paysages et de la planète par les flux financiers et mafieux ; 

    ... Flatter les mémoires particulières et communautaristes pour mieux ruiner définitivement la culture historique commune, base de citoyenneté et du Vivre ensemble ; 

    Bref, il est quand même flatteur de comprendre que Sarkozy veut personnellement prendre soin de nos enfants. 

    Que, malgré tout, malgré l'intensif bourrage de crânes des médias aux ordres, Sarkozy nous trouve encore trop intelligents et cultivés, encore trop peu obscurantistes, encore trop peu oublieux des leçons de notre Histoire. Mais heureusement, Darcos est là.

    Note de P&P :

    Qui détient le passé détient l'avenir. Qui détient le présent, détient le passé. (G. Orwell, 1984)

    La connaissance, c'est le pouvoir. Pour les pathocrates, le pouvoir ne se partage pas. Rendre la population ignorante et inculte est le meilleur moyen d'en faire une armée de robots qui ne posent pas de questions et se contentent d'obéir aveuglément.

    25/02/2008

    Lettre de Claire Malbois

    175504063.jpgVoilà que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Môquet qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».
    Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents.
    Et qui le sont encore.
    Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans.
    Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…
    Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
    Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confier par l'école la mémoire de l’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah.
Ce travail, qui m’est dévolu en tant que parent, et qu’il n’appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l’élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu’est notre famille.
    Il n’y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu’il vous semble vain d’honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d’autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.
    Quel est ce besoin que vous nous démontrez donc là, un besoin de repentance ? Ce mot que vous refusez à tout crin à ceux qui ne vous le demandent même pas, mais qui voudraient juste prononcer le mot de mémoire sans se faire éconduire ?
    Qu’allez-vous donc faire dans cette galère ? Quel besoin de s’aplatir dans le vent d’une seule direction, sous les tapis du souvenir d’une seule victime ? Vous nous avez suffisamment dit lorsque cela vous arrangeait que les enfants n'étaient pas comptables des fautes de leurs pères.
    Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.
    Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.
    Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.
    Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.
    Qu'il suffit de l'outrager.
    Qu'il suffit de choisir dans les souffrances humaines celles qu'il vous agrée d'honorer et celles qu'il vous indiffère d'ignorer. Quand ce n'est pas celles qu'il vous arrange de rejeter dans de lointaines poubelles.
    Qu'il suffit de gesticuler, justifiant toutes les exactions de la France dans l'Ailleurs en ne supportant pas que l'Ailleurs vienne vivre dans la France.
    Qu'il suffit de faire la leçon à des enseignants sur ce qu'il convient de faire partager d'histoire à leurs élèves, alors qu'ils nous font tous les jours partager, à nous parents, la fin de l'histoire d'une éducation nationale que vous rendez exangue.
    Qu'il suffit de tuer les familles, je pèse mes mots, en envoyant vos sbires arracher les portes, arracher les affaires personnelles, arracher les êtres de leur travail, arracher les hommes de leur famille, arracher les mères de leurs enfants, ce que vous faites tous les jours, ici, en France.
    Quand vous offrirez de la France un autre spectacle aux yeux de nos enfants.
    Quand vous cesserez de nous mettre en deuil chaque matin de l'une des qualités d'accueil, de soin, de solidarité, d'éducation, de liberté, d'égalité, de fraternité... qui devraient être la nature, l'essence, la colonne vertébrale de notre pays.
    Quand vous vous préoccuperez, aussi, de ce qui se passe dans une salle de classe lorsque les maîtresse malades ne sont pas remplacées, au collège lorsque les adultes si dévoués soient-ils à leur mission, n'y sont pas assez nombreux.
    Quand vous proposerez à nos enfants la prise en considération de toutes les souffrances des humains à travers l'histoire, sans quantification, sans classification.
    Quand vous nous aiderez véritablement à les construire dans le respect de l'autre sous les yeux d'une République exemplaire.
    Quand vous tiendrez vos promesses de protéger tous les opprimés, toutes les femmes opprimées, tous les déshérités, tous les enfants déshérités...
    Quand vous ferez véritablement preuve d'un courage révolutionnaire et visible en cessant les exactions, en ramenant vos chiens.
    Quand vous serez capable de ne plus fabriquer visiblement et incessamment un pathos bien ciblé, d'héroïsme ou de pitié, c'est tout comme, pour dissimuler la déconstruction de l'humain et de l'espoir que vous vous acharnez à promouvoir.
    Quand vous serez ce que vous n'êtes pas, quand vous ne serez plus ce que vous êtes.
    Je cesserai d'être en deuil de mon pays idéal.
    Je cesserai de ne pouvoir plus lire les journaux et de pleurer chaque jour à la découverte des nouveaux nuages.
    Un grand mal est toujours suivi d'un grand bien.
    La citoyenneté profondément humaine, sincère, dévouée, invisible, muette pour l'instant, s'amplifie chaque jour qui passe avec son lot d'expulsés amis, de justes condamnés, ...
    La réponse à votre action est dans cette résistance contre laquelle vous ne pouvez strictement rien.
    La pensée et le coeur sont irréductibles.
    Ma fille se construit, comme bien d'autres enfants, par la grâce d'adultes conscients de leur devoir d'"êtres au monde" parmi d'autres "êtres au monde".
    Ces enfants seront des adultes, nombreux et imperturbables, des lions, auxquels il incombera de développer à une échelle jamais vue les valeurs de beauté et de bonté de la vie, pêchées dans le meilleur de chacune de leurs origines, passées au tamis du métissage, cimentées entre elles par la liberté et l'empathie réunies.
    Vous ne sauriez apprendre à mon enfant cela que je choisis de lui apprendre.
    Son espoir et sa force sont entre les mains de son père et de sa mère.

    Claire Malbos, le 14 février 2008