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03/06/2010

Michel Collon - Les 10 Grands Médiamensonges d'Israël

 

10/03/2010

Les sionistes démasqués restent bouche bée face à l'éloquent Michel Collon

21/02/2010

Assassinat d'un cadre du Hamas à Dubaï - Sur la trace du Mossad

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Sur cette image vidéo, on voit deux des suspects dans l’assassinat d’un cadre du Hamas à Dubaï.

 

Soupçonné d’avoir assassiné en janvier à Dubaï un cadre de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas et, pire que tout, d’avoir laissé des traces, le Mossad, le service secret israélien, se retrouvait hier sur la sellette.

Les médias israéliens, mais aussi d’anciens hauts responsables du Mossad, s’inquiètent de l’embarras que le meurtre de Mahmoud al-Mabhouh, le 20 janvier, risque de causer après qu’il s’est avéré que sept membres présumés du commando de tueurs se sont servis des noms d’Israéliens également détenteurs de nationalités étrangères. Le quotidien Haaretz réclame carrément la démission du chef du Mossad Méir Dagan, réputé partisan de l’action directe et des « opérations de liquidation ».

Le correspondant militaire du journal reproche au Premier ministre Benjamin Netanyahu de « n’avoir pas écouté les avertissements de ceux qui le mettaient en garde contre la prolongation de son mandat » alors que Méir Dagan est en poste depuis octobre 2002.

« Une opération réussie ? Pas si sûr », titre le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, selon lequel « des failles sont révélées de plus en plus dans cette opération qui apparaissait au début comme un grand succès ». Mabhouh, considéré par Israël comme un important pourvoyeur d’armes du Hamas et impliqué dans le meurtre de deux soldats israéliens, a en effet été éliminé et le commando est parvenu à prendre la fuite. S’abstenant d’incriminer directement le Mossad, le journal relève toutefois que « ceux qui ont monté cette opération n’ont pas pris en considération le professionalisme de la police de Dubaï » qui a pu identifier des suspects à partir des images de caméras de surveillance.

« Grave erreur »
Pour sa part, un ancien haut responsable du Mossad, cité par la radio militaire, a estimé que le Mossad pourrait avoir commis une « grave erreur » s’il s’avère qu’il s’est servi des identités d’Israéliens, surtout sans leur consentement. Mais le ministre des Affaires étrangères a affirmé à la presse qu’il « n’y a aucune raison de penser qu’il s’agissait du Mossad israélien et pas des services secrets d’autres pays en train de faire des bêtises ». Avigdor Lieberman a également estimé que cette affaire n’allait pas porter atteinte aux relations israélo-britanniques. « Je crois que la Grande-Bretagne reconnaît qu’Israël est un pays responsable et que nos activités en matière de sécurité sont menées en vertu de règles du jeu très claires, prudentes et responsables. Nous n’avons donc aucune raison d’être inquiets ».

La presse publiait hier les photos de sept Israéliens, dont six également détenteurs de la nationalité britannique, qui se sont plaints que leurs identités avaient été usurpées.

« Je suis en état de choc. Je vais consulter le consulat britannique pour savoir ce qui se passe. C’est mon passeport, mais je n’ai pas quitté Israël », a affirmé à la radio l’un deux, Paul Kelly. Le député Israël Hasson du parti Kadima (opposition centriste), ancien responsable du service de sécurité intérieur (Shin Beth), a lui annoncé qu’il demanderait à la commission des affaires étrangères et de la défense, dont il est membre, « d’enquêter sur les usurpations d’identité » dans cette affaire. La police de Dubaï a annoncé mardi que deux suspects palestiniens, qui auraient aidé le commando, avaient été arrêtés et étaient interrogés.

 

Article original : Le Quotidien de la Réunion et de l'Océan Indien

19/02/2010

Des assassins du Mossad munis de passeports allemands ?

Info-Palestine, 7 février 2010

Kawther Salam

Quelques questions urgentes auxquelles les gouvernements européens doivent répondre.

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Portrait de Mahmoud Al Mabhouh - Photo : Reuters

Quel est le pays européen qui a enfreint les lois internationales contre le terrorisme en fournissant des passeports aux escadrons de la mort du Mossad qui allaient commettre le meurtre de Mohammed Al-Mabhouh à Dubai ?

Était-ce l’Allemagne - ce même pays européen qui, il y a peu, a à nouveau fait cadeau à Israël de sous-marins de type U212 entièrement payés par les contribuables allemands ?

Parmi tous les pays européens, l’Allemagne est le principal suspect pour ce crime douteux car, comme cela est confirmé par maints exemples passés, la République fédérale a régulièrement fourni au Mossad des passeports allemands, grâce auxquels des actes terroristes furent commis.

Je pense que la mise à disposition de passeports pour le Mossad est un crime, non seulement contre nous, Palestiniens, mais aussi contre le peuple de cet Etat qui a fourni les passeports.

Si c’était bien l’Allemagne, la visite du ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle aux Emirats en janvier 2010 a-t-elle quelque chose à voir avec ce crime terroriste ?

Est-il bien raisonnable, alors que certains Etats « combattent » le prétendu terrorisme qui, à y regarder de plus près, se révèle en fait être un mouvement légitime de libération nationale et d’autodétermination, ces mêmes Etats favorisent, financent et commettent eux-mêmes des crimes de terrorisme international, tout en violant les lois, les frontières et la sécurité d’un autre Etat ?

Comment la loi nationale et internationale traite-t-elle, dans les pays européens, de tels crimes de terrorisme international, et les actes de complicité, ainsi que la violation volontaire de la sécurité d’autres Etats par des organisations terroristes d’Etat comme le Mossad ?

Ce pays européen a-t-il fourni des passeports au Mossad ou a-t-il autorisé Israël à falsifier ses passeports en vue de commettre des actes terroristes ?

L’Union européenne aide-t-elle le Mossad à commettre des actes de terrorisme international ?

Et si on posait cette petite question : l’Union européenne et l’Allemagne soutiennent-elles Israël en établissant pour les escadrons de la mort des passeports européens qui passent inaperçus ?

Les assassins auraient tous utilisé des passeports européens. La police de Dubai a annoncé qu’elle était parvenue à avoir les noms des assassins. Dubai chercherait en ce moment à obtenir la collaboration à l’enquête des pays européens qui ont fourni les passeports.

Le Hamas, après l’assassinat à Dubai de Mohammad Al-Mabhouh, a déclaré qu’Israël chercherait, à travers l’assassinat de Dubai, à étendre le champ de bataille palestinien bien au-delà des frontières de la Palestine.

Le mouvement ajoute que si des pays de l’Union européenne ont fourni une aide directe au Mossad dans ce meurtre en fournissant des passeports pour passer inaperçus, l’Union européenne et l’Allemagne deviendraient en même temps des combattants et un champ de bataille dans la guerre du Proche-Orient.

Et maintenant quelques questions plus douces, plutôt de nature philosophico-politique. L’Allemagne a fait de la solidarité inconditionnelle avec l’Etat raciste d’Israël, fondé sur l’apartheid, un fondement de sa raison d’Etat.

Shimon Pérès vient de déclarer au Bundestag que la raison en était que l’Allemagne et Israël avaient des valeurs communes. Ces valeurs communes résident-elles dans l’organisation commune de l’assassinat d’êtres humains hostiles dans des pays étrangers - hostiles, s’entend, aux fascistes israéliens ?

Ces valeurs communes résident-elles dans ce que l’Allemagne permette à des bandes d’assassins du Mossad de la transformer en combattante et en champ de bataille dans la guerre du Proche-Orient ?

Hamas : interview de Mahmoud al-Mabhouh

Info-Palestine, 10 février 2010

« LES ISRAÉLIENS M’ONT TORTURÉ PENDANT 33 JOURS, PUIS ILS M’ONT LAISSÉ DEUX JOURS, PUIS L’INTERROGATOIRE A RECOMMENCÉ, ET ÇA A DURÉ PENDANT 46 JOURS. »

Il y a environ 10 mois, Al Jazeera a interviewé un homme à Damas, en Syrie, supposé avoir fait partie d’une cellule qui a capturé et tué deux soldats israéliens, Avi Sasportas et Ilan Sa’adon, en 1989. Al Jazeera a appris depuis que l’homme en question - qui avait le visage couvert durant l’entretien - était Mahmoud Abdul Raouf al-Mabhouh, un commandant militaire du Hamas qui a été assassiné à Dubaï le 20 Janvier dernier.
Al-Mabhouh avait été l’une des personnes les plus recherchées par Israël depuis 20 ans et il a été accusé d’être responsable d’un certain nombre d’opérations, y compris la capture et la mort des deux soldats. Le Hamas a déclaré que al-Mabhouh, a été assassiné par des agents israéliens.
Ci-dessous l’interview d’al-Mabhouh réalisé l’an dernier.

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Des membres de la famille de Mahmoud al-Mabhouh siègent sous une série de ses portraits - Photo : EPA

Je ne suis pas le seul homme recherché. Des dizaines et des centaines de personnes qui ont combattu les Israéliens sont recherchées. Je ne suis pas le seul.
Dieu seul détermine le moment de la fin. Nous connaissons le prix pour aller dans cette voie. Et nous n’avons aucun problème avec cela.
Il y avait un état [de] réveil. Les groupes ont continué à combattre les Israéliens pendant trois ou quatre ans, mais ensuite c’était fini. Tous ces groupes ont été éliminés par l’assassinat et les liquidations.
Une nouvelle situation est apparue et les groupes l’appelait la « Ikhwanjiyeh » qui vient de « Ikhwan » [frères]. L’une des personnes qui avaient l’habitude de venir à notre maison était mon frère aîné, Hassan, ou Abu Abdullah, et Ibrahim Maqadna, l’un des fondateurs [des brigades de combattants]. Je connaissais la plupart d’entre eux, comme Abou Maher Tedras, Abdul al-Hafez al-Silawi et Abdul Hafez al-Sharif.
Depuis ce temps, j’ai connu l’amour et la piété. Dieu merci, tous les membres de ma famille étaient des gens pieux. Mon père a créé une atmosphère particulière de sentiment religieux dans notre maison avec certains de ses amis ; l’un d’entre eux avait l’habitude de nous faire une lecture tous les jours sur le « fiqh » [doctrine islamique], sur le « djihad », sur la patience et d’autres concepts, c’était Idris Awda Abu Mujahid, qui a été blessé par balle à deux reprises pendant la guerre de 1948, à l’épaule et aux reins. Il avait férocement combattu avec Hassan al-Banna [fondateur des Frères Musulmans en Egypte, assassiné en 1949].
Nous avons vécu dans une atmosphère religieuse dans notre maison.
J’ai gagné dès cette l’époque un engagement religieux de fer. J’avais l’habitude d’accomplir toutes les prières à la mosquée, en particulier la prière de l’aube [Fajr], et j’ai eu de bonnes relations avec tout le monde. J’ai été familiarisé avec les armes, je savais qui les vendait et qui les faisait venir d’Égypte. Nous recevions nos armes en provenance d’Égypte, et non des Israéliens.
Nous sommes restés comme ça pendant un long moment. Un de ceux qui étaient très proches de moi et avaient une grande influence sur moi a été le cheikh Salah Shehada [assassiné par les Israéliens en juillet 2002 avec toute sa famille], avant sa première détention en 1981.
Je me souviens qu’en 1981, moi et un de mes amis, qui est toujours en vie, avons apporté un paquet d’armes qui n’avaient pas été saisies et j’en ai livré une au Cheikh. J’ai apporté l’arme et il a pu s’échapper.
Les frères se préparaient à une action militaire. J’étais très proche de cheikh Salah. Il avait l’habitude de venir souvent me voir, chaque fois qu’il voulait une voiture, ou une réparation pour sa voiture ou autre chose.
J’allais au camp de réfugiés de Jabalya et faisait les prières du vendredi midi avec lui. Il était à l’époque récemment arrivé d’Égypte ; il était resté à Arish, puis il est venu à Beit Hanoun. Il a ensuite bâti sa propre maosquée et j’ai pris l’habitude de venir prier à ses côtés.
Il a été emprisonné dans les années 1980 avec un groupe de neuf personnes. Ma relation avec lui s’est poursuivie, même après qu’il ait été libéré.
Détention et tortures

J’ai ensuite été détenu en 1986. Je n’ai rien avoué. Je suis resté pendant 46 jours soumis aux interrogatoires. Ils avaient l’habitude de me transférer, soit à Askalan, soit à la prison centrale de Gaza. Ils m’ont torturé pendant 33 jours, puis ils m’ont laissé deux jours, puis l’interrogatoire a recommencé, et ça a duré pendant 46 jours.
Steve, un tortionnaire bien connu dans la prison d’Askalan, a tenté avec trois de ses aides d’exercer sur moi des pressions et des tortures si dures que je m’évanouissais. Une fois que je disais la shahada [profession de foi], je l’ai entendu dire en hébreu : « Cet homme va mourir et ce n’est pas le moment », puis il a cessé l’interrogatoire.
Puis ils m’ont renvoyé à la prison centrale de Gaza. Merci à Dieu de m’avoir donné une forte volonté et de la patience. Nous n’avons rien avoué ni rien dit à personne.
Bien entendu, ma relation avec Cheikh Salah s’est retrouvée renforcée après j’ai été libéré, il fut même l’un de ceux qui se tint aux côtés de mon père et lui a fourni un avocat pour le représenter. Il était l’un de ceux qui m’attendaient alors que j’étais en prison.
Nous avions l’habitude de planifier chaque étape, petite ou grande. Notre travail était bien planifié et non selon les circonstances. Nous avions l’habitude de prévoir de tuer d’abord, puis de capturer [les soldats] vivants.
Nous avions seulement besoin d’un lopin de terre, généralement dans une ferme ou un dans un élevage de volailles, et nous l’utilisions pour creuser une prison secrète sous la terre, et y garder certains soldats ou officiers, comme dans le cas de Shalit [soldat israélien capturé par la résistance palestinienne].
Nous étions déguisés et habillés comme des juifs religieux, comme des rabbins. Un des endroits où nous nous postions était le rond-point de Hidaya. Une voiture est arrivée, a déposé ses passagers, y compris Avi Sasportas qui a été capturé et tué le 16 février 1989.
J’étais le conducteur, et il y avait des places dans la voiture. Il est monté dans la voiture et s’est assis sur le siège arrière. Il y avait un signal spécial entre moi et Abu Suhaib. Après avoir passés Hidaya, j’ai fait signe à Abu Suhaib qui avait une arme et qui lui a tiré dessus deux fois, une au visage et une fois dans la poitrine. J’ai entendu son soupir au premier coup puis il est mort.
Nous l’avons ensuite emmené à l’endroit déjà préparé et enterré là.
On lui a enlevé ses vêtements et effets personnels avant de l’enterrer. Il avait un portefeuille, une carte d’identité et une carte militaire, il avait même une arme spéciale de nuit avec un viseur à laser. C’était une arme M15.
L’opération a été découverte 11 jours plus tard.
Nous avons essayé de prendre la responsabilité de l’opération, mais aucune agence d’informations ne l’a signalé.
Motivation

Sheikh Salah était au courant de l’opération alors qu’il était encore en prison. Certains des frères qui lui avaient rendu visite ont écrit sur les murs et revendiqué la responsabilité de l’opération. Ils ont signé le « mouvement palestinien Mujahidin » et d’autres slogans qui indiquaient qu’il faisait partie de notre groupe.
Les Israéliens ont alors diffusé un certain nombre de noms, ils voulaient savoir qui était derrière l’opération, mais c’était du bluff. Nous avions l’habitude d’en rire.
Je pense que le cheikh Salah était au courant. Sheikh Salah Shehada avait l’habitude de motiver les autres cellules et groupes qui étaient à Bureij et Zeitoun, mais ils ont été capturés après la deuxième opération, et le cheikh était à ce moment-là en détention.
Muhammad Shawatha faisait le lien entre les groupes de détenus dans les prisons et ceux du dehors. Il a été condamné à la prison à vie.
Le 3 mai 1989, il y avait deux voitures de police de stationnées, et ils [les soldats] étaient dans un restaurant près d’une station service d’Al Qods, c’était après 4 heures de l’après-midi. Un bus militaire s’arrête là et deux soldats descendent ; il était clair que ces deux étaient en week-end. Ils nous ont demandé comment ils pouvaient rejoindre le rond-point Majdal, et je leur ai répondu que nous avions qu’une seule place, pour assurer le succès de l’opération.
Alors que nous allions sur la route de Majdal, Abou Suhaib s’est retourné et lui a tiré dessus et lui a pris son arme. Nous avions des couteaux tranchants et j’avais un fusil. Je voulais l’abattre, mais Abou Suhaib a été plus rapide que moi.
Son sang était partout dans la voiture. Nous sommes arrivés à la place préparée pour cela et l’y avons laissé.
Nous sommes entrés dans la bande de Gaza, à Jabalya, et nous avons quitté la voiture dans le quartier Jabal al-Kashef.
La mission de Shawatha était de boucler la place et de nettoyer la voiture. Les Israéliens ont appris qu’une voiture était entrée dans la place et ont commencé à tirer dans toutes les directions. Je suis parti en rampant, puis j’ai couru de la route Salah al-Din jusqu’au camp. J’avais les armes avec moi. Les Israéliens se doutaient que quelque chose s’était passé, mais ne ils ne savaient pas ce que c’était. C’était un mercredi.
Le samedi, son camarade [du soldat israélien tué] qui était avec lui, a demandé à ses parents de ses nouvelles et dit qu’il l’avait vu monter dans Subaru blanche quand il l’a quitté. Ils ont informé la police et ont commencé à le rechercher. Ils ont alors compris qu’il avait dû connaître le même sort que le premier [soldat], et ils savaient qu’il devait être dans la bande de Gaza. Shawatha a ensuite été emprisonné.
Départ

Nous avons quitté nos maisons dès que la voiture a été retrouvée. Je n’ai pas passé une nuit chez moi depuis ce moment, car il y avait nos empreintes digitales dans la voiture.
Shawatha a avoué après avoir été très sévèrement torturé. Les groupes que nous ont été utilisés pour communiquer ont tous été pris ; le cheikh Ahmed Yassine, a été alors arrêté et [les Israéliens] savaient que Abou Suhaib et al-Mabhouh étaient à l’origine de la capture du soldat.
Les recherches contre nous ont commencé à ce moment. Les Israéliens n’ont pas essayé de prendre d’assaut nos maisons, ils essayaient de les surveiller de loin, mais nous avons senti que nous étions poursuivis.
Nous sommes restés dans la bande de Gaza pendant encore deux mois, puis on nous a dit de partir pour l’Egypte.
Cela en valait la peine. Ceux qui ont détenus et torturés dans les prisons le savent mieux que ceux qui ne l’ont pas été. J’ai été arrêté plusieurs fois, je sais ce que cela signifie. Ces gens [les Israéliens] doivent être chassés par tous les moyens, même si finissons martyrisés. Toutefois, la prudence est nécessaire, et je remercie Dieu car je suis très très patient.
Tentative d’assassinat

Les Israéliens ont essayé de me faire assassiner à trois reprises. Le jour où Izz a été martyrisé, j’allais à ma voiture, et je les ais vus s’échapper ; ils étaient en train de coller une bombe sous la voiture.
Et ils ont essayé de m’assassiner au Liban en 1991.
Et un mois après qu’Imad [Moghniyeh] ait été martyrisé, le 14 mars, j’ai vu une personne qui me surveillait et qui s’est enfuie quand elle a remarqué que je l’avais vue.
Je suis très prudent, Dieu merci. Finalement, Dieu seul détermine le moment où nos vies se terminent. Nous connaissons le prix à payer pour aller dans cette voie.
Que Dieu nous rende plus forts, et j’espère devenir un martyr.
Pour les Israéliens, mes mains sont tâchées de sang, mais pour Dieu ? C’est ce qui importe.
Les Israéliens sont les assassins et les criminels. Ils ont pris notre terre, tué nos enfants, commis des massacres dans Gaza.
Si Dieu le veut, la résistance sera plus forte et ripostera durement.
Source :
Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : 
http://english.aljazeera.net/focus/...

Traduction : Naguib 
http://www.info-palestine.net/

26/11/2009

Temps maussade pour le Mossad

Mounadil Djazaïri

25 novembre 2009

Pardonnez ce jeu de mots trop facile, mais il correspond en fin de compte à une certaine réalité reflétée dans un article signalé par le blogueur canadien Xymphora.

Au Mossad, on apprend à placer des bombes sous des voitures.

Pourquoi à votre avis?
Simplement parce que la méthode de la voiture piégée, si souvent associée dans nos esprits au terrorisme palestinien voire islamiste, est en réalité un procédé breveté par le Mossad. Pour les méthodes du terrorisme moderne (voiture piégée, lettre piégée, détournement d'avion etc.,) les sionistes ont été des pionniers dans pratiquement tous les domaines. Si vous ne me croyez pas, renseignez-vous auprès des sujets de sa Gracieuse majesté, la Reine d’Angleterre.

La méthode terroriste est toujours d’actualité dans l’entité sioniste, la preuve en étant cet apprenti espion qui vient de se faire pincer par un simple flic dans une rue de Tel Aviv où il mettait en pratique les cours théoriques dispensés par la « Mossad Academy. » [cf dépêche AFP ci-dessous]

Un loupé de plus parmi les nombreux ratés de ce service dont la réputation surfaite d’efficacité tient avant tout à l’incurie des services secrets qui a longtemps caractérisé le contre espionnage dans les pays arabes.
Cette époque est révolue comme on a pu le voir au Liban avec l’arrestation d’espions qui travaillaient pour le gang de Tel Aviv.
Et peut-être la qualité du recrutement et de la stratégie laissent-elles aussi à désirer comme en attestent les loupés exposés dans l’article que je vous propose.
Loupés auxquels il faut ajouter celui tout récent de la saisie du pseudo cargo d’armes iraniennes destinées au Hezbollah; acte de piraterie qui n’a convaincu que les sionistes forcenés et/ou ceux qui veulent à tout prix bombarder l’Iran.
Et n’oublions pas la fermeture pendant sept ans, à l’initiative de la Nouvelle Zélande, de l’ambassade sioniste à Wellington en rétorsion aux agissements de deux agents du Mossad qui tentaient de se faire délivrer de vrais faux passeports néozélandais en endossant l’identité de Néozélandais identifiés comme étant peu susceptibles de voyager (et donc de demander un passeport).
Vous noterez qu’un des ratés du Mossad cités dans l’article concernait l’espionnage d’une base navale dans cette île. Or, à ma connaissance, il n’y a pas de base navale palestinienne, iranienne ou syrienne à Chypre. Deux importantes bases navales se trouvent à Chypre, et toutes deux sont britanniques et les forces des Etats Unis y ont un accès privilégié.
Alors question: pourquoi les sionistes tentaient-ils d’espionner un de leurs « alliés »?

Décidément, être l’ami de l’entité sioniste est presque aussi difficile que de figurer au rang de ses ennemis…


Un espion novice pincé par la police israélienne
ABC News (Australie) 25 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un apprenti espion du Mossad, le service d’espionnage israélien autrefois tant vanté, a été arrêté par de simples agents de police pendant un exercice d’entraînement raté à Tel Aviv.

« Espérons que le Mossad est plus efficace à l’étranger, » disait-on sur la chaîne privée de télévision israélienne Channel 10 alors que l’information déferlait dans des médias israéliens atterrés.

L’aspirant James Bond a été repéré lundi en train d’installer une bombe factice sous un véhicule dans la capitale économique par une passante qui s’est empressée d’alerter un agent de police.

C’est seulement après interrogatoire au poste de police du quartier que l’apprenti assassin est parvenu à convaincre ceux qui l’avaient arrêté qu’il était en réalité un membre du fameux service d’espionnage.

Le Mossad n’informe jamais à l’avance les services de police en uniforme de ses exercices afin de donner une touche réaliste à son entraînement.

L’arrestation de la recrue est le dernier d’une série de gaffes qui ont terni la réputation du Mossad ces vingt dernières années.

A Chypre, quatre présumés agents, avaient été arrêtés par la police au cours d’une tentative ratée pour mettre sur écoute l’ambassade d’Iran, et deux autres avaient été incarcérés en 1998 pou avoir espionné une base navale au sud de cette île méditerranéenne.

La même année, un Israélien avait écopé d’une peine de prison en Suisse pour avoir essayé de mettre sur écoute les téléphones de ressortissants Libanais.

Le plus gros loupé de tous, fut la tentative d’assassinat par des agents du Mossad de Khaled Meshaal, un dirigeant du Hamas, dans une opération ratée qui faillit se terminer par une rupture des relations avec le partenaire jordanien pour la paix et obligea [l’entité sioniste] à libérer, dans une démarche de conciliation, Cheikh Ahmed Yassin, le dirigeant du Hamas de l’époque.

- AFP

16/11/2009

Un rabbin colon publie le guide pour tuer des non-Juifs

Quand est-il permis de tuer des non-Juifs ? Le livre Torat ha-Melekh [L’enseignement du roi], qui vient d’être publié, a été écrit par le rabbin Yitzhak Shapira, doyen de la yeshiva Od Yosef Hai dans la communauté de Yitzhar, avec un autre rabbin de la yeshiva, Yossi Elitzur.


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Pour l’extrême-droite juive, fondamentaliste et raciste, il n’y a pas d’âge pour apprendre
à massacrer son prochain, pour peu que l’on bénéficie d’une dérogation divine.

 

Le livre ne contient pas moins de 230 pages sur les lois concernant le meurtre de non-Juifs, une sorte de guide pour quiconque se pose la question de savoir si et quand il est permissible de prendre la vie d’un non-Juif.

Quoique le livre ne soit pas vendu par les grands distributeurs, il a reçu de chaudes recommandations par des éléments de la droite, y compris les recommandations de rabbins importants tels que Yitzhak Ginsburg, Dov Lior et Yaakov Yosef, qui sont imprimées au début du livre. Le livre est distribué via Internet et par la yeshiva, et actuellement le prix de lancement est de 30 shekels l’exemplaire. À la cérémonie commémorative qui s’est tenue ce week-end à Jérusalem pour le rabbin Meir Kahane, tué il y a 18 ans, des copies du livre furent vendues.

Au long du livre, les auteurs traitent en profondeur des questions théoriques de la loi religieuse juive concernant le meurtre de non-Juifs. Les mots « Arabes » et « Palestiniens » ne sont pas mentionnés même indirectement, et les auteurs prennent soin d’éviter de faire des déclarations explicites pour qu’un individu applique la loi de ses propres mains. Le livre contient des centaines de sources de la Bible et de la loi religieuse. Il inclut des citations d’Abraham Isaac Kook, un des pères du Sionisme Religieux, et du rabbin Shaul Yisraeli, un des doyens de la yeshiva Mercaz Harav, la citadelle du Sionisme national-religieux située à Jérusalem.

Le livre débute par une interdiction du meurtre de non-Juifs et la justifie, entre autres choses, au motif de prévenir l’hostilité et toute désacralisation du nom de Dieu. Mais très rapidement, les auteurs passent de l’interdiction à la permission, aux diverses dérogations pour faire mal à des non-Juifs, la raison centrale étant l’obligation de faire respecter les sept lois Noahides, que chaque être humain sur terre doit suivre. Parmi ces commandements se trouvent les interdictions du vol, de l’effusion de sang et de l’idolâtrie. [Les sept lois Noahides interdisent l’idolâtrie, le meurtre, vol, les relations sexuelles illicites, le blasphème et la consommation de la chair d’un animal vivant, et exige des sociétés l’institution de lois justes et de cours judiciaires].

« Quand nous approchons un non-Juif qui a violé les sept lois Noahides et que nous le tuons par souci de faire respecter ces sept lois, aucune interdiction n’a été violée », déclare le livre, qui souligne que tuer est interdit sauf si c’est effectué par obéissance à la décision d’une cour. Mais plus loin, les auteurs limitent l’interdiction, notant qu’elle ne s’applique qu’à un « système approprié concernant les non-Juifs qui violent les sept commandements Noahides ».

Le livre inclut une autre conclusion qui explique qu’un non-Juif peut être tué même s’il n’est pas un ennemi des Juifs. « Dans toute situation où la présence d’un non-Juif met en danger des vies juives, le non-Juif peut être tué même si c’est un Gentile vertueux pas du tout responsable de la situation qui a été créée », disent les auteurs. « Quand un non-Juif aide un meurtrier de Juifs et cause la mort de quelqu’un, il peut être tué, et dans tous les cas quand la présence d’un non-Juif pose un danger à des Juifs, le non-Juif peut être tué ». Une des dérogations pour tuer des non-Juifs, d’après la loi religieuse, s’applique dans un cas de din rodef [la loi du « poursuivant » d’après laquelle celui qui suit un autre avec une intention meurtrière peut être tué de manière extrajudiciaire] même si le poursuivant est un civil. « La dispense s’applique même quand le poursuivant ne menace pas de tuer directement, mais seulement indirectement », indique le livre. « Même un civil qui vient en aide à des combattants est considéré comme un poursuivant et peut être tué. Quiconque assiste l’armée des malfaisants d’une quelconque manière renforce les meurtriers et est considéré comme un poursuivant. Un civil qui encourage la guerre donne au roi et à ses soldats la force pour continuer. Par conséquent tout citoyen de l’État qui s’oppose à nous qui encourage les soldats combattants ou exprime de leurs actions une satisfaction est considéré comme un poursuivant et peut-être tué. Pareillement, quiconque affaiblit notre propre État par la parole ou par une action similaire est considéré comme un poursuivant ».

Les rabbins Shapira et Elitzur déterminent qu’on peut aussi faire du mal à des enfants parce qu’ils sont des « entraves ». Les rabbins écrivent ce qui suit : « Entraves - on trouve souvent les bébés dans cette situation. Ils bloquent le chemin du secours par leur présence et le font complètement de force. Néanmoins, ils peuvent être tués parce que leur présence aide le meurtre. Il est justifié de tuer des bébés s’il est clair qu’ils grandiront pour nous nuire, et dans une telle situation on peut leur faire du mal délibérément, et pas seulement pendant le combat avec des adultes ».

De plus, les enfants du meneur peuvent être touchés pour faire pression sur lui. Si l’attaque des enfants d’un mauvais chef va l’influencer pour qu’il ne se comportent pas méchamment, on peut leur faire du mal. « Il vaut mieux tuer les poursuivants que tuer d’autres », déclarent les auteurs.

Dans un chapitre intitulé « Mal délibéré à des innocents », le livre explique que la guerre est dirigée principalement contre les poursuivants, mais ceux qui appartiennent à la nation ennemie sont aussi considérés comme ennemis parce qu’ils assistent des meurtriers.

La rétorsion a aussi une place et une fonction dans ce livre des rabbins Shapira et Elitzur. « Pour vaincre les ennemis, nous devons nous comporter envers eux dans un esprit de représailles et de mesures pour mesures », écrit-il. « Les représailles sont absolument nécessaires pour que cette méchanceté ne vaille pas le coup. Par conséquent, parfois nous faisons des actes cruels pour créer le bon équilibre de la terreur ».

Dans une note de bas de page, les deux rabbins écrivent d’une manière qui semble permettre à des individus d’agir par eux-mêmes, hors de toute décision du gouvernement ou de l’armée : « Une décision par la nation n’est pas nécessaire pour permettre de verser le sang du royaume du mal », écrivent les rabbins. « Même des individus de la nation attaquée peuvent les frapper ».

À la différence des livres de loi religieuse publiés par les yeshivas, cette fois-ci les rabbins ont ajouté un chapitre contenant les conclusions du livre. Chacun des six chapitres est résumé en points principaux de plusieurs lignes, qui exposent, entre autres choses : « Dans la loi religieuse, nous avons trouvé que les non-Juifs sont généralement suspects de verser le sang juif, et dans la guerre, cette suspicion devient bien plus grande. On doit considérer de tuer même des bébés, qui n’ont pas violé les sept lois Noahides, à cause du danger futur qui sera causé s’ils sont autorisés à devenir aussi mauvais que leurs parents ».

Même si les auteurs prennent soin, comme indiqué, d’utiliser le terme « non-Juif », il s’en trouvera certainement pour interpréter la nationalité des « non-Juifs » responsables de mettre en danger le peuple juif. Ceci est renforcé par la brochure « La voix juive » publiée sur Internet depuis Yitzhar, qui commente le livre : « Il est superflu de faire remarquer que nulle part dans le livre il n’est écrit que les déclarations ne concernent que les non-Juifs d’autrefois ». Les éditeurs de la brochure n’ont pas oublié une remarque cuisante en direction des services de sécurité (GSS), qui se donneront certainement la peine de se procurer une copie. « Les éditeurs suggèrent au GSS qu’ils attribuent le prix de la sécurité d’Israël aux auteurs », déclare la brochure, « qui ont donné aux enquêteurs le choix de lire les conclusions résumées sans avoir besoin d’une étude du livre entier en profondeur ».

Un étudiant de la yeshiva Od Yosef Hai à Yitzhar a expliqué d’où, de son point de vue, les rabbins Shapira et Elitzur ont tiré le courage de parler si librement sur un sujet tel que le meurtre de non-Juifs. « Les rabbins n’ont pas peur de poursuites parce que dans ce cas, Maimonides [le rabbin Moses ben Maimon, 1135-1204] et Nahmanides [rabbin Moses ben Nahman, 1194-1270] devraient être aussi traînés en justice, et de toute façon, ceci est une recherche sur la loi religieuse », a dit l’étudiant de la yeshiva. « Dans l’État juif, personne n’est ainsi en prison pour avoir étudié la Torah ».

* Note du traducteur : Ces interprétations religieuses ont été traitées de manière détaillée dans : Israel Shahak et Norton Mezvinsky, « Jewish Fundamentalism in Israel », Pluto Press (1999).

9 novembre 2009 - Vous pouvez consulter cet article en anglais sur http://didiremez.wordpress.com/2009...


Article français : Info Palestine, traduction : JP Bouché

25/08/2009

Israël plaque tournante d'un trafic d'organes ?

Copie d'écran de l'article du Aftonbladet

Copie d'écran de l'article du journal suédois Aftonbladet

 

Un journal suédois, Aftonbladet, vient d'accuser les soldats israéliens de kidnapper des Palestiniens, de voler et de vendre leurs organes. Sous le titre " ils pillent les organes de nos fils", ce quotidien suédois à grand tirage a consacré deux colonnes entières à cette information s'attirant bien sûr immédiatement le qualificatif "d'antisémite".

Cet article est basé et cite des témoignages de Palestiniens affirmant que de jeunes hommes en Cisjordanie et à Gaza avaient été kidnappés par l'armée d'occupation israélienne, et que leurs dépouilles avaient été rendues à leurs familles avec des organes en moins.


L'auteur de cette article, Donald Boström, a compilé des témoignages accablants de familles palestiniennes. "Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes involontaires" ont dit des proches de Khaled, de la ville de Naplouse avec qui Donald Boström s'est entretenu. Idem pour les oncles de Machmod et Nafes de Gaza tous deux disparu pendant quelques jours et dont les corps autopsiés ont été retournés à leurs familles.

L'auteur de l'article cite également une affaire survenue en 1992, lors de la Première Intifada. Il dit que l'armée israélienne s'était emparé d' un jeune palestinien connu pour jeter des pierres sur les soldats israéliens dans la région de Naplouse, après lui avoir tiré dessus le touchant à la poitrine, aux deux jambes et à l'estomac. Mortellement blessé son corps avait été transporté par un hélicoptère militaire à "un endroit non connu de ses proches". Cinq nuits plus tard, le corps du jeune palestinien a été rendu à sa famille enveloppé dans des draps verts d'hôpital.

"Au bruit stridents des pelles se mêlaient le rire occasionnel des soldats qui plaisantaient entre eux attendant de rentrer chez eux. Quand Bilal a été mis en terre, sa poitrine s'est découverte et cela est devenu soudain évident à la personne présente qu'on avait abusé de son corps. Bilal est loin d'être le seul qui a été enterré le corps entaillé de l'estomac jusqu'au menton et les spéculations sur les raisons de ces entailles avaient déjà commencé" écrit-t-il.

Cet article établit un lien avec une scandaleuse affaire récemment dévoilée aux Etats Unis, de l'existence d'un syndicat du crime comprenant cinq rabbins américains du New Jersey et de New York, ainsi que des fonctionnaires de l'Etat du New Jersey (le maire de la ville de Jersey, et son 1er adjoint). Ils sont accusés de blanchiment d'argent et de trafic d'organes, de même que de vente de contre façons de sacs Gucci et Prada et autres produits. Ce réseau de rabbins opérant de Brooklyn au New Jersey est accusé d'avoir blanchi des dizaines de millions de dollars via des associations de bienfaisance qu'ils contrôlaient. Les rabbins envoyaient une partie de leurs recettes à des yeshivas (écoles religieuses) en Israël liées au parti politique religieux extrémiste Shas, dirigé de facto par le rabbin extrémiste Ovadia Yosef. Ce dernier a de nombreux adeptes ici en France au sein de la communauté sioniste qui le considère comme un grand "sage".

Les autorités policières ont également découvert qu'une partie de l'argent blanchi par ces rabbins provenait de la vente d'organes humains par un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Levi Izhak Rosenbaum. Dans cette affaire de trafic d'organes, le suspect principal du blanchiment d' argent, Rabbi Elyahu Ben-Haim oeuvrait en Israël en étroite collaboration avec le Rabbi David Yosef, qui n'est autre que le fils de ce grand "sage" Ovadia Yosef. Celui-ci s'est fait remarqué à de multiples reprises pour avoir traité les Palestiniens de noms d'oiseaux, les comparant notamment à des cafards. Ben Haim et David Yosef appartiennent à un centre d'études avancées du Talmud à Jérusalem dirigé par la famille Yosef et donc financé par cet argent sale.

Un procureur général de l'état du New Jersey a dit : " il semble que chacun voulait une part du gâteau. La corruption était largement répandue, et envahissante". Les politiciens vendaient leurs services aux rabbins qui " dissimulaient leur activités criminelles derrière une façade de droiture". L'argent blanchi venait d'Israël, via des banques suisses, puis était ensuite transféré au New Jersey.Les complices israéliens achetaient des reins en Israël pour 10 000 $ pièce de "personnes vulnérables", et puis les envoyaient à leurs associés rabbins qui les revendaient aux Etats Unis 160 000 $ pièce selon ce qu'a dit le procureur, ses propos ayant été repris par une dépêche d'AP du 25 Juillet 2009.

Levy Izhak Rosenbaum, Juif orthodoxe de Brooklyn et trafiquant en chef se considérait comme un "entremetteur". Lors d'une conversation secrète enregistrée - car ce réseau de blanchiment et de trafic d'organes avait été infiltré par une taupe du FBI - Rosenbaum s'était vanté de s'arranger pour que les reins des "donneurs" (volontaires, involontaires ?) soient compatibles avec les receveurs. " J'ai amené à un type ce que je crois être compatible pour son oncle" a-t-il dit. Rosembaum avait déjà été repéré pour trafic d'organes en 2002. Il utilisait des paysans pauvres de Moldavie ( d'où est originaire l'actuel ministre israélien des affaires étrangères d'extrême droite, Lieberman, lui même accusé d'un autre type de corruption) comme donneurs. Il leur promettait un travail aux USA puis faisaient pression sur eux pour qu'ils soient "donneurs" de reins pour des receveurs qui se faisaient passer pour des membres de leurs familles. Il lui arrivait de menacer les récalcitrants avec un pistolet. Rosenbaum montrait alors son véritable pistolet et puis mettant ses doigts en forme de pistolet, le pointait à la tête du donneur contraint. ( (Somatosphere: Science, Medicine and Anthropology. July 27, 2009, http://www.somatosphere.net/).

Certaines des transplantations utilisant les donneurs de Rosenbaum étaient pratiquées au Mount Sinai Hospital à New York. Dans des enregistrements secrets du FBI, Rosembaum disait qu'il distribuait généreusement de l'argent aux médecins israéliens, à ceux qui préparaient des visas et à ceux qui s'occupaient des donneurs d'organe dans le pays. " L'une des raisons pour laquelle c'est si cher c'est qu'il faut tout le temps verser des pots de vin" a-t-il dit ( AP 25/07/09)

Dans ce contexte, l'information publiée par le journal suédois qui s'appuie aussi sur des témoignages de familles de victimes palestiniennes est tout à fait plausible. Des soldats et milices sionistes, conditionnés à considérer les Palestiniens comme des sous humains avec la bénédiction de rabbins haineux, corrompus, peuvent s'être faits une "spécialité" de ce genre de trafic d'organes avec la complicité de médecins véreux généreusement récompensés par Rosenbaum.

 

Article original : Planète Non Violence

09/06/2009

Le front de la haine

Mondoweiss, 05 juin 2009

Le réalisateur de cette vidéo, Max Blumenthal, écrit :

La veille du discours du président Barack Obama adressé au monde musulman depuis le Caire, je suis sorti dans les rues de Jérusalem avec mon ami Joseph Dana pour interviewer de jeunes Israéliens et des juifs étasuniens, afin d'avoir leurs réactions. Nous avons rencontré de petits groupes de jeunes excités imbibés de bière, dont beaucoup venaient des États-Unis. Tous, ils étaient impatients de décharger leur haine viscérale, et même violente, envers Barack Obama et sa politique à l'égard d'Israël. D'habitude, j'accompagne mes reportages vidéos d'un bref commentaire, mais celui-là s'en passe tout à fait. Dit simplement, certaines séquences font partie des plus choquantes que j'ai jamais filmées. Jugez-en par vous-même. (Attention, le langage employé dans certains passages est susceptible de choquer à peu près tout le monde)

Note : sans forcément comprendre l'anglais, la simple attitude des intervenants, leur regard haineux et leur haleine suintant la haine (et la Budweiser) nous donnent une idée des propos tenus. Pour nos lecteurs non anglophones, cependant, relevons quelques propos édifiants qui vaudraient à un Iranien ou à n'importe quel Musulman un lever de bouclier de la part du monde occidental, avec condamnation générale suivie d'une intervention militaire :

À propos d'Obama :
He's a fuckhead, I don't know politics but he's a shithead… Anyone who wants to take away my gun rights is an asshole. He's an asshole that deserves to get shot :
C'est un connard, j'y connais rien en politique mais c'est un enfoiré… tous ceux qui veulent interdire le port des armes sont des trous du cul. C'est un trouduc' qui mérite de se prendre une balle.

Go fuck himself : Qu'il aille se faire foutre

White power, fuck the niggers : le pouvoir aux blancs, on emmerde les négros

He does care about Jews and he does care about the Arabs, the thing is he doesn't understand this country is ours :
Il se soucie des juifs et aussi des Arabes, mais il ne comprend pas que ce pays est à nous.

"Oh, he's a muslim for sure, and who knows if he was even born in the United States. We haven't seen his birth certificate yet. Bullshit! He's not from the US. He's, like, a terrorist.... I'm a political science major so, like—"
"So you know your shit."
"I know my shit."
"Do you know who Benjamin Netanyahu is?"
"No.... I don't know who he is. Isn't he Prime minister or something ? Who's Benjamin Yahoo? :

- Oh, c'est un musulman, c'est clair, et on sait même pas s'il est né aux États-Unis. On n'a pas vu son certificat de naissance. Que des conneries ! Il ne vient même pas des US. C'est un... un terroriste. J'ai un diplôme en sciences politiques alors…
- Alors vous savez de quoi vous parler.
- Oui, je sais de quoi je parle.
- Savez-vous qui est Benjamin Netanyahu ?
- No... je ne sais pas qui c'est... il est pas Premier ministre, un truc comme ça ? Qui est Benjamin Yahoo ?

"You're all about talking to the Arabs," "You're going to Cairo making a speech to the Muslim world trying to get them to love you, what about the Jews, man? What are we, chopped liver? You don't care about us. Are we nothing to you? Do we matter? Do you care if we get driven into the sea? Do you care if we get nuked? Are we even... ugh... do you care about us?!"

"My grandmother was in Auschwitz, Obama," he adds. "We're not going to take any Nazi bullshit! Listen, Obama, my grandma's number was 1268493, I remember her number on her arm, dude. And listen, never again will we deal with this, never again!" :

Tu penses qu'à parler aux Arabes. Tu vas au Caire pour faire un discours au monde musulman, pour qu'ils t'aiment. Et les juifs alors ? On est quoi pour toi, de la merde ? Tu te fous de nous. On n'est rien pour toi ? On compte pour quoi ? Tu t'en fous si on nous balance dans la mer ? Tu t'en fous si on se fait bomber ? 

Ma grand-mère était à Auschwitz, Obama. On laissera pas passer ces conneries nazies ! Ecoute Obama, le matricule de ma grand-mère était 1268493, je me rappelle le numéro sur son bras, mec. Alors écoute, plus jamais ça, plus jamais ça !

07/06/2009

Dernière conférence du PAS : quelques révélations explosives

Dieudonné, Soral et Gouasmi reviennent sur l'affaire Bernheim, dénoncent la désinformation propagée par les médias et rétablissent la vérité sur l'agression subie la semaine dernière par les membres de la liste antisioniste, en révélant l'affiliation des "antifa" partisans de Besancenot à des groupes ultra-violents comme le Bétar et la LDJ. Quelques révélations explosives…

06/06/2009

Condamnation Alterinfo : 4 mois avec sursis

Alterinfo

Vendredi 05 juin 2009

Note : Il n'est plus besoin de prouver que la France est sous l'emprise du lobby sioniste, en témoignent la récente tentative d'interdiction de la liste antisioniste de Dieudonné ou l'affaire Dieudonné / Bernheim, où le premier se voit poursuivi pour injure raciale à caractère antisémite tandis que le second voit son affaire classée sans suite. En France (et en Europe), on peut donc traiter quelqu'un de nègre (ou de bougnoule, ou de sale blanc) sans se faire inquiéter par la justice. Par contre, osez proférer l'insulte "youpin" (quel que soit le contexte), et vous aurez immédiatement la justice sur le dos. Seul un paranoïaque dégénéré penserait que la justice pratique le 2 poids 2 mesures. Selon que vous serez puissant (producteur de TV sioniste) ou misérable (humoriste antisioniste, de préférence "nègre"), les jugements de cour vous rendront blanc ou… noir.

Aujourd'hui, c'est au tour d'Alterinfo de subir les foudres des censeurs pour avoir publié deux textes d'un auteur jugé antisémite. Tout est bon pour faire taire la voix de la dissidence, faire couler les sites indépendants et censurer les quelques rares espaces de liberté et d'information réellement alternative que l'on trouve encore sur le Net.

Le tribunal a rendu hier son jugement dans l’affaire de provocation à la discrimination raciale: le directeur de publication de l’agence de presse associative « Alter-Info » a été condamné à quatre mois d’emprisonnement avec sursis. Le tribunal a été placé sous surveillance étroite par le commissariat hier matin pour éviter tous débordements comme lors de la dernière audience (DNA du 3 avril).

D’intervention, il n’y en aura pas eu besoin puisque le prévenu n’est pas venu, pas plus que ses soutiens, pour entendre le délibéré : Cekici Zeynel, 44 ans, directeur de publication d’une agence de presse associative baptisée « Alter-Info » a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, la publication de la condamnation dans la presse, à 1 € symbolique de dommages et intérêts, à verser à l’Union des étudiants juifs de France, à l’association « J’accuse, Action internationale pour la justice » et à la Licra, ainsi qu’à 2 250 € de frais.

Ce Mulhousien a créé sur internet un site d’information alternative et c’est sur ce même site, ouvert aux commentaires, que plusieurs associations avaient constaté le 25 septembre et le 2 octobre 2007, deux articles mis en ligne. Deux papiers écrits par Henry Makow, écrivain conspirationniste canadien d’origine suisse, ayant pour titre « L’impérialisme du capital juif » et « Les États-Unis, l’Angleterre et Israël ne sont que des colonies ». En préambule de ces articles, le prévenu avait rédigé une mise en garde par rapport aux textes. Mais les associations, qui se sont portées partie civile, estimaient qu’il y avait bel et bien provocation à la discrimination raciale, diffamation raciale et religieuse et contestation de l’existence de crime contre l’humanité.

Le mis en cause s’était défendu de tout racisme mais estimait qu’il ne devait pas censurer les passages tendancieux. Le tribunal a tranché. A noter que dans un communiqué, la Licra, défendue par Me Rodolphe Cahn, s’est félicité de la condamnation prononcée.

Alain Cheval

http://www.dna.fr/articles/200906/05/publications-..-..

03/06/2009

« Pour l’amour du ciel, laissez-les geindre ! »

Les législateurs israéliens s’acharnent à rendre illégale la commémoration de la Nakbah.

Mondialisation.ca, Le 2 juin 2009

Dans le cadre de leur campagne raciste contre les Palestiniens indigènes, les législateurs israéliens s’acharnent, ces jours-ci, à rendre illégale la commémoration de la Nakbah.

Récemment, des membres du gouvernement et des députés à la Knesset ont déposé un projet de loi, qui, si (par malheur) il était adopté, criminaliserait les cérémonies de commémoration de l’holocauste des Palestiniens (en 1948) (la Nakbah) organisées par des Palestiniens détenteurs de la nationalité israélienne. De manière très significative, l’Etat juif, qui fait de la remémoration de la souffrance juive sa raison d’être, s’efforce d’interdire aux Palestiniens d’en faire exactement de même avec leur propre souffrance. 

Comme l’on sait, Israël a rayé de la carte tout indice possible et imaginable de l’existence des Palestiniens sur le terrain. Les villages, les villes, les vergers, les champs et les biens culturels palestiniens ont été éliminés très rapidement après 1948. Aujourd’hui, les législateurs israéliens poussent la guerre contre l’héritage national palestinien encore un peu plus loin. Il ne s’agit plus simplement d’expulsion physique et d’effacement des indices sur le terrain, ce n’est pas seulement une épuration ethnique à motivations racistes, accompagnée de famine provoquée, de confiscations de terres, de démolitions de maisons, de bombardements d’écoles et d’arrosage de quartiers populeux au phosphore blanc en fusion. Non, désormais, ce qu’Israël veut envahir, c’est la psyché palestinienne. Les membres de la Knesset veulent éradiquer la mémoire collective des Palestiniens. Tout du moins, formellement, ils essaient de leur dénier le droit de se souvenir.

Comme l’a fait observer Khalid Amayréh, il y a quelques jours de cela : « un député palestinien citoyen d’Israël a comparé la loi ainsi mise en débat avec – imaginons un peu – la promulgation, par l’Allemagne, d’une loi interdisant toutes les activités juives commémorant l’holocauste ». L’égalité ainsi établie entre la Nakbah et l’holocauste juif est parfaitement indiquée. Nous parlons ici de deux crimes racistes d’une ampleur colossale. Pourtant, il est parfaitement évident que, tandis que les Allemands ont su, collectivement, faire face à leur passé, l’Etat juif entre dans sa sixième décennie de déni, allié au bafouage effréné d’une population civile innocente.

A la lumière des nouvelles mesures de brutalité impitoyable israélienne, il est tout à fait intéressant d’explorer une « voix » juive « de raison ». C’est la voix, dissonante, d’une personne qui s’est levée, en protestation contre, précisément, ce projet de loi scélérate. Le Professeur Gavison, puisque c’est d’elle dont il s’agit, Israélienne, est professeur de droit à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Elle est aussi la « présidente » de (essayez de ne pas rire) « Le Centre de la Pensée Sioniste, Juive, Libérale et Humanitaire » [The Centre of Zionist, Jewish, Liberal and Humanitarian Thought]. La semaine passée, elle a publié, sur le site online en hébreu, très populaire, Ynet (site du quotidien israélien Yediot Ahronot, ndt), un article dénonçant le projet de loi en question.

Le Professeur Gavison pense que le sionisme doit être interprété comme une entreprise humaniste et libérale (progressiste). Toutefois, un bref examen de sa pensée révèle la vérité, dévastatrice : cette professeur de Droit est totalement dépourvue de la compréhension, pourtant fondamentale, de la notion de morale universelle et/ou d’humanisme. Sa vision de la justice est singulièrement sionisée. Apparemment, elle essaie de maintenir certains clichés sionistes symboliques sépias, dans l’espoir qu’elle « raserait » son lectorat hébraïsant suffisamment pour que celui-ci n’envisage plus de contester son argumentation boiteuse.

Gavison est contre le projet de loi. Elle avance l’argument, judicieux, que la loi mise en discussion est « injustifiée, et aventureuse, car elle identifie de manière erronée les problèmes fondamentaux de notre vie publique ». Elle avance l’idée que le légalisme est la manière la moins appropriée qui soit d’affronter lesdits problèmes fondamentaux. Mais c’est, plus ou moins, ici que le Professeur Gavison perd toute sa courtoisie.

En dépit d’un départ prometteur, nul n’est besoin d’en lire beaucoup plus pour voir la prof de droit israélienne/panthère nous montrer ses immuables taches… 

Mme Gavison, à propos de la Nakba… 

« Il est, de fait, admis que le jour où la majorité juive célèbre son indépendance sur son propre territoire est le même que celui qui symbolise, pour une partie de la minorité arabe, le jour de leur désastre ». Il est, de fait, révélateur de savoir qu’en ce qui concerne le Professeur Gavison, ce ne sont pas les Palestiniens, dans leur ensemble, qui commémorent leur Nakbah comme un désastre national, mais simplement « une partie » d’entre eux. Toutefois, pour Gavison, les Palestiniens doivent s’en prendre à eux-mêmes de cet état de fait, et à nul autre qu’eux-mêmes. 

« Il faut se souvenir », dit Mme Gavison, qu’ « il pourrait fort bien en aller très différemment… ce jour aurait pu être une célébration à la fois pour les Israéliens et pour les Palestiniens, qui pourraient être en mesure de célébrer la création de deux Etats nationaux. » A ce stade, on est fondé à se demander qui Mme Gavison est-elle en train d’essayer d’embobiner ou de prendre pour des imbéciles ? Elle sait certainement que le plan d’expulsion des Palestiniens figurait en bonne place dans le plan d’action des sionistes, dès le début. « Les Palestiniens », poursuit-elle néanmoins, « ont protesté contre la résolution de partage [de la Palestine] et la conséquence de la guerre qui en a découlé fut le fait que l’Etat d’Israël a été érigé sur les ruines de la société palestinienne et sur le sol palestinien. [Résultat des courses] : beaucoup de Palestiniens sont devenus des réfugiés, et l’Etat palestinien n’a toujours pas été créé ».

On serait fondé à attendre, à ce stade, que la prof de droit israélienne, qui est aussi la « présidente » d’un institut visant à promouvoir une image d’ « humanisme juif » en vienne à la conclusion qui s’impose : il est plus que temps de ramener les Palestiniens expulsés sur leurs terres, chez eux…

Mais ne rêvez pas trop : Gavison n’est pas exactement quelqu’un que l’on pourrait qualifier d’humaniste universaliste : elle n’est simplement qu’un humaniste sioniste. La seule chose qu’elle veuille, en réalité, c’est mettre un frein à la législation en cours d’examen, qui interdit aux Palestiniens de faire leur deuil. Autrement dit, elle veut permettre aux Palestiniens d’être tristes, afin qu’ils puissent se lamenter tout leur saoul.

 La tristesse est un sentiment naturel, chez des gens qui souffrent de la sorte », avoue notre prof de droit fair-play, qui ajoute : « Nous ne devons en aucun cas nier l’histoire, nous ne devons en aucun cas l’interdire de par la loi ; le défi qui nous est lancé, c’est celui de la regarder en face ». On s’attendrait à ce qu’une telle révélation, venant d’un soi-disant humaniste, l’amènerait à reconnaître le péché originel du sionisme, et même à en assumer sa part de responsabilité…

Mais rien de tel n’arriverai. La présidente du « Centre de la Pensée Sioniste, Juive, Libérale et Humanitaire » ne rentre pas facilement dans les clous de notre notion commune de ce qu’est un humaniste. Elle est plutôt une activiste du tribalisme juif, qui s’ingénie à modeler quelque terminologie progressiste sporadique, afin de justifier un comportement constamment et grossièrement anti-éthique. Gavison ne veut nullement apporter la justice dans la région. La seule chose qu’elle demande, c’est de développer « une conscience du passé qui soit de nature, éventuellement, à produire un futur civilisé dans lequel les Arabes et les juifs vivent côte à côte » (et jamais, en aucun cas, ensemble, j’imagine bien…).  

Certes, Mme Gavison a, en effet, suffisamment de compassion pour permettre aux Palestiniens de se lamenter sur leur passé. Mais elle est manifestement rétive à l’idée d’assumer sa part de responsabilité dans les conséquences de l’appareil colonial sioniste. A l’évidence, elle préfère vaquer sur la terre palestinienne, et même l’appeler « son foyer national », plutôt que de la restituer à ses propriétaires légitimes. Plus encore que les zélotes sionistes de droite qui ont déposé le sinistre projet de loi, c’est, de fait, le Professeur Gavison, cette soi-disant « sioniste humaniste », qui incarne au plein sens du terme la brutalité et la noirceur d’Israël. Au nom du symbolisme humaniste, elle se fait le chantre de la perpétuation du crime nationaliste juif.

Le Professeur Gavison termine son article en déclarant que « le déni du passé est absurde, mais ne pas en assumer la responsabilité serait tout aussi inacceptable. Nous devons trouver des solutions qui approuvent le droit des juifs à l’« autodétermination » sur (une partie de leur) territoire national ».

J’aimerais beaucoup que notre professeur « siono-humaniste »  si pénétrée nous ouvre les yeux, afin que nous comprenions, une bonne fois pour toutes, que nous sommes sans doute assez grands pour que le professeur Gavison ou tout autre « humaniste sioniste » nous rendent assez intelligents pour que nous comprenions ce qu’il peut bien y avoir, en Palestine, qui en fasse un foyer national juif légitime ??

Lire Gavison révèle, une fois de plus, à quel point le pot-aux-roses est dévastateur : le sionisme et la pensée juive libérale n’ont qu’un rapport extrêmement lointain avec l’humanisme, l’éthique ou l’universalisme.

Pour commencer, le sionisme et l’humanisme sont des concepts antagonistes, pour la simple raison que le sionisme est une philosophie tribale entachée de racisme, alors que l’humanisme, lui, est tout entier tendu vers l’universel.


Article original en anglais : ``For God's sake, Let them be Sad``,http://palestinethinktank.com/2009/05/31/gilad-atzmon-for-gods-sake-let-them-be-sad/, le 23 mai 2009.

Traduction : Marcel Charbonnier.

02/06/2009

Nouvel exemple de manipulation médiatique

31 mai 2009

Le Blog de Nicole

Dieudonné et Soral, on le sait, ont fait l'objet d'un harcèlement juridique conséquent de la part du CRIF et de ses officines, complaisamment relayé par les médias. Or la liste a été validée. S'il y avait eu des éléments permettant de les qualifier sans aucun doute possible d'antisémites, ça n'aurait pas été le cas.

Le mal est fait, bravo le CRIF, une illustration de plus de la pollution générée par cette organisation.

Il était prévu de tracter ce matin au marché Belleville. J'en étais. L'ambiance était bon enfant, personne n'avait ni arme ni protection. Le seul but était de distribuer des tracts de façon à compenser la souillure savamment distillée et informer de la raison d'être de cette liste.

Nous n'avons quasiment pas pu tracter. Une bande armée de grandes bombes de je ne sais quel gel ou gaz était là. D'autres que moi qui me suis reculée vite m'ont affirmé -plusieurs- qu'ils avaient des barres de fer. Il y a donc eu rixe, et fuite des agresseurs. Au sol, ce tract mensonger, mais que les habitants pouvaient relier à la désinformation médiatique :

Agression-Marche-Belleville-310509.pdf Agression-Marche-Belleville-310509.pdf

Note : Voici une vidéo montrant un version quelque peu différente de celle présentée par les médias (France 3) :


Je suis farouchement contre la violence. S'il y avait eu le moindre indice d'une quelconque détermination à en découdre chez les personnes venues soutenir la liste anti sioniste, je ne serais pas montée dans le bus.

Si les blessures ont été légères, elles sont inacceptables, et ne pas faire le lien avec la campagne de diffamation qui a entouré cette liste serait abusif ou à tout le moins candide. Je suis restée un bon moment avec un jeune, Jonathan, qui ne voyait plus du tout et a dû être emmené au poste de police parce qu'il avait reçu gel ou acide directement dans les yeux et sur toute la face. Je percevais son inquiétude tout à fait légitime. Une femme également a reçu de ce gel orange épais. Dieudonné aussi.

Je lis l'info relayée par le Parisien :

31.05.2009, 15h50 | Mise à jour : 15h51

INFO LE PARISIEN. Une violente rixe a opposé, dimanche matin à Paris, des militants de la liste antisioniste de l'humoriste Dieudonné à plusieurs individus non encore identifiés pour l'instant. Dieudonné était présent au moment des incidents mais n'y aurait pas pris part. La bagarre a éclaté sur le marché de la rue des Pyrénées dans le XXe arrondissement vers 11 heures, alors que Dieudonné et ses partisans venaient faire campagne pour leur «liste anti-sioniste» aux Européennes.

Trois personnes ont été blessées et cinq autres interpellées. Les auditions doivent maintenant déterminer les responsabilités.


J'étais sur les lieux, je peux garantir que les agresseurs s'étaient préparés, avaient tracté et s'étaient armés avant notre venue. France 2 et France 3 sont venues sur les lieux après la rixe. Reste à savoir comment ils relaieront l'info.

Déjà un texte sort sur un site dont je ne serais pas étonnée qu'ils aient des raisons d'être informés et qui déforment sciemment. Rien de la description faite n'est vrai. Je suis étonnée de les voir dans google news :

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Dieudonné et sa clique de fachos montrent leur vrai visage

Ce matin, Dieudonné en campagne tractait au marché Pyrénées dans le XXe arrondissement de Paris, accompagné de ses alliés politique : jeunes nationalistes, jeunes identitaires, royalistes, hooligans du PSG, skinhead du FN, cathos et musulmans fondamentalistes.

C’est là le vrai visage de cette liste dite « antisioniste », en fait un ramassis de nazillons et d’intégristes de tout poil qui n’ont pas hésité à agresser un passant qui ne voulait pas de leur tract.

A quelques pas de là, des militantes et militants antifascistes se sont faits courser et tabasser par les antisémites armés alors qu’ils tentaient d’informer les passant-es des idées véhiculées par cette liste et de s’opposer à la diffusion de ces idées immondes. Côté antifascistes, on dénombre plusieurs blessés et plusieurs interpellations. Pendant ce temps, Dieudonné et ses soldats, taxant leurs opposants de « racistes et d’islamophobes » (sic !), continuait à se donner une posture victimaire, au cœur de sa campagne et de sa relation aux médias. Pas facile d’assumer des idées aussi sales et haineuses que les siennes !

Dans la même veine, un proche du RED (Rassemblement des Etudiants de Droite) se faisait interviewer par une télévision, la tête ensanglantée, protégé par la police, se disant simple passant agressé par « les anarchistes ».

Le 9 mai dernier, les fachos avaient été privés de défilé annuel (croix gammées, flambeaux et autres réjouissances), notamment sous la pression des antifascistes. Frustrés, ils avaient commis des « ratonnades » (passages à tabac racistes) et des dégradations en chantant des hymnes nazis dans le XIVe arrondissement.

Les évènements de ce matin ne font que dévoiler le vrai visage de Dieudonné et de sa ligue de fascistes ultra-violents. Nous continuerons à nous battre chaque jour, sur tous les terrains, contre l’extrême droite qui n’est plus à présenter. Quelle qu’elle soit (catho, musulmane, royaliste, nationaliste…), elle n’a pas sa place dans une société qui se veut démocratique, quand bien même se cache-t-elle derrière le paravent électoral. Nous serons toujours là contre la bête immonde !

Parce que ces gens là se revendiquent de Franco, d’Hitler, de Pinochet, pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartier pour les fascistes !

Le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève !

Alternative libertaire le 31 mai 2009

Publié le 31 mai 2009 par Commission antifasciste "

01/06/2009

Qui va confronter les États-Unis et Israël ?

Paul Craig Roberts, 28 mai 2009

Bellaciao

Les grands titres disent : "Obama appelle le monde entier à confronter la Corée du Nord". Les États-Unis, a dit Obama, sont déterminés à protéger "la paix et la sécurité du monde".

Double langage, double pensée, 1984.

La Corée du Nord est un bien petit pays. La Chine par elle-même pourrait régler ce cas en peu de temps. Malgré cela, le président des États-Unis croit qu’il faut le monde entier pour confronter la Corée du Nord.

Ce dont nous sommes témoins, c’est que les gangsters de Washington sont encore à fabriquer une autre menace comme l’étaient les Slobodan Milosevic, Osama bin Laden, Saddam Hussein, John Walker Lindh, Yaser Hamdi, José Padilla, Sami al-Arian, Hamas, Mahmoud Ahmadinejad, et les malheureux détenus que l’ancien secrétaire à la défense Rumsfeld qualifiait de "700 plus dangereux terroristes au monde" et qui furent torturés pendant six ans à Gitmo pour être doucement relâchés par la suite. Juste une autre erreur, désolé.

Le complexe militaro-sécuritaire qui dirige les États-Unis avec le lobby israélien et les banquiers a besoin d’une liste interminable de dangereux ennemis pour que l’argent des contribuables continue à entrer dans leurs coffres.

Le lobby du "Homeland Security" a aussi besoin de menaces sans fin pour convaincre les Américains qu’ils doivent abandonner leurs libertés civiles s’ils veulent vivre en sécurité.

De là, la vraie question : "Qui va confronter les gouvernements des États-Unis et d’Israël?"

Qui va protéger les libertés civiles des citoyens américains et des citoyens israéliens, spécialement celles des dissidents israéliens et des citoyens israéliens d’origine arabe ?

Qui va protéger les Palestiniens, Irakiens, Afghans, Libanais, Iraniens, et Syriens des Americains et des Israéliens?

Pas Obama, et pas les chemises brunes qui dirigent présentement Israël.

La suggestion d’Obama que rien de moins que le monde entier est nécessaire pour stopper la Corée du Nord est époustouflante, mais cette suggestion n’est rien en comparaison avec la garantie d’Obama que les États-Unis vont protéger "la paix et la sécurité du monde".

N’est-ce pas la même Amérique qui a bombardé la Serbie, incluant les bureaux diplomatiques chinois et des trains de passagers, et a libéré le Kosovo de la Serbie pour le donner à un groupe de barons de la drogue musulmans du Kosovo, leur prêtant des troupes de l’OTAN pour protéger leurs opérations ?

N’est-ce pas la même Amérique qui est responsable de la mort d’approximativement un million d’Irakiens, faisant d’innombrables veuves et orphelins et faisant en sorte qu’un Irakien sur cinq se retrouve réfugié ?

N’est-ce pas la même Amérique qui empêche le reste du monde de condamner Israel pour ses attaques meurtrières sur des civils libanais en 2006 et sur Gaza plus récemment, la même Amérique qui a couvert Israël dans sa confiscation de la Palestine au cours des 60 dernières années, une confiscation qui a produit 4 millions de réfugiées palestiniens chassés de leurs maisons et leurs villages par la terreur et la violence israélienne ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a tenu des exercices militaires dans des anciennes républiques soviétiques encerclant la Russie avec des bases de missiles ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a fait des ruines de l’Afghanistan en bombardant le pays faisant du même coup bien des victimes civiles ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a commencé une nouvelle et horrible guerre au Pakistan, une guerre qui dès les premiers jours a produit un million de réfugiés ?

"La paix et la sécurité du monde". "Le monde de qui ?"

À son retour de sa consultation avec Obama à Washington, la chemise brune de premier ministre israélien Benjamin Netanyahu declarait que c’était la responsabilité d’Israël d’éliminer la menace nucléaire de l’Iran.

Quelle menace nucléaire? Les services de renseignements américains sont unanimes dans leur conclusion que l’Iran n’a pas eu de programme d’armes nucléaires depuis 2003. Les inspecteurs l’Agence de l’Énergie atomique rapporte qu’il n’y a aucun signe de programme d’armes nucléaires en Iran.

L’Iran bombarde qui ? Combien de réfugiés fuyant pour leur vie l’Iran fait-il ?

La Corée du Nord bombarde qui ?

Les deux grands pays meurtriers producteurs de réfugiés sont les États-Unis et Israël. À leurs deux, ils ont tué et déplacé des millions de personnes qui n’étaient une menace pour personne.

Il n’y a pas de pays sur terre qui rivalise avec les États-Unis et Israël pour la violence barbare et meurtrière.

Mais Obama nous donne l’assurance que les États-Unis protégeront "la paix et la sécurité du monde." Et la chemise brune Netanyahu assure qu’Israel sauvera le monde de la "menace iranienne".

Où sont les médias ?

Pourquoi les gens ne sont-ils pas tordus de rire ?

31/05/2009

Le sionisme, ennemi… surtout des juifs