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02/06/2010

Nous enfumerait-on avec le tabagisme passif ?

Le Post
31 mai 2010

Coup de tabac dans le monde de la prévention, un pneumologue affirme que le "tabagisme passif" au nom duquel on a prohibé le tabac, n'existe pas.

Cendres de cigarette
Cendres de cigarette MAXPPP

Interviewé par Le Parisien, le professeur Philippe Even (ancien membre du comité Antitabac) , n'y va pas par quatre chemins. Pour lui, "On a créé de toutes pièces une peur qui ne repose sur rien".

Et il met en pièces toutes les études avancées concernant le tabagisme passif, qui partent en fumée. Selon lui, on ne risque rien pour ses précieux petits poumons à être à côté d'un de ces abominables fumeurs. Evidemment, quand on est fumeur, ça fait plaisir à lire.

Mais pourquoi avoir agité ce bobard? L'explication est la suivante. Le tabagisme actif, lui tue bel et bien et allègrement. Mais comme ces arguments ne sont pas suffisamment puissants pour inciter à arrêter de fumer, les anti-tabac ont décidé de mentir aux non-fumeurs pour qu'ils aient peur pour leur santé et fassent pression. Opération parfaitement réussie.

Si le professeur Even ne s'exprime qu'aujourd'hui, c'est, explique-t-il, parce qu'il est aujourd'hui à la retraite et libre.

Maintenant, ne reste plus qu'à lever ces interdictions liberticides de fumer un peu partout puisqu'il est démontré qu'elles ne servent à rien. Ah quel pied, cela va être d'enfin retourner cloper dans les bistrots et les restaurants!


Ci dessous l'entretien accordé par le Professeur Even au Parisien :


Pneumologue de réputation mondiale, du prestigieux Institut de recherche Necker depuis dix ans, le professeur Philippe Even, aujourd’hui à la retraite, nous explique être convaincu de l’absence de nocivité du tabagisme passif. Une interview choc.

Que disent les études effectuées sur le tabagisme passif ?
PHILIPPE EVEN. Il existe une centaine d’études sur la question.

Première surprise : 40% d’entre elles concluent à une absence totale de nocivité du tabagisme passif sur la . Les 60% restantes estiment que le risque de cancer est multiplié par 0,02 pour la plus optimiste, et par 0,15 pour la plus pessimiste… contre un risque multiplié par 10 ou 20 pour le tabagisme actif! C’est donc dérisoire. En clair, soit la nocivité est inexistante, soit elle est extrêmement faible.

C’est un fait scientifique incontestable. Les associations antitabac évoquent pourtant de 3 000 à 6 000 morts par an en France…
Je serais curieux de connaître leurs sources. Aucune étude n’a jamais abouti à un tel résultat.

De nombreux spécialistes affirment que le tabagisme passif est aussi responsable de maladies cardio-vasculaires et autres crises d’asthme. Pas vous ?
Ils ne s’appuient sur aucune donnée scientifique solide. Prenons le cas des maladies cardiovasculaires : les quatre causes principales sont l’obésité, le cholestérol, l’hypertension et le diabète. Pour savoir si le tabagisme passif est un facteur aggravant, il faudrait faire une étude sur des personnes qui ne présentent aucun de ces quatre symptômes. Or cela n’a jamais été fait. Concernant les bronchites chroniques, si le rôle du tabagisme actif est incontestable, celui du tabagisme passif reste, là encore, à prouver. Pour l’asthme, c’est effectivement un facteur aggravant… mais pas plus que le pollen !

Le but de l’interdiction de fumer dans les lieux publics était pourtant de protéger les non-fumeurs. Cela ne reposait donc sur rien ?
Absolument rien! La psychose a commencé avec la publication d’un rapport de l’Airc, l’Agence internationale de recherche sur le cancer, qui dépend de l’OMS (NDLR : Organisation mondiale de la santé). Ce rapport dévoilé en 2002 explique qu’il est désormais prouvé que le tabagisme passif comporte de graves risques pour la santé, mais sans en faire la démonstration. Où sont les données? Quelle a été la méthodologie employée? C’est tout sauf une démarche scientifique. On a créé de toutes pièces une peur qui ne repose sur rien.

Quel intérêt les associations antitabac auraient-elles à agiter une menace qui n’existe pas ?
Les campagnes antitabac et l’augmentation du prix des cigarettes ayant échoué, il fallait trouver un nouveau moyen de faire baisser le nombre de fumeurs. En agitant le chiffon du tabagisme passif, on a trouvé un outil d’une efficacité redoutable : la pression sociale. En toute bonne foi, les non-fumeurs se sont sentis en danger et ont commencé à se dresser contre les fumeurs. Du coup, le tabagisme passif est devenu un problème de santé publique, ouvrant la voie à la loi Evin, puis au décret d’interdiction de fumer dans les lieux publics. Même si la cause est bonne, je ne crois pas qu’il soit bon de gouverner sur un mensonge. Et le pire, c’est que ça ne pas : depuis l’entrée en vigueur du décret, les ventes de cigarettes sont reparties à la hausse.

Pourquoi ne pas avoir parlé plus tôt ?
En tant que fonctionnaire, doyen de la plus grande faculté de médecine de France, j’étais tenu au devoir de réserve. Si je m’étais écarté des positions officielles, j’aurais dû en payer les conséquences. Aujourd’hui, je suis un homme libre.

 

06/04/2010

En Inde, le doux rêve des OGM vire au cauchemar

Début mars, Monsanto a pour la première fois reconnu que son coton Bt génétiquement modifié n'était pas efficace, les insectes ayant développé des résistances. Pire, de nouveaux ravageurs jusqu'ici inconnus en Inde ont fait leur apparition. Qui sème le vent...


Scandale du coton OGM Inde

Devant l'évidence, Monsanto a fini par admettre (une première !) que son coton Bt génétiquement modifié, censé lutter contre le ver de la capsule en secrétant son propre insecticide, est en passe de devenir totalement inefficace. De récents rapports indiquent en effet que le ravageur a développé des résistances. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, la variété Bt a permis à d'autres "ravageurs majeurs", jusqu'ici inconnus en Inde, de se développer, "entraînant des pertes économiques importantes" indique l'un des rapports.

Les rêves sont doux, les faits sont têtus...

Autorisées depuis 2002 en Inde, ces cultures OGM recouvrent aujourd'hui 90% des surfaces cotonnières du pays. Pas franchement étonnant puisque Monsanto promettait au chaland de tripler ses rendements, jusqu'à 1500 Kg par hectare, et de réduire les coûts de production en limitant les quantités de pesticides épandues. Las, le miracle tant attendu n'a pas eu lieu. Il tourne même au cauchemar. Les semences OGM coûtent aujourd'hui près de cent fois plus cher que les graines classiques. En 2009, le rendement moyen était de 512 Kg par hectare, bien loin des promesses affriolantes de Monsanto. Et il ne cesse de chuter, d'année en année.

Les résistances développées par les ravageurs obligent en outre les agriculteurs à multiplier les épandages d'insecticides (comme aux Etats-Unis d'ailleurs), jusqu'à 13 fois plus qu'auparavant dans certaines régions, selon Vandana Shiva, une physicienne devenue militante de la défense de l'environnement. Et autant de frais supplémentaires : +30% en moyenne entre 2007 et 2009. Plus de 200.000 paysans indiens se sont suicidés au cours de la dernière décennie, selon les statistiques du gouvernement. Un fléau souvent attribué à l'endettement des agriculteurs ayant opté pour la biotech (voir la vidéo).

Monsanto a réponse à tout

Du côté de Monsanto, on reste serein : "la résistance est naturelle et attendue" a déclaré - sans rire - la multinationale dans un communiqué. Curieux, jusqu'à présent, elle se refusait à évoquer cette possibilité. Et puis finalement, les paysans indiens ne récoltent-ils pas les fruits de leur incompétence ? Puisqu'ils ne respectent pas les "zones refuges" et qu'ils ont utilisé de façon "trop précoce des graines de coton Bt non approuvées", affirme la firme. Mais rassurez-vous, il n'y a pas de raison de paniquer pour autant, car Monsanto a trouvé la parade absolue : une nouvelle variété de coton OGM débarque ! De seconde génération, cette fois, c'est du solide : elle allie deux types d'insecticides. Ouf ! On est sauvé ! Et les charançons n'ont qu'à bien se tenir...

Comme un maçon qui construit sa maison sans toit, en se disant qu'il ne pleuvra pas... Mazette ! Il a plu et il faut tout reconstruire ! Mais cette fois-ci, c'est sûr, il ne pleuvra plus...


Article original : Les mots ont un sens

08/02/2010

Quand le juge Felice Casson a dévoilé le Gladio…

Réseau Voltaire, 17 octobre 2009

Les armées secrètes de l’OTAN (I)
Quand le juge Felice Casson a dévoilé le Gladio…
par Daniele Ganser

Le Réseau Voltaire débute la publication en épisodes de l’ouvrage de référence sur l’activité des services secrets de l’OTAN depuis la création de l’Alliance atlantique jusqu’aux années 90. Bien qu’il s’agisse du travail d’un historien, cette enquête sur le Gladio ne ressort pas de l’Histoire, mais bien de notre vie quotidienne. Cette structure secrète est toujours active et les États européens sont toujours sous tutelle anglo-saxonne, comme l’ont montré les enquêtes parlementaires sur les enlèvements perpétrés par la CIA depuis 2001. Il est impossible de comprendre la politique en Europe sans avoir une connaissance précise des réseaux « Stay-Behind ».
Ce premier article retrace la découverte du Gladio par les magistrats italiens à la fin des années 80.

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Les ruines de la gare de Bologne après sa destruction par les terroristes de l’OTAN (1980).

Le 31 mai 1972, une voiture piégée explosa dans un bois des abords du village de Peteano, en Italie, faisant un blessé grave et un mort parmi les carabiniers, les policiers italiens. Ceux-ci s’étaient rendus sur les lieux à la suite d’un coup de téléphone anonyme. En inspectant une Fiat 500 abandonnée, un carabinier avait ouvert le capot, déclenchant ainsi l’explosion. Deux jours plus tard, un nouveau coup de téléphone anonyme revendiqua l’attentat au nom des Brigades Rouges, un groupuscule terroriste qui tentait à l’époque de renverser l’équilibre du pouvoir en Italie en se livrant à des prises d’otages et à des assassinats planifiés de hauts personnages de l’État. La police se tourna immédiatement vers la gauche italienne et rafla près de 200 communistes. Pendant plus de 10 ans, la population italienne demeura convaincue que l’acte terroriste de Peteano était bien l’œuvre des Brigades Rouges.

Puis, en 1984, Felice Casson, un jeune juge italien, décida de réouvrir le dossier, intrigué par toute une série d’irrégularités et de falsifications entourant le drame de Peteano. Il découvrit que la police n’avait effectué aucune enquête sur les lieux. Il s’aperçut également que le rapport qui avait conclu à l’époque que les explosifs employés étaient ceux traditionnellement utilisés par les Brigades Rouges était en réalité un faux. Marco Morin, un expert en explosifs de la police italienne, avait délibérément fourni de fausses conclusions. L’homme était membre de l’organisation d’extrême droite italienne « Ordine Nuovo », et avait, dans le contexte de la Guerre froide, contribué à son échelle à ce qu’il considérait comme une lutte légitime contre l’influence des communistes italiens. Le juge Casson parvint à établir que, contrairement aux conclusions de Morin, l’explosif utilisé à Peteano était du C4, le plus puissant de l’époque et qui figurait également dans l’arsenal des forces de l’OTAN. « J’ai simplement voulu jeter un éclairage nouveau sur des années de mensonges et de secrets, c’est tout », déclara plus tard le juge Casson aux journalistes qui l’interrogeaient dans son minuscule bureau du palais de justice, sur les bords de la lagune de Venise. « Je voulais que les Italiens connaissent pour une fois la vérité. » [1]

Le 24 février 1972, près de Trieste, un groupe de carabiniers tombèrent par hasard sur une cache d’armes renfermant des armes, des munitions et des quantités d’explosif C4, identique à celui utilisé à Peteano. Les policiers étaient convaincus d’avoir découvert l’arsenal d’un réseau criminel. Des années plus tard, l’enquête du juge Casson permit d’établir qu’il s’agissait en fait de l’une des caches souterraines parmi des centaines d’autres aménagées par l’armée secrète stay-behind sous les ordres de l’OTAN et qui portait en Italie le nom de code Gladio (le glaive). Casson remarqua que les services secrets de l’armée italienne et le gouvernement de l’époque s’étaient donné beaucoup de mal pour garder le secret autour de la découverte de Trieste et de son contexte stratégique.

En poursuivant son investigation sur les affaires troubles de Peteano et Trieste, le magistrat découvrit avec étonnement la main, non pas de la gauche italienne, mais des groupuscules d’extrême droite et des services secrets de l’armée derrière l’attentat de 1972. L’enquête du juge révéla une collaboration étroite entre l’organisation d’extrême droite Ordine Nuovo et le SID (Servizio Informazioni Difesa), autrement dit les services secrets de l’armée italienne. Ensemble, ils avaient préparé l’attentat de Peteano, puis accusé les militants d’extrême gauche italiens, les Brigades Rouges. Casson parvint à identifier l’homme qui avait posé la bombe : Vincenzo Vinciguerra, un membre d’Ordine Nuovo. Étant le dernier maillon d’une longue chaîne de commandement, Vinciguerra ne fut finalement arrêté que des années après les faits. Il passa aux aveux et témoigna avoir bénéficié de la protection de tout un réseau de sympathisants en Italie et à l’étranger qui avait couvert sa fuite après l’attentat. « C’est tout un mécanisme qui s’est mis en branle, raconta Vinciguerra, ça signifie que des carabiniers au ministre de l’Intérieur en passant par les douanes et les services de renseignement civils et militaires, tous avaient accepté le raisonnement idéologique qui sous-tendait l’attentat. » [2]

Vinciguerra soulignait à juste titre le contexte historique agité dans lequel s’était produit l’attentat de Peteano. Vers la fin des années soixante, avec le début de la révolution pacifiste et les mouvements de protestations étudiants contre la violence en général et la guerre du Vietnam en particulier, l’affrontement idéologique entre la droite et la gauche s’était intensifié en Europe de l’Ouest et aux États-Unis. L’immense majorité des citoyens engagés dans les mouvements sociaux de gauche recouraient à des formes non violentes de contestation : manifestations, actes de désobéissance civique et, surtout, débats animés. Au sein du Parlement italien, le puissant Parti communiste (Partito Communisto Italiano, PCI) et, dans une moindre mesure, le Parti socialiste (Partito Socialisto Italiano, PSI) étaient des sympathisants de ce mouvement. Ils contestaient la politique des États-Unis, la guerre du Vietnam et surtout la répartition du pouvoir en Italie car, en dépit de l’importante majorité dont il disposait au Parlement, le PCI n’avait reçu aucun ministère et demeurait, de ce fait, exclu du gouvernement. La droite italienne avait parfaitement conscience qu’il s’agissait d’une injustice flagrante et d’une violation des principes de base de la démocratie.

C’est dans ce contexte de Guerre froide et de lutte pour le pouvoir que les extrêmes eurent recours au terrorisme en Europe de l’Ouest. À l’extrême gauche, les groupes terroristes les plus notoires furent les communistes italiens des Brigades Rouges et la Rote Armee Fraktion allemande ou RAF (Fraction Armée Rouge). Fondées par des étudiants de l’université de Trente ignorant tout ou presque des techniques de combat, les Brigades Rouges comptaient dans leurs rangs Margherita Cagol, Alberto Franceschini et Alberto Curcio. À l’instar de la RAF, ils étaient convaincus de la nécessité d’employer la violence pour changer la structure du pouvoir en place qu’ils jugeaient injuste et corrompu. Comme celles de la RAF, les actions menées par les Brigades Rouges ne visaient pas les populations civiles, mais des individus ciblés, accusés d’incarner « l’appareil d’État », tels que des banquiers, des généraux et des ministres qu’elles enlevaient et assassinaient souvent. Opérant principalement dans l’Italie des années soixante-dix, les Brigades Rouges comptèrent 75 morts à leur actif. Puis, à cause de leurs faibles capacités stratégiques et militaires et de leur inexpérience, leurs membres furent arrêtés au cours de rafles, jugés et emprisonnés.

À l’autre extrémité de l’échiquier politique de la Guerre froide, l’extrême droite eut elle aussi recours à la violence. En Italie, son réseau incluait les soldats clandestins du Gladio, les services secrets militaires et des organisations fascistes telles qu’Ordine Nuovo. Contrairement au terrorisme pratiqué par la gauche, celui adopté par la droite visait à répandre la terreur dans toutes les couches de la société par des attentats frappant aveuglément des foules entières, et destinés à faire un maximum de morts, pour pouvoir ensuite en accuser les communistes. Le drame de Peteano, comme l’apprit le juge Casson, s’inscrivait dans ce schéma et entrait dans le cadre d’une série de crimes débutée en 1969. Cette année-là, 4 bombes avaient explosé peu avant Noël dans des lieux publics à Rome et à Milan. Le bilan avait été de 16 morts et 80 blessés, pour la plupart des paysans venus déposer les recettes de leur marché du jour à la Banque Agricole, sur la Piazza Fontana de Milan. Suivant une stratégie machiavélique, la responsabilité de ce massacre avait été imputée aux communistes et à l’extrême gauche, les indices avaient été effacés et une vague d’arrestations s’en était immédiatement suivie. La population dans son ensemble n’avait que très peu de chance de découvrir la vérité étant donné les efforts déployés par les services secrets militaires pour maquiller le crime. À Milan, l’un des engins n’avait pas explosé à cause d’un dysfonctionnement de la minuterie, mais, lors des premières manœuvres de dissimulation, les services secrets la firent exploser sur place, pendant que des composants d’engins explosifs étaient placés dans la villa de Giangiacomo Feltrinelli, célèbre éditeur connu pour ses opinions de gauche. [3]

« D’après les statistiques officielles, entre le 1er janvier 1969 et le 31 décembre 1987, on a recensé 14 591 actes de violence aux motifs politiques », affirme le sénateur Giovanni Pellegrino, président de la Commission d’enquête parlementaire sur Gladio et le terrorisme, rappelant la violence du contexte politique de cette période récente de l’histoire italienne. « Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que ces “actions” ont tué 491 personnes et blessés ou mutilés 1 181 autres. Des pertes dignes d’une guerre, sans aucun équivalent en Europe. » [4] À la suite des attentats de la Piazza Fontana en 1969 et de Peteano en 1972, d’autres actes ensanglantèrent le pays : le 28 mai 1974 à Brescia, une bombe fit 8 morts et 102 blessés parmi les participants à une manifestation antifasciste. Le 4 août 1974, un attentat à bord du train « Italicus Express », qui relie Rome à Munich, tua 12 personnes et en blessa 48. Le point culminant de cette violence fut atteint par un après-midi ensoleillé, le 2 août 1980, jour de la fête nationale italienne, quand une explosion massive dévasta le hall d’attente de la seconde classe de la gare de Bologne, tuant 85 personnes et blessant ou mutilant 200 autres. Le massacre de Bologne est l’une des plus importantes attaques terroristes que l’Europe a eu à subir au cours du XXe siècle [5].

Contrairement aux membres des Brigades Rouges qui finirent tous par être emprisonnés, les terroristes d’extrême droite parvinrent à prendre la fuite après chaque attentat, parce que, comme le fait justement remarquer Vinciguerra, ils purent tous bénéficier de la protection de l’appareil sécuritaire et des services secrets de l’armée italienne. Quand, après plusieurs années, le lien fut enfin établi entre l’attentat de la Piazza Fontana et la droite italienne, on demanda à Franco Freda, un membre d’Ordine Nuovo, si, avec le recul, il pensait ou non avoir été manipulé par des personnages haut placés, généraux ou ministres. Freda, un admirateur déclaré d’Hitler qui avait publié Mein Kampf en italien au sein de sa petite structure d’édition personnelle, répondit que selon ses conceptions, tout le monde était forcément plus ou moins manipulé : « Nous sommes tous manipulés par des plus puissants que nous », déclara le terroriste. « En ce qui me concerne, j’admets avoir été une marionnette animée par des idées mais en aucun cas par les hommes des services secrets, que ce soit ici [en Italie] ou à l’étranger. En d’autres termes, j’ai moi-même choisi mon combat et je l’ai mené conformément à mes idées. C’est tout. » [6]

En mars 2001, le général Giandelio Maletti, ancien patron du contre-espionnage italien, laissa entendre qu’outre celle du réseau clandestin Gladio, des services secrets militaires italiens et d’un groupuscule de terroristes d’extrême droite, les tueries qui discréditèrent les communistes italiens avaient également reçu l’approbation de la Maison-Blanche et de la CIA. Au cours du procès de terroristes d’extrême droite accusés d’être impliqués dans les attentats de la Piazza Fontana, Maletti témoigna : « La CIA, sur les directives de son gouvernement, souhaitait créer un nationalisme italien capable d’enrayer ce qu’elle considérait comme un glissement vers la gauche et, dans ce but, elle a pu utiliser le terrorisme d’extrême droite. » (...) « On avait l’impression que les Américains étaient prêts à tout pour empêcher l’Italie de basculer à gauche » expliqua le général, avant d’ajouter : « N’oubliez pas que c’est Nixon qui était aux affaires et Nixon n’était pas un type ordinaire, un très fin politicien mais un homme aux méthodes peu orthodoxes. » Rétrospectivement, le général de 79 ans exprima des critiques et des regrets : « L’Italie a été traitée comme une sorte de protectorat. J’ai honte à l’idée que nous soyons toujours soumis à un contrôle spécial. » [7]

Dans les décennies 1970 et 1980, le Parlement italien, au sein duquel les partis communiste et socialiste détenaient une part importante du pouvoir, avait manifesté une inquiétude grandissante devant cette vague visiblement sans fin de crimes qui ensanglantaient le pays sans que l’on puisse en identifier ni les auteurs ni les commanditaires. Même si, à l’époque, des rumeurs circulaient déjà parmi la gauche italienne selon lesquelles ces mystérieux actes de violence seraient une forme de guerre secrète menée par les États-Unis contre les communistes italiens, il n’existait aucune preuve permettant d’étayer cette théorie tirée par les cheveux. Mais, en 1988, le Sénat italien mandata une commission d’enquête parlementaire spéciale présidée par le sénateur Libero Gualtieri et qui porta le nom éloquent de : « Commission parlementaire du Sénat italien chargée d’enquêter sur le terrorisme en Italie et les raisons expliquant que les individus responsables des tueries n’ont pu être identifiés : Le terrorisme, les attentats et le contexte politico-historique. » [8] Le travail de la commission s’avéra extrêmement difficile. Les témoins refusaient de s’exprimer. Des documents furent détruits. Et la commission elle-même, composée de représentants des partis de gauche et de droite, fut divisée sur la question de la vérité historique en Italie et sur les conclusions qui devaient ou non être révélées au grand jour.

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Le juge Felice Casson révèle l’existence d’un réseau clandestin créé par l’OTAN. L’Alliance, officiellement constituée pour protéger les États membres, est en réalité un protectorat anglo-saxon. Washington et Londres n’ont pas hésité à commanditer des attentats terroristes en Italie pour fausser le jeu démocratique.

Dans le même temps, le juge Casson, sur la base du témoignage de Vincenzo Vinciguerra, le terroriste de Peteano, et des documents qu’il avait découverts, commença à entrevoir la nature de la stratégie militaire complexe qui avait été employée. Il comprit petit à petit qu’il ne s’agissait pas simplement de terrorisme mais bien de terrorisme d’État, financé par l’argent des contribuables. Obéissant à une « stratégie de la tension », les attentats visaient à instaurer un climat de tension parmi la population. L’extrême droite et ses partisans au sein de l’OTAN craignaient que les communistes italiens n’acquissent trop de pouvoir et c’est pourquoi, dans une tentative de « déstabiliser pour stabiliser », les soldats clandestins membres des armées de Gladio perpétraient ces attentats dont ils accusaient la gauche. « Pour les services secrets, l’attentat de Peteano s’inscrivait dans ce qui fut appelée "la stratégie de la tension" », expliqua le juge Casson au grand public lors d’un reportage de la BBC consacré à Gladio. « C’est-à-dire créer un climat de tension pour encourager dans le pays les tendances socio-politiques conservatrices et réactionnaires. À mesure que cette stratégie était appliquée sur le terrain, il devenait nécessaire d’en protéger les instigateurs car les preuves de leur implication commençaient à apparaître. Les témoins taisaient certaines informations pour couvrir les extrémistes de droite. » [9] Vinciguerra, un terroriste qui, comme d’autres ayant été en contact avec la branche Gladio des services secrets militaires italiens, fut tué pour ses convictions politiques, déclara : « Il fallait s’en prendre aux civils, aux gens du peuple, aux femmes, aux enfants, aux innocents, aux anonymes sans lien avec un quelconque jeu politique. La raison en était assez simple. Ils étaient censés forcer ces gens, le peuple italien, à s’en remettre à l’État pour demander plus de sécurité. C’est à cette logique politique qu’obéissaient tous ces meurtres et tous ces attentats qui restent impunis car l’État ne peut s’inculper lui-même ou avouer sa responsabilité dans ce qui s’est passé. » [10]

Mais l’horreur de ce plan diabolique n’apparut que progressivement et, aujourd’hui encore, il reste de nombreux liens secrets à établir. En outre, tous les documents originaux demeurent introuvables. « Après l’attentat de Peteano et tous ceux qui ont suivi », déclara Vinciguerra lors de son procès en 1984, « plus personne ne devrait douter de l’existence d’une structure active et clandestine, capable d’élaborer dans l’ombre une telle stratégie de tueries ». Une structure qui, selon lui, « est imbriquée dans les organes mêmes du pouvoir. Il existe en Italie une organisation parallèle aux forces armées, composée de civils et de militaires, et à vocation anti-soviétique, c’est-à-dire destinée à organiser la résistance contre une éventuelle occupation du sol italien par l’Armée rouge. » Sans citer son nom, ce témoignage confirma l’existence de Gladio, l’armée secrète et stay-behind créée sur ordre de l’OTAN. Vinciguerra la décrivit comme « une organisation secrète, une super-organisation disposant de son propre réseau de communications, d’armes, d’explosifs et d’hommes formés pour s’en servir ». Le terroriste révéla que cette « super-organisation, en l’absence d’invasion soviétique, reçut de l’OTAN l’ordre de lutter contre un glissement à gauche du pouvoir dans le pays. Et c’est ce qu’ils ont fait, avec le soutien des services secrets de l’État, du pouvoir politique et de l’armée. » [11]

Plus de 20 ans se sont écoulés depuis ce témoignage édifiant du terroriste repenti qui établit, pour la première fois dans l’histoire italienne, un lien entre le réseau stay-behind Gladio, l’OTAN et les attentats à la bombe qui avaient endeuillé le pays. Et c’est seulement aujourd’hui, au bout de toutes ces années, après la confirmation de l’existence de cette armée secrète et la découverte de caches d’armes et d’explosifs que chercheurs et historiens réalisent enfin le sens des propos de Vinciguerra.

Mais peut-on accorder du crédit aux dires de cet homme ? Les événements qui suivirent le procès semblent indiquer que oui. L’armée secrète fut découverte en 1990, et, comme pour confirmer indirectement que Vinciguerra avait dit la vérité, le soutien dont il avait joui jusqu’alors en haut lieu lui fut soudain retiré. Contrairement à d’autres terroristes d’extrême droite qui, après avoir collaboré avec les services secrets italiens, étaient ressortis libres, Vinciguerra fut, lui, condamné à la réclusion à perpétuité.

Mais Vinciguerra ne fut pas le premier à révéler le lien entre Gladio, l’OTAN et les attentats, il ne fut d’ailleurs pas non plus le premier à évoquer la conspiration Gladio en Italie. En 1974, dans le cadre d’une enquête sur le terrorisme d’extrême droite, le juge d’instruction Giovanni Tamburino avait créé un précédent en inculpant le général Vito Miceli, le chef du SID, les services secrets militaires italiens, pour avoir « promu, mis en place et organisé, avec l’aide de complices, une association secrète regroupant civils et militaires et destinée à provoquer une insurrection armée visant à modifier illégalement la Constitution et la composition du gouvernement ». [12]

Au cours de son procès, le 17 novembre 1974, Miceli, ancien responsable du Bureau de Sécurité de l’OTAN, révéla, furieux, l’existence de l’armée Gladio qu’il décrivit comme une branche spéciale du SID : « Si je disposais d’un super-SID sous mes ordres ? Bien sûr ! Mais je ne l’ai pas monté moi-même dans le but de tenter un coup d’État. Je n’ai fait qu’obéir aux ordres des États-Unis et de l’OTAN ! » [13] Grâce à ses solides contacts transatlantiques, Miceli s’en tira à bon compte. Il fut libéré sous caution et passa 6 mois dans un hôpital militaire. Il fallut attendre encore 16 ans pour que, contraint par les découvertes du juge Casson, le Premier ministre Andreotti révèle devant le Parlement italien l’existence du réseau Gladio. En l’apprenant, Miceli entra dans une rage folle. Peu avant sa mort en octobre 1990, il s’emporta : « J’ai été emprisonné parce que je refusais de révéler l’existence de cette super-organisation secrète et voilà qu’Andreotti s’amène devant le Parlement et raconte tout ! » [14]

En prison, Vinciguerra, le poseur de bombe de Peateano, expliqua au juge Casson que, dans leur entreprise d’affaiblissement de la gauche italienne, les services secrets militaires et le réseau Gladio avaient reçu l’aide, non seulement d’Ordine Nuovo, mais également d’autres organisations d’extrême droite bien connues, comme Avanguardia Nazionale : « Derrière les terroristes, de nombreuses personnes agissaient dans l’ombre, des gens appartenant ou collaborant à l’appareil sécuritaire. J’affirme que tous les attentats perpétrés après 1969 s’inscrivaient dans une même stratégie. » Le membre d’Ordine Nuovo Vinciguerra raconta comment lui et ses camarades d’extrême droite avaient été recrutés pour exécuter avec l’armée secrète Gladio les actions les plus sanglantes : « Avanguardia Nazionale, tout comme Ordine Nuovo, étaient mobilisés dans le cadre d’une stratégie anticommuniste émanant, non pas de groupuscules gravitant dans les sphères du pouvoir mais bel et bien du pouvoir lui-même, et s’inscrivant notamment dans le cadre des relations de l’Italie avec l’Alliance Atlantique. » [15]

Le juge Casson fut alarmé par ces révélations. Dans le but d’éradiquer cette gangrène qui rongeait l’État, il suivit la piste de la mystérieuse armée clandestine Gladio qui avait manipulé la classe politique italienne pendant la Guerre froide et, en janvier 1990, il demanda aux plus hautes autorités du pays la permission d’étendre ses investigations aux archives des services secrets militaires, le Servizio Informazioni Sicurezza Militare (SISMI), nouveau nom que portait le SID depuis 1978. En juillet de la même année, le Premier ministre Giulio Andreotti l’autorisa à accéder aux archives du Palazzo Braschi, le siège du SISMI à Rome. Le magistrat y découvrit pour la première fois des documents attestant de l’existence en Italie d’une armée secrète au nom de code Gladio, placée sous les ordres des services secrets militaires et destinée à mener des opérations de guerre clandestine. Casson trouva également des documents établissant l’implication de la plus grande alliance militaire du monde, l’OTAN, et de la dernière superpuissance subsistant, les États-Unis, dans des actes de subversion ainsi que leurs liens avec le réseau Gladio et des groupuscules terroristes d’extrême droite en Italie et dans toute l’Europe occidentale. Pour le juge Casson, disposer de ces informations représentait un danger certain, ce dont il avait conscience car, par le passé, d’autres magistrats italiens qui en savaient trop avaient en effet été abattus en pleine rue : « De juillet à octobre 1990, j’étais le seul à savoir quelque chose [au sujet de l’Opération Gladio], cela aurait pu me porter malheur ». [16]

Mais le malheur tant redouté ne survint pas et Casson fut à même de résoudre le mystère. Se basant sur des documents qu’il avait mis au jour, il prit contact avec la commission parlementaire présidée par le sénateur Libero Gualtieri et chargée d’enquêter sur les attentats terroristes. Gualtieri et ses confrères furent inquiets des découvertes dont le magistrat leur fit part et reconnurent qu’elles devaient être jointes au travail de la commission car elles expliquaient l’origine des attentats et les raisons pour lesquelles ils étaient restés impunis depuis tant d’années. Le 2 août 1990, les sénateurs ordonnèrent au chef de l’exécutif italien, le Premier ministre Giulio Andreotti, « d’informer sous 60 jours le Parlement de l’existence, de la nature et du but d’une structure clandestine et parallèle soupçonnée d’avoir opéré au sein des services secrets militaires afin d’influencer la vie politique du pays ». [17]

Le lendemain 3 août, le Premier ministre Andreotti se présenta devant la commission parlementaire et, pour la première fois depuis 1945, confirma, en tant que membre en fonction du gouvernement italien, qu’une organisation de sécurité agissant sur ordre de l’OTAN avait existé en Italie. Andreotti s’engagea auprès des sénateurs à leur remettre un rapport écrit sur cette organisation dans un délai de soixante jours : « Je présenterai à cette commission un rapport très détaillé que j’ai commandé au ministère de la Défense. Il concerne les opérations préparées à l’initiative de l’OTAN dans l’hypothèse d’une offensive contre l’Italie et de l’occupation de tout ou partie de son territoire. D’après ce qui m’a été indiqué par les services secrets, ces opérations se sont poursuivies jusqu’en 1972. Il a alors été décidé qu’elles n’étaient plus indispensables. Je fournirai à la commission toute la documentation nécessaire, que ce soit sur le sujet en général ou sur les découvertes du juge Casson dans le cadre de ses investigations sur l’attentat de Peteano. » [18]

Âgé de 71 ans à l’époque de son audition, Giulio Andreotti n’avait rien d’un témoin ordinaire. Son passage devant la commission fut l’occasion pour lui de se replonger dans sa très longue carrière politique qui ne connut probablement aucun équivalent en Europe de l’Ouest. À la tête du parti chrétien-démocrate (Democrazia Cristiana Italiana ou DCI) qui, durant toute la Guerre froide, fit office de rempart contre le PCI, Andreotti bénéficiait du soutien des USA. Il connut personnellement chacun des présidents états-uniens et pour de nombreux observateurs, italiens et étrangers, il fut le politicien le plus influent de la Première République italienne (1945-1993).

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Aprés des décennies de trucage de la démocratie, Giulio Andreotti vous salue bien.

Malgré la faible espérance de vie qui caractérisa les gouvernements de la fragile Première République, Andreotti parvint habilement à se maintenir au pouvoir à la faveur de nombreuses coalitions et à devenir une figure incontournable du Palazzo Chigi, le siège du gouvernement italien. Né à Rome en 1919, Andreotti devint ministre de l’Intérieur à 35 ans avant d’établir un véritable record en occupant 7 fois le siège de Premier ministre et en se voyant confier successivement pas moins de 21 portefeuilles ministériels, dont, à 7 reprises, celui des Affaires étrangères. Ses partisans le comparaient à Jules César et l’appelaient le « Divin Giulio » ; ses détracteurs quant à eux voyaient en lui l’archétype du magouilleur et le surnommaient « l’Oncle ». On raconte que son film de gangster préféré était Les Affranchis à cause de la réplique de Robert De Niro : « Ne balance jamais tes potes et évite de trop parler ». La plupart des observateurs s’accordent à dire que ce sont les talents de stratège du Divin Giulio qui lui permirent de survivre aux nombreux forfaits et intrigues du pouvoir dans lesquels il fut très souvent directement impliqué. [19]

En révélant l’existence de l’Opération Gladio et des armées secrètes de l’OTAN, « l’Oncle » avait finalement décidé de rompre la loi du silence. Quand la Première République s’effondra à la fin de la Guerre froide, le puissant Andreotti, qui n’était alors plus qu’un vieillard, fut traîné devant maints tribunaux l’accusant d’avoir manipulé les institutions politiques, d’avoir collaboré avec la mafia et d’avoir secrètement ordonné l’assassinat d’opposants politiques. « La justice italienne est devenue folle », s’écria en novembre 2002 le Premier ministre Silvio Berlusconi quand la Cour d’appel de Pérouse condamna Andreotti à 24 ans de prison. Tandis que les juges recevaient des menaces de mort et étaient placés sous protection policière, les chaînes de télévision interrompirent la diffusion du football pour annoncer qu’Andreotti avait été reconnu coupable d’avoir chargé le parrain de la mafia Gaetano Badalamenti d’assassiner, en 1979, le journaliste d’investigation Mino Pirelli dans le but de taire la vérité sur l’assassinat du président de la République italienne, le chrétien-démocrate Aldo Moro. L’Église catholique tenta de sauver la réputation du Divin Giulio : accablé par ces informations, le cardinal Fiorenzo Angelini déclara : « Jésus-Christ aussi a été crucifié avant de ressusciter ». Cependant, malgré toutes l’inquiétude suscitée, Andreotti ne finit pas ses jours derrière les barreaux : les verdicts furent cassés en octobre 2003 et « l’Oncle » fut à nouveau libre.

Au cours de ses premières révélations sur l’Opération Gladio devant les sénateurs italiens le 3 août 1990, Andreotti avait bien pris soin de préciser que « ces opérations [s’étaient] poursuivies jusqu’en 1972 » afin de se préserver d’éventuelles répercussions. En effet, en 1974, alors ministre de la Défense, il avait officiellement déclaré dans le cadre d’une enquête sur des attentats commis par l’extrême droite : « J’affirme que le chef des services secrets a, à plusieurs reprises, explicitement exclu l’existence d’une organisation secrète de quelque nature ou dimension que ce soit ». [20] En 1978, il avait fourni un témoignage similaire devant des juges enquêtant sur l’attentat perpétré par l’extrême droite à Milan.

Lorsque la presse italienne révéla que l’armée secrète Gladio, loin d’avoir été dissoute en 1972, était toujours active, le mensonge d’Andreotti ne tint plus. Dans les semaines qui suivirent, en août et septembre 1990, contrairement à son habitude, le Premier ministre communiqua abondamment avec l’étranger, chercha à contacter et s’entretint avec de nombreux ambassadeurs. [21] Comme le soutien international tardait à venir, Andreotti, qui craignait pour sa place, passa à l’offensive et tenta de souligner l’importance du rôle de la Maison-Blanche et de nombreux autres gouvernements d’Europe de l’Ouest qui, non seulement avaient conspiré dans cette guerre secrète contre les communistes, mais y avaient pris une part active. Cherchant à attirer l’attention sur l’implication de pays étrangers, il eut recours à une stratégie efficace quoique plutôt risquée. Le 18 octobre 1990, il dépêcha de toute urgence un messager du Palazzo Chigi à la Piazza San Macuto où siégeait la commission parlementaire. Le coursier transmit le rapport intitulé « Un SID parallèle - Le cas Gladio » au secrétaire de la réception du Palazzo Chigi. Un membre de la commission parlementaire, le sénateur Roberto Ciciomessere, apprit par hasard que le rapport d’Andreotti avait été livré et confié au secrétaire du Palazzo Chigi. En parcourant le texte, le sénateur fut grandement surpris de constater qu’Andreotti ne se contentait pas de fournir une description de l’Opération Gladio mais que, contrairement à sa déclaration du 3 août, il reconnaissait que l’organisation était toujours active.

Le sénateur Ciciomessere en demanda une photocopie, mais on la lui refusa, sous prétexte que, selon la procédure en vigueur, c’était le président de la commission, le sénateur Gualtieri, qui devait en premier prendre connaissance du rapport. Cependant Gualtieri ne put jamais lire cette première version du rapport d’Andreotti sur le réseau Gladio. Au moment où, trois jours plus tard, celui-ci s’apprêtait à ranger le précieux document dans sa mallette afin de l’emporter chez lui pour le lire durant le week-end, il reçut un appel du Premier ministre l’informant qu’il avait immédiatement besoin du rapport « afin d’en retravailler quelques passages ». Gualtieri fut embarrassé, mais accepta finalement à contrecœur de renvoyer le document au Palazzo Chigi, après en avoir réalisé des photocopies. [22] Ces méthodes inhabituelles auxquelles recourut Andreotti provoquèrent un tollé dans toute l’Italie et ne firent qu’accroître la suspicion. Les journaux titrèrent « Opération Giulio », en référence à l’Opération Gladio, et entre 50 000 et 400 000 citoyens indignés, inquiets et furieux participèrent à une marche organisée par le PCI dans le centre de Rome, l’une des plus importantes manifestations de cette période, scandant et brandissant des banderoles portant le slogan : « Nous voulons la vérité ». Certains défilaient déguisés en gladiateurs. Sur la Piazza del Popolo, le leader du PCI Achille Occhetto annonça à la foule que cette marche obligerait le gouvernement à révéler les sombres vérités tues depuis tant d’années : « Nous sommes ici pour obtenir la vérité et la transparence ». [23]

Le 24 octobre, le sénateur Gualtieri eut à nouveau entre les mains le rapport d’Andreotti sur le « SID parallèle ». Amputée de 2 pages, cette version finale n’en comptait plus que 10. Le parlementaire la compara aux photocopies de la première version et remarqua immédiatement que des passages sensibles relatifs aux connexions internationales et à des organisations similaires à l’étranger avaient été supprimés. De surcroît, toutes les allusions à l’organisation secrète, auparavant formulées au présent, suggérant ainsi une survivance, l’étaient désormais au passé. La stratégie d’Andreotti consistant à envoyer un document puis à le récupérer pour le modifier avant de le renvoyer à nouveau ne pouvait évidemment pas faire illusion. Les observateurs s’accordèrent à dire que cette manœuvre attirerait immanquablement l’attention sur les passages supprimés, en l’occurrence sur la dimension internationale de l’affaire, et auraient ainsi pour effet d’alléger la culpabilité du Premier ministre. Cependant, aucun renfort ne vint de l’étranger.

Dans la version finale de son rapport, Andreotti expliquait que Gladio avait été conçu dans les pays membres de l’OTAN comme un réseau de résistance clandestin destiné à lutter contre une éventuelle invasion soviétique. Au lendemain de la guerre, les services secrets de l’armée italienne, le Servizio di Informazioni delle Forze Armate (SIFAR), le prédécesseur du SID, et la CIA avaient signé « un accord portant sur l’"organisation et l’activité d’un réseau clandestin post-invasion", un accord désigné sous le nom Stay Behind, dans lequel étaient renouvelés tous les engagements antérieurs impliquant l’Italie et les États-Unis ». La coopération entre la CIA et les services secrets militaires italiens, comme le précisait Andreotti dans son rapport, était supervisée et coordonnée par les centres chargés des opérations de guerre clandestine de l’OTAN : « Une fois constituée cette organisation de résistance secrète, l’Italie était appelée à participer (...) aux tâches du CPC (Clandestine Planning Committee), fondé en 1959, opérant au sein du SHAPE [Supreme Headquarters Allied Powers Europe, le quartier général des puissances européennes de l’OTAN] (...) ; en 1964, les services secrets italiens intégrèrent également l’ACC (Allied Clandestine Committee). » [24]

L’armée secrète Gladio, comme le révéla Andreotti, disposait d’un armement considérable. L’équipement fourni par la CIA avait été enterré dans 139 caches réparties dans des forêts, des champs et même dans des églises et des cimetières. D’après les explications du Premier ministre, ces arsenaux contenaient « des armes portatives, des munitions, des explosifs, des grenades à main, des couteaux, des dagues, des mortiers de 60 mm, des fusils sans recul de calibre 57, des fusils à lunette, des transmetteurs radio, des jumelles et d’autres équipements divers ». [25] Outre des protestations dans la presse et parmi la population contre les agissements de la CIA et la corruption du gouvernement, les révélations fracassantes d’Andreotti donnèrent également lieu à une véritable chasse aux caches d’armes. Le père Giuciano se souvient du jour où les journalistes ont investi son église à la recherche des secrets enfouis de Gladio, animés d’intentions ambiguës : « J’ai été prévenu dans l’après-midi quand deux journalistes d’Il Gazzettino sont venus me demander si je savais quelque chose à propos de dépôts de munitions ici, dans l’église. Ils ont commencé à creuser à cet endroit et ont tout de suite trouvé deux caisses. Mais le texte indiquait aussi de chercher à environ 30 centimètres de la fenêtre. Ils ont donc repris leurs fouilles par là-bas. Ils ont mis une des boîtes à l’écart car elle contenait une bombe au phosphore. Les carabiniers sont sortis pendant que deux experts ouvraient la boîte. Il y en avait encore une autre contenant deux mitraillettes. Toutes les armes étaient neuves, en parfait état. Elles n’avaient jamais servi. » [26]

Contrairement à ce qu’avait indiqué dans les années 1980 le terroriste Vinciguerra, Andreotti insistait sur le fait que les services secrets militaires italiens et les membres de Gladio n’étaient en rien impliqués dans la vague d’attentats qui avait frappé l’Italie. Selon lui, avant son recrutement, chaque Gladiateur subissait des tests intensifs et devait se « conformer rigoureusement » à la loi régissant le fonctionnement des services secrets afin de prouver sa « fidélité absolue aux valeurs de la Constitution républicaine antifasciste ». La procédure visait également à exclure tous ceux occupant une fonction administrative ou politique. En outre, toujours selon Andreotti, la loi stipulait que « les éléments présélectionnés n’aient pas de casier judiciaire, ne soient nullement engagés politiquement et ne participent à aucun mouvement extrémiste d’aucune sorte ». Dans le même temps, Andreotti signalait que les membres du réseau ne pouvaient être entendus par la justice et que leurs identités ainsi que d’autres détails concernant l’armée secrète étaient classés secret-défense. « L’Opération, en raison de ses modes concrets d’organisation et d’action - tels que prévus par les directives de l’OTAN et intégrés à sa structure spécifique - doit être mise au point et exécutée dans le secret le plus absolu. » [27]

Les révélations d’Andreotti sur le « SID parallèle » bouleversèrent l’Italie. Beaucoup acceptaient difficilement l’idée d’une armée secrète dirigée par la CIA et l’OTAN en Italie et à l’étranger. Une telle structure pouvait-elle seulement être légale ? Le quotidien italien La Stampa fut particulièrement dur : « Aucune raison d’État ne peut justifier que l’on entretienne, couvre ou défende une structure militaire secrète composée d’éléments recrutés sur des critères idéologiques - dépendant ou, au minimum, sous l’influence d’une puissance étrangère - et servant d’instrument pour un combat politique. Il n’y a pas de mot pour qualifier cela si ce n’est haute trahison ou crime contre la Constitution. » [28] Au Sénat italien, des représentants du parti Vert, du Parti communiste et du parti des Indépendants de gauche accusèrent le gouvernement d’avoir utilisé les unités de Gladio pour pratiquer une surveillance du territoire et perpétrer des attentats terroristes afin de conditionner le climat politique. Mais le PCI était surtout convaincu que, depuis le début de la Guerre froide, la véritable cible du réseau Gladio avait été, non pas une armée étrangère, mais les communistes italiens eux-mêmes. Les observateurs soulignaient qu’« avec ce mystérieux SID parallèle, fomenté pour faire obstacle à un impossible coup d’État de la gauche, nous avons surtout risqué de nous exposer à un coup d’État de la droite (...) Nous ne pouvons croire à cela (...), que ce super-SID ait été accepté comme un outil militaire destiné à opérer “dans le cas d’une occupation ennemie”. Le seul véritable ennemi est et a toujours été le parti communiste Italien, c’est-à-dire un ennemi de l’intérieur. » [29]

Bien décidé à ne pas assumer seul une telle responsabilité, le Premier ministre Andreotti, le jour même où il présenta son rapport final sur Gladio, se présenta devant le Parlement italien et déclara : « Chaque chef de gouvernement était informé de l’existence de Gladio ». [30] Cette déclaration provoqua un profond embarras et compromit, entre autres, les anciens Premiers ministres comme le socialiste Bettino Craxi (1983-1987), Giovanni Spadolini du Parti républicain (1981-1982), alors président du Sénat, Arnaldo Forlani (1980-1981), qui était en 1990 secrétaire de la DCI alors aux affaires et Francesco Cossiga (1978-1979) qui était alors président de la République. Plongés brusquement au cœur de la tourmente par les révélations d’Andreotti, ces hauts dignitaires réagirent de manière confuse. Craxi prétendit n’en avoir jamais été informé jusqu’à ce qu’on lui montre un document relatif au Gladio signé de sa main à l’époque où il était Premier ministre. Spadolini et Forlani furent frappés de la même amnésie, mais durent eux aussi revenir sur leurs déclarations. Spadolini provoqua l’amusement du public en précisant qu’il fallait distinguer entre ce qu’il savait en tant que ministre de la Défense et ce dont il avait été informé en tant que Premier ministre.

Seul Francesco Cossiga, président de la République depuis 1985, assuma pleinement son rôle dans la conspiration. Pendant une visite officielle en Écosse, il annonça qu’il était même « heureux et fier » d’avoir contribué à créer l’armée secrète en sa qualité de chargé des questions de Défense au sein de la DCI dans les années cinquante. [31] Il déclara que tous les Gladiateurs étaient de bon patriotes et témoigna en ces termes : « Je considère cela comme un grand privilège et une marque de confiance (...) d’avoir été choisi pour cette tâche délicate (...) Je dois dire que je suis fier que nous ayons pu garder ce secret pendant 45 ans. » [32] En embrassant ainsi la cause de l’organisation impliquée dans des actes de terrorisme, le président s’exposa, à son retour en Italie, à une tempête politique et à des demandes de démission et de destitution pour haute trahison émanant de tous les partis. Le juge Casson eut l’audace de l’appeler à témoigner devant la commission d’enquête sénatoriale. Cependant le président, qui n’était visiblement plus aussi « heureux », refusa avec colère et menaça de clore toute l’enquête parlementaire sur Gladio : « Je vais renvoyer devant le Parlement l’acte étendant ses pouvoirs et, s’il l’approuve une nouvelle fois, je ré-examinerai le texte afin de découvrir si les conditions sont réunies pour y opposer un refus [présidentiel] définitif de le promulguer ». [33] Cette menace ne s’appuyant sur aucune disposition constitutionnelle, les critiques commencèrent à s’interroger sur la santé mentale du président. Cossiga démissionna de la présidence en avril 1992, trois mois avant le terme de son mandat. [34]

Dans une allocution publique prononcée devant le Sénat italien le 9 novembre 1990, Andreotti souligna une nouvelle fois que l’OTAN, les États-Unis et de nombreux pays d’Europe de l’Ouest, parmi lesquels l’Allemagne, la Grèce, le Danemark et la Belgique, étaient impliqués dans la conspiration stay-behind. Pour prouver ces allégations, des données confidentielles furent divulguées à la presse, le magazine politique italien Panorama diffusa l’intégralité du document Le SID parallèle - Le cas Gladio, qu’Andreotti avait remis à la commission parlementaire. Quand les autorités françaises tentèrent de nier leur implication dans le réseau international Gladio, Andreotti rétorqua implacablement que la France avait elle aussi participé secrètement à la dernière réunion du comité directeur de Gladio, l’ACC, qui s’était tenue à Bruxelles à peine quelques semaines plus tôt, les 23 et 24 octobre 1990. Sur quoi, quelque peu embarrassée, la France dut reconnaître sa participation à l’opération. Dès lors, la dimension internationale de cette guerre secrète ne pouvait plus être démentie et le scandale ne tarda pas à gagner toute l’Europe de l’Ouest. Puis, suivant le tracé des zones d’appartenance à l’OTAN, il se propagea bientôt aux USA. La commission du Parlement italien chargée d’enquêter sur Gladio et sur les attentats perpétrés dans le pays conclut : « Ces tueries, ces bombes, ces opérations militaires ont été organisées, encouragées ou soutenues par des personnes travaillant pour les institutions italiennes et, comme il a été découvert plus récemment, par des individus liés aux structures du renseignement états-unien ». [35]

(à suivre…)


1-629.jpgCet article constitue le premier chapitre des Armées secrètes de l’OTAN
© Version française : éditions Demi-lune (2007).

 


 

[1] Quotidien britannique The Observer du 18 novembre 1990.

[2] Hugh O’Shaughnessy, « Gladio : Europe’s best kept secret ». Ces agents étaient censés rester derrière les lignes ennemies en cas d’invasion de l’Europe de l’Ouest par l’Armée rouge. Mais ce réseau mis en place avec les meilleures intentions dégénéra dans certains pays en instrument du terrorisme et de l’agitation politique d’extrême droite dans le quotidien britannique The Observer, du 7 juin 1992.

[3] Les chercheurs Fabrizio Calvi et Frédéric Laurent, spécialistes des services secrets, ont probablement réalisé le meilleur documentaire sur l’attentat de la Piazza Fontana : Piazza Fontana : Storia di un Complotto diffusé le 11 décembre 1997 à 20 h 50 sur la chaîne publique Rai Due. Une adaptation en français intitulée : L’Orchestre Noir : La Stratégie de la tension fut diffusée en deux partie sur la chaîne franco-allemande Arte les mardi 13 et mercredi 14 janvier 1998 à 20 h 45. Dans leur film, ils interrogent un grand nombre de témoins y compris des juges ayant enquêté pendant des années sur l’affaire, Guido Salvini et Gerardo D’Ambrosio, des activistes fascistes comme Stefano Delle Chiaie, Amos Spiazzi, Guido Giannettini, Vincenzo Vinciguerra et le capitaine Labruna, l’ancien Premier ministre Giulio Andreotti ainsi que Victor Marchetti et Marc Wyatt de la CIA. Ce documentaire peut être visionné sur DailyMotion.

[4] Extrait de l’ouvrage de Giovanni Fasanella et Claudio Sestieri avec Giovanni Pellegrino : Segreto di Stato. La verità da Gladio al caso Moro (Einaudi Editore, Turin, 2000), introduction.

[5] Sur ce sujet, lire : « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Réseau Voltaire, 12 mars 2004. Ndlr.

[6] Allan Francovich, Gladio : The Puppeteers. Second des trois documentaires de Francovich consacrés au Gladio, diffusé sur la BBC2 le 17 juin 1992. Ce documentaire peut être visionné sur YouTube.

[7] Philip Willan, « Terrorists ‘helped by CIA’ to stop rise of left in Italy » dans le quotidien britannique The Guardian du 26 mars 2001. Willan est un spécialiste des interventions secrètes américaines en Italie. Il a publié l’ouvrage de référence : Puppetmasters. The Political Use of Terrorism in Italy (Constable, Londres, 1991).

[8] Senato della Repubblica Italiana. Commissione parlamentare d’inchiesta sul terrorismo in Italia e sulle cause della mancata individuazione dei responsabili delle stragi : Il terrorismo, le stragi ed il contesto storico-politico. Le rapport final de la commission fut publié sous ce titre en 1995.

[9] Émission d’informations quotidienne britannique Newsnight sur BBC1 le 4 avril 1991.

[10] Quotidien britannique The Observer du 7 juin 1992.

[11] Ed. Vulliamy, « Secret agents, freemasons, fascists… and a top-level campaign of political ‘destabilisation’ : ‘Strategy of tension’ that brought carnage and cover-up » dans le quotidien The Guardian du 5 décembre 1990.

[12] Magazine politique britannique Statewatch, janvier 1991.

[13] Jean-Francois Brozzu-Gentile, L’Affaire Gladio (Editions Albin Michel, Paris, 1994), p.105.

[14] Magazine politique italien Europeo du 16 novembre 1990.

[15] Ed. Vulliamy, « Secret agents, freemasons, fascists... and a top-level campaign of political ‘destabilisation’ : ‘Strategy of tension’ that brought carnage and cover-up » dans le quotidien The Guardian du 5 décembre 1990.

[16] Aucun auteur spécifié, « Spinne unterm Schafsfell. In Südeuropa war die Guerillatruppe besonders aktiv – auch bei den Militärputschen in Griechenland und der Türkei ? » dans le magazine d’informations allemand Der Spiegel, N°48, 26 novembre 1990.

[17] Mario Coglitore (ed.), La Notte dei Gladiatori. Omissioni e silenzi della Repubblica (Calcusca Edizioni, Padoue, 1992), p.131.

[18] Extrait de Coglitore, Gladiatori, p.132.

[19] Voir la remarquable biographie d’Andreotti par Regine Igel, Andreotti. Politik zwischen Geheimdienst und Mafia (Herbig Verlag, Munich,1997).

[20] Quotidien britannique The Guardian, du 5 décembre 1990.

[21] Leo Müller, Gladio – das Erbe des Kalten Krieges. Der Nato-Geheimbund und sein deutscher Vorläufer (Rowohlt, Hambourg, 1991), p.26.

[22] Pour un récit détaillé des événements, voir les quotidiens italiens La Repubblica, Corriere della Sera et La Stampa du 24 octobre 1990.

[23] Aucun auteur spécifié, « 50 000 seek truth about secret team » dans le quotidien canadien The Toronto Star, du 18 novembre 1990.

[24] Franco Ferraresi, « A secret structure codenamed Gladio » dans Italian Politics. A Review, 1992, p.30. Ferraresi cite directement le document transmis par Andreotti à la commission parlementaire. Le quotidien italien L’Unita publia la première et la seconde version du document d’Andreotti dans une édition spéciale le 14 novembre 1990. La traduction intégrale est disponible sur le site du Réseau Voltaire.

[25] Ferraresi, Gladio, p.30, contient des citations du document d’Andreotti.

[26] Le père Giuciano témoigne devant son église dans le documentaire d’Allan Francovich, Gladio : The Puppeteers. Second des trois documentaires consacrés par Francovich au Gladio, diffusé sur la BBC2 le 17 juin 1992.

[27] Ferraresi, Gladio, p.31, contient des citations du document d’Andreotti.

[28] Citation de Ferraresi, Gladio, p.31.

[29] Norberto Bobbio cité par Ferraresi, Gladio, p.32.

[30] Müller, Gladio, p.27.

[31] Quotidien britannique The Observer du 18 novembre 1990.

[32] Agence de presse Reuters 12 novembre 1990.

[33] Ferraresi, Gladio, p.32.

[34] Périodique britannique The Economist, 30 mars 1991.

[35] « Senato della Repubblica. Commissione parlamentare d’inchiesta sul terrorismo in Italia e sulle cause della mancata individuazione dei responsabiliy delle stragi : Stragi e terrorismo in Italia dal dopoguerra al 1974. Relazione del Gruppo Democratici di Sinistra l’Ulivo. Roma June 2000 ». Philip Willan : « US ‘supported anti-left terror in Italy’. Report claims Washington used a strategy of tension in the cold war to stabilise the centre-right » dans le quotidien britannique The Guardian, du 24 juin 2000.

07/02/2010

Variations dans la compassion : Haïti et Gaza

Le Grand Soir,

6 février 2010

Bouthaina SHAABAN

Akiva Eldar a écrit un article intitulé « Israel’s compassion in Haiti can’t hide our ugly face in Gaza » (« la compassion d’Israël à Haïti ne peut cacher notre laideur à Gaza » - Haaretz, 18 janvier 2010 ) dans lequel il explique la contradiction dans les campagnes de relations publiques menées par les dirigeants israéliens envers les victimes du séisme à Haïti et leur totale indifférence quant aux souffrances du peuple de Gaza dont les enfants, les femmes et les personnes âgées meurent chaque jour par manque de médicaments, de la destruction des hôpitaux et parce que les autorités Israéliennes empêchent nourriture et médicaments d’entrer à Gaza.

Larry Derfner a écrit dans le Jérusalem Post (20 janvier 2010) un article sur l’aide que les dirigeants israéliens se sont empressés d’envoyer à Haïti et qu’ils ont envoyé au Ruanda il y a quelques années – avec beaucoup d’efficacité – alors que de nombreux Israéliens ont honte des actions de leur gouvernement à Gaza. Il s’interroge sur l’écart entre l’efficacité d’Israël à porter secours dans des zones touchées par des catastrophes naturelles et son scandaleux désintérêt devant les catastrophes infligées aux civils Palestiniens par des gouvernements Israéliens successifs.

Catherine Philip a écrit une analyse (Sunday Times, 21 janvier 2010) qui explique que le gouvernement israélien a profité du désastre à Haïti pour mener une campagne de relations publiques afin de tenter de couvrir les crimes décrits dans le rapport Goldstone sur la guerre menée par Israël sur Gaza. Elle conclut que le séisme fut une catastrophe naturelle, alors qu’à Gaza, l’effondrement du système de santé, la faim et les ruines sont les résultats des actions d’Israël et ses alliés.

La vie de Palestiniens désarmés à Gaza et dans le reste de la Palestine est devenue une affaire de relations publiques. Les vies des Palestiniens n’ont aucune importance pour Israël sinon pour servir ses intérêts et améliorer son image en Occident. C’est la raison pour laquelle Israël interdit l’accès à Gaza aux journalistes, aux responsables politiques, aux diplomates et aux militants des droits de l’homme afin de cacher les conditions de vie scandaleuses provoquées par le blocus et pouvoir ainsi promouvoir ses mensonges sur sa soi-disant volonté de sauver des vies ailleurs dans le monde.

L’aide aux victimes de catastrophes naturelles est devenue l’occasion de lancer des opérations de relations publiques ou de faire avancer quelques objectifs politiques et militaires inavoués. Les gens sont toujours victimes de séismes, de catastrophes, d’occupations, d’oppressions et de terrorismes. Ils sont victimes aussi de campagnes qui profitent de ces tragédies pour atteindre d’autres objectifs qui n’ont rien à voir avec le prix, l’importance, le caractère sacré ou la dignité de la vie humaine.

A la suite de l’article du journaliste suédois Donald Bostrom sur l’assassinant de jeunes Palestiniens par l’armée israélienne pour prélever leurs organes, il y a eu d’autres articles dans les médias sur des enlèvements d’enfants Ukrainiens par des Israéliens dans le même but. Et une fois encore, des rapports documentés en provenance d’Haïti parlent de vols d’organes par des Israéliens tandis que la justice internationale reste impassible devant de telles pratiques criminelles contre une population vulnérable.

Les Etats-Unis ont profité du chaos à Haïti pour renforcer leur contrôle sur l’île. On constate que le désastre à Haïti à fourni à d’autres aussi l’occasion de manoeuvrer sur le plan des relations publiques, ou politique et militaire, et déformer les faits pour se parer de l’image positive de ceux qui luttent contre les souffrances humaines à travers le monde.

Il faut aussi noter l’absence d’initiatives du monde arabe, non seulement en termes d’assistance et de secours, mais aussi devant les tentatives d’occulter les souffrances du peuple palestinien. Nos ennemis ont utilisé la catastrophe haïtienne pour couvrir leurs crimes et limiter l’impact du rapport Goldstone et détourner l’attention du lancement de la campagne internationale de soutien au peuple palestinien.

Le grand écart entre la position officielle d’Israël envers les victimes à Haïti et sa position envers les victimes du blocus contre Gaza et de la guerre menée contre la Palestine depuis soixante ans devrait être souligné et expliqué, notamment comment Israël se précipite pour porter secours lors d’une catastrophe – au Rwanda ou à Haïti – pour mieux couvrir la catastrophe qu’il a provoqué et provoque encore chez ceux qui vivaient jadis en sécurité et en paix sur leurs terres.

La souffrance du peuple haïtien est le résultat d’une catastrophe naturelle alors que la souffrance du peuple de Gaza est la conséquence directe d’un bombardement haineux et raciste avec des bombes au phosphore lancées sur des écoles, des hôpitaux et des habitations. De même que la souffrance des habitants de Salwan et Jarrah est le résultat d’un colonialisme raciste qui considère que seuls les juifs sont humains. Cette politique est mise en oeuvre par des responsables israéliens qui croient à la suprématie raciale et au fanatisme religieux.

Jusqu’à présent, aucun discours n’a réussi à décrire et transcrire à l’opinion publique la nature de ce conflit. Une catastrophe naturelle est actuellement utilisée pour mener une campagne de relations publiques. Si cela devait démontrer quelque chose, ce serait que depuis quelques années la notion de responsabilité est en déclin et que la distorsion des faits est ce qui caractérise de plus en plus le jeu de la politique.

Alors les tragédies s’amplifient et les souffrances durent plus longtemps parce qu’il devient de plus en plus difficile de percevoir la réalité des choses. Comme conséquence de tous ces calculs politiques, le simple fait de permettre aux gens qui se sentent concernés de comprendre ce qui se passe devient l’objet de marchandages.

C’est ainsi que les officiels américains et les médias peuvent parler des devoirs des Palestiniens et des devoirs des Israéliens dans le processus de paix, en oubliant que les Palestiniens sont prisonniers d’une occupation raciste et soumis à une punition collective et un génocide, tandis que les autres se livrent à des campagnes de propagande pour empêcher toute justice et la réalisation des aspirations légitimes d’innocents qui veulent simplement vivre libres et dans la dignité. Alors la prochaine fois que vous entendrez ou lirez « les deux camps » ou entendrez des officiels occidentaux parler des devoirs des « Palestiniens et des Israéliens », soyez conscients de la confusion délibérément entretenue entre tueurs « Israéliens » les victimes « Palestiniens ».

Ce que chacun d’entre nous peut faire à son niveau, c’est défendre la dignité humaine et ignorer toute propagande produite et diffusée par les ennemis de la justice et des droits de l’homme.

Bouthaina Shaaban

ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/shaaban01262010.html

Traduction Le Grand Soir

11/01/2010

Les missiles nucléaires chinois à l'abri dans un tunnel secret

 

Des soldats chinois devant un missile nucléaire. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

 

Pékin aurait construit depuis 1995 une «grande muraille souterraine» de 5.000 km pour protéger son arsenal.

Les dirigeants de la Chine communiste tiennent enfin leur Grande Muraille, invisible pour les yeux celle-là. La presse officielle chinoise vient en effet de rendre compte d'une incroyable nouvelle, tant par l'ampleur de l'ouvrage que par sa divulgation elle-même.

Selon le Journal de la Défense nationale, l'Armée populaire de libération (APL) aurait terminé le creusement d'un gigantesque tunnel de 5.000 kilomètres de long destiné à abriter ses missiles nucléaires. En Chine, rien n'est jamais petit, mais la longueur d'un tel ouvrage souterrain laisse pantois. D'autant qu'il est précisé que sa profondeur peut atteindre 1.000 mètres. Il se situerait dans les zones montagneuses du nord du pays.

Des dizaines de milliers de soldats auraient été mobilisés pour sa construction depuis 1995. À cette époque, les experts se rappellent qu'un article discret avait évoqué l'affectation de 10.000 soldats chinois à des travaux au profit de la «deuxième artillerie». Le vocable englobe la force nucléaire chinoise, mais aussi des missiles conventionnels. En 2008, un nouveau reportage de la télévision officielle chinoise CCTV avait de nouveau parlé de grands chantiers souterrains destinés à protéger les forces stratégiques chinoises contre une attaque nucléaire.

La presse chinoise estime que ce tunnel de tous les records serait destiné à garder une capacité de seconde frappe si le pays était victime d'une attaque nucléaire. La doctrine nucléaire chinoise a toujours été de «non-emploi en premier» avec un arsenal juste «suffisant» et destiné à l'autodéfense. Pékin s'engage aussi à ne pas l'utiliser ou menacer de l'utiliser contre les pays qui ne détiennent pas d'armes nucléaires.

 

Affirmation de puissance

Dans le budget chinois de la Défense à deux chiffres, des moyens financiers importants sont cependant mis à disposition de la «deuxième artillerie». Et la Chine a déjà construit plusieurs sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, même s'ils ne sont pas encore opérationnels, pour mener des patrouilles de dissuasion. Il semble ainsi que la marine ne maîtrise pas encore la difficile technique d'un tir de missile depuis une plate-forme sous-marine.

Un journal de Hongkong suggère que la révélation de cette cache d'armes géante est un signe de plus de la volonté d'affirmation de la puissance chinoise. L'article militaire évoque lui-même le concept osé de «grande muraille souterraine». Il est vrai que, sur le plan de la distance, on n'en est pas très loin, puisque le fameux ouvrage élevé pour protéger l'empire des invasions du Nord est long de 6.700 kilomètres (voire 8 800 selon de récentes découvertes). Le souterrain à missiles n'en fait que 5 000 mais, après tout, l'APL n'a peut-être pas fini de creuser.

 

Note :

Un tunnel de 5000 km ? Simplement pour des missiles ? Hmm... Cela ne vous paraît-il pas un peu étrange ?  Ce tunnel ne pourrait-il pas servir à autre chose ? A servir de refuge en cas de chute  d'astéroïdes par exemple... Notez d'ailleurs qu'il est en ce moment très "à la mode" de creuser des souterrains. Voyez notamment ce projet  de construction sur l'île norvégienne de Spitsbergen de cette chambre forte à semences mondiales; véritable nouvelle arche de Noë végétale.

Savez-vous qu'il fait assez bon sous terre ? On y trouve en effet une température constante agréable à vivre pour des êtres humains. En cas de sévère refroidissement climatique et/ou  d'un environnement transformé par une très grande catastrophe, quel havre de paix pourrait constituer ce souterrain... N'est-ce pas ?

A méditer.

28/12/2009

Et si le réchauffement climatique n’était qu’une vaste escroquerie idéologique ?

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“Et si le réchauffement climatique n’était qu’une vaste escroquerie idéologique ?”

C’est la question qu’on peut légitimement se poser alors que se tient la conférence de Copenhague et après les révélations faites par le Wall Street Journal concernant plus de 1 000 mails contenus dans un fichier zippé des ordinateurs du Climate Research Unit de l'université de West Anglia en Grande-Bretagne. Ce fichier démontrerait que les scientifiques et les spécialistes du climat sont beaucoup plus partagés qu’on ne le dit sur la réalité du réchauffement climatique et appuieraient la thèse d’une « pensée unique » sur ce sujet.

Ce n’est pas la première fois qu’un scandale de ce genre éclate au grand jour. Au mois de juin dernier, un Rapport écrit par un scientifique connu de l’EPA (Environmental Protection Agency – Agence Américaine de Protection de l’Environnement)), M. Alan Carlin, a été purement et simplement censuré par l’Agence. Chercheur depuis 35 ans au sein de l’Agence américaine, M. Carlin a voulu rendre public son Rapport, disponible sur Internet et intitulé « Comments on Draft Technical Support Document for Endangerment Analysis for Greenhouse Gas Emissions under the Clean Air Act » dans lequel il met ouvertement en doute le réchauffement climatique. Sur une centaine de pages, M. Carlin démontre, statistiques à l’appui, les faits suivants : l’Homme n’est sûrement pas à l’origine du réchauffement climatique de la planète. Dans le passé, des périodes de refroidissement ont alterné avec d’autres périodes de réchauffement de l’atmosphère ; les graphiques montrent que la planète a plutôt tendance à se refroidir et que les émissions de CO2 n’ont strictement aucun impact sur la température globale ; es prévisions apocalyptiques des climatologues devraient être corrigées par les scientifiques. Il n’existe aucune preuve exacte qui devrait nous inciter à prendre des mesures coercitives contre le réchauffement de la planète. En conclusion, M. Carlin suggère une approche beaucoup plus scientifique des problèmes climatiques. Laisser le climat à la science et non pas aux politiques.

La réaction de la direction de l’EPA a été immédiate lorsque M. Carlin a fait connaître les conclusions de son Rapport. Il lui a été formellement interdit de communiquer sur son Rapport : pas de communiqué de presse, ni de mails ou de coup de fil. On lui a fait comprendre que la diffusion de ses recherches nuirait à l’Agence. Plus encore, on lui a demandé de choisir d’autres sujets de recherche que le climat… Ce sont des pratiques qu’on croyait disparues avec les totalitarismes. Tout écrit qui contestait le discours officiel et l’idéologie du Parti était complètement banni ou, dans le meilleur des cas, censuré. Il est navrant de constater que ces mesures continuent de plus belle et non pas à Cuba ou en Corée du Nord mais aux… Etats-Unis ou en Europe. M. Carlin s’en sort bien. Sous les régimes communistes, quand ils n’étaient pas fusillés ou envoyés dans les camps, les intellectuels et les savants étaient mis à la porte et envoyés travailler dans les champs ou dans les usines. Ces deux « affaires » devraient nous inciter à plus de prudence et de vigilance dans l’approche des problèmes liés au réchauffement climatique.

Et aussi, de la part des médias, à plus de sérieux et de transparence dans la diffusion de l’information. Pourquoi on ne parle plus de l’Appel d’Heidelberg ou de la Déclaration de Leipzig ? Ou bien de la Pétition de l’Oregon qui repose sur le fait qu’il n’y a « aucune preuve convaincante de ce que la production de dioxyde de carbone, de méthane ou de tout autre gaz à effet de serre engendre ou engendrerait dans un avenir prévisible, un réchauffement catastrophique de la Terre ». Des milliers de scientifiques ont signé ces actes. L’appel d’Heidelberg selon lequel il n’existe pas de consensus scientifique sur le réchauffement climatique a été signé par 4 000 scientifiques dont 72 prix Nobel. Il y a quelques mois, plusieurs dizaines de scientifiques américains, dont des prix Nobel, ont signé un Appel au président Obama en l’incitant à beaucoup de prudence dans ses engagements au service de la lutte contre le réchauffement climatique. Pourquoi ne pas se rappeler aussi du passé et en tirer les leçons ? Dans les années 1970, on a pu assister à la même hystérie généralisée sur le délabrement supposé de la planète. C’était l’époque du Club de Rome, une institution composée de plus de 80 personnalités dont une quarantaine de chercheurs qui s’est mise à prêcher au monde entier que l’Apocalypse ne tarderait pas à arriver sur Terre si nous ne prenons pas de mesures drastiques. Fondé en 1968 par un industriel italien, Aurelio Peccei, le club publie en 1972 un rapport intitulé « Halte à la croissance » dans lequel il prévoit la fin imminente des ressources planétaires dans un délai d’environ 25 ans et, si l’on ne réagit pas, et « pratiquement la fin du monde en l’an 2000 ». Les conclusions sont largement reprises par les médias, le rapport est vendu à plus de 10 millions d’exemplaires dans 37 pays et les politiques de premier plan commencent à être sommés de s’engager derrière les recommandations du Club. Ce sont des sornettes comme les « pluies acides » qui devaient détruire nos forêts et « l’hiver nucléaire » qui ont longtemps constitué les peurs véhiculés par les politiques et une grande partie des médias. Il est donc tout à fait normal de se demander si le réchauffement climatique n’en est pas une aussi.

NICOLAS LECAUSSIN, Directeur du développement de l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales), fondateur de Junior Entrepreneur.

Article original : La revue Parlementaire.

 

Note : Alors que la neige couvre la moitié des Etats-Unis (voir photo en début d'article) et que l'Europe et l'Asie viennent de traverser une vague de froid historique, la Revue Parlementaire, publication officielle de l'Assemblée Nationale française, relaye cette excellente analyse dûment étayée qui remet fondamentalement en cause la propagande entonnée par Al Gore et les médias.

19/12/2009

Le ClimateGate tourne au feuilleton : Les Russes confirment à présent que les scientifiques ont manipulé les données pour exagérer le réchauffement climatique

Telegraph, James Delingpole, 16 décembre 2009

Le ClimateGate prend de plus en plus d’importance. Et merci à tous les Russes qui, avec un timing parfait, ont lâché cette bombe juste au moment où les dirigeants du monde se réunissent à Copenhague pour discuter des moyens de taxer le carbone pour nous renvoyer à l'âge des ténèbres.

Délectez vous de ce communiqué publié par Rionovosta, par l’intermédiaire de l'agence Ria Novosti, à propos de la calotte glacière. (Source d’information : Richard North)

Un débat, sur l’incident de détournement des courriels en novembre 2009 duClimatic Research Unit (CRU), qualifiée de ClimateGate par certaines sources, se poursuit à Copenhague dans le contexte de la Conférence onusienne avortée sur le climat (COP 15), pour discuter des accords alternatifs remplaçant le protocole de Kyoto de 1997, dont l’objectif est de lutter contre le réchauffement climatique.

Cet incident impliquait un serveur de messagerie utilisé par le CRU de l'Université d'East Anglia à Norwich, dans l’Est de l'Angleterre. Des inconnus ont volé et diffusé anonymement des milliers de courriels et d’autres documents couvrant sur 13 ans la question du réchauffement global.

La controverse a surgi après que diverses allégations aient été faites, notamment que les spécialistes du climat se sont entendus pour retenir des preuves scientifiques et ont manipulé les données pour faire en sorte que le réchauffement mondial semble plus prononcé qu’il n’est.

Le ClimateGate a déjà affecté la Russie. Mardi, l’Institut d'analyse économique (IAE) de Moscou a publié un rapport affirmant que le Hadley Center for Climate Change au siège de l'Office météorologique britannique d’Exeter (dans le Devon, en Angleterre) a probablement falsifié les données climatiques russe.

L'IAE estime que les données des stations météorologiques russes ne corroborent pas la théorie du réchauffement planétaire d’origine humaine. Les analystes disent que les stations météorologiques russes couvrent la majorité du territoire du pays, et que le Centre Hadley n’a utilisé dans ses rapports que les données fournies par 25% de ces stations. Plus de 40% du territoire russe n'a pas été concerné par les relevés de la température mondiale pour quelque autre raison que l’absence de stations météorologiques et d’observations.

Les données des stations placées dans les régions non incluses par l’étude duHadley Climate Research Unit Temperature UK (HadCRUT), ne montrent souvent aucun réchauffement concluant à la fin du 20ème siècle et au début du 21ème siècle.

La base de données du HadCRUT inclue des stations spécifiques fournissant des données décousues et qui soulignent le processus de réchauffement global, plutôt que des stations facilitant l’observation ininterrompue.

Dans l'ensemble, les climatologues utilisent des stations météorologiques donnant des résultats partiels beaucoup plus souvent que celles qui fournissent des observations complètes.

Les analystes de l'IAE disent que les climatologues utilisent les données de stations situées dans les grands centres de population, qui sont influencées par l'effet du réchauffement urbain, plus fréquemment que les données valides des stations éloignées.

L'ampleur du réchauffement climatique a été exagérée à cause de l’altération de la température en Russie, qui constitue 12,5% de la masse terrestre mondiale. L'IAE a déclaré qu'il est nécessaire de recalculer toutes les données de la température mondiale pour évaluer l'ampleur de l’exagération.

Si des procédures similaires ont servi pour les données climatiques des autres pays, les données de la température mondiale devront être rectifiées, car les calculs des analystes du COP 15, incluant les évaluations financières, reposent sur la recherche du HadCRUT.

En d'autres termes, ce que les Russes sont en train de suggérer ici, c’est que le dossier entier de la température mondiale, utilisé par le GIEC pour influencer une politique de gouvernement mondial, est de la connerie.

Comme le dit Richard North : C’est du feuilleton.

Mise à jour : Comme Steve McIntyre le signale sur ClimateAudit, on soupçonne depuis longtemps que le CRU a agi particulièrement vite et à la légère avec les relevés de températures en Russie, plus précisément en Sibérie. Voici un courriel de mars 2004 de Phil Jones pour Michael Mann :

[J’ai] récemment rejeté deux documents (un pour JGR et pour GRL) de gens qui disaient que le CRU s’était trompé sur la Sibérie. [J’ai] mis le paquet pour les deux critiques, espérons-le avec succès. Si l'un ou l’autre paraît, J’en serai très surpris, mais on ne sait jamais avec GRL.

À bientôt,

Phil

Et ici, sur Watts Up With That?, il y a l’intervention d’un invité, Jeff Id de Air Vent.

Voici ce que l'un des intervenants avait à dire sur la façon dont les données ont été sélectionnées et biaisées à des fins politiques :

L’essentiel du débat, c’est que le CRU a sélectionné les données, suivant la même méthode employée partout ailleurs. Ils ont ignoré les données couvrant 40% de la Russie et choisi celles montrant une tendance au réchauffement à la place de celles préférables statistiquement, alors même qu’elles étaient disponibles. Ils n’ont pas tenu compte de la totalité des données, préférant les données urbaines, penchant fortement en faveur des données de stations réimplantées, ignorant le détail du jeu de données.

Sur la dernière page, un graphique montre que l'usage sélectif de 25% des données du CRU a créé 0,64°C de réchauffement en plus que ce que montrerait simplement l’utilisation de toutes les données brutes. Le jeu complet des données montre 1,4°C de hausse depuis 1860, contre 2,06°C avec la sélection du CRU sur la même période.

Non, bien sûr, chers lecteurs que je ne suis en aucune façon tenté de chanter victoire avec ces dernières révélations. Après tout, tant de mes collègues, juniors et seniors, m’ont soutenu à fond sur ce coup...

Et, si quelqu'un parle russe, voici l’article complet.

Original : blogs.telegraph.co.uk/news/jamesdelingpole/100020126/clim...

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

28/11/2009

La grippe porcine s’est échappée d’un laboratoire, selon une étude scientifique publiée récemment

H1N1 - Unis face au vaccin

28 novembre 2009

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24 Novembre (Bloomberg).

Le virologue Adrian Gibbs, qui avait dit en mai que la grippe porcine avait pu s’échapper d’un laboratoire, a publié ses conclusions aujourd’hui, relançant le débat sur les origines du virus pandémique.

La nouvelle souche H1N1, découverte au Mexique et aux Etats-Unis en avril, serait l’assemblage de 3 souches de 3 continents différents qui ont mélangé leurs gènes dans un laboratoire ou dans une usine de fabrication de vaccin, selon ce que Gibbs et des confrères scientifiques australiens ont écrit dans le très réputé Virology Journal.

Les auteurs ont analysé le patrimoine génétique du virus et ont trouvé que son origine pourrait être beaucoup plus simplement expliquée par des manipulations humaines que par une coïncidence naturelle.

Leur étude publiée en ligne gratuitement et qui fait intervenir d’autres scientifiques, suit le débat d’il y a 6 mois parmi les chercheurs, lorsque Gibbs a demandé à l’Organisation Mondiale de la Santé d’envisager cette hypothèse. Après avoir étudié la publication initiale de 3 pages de Gibbs, l’OMS et d’autres organismes conclurent que la souche pandémique était un virus d’origine naturelle et pas issue d’un laboratoire.

« Il est important de connaître la source du nouveau virus si l’on veut éviter de futures pandémies, plutôt que de minimiser les conséquences après qu’elles soient apparues » ont déclaré Gibbs et ses collègues John Armstrong et Jean Downie dans leur étude de 8 pages publiée aujourd’hui.

Gibbs et Armstrong sont à l’Université nationale australienne à Canberra, et Downie est affiliée au Centre des maladies infectieuses et laboratoire de microbiologie à l’hôpital Westmead de Sydney.

Bien que l’origine exacte de la nouvelle souche H1N1 reste mystérieuse, leur recherche a soulevé de « nombreuses nouvelles questions » ont-ils déclaré. Les auteurs ont comparé les marqueurs génétiques des souches grippales stockées dans la base de données libre ‘Genbank’ et ils ont trouvé que les ancêtres les plus proches du virus pandémique circulent dans les porcs.

‘Explication la plus simple’

Bien que les oiseaux migrateurs aient pu être les acteurs de leur rencontre, une manipulation humaine pour les rassembler est « de loin l’explication la plus simple » a déclaré Gibbs au cours d’une interview téléphonique aujourd’hui.

Gibbs a écrit ou collaboré à plus de 250 publications scientifiques sur les virus, la plupart concernant le monde végétal, durant ses 39 ans de carrière à l’université nationale australienne, selon l’information biographique sur lui que l’on trouve sur le site internet de l’université.

« Connaissant Adrian Gibbs, il aura réfléchi à tout cela de manière tout à fait logique et il est arrivé à cette conclusion » a dit Lance Jennings, virologue clinicien au laboratoire médical Canterbury de Christchurch, Nouvelle Zélande, au cours d’une interview téléphonique.

« C’est à quelqu’un d’autre qu’il revient de tester et de le prouver ou de le réfuter. »

Source : Bloomberg, Scientist Repeats Swine Flu Lab-Escape Claim in Published Study

Photo : Adrian Gibbs

Traduction : Pierre Naullay pour unisfaceauvaccin.org

Etude du Virology Journal, From where did the 2009 'swine-origin' influenza A virus (H1N1) emerge?

27/11/2009

Les cas de grippe A surestimés

www.lanutrition.fr

21 novembre 2009

Selon une enquête conduite par des journalistes américains, la plupart des cas attribués avant juillet à la grippe A(H1N1) n’étaient pas dus au virus.

Selon une enquête de la chaîne américaine CBS News, qui a duré 3 mois, la majorité des cas de grippe A(H1N1) recensés aux États-Unis au moins jusqu’en juillet n’étaient pas de la grippe A. En fait, il ne s’agissait même pas de grippe.

En juillet dernier, les Centers for Disease Control (CDC), chargés aux Etats-Unis de la gestion des maladies infectieuses et chroniques ont conseillé aux Etats de ne plus pratiquer systématiquement de test pour s’assurer de la présence du virus H1N1 en cas de symptômes grippaux et d’arrêter de décompter les cas individuels. Le CDC cherchait ainsi à faire des économies dans un contexte où l’on considérait que l’épidémie était de toute façon installée et que toute fièvre accompagnée de toux et des symptômes de la grippe était a priori provoquée par la souche A(H1N1). Cette directive n’a pas été suivie unanimement, certains états continuant de pratiquer des tests et des décomptes ne serait-ce que pour pister une éventuelle mutation du virus.

Les journalistes de CBS ont demandé aux 50 états américains leurs propres statistiques sur la base des diagnostics biologiques confirmés. Les résultats sont stupéfiants : la grande majorité des cas de « grippe A » ne l’étaient pas : les tests pour le virus H1N1 étaient négatifs. Ils étaient tout aussi négatifs pour les virus de la grippe saisonnière. Cela en dépit du fait que dans de nombreux états on a testé des patients fébriles sur la foi de leurs symptômes mais aussi de leurs facteurs de risque comme le fait d’avoir voyagé au Mexique.

Voici quelques résultats pour la Floride, la Californie, l’Alaska et la Géorgie :
- Floride : 8853 prélèvements testés, 17% positifs au H1N1, 0% positifs à d’autres virus de la grippe
- Californie : 13704 prélèvements testés, 2% positifs au H1N1, 12% positifs à d’autres virus de la grippe
- Alaska : 722 prélèvements testés, 1% positifs au H1N1, 5% positifs à d’autres virus de la grippe
- Géorgie : 3117 prélèvements testés, 2% positifs au H1N1, 1% positifs à d’autres virus de la grippe

Si ce n’était pas de la grippe, on ignore donc ce dont les patients souffraient en réalité. Les chercheurs interrogés par CBS estiment que les patients souffraient d’autres formes de maladies respiratoires ou de rhume, le tableau grippal pouvant être provoqué par des dizaines de virus courants.

Les CDC n’ont pas réagi officiellement à l’enquête de CBS, mais celle-ci a plusieurs conséquences importantes :

- Elle suggère que les cas de grippe saisonnière et les décès qui lui sont attribués sont probablement surestimés depuis des décennies, ce qui réduit l’intérêt du vaccin annuel.
- Elle révèle que la réalité de l’épidémie de grippe A(H1N1) a été « gonflée » par les autorités sanitaires et les effets d’annonce des médias, en tous cas pour toute la période allant jusqu’à l’été.
- Elle indique qu’un nombre important de personnes ayant eu un épisode de type grippal étiqueté H1N1 ont été infectés par un autre virus, et qu’ils ne sont vraisemblablement pas immunisés contre la souche A(H1N1) alors même qu’ils auraient des raisons de penser l’être. Ceci peut les conduire à refuser le vaccin, quelle que soit l’efficacité que l’on lui prête. [Note de P&P : les preuves de la nocivité du vaccin sont nombreuses. Visitez le blog H1N1 Vaccine: Think Twice (en anglais), qui compile toutes les informations collectées de par le monde sur la grippe A et les effets du vaccin]

Il serait intéressant qu’un travail similaire soit conduit en France.

25/11/2009

Silence On Vaccine

23/11/2009

ClimatGate : Des Données Secrètes Dérobées Et Publiées Sur Le Net Révèlent Le Plus Grand Scandale De La Science Moderne ?

Planète non violence

23 novembre 2009

61 Mégabites de données confidentielles provenant d’une institut de recherche sur le climat et publiées sur internet par un hacker livrent le pot aux roses du mythe du Réchauffement Climatique Mondial (RCM) utilisé par le capitalisme pour se relancer par des taxes en tout genre avec la complicité de scientifiques et d’activistes écolo-fascistes au service de la Grande Inquisition Environnementale tels les Cohn Bendit, Duflot, Bové père et fille et Cie.

Mireille Delamarre

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Dernier Clou Dans Le Cercueil Du « Réchauffement Climatique Mondial Anthropogène »

Si vous avez des actions placées dans les sociétés d’énergie alternatives, larguez les maintenant. La conspiration derrière le mythe du Réchauffement Climatique Mondial (AGW) a été soudainement, brutalement, et plutôt agréablement exposée après qu’un hacker se soit introduit dans les ordinateurs de l’unité de recherche sur le climat de l’Université de l’Est de l’Angleterre ( Hadley CRU) et ai publié sur internet 61 Mégabites de données confidentielles. 

A la lecture de ces données – dont 1079 emails et 72 documents- on réalise pourquoi les chercheurs à Hadley (CRU) auraient préféré qu’elles restent confidentielles. Comme le dit Andrew Bolt, ce scandale pourrait bien être « le plus grand de toute la science moderne ». Ces emails – qu’on suppose avoir été échangés entre certains des plus renommés scientifiques qui soutiennent la théorie du RCM – suggèrent qu’il y a eu : 

Conspiration, collusion pour exagérer les données sur le réchauffement climatique, destruction illégale possible d’informations embarrassantes, résistance organisée à toute publication, manipulation de données, reconnaissance en privé que ce qu’ils affirment en public est tendancieux et encore plus. 

L’un des emails en question fait une remarque « douce » sur la mort en 2004 de John L Daly, ( l’un des premiers à exprimer son scepticisme sur le changement climatique et fondateur du site Still Waiting For Greenhouse – on attend toujours l’effet de serre) faisant ce commentaire : 

« une manière spéciale d’annoncer une nouvelle réjouissante».

Mais les révélations causant le plus de dommage – l’équivalent scientifique du scandale des dépenses des députés (britanniques ndlt) révélé par le Télégraph – sont peut être celles concernant les divers manières dont les scientifiques soutenant le réchauffement ont manipulé ou supprimé des preuves pour soutenir leur cause. 

Ci-dessous un avant goût - jusqu’à présent on ne peut les évoquer que comme des prétendus mails car – bien que le directeur d’Hadley (CRU), Phil Jones, ait confirmé l’intrusion à Ian Wishart dans la salle de conférence – il doit encore reconnaître la véracité des contenus. Mais si c’est le cas, cela évoque des pratiques douteuses telles : 

Manipulation de preuve

« Je viens juste de compléter la manipulation sur la Nature de Mike en faisant des ajouts dans la durée réelle pour chaque série pour les vingt dernières années ( i.e à partir de 1981 et au-delà à et de 1981 pour que Keith cache la diminution. »

Doutes exprimés en privé sur le fait que le monde se réchauffe vraiment

« Le fait est que nous ne pouvons pas justifier l’absence de réchauffement actuellement, nous ne pouvons pas déguiser cela. Les données du CERES publiées dans le BAMS d’Août 2009, supplément de 2008, montrent qu’il devrait y avoir encore plus de réchauffement mais les données sont certainement fausses. Notre système d’observation n’est pas adéquat.»

Suppression de preuve

« Pouvez vous détruire tout email que vous pourriez a voir avec le AR4 de Keith ? 
Keith en fera de même. Il n’est pas là en ce moment – petite crise familiale. 

Pouvez vous aussi envoyé un mail à Gene et lui demander de faire de même ? Je n’ai pas sa nouvelle adresse email. 

Nous demanderons à Caspar de faire de même. «


Fantasme d’actes de violence contre des scientifiques exprimant leur scepticisme sur le réchauffement

"La prochaine fois que je vois Pat Michaels lors d’une rencontre scientifique, je serai tenté de le tabasser. Très tenté. »

Tentatives pour dissimuler la vérité dérangeante sur la Période Médiévale Chaude ( MWP Medieval Warm Period).

« …Phil et moi-même avons récemment soumis un article utilisant environ une douzaine d’enregistrements NH qui conviennent à cette catégorie, et dont certains sont disponibles environ 2K en arrière – Je pense que d’essayer d’adopter un cadre temporel de 2K, plutôt que l’habituel 1K, répond favorablement à un point soulevé par Peck plus tôt w/ en ce qui concerne le mémo, qu’il serait bien d’essayer de « contenir » le « MWP » convenu même si nous n’avons pas encore de moyen hémisphérique de reconstruction actuellement disponible. »

Et peut être même plus condamnable de longues séries d’échanges discutant de 

comment faire pour virer des scientifiques dissidents du système de publication dans les revues

Comment, en d’autres termes, créer un environnement scientifique où, quiconque qui n’est pas d’accord avec AGW peut être dénoncé comme cinglé, dont les points de vue n’ont aucune autorité. 

"c’était le danger de toujours critiquer les sceptiques pour ne pas publier dans « la littérature critique » C’est évident qu’ils ont trouvé une solution- mettre la main sur une revue. Donc que faisons-nous sur ce point ? Je pense que nous devons arrêter de considérer « Climate Research » comme une revue critique légitime. Peut être que nous devrions encourager nos collègues dans la communauté de recherche sur le climat de ne plus y soumettre d’articles, ou de ne plus citer d’articles de cette revue. Nous avons aussi besoin d’envisager ce que nous allons dire ou demander à nos collègues plus savants qui actuellement font partie du conseil éditorial… qu’en pensent les autres ? »

« Je vais emailer à la revue pour leur dire que je n’ai plus rien à faire avec eux jusqu’à ce qu’il se sépare de ce rédacteur problématique. Il se trouve que cette revue a plusieurs rédacteurs. Celui qui est en charge est un sceptique bien connu de Nouvelle Zélande. Il a laissé publier quelques articles de Michaels et Gray par le passé. J’en ai touché un mot à Hans von Storch la dessus, mais sans résultat. Un autre point à discuter à Nice ! »

Hadley ( CRU) est coutumier de ce genre de pratique. En Septembre – j’ai écrit un article ici « comment l’industrie du réchauffement climatique se fonde sur un mensonge de masse » - On a mis en évidence que des chercheurs d’Hadley (CRU) ont volontairement trié des données pour soutenir leur affirmation fausse que les températures mondiales sont montées plus haut à la fin du XXème siècle que pendant tout le dernier siècle. Hadley (CLU) a également été l’institution – en violation de tout comportement acceptable dans la communauté scientifique internationale – qui a passé des années à faire de la rétention de données de chercheurs qu’elle estimait ne pas servir sa cause. Cela compte car Hadley (CRU) crée en 1990 par le Met Office, est une institution financée par le gouvernement qui est supposée être un modèle de rectitude. Ses données HadCrut sont l’une des quatre sources officielles de données mondiales sur la température utilisées par l’IPCC. 

Dans mon titre j’ai posé la question de savoir si cela serait le dernier clou enfoncé dans le cercueil du Réchauffement Mondial Anthropogène. Bien sût c’était un vœu pieux. Durant la tenue de la conférence de Copenhague nous allons assister dans les médias de masse à des histoires de plus en plus hystériques (et grotesquement exagérées) . Et nous allons voir des campagnes encore plus virulentes menées par des activistes écolo -fascistes, telle la campagne ridicule de pub de Plane Stupid montrant des ours polaires CGI tombant du ciel et explosant, car c’est ce qui est supposé correspondre à ce qui arrive quand vous voyagez par avion. 

Actuellement, le monde se refroidit, les électeurs sont de plus en plus réticents à soutenir des politiques écologiques qui conduisent à des règlementations plus oppressives des taxes et des factures de services publics plus élevées ; la tendance c’est de se positionner contre la théorie du Réchauffement Mondial Anthropogène d’Al Gore. De même, le point de vu dit « sceptique » est actuellement le point de vue majoritaire. 

Malheureusement, nous sommes bien loin d’adopter la position de l’opinion publique (et la vérité scientifique) comme le montre la politique des décideurs politiques. Il y a trop d’intérêts matériels en jeu dans l’AGW, avec beaucoup plus à perdre en termes de réputation et d’argent, pour que cela se termine sans une lutte âpre. 

Mais si le scandale de Hadley (CRU) est vrai c’est un coup porté à la crédibilité du lobby AGW qui aura peu de chance de s’en remettre. 

James Delingpole – 20/11/2009 www.blogs.telegraph.co.uk 

James Delingpole est écrivain journaliste éditeur, auteur de nombreux livres dont Welcome To Obamaland: I've Seen Your Future And It Doesn't Work, How To Be Right, et les series de romans Coward of WWII.

20/11/2009

Le virus a muté en Ukraine, selon le président Yushchenko

18 nov 2009, Mecanopolis
Articles traduits par Mecanopolis

Le président ukrainien Viktor Yushchenko a placé neuf régions en « quarantaine urgente » et a ordonné le déploiement d’hôpitaux mobiles militaire dans l’ouest du pays. Il a annoncé que l’Ukraine avait été frappée simultanément par deux souches différentes de la grippe (la grippe A H1N1 et la grippe saisonnière), puis, il a ensuite laissé entendre que trois souches auraient pu se recombiner en une sorte de nouvelle « super grippe » ukrainienne.

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Plus précisément, Monsieur Yushchenko a indiqué : « A la différence des épidémies similaires qui frappent les autres pays, trois causes d’infections virales sont simultanément réunies en Ukraine: deux grippes saisonnière et la grippe A H1N1. Nos spécialiste en ont conclu que cette combinaison était propre à donner naissance à un nouveau virus, plus agressif en raison de sa mutation.»

Les malades en Ukraine ne guérissent pas

Selon le pneumologue en chef de l’hôpital de Lviv (ouest de l’Ukraine, NdT), le docteur Roudnitskaya, ceux qui ont développé une pneumonie liée au virus A H1N1 risquent de développer une maladie pulmonaire chronique, comme de l’asthme bronchique, car il semblerait que la maladie ait amené des modifications organiques irréversibles dans leurs poumons. Les médecins semblent toutefois avoir encore du mal à expliquer comme le phénomène se produit.

« Nous commençons tout juste à étudier ces patients, et nous les suivons de près, en leur demandant de faire régulièrement des tests de sang et d’urine. La maladie a entrainé des altérations irréversibles dans leurs poumons », indique le médecin chef adjoint du département de la recherche infectieuse, le docteur Andrusishin, de l’hôpital d’Ivano-Frankivsk (ouest de l’Ukraine, NdT). « Ils ont beaucoup de difficulté à se remettre de l’affaiblissement de leur système immunitaire, et il y a donc un risque élevé qu’ils contractent toutes sortes d’autres infections. Plusieurs enfants qui sont pourtant guéri de la grippe continuent à avoir une température de 40°. Nous avons aussi trois personnes aux soins intensifs avec un syndrome méta-grippal de type « méningo-encéphalite (inflammation du cortex cérébral, NdT). Des membres de notre personnel, qui ont été atteint par le virus, souffrent maintenant de myocardite. »

Traduit par Mecanopolis

Source : Segodnya.ua

 

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Les symptômes du virus A H1N1 sont similaires à ceux de la « grippe espagnole »


Le virus A H1N1, plus communément appelé « grippe porcine », a commencé à muter. Telle est la conclusion faite par des chercheurs britanniques qui ont étudié la souche du virus responsable de l’éclosion de maladies respiratoires en Ukraine.

Certains médecins, comme le rapporte le Daily Mail, indiquent que les symptôme du virus A H1N1 sont similaires à ceux de la tristement célèbre « grippe espagnole », qui a éclaté après la « Première Guerre mondiale ».

On estime que, entre le printemps 1918 et l’été 1920, la « grippe espagnole » a fait 50 millions de morts dans le monde.

C’est d’ailleurs sans doute les anticorps toujours actifs de cette « grippe espagnole » chez les plus de 60 ans qui permettent aujourd’hui le faible taux de contamination par le virus A H1N1 de cette tranche d’âge

Plusieurs médias citent aussi un médecin de l’ouest de l’Ukraine qui fait état d’autopsies sur les victimes de ce nouveau virus : « Lorsque nous avons procédé aux autopsies, nous avons constaté que leurs poumons étaient noirs comme du charbon. On aurait dit qu’ils avaient été brulé. »

La similarité des caractéristiques des deux virus semble donc évidente. De même que dans le cas de la « grippe espagnole », la souche A H1N1 qui aurait muté provoque une une réaction incontrôlable entraînant une détérioration du système respiratoire, qui, en quelques jour, provoque une destruction totale et irréversible des poumons, puis la mort.

Traduit par Spencer Delane, pour Mecanopolis

Source : News.am

Note de P&P : des rapports de plus en plus nombreux font état de pulvérisations aériennes d'une "substance inconnue" au-dessus de villes ukrainiennes. Voir : http://diablogtime.free.fr/?p=1353

06/11/2009

ACTA : le traité secret impose riposte graduée et filtrage

Numérama

Guillaume Champeau - publié le Mardi 03 Novembre 2009 à 19h23 - posté dans Société 2.0

Négocié à l'abri du regard des citoyens, l'Accord de Commerce Anti-Contrefaçon prévoirait l'obligation pour les FAI de suspendre l'accès à Internet des pirates récidivistes, et de mettre en place des mesures de filtrage et de blocage en concertation avec les ayants droit.

C'est cette semaine que doivent reprendre à Séoul les négociations sur l'Accord international de Commerce Anti-Contrefaçon (ACTA), initié par les Etats-Unis et élaboré dans la plus totale opacité. Les documents de négocation sont classés secret-défense, tandis que seul un petit nombre d'organisations et d'industriels triés sur le volet ont accès aux textes de référence. Les citoyens n'ont pas de droit de regard sur ce traité international qui aura pourtant d'importantes répercussions sur la libre circulation des informations et des oeuvres.

S'il est signé et ratifié par l'Union Européenne, l'Accord devra en effet être transposé en droit national par tous les Etats membres, comme ça avait été le cas de plusieurs traités antérieurs sur le droit d'auteur (Convention de Berne, Convention de Rome, WCT, WPPT, ADPIC...) . A chaque fois, les parlements nationaux n'ont qu'une marge de manoeuvre très limitée, et sont placés devant l'obligation de renforcer sans cesse les prérogatives des industries qui vivent des droits immatériels.

Il faut donc scruter à la loupe le contenu de l'ACTA, ce que l'on ne peut faire pour le moment qu'à travers des indiscrétions. A cet effet, le professeur canadien Michael Geist révèle sur son blog les principaux axes du traité, qui pourraient devenir force de loi d'ici quelques années.

On remarque en particulier la volonté d'instaurer un régime de responsabilité renforcée pour les intermédiaires techniques. Pour le moment, hébergeurs et fournisseurs d'accès à Internet bénéficient aux Etats-Unis (par le DMCA de 1998) comme en Europe (la directive de 2001 sur le commerce électronique) d'un statut qui n'engage leur responsabilité que s'ils ne retirent pas promptement des contenus illicites après notification. Avec l'ACTA, ce régime serait conditionné au respect de nouvelles obligations, notamment de filtrage et de blocage des contenus protégés par le droit d'auteur qui circulent illégalement.

De même, les FAI auraient l'obligation de déconnecter les internautes qui violent de manière répétée les droits d'auteur, ce qui internationaliserait le concept de riposte graduée.

L'accord semble en grande partie inspiré d'un accord de libre-échange (.pdf) déjà conclu avec la Corée du Sud, qui prévoit de telles dispositions. L'article 18.10.30 (vi) prévoit ainsi deux obligations pour les hébergeurs et FAI qui souhaitent bénéficier de l'immunité : 1. qu'ils mettent en place une politique de résiliation des abonnements pour les pirates récidivistes ; 2. qu'ils ne fassent pas obstacle à la mise en place de mesures techiques de détection et de protection (donc de filtrage) des contenus protégés par le droit d'auteur, définies selon les règles de l'art.

Selon Michael Geist, l'accord prévoit aussi une protection renforcée des DRM, en allant plus loin que le traité OMPI de 1996 qui était à l'origine de la loi DADVSI, notamment dans la liste des exceptions de contournement autorisées. Le texte ne prévoit pas d'exception pour l'utilisation équitable (fair use), pourtant essentielle à la liberté d'expression, ni d'obligation d'assurer l'interopérabilité des DRM. Ce qui n'est pas une surprise, puisqu'elle est une chimère.

16/09/2009

Le vaccin contre la grippe porcine est lié à la paralysie

Deuxième partie: "C’est les vaccinations, stupide!"

par F. William Engdahl

Mondialisation.ca, Le 12 septembre 2009

Une prétendue “grippe porcine” ou un “virus” H1N1 ne sont pas le danger pour les vies de nos chers petits, nos enfants, nos femmes enceintes. C’est littéralement la panique grâce à l’OMS, au CDC, au gouvernement US et à des medias serviles incapables de demander quelles sont les doses légales de toxines pour se protéger contre une maladie moins grave qu’un rhume ordinaire.

Les quelques détails qui ont commencé à filtrer concernant les fluides que les principales firmes pharmaceutiques veulent injecter dans nos veines, j’ai commencé à en parler dès l’émergence de la grippe porcine du côté de l’usine de porcs à Veracruz au Mexique.

La déclaration de l’OMS de “pandémie de niveau 6”, urgence globale de santé, fut une décision politique sans rapport réel avec une “menace virale”. Par contre il s’agissait d’une opération injectant plusieurs milliards de dollars de profits dans les coffres-forts d’une poignée de méga multinationales des vaccins - GlaxoSmithKline, Roche (Gilead Science Inc), Baxter Labs, Novartis,  Sanofi Pasteur et quelques autres géants des médicaments -.

De plus, les différents propagateurs de la campagne de peur de l’OMS, l’ Institut allemand Robert Koch, le CDC du gouvernement US, sont sujets à caution car leur préoccupation n’est pas la sauvegarde de la santé publique, mais plutôt un projet à long terme de contrôle des populations à travers des méthodes délibérées pour les rendre malades, faibles, partiellement paralysées ou en tout cas trop faibles pour réagir à la crise sociale objective que nous affrontons, la destruction complète du système basé sur le dollar. Pour quelle autre raison les gouvernements respectifs des Etats-Unis, de la République Fédérale d’Allemagne, de Grande-Bretagne et de France avaleraient-ils un tel canular sur la santé ?

Une simple recherche effectuée par un lycéen dans les sources de l’OMS et/ou gouvernementales peut le démontrer. Si vous en doutez, donnez un peu d’argent de poche à vos ados pour qu’ils prouvent, en n’utilisant que les sources officielles publiées sur Internet qu’il n’y a pas de raison sensée – de santé publique – de déclarer des mesures spéciales, pas de raison qui justifie le développement en catastrophe de nouveaux vaccins, non testés, pour les injecter massivement à la population.

Dites leur que l’élève qui fera le meilleur argumentaire à partir des sources officielles aura droit aux honneurs de la classe.

Un rapport britannique sur les effets neurologiques du vaccin

Selon une lettre confidentielle d’avertissement du 29 juillet 2009, dont une copie parvint au quotidien anglais Daily Mail, l’Agence de Protection de la Santé du gouvernement britannique, Prof. Elizabeth Miller, à la tête du Département d’Immunologie, prévint les neurologues britanniques que le vaccin de la grippe porcine – qui fut brièvement utilisé dans une vaccination de masse en 1976 aux USA, jusqu’à ce qu’il soit brutalement retiré à cause de ses effets secondaires dangereux – est lié au syndrome de Guillain-Barré (GBS), un destructeur du système nerveux central, menant à la paralysie et même à la mort. Le syndrome attaque la gaine des nerfs, causant la paralysie et l’impossibilité de respirer, et peut être fatal. Il peut causer la paralysie des muscles respiratoires, causant la mort par suffocation.

La lettre de mise en garde du Prof. Miller précise :“Il fut prouvé que les vaccins utilisés pour combattre une grippe porcine à venir en 1976 étaient liés au GBS et ils furent retirés du marché". Ce scandale de la grippe porcine de 1976 obligea le gouvernement US à payer des millions de dollars de dédommagements aux victimes du GBS qui avaient reçu le vaccin.

Le gouvernement britannique prévoit de vacciner 13 millions de citoyens britanniques dès début octobre avec des vaccins H1N1 quasiment non testés. L’unité britannique de surveillance neurologique (BNSU), qui fait partie de l’ Association Britannique des Neurologues, a été invitée à surveiller de près tous les cas de GBS pendant la mise en route des vaccinations. Un neurologue senior a dit en aparté à la presse: “Je ne voudrais pas avoir la piqûre de la grippe porcine à cause du risque de GBS”.

D'après certaines informations, la lettre de Miller fut envoyée à 600 neurologues britanniques le 29 juillet, signe d’une préoccupation au plus haut niveau, du fait que le vaccin lui-même pourrait causer des complications sérieuses.

La lettre fait remarquer, à propos du même processus de vaccination contre la grippe porcine aux USA en 1976, que “plus de gens moururent de la vaccination que de la grippe porcine elle-même; environ 500 cas de GBS furent identifiés; les vaccins peuvent avoir multiplié par 800 % le risque de GBS; les vaccins américains furent retirés après seulement 10 semaines quand les scientifiques officiels finirent par confirmer le lien avec le GBS ; le gouvernement US dût payer 10 millions de dollars aux victimes. La surveillance a duré des jours, on collecta les symptômes de GBS chez ceux qui avaient été immunisés et 25 personnes moururent, ne pouvant plus respirer des suites d’une paralysie sérieuse. Une personne sur 80 000 fut touchée. Par contre, une seule personne mourut de grippe porcine. ”

Remarque importante: l’administration Obama a émis une règle particulière exemptant de toute poursuite judiciaire les industriels du vaccin. Le plus inquiétant dans ce contexte, c’est le fait que les nouveaux vaccins n’ont pas été suffisamment testés et que les conséquences sont inconnues, surtout sur les enfants. Cependant les petits enfants et les femmes enceintes seront vaccinés en priorité selon les directives de l’OMS.

Cependant, comme les épidemiologistes européens les plus influents le confirment en privé, les effets de la dénommée grippe A H1N1 ou grippe porcine sont pour le moment très légers, comme un rhume ordinaire, et disparaissent avec quelques jours de repos au lit. Le CDC et les autres agences de santé durent l’admettre : les décès ont tous eu lieu chez des patients qui avaient déjà de très sérieux problèmes respiratoires ou autres maladies graves, et on n’a jamais pu prouver qu’ils étaient causés par la grippe porcine. Il s’agissait de décès « opportunistes » c'est-à-dire de “coïncidences » et il n’y avait pas de cause à effet.

En fait, le GBS dont on croit qu’il est lié aux adjuvants présents dans les nouveaux vaccins, peut causer la paralysie et la mort. Une femme, Hilary Wilkinson, fut atteinte du GBS et devait être nourrie par goutte-à-goutte, tout en ayant besoin d’une trachéotomie rien que pour respirer. Il lui fallut 3 mois pour réapprendre à marcher et à parler. Elle déclare aujourd’hui, à propos de la grippe porcine : « Ca me rend méfiante que le gouvernement lance cette campagne de vaccination sans avoir une idée précise du risque GBS. Je ne souhaiterais cette maladie à personne. »

Une augmentation de 800% du risque de GBS

Une autre lettre met en garde contre le vaccin de la grippe porcine; elle vient de l’association des neurologues britanniques et est signée par le Dr. Rustam Al-Shahi Salman et le Professeur Patrick Chinnery; elle dit : "Suite au programme de vaccination de 1976 contre la grippe porcine aux Etats-Unis, une étude rétrospective a montré une possibilité de multiplication par 8 de l’incidence du GBS". C’est du 800% après la vaccination de 40 millions d’Américains sur une « alerte sanitaire» équivalente, avant qu’on arrête tout brusquement. La campagne de vaccination de masse de 1976 fut abandonnée après que des centaines de cas de GBS furent diagnostiqués, et 25 décès.

Un programme de vaccination d’urgence était soutenu par le Président Gerald Ford cette année-là parce que le patron du CDC (Center for Disease Control), le Dr. David Sencer, avait convaincu la Maison Blanche que la souche de la grippe porcine était la même que celle ayant causé la pandémie de 1918-19, qui selon lui a tué un demi million d’Américains et 20 millions de gens au niveau mondial. Sencer fut écarté et dut démissionner quelques mois plus tard. La campagne hystérique du CDC et de l’OMS actuels sur « la grippe A H1N1 et la grippe porcine » ont beaucoup de points communs avec celle de 1976.

Selon le docteur britannique Tom Jefferson, coordinateur de la section des vaccins of the de l’influent cercle Cochrane Collaboration, un groupe anglais indépendant qui contrôle la recherche pharmaceutique, “Les nouveaux vaccins ne se conduisent jamais comme on l’aurait supposé. Il se peut qu’il y ait un lien avec le GBS, une affection que je ne souhaite à personne. Mais il se pourrait que ce ne soit plus lié au hasard, car un des additifs au vaccin est une substance nommée squalène, et aucune des études que nous avons compulsées n’en fait mention.” Le squalène, une enzyme existant naturellement, pourrait potentiellement causer des effets secondaires aujourd’hui inconnus.

En d’autres termes, la nouvelle version de vaccin pour la grippe porcine H1N1, est un cocktail non testé et potentiellement dangereux de produits chimiques et de fragments viraux qui pourraient vraisemblablement être liés à des dégâts neurologiques très importants, ou pire.

Les médecins et scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur ces dangereux effets secondaires neurologiques parce que le gouvernement ne le fait pas. Les gouvernements et les compagnies pharmaceutiques ne veulent pas que les gens connaissent les risques associés au vaccin, alors ils les passent sous silence. De même ils ne font pas allusion au fait surprenant que les vaccins n’ont jamais été testés sur des enfants ou des femmes enceintes, bien qu’il s’agisse des deux premiers groupes ciblés pour la vaccination.

Les vaccins sont la vache à lait des profits de l’industrie pharmaceutique. Grâce aux vaccins, l’industrie pharmaceutique prépare des générations de futurs profits venant des maladies que de nombreuses études ont identifiées comme venant, ou étant amplifiées par les vaccins, comme la maladie d’Alzheimer, le cancer, l’ autisme, la maladie de Parkinson et bien d’autres.

Le porte parole pour la santé du parti conservateur britannique, Mike Penning a déclaré: “La dernière chose que nous voulons, c’est l’échange de lettres secrètes autour des experts du NHS (National Health Service). Notre tâche est d’être sûrs que le public sache ce qui se passe. Pourquoi le gouvernement n’y est –il pas favorable? C’est aussi très inquiétant que les médecins sensés administrer le vaccin ne soient pas au courant.”

Lire le premier article : Lien évident entre la croissance de l’autisme et les vaccinations, Première partie : "C’est les vaccinations, stupide!"

Article original en anglais, Swine Flu Vaccine Linked to Paralysis, Part II: “It’s the Vaccine, Stupid!”,  publié le 8 septembre 2009.

Traduction : Madeleine Chevassus.

Lien évident entre la croissance de l’autisme et les vaccinations

Première partie : "C’est les vaccinations, stupide!"

par F. William Engdahl

Mondialisation.ca, 11/ 09/09

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L’OMS et la CDC (Centers for Disease Control and Prevention) du gouvernement américain montent en exergue un conditionnement psychologique du public pour créer une hystérie et la panique auprès du public mal informé au sujet du supposé « virus » de la grippe A ou grippe porcine, dont les effets à ce jour s’apparentent à ceux d’un gros rhume. Avant que les gens ne fassent la queue dans les rues en demandant un vaccin pour eux-mêmes et leurs enfants, il serait sage de rappeler, pour la paraphraser, une invective de Bill Clinton à George Bush lors de la campagne électorale de 1992: « C’est les vaccinations, stupide! »

Selon de nombreux scientifiques, la grippe porcine elle-même comporte beaucoup moins de dangers que de nombreux problèmes de santé comme la paralysie, les atteintes au cerveau et même la mort qui proviennent de ce qui est ajouté aux vaccins par pratiquement tous les fabricants de vaccins. Pratiquement sans exception, tous les vaccins commerciaux contiennent aujourd’hui des substances appelées « adjuvants », conçus pour faire « marcher » le vaccin. Ces adjuvants sont la source de maladies gravissimes et parfois mortelles.

On a soupçonné pendant un temps qu’il pourrait y avoir un lien entre la croissance alarmante des cas d’autisme chez les nourrissons et les petits enfants et les vaccinations massives et multiples qu’on pratique machinalement aujourd’hui, même à des enfants qui ne sont nés que depuis quelques heures. Le lien entre ces deux faits est évident et choquant. Si vous êtes fragile, ne lisez pas ce qui suit.

Une nouvelle étude montre un lien direct entre la série de vaccination intensive MMR (rougeole, oreillons et rubéole) et des symptômes proches de l’autisme chez les singes. La principale scientifique impliquée dans l’étude, Dr. Laura Hewitson de l’Université de Pittsburgh, a présenté des conclusions alarmantes sous la forme de la publication d’un abstract au symposium international pour la recherche sur l’autisme. Ceci a aussi été présenté à des conférences scientifiques à Londres et à Seattle.

L’étude a comparé des macaques vaccinés avec des macaques non vaccinés. Les scientifiques présents n’ont pas relevé d’erreur dans l’étude. Les vaccins incluaient la série MMR. L’étude a relevé une augmentation des problèmes gastro-intestinaux et de problèmes d’infections pour les macaques vaccinés. Il y a un symptôme commun avec les enfants souffrant d’autisme régressif.

L’étude a aussi relevé des modifications et des différences de développement sur les singes ayant été vaccines par rapport à ceux qui ne l’étaient pas. L’auteur de l’étude déclara que  « en comparaison avec les animaux non exposés, les animaux exposés ont eu des déficits de développement cérébral  pour des tests de réflexes de survie, tests de distinction des couleurs, et d’apprentissage ».. « Des différences de comportement ont été observées entre les animaux exposés et les animaux non exposés, et pour les animaux exposés, avant et après leur vaccination MMR ».

Les recherches mandatées par le gouvernement US devaient commencer cette année, mais les fonds furent supprimés début janvier.  Sous prétexte de conflits d’intérêts avec des travaux en cours, le CDC, longtemps supporter des vaccinations des nourrissons, annula les projets de recherche.

Le plus choquant dans cette pratique médicale récente et maintenant courante c’est d’effectuer de multiples vaccinations, soutenues par la pratique agressive des laboratoires pharmaceutiques, à des nourrissons à peine quelques heures après la naissance, malgré le fait qu’aucune étude portant sur des vaccins multiples habituellement administrés aux US et au Royaume Uni n’aient été effectuée jusqu’à présent. La pratique des multivaccinations des nouveaux-nés s’est répandue en Allemagne et dans d’autres pays de l’UE au cours des dix dernières années. Il s’en suivit des rapports sur un accroissement considérable des cas d’autisme dans différents hôpitaux allemands dans la dernière décade, justement la période où la multivaccination des nourrissons était devenue systématique.


Attitude du Gouvernement US

Tragiquement, le Gouvernement US missionna pour la sauvegarde de la santé publique la FDA (Food and Drug Administration), avec par exemple le cas des dangers des OGM sur la santé ainsi que l’évidence dramatique du lien entre l’autisme et les adjuvants utilisés dans les vaccins majeurs, cette même FDA qui accepte les arguments des compagnies pharmaceutiques importantes tant sur les plans politiques que financiers.

La FDA considère les vaccins comme sûrs mais, comme pour les OGM, n’a mené aucune étude ni test sur les effets des multivaccinations sur les nourrissons, malgré les problèmes depuis 1990, et maintenant au Royaume Uni et dans l’UE.

Selon Robert F. Kennedy  Jr., fils du défunt attorney général et lui-même avocat actif dans la campagne contre l’exposition au mercure (Thimerosal) et autres toxiques dans les vaccins, « comme l’autisme est un trouble du comportement plus qu’une affection typiquement biologique, les études épidémiologiques n’établissent pas précisément sa cause ». Mais la source principale de données épidémiologiques est le Vaccine Safety Datalink (VSD, censé étudier les effets secondaires des vaccins) qui recense des données sur des milliers d’enfants vaccinés, pour lesquels les services de santé et de ressources humaines se sont bien gardés de tomber dans les mains des avocats et des scientifiques indépendants…Les données brutes collectées dans le VSD fourniraient sans nul doute une évidence épidémiologique nécessaire pour comprendre la relation entre les vaccins et l’autisme. L’absence de telles études permet aux juges de dire aux plaignants qu’ils n’ont pas rempli leur devoir de prouver la cause.

L’ autisme était pratiquement inconnu jusqu’en 1943 quand il fut diagnostiqué et identifié 11 mois après que le Thimerosal, un “adjuvant” aux vaccins à base de mercure, fut introduit aux US dans les vaccins pour nourrissons, avec d’autres composés à base d’aluminium. Le Thimerosal est souvent utilisé pour contrôler la croissance de bactéries et de champignons dans les vaccins, malgré l’évidence de ses effets secondaires très néfastes comme neurotoxine puissante. Selon des études indépendantes, la Russie, le Japon, l’Autriche, le Dannemark, la Suède et l’Angleterre ont interdit le Thimerosal des vaccins infantiles. A ce jour l’Allemagne ne l’a pas fait. Ce toxique a été développé en 1930 par Eli Lilly.Tragiquement en 1991, malgré l’évidence du danger, l’agence gouvernementale US Center for Disease Control (CDC), la même agence qui alimente l’hystérie actuelle sur le danger non prouvé du virus H1N1, a recommandé que les nourrissons soient vaccinés avec une série de vaccins contenant du mercure, dans certains cas moins de 24 heures après la naissance pour l’hépatite B et à deux mois pour la diphtérie, le tétanos et la coqueluche.

Avant 1989 les enfants non encore scolarisés aux US recevaient 11 vaccins : polio, diphtérie-tétanos-coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole (MMR). Puis jusqu’en 1999, à cause des recommandations du CDC, le nombre de vaccinations passa à 22 avant l’école primaire. L’explosion du nombre de vaccinations chez les très jeunes aux US fut accompagnée d’une croissance exponentielle du nombre d’enfants autistes selon Kennedy. L’état d’IOWA rapporta une croissance de 700% de l’autisme au début des années 1990, et en comparaison avec la Californie qui avait refusé les vaccins au mercure. Malgré cette évidence, la FDA continue à autoriser l’industrie pharmaceutique à inclure du Thimerosal dans de nombreuses prescriptions paramédicales (sans ordonnance) comme les stéroïdes et le collagène à injecter.

Le gouvernement US livre des vaccins avec du Thimerosal comme conservateur, à beaucoup de pays en voie de développement, dont certains rapportent aussi une explosion soudaine de cas d’autisme. En Chine, où l’autisme était inconnu jusqu’à l’introduction du Thimerosal par l’industrie pharmaceutique américaine en 1999, les rapports de presse indiquent qu’il y a environ 2 millions d’enfants autistes maintenant.

Le nombre de cas d’autisme aux Etats-Unis a explosé quand 40 millions d’enfants ont été vaccinés en 1990 avec des vaccins au Thimerosal, augmentant leur taux de mercure-poison accumulé. Le niveau d’éthylmercure administré habituellement à des enfants de 2 mois était 99 fois supérieure à la dose quotidienne reconnue par le gouvernement. Avec la déclaration actuelle de pandémie de l’OMS relative à la grippe porcine H1N1, le Comité des vaccins du CDC compte de nombreux membres très liés à l’industrie pharmaceutique. Le Dr. Sam Katz, président de ce comité était un consultant rémunéré par la plupart des compagnies pharmaceutiques produisant les vaccins qu’il “recommandait“.

Il y a toujours le danger de l’aluminium

Maintenant il y a des vaccins sans Thimerosal (50% mercure) aux USA, mais pratiquement tous les vaccins contiennent de l’aluminium, qui a conduit à des défauts de développement neurologique chez les enfants. L’aluminium n’a pas remplacé le Thimerosal comme conservateur des vaccins ; il a toujours été utilise dans les vaccins.

Au cours des dernières années, la plupart des enfants aux Etats-Unis ont été exposés simultanément au Thimerosal et à l’aluminium pour les vaccines suivants: hépatite B, méningite, DTaP (diphtérie-tétanos-coqueluche) et pneumonie. La combinaison du mercure et de l’aluminium renforce les chances de dégâts causés par le mercure.

Selon un rapport récent de Michael Wagnitz, un chimiste américain, “Il y a actuellement 8 vaccins destinés aux enfants qui contiennent une dose d’aluminium de 125 à 850 microgrammes (mcg). Ces vaccins sont administrés 17 fois pendant les 18 premiers mois de la vie, soit six fois plus que ce qui se faisait dans les années 80".

Wagnitz ajoute, “Selon la société américaine pour la nutrition parentérale et entérale, basée sur des solutions d’alimentation intraveineuses, un enfant ne doit pas recevoir plus de 5 mcg d’aluminium par kg de poids et par jour. Ca signifie qu’un enfant de 11 livres ne devrait pas recevoir plus de 25 mcg d’aluminium par jour. Ce niveau a été déterminé comme la limite maximum de sécurité en référence à une étude publiée dans le New England Journal of Medicine sous le titre: "Neurotoxicité de l’aluminium chez les prématurés nourris par perfusion"

Le vaccin de l’hépatite B, administré à la naissance, en contient 250mcg.

Dans une directive de 1996, "La toxicité de l’aluminum chez les nourrissons et les enfants," l’Académie américaine des pédiatres déclare: "L’aluminum peut causer des dégâts neurologiques. Les gens qui ont des problèmes rénaux et qui développent un taux de plus de 100 mcg par litre dans leur circulation sanguine risquent d’être intoxiqués. Le taux d’aluminium dans le sang doit être inférieur à 100 mcg par litre".

Quel est le taux d’aluminium habituellement contenu dans les vaccins administrés aux enfants allemands, français et autres en U.E.? nul ne le sait. Il serait temps que ces informations soient officiellement publiées, et ceci avant que les gouvernements ne lancent des campagnes de vaccinations de masse avec des vaccins non testés et pour un vague danger de grippe porcine H1N1. 


Suite de l'article : Le vaccin de la grippe porcine est lié à la paralysie, Deuxième partie: "C’est les vaccinations, stupide!"

Article original en anglais, "It’s The Vaccines Stupid!" Part I: Evidence Linking Autism Rise in Children to Vaccinations, publié le 5 septembre 2009.

Traduction : Madeleine Chevassus


F. William Engdahl est associé de Mondialisation.ca/Global Research. Il est l'auteur de Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial anglo-américain, et de Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation.