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01/05/2009

Vidéos : La Quadrature du Net publie son "Worst of Hadopi"

Numerama, 30 avril 2009

Toujours aussi active, la Quadrature du Net a publié une série de vidéos montrant "le pire de l'Hadopi" à l'Assemblée Nationale, pour dénoncer les mensonges et autres contre-vérités défendues par le gouvernement et la majorité. Voici la sélection (certaines sont encore en cours de publication) : 




27/04/2009

L’Hadopi et après ?

BAKCHICH TV lundi 27 avril par ANTHONY LESME

Députés soyez cette fois-ci au rendez-vous, la loi Création et Internet se vote mercredi. Et après que va-t-il se passer ? Fin de la fraude ?

Rien ne semble empêcher la loi « Création et Internet » de passer, même pas l’Europe. Le vote de l’amendement Bono ne semble pas un souci pour Jérôme Roger, président de l’UPFI, représentant des labels indépendants de musique,« la France dispose d’une minorité de blocage et s’en servira certainement », il rajoute « si les députés ont voté l’amendement, c’est parce que nous pensons qu’ils ont été instrumentalisés ». Si la France exerce son droit, « c’est tout l’édifice du Paquet Telecom qui risque de tomber à l’eau » peste un expert et contributeur du fameux « Paquet » pour la France… « Tout ça à cause de l’Hadopi et de son projet fumeux ».

Pourtant les députés européens n’étaient pas les seuls à remettre en cause les pouvoirs remis prochainement à l’Hadopi. Couper une connexion Internet serait du ressort du juge et non d’une administration si indépendante soit-elle… pense-t-on du côté de Bruxelles. À Paris, dans un rapport confidentieldévoilé par les Échos l’année dernière, l’ARCEP, l’Autorité de régulation des communications électroniques, avaient mis en garde contre toute précipitation, jugeant que les gages de sécurité pour les internautes et les opérateurs du Net n’étaient pas au point techniquement. La CNIL, dans unrapport sorti de l’ombre par La Tribune, fustigeait le projet de loi qui « ne comporte pas en l’état les garanties nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le respect de la vie privée et le respect des droits d’auteur ».

À mots couverts, la CNIL demandait à ce que le Conseil Constitutionnel s’empare de la question. Les socialistes ont déjà assuré qu’ils s’en chargeraient. En 2004, lors de la modification de la loi « Informatique et Liberté », le Conseil Constitutionnel avait assuré dans sa décision du 29 juillet 2004 que les sociétés de perception et de gestion des droits d’auteur pouvaient collecter des informations sur le Net de manière à éviter la contrefaçon. Mais les sages avaient précisé - excusez la lourdeur juridique- « que les données ainsi recueillies ne pourront, en vertu de l’article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques, acquérir un caractère nominatif que dans le cadre d’une procédure judiciaire et par rapprochement avec des informations dont la durée de conservation est limitée à un an ». Oups ! Seule la justice peut donner une identité au fraudeur. mais avec Hadopi, Ce sera une autorité administrative qui pourra identifier le nom du scélérat. Le Conseil va-t-il juger l’autorité assez indépendante ? La fin de sanctions pénales va-t-il suffire à légitimer la loi ? A suivre…

L’INQUIÉTUDE MONTE CHEZ LES FOURNISSEURS D’ACCÈS

Pour l’heure, d’autres acteurs restent assez silencieux mais non moins agités. Les FAI, les Fournisseurs d’Accès Internet, ont certes signé l’ Accord Olivennes mais les effusions des dernières semaines ne les rassurent pas, loin de là. Selon un porte-parole de la Fédération française des Telecom, les FAI sont « inquiets », notamment en ce qui concerne de possibles contentieux. « Même si c’est l’Hadopi qui nous mandate pour couper la connexion Internet d’un récidiviste, c’est nous qui le faisons en dernière instance et l’internaute pourra se retourner contre nous si c’est injustifié ou justifié d’ailleurs. Hormis les coûts, nous n’avons pas toujours la possibilité de couper uniquement Internet et de laisser l’accès à la télévision et surtout au téléphone et ça peut poser de graves problèmes dans des cas d’urgence. Qui sera tenu responsable » ?

Tout ça pour un signal fort ? Non, il est vrai que le CD et le DVD sont en train de se casser la gueule. « Plus de 50% de chute du chiffre d’affaires en moins en 7 ans » pour le CD rappelle M. Roger de l’UPFI. C’est oublier aussi que le téléchargement légal a fait un bond en avant. Une étude de l’Observatoire de la Musique montre que le nombre de téléchargements légaux, hors sonneries, se monte à 35,4 millions de titres sur les six premiers mois de l’année, soit 47,5% de plus qu’il y a un an à la même époque. Pourquoi alors ne pas passer à la licence globale, c’est-à-dire offrir la possibilité de télécharger contre une redevance et de s’épargner Hadopi ? Selon M. Roger, pour deux raisons, « la première pour ne pas enterrer tout de suite le CD et deuxièmement parce que le marché du téléchargement légal est en plein essor ». Donc on apprend que le CD est condamné et que finalement l’industrie du disque lorgne un juteux marché. Signal que ça va pas si mal.

10/04/2009

Une manifestation contre Hadopi le samedi 25 avril à 14h

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 10 Avril 2009 à 10h08 - posté dans Société 2.0
Des députés ont prévu d'être présents. Afin de ne pas laisser retomber la pression contre la loi Hadopi et faire obstacle à la seconde lecture du projet de loi Création et Internet, une manifestation contre Hadopi est organiséele samedi 25 avril place Edouard Herriot, à 14 heures à Paris. Numerama a décidé de s'y associer. Elle vise à rassembler le maximum de manifestants pour réclamer le retrait pur et simple du texte après son rejet par l'Assemblée Nationale, jeudi matin.

Pour préparer au mieux la manifestation, notamment auprès de la préfecture de Paris, il est demandé aux manifestants de s'inscrire sur le site manifestation-contre-hadopi.com, ce qui permettra d'évaluer la participation. Un défilé sera organisé à partir de 2.000 inscrits.

"Nous n'avons que 16 jours pour boucler le projet. La manifestation est organisée avec le plus grand soin", indique le site internet.

Organisée pour "sauver la démocratie sur Internet", la manifestation devrait réunir, autour de nombreux internautes, des représentants politiques, des associations, des syndicats, des enseignants, des entreprises, et des personnalités, notamment du monde de la culture.

09/04/2009

Message de l'industrie du divertissement de masse

 

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Hadopi rejetée à l'Assemblée !

9 avril 2009,

La Quadrature du Net

Paris, le 9 avril 2009 - L'Assemblée nationale a rejeté le texte, dans un revirement suprenant, lors de la discussion finale sur la loi HADOPI issue de la commission mixte paritaire, avec 15 voix pour et 21 contre.

La voix des citoyens et des innombrables critiques1 qui se sont élevés contre ce texte absurde et dangereux aura fini par se faire entendre. Devant une majorité décomposée, elle-même en proie au doute2, le vote à main levé a définitivement rejeté ce texte, contre toute attente.

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« Il s'agit d'une formidable victoire pour les citoyens. Ce vote leur prouve qu'il est encore possible de se faire entendre. C'est un fantastique exemple de l'utilisation du Net pour contrer ceux qui tentent de le contrôler. Les libertés individuelles n'auront finalement pas été sacrifiées pour tenter de préserver les intérêts corporatistes de quelques industries obsolètes. La loi HADOPI a été enterré plus tôt que prévu. » déclare Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net.

La Quadrature du Net invite toutefois ses soutiens à rester vigilants. Le rejet de l'HADOPI ne signifie en rien la fin de la volonté de contrôle d'Internet du gouvernement. Il est indispensable de continuer à user de l'intelligence collective et de la puissance du réseau pour rendre hommage à la justice et à la vérité.

1.http://www.laquadrature.net/wiki/Contre_hadopi
2. comme le confirmait le député Christian Vanneste sur son blog : http://www.christianvanneste.fr/?p=2202

Rappel important sur le caractère totalement liberticide et aux répercussion funestes de cette "loi" -- sur Numérama :

Pour mémoire, voici ce que nous écrivions au moment du vote de l'Hadopi par l'Assemblée Nationale, avant le passage du texte en commission mixte paritaire.

Dans le seul et unique but affiché de protéger les intérêts d'une partie de l'industrie culturelle (et non des artistes), les députés ont créé un tribunal d'exception, l'Hadopi, qui aura pour charge d'avertir et de sanctionner des internautes dont le seul tort avéré aura été que leur adresse IP apparaisse sur des relevés d'infractions effectués, on ne sait trop par quelle méthode, par des ayants droit. Même si l'on connaît d'ores-et-déjà l'énorme risque de faux positif, le seul moyen pour l'internaute innocent de plaider sa bonne foi auprès de l'Hadopi sera d'avoir installé au préalable un logiciel de sécurisation labellisé par l'Etat, qui sera contrôlé à distance et en permanence par une société privée. Un véritable spyware imposé par l'Etat, aux conséquences funestes, qui révèle en réalité le but principal de la loi : obliger chaque internaute à équiper son ordinateur d'un filtre, qui permettra de cacher ces pirates que l'on ne saurait voir, et surtout demain, de sacrifier la liberté d'expression. Le tout en bafouant allègrement les droits de la défense, puisque malgré la mise en place d'une usine qui sera chargée d'envoyer 10.000 avertissements par jour et de prendre 1.000 décisions de suspension par jour, les internautes qui se sentent accusés à tort n'auront pas la possibilité de contester les accusations, ou alors uniquement après leur condamnation, sans suspension de la peine. Et bien sûr, sans qu'il soit matériellement possible de démontrer son innocence, pourtant réelle, sauf à produire d'improbables preuves qui n'en sont pas.

07/04/2009

Le prix Orwell pour l’ensemble de son œuvre revient à...

Mardi 7 avril 2009

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Prix « bâton merdeux »

« Et les institutions, sociétés ou personnes s’étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus sont... ». Ce dimanche 5 avril, les Big Brother Awards ont remis leurs Prix Orwell.

Dans la catégorie « Orwell Ensemble de son Œuvre », c’est Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, qui arrive en tête « pour son goût immodéré des fichiers de police (+ 70% en 3 ans, dont Ardoise, Edvige, Cristina ou encore Gesterex), mais aussi pour sa “novlangue” avec sa promotion de la vidéosurveillance, ses invitations à la délation et son talent à fabriquer un “ennemi intérieur”. » Ainsi, dans une lettre de mission à Alain Bauer, président d’un "groupe de contrôle" des fichiers policiers, elle dit vouloir« renforcer l’acceptabilité des fichiers au sein de la population ». On devrait en reparler très prochainement avec l’arrivée au Parlement, « avant l’été »selon la ministre, de Lopsi 2, la future loi d’orientation et de programmation de sécurité intérieure.

Michèle Alliot-Marie coiffe ainsi au poteau le ministère de la Culture, sa ministre et son projet de loi Création et Internet. Selon les BBA, après la DAVDSI, il s’entête « à vouloir sacrifier les droits et la vie privée des internautes aux bénéfices d’une poignée d’industriels, renouant avec une justice privée qui occulte l’autorité judiciaire et renverse la charge de la preuve ». Il rappelle les « gesticulations européennes », toujours en cours, de la France autour du Paquet Télécom, et du fameux amendement 138.« Si “la” ministre de la Culture est toujours Christine Albanel depuis mai 2007, c’est toute l’institution qui mérite cette nomination. Ce ministère, où les accointances entre industrie et hauts fonctionnaires sont fortes, s’est déjà illustré en introduisant dans la loi LCEN (..) et en faisant voter, contre l’avis de nombreux parlementaires, la fameuse loi DAVDSI », estime le BBA.

Enfin, distingué pour « son incompétence et son insistance à vouloir contrôler internet par le biais du CSA, ses arguments iniques pour soutenir la loi Hadopi, pour vouloir traquer la délinquance dans les maternités, et bien d’autres choses... » le député et porte parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre aa reçu la mention spéciale « bâton merdeux », « qui lui va si bien pour son côté "petit caniche" ». Pour le jury des Big Brother Awards le député ne cesse « de se faire remarquer... pour son ignorance, ses amalgames grossiers, et sa novlangue récurrente mis au service d’un gout immodéré pour le contrôle en général ».

Et de rappeler notamment son fameux bafouillement à la question « c’est quoi le web 2.0 » posé par un journaliste de BFM, et sa « magistrale déclaration à l’Assemblée » (vidéo), le 15 décembre dernier, pour soutenir son amendement en faveur du contrôle du web par le CSA : « L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? […] Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde. »

Tous les autres nominés et gagnants (Eric Woerth, Bertrand Delanoë et Christophe Caresche, etc.) de l’édition 2009 des Prix Orwell sont à découvrirsur le site des Big Brother Awards France.

 

05/04/2009

Hadopi : On croit rêver...

Agoravox, samedi 4 avril 2009

...ou plutôt cauchemarder. C’est une Assemblée Nationale clairsemée qui s’est prononcée avant-hier soir sur le projet de loi "Création et Internet". Ils n’étaient que 16 députés au moment du verdict final, un comble pour une loi qui aura une telle portée.

En effet, l’examen de cette loi, tout au long de la semaine, a montré à quel point la démocratie française est malade. Si du côté de l’opposition la qualité des députés présents était indiscutable, on regrettera leur nombre ridiculement faible. Mais là n’est pas le problême.

Pour commencer, comment peut-on ne pas s’inquiéter de voir une telle loi, axée presque uniquement sur l’internet (et faisant fi de la création), être portée principalement par une Ministre de la Culture, ancienne prof de français, et par un jeune rapporteur vendeur de voitures. Il est encore plus inquiétant de voir que Madame Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat au numérique, (qui, au passage, a émis un avis plutôt défavorable sur cette loi, avis qui a d’ailleurs été censuré) a été simplement écartée des discussions.

Du coup, la possibilité qu’une parcelle de bon sens émerge dans ce texte était déjà particulièrement réduite. Et bien cette possibilité a été tout bonnement annihilée lorsque, suite à l’acceptation d’un amendement qui, bien qu’anectdotique, a été adopté contre l’avis du gouvernement, l’UMP s’est mise en ordre de bataille. Et juste avant le vote de l’amendement suivant, c’est un bataillon de députés de la majorité qui, n’ayant probablement aucune idée de ce pourquoi ils levaient la main, ont aidé Mme. Albanel a pulvériser l’amendement en question. Naturellement, ils ont quitté l’hémicycle des le moment où le juge a abattu son marteau.

Bref, passons sur ce comportement que je considère personnellement comme honteux et anti-démocratique, et venons en au fait : A quelle sauce seront-nous mangés ?

Pour commencer, il faut savoir que l’esprit général du texte n’a pas bougé d’un iota, ou du moins pas dans le bon sens. La chronologie sera donc à priori la suivante, vous serez avertis par courriel, puis par courrier recommandé, et enfin, l’hadopi pourra décider d’une coupure de connexion internet. Mais là où le texte a changé, c’est dans le fait que le courriel, comme la lettre recommandée seront tous deux facultatifs. En gros, l’hadopi vous les enverra si elle le veut bien.

Bien entendu, lorsque la coupure ne sera pas possible, l’hadopi vous proposera, ou plutôt vous imposera un "mouchard" de sécurisation, qui surveillera votre activité en ligne et sera relié en tout temps à un serveur appartenant, semble-t-il à votre FAI. Bien entendu, ce "mouchard", qui n’existe pas encore, sera, on le sait : Payant, et non-interopérable. Linuxiens, démerdez vous, tel est le message du gouvernement.

Ah oui, veuillez m’en excuser, j’oublie le plus beau : En effet, quel délit de votre part pourrait justifier de telle mesures ? Jusqu’ici, si vous vouliez en profiter, il fallait impérativement se tourner vers le terrorrisme, ou avoir un penchant un peu trop prononcé pour les petits enfants. Vous pensez naturellement au fait d’avoir téléchargé une oeuvre copyrightée, comme un album de Didier Barbelivien ? Eh bien non, votre crime est bien plus grave : Vous n’avez pas sécurisé votre ligne internet ! Alors oui, certains d’entre vous me diront que certains points d’acces WIFI sont ouverts, que les réseaux WIFI protégés par les clés WEP, encore très courants peuvent être crackés en 10 minutes, et que votre adresse IP peut-être injectée de façon aléatoire dans un tracker Bittorrent, et j’en passe. Manifestement, l’UMP n’en a cure.

Alors, certains se demanderont "pourquoi avoir inventé un tel délit " ?

A cela j’apporterai deux réponses. Officiellement, dans les procédures de police, l’agent doit vérifier que l’adresse IP repérée télécharge bien le fichier incriminé (en général des oeuvres pédopornographiques) puis examiner le disque dur. Bien sûr, tout cela prendrait trop de temps à l’hadopi, du coup elle invente un délit de non sécurisation, bien plus pratique !

La raison officieuse, qu’on ne vous dit pas, c’est que si la hadopi punissait le téléchargement illégal, elle entrerait en conflit avec la tristement célèbre loi DADVSI, or il ne peut pas y avoir deux peines cumulatives pour un même délit. Du coup, on invente un nouveau délit et hop, vous êtes déconnecté par l’hadopi, ET poursuivis par les sociétés de perception de droits d’auteur, risquant jusqu’à 3 ans de prison et 300 000€ d’amende. Magie de la loi, vous êtes poursuivis pour deux délits différents et donc passibles de deux peines !

Mais attention, l’hadopi dissimule une multitude de pouvoirs cachés. En effet, elle pourra également ordonner le filtrage (empêcher l’accès à certains sites), sans même passer par le juge, ce qui montre bien à quel point le téléchargement illégal est plus grave que le terrorrisme et la pédophilie.

De la même manière, l’hadopi entend imposer aux moteurs de recherche de surréférencer les sites "légaux". Bon, là il faut avouer que ça ne sera pas facile de convaincre Google de modifier son algorithme pour faire plaisir à Universal Music.

Attendez, ce n’est pas tout ! L’hadopi va également labelliser les sites "légaux" qui le désireraient. C’est une idée fantastique, maintenant, grâce à eux, vous saurez quelle culture est bonne pour vous !

Certains se demanderont également comment il est possible que l’hadopi conserve pendant 3 ans les données concernant un abonné coupable de "non sécurisation de ligne", alors que la peine de suspension maximale n’est que d’un an...

Pour terminer, il faut également rappeler que tout ceci aura un coût, mais j’ai une bonne nouvelle. Enfin sauf si par malheur vous êtes fournisseur d’accès à internet. En effet, ces derniers ont eu la surprise d’apprendre que tous les coûts de modification du réseau, entre 70 et 100 millions d’€, seront à leur charge. Ils ont également appris qu’en cas de non-filtrage d’un site, ils pourront être tenus pour responsables. Et enfin, ils ne devront plus faire payer la partie "internet" de l’abonnement à ceux qui seraient suspendus.

Bref, je pense que tout le monde voit où je veux en venir, et je ne vais pas m’étendre davantage. Ma conclusion sera donc la suivante : C’est n’importe quoi, c’est anticonstitutionnel, c’est coûteux, irréalisable, c’est une loi digne de la Chine, et je vous invite tous à informer dès maintenant votre entourage, afin que le moins de monde possible soit victime de cette loi que je considère comme indigne de notre pays !

03/04/2009

Philippe Val, "je retire ma culotte"

À la suite des rumeurs insistantes qui circulent au sujet de la future nomination par Sarkozy du délicieux Philippe Val à la tête de France Inter, (et de la confirmation de la promotion de Jean-Luc Hees à la direction de Radio France), nous nous faisons une joie de repasser cette petite vidéo de Pierre Carles à l'attention de ceux qui ignoreraient encore la vraie nature du cuistre.

Bien sûr, seul un esprit particulièrement dérangé ou un "fanatique" à la solde des "groupuscules nazis qui sévissent sur Internet" pourrait prendre ces "rumeurs" comme une simple preuve de plus que la France est devenue une république bananière dans laquelle le chef de l'État nomme lui-même les patrons de l'audiovisuel.

Pour approfondir le sujet (et rappeler les liens étroits unissant Sarkozy aux grands patrons des médias), nous conseillons la lecture de cet article : Totalitarisme et contrôle de l'information

France. Des policiers au-dessus des lois

Les homicides illégaux, les passages à tabac, les injures racistes et l’usage abusif de la force par les agents de la force publique sont interdits en toutes circonstances par le droit international. Or, en France, les plaintes pour ce type de violations des droits humains ne sont pas souvent suivies d’enquêtes effectives, et les responsables de ces actes sont rarement traduits en justice, affirme Amnesty International dans un nouveau rapport, qui paraît ce jeudi 2 avril 2009.

« Dans un climat où les violences policières ne sont pas toujours contrôlées, l’impunité de fait dont bénéficient régulièrement les agents de la force publique en France est inacceptable », a déclaré David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

Le rapport d'Amnesty International intitulé France : des policiers au-dessus des lois condamne le fait que des mauvais traitements policiers, des injures racistes et des utilisations abusives de la force continuent d’être signalés tandis que les procédures d’enquête sur ces allégations ne sont toujours pas à la hauteur des normes requises par le droit international. L’organisation constate par ailleurs une tendance croissante à l’inculpation pour « outrage » ou « rébellion » des victimes ou des témoins de mauvais traitements commis par des agents de la force publique.

Les nombreux cas étudiés par Amnesty International dans le cadre de la préparation de ce rapport montrent que, si les victimes de mauvais traitements et d’autres violations des droits humains sont aussi bien des hommes que des femmes et appartiennent à toutes les tranches d’âge, la grande majorité des plaintes concernent des ressortissants étrangers ou des Français appartenant à une minorité dite « visible ».

« La tâche des responsables de l’application des lois en France est difficile et dangereuse, et les expose souvent à des risques importants. Il n’en demeure pas moins que, quand des fautes sont commises par la police, elles doivent faire l’objet dans les plus brefs délais d’enquêtes exhaustives, indépendantes et impartiales », a souligné David Diaz Jogeix.

« Les gens doivent pouvoir faire confiance à leur police. Or, aujourd’hui, ce n’est souvent pas le cas. Cette confiance ne sera possible que lorsque les gens verront que des mesures disciplinaires appropriées sont prises en temps voulu, et que les policiers responsables d’actes criminels sont traduits en justice selon une procédure impartiale et indépendante. Une telle confiance est aussi indispensable pour protéger la réputation de la majorité des représentants de l’ordre qui remplissent leur devoir avec professionnalisme et dans le respect de la légalité »

Certes, les plaintes déposées contre la police ne sont pas toutes fondées, mais l’écart entre le nombre de plaintes reçues et le nombre de sanctions disciplinaires prises permet de s’interroger sur l’exhaustivité et l’impartialité des enquêtes. D’après les informations limitées qu’Amnesty International a pu obtenir, sur 663 plaintes examinées par l’organe d’inspection de la police en 2005, seulement 16 ont conduit à la radiation des agents concernés ; en 2006, seules huit allégations de violence sur 639 ont abouti à une telle radiation. De très nombreuses plaintes déposées contre des agents des forces de l’ordre sont classées sans suite par le parquet avant même d’arriver jusqu’au tribunal.

« Les gens ont le droit de porter plainte mais, dès qu’il s’agit de plaintes contre des policiers, les chances d’obtenir gain de cause sont très minces. Institutionnellement, le système judiciaire favorise les agents des forces de l’ordre. Les victimes, dont beaucoup sont des ressortissants étrangers ou des Français issus de minorités ethniques, sont trop souvent privées de justice », a ajouté David Diaz-Jogeix.

Amnesty International continue d’appeler les autorités françaises à prendre des mesures pour réformer le système actuel et à créer une commission indépendante pour s’occuper des plaintes, avec des pouvoirs et des moyens suffisants pour mener des enquêtes exhaustives et efficaces.

« Les autorités françaises doivent prendre les mesures nécessaires pour que personne ne soit au-dessus des lois. Il est indispensable que le grand public ait confiance en la police », a conclu David Diaz-Jogeix.

http://www.amnesty.fr/despoliciersaudessusdeslois

 


Liste des documents disponibles pour plus d’informations


Rapport France : des policiers au-dessus des lois (index AI : EUR 21/003/2009). Disponible à partir du 2 avril 2009.
Synthèse Média Exemples de cas de violences policières (index AI : EUR 21/007/2009). Disponible à partir du 2 avril 2009.
Synthèse Média Critiques nationales et internationales des organes français chargés de faire respecter les lois (2 avril 2009)
Document Amnesty International et les mauvais traitements en France (15 mars 2009)
Communiqué de presse Amnesty International France contre le Taser aux mains de la police (10 septembre 2008)

21/03/2009

Nicolas Sarkozy a remporté le CIA Awards 2009 du meilleur acteur

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Nicolas Sarkozy a remporté le CIA Awards 2009 du meilleur acteur pour sa magnifique prestation dans la superproduction américaine "OTAN en emporte la France"

Tous les plus grands professionnels de la scène politique étaient là pour assister à son triomphe. On reconnaissait au premier rang, Messieurs Barroso, Jospin, Strauss-Kahn, Kouchner, Le Pen, Roccard, Bayrou, Cohn-Bendit, Balladur, Besancenot, Chirac, Fabius, De Villiers, Hollande, Dupon-Aignan, Giscard d'Estaing, Chevènement, et bien d’autres…

Pas peu fier et visiblement très ému, Nicolas Sarkozy a déclaré en recevant le trophée des mains de son agent (traitant) Frank Wisner Jr. :

"Je remercie tous les professionnels de la désinformation qui me font l'honneur de me distinguer aujourd'hui et je remercie tous mes Kollaborateurs et tous mes prédécesseurs de droite, de gauche, du centre et d'ailleurs.

Cette récompense est d'abord la leur car sans leur Kollaboration zélée et leur dévouement de chaque instant, jamais cette aventure n'aurait pu être menée à son terme…

Merci donc à cette grande famille du spectacle politique qui depuis plus de 50 ans a porté ce projet d'Europe, ou d'OTAN, c'est pareil (rires dans la salle), pour la plus grande gloire de notre maître à tous : Oncle Sam !

Je remercie aussi tout particulièrement mes amis souverainistes, côté cour comme côté jardin, qui ont remarquablement su se glisser dans la peau de leurs personnages et incarner, qui le rôle de gaullistes plus vrais que nature, qui le rôle du brave peuple de gauche, défenseur des valeurs républicaines !

Je sais que ça n'a pas été toujours facile pour eux, car c'était une interprétation tout en nuances, mais ils peuvent être fiers du travail accompli puisqu’au bout du compte, le public n'y a vu que du feu ! (applaudissements)

Je tiens aussi à remercier nos amis de la presse dont on ne rappellera jamais assez le rôle clé qu'ils jouent quotidiennement pour promouvoir notre cinéma.

Et je sais que ce n'est pas à des professionnels comme vous, mes chers amis, que je vais apprendre l'importance primordiale d'un bon plan média pour arriver à vendre un tel film au public !

Pour finir, je voudrais profiter de l'occasion pour faire passer un petit message personnel au Grand Charles, si tu nous regardes (rires) :
Je sais, avec l'équipe, nous avons un tantinet changé ton scénario, surtout la fin.

Mais c'était la volonté des producteurs et comme tu sais : business is business…

Tu ne peux pas imaginer comme je suis content, maintenant que le rideau est enfin tombé, de ne plus être obligé de courir régulièrement à Colombey m'incliner sur ta tombe pour la presse !

Sans rancune, Charles !" (hilarité dans la salle et standing ovation)

 

Article original : Tout Sauf Sarkozy

Black-out

HADOPI - Le Net en France : black-out

11/02/2009

Du « syndrome grec » au « syndrome guadeloupéen

9 février 2009 (Nouvelle Solidarité), Paris

Solidarité & Progrès

Pas un mot ! Alors qu’une grève générale paralyse la Guadeloupe depuis presque trois semaines et que la Martinique prend le même chemin, Nicolas Sarkozy n’a pipé mot, jeudi, lors de son allocution télévisée, sur les revendications de ces deux départements français. Il avait pourtant sous les yeux l’exemple même d’un capitalisme qu’il prétend vouloir faire disparaître.

De plus, pour la première fois depuis longtemps, s’il ne s’agit pas directement d’émeutes de la faim, ce sont de véritables « émeutes de la pauvreté » qui viennent d’éclater en France.

La Guadeloupe fait partie des 13 régions les plus pauvres d’Europe, avec un PIB qui ne représente que 55,8% de la moyenne européenne. Si, d’après les chiffres officiels, le taux de chômage y atteint les 23% en 2007, on pense que le taux réel avoisine les 40%.

Parti de la Guyane en 2008, c’est en Guadeloupe que la contestation se manifeste actuellement avec le plus de force. Le collectif « Lyanag kont profitasyon, LKP » (Rassemblement contre l’exploitation outrancière), y coalise une cinquantaine de groupements sous la direction d’Elie Domota, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG). Dans sa plateforme de 146 revendications, le LKP demande une réduction immédiate des prix de l’essence, une baisse des prix du transport et de l’eau, un gel des loyers et un accroissement du salaire minimum de 200€. Il s’agit également de relancer la production locale et de baisser les taxes sur les engrais et la nourriture pour le bétail.

Domota rappelle que pour son peuple, « résistance et culture sont liées. Cela remonte au temps où les esclaves puisaient dans les chants et la musique du pays natal la force de résister, de se révolter. » Pour lui, l’archipel est devenu « une colonie de consommation de produits importés vendus au prix fort ». Le 30 janvier, près de 65.000 personnes (15% de la population) ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre et samedi, encore 50.000 autres à Basses-Terres.

Cette injustice sociale et économique se conjugue avec les aspects les plus détestables de l’héritage colonial dans l’archipel. Le documentaire de Romain Bolzinger, « Les Derniers Maîtres de la Martinique », diffusé parCanal+ vendredi, offrait une accablante radiographie de l’oligarchie locale dominée par les « békés ». A l’écran, on y voyait un industriel béké affirmant qu’il cherchait à « préserver la race blanche » dans sa communauté, avant de regretter que « les historiens ne parlent que des aspects négatifs de l’esclavage ».

En Martinique, c’est la publication d’une enquête réalisée par le quotidien France Antilles à la veille du début de la grève générale qui a mis le feu aux poudres. L’enquête porte sur l’écart avec les prix pratiqués dans l’Hexagone. Cet écart atteint des niveaux scandaleux, que le seul coût du transport ne saurait justifier. Il serait de 34% sur un panier de produits de consommation courante et de 112% pour des produits de grandes marques. D’après Claude Lise, sénateur et Président socialiste du conseil général de la Martinique,« toutes les enquêtes montrent que le panier de la ménagère, avec des produits de première nécessité, est de 20 à 40% plus cher que sur le continent ».

De quoi alimenter une colère qui a poussé, jeudi dernier, 20.000 personnes dans les rues de Fort-de-France, sous la direction du « Collectif du 5 février ». « Des gens qui n’avaient jamais manifesté de leur vie sont descendus, jeudi dans les rues », disait un gréviste.

Même Yves Jégo, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, revenu après une semaine sur place pour discuter la situation avec le Premier ministre, dans leJournal du dimanche du 8 février, évoque « un questionnement sur un enrichissement sans cause des compagnies pétrolières » et est bien obligé d’annoncer que cela pourrait se terminer « par une action judiciaire de l’Etat » contre les sociétés en question.

En tout cas, l’état prérévolutionnaire que crée cette situation fait forcément saliver les troupes d’Olivier Besancenot. Pour lui, la grève générale qui touche la Guadeloupe et la Martinique est forcément « un motif d’inspiration » car « c’est ce qu’il faudrait faire dans les semaines et mois à venir » en métropole.

Par ailleurs, on peut penser que la place Beauvau a vu venir les choses. A en croire le LKP en Guadeloupe, « 17 airbus ont débarqué depuis début janvier avec près de 4000 forces de l’ordre, des chars d’assauts, des munitions, des cercueils en plastique et des vivres ».

Aucune solution purement locale ne permettra de résoudre cette crise d’une façon durable. Si les abus des « profiteurs outranciers » doivent être durement sanctionnés devant une Commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités de la crise financière, seul un « Nouveau Bretton Woods » du type préconisé par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade en France permettra d’instaurer une logique de coopération mutuelle, un véritable nouvel ordre économique mondial plus juste.

Commentaire P&P : Ce qui manque à Cheminade et à son mouvement, c'est une connaissance de la Ponérologie Politique, et de la façon dont des individus déviants s'emparent du pouvoir et imposent un mode de pensée psychopathique à l'ensemble de la population. Ces élites n'ont que faire du bien-être des populations ou d'un "nouveau Bretton Woods". Cette crise a été pensée et voulue.

Notons que la différence entre le « syndrome grec » et le « syndrome guadeloupéen », c’est que ce dernier vient de l’intérieur de la République.

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