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06/06/2009

Hadopi : le Conseil constitutionnel devrait censurer le texte

Numérama, vendredi 05 juin 2009

Le Conseil constitutionnel rendra dans les prochains jours son avis sur la constitutionnalité de la loi Création et Internet. Sans attendre, deux docteurs en Droit publient, l'un sur une revue très reconnue des experts en Droit, l'autre sur un très sérieux site de veille juridique, leur analyse. Ils concluent tous les deux à la très probable censure, au moins partielle, de la riposte graduée.

Les députés socialistes, communistes et verts ont saisi le Conseil constitutionnel le 19 mai dernier, pour qu'il donne son avis sur le projet de loi Création et Internet. Le texte est-il, oui ou non, conforme aux principes posés par la Constitution et ses textes périphériques ? Le Conseil doit rendre son avis dans les tous prochains jours (au plus tard le 19 juin), mais si l'on en croit l'avis d'éminents juristes, il est impossible qu'il ne censure pas au moins partiellement le projet de loi créant l'Hadopi.

Le bloggeur Stan a notamment mis la main sur un article des très influentes "Petites Affiches", dans la collection "Doctrine de Droit constitutionnel". Quiconque a fait des études des Droit connaît l'importance des Petites affiches dans l'orientation de la jurisprudence. En plus de la publication et du commentaire des grandes décisions judiciaires, les Petites affiches donnent la plume à d'éminents juristes pour qu'ils enrichissent "la doctrine", c'est-à-dire le socle idéologique et technique qui préside souvent aux décisions rendues par les juges. Son avis est nécessairement pris en compte par le Conseil constitutionnel, ou ils permettent en tout cas de deviner la position que prendront les sages.

Dans son article, le docteur en droit public Hubert Lesaffre assure que "la constitutionnalité de ce dispositif (la riposte graduée, ndlr) est sujette à caution". "Aussi bien sur le terrain des principes constitutionnels applicables à la matière contractuelle, que sur celui de la protection des droits fondamentaux, cette disposition est d'une constitutionnalité qui prête à controverses", écrit le juriste. Il dégage cinq points posant particulièrement problème, tous concentrés sur la sanction :

  1. L'enrichissement sans cause des FAI qui continueraient à percevoir le paiement de l'abonnement à Internet alors qu'il est suspendu, et qu'il ne rend donc pas le service qu'il fait payer. D'abord établi par la jurisprudence des tribunaux, le principe a désormais valeur constitutionnelle ;
  2. La suspension de l'accès à Internet porterait atteinte à la liberté contractuelle, érigée en principe constitutionnelle sur la base de l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen, qui fait partie du bloc de constitutionnalité observé par le Conseil. "Cette atteinte à la liberté contractuelle apparaît d'autant moins justifiée qu'il n'existe pas de lien avec le motif d'intérêt général poursuivi par la loi puisqu'en aucune façon les auteurs, dont on entend protéger les droits, ne bénéficieront des sommes ainsi prélevées", écrit Dr Lesaffre ;
  3. L'Hadopi porterait atteinte à la légalité des délits et des peines, qui veut que la sanction encourue pour un délit soit connue et déterminée. Ce qui ne serait pas le cas de l'obligation de continuer à payer son abonnement à Internet. Car, comme le croit le juriste, "la disposition en cause pourrait être assimilé à une sanction financière, dont le montant n'est pas déterminé, ce dernier résultant non pas de la loi mais des clauses contractuelles unissant l'abonné à son fournisseur d'accès, le privant ainsi de base légale" ;
  4. De plus, il y aurait alors risque de double peine, puisque le Conseil constitutionnel a déjà jugé dans sa jurisprudence qu'une "sanction administrative de nature pécuniaire ne peut se cumuler avec une sanction pénale". Or la sanction administrative de l'Hadopi n'empêche pas la sanction pénale pour fait de contrefaçon.
  5. Enfin, l'Hadopi serait contraire au principe d'égalité, puisqu'en fonction du contrat qui le lie avec son FAI, un abonné pourrait être condamné à payer plus cher qu'un autre, pour un fait similaire. "La discrimination ainsi engendrée sera dépourvue de tout lien, même indirect, avec l'objet que la loi établit, la protection des droits des auteurs", écrit le juriste.

Par ailleurs, c'est sur Juriscom que l'on peut trouver une autre analyse, encore plus cinglante. Elle aussi docteur en droit, Estelle De Marco conclut une longue et riche analyse de 21 pages par ces mots : "Au terme de cette étude très partielle de la petite loi dite « création et Internet », nous constatons donc que si l’objectif du législateur est louable, le texte qui en résulte présente de sérieuses lacunes en termes de protection des libertés fondamentales et de compréhension des nouvelles technologies, qui pourraient bien le rendre inapplicable". Nos amis de PC Inpact publient un résumé de ses principaux arguments :

  • Atteinte à l'égalité des citoyens devant la justice ;
  • Atteinte aux droits de la défense ;
  • Atteinte à la présomption d'innocence ;
  • Atteinte aux libertés et au principe de nécessité ;

Elle conclut, plus politiquement, en estimant que la loi Hadopi est une erreur dans la politique pénale, qui manque de proportionnalité. "Il nous semble que la pédagogie et l'information devraient constituer des priorités de l'autorité publique", écrit Estelle De Marco. "Si les valeurs protégées par la loi pénale étaient en outre hiérarchisées selon leur importance, leur protection étant idéalement conforme à cette échelle, la politique pénale serait sans doute plus adaptée à une protection effective de la société, sans atteinte excessive aux libertés individuelles".

30/05/2009

Appel à la Résistance

29/05/2009

Attaqué par le lobby viticole pour avoir détecté des pesticides

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© inconnu
La France est le premier consommateur de pesticides en Europe

 

Novembre 08 : Rappel des faits

Le 24 novembre 2008, le MDRGF , association sans but lucratif dont l’objet est la défense de l’environnement, agréée par le Ministère de l’Ecologie, publie les résultats d’une grande enquête sur les résidus de pesticides dans le raisin menée par 5 ONG de PAN Europe (dont le MDRGF pour la France) de 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés au regard de la présence de résidus de pesticides par un laboratoire spécialisé allemand.

Résultats : 99,2% des raisins analysés dans ces 5 pays contenaient des résidus de pesticides! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides . En France chaque échantillon contenait en moyenne 8 pesticides différents, un échantillon en contenant même 16 !

Le MDRGF dénonçait cette situation comme inacceptable, pointant la contamination massive des échantillons testés. La presse a très largement repris les résultats de cette enquête qui a permis de mettre une pression très forte sur les pouvoirs publics et les élus à un moment où se discutait au Parlement Européen un paquet de législations sur les pesticides. Cette étude ciblait des chaînes de supermarché pour les pousser à abaisser les teneurs en pesticides qu’elles acceptent dans les fruits et les légumes qu’elles vendent.

 

Février 09 : les producteurs de raisins de table assignent le MDRGF en justice !


Fin janvier 2009, le MDRGF apprend par des journalistes du sud de la France que la Fédération Nationale des Producteurs de Raisin de Table (FNPRT) vient de tenir une conférence de presse avec son avocat pour annoncer qu’ils ont décidé de nous assigner en justice pour avoir, selon eux, dénigré le raisin de table.

Après cette annonce médiatique peu conforme aux pratiques juridiques usuelles, une assignation datée du 2 février a été envoyée au TGI de Paris le 4 février 2009. La partie adverse demande au MDRGF la somme exorbitante de 500 000 Euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur notre site Internet, rien de moins ! Ces demandes sont sans véritable fondement, la publication de l’étude du MDRGF ayant eu lieu en toute fin de période de commercialisation du raisin et ne visant pas à dénigrer le raisin, mais à dénoncer la présence massive de résidus de pesticides sur ces fruits, ce qui est une réalité établie également par les études officielles de la DGCCRF en notre possession.

Une menace qui dépasse de loin la survie du MDRGF.

Cette assignation est bien sûr une menace pour la survie du MDRGF. Notre association ne possédant pas les sommes demandées…loin s’en faut !

Nous sommes convaincus que ce n’est pas un hasard si la FNPRT attaque le MDRGF. Tout d’abord il faut savoir qu’il s’agit d’une sous section de la FNSEA…qui n’a pas beaucoup apprécié le travail du MDRGF ces dernières années qui a contribué à la mise en place d’un plan de réduction de l’usage des pesticides dans le cadre du Grenelle de l’environnement et aussi à l’adoption de mesures intéressantes au niveau européen pour l’exclusion des substances les plus dangereuses.

Une défaite du MDRGF dans le cadre de ce procès menacerait également gravement la liberté d’expression des ONG dans ce pays. En effet, si des cas de jurisprudence ouvrent le droit à la libre critique des marques, il n’en existe pas de semblables pour les produits, comme le raisin, ou tout autre produit agricole. Si le MDRGF perd ce procès, qui osera demain critiquer la présence de résidus de pesticides dans les fraises, ou dans le blé au risque de se voir condamner lourdement ? Quelle organisation de consommateurs osera encore publier un banc d’analyse avec un commentaire un tant soit peu critique ?

Il est donc vital, pour protéger la liberté d’expression des ONG et aussi conserver le droit à la contre expertise citoyenne dans ce domaine des résidus de pesticides, et aussi dans tous les autres, que le MDRGF gagne ce procès.

Ainsi, parce que nous sommes nombreux à penser que cette assignation infondée est injuste et dangereuse nous vous demandons de nous soutenir en signant l’Appel ci-après:

Premiers soutiens au MDRGF dans cette affaire : Jean Marie PELT, Alain BOUGRAIN DUBOURG, Serge ORRU, Philippe DESBROSSES, Corinne LEPAGE, Jean Paul JAUD, Yannick JADOT, Robert LION, André CICOLELLA, Claude AUBERT, Michèle RIVASI, Yves PACCALET…

Appel de soutien aux « Générations Futures »

Parce que la liberté de chacun à pouvoir exprimer une opinion, fondée sur des faits tangibles et reposant sur la bonne foi, est en danger,
Parce que le droit d’informer, sans volonté de nuire ou de dénigrer, est mis en péril,
Parce que le droit de dire, quand la situation l’exige, que certaines substances chimiques font peser une menace environnementale et sanitaire sur nous tous, est remis en cause,
Nous, hommes et femmes engagées en faveur du respect de l’environnement et des droits des générations futures, appelons à soutenir l’action d’information sur les résidus de pesticides dans les aliments menée par l’association MDRGF, aujourd’hui victime d’une attaque sans fondement, menaçant la survie même de cette organisation.
Parce que le combat du MDRGF est le nôtre, nous ne pouvons admettre et tolérer que cette action d’intimidation de la FNPRT, mue par la volonté de faire taire cette association, aboutisse, et nous soutenons le MDRGF dans cette affaire.


Je signe à titre individuel
Nom/ Prénom* :
Profession :
Adresse* :
Mail* :
Tel :
Je soussigné (nom/prénom/)…………………………………………qualité** ………………………, signe l’appel de soutien aux « Générations Futures ».

Je signe au nom de mon association (j’ai le mandat de mon CA pour le faire)
Nom/ Prénom* :
Profession :
Nom de l’ONG représentée :
Qualité :
Adresse* :
Mail* :
Tel :
Je soussigné (nom/prénom/qualité et nom de l’ONG)………………………, signe l’appel de soutien aux « Générations Futures »

*mentions obligatoires
**si vous signez au nom de votre fonction, ainsi si vous êtes élu par exemple merci de le préciser

Je témoigne de mon soutien en écrivant ci-dessous un message qui sera publié dans le livre d’or du site de soutien à venir : « Ensemble pour les Générations Futures » :
Votre message :

L’ensemble est à renvoyer par email à : mdrgf2@wanadoo.fr ou mdrgf@wanadoo.fr
Ou par la poste : MDRGF 40 rue de Malte 75011 PARIS

Pour plus d’informations merci de contacter :

Nadine Lauverjat – Chargée de mission François Veillerette – Président
Portable: 06.87.56.27.54 Portable: 06.81.64.65.58
mdrgf2@wanadoo.fr
mdrgf@wanadoo.fr


Article original : Le Blog d'Yves Paccalet

 

 

un journaliste licencié pour insulte au Président

 

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© inconnu
Propagande, manipulation d'images et culte de la personnalité.

 

S'agit-il d'une blague belge (si tel est le cas, les habitants du plat pays eux-mêmes ne l'ont pas comprise) ou d'un suicide professionnel en direct ? Un animateur de la radio belge Al Manar s'en est ouvertement pris au Président de la République, accablant Nicolas Sarkozy de nombreuses injures en le traitant notamment d'« anti-français », « de xénophobe notoire » de « raciste anti-africain notoire » ou encore « d'islamophobe ».

S'attaquant ensuite aux Maghrébins qui ont pu rejoindre le mouvement réformateur belge (proche de l'UMP), l'animateur a violemment tancé Fadela Amara. L'ancienne présidente du mouvement Ni Putes Ni Soumises, aujourd'hui secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville, est accusée de « débile mentale qui était une pute et une soumise (...), elle qui est une pute soumise à Nicolas Sarkozy ».

Cet animateur n'en est pas à son premier dérapage. Ahmed Bouda, le directeur de la radio Al Manar, ne comptait pas renouveler le contrat de ce polémiste, qui prenait fin en juin. « J'imagine qu'il a voulu nous nuire en faisant cela », a-t-il expliqué à l'agence de presse belge Belga. Une plainte ayant été déposée, le CSA a été saisi de l'affaire et une procédure d'instruction a été ouverte.

 

Article original : Yahoo News

 

Note : Si l'on s'en tient à cette article, Ahmed Bouda le journaliste incriminé aurait insulté Nicolas Sarkozy. Vous noterez du reste que lorque Sarkozy insulte ouvertement un participant du Salon de l'agriculture ou qu'il traite les Bretons de connards il n'est nullement inquiété...

Il est piquant de constater qu'il est reproché à ce journaliste d'avoir tout simplement dit la vérité à propos de Sarkozy.


Ahmed Bouda a qualifié Sarkozy d' "anti-français"

Comment qualifier autrement celui qui détruit le système de santé, stigmatise les plus faibles (chômeurs, retraités, demandeurs d'emplois), anéantit la recherche et l'éducation publique, fait usage de la force pour briser les mouvements citoyens, met en place un Etat sécuritaire rognant sur la vie privée et la confidentialité des Français, torpille un pouvoir d'achat déjà vacillant, répand le mensonges dans nos esprits par le biais de médias serviles ?

Pour être totalement objectif, Sarkozy n'est qu'à 95% anti-Français. Pour les 5% de nantis restants, c'est tout le contraire. Effectivement, si vous faites partie des Bolloré, Lagardère, Bouygues et consors vous pouvez légitiment affirmer que Sarkozy est le meilleur président que la France ait jamais connu.


Ahmed Bouda a qualifié Sarkozy de "xénophobe notoire"

Là encore Bouda ne fait qu'affirmer une vérité connue depuis des lustres.

Même si Sarkozy montre parfois un peu plus de tempérance que Le Pen, il a repris l'essentiel de son programme politique raciste avec sa chasse aux sans-papier, ses tests ADN réservées aux étrangers, ses camps de concentration pour sans papier, ses quotas d'arrestation et d'expulsion, ses tabassages de clandestins.

Et les paroles sont conformes aux actes avec quelques déclarations comme "racaille" ou "karcher"  qui resteront dans les annales de la haine raciale primaire.


Ahmed Bouda a qualifié Sarkozy de "raciste anti-africain notoire"

Là aussi nul besoin d'être grand clerc pour percevoir le mépris de Sarkozy pour les Noirs. Il suffit par exemple de se remémorer son discours de Dakar du 26 juillet 2007 et ce passage sur l’ « homme africain » : «  Le paysan africain, qui depuis des millénaires vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. »

Pour Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), si « le racisme, c’est imputer des comportements normés à un groupe d’individus », alors « c’est ce que fait Nicolas Sarkozy dans son discours. » Une lecture partagée par Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (Mrap) pour qui « ce discours est un hymne à la gloire des forfaits du colonialisme qui rassemble l’ensemble des clichés racistes qui introduisent « l’homme noir » comme un sous-homme. »


Ahmed Bouda a qualifié Sarkozy d'"islamophobe"

En termes d'islamophobie les mots de Sarkozy lancés à Azouz Begag se passent de commentaire :

Le candidat de la Droite décomplexée à la présidentielle a même piqué une grosse crise lorsque le "beur de Villepin" (c'est son surnom parmi les sarkozystes lorsque ce n'est pas "bicot de service") déclare lors d'un meeting à Marseille qu'il ne s'appelle pas "Azouz Sarkozy": "Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser la gueule ! sale connard !"

Dans le même registre, ses allusions à peine voilées sur le "mouton dans la baignoire" nous rappellent les pires diatribes mégretistes.

Notons également que Sarkozy est l'auteur des préfaces des livres de Gianfranco Fini, le leader de l'extrême droite italienne. ("République, les religions et l’espérance", paru en 2005, puis "Témoignage" publié en Italie fin 2006).

L'intéressé lui a renvoyé le compliment. Venant de  l'héritier politique de Mussolini le commentaire ditirambique ci-dessous en dit long sur le modèle politique mis en oeuvre par notre très cher président.

"Sarkozy a su réaliser les idées vécues au quotidien, les solutions expérimentées en tant que ministre, sur les grands problèmes globaux qu’il a su affronter : immigration, ordre public, réforme de l’administration, banlieues en flammes,.."

Pour terminer penchons-nous rapidement sur le cas des Arabes et des Noirs qui ont rejoint le gouvernement raciste de Sarkoy. Certains sont peut-être sincères, d'autres naîfs.

Nous pensons que la plupart sont des arrivistes dénués de toute conscience, prêt à trahir leur peuple, leur racine, leur identité pour alimenter leurs petites ambitions personnelles.

Cette situation rappelle à certains égards une des périodes les plus sinistres de l'Histoire de l'humanité illustrée par cet extrait de l'ouvrage intitulé "L'adolescence d'un juif d'Algérie" écrit par Gabriel Bénichou, ex-déporté du camp d'Auschwitz :

"Les Kapos à Auschwitz qui n'étaient pas des bourreaux étaient rares, mais les les Kapos juifs qui ne l'étaient pas étaient exceptionnels"

 

22/05/2009

Nicolas Sarkozy a raison: "La violence à l'École est inacceptable. Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable."

Le Post, 22 mai 2009

par Birenbaum

Mercredi 20 mai, le président Nicolas Sarkozy a participé dans un lycée de l'Essonne à la 76e étape du tour de France des lycées, engagé par le patron de l'IEP de Paris, Richard Descoings.

Il  s'est rendu (avec son ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos) dans un établissement du Val-de-Marne, le lycée polyvalent du Parc de Vilgénis à Massy.

Nicolas Sarkozy y a discuté, pendant deux heures, avec des élèves, des professeurs et des personnels administratifs.

Comme il se doit, des caméras étaient dans la salle.

Voici un extrait mis en ligne par Lycée pour tous, dans lequel le Président explique combien : "La violence à l'École [est] inacceptable".

Il appuie avec force sur cet "inacceptable" trois fois de suite...

Et même s'il se trouve dans un lycée, le Président évoque  évidemment plus généralement l'incivilité à l'École, pour expliquer à son auditoire :

"C'est à nous [les autorités publiques] de sanctuariser, autant qu'il est possible les établissements scolaires [et donc pas seulement les lycées] de la violence"...

Et de conclure sur un quatrième "inacceptable".

Regardez et écoutez...

Alors, que ce soit bien clair entre nous...

Je suis entièrement d'accord avec mon Président !

Je veux qu'il protége les enfants, nos enfants, mes enfants, des violences.

De toutes les violences.

Son ministre, Xavier Darcos, est, lui aussi, d'accord avec son Président.

Et il a prouvé, très rapidement, qu'il avait reçu "5 sur 5" le message présidentiel.

Dès le lendemain de cette visite (hier), en effet, Xavier Darcos (qui s'exprimait à l'occasion du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) a évoqué la création d'une police des écoles : "puisqu’il faut des moyens, mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle".

Ah bah en voilà une foutue bonne idée !

Une force mobile d'agents !

Des policiers à l'école.

Des policiers DANS l'école.

Pour protéger nos enfants !

C'est ici, chers "lecteurs", que "l'actualité" devient "talentueuse". Presque géniale.

Hier (le jour même où Xavier Darcos proposait cette "police des écoles") des policiers, hyper motivés, ont justement débarqué, à la sortie d'une école deFloiracpour embarquer deux enfants de 6 ans et 10 ans suspectés d'avoir volé une bicyclette (tous les détails sont ici) !!!

Et voilà !

CQFD !

Une fois de plus, un sinistre fait divers donne entièrement raison à notre Président.

À sa politique.

À son gouvernement.

La violence à l'École ?

Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable !

À commencer par la violence policière.

Allez savoir pouquoi, cette histoire lamentable m'a précisément rappelé cette scène de l'immense Voleur de bicyclette, que je n'oublierai jamais...

Regardez-là jusqu'au bout.

S'il vous plaît.

 

20/05/2009

Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 20 Mai 2009 à 09h08 

"Le président de la République actuel a un plan". C'est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l'on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI où il était président de l'UMP et ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l'appliquer avant-même la loi Hadopi, et prévoit de le parachever avec la Loppsi. Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

Petit à petit, les pièces du puzzle s'assemblent et l'image se révèle sous nos yeux. Le projet de loi Création et Internet n'a pas encore été promulgué que déjà le morceau suivant s'apprête à faire son apparition. Projet de loi après projet de loi, décret après décret, nomination après nomination, Nicolas Sarkozy prépare méthodiquement les moyens pour le gouvernement de contrôler Internet... et les internautes.

Lundi, Le Monde a publié un excellent article sur la prochaine loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi, ou Lopsi 2), qui montre ce que prévoit le nouveau texte commandé par Nicolas Sarkozy : installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l'Etat, légalisation des chevaux de Troie comme mode d'écoute à distance, création d'un super-fichier "Périclès" regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures...), création d'un délit d'usurpation d'identité, pouvoir de géolocaliser les internautes, ...

Sans cesse repoussée, la loi est attendue de pieds fermes par Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs en partie elle qui a justifié l'obsession du Président à maintenir contre vents et marée la loi Hadopi. Car "le président de la République actuel a un plan". Pour le comprendre, il nous faut accumuler les pièces à conviction. Certaines relèvent très certainement de la paranoïa, d'autres sont véritablement réfléchies par le Président.

Mises bout à bout, elles laissent peu de doute sur la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler le net, aussi bien dans son contenu que dans son infrastructure.

Au commencement, Nicolas Sarkozy voulu devenir Président

Très tôt dans sa carrière politique, Nicolas Sarkozy n'a eu qu'une obsession : devenir président de la République. Et une vision : pour y parvenir, il fallait contrôler les médias. Maire de Neuilly-Sur-Seine, il s'efforce de faire entrer rapidement dans son cercle d'amis proches les Martin Bouygues, Lagardère (père et fils) et autres Dassault qui le conduiront par leur amitié complice au sommet du pouvoir. C'est d'autant plus facile que ces capitaines d'industrie, propriétaires de médias, dépendent pour l'essentiel de leurs revenus des commandes de l'Etat. Entre amis, on sait se rendre des services...

Toute cette énergie de réseautage a été mise au service de son ambition présidentielle. En 2007, c'était la bonne. Première tentative, première victoire. Mais Nicolas Sarkozy a eu chaud. Il avait négligé Internet. A quelques points près, François Bayrou - qui a au contraire beaucoup misé sur Internet pendant la campagne - passait devant Ségolène Royal au premier tour de la Présidentielle, et c'est le leader du MoDem qui se serait retrouvé à l'Elysée.

Il serait faux toutefois de prétendre que Nicolas Sarkozy, qui s'était assuré le soutien du bloggeur Loïc Le Meur (à l'époque le plus influent), s'est aperçu trop tard du pouvoir du net. Fraîchement élu, le président Sarkozy n'avait pas tardé à demander "l'avènement d'un internet civilisé", prônant une "campagne de civilisation des nouveaux réseaux". Le coup de Trafalgar du refus de la Constitution européenne par les Français avait montré pour la première fois au monde politique les limites des médias traditionnels face à Internet, où l'opposition au texte européen fut virulente. Les amis de Nicolas Sarkozy dans les grands médias et l'industrie culturelle l'ont très vite convaincu qu'il fallait faire quelque chose. Lui pour conserver le pouvoir, eux pour limiter cette concurrence gênante. C'est Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) qui s'est chargé des basses oeuvres, sous l'oeil attentif de son président de l'UMP et ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

DADVSI et HADOPI : les premières pierres vers le filtrage

Derrière les apparences d'une première loi contre le piratage sur Internet, comme l'avait prédit le journaliste américain Dan Gillmor, c'est une alliance à trois qui s'est formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l'industrie culturelle. A peine la riposte graduée (déjà) adoptée, RDDV avait prévenu que la loi DADVSI "n'est que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique", et qu'il comptait bien s'attaquer "un jour au problème de la presse et de l'Internet". C'était en 2006.

Affaibli par la débâcle de DADVSI, le ministre de la Culture n'a pas eu le temps de mettre son projet en application. Mais l'idée d'accorder un label à la presse professionnelle en ligne et de doter les sites de presse d'un statut particulier opposé aux blogs était née. Nicolas Sarkozy l'a mise en application cette année. Le tout en permettant à la vieille presse papier de bénéficier par ailleurs de substantielles aides de l'Etat, contraires à la libre concurrence, pour investir le net.

Avec la loi Hadopi, qu'il a maintenu jusqu'à mettre en péril la cohésion du groupe UMP, le chef de l'Etat a réussi à imposer à tous les foyers français l'installation d'un "logiciel de sécurisation", qui, sous la forme d'un mouchard, aura pour but de filtrer les sites internet et certains logiciels. Soit de manière franche, en bloquant l'accès à des contenus ou des protocoles. Soit de manière plus sournoise, en mettant en place un système qui met en avant les sites labellisés par l'Hadopi ou par les ministères compétents, pour mieux discréditer les autres. Les sites de presse professionnels feront bien sûr partis un jour des sites labellisés, tandis que la multitude de blogs ou de sites édités par des journalistes non professionnels verront leur crédibilité mise en doute. Pour le moment on ne sait rien du périmètre des caractéristiques imposées par l'Etat aux logiciels de sécurisation, et c'est bien là sujet d'inquiétudes. Il suffira d'étendre par décret la liste des fonctionnalités exigées pour que la censure se fasse de plus en plus large et précise, hors du contrôle du législateur ou du juge.

LOPPSI : le filtrage imposé aux FAI

Si elle prévoit la création de ce logiciel de sécurisation, et suggère fortement son installation, la loi Hadopi ne fait cependant pas de son installation une obligation. Le risque d'inconstitutionnalité serait trop fort. Il faut donc compléter le tableau, en organisant un filtrage au niveau de l'infrastructure du réseau. C'est le rôle de la loi Loppsi, chapeautée par Michèle Alliot-Marie.

Entre autres choses, la Loppsi va imposer aux FAI une obligation de filtrage de résultat. Ils auront le devoir de bloquer l'accès à des sites dont la liste sera déterminée par l'administration, sous le secret. Ce qui n'est pas sansposer d'énormes problèmes dans les quelques pays qui ont déjà mis en place cette idée. Là aussi, une fois mis le pied dans la porte, sous prétexte de lutter contre la pédophilie (une tentation du pathos contre laquelle il faut résister), il suffira d'étendre la liste des exceptions qui donnent droit au filtrage. Ici pour les maisons de disquesvictimes de piratage, là pour les sites de presse suspectés de diffamation, ou pour les sites de jeux d'argent qui ne payent pas leurs impôts en France. La liste n'aura de limites que l'imagination et l'audace des gouvernants.

Encore faut-il que ces idées de contrôle du net puissent se mettre en place sur le terrain, ce qui nécessite des hommes et des femmes peu regardants. C'est dans cet art que Nicolas Sarkozy excelle le plus.

Le choix des hommes, le triomphe des idées

Dès 2006, Nicolas Sarkozy a compris qu'il aura besoin de verrouiller son gouvernement et les télécoms pour mettre en place son plan de contrôle d'internet. Christine Boutin, qui avait été une farouche et convaincante opposante à la loi DADVSI fin 2005 (au point de faire basculer le vote de certains députés UMP pour la licence globale), et qui avait défendu l'idée d'un internet libre, s'est ensuite mue dans un silence confondant à la reprise des débats en mars 2006. En échange, et entre temps, elle a reçu la promesse de Nicolas Sarkozy d'entrer au gouvernement après les élections présidentielles si elle mettait sa langue dans sa poche. Les deux ont tenu parole.

Président de la République, Nicolas Sarkozy a ainsi composé son gouvernement de manière à accomplir son oeuvre sans opposition interne. Nadine Morano à la Famille, et Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, n'ont pas eu besoin de forcer leur nature pour prêcher la censure de certains sites Internet ou le filtrage des sites pédophiles ou terroristes. Porte-parole de l'UMP, pilotée par l'Elysée, le lobbyiste Frédéric Lefebvre ne passe plus une semaine sans se confondre en invectives contre Internet, et réclamer le filtrage. En plaçant l'ex-socialiste Eric Besson au numérique, Sarkozy pensait peut-être aussi paralyser les critiques à la fois de son propre camp et de l'opposition, tout en s'assurant le soutien d'un homme qui a troqué ses convictions pour son ambition. En le remplaçant par Nathalie Kosciusko-Morizet, plus rebelle, Sarkozy a pris un risque. Mais il fait aussi un pari. Celui que son frère Pierre Kosciusko-Morizet, président des deux plus gros lobbys français du numérique hostiles au filtrage, serait moins audible dans son opposition si sa soeur est systématiquement suspectée de collusionlorsqu'elle défend le même point de vue. Ce qui n'a pas manqué lorsque PKM a prêché, dans le vide, un moratoire sur la loi Hadopi.

Il a fallu aussi convaincre dans les télécoms. Free, à la nature frondeuse, reste le plus difficile à manipuler pour Nicolas Sarkozy. Il a toutefois trouvé une arme : la quatrième licence 3G. L'opérateur sait qu'elle va être rapidement indispensable pour continuer à concurrencer Bouygues, SFR et Orange, qui peuvent tous proposer des offres regroupant ADSL et mobile. Mais elle est dépendante de la volonté du gouvernement. Très rapidement, Christine Albanel a fait comprendre à Free qu'il devrait être obéissant pour espérer accéder à la fameuse licence. Depuis, le dossier ne cesse d'être repoussé sous des prétextes fumeux, et Free a mis de l'eau dans son vin contre Hadopi et contre le filtrage, dans l'espoir de ne pas hypothéquer ses chances d'avoir accès à la téléphonie mobile.

Pis, Nicolas Sarkozy a fait nommer numéro deux de France Telecom Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui ne compte "que des amis" dans la commission qui déterminera le prix de la quatrième licence 3G. L'homme aura également pour mission de mettre en oeuvre le filtrage chez Orange, qu'il dirigera d'ici deux ans.

Le contrôle des institutions ayant leur mot à dire sur le filtrage

Enfin, Nicolas Sarkozy s'est également assuré de contrôler les institutions qui pourraient lui faire de l'ombre. La CNIL, qui s'est opposée à l'Hadopi, n'aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Les amendements le proposant ont été refusés. Elle n'a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l'UMP, ont voté pour la loi. L'un des deux, Philippe Gosselin, a même été un farouche défenseur de la loi à l'Assemblée, et sans doute au sein de l'institution. Dans son dernier rapport annuel, la CNIL a dénoncé l'omerta imposée par le gouvernement, et son manque d'indépendance, notamment financière.

Plus directement, Nicolas Sarkozy a également évincé l'autorité de régulation des télécommunications (Arcep) des études sur le filtrage, auquel elle était hostile. Redoutant que l'autorité ne reste trop à l'écoute des professionnels des télécoms et des internautes, le président de la République a récemment mis à la tête de l'ArcepJean-Ludovic Silicani, l'ancien président du Conseil de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Un homme notoirement favorable au filtrage et à la lutte contre le P2P. Le CSPLA, rattaché au ministère de la Culture, compte par ailleurs parmi ses membres le Professeur Sirenelli, à qui le gouvernement confie quasiment toutes les missions juridiques liées au filtrage depuis quatre ans, avec un résultat certain.

Finalement, c'est au niveau européen que Nicolas Sarkozy compte ses plus forts adversaires. Il a entamé un bras de fer avec le Parlement Européen sur l'amendement Bono, et exerce un lobbying intense sur les Etats membres pour qu'ils refusent de marquer dans le marbre le principe du respect de la neutralité du net, contraire au filtrage. Il peut compter sur le soutien de Silvio Berlusconi, propriétaire de médias, qui met en place exactement le même plan en Italie. Mais il redoute l'opposition des députés européens.

D'où l'importance des élections européennes du 7 juin prochain. De leur résultat dépendera peut-être la réussite ou l'échec du plan mis en place par Nicolas Sarkozy.

18/05/2009

Sarkozy prêt à tout pour détruire l'éducation

 

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Les CRS évacuent par la force des manifestants.
Amiens, le 23 mars 2009. Source : Amiens se bouge.

 

Dans une interview parue jeudi dans le Figaro, François Fillon annonce la politique de son gouvernement en déclarant que «nous ne bougerons plus ».

C’est, hélas, avec la déclaration de Nicolas Sarkozy affirmant qu’il ne reviendrait jamais sur la loi LRU, un très bon résumé de l’attitude de ses ministres depuis le début de la crise des universités.

Alors que depuis un an et demi, la communauté universitaire dans son ensemble multiplie les signaux pour alerter le gouvernement, alors qu’un mouvement de grève historique qui dure depuis trois mois a montré l’opposition unanime de toutes les composantes de la communauté universitaire à sa politique, le gouvernement ne bouge pas, n’écoute pas et ne discute pas, sinon plus multiplier les manœuvres dilatoires, les faux semblants de négociations et les provocations.

Une fois de plus, François Fillon, après Valérie Pecresse et Xavier Darcos n’a comme arguments que le bluff, la menace et la provocation. À la communauté universitaire unanime, François Fillon répond par la menace des CRS. Aux étudiants inquiets pour leur année, il répond par le bluff en affirmant qu’il fera passer les examens à l’extérieur des universités. La Coordination Nationale des Universités est curieuse de savoir si monsieur Fillon envisage de rédiger lui-même des sujets d’examens, de surveiller et de corriger les épreuves, d’assurer le suivi et la saisie des dossiers et sur quel programme il envisage d’évaluer les étudiants alors que la grève est toujours très majoritaire chez les enseignants chercheurs et les personnels administratifs et qu’un semestre de cours entier n’a pu avoir lieux du fait de l’obstination de son gouvernement. Au contraire, la Coordination Nationale des Universités a affirmé qu’elle prendrait toutes ses responsabilités pour que les étudiants ne payent pas la note d’une crise grave dont le gouvernement porte l’entière responsabilité : les étudiants doivent pouvoir continuer leurs études et doivent pouvoir valider leurs acquis.

Enfin, le premier ministre, en affirmant que la mobilisation ne concernerait que 6 universités tente une foi de plus de nier, au mépris de toute réalité, l’ampleur de la mobilisation. La 10ème coordination des universités, réunie mercredi à Marne la Vallée comptait plus d’une soixantaine de délégations. La grande majorité des universités, départements, UFR, composantes, sont toujours en grève totale ou partielle et un partie importante bloquée.

Nous attirons l’attention de Monsieur Fillon sur la parution récente, soulignée entre autre par le Canard Enchainé de cette semaine, d’un excellent ouvrage intitulé « Le grand trucage, comment le pouvoir manipule les statistiques ». Il nous semble tout à fait révélateur de la manière dont il traite les chiffres et la réalité et du mépris profond dans lequel il tient ses auditeurs en général, la communauté universitaire en particulier.

Article original : Universités & Universitaires

15/05/2009

Tribunal impartial de l'Hadopi

13/05/2009

UMP, TF1, magouilles et parties fines

Numerama, 13 mai 2009

Invité ce mercredi matin de l'émission Ligne J@une produite par Arrêt sur Images, le député UMP Lionel Tardy a jugé que l'envoi par le cabinet de Christine Albanel d'un e-mail à la direction TF1 pour provoquer le licenciement de l'un de ses employés anti-hadopi montrait une "collusion qui est très très gênante" entre la chaîne et le gouvernement. "Si je suis à la place de Christine Albanel, je démissionne", finit-il par lâcher.

Au moment où était tournée l'émission, les invités ne savaient probablement pas encore que le contenu du message envoyé par le cabinet avait été révélé par le Canard Enchaîné. "Jean-Michel, vous avez des salariés qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp", avait écrit le directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel.

Le ton du message laisse peu de doutes sur les intentions réelles du haut fonctionnaire, d'autant que comme le précise dans l'émission Claude Soula, journaliste du Nouvel Observateur, le mail a été envoyé à Jean-Michel Counillon, "directeur du lobby de TF1".

"C'est l'homme qui est toujours à l'Assemblée Nationale, précise Soula avec les approbations de Lionel Tardy, qui est avec les députés. C'est l'homme qui fait voter les lois de TF1, c'est l'homme qui explique au ministère de la Culture ce que veut TF1 et en général le ministère de la Culture finit par appuyer ce que veut TF1, et les députés, qu'ils soient de droite ou de gauche, finissent par voter la loi".

Une collusion d'autant plus dérangeante qu'il y a peu, le patron de TF1 International a retrouvé chez lui le corps d'un homme, semble-t-il mort par crise cardiaque d'un cocktail cocaïne-GHB après l'organisation d'une "partie fine". L'homme en question ? Le chef du bureau de cabinet de Christine Albanel. Ce qui ressemblait au départ à une simple affaire privée prend aujourd'hui un tour un peu différent.

Quand un député UMP est contre l'Hadopi... il vote pour !

Numerama, 13 mai 2009

Mise à jour : Cette interview avait en fait été tournée après le vote en première lecture, avant le rejet du 9 avril. Mais M. Jean-Pierre Gorges a bien voté en faveur de la loi Hadopi mardi à l'Assemblée.

C'est à vous faire désespérer de l'état de la démocratie française. Favorable à la création d'une sorte de licence globale, le député UMP Jean-Pierre Gorges, élu de la 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, a livré un véritable plaidoyer contre la loi Hadopi... après l'avoir votée !

"Franchement... alors bon je fais partie d'un groupe, je suis solidaire là dessus, mais globalement je pense qu'on va trop loin. La montagne va acoucher d'une souris (...) je ne pense pas que ce type de dispositif va aider en quoi que ce soit la création, et j'ai bien peur même que ça nous mette dans une situation plus difficile", dit-il. Il a pourtant voté pour la loi.

"Et oui, c'est comme ça aussi à l'UMP", conclut-il dans un grand éclat de rire.

En voyant ces images diffusées sur son site Internet, on a du mal à mettre le doigt sur ce qui nous dérange le plus. Est-ce le fait qu'un député puisse voter un texte avec lequel il est en profond désaccord ? Ou le fait qu'il puisse s'en vanter dans un grand sourire quelques heures plus tard en justifiant d'une logique de "solidarité" avec son groupe parlementaire ?

Ces images ne mettent même pas en colère. Elles désespèrent. Au sens propre du terme : perdre l'espoir. Comment un citoyen qui voit ces images peut-il encore espérer que le bulletin de vote que la démocratie lui demande de glisser dans l'urne aura le moindre effet sur la politique qui sera menée en son nom, si les élus oublient qu'ils ne sont pas les élus d'un groupe parlementaire de godillots mais les élus de la Nation tout entière ? S'ils oublient qu'ils ne doivent pas voter selon des ordres, mais selon des convictions.

Etre pour l'Hadopi est une position tout à fait respectable. Etre contre et voter pour est une position tout à fait détestable.

Combien, parmi les 284 députés UMP qui ont voté pour le projet de loi Création et Internet, pensaient eux-aussi en leur for intérieur que le texte était mauvais ? Etaient-ils plus nombreux que les 63 députés qui ont fait basculer le vote en faveur de l'adoption de l'Hadopi ?

12/05/2009

Il n'y a pas de misère en France

Cette vidéo n'est pas toute récente mais les mensonges éhontés de Patrick Balkany (accessoirement fondateur du RPR et condamné à de multiples reprises) valent bien un petit flash-back.

Il s'agit donc d'un vrai interview sur une fausse antenne TV du vrai député UMP Balkany extraite d'un pilote de Karl Zero jamais diffusé.

 

Piston, censure et crétinisme

 

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En quelques jours Alain Marleix a réussi à pistonner sa fille, censurer Wikipédia
et utiliser le Falcon présidentiel pour aller voir un match de foot.

 

En février, Rue89 révélait que la fille du secrétaire d'Etat Alain Marleix allait bénéficier d'un piston pour décrocher un poste à la Sorbonne. Face à la polémique suscitée par notre article, l'université avait fait marche arrière. Mais l'épisode fait désordre, et le ministère de l'Intérieur n'aime pas le désordre.

En mars, comme le révèle le blog Tech/notes, un agent de la place Beauvau a tenté plusieurs fois de supprimer la référence à notre article dans la bio Wikipedia du ministre.

En vain, puisque les modérateurs de Wikipedia sont vigilants. Même déconvenue pour un ou des fonctionnaires de la rue de Valois, siège du ministère de la Culture, qui ont essayé de caviarder l'article sur la loi Hadopi.

Ces éminents agents ministériels n'ont apparemment toujours pas compris qu'il suffit, pour n'importe quel internaute, de cliquer sur l'onglet « Historique » de la page Wikipedia. Quand on constate un changement curieux, il est simplissime de comparer les deux versions. Ainsi, sur la biographie d'Alain Marleix, on remarque qu'un internaute a supprimé ce paragraphe :

« Alain Marleix a été mis en cause par le site Rue89 en février 2009 concernant la désignation de sa fille Laurence Saint-Gilles à un poste de Maître de conférences à la Sorbonne. Le 3 mars 2009, le conseil d'administration de l'Université Paris IV-Sorbonne a finalement décidé d'annuler la procédure de recrutement sur ce poste pour mettre fin à toute polémique (Source : Rue 89). »

Netname : FR-MINISTERE-INTERIEUR

Cette modification était signée de l'adresse IP 212.234.218.194. En entrant cette adresse dans le moteur de recherche d'adresse IP de n'importe quel WhoIs, comme celui-ci, on obtient une réponse limpide :

« netname : FR-MINISTERE-INTERIEUR
descr : MINISTERE de L'INTERIEUR
country : FR »

Moralité : depuis la démocratisation d'outils permettant de retracer les modifications d'articles sur Wikipedia, comme le Wikiscanner, les institutions ou entreprises n'ont pas renoncé à imposer leur « vérité » aux lecteurs de l'encyclopédie la plus populaire au monde. Tech/notes cite aussi parmi ces « manipulateurs » TF1. En 2007, Rue89 avait élu le maire de Levallois-Perret -et proche de Nicolas Sarkozy- Patrick Balkany comme champion du vandalisme sur Wikipedia.

Article original : Rue 89


Note : Une nouvelle fois les laquais de Sarkozy brillent par leurs qualités : favoritisme, censure et ignorance crasse de l'informatique.

Cependant, même si l'outil de comparaison de version d'article proposé par Wikipédia a permis de débusquer cette affaire, n'oublions pas la partialité manifeste de cette encyclopédie dès que l'on touche à des sujets politiquement sensibles, comme en atteste cet article publié en octobre 2007.

Pour écarter définitivement le thèse de la polémique infondée, du piston "à l'insu de son plein gré" et de la censure involontaire, soulignons qu'Alain Marleix n'est pas vraiment un perdreau de l'année.

En 1986, Marleix devient conseiller auprès du ministre de l'Intérieur de l'époque qui n'était autre que ... Charles Pasqua.

En 2004, Alain Marleix signe une proposition de loi visant à rétablir la peine de mort. En 2007 dans une pirouette opportuniste à faire pâlir Kouchner, il vote en faveur du projet de loi constitutionnelle relatif à l'interdiction de la peine de mort.

En mars 2009, il prétexte une réunion sur la sécurité pour aller voir le match de football Barcelone-Lyon en Falcon présidentiel.

Pour un putain de champ de maïs ... ogm

Note : Voici exposée au grand jour la manière dont l'Etat français traite les gens de tous âges venus manifester contre la culture en plein air d'OGM.

Tout y est : gendarmerie, armée, hélicoptères, camions de transport de troupes, grenades lacrymogènes, chiens d'attaque, matraques...

Manifestement l'Etat fait du zéle lorsqu'il s'agit de défendre les profits de quelques multinationales de l'agroalimentaire même si cela se fait au prix de la vérité, de la liberté et de la santé des citoyens.

 


Note : Le seul problème c'est que depuis la sortie de cette vidéo en 2004, les études scientiques accablantes prouvant la toxicité des OGM se sont accumulées.

L'article ci-dessous décrit précisement comment certains OGMs sont liés à des pathologies spécifiques. Dans chacun des cas cités, les sources sont fournies ainsi que les références exactes des études scientifiques prouvant ces toxicités.

 


Essais cliniques sur des enfants d’un riz modifié génétiquement, non homologué et non caractérisé

Plus de 30 scientifiques et universitaires hauts placés ont signé une lettre ouverte de réprobation contre les chercheurs de l'Université Tufts (Boston) aux États-Unis, qui ont effectué des essais cliniques sur des enfants avec un organisme génétiquement modifié (OGM), le « Golden Rice » (riz doré) [1] (Scientists Protest Unethical Clinical Trials of GM Golden Rice). Les scientifiques affirment que ces essais violent le Code Éthique de Nuremberg, introduit à la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour éviter la redite des expériences faites par des scientifiques nazis sur de nombreux enfants.

Les essais cliniques du « Golden Rice 2 » (GR2) ressemblent à une collection d’expériences transgéniques de laboratoire, non caractérisées en termes de base moléculaire génétique ou de propriétés biologiques et biochimiques, sans aucun test préalable sur animaux, ni soumis à quelque autre évaluation sécuritaire.

Sur les trois études citées sur le site Internet des essais cliniques, deux impliquent des enfants. La première, « Retinol Equivalence of Plant Carotenoids in Children » [2], un essai de phase II, comparant la valeur en vitamine A du bêta-carotène dans des gélules d’huile, d’épinards et de Golden Rice, enrôlant 72 enfants de 7 à 9 ans, a démarré en septembre 2004 et s’est terminée en novembre 2005. La deuxième étude portant le même titre, un essai de phase II [3] également, enrôlant 72 enfants de 6 à 8 ans, a commencé fin juillet 2008 et s’est terminée en janvier 2009. Aucun résultat n’est disponible pour ces études (au 17 mars 2009).

La troisième étude [4], « Bioavailability of Golden Rice Carotenoids in Humans, » dite « en cours, mais ne recrute pas de participants, » est un essai de phase I sur 6 adultes de 40 à 70 ans. Débutant en août 2004, elle devait se terminer en août 2008. Encore une fois, aucun résultat n'est disponible, même si un article dans Science (25 avril 2008) [5] a mentionné « il sera publié bientôt une étude récente, dirigée par Robert Russell de l'Université Tufts de Boston, dans laquelle des volontaires sains ont mangé du riz doré cuit. »

Toutes ces études ont été faites aux États-Unis, mais il semble que des essais aient aussi été effectués et/ou projetés ailleurs.

Le site Internet du Golden Rice Project [6] (consulté le 17 mars 2009) déclarait : « Le riz doré a subi de nombreux tests depuis qu'il a été créé. » Neuf points sont cités, mais aucun test sur l'alimentation animale ne figure parmi eux. Les deux derniers points sont les suivants :

8. Les tests de biodisponibilité (disponibilité biologique) envers le bêta-carotène et de la bioconversion en vitamine A .... avec du Golden Rice étiqueté deutérium en aliment pour adultes aux Etats-Unis et pour un petit groupe d'enfants en Chine, ont été effectués. Les premiers tests sont une grande réussite et les derniers sont en cours d’évaluation.

9. Des tests alimentaires sur adultes en Chine ont été effectués pour mesurer l'effet des matières grasses du régime sur la biodisponibilité et la bioconversion.

Un journal indien a signalé [7] qu'un essai clinique a été écourté en Chine en juillet 2008, au moment où le gouvernement a découvert que 24 écoliers de 6 à 8 ans de Henyan, dans la province du Hunan, devaient servir de cobayes dans un essai avec du riz doré. Ce test, sponsorisé par l'Université Tufts, avait obtenu l'approbation de l’US National Institute of Health, mais pas celle du gouvernement chinois, qui a été alerté par Greenpeace. Greenpeace a aussi prévenu du risque des essais le gouvernement du Bangladesh, d’Inde, d’Indonésie, des Philippines et du Viêt-nam. Mais au moins trois laboratoires d’État en Inde mènent des recherches sur le riz doré : l'Institut Indien de Recherche Agricole à New Delhi, l’Université Agricole Tamil Nadu, et la Direction de la Recherche sur le Riz à Hyderabad.

Bien que le riz doré ait été créé il y a environ dix ans par Ingo Potrykus à l'Institut des Sciences Végétales de l'Institut Fédéral de Technologie Suisse et Peter Beyer à l'Université de Fribourg [8], il est resté depuis en laboratoire. S'adressant à la revue Science en avril 2008 [5], Potrykus reproche amèrement « deux décennies de psychose entretenue par des organisations comme Greenpeace, » qui ont créé un climat réglementaire si lourd que seules les grandes compagnies peuvent se permettre d'obtenir l’homologation de quelques OGM. Le fait que ces produits n’ont jamais été prêts à l’homologation commerciale pourrait être plus proche de la vérité.

Selon un récent rapport [9], une déclinaison du riz doré a été envoyée en Allemagne en 2001 pour un essai alimentaire sur des souris. Mais quand la teneur en caroténoïdes des grains a été vérifiée, les scientifiques ont eu la « surprise de découvrir qu'ils contenaient moins de un pour cent de la quantité prévue. » Après cuisson, le riz a perdu encore 50 pour cent de ses caroténoïdes, de sorte que l’essai a été abandonné.

En 2005, Syngenta a créé le GR2 [10] en utilisant la version de maïs [ndt : ?] de l'enzyme phytoene synthase prélevée sur la jonquille. Le GR2 produit jusqu'à 23 fois la quantité de caroténoïdes du Golden Rice GR1.

Mais le GR2 n'est pas une variété transgénique unique, établie sur une seule opération de transformation. Au contraire, il est explicitement indiqué [10] que : « Les déclinaisons de riz transgénique signalées sont expérimentales. » Il n’est pas dit si tous les participants, enfants ou adultes, à ces essais ont reçu du GR2 de la même occurrence. Le résultat des essais, toujours inédit, pourrait bien être tout à fait inutile.

Syngenta fait don de ces déclinaisons de GR2 par l’intermédiaire de l’Humanitarian Project for Golden Rice, pour des recherche et des développements supplémentaires (à des instituts en Chine, en Inde, aux Philippines, en Indonésie, au Bangladesh et au Viêt-nam), « grâce à des licences sous certaines conditions, » incluant d’« être administré par la direction stratégique du Golden Rice Humanitarian Board, » les demandes devant être adressées à Dubock Adrian, un ancien employé de Syngenta.

Dubock a aidé Potrykus Beyer et élaborer un accord dans lequel Syngenta pourrait développer la commercialisation du Golden Rice, mais les agriculteurs des pays en développement qui gagnent moins de 10.000 dollars US par an pourraient l'obtenir gratuitement [5]. Dubock a quitté Syngenta pour prendre sa retraite en 2007, mais reste membre du Golden Rice Humanitarian Board, présidé par Potykus.

 

Le Golden Rice ou comment ne pas faire de la science

Le riz doré, génétiquement modifiées pour produire de la pro-vitamine A dans l'albumen (partie du grain restant après polissage), a été annoncé en grande pompe en 2000 comme un palliatif de la carence en vitamine A, très répandue dans les pays en développement.

Ce projet, qui a déjà coûté 100 millions de dollars US, est financé par la Fondation Rockefeller, l'Institut de Technologie Fédéral Suisse, le Programme de Biotechnologie de la Communauté Européenne et le Bureau Fédéral Suisse pour l'Éducation et les Sciences, et son développement pourrait encore coûter bien davantage. Au moins 70 prétentions brevetées sur des gènes, des séquences et des constructions d’ADN, lui sont associées, un problème seulement résolu en partie dans l’« accord révolutionnaire » conclu par Dubock (voir ci-dessus).

La condamnation a été rapide et unanime, en particulier parce qu'il est absurde de proposer du riz doré comme remède à la carence en vitamine A quand il existe beaucoup d'autres sources infiniment moins chères de vitamine A ou de pro-vitamine A, comme les légumes verts et les riz colorés non polis, en particulier les variétés noires et violettes [11], qui seraient riches en autres vitamines et minéraux essentiels, et donc beaucoup plus nutritifs. L’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a lancé en 1985 un projet pour faire face à la carence en vitamine A en utilisant une combinaison d’aliments enrichis, de compléments alimentaires et des améliorations générales dans le régime, en encourageant les gens à cultiver et à manger divers légumes à feuilles vertes. L’une des principales découvertes de ce projet est que l'assimilation de la pro-vitamine A dépend de l'état nutritionnel, qui à son tour dépend de la diversité de la nourriture consommée [12].

La principale cause de la faim et de la malnutrition dans le tiers monde est la monoculture industrielle de la révolution verte, qui, en anéantissant la biodiversité agricole et la fertilité des sols, a entraîné une carence encore plus grande en minéraux et oligo-éléments dans la nourriture. Le Golden Rice, comme les autres cultures génétiquement modifiées, est pire que la monoculture industrielle. Il ne fera qu'exacerber cette tendance ainsi que la destruction des terres agricoles et l'appauvrissement des familles d'agriculteurs, qui ont aussi accompagné la révolution verte [13] (voir Beware the New "Doubly Green Revolution", SiS 37).

Le GR1 a été créé selon la norme de « première génération » des techniques génétiques, utilisant des constructions génétiques qui provoquent des mutations incontrôlables et divers dommages collatéraux au génome de la plante hôte, avec de nombreux effets inattendus non caractérisés [14]. En outre, les séquences virales et bactériennes, dont les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques, dans la construction génétique et le vecteur créé pour le transfert des gènes, augmentent le transfert horizontal des gènes et la recombinaison [réarrangement des gènes du fait de certains mécanismes naturels, ndt], c’est-à-dire, la voie royale pour la création de nouveaux agents pathogènes et la propagation de la résistance aux antibiotiques.

Le GR2 représente une amélioration dans la mesure où les marqueurs de résistance aux antibiotiques ne sont plus utilisés, mais il comporte toujours un méli-mélo de combinaisons de séquences d’agents pathogènes végétaux (utilisé en système de vecteur binaire) Agrobacterium et Erwinia uredovor, et E. coli, habitant l'intestin humain, qui contient aussi des souches pathogènes. Nous avons mis en évidence les dangers spécifiques du vecteur Agrobacterium depuis 2003 [15] (Agrobacterium & Morgellons Disease, A GM Connection?, SiS 38) (voir ci-dessous).

La principale raison d’être du Golden Rice fut révélée dans le très long article de fond [16] qui accompagnait la publication scientifique [8]. Il déclarait : « On ne peut qu'espérer que cette application végétale du génie génétique améliore la misère humaine, nonobstant les profits à court terme de cette technologie pour restaurer l'acceptabilité politique. »

Une vérification détaillée du projet [14] (The 'Golden Rice', An Exercise in How Not to Do Science, ISIS Report) a découvert les « imperfections fondamentales » du raisonnement scientifique et social en faveur de la science et de la technologie en cause. Elles ont été promues « pour sauver de la banqueroute aussi bien morale que financière l'industrie de la biotechnologie agricole. » La situation n’a guère changé depuis.

La phase II des essais cliniques des déclinaisons expérimentales non caractérisées et non homologuées du GR2, sur des enfants, dont certains peuvent même souffrir de carence en vitamine A, est moralement inexcusable. L’innocuité du GR2 n'a pas été évaluée, et il existe des raisons de soupçonner qu'il est dangereux.

 

L’innocuité des OGM en question

L'industrie des biotechnologies trouve toujours les aliments et les fourrages génétiquement modifiés « aussi sûrs que leurs homologues naturels, » et les organismes de réglementation des États-Unis et de l'Union Européenne acceptent cette affirmation basée d’une manière écrasante sur des études réalisées et interprétées par l'industrie [17] (GM Food Nightmare Unfolding in the Regulatory Sham, ISIS scientific publication).

Il existe aujourd'hui une série d’évidences montrant qu'exposer de nombreuses espèces animales à diverses cultures génétiquement modifiées, et à leurs dérivés alimentaires, peut provoquer des maladies et la mort, ce qui soulève l’éventualité précise de la dangerosité par nature de la modification génétique [18] (GM is Dangerous and Futile, SiS 40). Ce fait est confirmé par les résultats obtenus dans les études les plus récentes.

Le gouvernement autrichien a commissionné des études de longue durée, montrant que les souris nourries de maïs hybrides (NK603xMON810), tolérant au glyphosate et au biopesticide Cry1Ab, produisent des portées moins nombreuses et plus petites avec de nombreux gènes affectés par rapport aux souris témoins [19] (GM Maize Reduces Fertility & Deregulates Genes in Mice, SiS 41). Dans le même temps, l'Institut National de Recherche Italien a publié une étude montrant que le maïs GM MON810 dans l’alimentation les jeunes et vieilles souris produit chez elles des troubles du système immunitaire [20] (GM Maize Disturbs Immune System of Young and Old Mice, SiS 41). En Inde, la première évaluation indépendante d’une étude sur l'alimentation présentée aux autorités de régulation par Monsanto et sa filiale en Inde Mahyco, a montré que l’aubergine Bt avait provoqué de nombreuses altérations chez plusieurs espèces animales, dont de la diarrhée, l’augmentation de la consommation d'eau et la diminution du poids du foie chez le rat [21] (Bt Brinjal Unfit for Human Consumption, SiS 41).

Plusieurs raisons font que la modification génétique est dangereuse par nature, comme ce fut formulé il y a plus de dix ans [22] (Genetic Engineering: Dream or Nightmare?), et, malheureusement, ce n’est toujours pas pris en compte par les autorités de régulation, et encore moins étudié par principe. Le danger peut venir de la protéine transgénique elle-même, qui peut être toxique ou immunogène [23] (Transgenic Pea that Made Mice Ill, SiS 29) ; de la toxicité des herbicides, comme le glyphosate, auquel sont rendues tolérantes plus de 70 pour cent des OGM cultivés aujourd'hui mondialement [24] (Death by Multiple Poisoning, Glyphosate and Roundup, SiS 42) ; ou il peut être totalement imprévu : effets mutagènes inattendus dus à l'insertion d'ADN étranger dans le génome, et, pire encore, à l'instabilité des lignées transgéniques, ce qui rend quasiment impossible toute évaluation sécuritaire convenable [25] (Transgenic Lines Unstable hence Illegal and Ineligible for Protection, SiS 38).

L’un des risques majeurs inhérents aux organismes génétiquement modifiés est de favoriser le transfert horizontal des gènes et la recombinaison [26] (Horizontal Gene Transfer from GMOs Does Happen, SiS 39). C’est bien pire avec les plantes transgéniques du genre Golden Rice (GR1 et GR2), qui ont été créées à l'aide du système de vecteur binaire Agrobacterium, surtout parce que la bactérie Agrobacterium ainsi que le vecteur binaire tendent à persister dans les plantes transgéniques, fournissant ainsi un véhicule tout prêt pour d’autres transferts horizontaux de gènes vers toute espèce interagissant avec le matériel végétal transgénique, notamment les cellules humaines. L’Agrobacterium est connu pour sa capacité à envahir les cellules humaines. Le transfert horizontal d'ADN transgénique dans les cellules humaines a le potentiel d’engendrer des mutations, dont le cancer. En général, le transfert horizontal d'ADN transgénique facilite la création de nouveaux agents pathogènes. L'identification de séquences d'Agrobacterium chez les patients atteints de la Maladie des Morgellons soulève des questions quant à savoir si le recours généralisé aux vecteurs d'Agrobacterium en génie génétique a vraiment abouti à la création d'un nouvel agent pathogène pour l'homme [15].

 

La dangerosité particulière du Golden Rice

En outre, le déséquilibre de l’augmentation d’un seul des nutriments de la plante modifiée génétiquement pourrait faire plus de mal que de bien [27] (GM Crops and Microbes for Health or Public Health Hazards? SiS 32). Comme le fait remarquer David Schubert du Salk Institute for Biological Sciences de La Jolla en Californie [28], les plantes possèdent la capacité de synthétiser entre 90.000 et 200.000 petites molécules accessoires, avec un maximum de 500 chez une seule espèce. Cet immense répertoire est dû en partie à des enzymes à très faible spécificité de substrat, qui sont modifiées par des mutations imprévisibles et les effets pléiotropiques liés à la technologie du génie génétique. Par ailleurs, la surdose d’un élément nutritif unique est connue pour être toxique, la vitamine A est un cas d'espèce. Schubert met en lumière les effets toxiques de l'acide rétinoïque et d'autres métabolites du bêta-carotène, seuls quelques-uns d'entre eux pouvant être identifiés et mesurés dans l'état actuel de la technologie.

Le Golden Rice est enrichi en bêta-carotène qui, à l'ingestion, est coupée en deux pour générer le rétinal servant au cycle visuel. Le rétinal est aussi réduit en vitamine A, ou oxydé en acide rétinoïque (RA), qui interagit avec des récepteurs nucléaires spécifiques. Pour l’essentiel, toute l’activité biologique des rétinoïdes, en dehors de la vision, implique le RA. Alors que les fortes concentrations de vitamine A sont toxiques, le RA est actif biologiquement à des taux plus faibles de plusieurs ordres de grandeurs que la vitamine A. Schubert déclare par conséquent [28] : « l'excès de RA ou de ses dérivés est extrêmement dangereux, en particulier pour les nourrissons et pendant la grossesse. » Le RA est nécessaire au développement du système nerveux, à la fois pour contrôler directement la différenciation des nerfs et pour générer les gradients de concentration qui réalisent la migration des cellules, la segmentation embryonnaire et le développement. Le RA et ses dérivés synthétiques sont donc tératogènes (susceptible de provoquer des malformations à la naissance). Ils peuvent s'accumuler dans la graisse et le plasma, devenant un facteur de risque pour la grossesse jusqu’à 2 ans après ingestion, et de multiples petites doses de rétinoïdes sont plus toxiques qu’une seule grande dose.

À cause de la nature des fonctions biologiques contrôlées par de faibles taux de RA, toute perturbation de ses voies de transmission par des récepteurs agonistes ou antagonistes au RA dérivé des plantes auront des conséquences cliniques. « Les modifications génétiques servant à accroître le bêta-carotène de synthèse peuvent-elles créer de tels composés ? » (Cette question reste à ce jour sans réponse.) Six cents composés existent naturellement dans la famille du carotène, et au moins 60 peuvent être précurseurs des rétinoïdes. « Par conséquent, les plantes ont la capaciité de créer beaucoup de composés potentiellement dangereux du genre retinoides lorsqu’il y a augmentation du taux de bêta-carotène intermédiaire de synthèse, comme dans le riz doré. »

Alors que tous les rétinoïdes et les dérivés sont susceptibles d'être tératogène, bien des dosages et des informations concernant le comportement et l'activité tératogène ne sont disponibles que pour trois d’entre eux : la vitamine A, le RA, et le rétinal. Par conséquent, au moins, « une expérimentation sécuritaire approfondie devrait être nécessaire avant de présenter le riz doré comme une nourriture. »

 

Références

1. Scientists Protest Unethical Clinical Trials of GM Golden Rice, Open Letter, 12 February 2009, for complete list of signatories see http://www.gmfreecymru.org/open_letters/Open_letter12Feb2...

2. Project NCT 00082420. Retinol Equivalence of Plant Carotenoids in Children. http://clinicaltrials.gov/show/NCT00082420

3. Project NCT 00680212. Vitamin A Equivalence of Plant Carotenoids in Children. http://clinicaltrials.gov/ct2/show/record/NCT00680212?ter... +rice&rank=3

4. Project NCT 00680355.(10) Bioavailability of Golden Rice Carotenoids in Humans. http://clinicaltrials.gov/ct2/show/record/NCT00680355?ter... +rice&rank=1

5. Enserink M. Tough lessons from Golden Rice. Science 2008, 320, 468-71.

6. Research on Biosafety, http://www.goldenrice.org/Content2-How/how3_biosafety.html

7. “A new genetically modified rice strain is breeding controvery”, Noemie Bisserbe 26 August 2008, Businessworld, http://www.businessworld.in/index.php/Economy-and-Banking...

8. Ye X, Al-Babili S, Kloti A., Zhang J, Lucca P, Beyer P. and Potrykus I. Engineering the provitamin A (b-carotene) biosynthetic pathway into (carotenoid-free) rice endosperm. Science 2000, 287, 303-5.

9. Then C. A critical look at golden Rice after nearly 10 years of development. C Commissioned by Foodwatch in Germany, January 2009.

10. Paine JA, Shipton CA, Chaggar S, Howells RM, Kennedy MJ, Vernon G, Wright SY, hinchliffe E, Adams JL, Silverstone AL and Drake R. Improving the nutritioinal value of Golden Rice through increased pro-vitamin A content. Nature biotechnology 2005, 21, 482-7.

11. Frei M and Becker K. Fatty acids and all-trans-b-carotene are correlated in different colored rice landraces. J Sci Food Agri 2005, 85, 2380-4.

12. Koechlin F. The ‘golden rice’ – a big illusion? Third World Resurgence 2000, #114/115, 33-35.

13. Ho MW. Beware the new “doubly Green Revolution”. Science in Society 37, 26-29, 2008.

14. Ho MW. The ‘Golden Rice’ – An Exercise in How Not to Do Science. TWN Biotechnology and Biosafety Series No. 6, Third World Network, Penang, 2002. http://www.i-sis.org.uk/onlinestore/books.php#276

15. Ho MW and Cummins J. Agrobacterium & Morgellons Disease, a GM connection? Science in Society 38, 33-35, 2008.

16. Guerinot ML. The Green Revolution strikes gold. Science 2000, 287, 241-3.

17. Ho MW, Cummins J and Saunders PT. GM food nightmare unfolding in the regulatory sham. Microbial Ecology in Health and Disease 2007, Disease 2007, 19, 66-77. http://www.i-sis.org.uk/onlinestore/papers2.php#section5

18. Ho MW. GM is dangerous and futile, we need organic sustainable food and energy systems now. Science in Society 40, 4-8, 2008.

19. Ho MW. GM maize reduces fertility & deregulates genes in mice. Science in Society 41, 40-41, 2009.

20. Ho MW. GM maize disturbs immune system of young and old mice. Science in Society 41, 42, 2009.

21. Burcher S. Bt brinjal unfit for human consumption. Science in Society 41, 50-51, 2009.

22. Ho MW. Genetic Engineering Dream of Nightmare? The Brave New World of Bad Science and Big Business, Third World Network, Gateway Books, MacMillan, Continuum, Penang, Malaysia, Bath, UK, Dublin, Ireland, New York, USA, 1998, 1999, 2007 (reprint with extended Introduction). http://www.i-sis.org.uk/onlinestore/books.php#253

23. Ho MW. Transgenic pea that made mice ill. Science in Society 29, 28-29, 2006.

24. Ho MW and Cherry B. Death by multiple poisoning, glyphosate and Roundup. Science in Society 42 (to appear).

25. Ho MW. Transgenic lines unstable hence illegal and ineligible for protection. Science in Society 39, 28-29, 2008.

26. Ho MW and Cummins J. Horizontal gene transfer from GMOs does happen. Science in Society 39, 22-24, 2008.

27. Cummins J and Ho MW. GM crops and microbes for health or public health hazards? Science in Society 32, 30-33.

28. Schubert DR. The problem with nutritionally enhanced plants. J Medicinal Food 2008, 11, 601-5.


Article Original : ISIS

 

Traduction : Pétrus Lombard.

 

MacDo: "On nous demande de trafiquer les dates limite de consommation"

 

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Création graphique issue de l'ecellent documentaire "Supersize me"

 

Trois salariées d’un McDonald’s de Nîmes affirment que le restaurant fast-food où elles travaillent manque régulièrement aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaires.

Ces trois jeunes femmes syndiquées à la CGT estiment également être victimes de discrimination syndicale.

Elles font l’objet actuellement d’une procédure de licenciement disciplinaire.

Jeudi, en fin de matinée, les trois salariés, soutenus par une trentaine de militants de la CGT, ont dénoncé les pratiques de leur employeur, devant le McDonald’s incriminé, explique le Midi Libre.

Ainsi Rajaa, manager de l’établissement depuis cinq ans affirme:

"On nous demande de falsifier les DLC (date limite de consommation), de réétiqueter ensuite les produits en repoussant la DLC de deux trois, quatre jours, parfois plus".

Tout en ajoutant:

"On recongèle parfois des produits déjà décongelés. Des gâteaux, de la viande, de tout".

Amel et Bouchra, toutes deux employées au fast-food nîmois portent les mêmes accusations.

Ces deux salariées, ainsi que deux autres employés ont adressé, le 1er novembre dernier une lettre au patron de la franchise de leur établissement, pour l’averti des "dysfonctionnements" dans l’espace Mc Café où elles travaillaient.

Des "dysfonctionnements" qui concerneraient la sécurité alimentaire.

Ainsi il est écrit dans ce courrier:

"On nous impose de trafiquer les DLC en les repoussant jusqu'à 10 jours pour certains produits."

Les signataires parlent également "de jeux d'intimidation et de menaces" provenant de leurs "supérieurs hiérarchiques".

Cette semaine, les trois jeunes femmes ont été convoquées à un entretien préalable au licenciement.

Rajaa est catégorique:

"Notre point commun, c'est d'être syndiquées".

10/05/2009

TF1, Hadopi et contrôle des médias

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Le simple transfert d'un e-mail a coûté sa place à un responsable de la stratégie du site Internet de TF1. En quelques jours, Jérome Bourreau-Guggenheim, la trentaine, a été licencié. Motif : sa prise de position sur la loi Hadopi, dite "Création et Internet", un texte visant à réprimer le piratage et défendu par la ministre de la Culture Christine Albanel.

Voilà plusieurs semaines, par l'intermédiaire de son e-mail personnel - Gmail, et non celui de TF1 -, Jérôme écrit à sa députée, l'UMP Françoise de Panafieu. Il lui dit son attachement à la lutte contre le piratage, mais aussi son opposition au dispositif de sanctions contre les internautes prévu par le texte.

Note : voici un exemple supplémentaire de le grande impartialité et de la totale indépendance d'un média dominant comme TF1 - dirigée par Martin Bouygues, qui est accessoirement le parrain du fils de Sarkozy.

Si vous voulez préserver votre cerveau des mensonges et des manipulations débranchez TF1, si ce n'est déjà fait.


Bonne foi ?

La députée transfère l'e-mail au cabinet de Christine Albanel, au ministère de la Culture, partie prenante dans le projet de loi en discussion à l'Assemblée nationale. Françoise de Panafieu réclame des services du ministère un argumentaire afin de pouvoir répondre à cet internaute. Cette démarche est assez fréquente de la part d'un député soucieux de répondre précisément aux questions de ses administrés. Résultat : son interlocuteur rue de Valois s'étonne d'une telle prise de position provenant d'un salarié de la chaîne privée. Il alerte Jean-Michel Counillon, secrétaire général et directeur des affaires juridiques de TF1, et lui transmet le mail de Jérôme Bourreau-Guggenheim. À partir de là, tout s'emballe !

Note : que d'hypocrisie et de lâcheté alors que la vérité est si limpide. Panafieu et Albanel sont les tristes laquais de Sarkozy qui lui même est le pantin de quelques élites vivant au crochet de l'humanité.

Cet état de fait ne peut perdurer que par le contrôle des médias qui condtionnent ce que les gens croient. L'autonomie d'Internet est devenue une menace.

Hadopi est là pour contrôler Internet, éviter que des vérités gênantes soient diffusées, que le peuple prenne conscience de sa véritable condition et n'accepte plus le joug de cette poignée d'individus.



Christine Albanel regrette la décision de TF1...

La hiérarchie de TF1 s'émeut immédiatement dudit courrier électronique, et réclame des explications au patron de la filiale Internet du groupe, Arnaud Bosom. En l'absence de toute communication officielle de la chaîne sur le projet de loi Hadopi, le salarié argue de sa bonne foi, insiste sur le fait que son e-mail est d'ordre purement privé et rappelle qu'il n'a pas été envoyé à partir de sa boîte électronique professionnelle. Lasse, la chaîne, invoquant une rupture de confiance, préfère se séparer de son stratégiste.

Contactés par lepoint.fr, les proches conseillers de Christine Albanel se disent très choqués et alarmés de la tournure dramatique des événements : "On n'a jamais réclamé la tête de ce salarié. La réaction de TF1 est très exagérée ! Cette décision est vraiment regrettable."
Interpellée jeudi après-midi à l'Assemblée sur cet imbroglio, la ministre de la Communication a assuré qu' elle n'était au courant de rien et jure ne jamais avoir demandé la démission du salarié de TF1. "A ma connaissance, rien n'a été transmis", a-t-elle assurée. Dans la lettre de licenciement de son ex-collaborateur, TF1, qui, a réagi jeudi soir à cette affaire en justifiant le licenciement de son salarié , fait pourtant clairement mention du rôle joué par le ministère de la Culture dans cette affaire, indiquant, en toutes lettres : "Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l'a adressée le jour même à la société TF1"...

Article original : Le Point

 

Note : Au-delà de la parfaite intégrité de nos chers médias, TF1 en tête, le deuxième enseignement de cette pathétique affaire est l'insondable couardise des dirigeants impliqués.

En attendant Jérome Bourreau-Guggenheim a été sacrifié sur l'autel de la pensée unique et du contrôle des médias et il est improbable que que les décideurs si prompts à se laver les mains, à regretter la main sur le coeur ce "regrettable malentendu" et à rejeter les responsabilités sur autrui ne lèvent le petit doigt pour que l'intéressé soit réintégré.