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03/11/2009

Intox sur France 2 : Bigard et Kassovitz face à de « soi-disant » journalistes

ReOpen911, 1er novembre 2009

L’émission du 28 octobre sur France 2 a certainement marqué un tournant dans le traitement du thème du 11 Septembre en France. Même si le débat n’est pas allé dans le sens où chacune des deux parties aurait bien voulu l’emmener, il faut reconnaître que M. Kassovitz et JM. Bigard ont eu le courage de s’exposer personnellement pour essayer de faire avancer le débat sur ce qu’on peut appeler la plus grande omerta française de ces 10 dernières années. Voici un article paru sur AgoraVox au lendemain de l’émission. L’auteur dénonce une argumenation fallacieuse de la part d’un des contradicteurs, démontrant une fois de plus que sur la question du 11-Septembre, la plupart des journalistes défenseurs de la "théorie du complot officielle" sont au mieux, incompétents et au pire, malhonnêtes.

par William Castel pour AgoraVox, le jeudi 29 octobre 2009

Pour discréditer une étude du scientifique Niels Harrit, le journaliste Hervé Gattegno a usé d’un argument fallacieux. Mathieu Kassovitz le lui a fait remarquer en direct. Mais Gattegno a campé sur sa position, assurant qu’il basait son attaque sur la lecture même de l’étude de Harrit.

Guillaume Durand organisait, mercredi en fin de soirée, dans son émission L’objet du scandale, un débat sur le 11-Septembre. Préalablement conçu pour accueillir Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, le scientifique danois Niels Harrit et le grand reporter Eric Laurent, mis aux prises, on pouvait l’imaginer, avec plusieurs contradicteurs, il s’est finalement résumé à un affrontement houleux – et disons-le tout net, sans aucun intérêt – entre les deux saltimbanques et deux journalistes, Frédéric Bonnaud et Hervé Gattegno, chef du service investigation au Point, conseiller éditorial de l’émission.

Exit les spécialistes, Harrit et Laurent, désinvités pour éviter, selon les propres mots de Guillaume Durand, "la bataille d’experts !" Alors que c’est précisément ce que nombre de gens attendent aujourd’hui ! Le producteur de l’émission Stéphane Simon déclarait lui aussi, chez Jean-Marc Morandini, ne pas vouloir proposer "une querelle de spécialistes". Et à la question de Morandini "vous ne risquez pas de mettre le doute Stéphane Simon ce soir ?", il répondit, très clairement : "Je ne crois pas, au contraire… je ne pense pas qu’à l’issue de l’émission on pourra se dire que le doute plane." Le débat était donc biaisé d’entrée, le but étant d’imposer une vision des choses ; d’où la nécessité d’exclure les invités les plus compétents, Eric Laurent et Niels Harrit.

Mais venons-en au coeur du scandale, lorsque justement les deux journalistes questionnent les deux comédiens sur les détails scientifiques de l’étude de Niels Harrit, qui n’est donc pas là pour répondre lui-même, et sur lesquels Bigard et Kassovitz sont, comme ils le reconnaissent eux-mêmes fort honnêtement, incapables de répondre. Rappelons que cette étude prétendait montrer la présence de nanothermite dans les poussières du World Trade Center. Hervé Gattegno va, pour décrédibiliser l’étude du scientifique absent, sortir un argument massue. Il affirme que les prélèvements réalisés par celui queDurand avait déjà qualifié, au préalable, de "soi-disant scientifique" avaient été effectués entre 2006 et 2008 ! Ce qui les rendait bien sûr inexploitables, compte tenu de toutes les altérations qu’ils avaient pu subir en cinq ans. Extrait :

Gattegno : "Alors il faut savoir, vous avez lu l’article, sans doute, comme moi, et donc vous avez découvert dans cet article que les prélèvements sur les poussières du World Trade Center qu’il invoque datent de 2006 à 2008, c’est-à-dire qu’on est allé prélever dans les poussières, ou dans ce qu’il en reste, 5 ans, 6 ans, 7 ans [protestation de Kassovitz]… si si, parfaitement, c’est écrit dans l’article…"

Kassovitz : "Ils ont analysé en 2005, elles ont été récupérées, certaines le jour même, le lendemain, d’autres deux semaines après…"

Gattegno : "Non, non, pas du tout, c’est faux, c’est inexact, ce que vous dites est inexact, les prélèvements, c’est écrit dans l’article, de 2006 à 2008, c’est-à-dire des années après…"

Ce grand moment a lieu à la 35e minute de cette vidéo :

La contestation de Kassovitz pesait sans doute bien peu pour le public face à la confiance qu’inspire un journaliste du Point, à la conscience professionnelle irréprochable, et qui, lui, est allé à la source de l’information pour la vérifier.

La voici justement, la source de l’information : l’article Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe, publié le 3 avril 2009 dans la revue The Open Chemical Physics Journal. Inutile de lire toute l’étude, l’origine des échantillons prélevés par Harrit et son équipe de huit chercheurs est en effet abordée dès le tout début. Gattegno n’a pas eu à aller très loin pour réaliser son scrupuleux travail de journaliste d’investigation. Pour les non-anglophones"dust" signifie "poussière", "sample" signifie "échantillon" ou "prélèvement". L’essentiel est mis en gras et n’est pas trop difficile à comprendre (voici un dico au cas où), et je l’explicite en français juste après. En rouge, j’ai marqué les dates des différents prélèvements étudiés par les scientifiques.

Page 8, un résumé :

MATERIALS AND METHODS
1. Provenance of the Samples Analyzed for this Report

In a paper presented first online in autumn 2006 regarding anomalies observed in the World Trade Center destruction [6], a general request was issued for samples of the WTC dust. The expectation at that time was that a careful examination of the dust might yield evidence to support the hypothesis that explosive materials other than jet fuel caused the extraordinarily rapid and essentially total destruction of the WTC buildings.

It was learned that a number of people had saved samples of the copious, dense dust, which spread and settled across Manhattan. Several of these people sent portions of their samples to members of this research group. This paper discusses four separate dust samples collected on or shortly after 9/11/2001. Each sample was found to contain red/gray chips.

Page 9, le détail :

The earliest-collected sample came from Mr. Frank Delessio who, according to his videotaped testimony [17], was on the Manhattan side of the Brooklyn Bridge about the time the second tower, the North Tower, fell to the ground. He saw the tower fall and was enveloped by the resulting thick dust which settled throughout the area. He swept a handful of the dust from a rail on the pedestrian walkway near the end of the bridge, about ten minutes after the fall of the North Tower. He then went to visit his friend, Mr. Tom Breidenbach, carrying the dust in his hand, and the two of them discussed the dust and decided to save it in a plastic bag. On 11/15/2007, Breidenbach sent a portion of this dust to Dr. Jones for analysis. Breidenbach has also recorded his testimony about the collection of this dust sample on videotape [17]. Thus, the Delessio/Breidenbach sample was collected about ten minutes after the second tower collapsed. It was, therefore, definitely not contaminated by the steelcutting or clean-up operations at Ground Zero, which began later. Furthermore, it is not mixed with dust from WTC 7, which fell hours later.

On the morning of 9/12/2001, Mr. Stephen White of New York City entered a room in his apartment on the 8th floor of 1 Hudson Street, about five blocks from the WTC. He found a layer of dust about an inch thick on a stack of folded laundry near a window which was open about 4 inches (10 cm). Evidently the open window had allowed a significant amount of dust from the WTC destruction the day before to enter the room and cover the laundry. He saved some of the dust and, on 2/02/2008, sent a sample directly to Dr. Jones for analysis.

Another sample was collected from the apartment building at 16 Hudson Street by Mr. Jody Intermont at about 2 pm on 9/12/2001. Two small samples of this dust were simultaneously sent to Dr. Jones and to Kevin Ryan on 2/02/2008 for analysis. Intermont sent a signed affidavit with each sample verifying that he had personally collected the (nowsplit) sample ; he wrote :

“This dust, which came from the ‘collapsed’ World Trade Center Towers, was collected from my loft at the corner of Reade Street and Hudson Street on September 12, 2001. I give permission to use my name in connection to this evidence”. [Signed 31 January 2008 in the presence of a witness who also signed his name].

On the morning of 9/11/2001, Ms. Janette MacKinlay was in her fourth-floor apartment at 113 Cedar St./110 Liberty St. in New York City, across the street from the WTC plaza. As the South Tower collapsed, the flowing cloud of dust and debris caused windows of her apartment to break inward and dust filled her apartment. She escaped by quickly wrapping a wet towel around her head and exiting the building. The building was closed for entry for about a week. As soon as Ms. MacKinlay was allowed to re-enter her apartment, she did so and began cleaning up. There was a thick layer of dust on the floor. She collected some of it into a large sealable plastic bag for possible later use in an art piece. Ms. MacKinlay responded to the request in the 2006 paper by Dr. Jones by sending him a dust sample. In November 2006, Dr. Jones traveled to California to visit Ms. MacKinlay at her new location, and in the company of several witnesses collected a second sample of the WTC dust directly from her large plastic bag where the dust was stored. She has also sent samples directly to Dr. Jeffrey Farrer and Kevin Ryan. Results from their studies form part of this report.

Another dust sample was collected by an individual from a window sill of a building on Potter Street in NYC. He has not given permission for his name to be disclosed, therefore his material is not included in this study. That sample, however, contained red/gray chips of the same general composition as the samples described here.

On lit donc que les quatre prélèvements de poussières ont été réalisés les 11 et 12 septembre 2001. On lit encore qu’un premier article traitant des anomalies de l’effondrement des tours a été publié en 2006, et que c’est à cette occasion qu’un appel a été lancé auprès des lecteurs qui disposaient d’échantillons de poussières du WTC. Cet appel visait à confirmer expérimentalement l’hypothèse selon laquelle des explosifs auraient pu être utilisés. Autre épisode datant de 2006 : la visite de Steven Jones, l’un des co-auteurs de l’étude, à l’un des détenteurs de poussières, qui lui avait déjà envoyé un échantillon, et qui lui en cédera un autre (conservé dans un sac plastique) à ce moment-là. C’est donc la collecte des prélèvements qui a commencé en 2006 (et qui s’est poursuivie jusqu’en 2008), mais pas les prélèvements eux-mêmes, qui datent des premières heures post-attentats.

Mathieu Kassovitz, à quelques approximations près, avait donc raison. Et Gattegno, lui, qui prétendait avoir lu l’article de Harrit, avait tout faux. Soit donc Hervé Gattegno ment, soit il ne sait pas lire… soit il a mal compris ce qu’on lui soufflait dans son oreillette. En effet, durant l’émission, Gattegno perdit son oreillette… On se demande bien à quoi elle pouvait lui servir… Si Durand qualifiait Harrit de "soi-disant scientifique", on est en droit de se demander si lui-même, Gattegno et Bonnaud ne pourraient pas être qualifiés de "soi-disant" journalistes.

Toute l’émission mériterait sans doute d’être analysée et critiquée, car les erreurs ne se limitent pas à celle qu’on a mise à nu ici. On en relèvera une seule autre, lorsque Guillaume Durand prétendit qu’aucun homme politique ou journaliste américain ne partageait les doutes de ses invités. On le renverra au site Patriots Question 9/11. Il y découvrira un nombre considérable de politiques américains, et même des journalistes, qui ont émis des doutes sur la version officielle du 11-Septembre et réclamé une vraie enquête.

L’une de ces politiques était d’ailleurs récemment à Paris, en compagnie de Niels Harrit : il s’agit de Cynthia McKinney, ancienne représentante démocrate, pendant douze ans, au Congrès américain et candidate aux élections présidentielles de 2008 pour le parti des Verts. La Télé Libre de John Paul Lepers a rendu compte de sa visite à la mairie du IIe arrondissement de Paris.

Mise à jour : Jeudi midi, Jean-Marie Bigard est intervenu dans L’Edition Spéciale de Canal Plus. Il a expliqué en quoi il avait été piégé par Guillaume Durand et son équipe. Il a déploré que Niels Harrit et Eric Laurent aient été désinvités 48 heures avant l’émission, pour ne laisser place qu’à deux people, qui posaient sans doute moins de problèmes et suffisaient pour assurer l’audimat. Le vrai débat contradictoire qu’il continue d’appeler de ses voeux est un débat entre experts, et pas entre people et journalistes manifestement très ignorants du sujet.

Auparavant, c’est Frédéric Bonnaud qui a réagi à sa prestation de la veille, qualifiant au passage Bigard et Kassovitz d’illuminés et leurs propos d’absurdités. Il s’est réjoui d’avoir créé le clash, qui a empêché les deux comédiens de pouvoir parler trop librement. Un moindre mal, selon lui.

Enfin, l’inénarrable Bruce Toussaint a loué les mérites de Hervé Gattegno, "grand journaliste d’investigation du Point, qui avait des arguments extrêmement fiables, qui a démonté la plupart des doutes de ces deux personnalités…" On a vu la qualité du principal argument trouvé par Gattegno pour couler Niels Harrit… Une belle intox !



Note ReOpenNews :

Cet épisode ne fait que confirmer ce que ReOpen911 a déjà dénoncé à propos de la première émission de Guillaume Durand du 30 septembre. Ce spécial 11-Septembre de Durand fut à l’antipode du débat contradictoire, la thèse officielle du 11 Septembre étant d’emblée considérée comme acquise par l’ensemble des intervenants… Guillaume Durand avait choisi d’aborder 5 points régulièrement contestés par les sceptiques de la version officielle. L’association citoyenne ReOpen911, qui milite en France pour la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, a choisi de se pencher à son tour sur 5 points de l’émission de Guillaume Durand qui, pour chacun d’entre eux, pourraient bien représenter un « objet du scandale »…

Dans la vidéo qui suit et que nous vous invitons à diffuser et relayer le plus largement possible, des enquêteurs citoyens procèdent à un démontage objectif de quelques contre-vérités flagrantes, et portent à la connaissance du public un certain nombre d’éléments factuels et vérifiables, mais souvent passés sous silence par les grands médias. L’analyse de ReOpen911 réussit là où les experts de Guillaume Durand échouent : on comprend effectivement bien au terme des 25 minutes de cette vidéo pourquoi non seulement les stars, mais aussi des dizaines de millions de personnes à travers le monde, ne croient plus à la version officielle du 11 Septembre.

18/10/2009

Si Versailles m'était conté

 

 

16/10/2009

VPC - Atlanpolis encore plus fort : 30 € le carton !

Note de P&P : Il n'est pas coutume dans ce blog de se pencher sur le monde de la vente en ligne pourtant on y trouve quelques perles. Voici l'histoire que m'a envoyée un ami. Le site de vente en ligne Atlanpolis lui demande 30 euros (!) pour changer un carton d'emballage sur lequel il a osé écrire son numéro de retour SAV.

 

Acte 1 : Achat d'une chaîne Hi-Fi chez Atlanpolis

Acte 2
: Au moment de démarrer l'appareil un ami me dit qu'on va m'offrir une autre chaine hi-fi (un meilleur modèle). Je remballe donc l'appareil et avant de le renvoyer j'appelle Atlanpolis pour obtenir un numéro de retour. Ce numéro m'est finalement transmis par mail et dans ce message il est spécifié que le retour doit être fait dans l'"emballage d'origine intact".

Acte 3 : J'appelle la Direction des Fraudes et de la Concurrence qui m'annonce qu'une telle pratique est illégale, que la clause VIII d'Atlanpolis au sujet de la rétractation est abusive.

Acte 4 : Par retour de mail j'informe Atlanpolis que, de fait l'emballage n'est pas intact puisque j'ai ouvert le produit mais qu'ils se doivent néanmoins d'effectuer un remboursement intégral.

Acte 5 : Atlanpolis m'informe que mon produit a été reçu et que : "nous avons constaté que vous aviez écrit sur l’emballage d’origine du produit « motif retour - rétractation numéro de retour SAV090674-27748 » et donc le constructeur Onkyo nous a facturer des frais d’emballage à 30€".

Acte 6 : vous avez bien lu 30 euros le carton !!! Je réponds donc que l'emballage carton a été ouvert avec un cutter puis refermé avec un scotch qui n'est pas celui fourni par le fabricant. Il porte de plus l'étiquette adhésive de livraison avec AR. Par conséquent, numéro de retour écrit sur le carton ou pas, ce carton n'est plus neuf et il devra être changé dans l'éventualité d'une vente future.

Je demande aussi qu'on m'envoie une copie de la facture d'Onkyo qui demande 30 euros pour un carton.

Conclusion : il existe nombre d'excellents sites de vente en ligne. Alors croyez en ma douloureuse expérience, évitez Atlanpolis et vous éviterez de sérieuses déconvenues.

 

 

08/10/2009

Pédophilie d'un ministre étouffée par la "Justice"

« Yves Bertrand fut l'un des hommes les plus puissants de France. Directeur Central des Renseignements Généraux de 1992 à 2004, il exerça ses fonctions sous l'autorité d'une dizaine de ministres. Cette longévité exceptionnelle à un poste aussi sensible fut longtemps considérée comme suspecte par ses détracteurs. En effet, la Direction des RG - véritable police politique au service du pouvoir en place - représente un poste hautement stratégique voué par définition à évoluer au rythme de l'alternance politique. Homme de l'ombre par excellence, et malgré sa réputation sulfureuse, Yves Bertrand sut très habilement gagner la confiance de François Mitterrand puis de Jacques Chirac.


Sa dernière phrase est hallucinante ! »

06/10/2009

Pédophilie décomplexée

Un grand (et triste) moment de ponérologie : Frédéric Mitterrand, défenseur du pédophile Polanski, collègue de nos amis promoteurs de la pédophilie (Jack Lang et Kouchner), pédophile autoproclamé et - accessoirement - ministre de la Culture, dédouané de ses actes sur une émission du service public :


Rappelons, pour rafraîchir la mémoire des lecteurs, que les illustres modèles Lang et Kouchner prônaient il n' y a pas si longtemps la "libération" du tabou que constitue la "sexualité infantile". Florilège :

" pédophilie douce  …  Dans les années soixante-dix,… ,des pétitions circulaient avec, parmi les signataires, Bernard Kouchner, Jack Lang, le philosophe Scherer, Philippe Sollers.  … , tous ont compris qu'il n'était plus question de se poser en victimes des lois archaïques d'une société qui opprimerait la sexualité des enfants."
Source : Boite à pandore n°44 d'après le journal internet de l' "Humanité".


Jack Lang en remet une couche en 1991:
"La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages."

Source : Boite à pandore n°21 d'apèrs journal "Gay Pied" du 31 Janvier 1991.


et en suivant un lien donné par M. Charlton, on trouve :

Publié en 1976 dans un journal allemand, le député Vert Daniel Cohn-Bendit narrait ses relations avec des enfants dans le cadre d’un programme écolo-baba "anti-autoritaire".

" Mon flirt permanent avec les enfants" écrivait-il, "prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (...) il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés alors on m’a accusé de perversion. "

Source : Blod Dbminos d'après l’hebdomadaire britannique The Observer, et National Hebdo.

Le hasard faisant décidément très bien les choses, en plus de leur déclarations défendant la pédophilie nos chers Cohn-Bendit, Lang et Kouchner ont plusieurs points communs :
- ils durent depuis des décennies en haut de la pyramide politique (signe d'un grand humanisme)
- deux d'entre eux ont quitté la gauche pour rejoindre Sarkozy (signe d'une excellente capacité d'adaptation)
- Ils ont à plusieurs reprises démontrer leur attrait pour l'idéologie sioniste (preuve de vrais convictions égalitaires et démocratiques)

À cette liste de dégénérés nous servant de politiques et de donneurs de leçons, ne manquait donc plus qu'un pédophile ministre de la Culture : c'est chose faite.

05/09/2009

Comment Nicolas Sarkozy bidonne sa visite d'usine à l'aide de figurants

 

Après Luc ChatelBrice Hortefeux et Fadela Amara, c'est au tour de Nicolas Sarkozy de bidonner ses visites sur le terrain. C'est ce que révèle ce samedi le JT de la télévision belge, la RTBF.

En effet, jeudi, c'était le premier déplacement de Nicolas Sarkozy depuis son malaise de fin Juillet. Une visite d'usine dans l'Orne, à Caligny, celle de l'Equipementier Faurecia.

Seulement, comme le démontre le reportage de la RTBFrien n'est laissé au hasard. Mieux, la mise en scène est très tellement soignée que l'on a désormais affaire à du bidonnage, devenu la marque de fabrique de l'UMP en déplacement dans la France.

Voici donc le reportage de la RTBF :


Des salariés figurants venant d'autres usines (mais volontaires), choisis sur un critère de taille, pour qu'aucune tête ne dépasse. Tous les accès de l'usine bouclés pour éviter les manifestants et le peuple.

Admirez le Président de la République chewing-gum à la bouche, expliquer sur un ton martial à la foule des figurants :
« Je suis payé pour agir, il faut se battre! ».

Drôle de manière de rester en contact avec la France!
Le journaliste de la RTBF a raison de conclure ainsi son reportage :
« Le Président ne veut voir qu'une seule tête, cela fait de belles images mais pas sûr que les Français soient dupes ».

En 2007, la RTBF avait déjà fait un beau travail en diffusant la vidéo d'un Nicolas Sarkozy visiblement éméché en conférence de presse au G8.

Merci la Belgique !

(Source: RTBF)

17/07/2009

La police à Montreuil : vers la haine du citoyen !

Agoravox, 17 juillet 2009

Béatrice Turpin, réalisatrice, a décidé de filmer les incidents entre police et manifestants à Montreuil. Elle a hésité longuement pour livrer ce témoignage, pour prendre la caméra et montrer la vérité. La police ne protège plus ses citoyens, elle intimide.

Voici un témoignage hors norme de notre société actuelle. Ce sont nos rues, nos voisins .. c’est nous !

Les policiers amènent-ils la violence ? Déconnectés de la réalité, habillés comme des robots, réagissants comme des robots, aucune négociation... et ils sont cagoulés... pourquoi tant d’impunités ?

Ce qui est sidérant, c’est que la police et les politiques ne voient pas les signaux "faibles", le mécontentement croissant des citoyens. Jusqu’où veulent-ils aller ? Jusqu’au mépris des citoyens ?

 

26/06/2009

Note de service

Cliquer sur l'image pour voir en grand
Note de service P&O.jpg

25/06/2009

HADOPI 2 : le gouvernement envisage le recours à l'ordonnance pénale

Le blog de maître Eolas, 18 juin 2009

On commence à en savoir un peu plus sur la deuxième loi Titanic HADOPI, pour combler les brèches ouvertes par le Conseil constitutionnel. Le volet répressif est abandonné, dans le sens où la future HADOPI, et la Commission de Protection des Droits (CPD) qui est son prophète, n'auront aucun pouvoir de sanction propre. Tout passera par le juge.

Se pose donc un nouveau problème. La justice est engorgée et fonctionne à flux tendu. Lui confier un contentieux de masse crée une menace d'asphyxie, ou suppose l'abandon de poursuites dans d'autres domaines, mais lesquels ? Les violences conjugales, les vols de voiture, le trafic de stupéfiant ? L'hypothèse de fournir à la justice les moyens dont elle a besoin étant naturellement exclue, rien n'étant plus nocif qu'un juge qui a les moyens de juger.

Reste donc la trousse de bricolage, aussi connue sous le nom de : “ ce n'est pas une question de moyens, c'est une question de méthode. ”

Et le gouvernement a trouvé la rustine idéale à ses yeux : l'ordonnance pénale.

Oui, amis juristes, esclaffez-vous à l'envi : on va juger des affaires de contrefaçon par voie électronique par ordonnance pénale.

Oui, amis mékéskidis, je vais vous expliquer.

L'ordonnance pénale, c'est la technocratie appliquée à la justice. L'idée a d'abord été créée pour faire face aux contentieux de masse posant peu de problèmes de preuve, à savoir : les contraventions routières. Ces contraventions sont matériellement simples (feu rouge grillé, excès de vitesse constaté par un appareil) et obéissent à des règles de preuve qui limitent considérablement les droits de la défense et pour lesquels un extrait du casier judiciaire est suffisant pour que le juge fixe une peine adéquate. Le système est le suivant : le parquet présente le dossier avec ses preuves à un juge, qui soit va le rejeter, auquel cas libre au parquet de faire citer à une audience ordinaire ou de classer sans suite, soit le juge estime que les preuves sont réunies et va rendre une ordonnance pénale déclarant le prévenu qui en l'occurrence n'est pas prévenu qu'il est prévenu (si vous me suivez…) coupable et prononçant une peine. L'ordonnance est ensuite notifiée au condamné qui peut alors au choix ne rien faire, auquel cas l'ordonnance devient définitive, l'amende est due et les points de permis perdus (on peut être frappé de suspension de permis par ordonnance pénale) soit faire opposition dans un délai de 15 jours auquel cas le condamné est convoqué à une audience, au cours de laquelle le juge réduit à néant l'ordonnance pénale (c'est obligatoire) et rejuge l'affaire. Avec à la clef une peine plus forte si la culpabilité est établie, pour des raisons qui je l'avoue m'échappent : je ne vois pas en quoi une personne, fût-elle coupable (toutes ne le sont pas, une grande partie ne peut prouver son innocence, tout simplement), qui souhaite exercer ses droits de la défense mérite une peine plus lourde. Mais c'est un autre débat.

L'ordonnance pénale appliquée aux contraventions a donné des résultats satisfaisants. Pour le ministère s'entend : augmentation, à budget constant, du nombre de condamnations. Que cela se fasse au prix du sacrifice des droits de la défense n'est qu'un dommage collatéral non pris en compte dans les statistiques. Du coup, la procédure a été élargie aux délits par la loi Perben I du 9 septembre 2002. Selon la technique habituelle de l'exception qui s'élargit discrètement, cette procédure, baptisée “ procédure simplifiée ” (la simplification étant de se passer du prévenu et de son avocat…) était réservée aux délits du code de la route, dont une bonne part sont d'anciennes contraventions devenues délits selon la technique dite “ néanderthal ” du législateur, qui pense que pour lutter contre un délit il suffit de taper plus fort.

Puis, peu à peu, on a ajouté des délits à la liste, qui figure à l'article 495 du Code de procédure pénale :

Peuvent être soumis à la procédure simplifiée prévue à la présente section :

1° Les délits prévus par le code de la route et les contraventions connexes prévues par ce code ;

2° Les délits en matière de réglementations relatives aux transports terrestres ;

3° Les délits prévus au titre IV du livre IV du code de commerce pour lesquels une peine d'emprisonnement n'est pas encourue ;

4° Le délit d'usage de produits stupéfiants prévu par le premier alinéa de l'article L. 3421-1 du code de la santé publique ;

5° Le délit prévu par l'article L. 126-3 du code de la construction et de l'habitation (le fameux délit d'occupation de hall d'immeuble).

La différence étant que le délai pour l'opposition passe de 15 à 45 jours en matière délictuelle et surtout qu'aucune peine de prison ne peut être prononcée par cette voie (la contrefaçon est punie de jusqu'à cinq trois ans d'emprisonnement, et cinq en bande organisée, rappelons-le).

On voit donc l'idée de génie : le juge de l'ordonnance pénale fera le travail de la Commission de Protection des Droits. Il ne reste qu'à ajouter une peine complémentaire de suspension de l'accès à internet et le tour est joué : on a un juge qui suspend l'accès à internet sans avoir à rallonger d'un centime le budget de la justice. Si avec ça, la ministre n'est pas reconduite dans le prochain gouvernement !

Sauf que, vous vous en souvenez, je disais au début de l'article que le juriste s'esclaffe, alors que là, le mékéskidis reste placide, voire morose.

C'est parce que deux points font que cette idée est, pour le moins, très mauvaise. Un point de fait et un point de droit.

Le point de fait est que cette procédure ne peut fonctionner que pour des délits très simples à établir. Conduire sans permis, ou à plus de 180 km/h sur l'autoroute, avoir fumé du cannabis (prouvé par une analyse sanguine ou d'urine), être dans un hall d'immeuble…). La contrefaçon, surtout par voie informatique, c'est autre chose. Il faut que le parquet apporte la preuve : que l'œuvre téléchargée était protégée (on peut télécharger plein d'œuvres libres de droits sur bittorrent ou eMule…), que le téléchargeur savait qu'il téléchargeait une œuvre protégée (les noms de fichiers peuvent être trompeurs quant à leur contenu, et on ne peut savoir ce qu'il y a réellement dans un fichier avant qu'il n'ait été téléchargé), et tout simplement identifier le téléchargeur, ce que l'adresse IP ne suffit pas à établir. Bref, il est à craindre que la plupart des ordonnances pénales demandées sur la base des dossiers montés par la CPD soient refusées par le juge pour preuve non rapportée. Le parquet devra donc ouvrir une enquête de police, ce qui fait perdre tout l'intérêt simplificateur : la police étant le bras séculier du parquet, la faire enquêter sur des contrefaçons l'empêche d'enquêter sur d'autres affaires.

Le point de droit est que cette loi est contraire à l'intérêt des artistes, ce qui est un amusant paradoxe. En effet, l'ordonnance pénale suppose que la victime ne demande pas de dommages-intérêts (article 495 du CPP, al. 9). Donc les ayant droits ne pourront pas demander réparation de leur préjudice. Ils doivent sacrifier leur rémunération à leur soif de répression. Quand on sait que leur motivation dans ce combat est de lutter contre un manque à gagner, on constate qu'il y a pire ennemi des artistes que les pirates : c'est l'État qui veut les protéger.

Ajoutons que l'ordonnance pénale n'est pas applicable aux mineurs (article 495 du CPP alinéa 8) et que lesdits mineurs forment une part non négligeable des équipages de pirates du web, mais que la CPD sera incapable de garantir que l'auteur du téléchargement illicite est majeur, et on sent que la loi HADOPI 2 promet de bons moments de rigolade.

Si elle entre en vigueur.

Car la Némésis d'Albanel, le Conseil constitutionnel, veille. Et le Conseil a eu l'occasion de se prononcer sur la procédure simplifiée appliquée aux délits. Voici ce qu'il en a dit à l'époque (Décision n° 2002-461 DC du 29 août 2002) :

77. Considérant que, si le législateur peut prévoir des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s'appliquent, c'est à la condition que ces différences ne procèdent pas de discriminations injustifiées et que soient assurées aux justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense, qui implique en particulier l'existence d'une procédure juste et équitable ;

78. Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article 495 du code de procédure pénale, le ministère public ne peut recourir à la procédure simplifiée que " lorsqu'il résulte de l'enquête de police judiciaire que les faits reprochés au prévenu sont établis et que les renseignements concernant la personnalité de celui-ci, et notamment ses charges et ses ressources, sont suffisants pour permettre la détermination de la peine " ;

Déjà, il n'y aura pas d'enquête de police judiciaire puisque c'est une autorité administrative qui réunira les preuves. Ensuite, déjà qu'une adresse IP ne permet pas d'identifier l'utilisateur de l'ordinateur, je doute qu'elle permettre de connaître sa personnalité et ses ressources (encore que : le pirate qui télécharge l'intégrale de Marilyn Manson est probablement une jeune fille mineure aux cheveux et ongles noirs, qui aime la mort et les poneys et n'a pas assez d'argent de poche).

79. Considérant, en deuxième lieu, que, si l'article 495-1 du même code donne au ministère public le pouvoir de choisir la procédure simplifiée, dans le respect des conditions fixées par l'article 495, c'est en raison du fait que la charge de la poursuite et de la preuve lui incombe ;

80. Considérant, en troisième lieu, que si le président du tribunal estime qu'un débat contradictoire est utile ou qu'une peine d'emprisonnement devrait être prononcée, il doit renvoyer le dossier au ministère public ;

81. Considérant, en dernier lieu, que les dispositions des nouveaux articles 495 à 495-6 du code de procédure pénale apportent à la personne qui fait l'objet d'une ordonnance pénale, quant au respect des droits de la défense, des garanties équivalentes à celles dont elle aurait bénéficié si l'affaire avait été directement portée devant le tribunal correctionnel ; qu'en effet, l'ordonnance doit être motivée ; que le prévenu dispose d'un délai de quarante-cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance pour former opposition ; que, dans cette hypothèse, l'affaire fait l'objet devant le tribunal correctionnel d'un débat contradictoire et public au cours duquel l'intéressé a droit à l'assistance d'un avocat ; qu'il doit être informé de ces règles ; que l'ensemble de ces dispositions garantit de façon suffisante l'existence d'un procès juste et équitable ;

Pour résumer : l'ordonnance pénale délictuelle est conforme à la constitution car le ministère public a le choix de recourir ou non à cette procédure, que le président peut refuser de condamner par cette voie, et que le prévenu peut toujours faire opposition, ces trois garanties assurant l'équité de la procédure pour le Conseil.

Il faudra donc que le texte qui sortira des débats parlementaires respectent ces principes. Le problème est que l'idée centrale du projet HADOPI est justement de contourner tous ces principes constitutionnels, qui ne sont, pour le Gouvernement, que des obstacles.

Pourvu que Christine Albanel ne soit pas reconduite dans ses fonctions, pour lui éviter de gravir une troisième fois le golgotha.

Note : Pas de 3e supplice pour la pauvre Christine, remerciée comme une malpropre. Maintenant, on a droit à un homme de "gôche", Frédéric Mitterrand, pour défendre le dossier Hadopire. Gageons qu'il sera autant aux ordres de Talonettes 1er que ne le fut Albanulle. Et aussi incompétent.

24/06/2009

Du rififi à France Inter : 22, v’là Philippe Val !

Acrimed

Publié le 23 juin 2009 par Mathias Reymond

Jean-Luc Hees – mauvais comédien lorsqu’il assurait ne pas avoir idée de ce que Philippe Val allait faire à Radio France – savait bien que tout le monde le savait : son protégé (par ailleurs son employeur à Charlie Hebdo durant la dernière élection aux Etats-Unis) devait débarquer sur France Inter.

Proche du philosophe Raphaël Enthoven et de la chanteuse Carla Bruni du temps de leur idylle, Val est resté, après leur séparation, dans les petits papiers de celle qui est devenue… madame Sarkozy. Selon Le Monde, qui rapporte ses propos, le chansonnier-philosophe dit « n’avoir parlé [à Carla Bruni-Sarkozy et à un conseiller de Nicolas Sarkozy] que de Jean-Luc Hees, puisqu’il était convenu que [sa] venue ne dépendrait, ensuite, que de lui. » (18 juin 2009) La suite, on la connaît : Sarkozy nomme Hees à la tête de Radio France, et Hees arrive avec Val dans ses bagages.

Val n’est pas le seul proche de Hees à venir sur France Inter. Effet domino : une autre heesophile bénéficie de la nomination présidentielle, à savoir Pascale Clark, en partance de RTL… Responsable de la revue de presse de France Inter à partir de 1998, elle a animé, de 2001 à 2004, sur France Inter toujours, l’émission « Tam Tam, etc. »… dans laquelle Philippe Val a été invité au moins deux fois (12 nov. 2001 et 2 mai 2002). Ça tombe bien.

Ces copinages et autres renvois d’ascenseurs pourraient ne pas éveiller l’attention si la radio n’était pas une radio publique et s’ils ne provoquaient pas des dommages collatéraux…

Inquiétudes

Dès la nomination de Val à la tête de France Inter, les syndicats de journalistes se sont inquiétés, comme l’indique par exemple ce communiqué du SNJ :

France Inter : attention fragile !

Le SNJ prend acte de l’arrivée de Philippe Val à France Inter. Il juge extravagant le « timing » de cette nomination. Les salariés de Radio France auraient dû en être informés les premiers, ils en ont été officiellement informés les derniers. C’est bien peu respectueux à leur égard.

Le nouveau directeur trouve une chaîne en bonne santé, dotée à nouveau d’une cohérence qui lui a longtemps fait défaut. Ce travail reconnu par des auditeurs de plus en plus nombreux relève toutefois d’un équilibre fragile : les auditeurs d’Inter sont prêts à partir pour d’autres cieux au moindre soupçon ou au moindre dérapage... Philippe Val devra préserver ce savant dosage.

Le SNJ s’inquiète. Un homme coutumier des éditoriaux cinglants saura-t-il incarner la hauteur de vue et la rigueur qui doivent être le propre du directeur de France Inter ? L’éditorialiste saura-t-il s’effacer derrière le manager, l’individu derrière la personne morale ? Si tel n’était pas le cas, l’image de France Inter pourrait en pâtir rapidement, et l’épisode du référendum sur la Constitution européenne se répéter pour le plus grand malheur de la chaîne.

Nous ne connaissons pas le projet de Philippe Val pour France Inter. Mais les premiers bruits sont préoccupants. Attention : France Inter est une équipe, les oukases y sont malvenus. Consulter largement, écouter les hommes en place avant de décider y est essentiel, a fortiori quand le calendrier de votre nomination vous fait débarquer en plein bouclage des grilles de rentrée.

Pour le SNJ, les trois priorités sont les suivantes : une ligne éditoriale forte qui s’écarte de tout suivisme, un projet multimédia ambitieux avec les moyens pour l’accompagner, et la fin immédiate de l’hémorragie des postes dans la rédaction.

18 juin 2009

Inquiétudes partagées par Daniel Mermet et l’équipe de « Là-bas si j’y suis », pour qui Philippe Val n’a pas une grande sympathie [1] (et c’est réciproque) :

Chers auditrices, chers auditeurs,

Depuis des semaines, vous êtes très nombreux à nous poser de questions sur l’arrivée de Philippe Val à la direction de France Inter. Comment cela est-il possible !? Dites-nous qu’il s’agit d’un cauchemar ! Si c’est une blague, elle n’est pas drôle.…

Soyez sans inquiétude, Philippe est un vieil ami de « Là-bas si j’y suis », et c’est dans la joie que toute l’équipe accueille celui que l’historien Alexandre Adler compare à Emile Zola. Et pourquoi pas à Voltaire, Spinoza, Albert Londres ou Albert Einstein ? Car Philippe c’est tout ça à la fois ; une conscience, un visionnaire et un penseur engagé face aux grands défis de notre temps. Et ceci à la différence de ses anciens camarades qui persistent à végéter dans un gauchisme moisi, souvent entaché d’antisémitisme et d’islamo-fascisme.

En dénonçant avec courage des figures nauséabondes comme celle du dessinateur Siné ou du journaliste Denis Robert, du dessinateur Lefred-Thouron ou du négationniste américain Noam Chomsky, Val a montré qu’il avait pleinement réussi à évoluer avec pragmatisme du côté du manche sans rien perdre de cette impertinence libertaire qui est la marque de fabrique de cet homme de gauche.

Mais Philippe est aussi un chef d’entreprise avisé. C’est d’une main ferme qu’il a conduit son journal, Charlie Hebdo, là où il se trouve aujourd’hui.

Et certains pensent bien qu’il pourrait faire la même chose avec France inter.

Aujourd’hui, familier des plateaux de télévision, penseur reconnu de l’élite médiatique, il tutoie nos plus brillantes personnalités, de BHL à Carla Bruni. Il a d’ailleurs élégamment révélé que c’est par l’intermédiaire de cette dernière qu’il a pu suggérer au président de la République, Nicolas Sarkozy, de faire appel à son vieux copain Jean-Luc Hees pour présider Radio France. Et c’est donc ainsi, par un loyal retour d’ascenseur, que notre habile Philippe se trouve aujourd’hui à la tête de la prestigieuse radio française.

Humides de reconnaissance, les collaborateurs de France inter n’ont pas encore trouvé les mots pour remercier le Président Sarkozy pour leur avoir choisi un tel chef, et c’est plein d’entrain et de confiance qu’ils s’apprêtent à lui faire la fête.

Tout comme l’équipe de « Là-bas si j’y suis » qui, un petit bouquet de fleurs à la main, trépigne d’impatience.

Première mesure

Enfin, et c’est le premier – et pas le dernier… - dommage collatéral de l’arrivée de Val à France Inter, Frédéric Pommier vient d’être arbitrairement privé de la revue presse matinale. Le nouveau directeur de France Inter ne pouvait décemment pas remercier Stéphane Guillon ou Daniel Mermet : c’eût été trop visible. Mais écarter un chroniqueur encore méconnu, avec lequel il a eu un (gros) différend à propos du nombre de citations de Siné Hebdo par rapport à Charlie Hebdo dans la revue de presse [2], semblait être plus discret…

C’était sans compter sur les syndicats de journalistes de la station.

STOP ! 

Tract intersyndical SNJ, SNJ-FO, SNJ-CGT, Sud.

Les inquiétudes que la rédaction de France Inter nourrissait à l’annonce de l’arrivée de Philippe Val semblent hélas aussi fondées que les informations publiées il y a deux mois dans la presse au sujet de sa nomination.

Le titulaire de la revue de presse a été remercié dans les deux heures qui ont suivi la prise de fonction de Philippe Val, et aucune proposition ne lui a été faite.

Que paye notre excellent confrère ?

Son talent, son originalité, la progression d’audience de ce rendez-vous ?

Notre confrère paye surtout le fait d’avoir cité Siné Hebdo dans la revue de presse. Philippe Val, à l’époque directeur (et actionnaire) de Charlie Hebdo, lui en avait vertement et devant témoins fait le reproche.

Les syndicats n’accepteront aucun règlement de compte personnel, aucune suspicion illégitime, aucun procès d’intention, aucune mise au rancart d’un membre de la rédaction pour des motifs non professionnels.

Nous le répétons une dernière fois avant qu’un grave conflit ne s’ouvre. Les journalistes de France Inter n’ont qu’une exigence : continuer à assurer leur travail de présentateurs, de reporters, de spécialistes, calmement, sérieusement, professionnellement, librement. La liberté éditoriale ne se discute pas.

Les syndicats SNJ, SNJ-FO, SNJ-CGT et Sud demandent solennellement à la direction de France Inter de revenir sur cette décision inacceptable pour toute la rédaction.

22 juin 2009

Rappelons qu’il n’y avait pas de section syndicale à Charlie Hebdo

Mathias Reymond

20/06/2009

Bernard Kouchner : l’anti Best of

Lundi 15 juin 2009

Agoravox

Une vidéo réquisitoire contre le ministre des Affaires étrangères.

Bernard Kouchner est aujourd’hui l’une des principales têtes de Turc des internautes. Est-ce mérité ? Est-ce exagéré ?

Cette virulence à l’endroit de l’ancien French doctor s’explique peut-être par le décalage entre la formidable image que l’homme a eue pendant si longtemps et les récentes révélations sur certaines de ses activités peu compatibles avec l’humanisme dont il se voulait l’un des emblèmes.

La vidéo a été intitulée par son auteur : Kouchner, médecin du rire... En effet, on rit. Jaune.

Sarkozy et Karachi: l'injure faite aux victimes et leurs familles?

Le Post, 20 juin 2009

Quel étrange pays que le nôtre. Que sommes nous devenus? Plus rien ne nous indigne, même l'insupportable.

Depuis hier, je suis sidéré par la bande vidéo montrant la réaction de l'actuel président de la République répondant à une question relative aux causes de l'attentat de Karachi, attentat commis en 2002 et qui coûta la vie à quatorze personnes.

Pour rappel, l'attentat aurait été commis par l'État pakistanais (et non Al-Qaïda) en guise de représailles, après l'interruption par le président Chirac, du versement de commissions sur des ventes d'armes opérées avant son élection. Ces commissions auraient donné lieu à des rétro-commissions qui auraient servi à financer la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Une fois élu, Jacques Chirac aurait alors cessé tout versement, ce qui aurait eu pour conséquence l'attentat de Karachi. Ajoutons qu'à cette époque, le ministre du Budget en charge et l'un des principaux organisateurs de la campagne Balladur s'appelait... Nicolas Sarkozy.

Comme certains de mes camarades s'étonnent de certains aspects de la réponse quant au fond des choses, je vais me concentrer sur la forme, puisqu'ainsi que le disait Mitterrand, "la forme rejoint toujours le fond".

Étrange sensation que celle éprouvée au visionnage de ce document. Cette gestuelle, cette dénégation informe, ce rire en forme de quinte de toux... Malaise, malaise et encore malaise...

Comment peut-on être président de la République, être interrogé sur un dossier sensible politiquement, diplomatiquement, humainement et se conduire ainsi? Comment peut-on oser, dans une cause de cette importance, afficher autant de désinvolture et de mépris à l'égard du journaliste? D'autant que ce mépris et cette désinvolture atteignent aussi, par ricochet, les familles des victimes qui sont à l'origine de la question posée au vu des éléments figurant aujourd'hui dans le dossier d'instruction de l'affaire. (Et en passant, encore bravo à tous les confrères qui se marrent ostensiblement quand le chef de l'Etat se moque du représentant de l'AFP qui fait son boulot, lui; à ce degré de connivence, ça frise la collaboration).

Et la syntaxe: "Pis si vous avez des éléments, donnez le à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent"... Trois fautes de français en trois secondes...

Et le final, éblouissant, confondant, ahurissant, atterrant. Le président plaisante afin de souligner le caractère inepte, selon lui, de la question: "Si y a un braquage aujourd'hui à Bruxelles, j'y étais, c'est incontestable". Ce qui, soulignons le au passage, est une sorte de reconnaissance implicite que les faits en question se seraient bien produits à l'époque dans son voisinage, ce qui justifiait que la question lui fût posée hier. Là-dessus, très fier de son effet, il se laisse aller à émettre une sorte de rire grommelé avant de se dire que visiblement, l'affaire est grave et qu'il faut quand même faire attention à ce qu'on dit. Du coup, il tente de corriger le tir et lâche cette petite phrase: "Pardon hein, je ris pas du tout parce que Karachi, c'est la douleur des familles, des trucs comme ça, mais qu'est ce que vous voulez que j'aille répondre là dessus".

Avez-vous bien noté le "Karachi, c'est la douleur des familles, des "TRUCS" comme ça".

Allez, encore une fois: "Karachi, c'est la douleur des familles, des "TRUCS" comme ça".

Méditons, méditons sur ce que l'emploi de cette formule révèle de l'idée que son auteur se fait de l'humanité, de la compassion, de la dignité et surtout, surtout de l'idée qu'il se fait de la hauteur de sa fonction. Comme il le dirait lui-même, méditons sur des "trucs comme ça" quoi...

 

09/06/2009

"Hou la menteuse"

Mise à jour 09/06/09 : un deuxième internaute vient d'être convoqué au commissariat pour injure, suit à une nouvelle plainte de Nadine Morano. Cass'toi' pauv' conne bis repetita…

Une convocation pour « injures publiques envers un membre du ministère ».

Les raisons de cette convocation pour cette femme de 49 ans demeurant à Saint-Paul-les-Dax trouvent leur origine dans un simple commentaire de trois mots…

Un commentaire de trois mots qui a fait l’objet d’une plainte en février dernier, de Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la Famille.

Sur le site Dailymotion, cette mère de famille a déposé le commentaire suivant:

« Hou la menteuse ».

Un commentaire à la suite d’une vidéo où Nadine Morano, sur le plateau d’ITélé, s’expliquait sur son apparition « en catimini » à un meeting de Ségolène Royal.

Selon le Point, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 13 février pour "injure publique" .

A la suite de cette enquête préliminaire, les sites Dailymotion et YouTube ont reçu une réquisition judiciaire de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP).

Une réquisition afin  d’obtenir "en urgence la date, l'heure et les adresses IP utilisées et tout élément d'identification, pour la mise en ligne des commentaires", selon Sud Ouest.

Et c’est ainsi que jeudi prochain, cette mère de famille va se retrouver au commissariat de Dax, entendu jeudi prochain par un officier de police judiciaire de la BRDP, une unité dépendant du 36 quai des Orfèvres et basée à Paris, pour avoir osé écrire cette terrible phrase :

« Hou la menteuse ».

 

Article original : Le Post

 

Note : non vous ne rêvez pas une dame de 49 ans mère de 3 enfants est la cible d'une enquête qui dure depuis 4 mois suite à une plainte de Nadine Morano pour "injure publique". Cette maman a eu l'outrecuidanse d'écrire "Hou la menteuse" dans un commentaire relatif à une vidéo publiée sur Dailymotion.

Cette vidéo est une interview de Nadine Morano faite par la chaîne I-TV où l'intéressée se défend avec véhémence d'avoir infiltré un meeting de Ségolène Royal :

 


Note : L'émission "Envoyé Spécial" a couvert cette "opération commando" digne des plus grands exploits des Pieds Nickelés :

Note : Vous aurez remarqué qu'au début du reportage Nadine Morano est le seule à être couverte, ni ceux qui l'accompagnent ni les passants alentours portent des imperméables ou des parapluies.

Vous aurez également noté que le sol est parfaitement sec.

En outre dans les coursives da le salle de conférence et dans le salle de réunion Morano reste toujours couverte, craint-elle qu'il pleuve à l'intérieur du bâtiment ?

Pour couronner le tout, afin de se protéger de cette pluie qui n'existe manifestement que dans ses délires mythomanes, Morano utilise une sorte de poncho en laine. On ne peut pas dire qu'il s'agisse du textile la plus imperméable sur le marché, loin s'en faut.
Cette mère de famille se retrouve donc poursuivie pour avoir dit la vérité tandis que Nadine Morano se fait passer pour la victime alors qu'elle a menti éhontément. Voilà un bon example d'inversion des rôles ou le bourreau se fait passer pour la colombe et l'innocent devient le coupable responsable de tous les maux.

On ne peut s'empêcher de remarquer un décalage grandissant entre l'impunité des élites qui se vautrent dans l'insulte crasse et gratuite sans être nullement inquiétées (Sarkozy et son mémorable "cass' toi pauv' con", ou Bernheim qui traite Dieudonné de "nègre" devant les camèras de télévision et qui se retrouve totalement blanchi par le justice suisse quelques jours plus tard) et le citoyen moyen poursuivi pour avoir simplement dit la vérité (sans aucune grossiéreté).
Il semblerait que la mythomanie et l'injustice ne soient pas les seuls apanages de l'exquise Nadine Morano qui semble également se complaire dans la xénophobie haineuse :

Note : Et pour fêter cette mémorable diatribe raciste à faire pâlir un Le Pen ou un Mégret, rien ne vaut une bonne petite soirée bien arrosée :


Note : forts des ces constats édifiants quant à la haine, aux mensonges, à la xénophobie et au mauvais goût de la drôlesse Morano, nous nous devons de conclure avec l'expression consacrée par notre cher et distingué président : "cass' toi pauv' conne".

Cohn-Bendit, le donneur de leçon

Mise à jour du 09/06 : Une vidéo circule sur Internet, montrant Danny le rouge parlant de jeu 'érotique' avec des petites filles de 5 ans, lors de l'émission Apostrophes (en 1982, soit quelques années après les mêmes propos tenus dans un journal allemand puis dans un livre paru en 1976)


Note : Ce débat oppose François Bayrou à Daniel  Cohn-Bendit. Ce dernier, pseudo opposant au système en place, se fait passer depuis 40 ans pour un révolutionnaire tout en cumulant les postes d'élu grassement rémunérés. Il milite en outre avec feveur pour l'Europe qui au cours des dernières années a prouvé qu'elle était encore plus injuste, anti-démocratique et totalitaire que les nations qu'elle est censée fédérer.

Sur le thème des connivences de Cohn-Bendit avec Sarkozy, l'ex pseudo-Rouge qui a viré sur le tard pseudo-Vert  tente de prouver qu'il n'est pas lié à Sarkozy malgré "qu'on se connaît depuis longtemps", "qu'on se téléphone souvent" et qu'on a partagé "trois déjeuners à l'Elysée".

Cohn-Bendit va déployer quasiment tout le spectre du discours psychopathe en quelques minutes : flatterie ("tu vaux mieux que ça"), proximité émotionelle ("on est pareil"), manipulations ("et tu aimes ça"), mensonges ("je suis le seul à m'être opposé à Sarkozy"), vexations ("je ne suis pas votre élève Monsieur le professeur") et pour terminer, comme Bayrou n'a pas mordu aux hameçons, l'insulte  ("tu es un minable", "je trouve ça ignoble de ta part").

Mais l'essentiel n'est pas là.

Comment se fait-il que Cohn-Bendit, qui s'est défendu avec tant de véhémence d'être de connivence avec Sarkozy, fait qui n'a rien de gravissime et qui est largement documenté (Bayrou cite les propres déclarations de Sarkoy), ne fasse pas un seul commentaire lorsque Bayrou l'accuse publiquement et sans avancer aucune preuve "d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants".

L'étonnant silence du prolixe Cohn-Bendit vient peut-être du fait que ce dernier a non seulement "poussé et justifié des actes à l'égard des enfants" mais qu'il a déclaré publiquement : Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (...) il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés..."

Mise à jour (09/06/09) : Voici une vidéo de "Danny le rouge" réitérant le même genre de propos plus que douteux :

 

Pour mémoire Cohn-Bendit a fait cette déclaration en 1976, il avait atteint l'âge de la majorité depuis un petit moment. A l'époque il avait exactement 31 ans. Bien entendu Cohn-Bendit n'a jamais été inquiété pour de tels propos et aucune enquête n'a été diligentée sur ses petits jeux.

Cette totale impunité n'est-elle pas la meilleure preuve d'une connivence avec le pouvoir ?

07/06/2009

Eva Joly, quand les héros sont contraints à l'exil

 



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© TF1

 

 

Comme vous l’avez certainement remarqué, nous dédions généralement nos colonnes aux stigmates d’un Etat totalitaire toujours plus oppressant, à la propagande colportée par des médias serviles, au moult mensonges proférés par nos dirigeants ou aux collusions entre les différentes sphères de pouvoir.

Une fois n’est pas coutume et aujourd’hui nous dérogeons à la règle pour mettre à l’honneur une personnalité exceptionnelle qui tout au long de sa carrière a fait preuve d’un courage, d’une intégrité et d’une persévérance hors du commun.

Qualités rares qui auraient bien pu lui coûter la vie et qui l’ont obligée à s’exiler loin, très loin de la France à qui elle a pourtant tellement donné.

Cette personnalité exemplaire est Eva Joly. De l’affaire Elf à la condamnation de Bernard Tapie, de la Françafrique aux paradis fiscaux en passant par le Crédit Lyonnais ou l’affaire des frégates de Taiwan, elle a rétabli justice et équité là où ambition, prédation et mensonges sont les maîtres mots.

Nous aurions pu dresser un inventaire exhaustif des périples et rebondissements qui ont émaillé la carrière juridique de Eva Joly.

Mais à quoi bon, d’autres ont déjà décrit tout cela dans le détail et finalement c’est toujours la même histoire : une juge seule contre tous, des circuits de corruption qui remontent au plus hauts sommets du pouvoir, des puissants qui ont recours littéralement à tous les moyens (séductions, faux-témoignages, menaces, mensonges…), les médias et la magistrature à la botte des escrocs en cols blancs et limousines, le pouvoir politique qui fait tout pour étouffer les affaires…

Alors plutôt que vous livrer une liste à le Prévert des patrons escrocs, de condamnations suivies de non-lieux, des désinformations distillées sans scrupules par les médias, nous allons nous pencher sur la vision macrosociale particulièrement pertinente qu’Eva Joly a forgée pendant ces années d’enquêtes, de solitude et de peur.

Bien heureusement, les pouvoirs en place n’ont pas totalement réussi à museler Eva Joly qui a réussi à écrire et faire publier deux livres retraçant son parcours.

La censure n’ayant pu fonctionner, la machine à calomnier a tourné à plein régime pour discréditer l’intéressée et le contenu de ces ouvrages qui en disent long sur la société dans laquelle nous vivons et sur la véritable nature de nos élites.

En 2000 Eva Joly a publié « Notre affaire à tous », suivi en 2003 de « Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ? ».

Nous ne saurions trop vous recommander la lecture de ces ouvrages passionnants et … édifiants.

Il existe un premier dénominateur commun aux affaires traitées par Eva Joly : à contrario de la plupart de ses collègues, elle a osé s’attaquer aux dossiers les plus sensibles, et ce avec un professionnalisme et une probité rarement rencontrés.

A l’opposé d’un système où les juges sont censés regarder ailleurs et donner au peuple l’illusion que justice est rendue en lui jetant en pâture quelques bandits de seconde zone, Eva Joly a compris que pour combattre le Mal il faut s’attaquer au sommet de la pyramide, cibler cette poignée d’hommes de pouvoir qui, sans foi ni loi, formatent, asservissent et gangrènent nos sociétés :

Aujourd'hui, je me rends compte du tabou que j'ai brisé. J'avais quitté les rivages ordinaires de la justice. Lorsque j'étais substitut du procureur et que je poursuivais des dealers, c'était une situation acceptée par tout le monde. Mais tout ce qui était admis pour les trafiquants de drogue devenait soudain scandaleux appliqué aux corrupteurs et aux corrompus.
.(Eva Joly, une juge contre les "crimes d'argent", Le Monde, 3 juin 2000)

Mais on n’arrive pas par hasard au sommet de cette hiérarchie, celui qui réussit voit son parcours jonché de mensonges, de trahisons, de cadavres, de manipulations, d’ambitions, de séductions, de promesses… Des traits qui ne peuvent que nous rappeler le profil du psychopathe en col blanc établi par les Dr. Hare et Babiak dans « Snakes in Suit ». D’ailleurs Eva Joly a bien noté l’une de ces caractéristiques, cette capacité à mentir sans ciller, à nous faire douter des faits les plus solides :

En tant que magistrat, j'avais l'habitude de rencontrer des criminels qui reconnaissaient leurs actes. Un délinquant financier, lui, n'avoue jamais, même si nous arrivons à lui glisser devant les yeux la preuve du versement illicite de plusieurs millions sur son compte bancaire. Il trouvera toujours une nouvelle fable, sans exclure l'existence d'une machination destinée à l'enrichir à son insu ! Combien d'interrogatoires où j'entendais des protestations véhémentes :"Madame, je ne peux rien vous dire, mais je suis un catholique pratiquant, je jure sur la tête de mes enfants et sur tout ce que j'ai de précieux que ce que je vous dis est vrai." Et au fil de l'enquête, nous remontions la trace de plusieurs millions de francs détournés sur des comptes personnels en Suisse. Je devais sans cesse revenir aux faits pour m'assurer que je ne fantasmais pas.
(Eva Joly, une juge contre les "crimes d'argent", Le Monde, 3 juin 2000)

Outre les traits psychopathiques des personnalités rencontrées, le problème avec ces « grands délinquants » est qu’au sommet de la pyramide les pouvoirs convergent, ainsi celui ou celle qui a le courage de s’y confronter sera de facto isolé et devra lutter contre l’ensemble d’un système collusif unissant les sphères politiques, judiciaires, médiatiques, et même juridiques !

Dans les hivers sans soleil de Scandinavie, le froid peut tuer un être humain en moins de six heures. En norvégien, on dit de quelqu'un qu'il a «passé une nuit d'hiver dehors» pour dire qu'il a survécu à une épreuve redoutable.

J'ai vécu, à ma manière, une nuit d'hiver dehors. En faisant simplement mon métier, j'ai été menacée de mort. J'ai avancé sous la surveillance des officines et des services secrets, soumise à une pression que je n'aurais jamais imaginée possible: j'ai été vilipendée et accusée des pires méfaits. Comme si le danger était du côté de la justice… Mais lorsque le cyclone s'abat sur vous, lorsque vous subissez cette suite de manipulations et d'intimidations, lorsque se lèvent contre vous des forces aussi puissantes, les mots n'ont plus tout à fait le même sens. Car la cible, c'était moi.
(Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?, p. 16-17)

Un peu plus loin Eva Joly se penche sur les raisons qui font qu’un juge s’approchant un peu trop de la vérité chez les plus puissants se retrouve attaqué, assailli, accablé de toutes parts.

Sur ce point elle semble avoir délibérément botté en touche. Savait-elle que livrer le fond de sa pensée sur ce point lui fermerait instantanément la porte de toutes les maisons d’édition ? On ne peur qu’émettre des hypothèses.

Se perdre dans les questions sans fond du pourquoi et du comment n'apporterait rien. A chaque fois qu'un magistrat s'approche du pouvoir, qu'il soit officiel ou occulte, il est pris dans un engrenage qui le dépasse. C'est sans doute l'ordre des choses.

S’agit-il vraiment d’une question sans fond ?

Pourquoi dés qu’un juge s'approche du pouvoir, qu'il soit officiel ou occulte, il est pris dans un engrenage qui le dépasse ?

Dans « Ponérologie Politique », Andrew Lobaczewski donne une réponse une très claire à ces interrogations essentielles : la plupart des sociétés modernes sont ponérisées, c’est-à-dire qu’elles sont aux mains de psychopathes.

La vraie dualité n’est pas entre droite et gauche, pauvre ou riche, blanc ou noir mais entre une minorité de psychopathes détenant le pouvoir et une majorité d’individus normaux asservis et aveuglés qui s’approprient progressivement les valeurs, les pensées, les modèles de ces leaders pathologiques.

Le problème est qu’ils savent se reconnaître et s’entraider, l’autre problème est que leur absence de conscience en fait des virtuoses du mensonge, de la manipulation, de la séduction.

Les citoyens de leur côté n’ont nullement conscience de cette dualité et ils prêtent à autrui ses propres qualités en terme d’honnêteté, de parole donnée, de compassion, de conscience…

Les citoyens se retrouvent dans un monde illusoire qu’ils prennent pour la réalité : médias indépendants, véritable démocratie, justice équitable, société plus juste, … sont quelques unes des illusions masquant une réalité totalement contrôlée, préfabriquée et injuste dont une petite minorité psychopathique contrôle et orchestre tous les détails.

Il y a donc un cercle intérieur psychopathique constitué de quelques pourcents de population totale et concentrant l’essentiel des ressources, des richesses, et des pouvoirs. Et il y a le cercle extérieur constitué de l’immense majorité de la population dont les fruits du labeur viennent enrichir en grande partie le cercle intérieur.

L’ordre normal des choses est le suivant :
le cercle intérieur dicte les règles, le cercle extérieur les exécute
le cercle intérieur crée la réalité, le cercle extérieur la croit
le cercle intérieur pointe du doigt les coupables, le cercle extérieur les lapide
le cercle intérieur s’engraisse, le cercle extérieur s’échine
le cercle intérieur déclare des guerres, le cercle extérieur fournit la chair à canon
etc.

La plupart d’entre nous se refusent aux cooptations, mensonges, renvois d’ascenseur qui leur permettraient de se rapprocher du cercle intérieur.

Pourtant refuser ces compromissions ne suffit pas à entraver ce système particulièrement injuste. Notre passivité suffit à le faire prospérer. « Qui ne dit mot acquiesce », ce dicton est encore plus vrai lorsque des individus normaux sont confrontés aux diktats du psychopathe.

Ceux qui ferment les yeux à la réalité contribuent, volontairement ou non, aux machinations du cercle intérieur, ne serait-ce qu’en étant des moutons soumis à leurs ordres, ou les témoins insensibles des pires exactions.

Le problème d’Eva Joly est qu’elle a tout fait à l’envers : elle a fait appliquer la justice aux élites (quelle hérésie !) et elle a grimpé les échelons sans aucune cooptation (bien au contraire) jusqu’à devenir le seul juge d’instruction à ne pas être passé par l’ENA.

Voici un extrait de la biographie d’Eva Joly publiée par l’Express du 23/10/2003 qui met en lumière comment après avoir été jeune fille au pair, styliste de mode, décoratrice d’intérieur et avoir préparé sa licence de droit tout en travaillant, elle a réussi à force de courage et de volonté à devenir juge d’instruction.

Motzfelds Gate, un quartier pauvre d'Oslo. Nous sommes dans les années 1950. C'est là que Gro Farseth - elle ne choisira son second prénom, Eva, qu'à l'occasion de son mariage, en 1967 - habite avec ses sœurs. La vie est dure. Le froid, omniprésent. Le père, Eyvind Farseth, employé dans une fabrique d'uniformes militaires, fait ce qu'il peut pour nourrir sa petite famille. Autant dire que chez les Farseth, on ne roule pas sur l'or.

…[En] février 1964, la jeune Eva débarque d'Oslo, après trente-six heures de train, pour devenir fille au pair dans une famille bourgeoise du VIe arrondissement. D'emblée, le fils aîné, Pascal, s'entiche d'Eva. La réciproque est vraie.

[…] Finalement, en juillet 1967, malgré l'opposition de ses beaux-parents, Eva épouse, en grande pompe, à Oslo, le séduisant Pascal. A Paris, le couple, qui habite un studio, mène une existence spartiate. Tout en poursuivant ses études de droit, la nouvelle Mme Joly décroche son premier job en 1970, chez Eddie Barclay, le pape de la variété française. Déjà, elle montre son caractère, en créant une section CFDT dans l'entreprise...

[…] Seule certitude, l'agit-prop de la camarade Joly se termine mal : elle est licenciée de chez Barclay. Que faire ? Va pour la décoration d'intérieur. Pas pour longtemps. La voici désormais styliste de mode. Le 3 décembre 1971, c'est le grand jour : grâce à un ami qui a gentiment mis son appartement à sa disposition, Eva, secondée par Pascal, présente sa collection. C'est le succès. Les commandes affluent. Au bout de deux ans, Eva, qui aspire à une autre vie, cesse cette activité.

Le jeune couple abandonne alors Paris pour s'établir dans une maison située en pleine campagne, dans le petit village de Bouray, à quelques encablures d'Etampes (Essonne). Désormais, Pascal exerce son activité de médecin. «Le médecin des paumés», se souvient leur fille, Caroline, aujourd'hui avocate. De fait, il soigne les toxicomanes, les SDF et les gens du voyage. Quant à Eva, qui ne travaille plus, elle supporte de plus en plus mal cette oisiveté. Jusqu'au jour où sa licence en droit, obtenue à force de sacrifices, lui ouvre les portes de l'hôpital psychiatrique d'Etampes. Conseillère juridique, elle va y rester six ans, côtoyant des malades mentaux, des dépressifs, parfois spoliés par leur famille. Six ans pendant lesquels Eva s'emploie, dans des conditions difficiles, à redonner dignité et courage de vivre à ces gens torturés par la vie et détruits par l'angoisse.


C’est peut-être dans ces moments où Eva Joly a côtoyé la souffrance, le dénuement d’autrui qu’elle a trouvé la volonté d’œuvrer à un monde plus juste et plus équitable.
Evidemment, il faut avoir une conscience pour avoir la capacité de se mettre à la place des autres et de partager leur souffrance tout en les aidant à se libérer, chose que les « pathocrates » (les psychopathes au pouvoir) sont incapables de faire.

Un jour de 1980, passant devant le panneau d'affichage de la mairie de Bouray, elle lit ces lignes: «Devenez juge, une profession dynamique.» Juge ? Elle n'y a jamais pensé. Le juge n'est-il pas le chien de garde de l'ordre établi ? Certes. Mais c'est aussi un métier respecté, qui offre des perspectives de carrière. Avec, en prime, la stabilité de l'emploi. C'est décidé : Eva va passer le concours de la magistrature. Elle est reçue dans un rang honorable: 30e. Après un stage pratique à Sens, la voilà nommée substitut à Orléans, en novembre 1981.

Quelques années plus tard Eva Joly, l’étrangère, la pauvresse, la jeune fille au pair, la non-énarque, deviendra juge d’instruction.

Pavé dans la mare du Landerneau juridique français où de tels postes à responsabilité sont soigneusement réservés à celui qui a montré patte blanche et qui à force de compromissions, de cooptations et de trahisons a démontré qu’il ne serait nullement une menace pour le cercle intérieur mais, qu’il le défendrait et renforcerait encore son pouvoir et son impunité au prix de la justice, de l’équité et de l’intérêt collectif.

En tant que juge d’instruction Eva Joly va avoir accès à des dossiers cruciaux et son enquête va lui révéler toute l’horreur de la situation :

Cette instruction dévoile un monde édifiant : caisses noires, prélèvements en tout genre, sociétés écrans, dépenses privées somptuaires... Une élite revendique l'impunité : une manière de vivre au-dessus des lois parce qu'on est plus fort que la loi.

Ils ne sont pas seulement au-dessus des lois ils en sont également les auteurs, directement ou indirectement. Ils sont à la fois justiciables, législateurs, enquêteurs, greffiers et avocats.

A ce jour une quantité terrifiante de postes de pouvoir sont occupés ou contrôlés (les fameux hommes de l’ombre) par des individus aux tendances psychopathiques marquées, et ce dans le domaine privé comme dans le domaine public :

L'Etat accepte pourtant de s'être fait voler sans réagir. Nous devons traiter ce dossier comme un dépôt de bilan ordinaire. Laurence Vichnievshy et moi-même sommes chargées chacune, en plus de ce dossier, de soixante autres instructions. Et nous n'avons droit qu'à un inspecteur et demi pour retrouver la trace des milliards envolés. Notre dénuement est le symbole de la volonté française de garder les paupières closes. Ne rien voir, ne rien savoir.


Ce pillage en règle de l’Etat qu’Eva Joly a justement signalé n’est nullement le fruit du hasard, la petite élite psychopathe qui a orchestré l’inefficacité et la passivité des organes de contrôle de l’Etat et de son système juridique est la même qui va bénéficier des détournements de fonds.

Rien de nouveau sous le Soleil, Naomi Klein a démontré avec brio dans « La stratégie du choc » comment depuis plus de 50 ans ces mêmes élites organisent et profitent du pillage des nations, au détriment des peuples, bien entendu.

Face à une opposition si puissante, tel David combattant Goliath Eva Joly a pourtant obtenu des/du succès à faire pâlir la plupart des magistrats de notre pays.

Au-delà des ces dossiers majeurs qui ont démontré la corruption généralisée au plus hauts niveaux politiques et économiques, Eva Joly a également révélé à l'opinion le délabrement de la justice spécialisée dans la délinquance en col blanc :

Sur un plan matériel, la situation était presque comique. Le moindre gérant d'un magasin de chaussures possédait déjà un ordinateur pour sa comptabilité et son courrier administratif. Les PME utilisaient des ordinateurs de traitement de texte avec imprimante, acheté 10 000 francs pièce toutes taxes comprises, en vente dans les hypermarchés. Les marchés financiers fonctionnaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, reliés par satellites. Et je découvrais un cabinet d'instruction financière sans télécopie, sans Minitel, avec des téléphones antiques et une machine à écrire Olivetti qui avait coûté 12 000 francs à l'administration et qui comportait seulement quatre cent signes de mémoire, faisait un bruit infernal et mobilisait du carbone et un tube de blanc pour corriger les fautes de frappe ! Notre travail n'intéressait personne.
(Eva Joly, une juge contre les "crimes d'argent"
,
(Le Monde, 3 juin 2000)

Eva Joly a l’élégance ou la diplomatie de mettre ce manque de moyens sur le compte d’un vague désintérêt général, seul un esprit paranoïaque aurait pu croire que les « puissants » avaient délibérément orchestrés le sous-équipement de la brigade financière pour pouvoir plus aisément passer entre les mailles des filets tout en favorisant les BACS, CRS et autres unités ciblant le menu fretin et donnant au citoyen l’illusion que la délinquance se résume aux dealers de shit et brûleurs de voitures dans les cités et que l’Etat fait de son mieux pour lutter contre ces terribles fléaux urbains qui menacent l’honnête travailleur.

On la porte aux nues ou on la déteste. Ses partisans louent son courage, ses détracteurs raillent sa mégalomanie. Pendant dix ans, elle a fait trembler le gotha de la finance, les politiques et les grands patrons. Pendant dix ans, elle n'a pas hésité à s'opposer à sa hiérarchie, à pourfendre ses collègues jugés trop timorés ou à se coltiner avec les avocats de ses mis en examen.

N’est-il pas étonnant qu’un juge comme Eva Joly, auréolée de résultats professionnels exceptionnels se retrouve contrainte à « s’opposer à sa hiérarchie » ?

Celle-ci se trouvait-elle menacée par les recherches d’Eva Joly ? Ou peut-être partageait les mêmes intérêts et objectifs que les élites ciblées.

Le passage suivant issue de l’ouvrage de Robert CANUP, « The Socially Adept Psychopath » [Le psychopathe socialement adapté ] nous éclaire sur la véritable nature de certains magistrats :

La plupart des gens ont entendu parler de Ted BUNDY, le tueur en série exécuté en Floride il y a plusieurs années. Peu sont cependant conscients du fait que BUNDY avait suivi des études pour devenir procureur, et qu’il espérait un jour devenir juge. Ceux qui le savent voient cela comme un trait étrangement ironique – une bizarrerie inexplicable chez BUNDY. Cela ne leur effleure pas l’esprit que le meilleur endroit de la société où se cacher pour un tueur en série psychopathe est de devenir procureur ou juge ; et je vous assure que c’est ce que font les psychopathes du monde entier.
[...]
John a un grand rêve : devenir juge. C’est la plus grande récompense possible pour un psychopathe : revêtir la robe royale de la Justice – devenir un demi-dieu – voir les autres L’implorer et quémander Son indulgence ; voir tout le monde se lever par révérence et respect quand il entre dans la pièce, car Ses mots sont littéralement la Loi ; être en mesure d’infliger aux hommes toutes sortes de souffrances, juste parce
qu’Il le peut ; punir sommairement quiconque afficherait un mépris mérité à son égard ; avoir pouvoir de vie et de mort sur le peuple ; être gratifié du seul titre royal qu’on puisse accorder aux États-Unis : « Votre Honneur »
.


Isolée, menacée, cilbée par les pouvoirs juridiques, médiatiques, politiques, Eva Joly a été contrainte à l’exil.

On peut constater quelques similitudes troublantes avec la situation de Thierry Meyssan qui a décrit « une France, placée sous le contrôle des services étatsuniens, où une opinion publique anesthésiée n’a pas conscience du contrôle politique. Selon lui, il y avait péril en la demeure et la menace qui l’a contraint à partir ne tardera pas à s’exercer sur d’autres. »

De même Eva Joly se retira de la vie juridique française en 2002 en déclarant : « J'ai quitté la France. Je suis partie parce que je ne voulais laisser à personne les moyens et le temps de se venger. »

Il est piquant de constater que cette même année 2002 Nicolas Sarkozy était nommé ministre de l’Intérieur. Evidemment, la synchronicité entre l’exil forcé d’Eva Joly craignant des vengeances et la nomination de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur est purement fortuite.

Voici donc la France dans laquelle nous vivons : les pires escrocs comme Pasqua ou Tapie cumulent la gloire et la fortune tandis que ceux et celles qui ont osé défendre la vérité et la justice se retrouvent calomniés, menacés et contraints de s’exiler pour sauver leur vie.

Que vont donc devenir tous ceux qui, comme Eva Joly luttent pour que la justice regagne la place qu’elle mérite, et pour que les élites au pouvoir cessent de détruire nos consciences ? Devons-nous tous opter par l’exil ? Non, nous ne le croyons pas.

Une solution collective est indispensable. Dans l’histoire de France et du monde, nous avons vu de nombreux exemples de leaders qui, malgré tous leurs efforts et leurs meilleures intentions, ont fini par s’exiler ou ont été victime d’un « accident » ou d’un assassinat à la barbe et aux yeux de tous.

Nous devons empêcher que l’histoire se répète. Pour cela, nous ne pouvons pas lutter seuls comme l’ont fait tous ces héros. Si la plupart de la population prend conscience du problème de la psychopathie au pouvoir, il suffira de dire NON en masse pour qu’un changement ait lieu. La connaissance à ce propos pourrait protéger non seulement nos vies mais aussi celles des prochaines générations.