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10/05/2009

Ce que la science nous apprend sur l’effondrement des tours du WTC

Après la récente publication dans la très sérieuse revue scientifique "Open Chemical Physics Journal" d’un article écrit par neuf chercheurs internationaux démontrant la présence de matériau explosif de type nano-thermite dans les poussières du World Trace Center, l’un des coauteurs, Niels Harrit, fut interviewé sur la chaîne danoise TV2. En voici la vidéo sous-titrée en français, ainsi que sa transcription.

 

 

Des chercheurs internationaux ont trouvé des traces d’explosifs dans les ruines du World Trade Center. Un nouvel article conclut que l’impact des 2 avions détournés n’a pas causé les effondrements en 2001.

DES EXPLOSIFS DANS LES TOURS

Nous revenons sur le 11/9 – l’attaque majeure à New York. Apparemment, l’impact des 2 avions n’a pas causé l’effondrement des tours, c’est ce que conclut un article scientifique publié récemment. Des chercheurs ont trouvé un explosif dans les débris, de la nano-thermite, qui ne pouvait pas venir des avions. Ils croient que plusieurs tonnes d’explosifs ont été préalablement placées dans les buildings.

Journaliste : « Niels Harrit, vous et 8 autres chercheurs concluez dans cet article que c’est de la nano-thermite qui a causé l’effondrement des buildings. Qu’est-ce que la nano-thermite ? »

Harrit : « Nous avons trouvé de la nano-thermite dans la poussière du WTC. Nous ne disons pas que seule la nano-thermite fut utilisée. La thermite date de 1893. C’est un mélange d’aluminium et de poudre de rouille, qui réagit en causant une chaleur intense. La réaction atteint une température de 2500°C. Cela peut être utilisé pour souder ou pour faire fondre de l’acier. La nanotechnologie rend les choses plus petites. Donc, dans la nano-thermite, cette poudre de 1893 est réduite en d’infimes portions, parfaitement dosées. Lorsqu’elles réagissent, une chaleur intense se développe beaucoup plus vite. Des additifs peuvent être mélangés à la nano-thermite pour dégager une intense chaleur, ou servir d’explosif extrêmement puissant. Elle contient plus d’énergie que la dynamite, et peut être utilisée comme carburant pour une fusée. »

Journaliste : « J’ai cherché nano-thermite sur Google, et très peu a été écrit sur le sujet. Est-ce une substance connue des scientifiques ? Ou est-ce tellement nouveau que les scientifiques en connaissent à peine l’existence ? »

Harrit : « C’est une appellation générique pour les substances hautement énergétiques. Si les chercheurs civils (comme moi) ne sont pas familiers avec celles-ci, c’est sans doute parce qu’ils ne travaillent pas beaucoup avec des explosifs. Quant aux scientifiques militaires, il faudrait leur demander. Je ne sais pas dans quelle mesure ils maîtrisent la nanotechnologie. »

Journaliste : « Donc vous avez trouvé cette substance dans le WTC, pourquoi pensez-vous qu’elle a causé l’effondrement ? »

Harrit : « Eh bien, c’est un explosif. Quelle autre raison expliquerait sa présence ? »

Journaliste : « Vous pensez que la chaleur intense a fait fondre la structure d’acier qui supportait les bâtiments, et a causé leur effondrement total ? »

Harrit : « Je ne peux pas le dire précisément, puisque cette substance peut servir les deux objectifs. Elle peut exploser et déchiqueter les matières, et elle peut les faire fondre. Les deux effets ont probablement été utilisés, selon moi. Du métal fondu s’échappe de la tour sud plusieurs minutes avant la chute. Cela indique que la structure tout entière fut affaiblie à l’avance. Ensuite, les explosifs classiques entrent en jeu. La séquence de l’effondrement en soi doit alors être parfaitement réglée, du haut jusqu’en bas. »

Journaliste : « De quelles quantités parle-t-on ? »

Harrit : « Beaucoup. Il n’y avait que 2 avions, et 3 gratte-ciel se sont effondrés. Nous savons en gros combien de poussière fut produite. Les images montrent des quantités énormes, tout fut pulvérisé, sauf l’acier. Et on sait aussi combien nous avons trouvé de thermite qui n’avait pas réagi. Cette matière qui n’a pas réagi pour une raison ou une autre, c’est le ‘loaded gun’, (la preuve). On parle ici en tonnes. Plus de 10 tonnes, peut-être 100. »

Journaliste : « Plus de 10 tonnes, peut-être 100 tonnes, dans les 3 gratte-ciel ? Et ces substances ne sont pas normalement présentes dans de tels buildings ? »

Harrit : « Non, non, non, non ! Ces matériaux sont extrêmement avancés. »

Journaliste : « Comment placez-vous un tel matériau dans un gratte-ciel, à tous les étages ? »

Harrit : « Comment vous l’y apportez ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « Par palettes. Si je devais transporter de telles quantités, j’utiliserais des palettes. Prenez un camion et apportez-les sur des palettes. »

Journaliste : « Pourquoi ne l’a-t-on pas découvert avant ? »

Harrit : « Par qui ? »

Journaliste : « L’entretien, par exemple. Si vous déplacez 10 à 100 tonnes de nano-thermite, et que vous le placez à tous les étages. Je suis juste surpris que personne n’ait rien vu. »

Harrit : « En tant que journaliste, vous devriez poser cette question à la société responsable de la sécurité du WTC. »

Journaliste : « Donc vous ne doutez pas un instant que cette matière était présente ? »

Harrit : « Vous ne pouvez pas ignorer la recherche scientifique. Nous avons trouvé de la thermite qui n’a pas réagi. »

Journaliste : « Quelles réactions votre article a-t-il causées dans le monde ? C’est tout à fait nouveau pour moi. »

Harrit : « Oui, bien sûr. Ça n’a été publié que vendredi dernier. Il est trop tôt pour le dire. Mais l’article n’est peut-être pas aussi révolutionnaire que vous le pensez. Des centaines de milliers de gens dans le monde savent depuis longtemps que les 3 bâtiments ont été démolis. C’est une évidence. Notre recherche n’est que le dernier clou sur le cercueil. Ce n’est pas le ‘smoking-gun’, c’est le ‘loaded-gun’. Chaque jour, des milliers de gens réalisent que le WTC a été démoli. On n’arrêtera pas cela. »

Journaliste : « Pourquoi personne n’a découvert plus tôt qu’il y avait de la nano-thermite dans les buildings ? Presque 10 ans ont passé. »

Harrit : « Vous voulez dire dans les poussières ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « C’est par chance que quelqu’un a regardé la poussière au microscope. Ce sont de minuscules fragments rouges. Les plus gros ont une taille de 1 mm, et peuvent être vus à l’œil nu. Mais vous avez besoin d’un microscope pour voir la grande majorité. C’est par chance que quelqu’un les a découverts il y a deux ans. Il a fallu 18 mois pour préparer l’article scientifique auquel vous vous référez. C’est un article très élaboré basé sur une recherche minutieuse. »

Journaliste : « Vous avez travaillé sur le sujet pendant des années, parce que ça n’avait pas de sens pour vous ? »

Harrit : « Oui, plus de 2 ans en fait. Tout a commencé quand j’ai vu l’effondrement du bâtiment 7, le 3e gratte-ciel. Il s’est effondré 7 heures après les Tours Jumelles. Et il n’y avait que deux avions. Lorsque vous voyez un building de 47 étages, haut de 180 m, s’effondrer en 6,5 secondes, et que vous êtes scientifique, vous dites : « Quoi ? ». J’ai dû le regarder encore… et encore. J’ai poussé le bouton 10 fois, et ma bouche s’ouvrait de plus en plus. D’abord, je n’avais jamais entendu parler de ce bâtiment auparavant. Et il n’y avait pas de raison pour un tel effondrement, tout droit vers le bas, (zoups) en 6,5 secondes. Je n’ai pas eu de paix depuis ce jour. »

Journaliste : « Depuis le 11/9 il y a eu des spéculations, et des théories du complot. Que dites-vous aux téléspectateurs qui entendent parler de votre recherche pour la première fois et disent, ‘Nous avons déjà entendu tout ça, il y a beaucoup de théories du complot.’ Que diriez-vous pour les convaincre que ceci est différent ? »

Harrit : « Je pense qu’il n’y a qu’une seule théorie du complot qui vaut la peine d’être mentionnée, c’est celle des 19 pirates de l’air. Je crois que les spectateurs doivent se poser la question, quelle preuve ont-ils vue qui soutient la théorie officielle du complot. Quelqu’un a-t-il vu des preuves, j’aimerais les entendre. Personne n’a été officiellement été poursuivi. Personne n’est recherché. Notre travail devrait mener à l’ouverture d’une enquête criminelle appropriée sur les attaques terroristes du 11 Septembre. Parce qu’il n’y en a jamais eue. Nous l’attendons toujours. Nous espérons que nos résultats seront utilisés comme preuve technique quand ce jour viendra. »

Journaliste : « Niels Harrit, c’est fascinant, merci d’être venu. »

Harrit : « Ce fut un plaisir. »

Article original : ReOpen 911

04/05/2009

Conférence Dieudonné - Soral - Gouasmi

Conférence de presse en vidéo du 24 avril 2009 concernant la liste antisioniste et anticommunautariste menée par Dieudonné, Alain Soral (Egalité & Réconciliation) et Yahia Gousmi (Parti Antisioniste). 

De l'antisionisme et de l'antisémitisme, pour couper court à toute polémique...

Égalité & Réconciliation, 4 mai 2009

M. Schmiel Borreman, de l'association Yechouroun Judaïsme contre Sionisme, appelle dans cette vidéo à voter pour la liste antisioniste aux européennes ! Un soutien de poids qui risque certainement de déranger nos détracteurs...

30/04/2009

L'holocause des juifs séfarades par Israël

Teigne et radiations : le pire des secrets maintenus par les fondateurs du parti travailliste israélien
par Barry Chamish
Israelinsider.com, 19.08.2004
http://web.israelinsider.com

Le 14 courant [août 2004 – NdT], à 9 heures du soir, la dixième chaîne télévisée israélienne Channel Ten a présenté un documentaire révélant le pire des secrets maintenus par les fondateurs du parti travailliste israélien : l'exposition délibérée aux radiations de la quasi-totalité des jeunes d'une génération de juifs séfarades.

« Les enfants de la teigne » [« The Ringworm Children »] (dont le titre, en hébreu, signifie littéralement « 100 000 rayons »), mis en scène par David Belhassen et Asher Hemias, a remporté récemment le prix du meilleur documentaire au Festival International de Cinéma de Haïfa. Depuis plusieurs années, il a figuré au programme de tous les festivals de cinéma juif et israélien dans le monde entier. Mais il n'avait encore jamais été présenté à la télévision, en Israël. Il a pour sujet l'irradiation massive de centaines de milliers de jeunes immigrants en Israël, provenant de pays du Maghreb et du Moyen-Orient - des Séfarades.

En voici le synopsis :

En 1951, le directeur général du ministère israélien de la Santé, le Dr. Chaim Sheba, a pris l'avion pour l'Amérique, d'où il a ramené sept appareils de radiographie (à rayons X), que l'armée américaine lui avait cédés.

Ces appareils de radiographie furent utilisés pour une expérience nucléaire massive, une génération complète de jeunes Séfarades étant utilisés en guise de cobayes. Chaque enfant séfarade allait recevoir 35 000 fois la dose maximale de rayons X, dans la tête. A cette fin, le gouvernement américain versa annuellement au gouvernement israélien 300 millions de livres israéliennes. A l'époque, le budget global du ministère israélien de la Santé ne s'élevait, quant à lui, qu'à 60 millions de livres. Les fonds versés par les Américains correspondraient, de nos jours, à deux milliards de dollars.

Afin de circonvenir les parents des victimes, les enfants furent emmenés en « voyage scolaire », et on dira plus tard aux parents que les rayons X étaient un traitement contre une épidémie de teigne. 6 000 des enfants cobayes décédèrent peu après leur irradiation, beaucoup des survivants développant des cancers qui emportèrent des milliers d'entre eux, au fil des années, et qui continuent à tuer certains d'entre eux,
encore actuellement.
Durant leurs années d'interminable agonie, les victimes souffrirent d' affections telles l'épilepsie, l'amnésie, la maladie d'Alzheimer, des céphalées chroniques et des psychoses.

Voilà, dit très froidement, quel est le sujet de ce documentaire. Voir les victimes, à l'écran, c'est bien autre chose.

Voir, par exemple, cette dame marocaine décrivant ce que c'est, que recevoir 35 000 fois la dose autorisée de rayons X dans son crâne: « Je hurlais : Enlevez-moi ce mal de tête horrible ! Enlevez-moi ce mal de tête horrible ! Enlevez-moi ce mal de tête atroce ! Mais le mal de tête n'est jamais parti de ma tête ! »

Ou encore, regarder cet homme, barbu, qui descend une rue, tout voûté : « J' ai la cinquantaine, et tout le monde croit que j'ai au moins soixante-dix ans. Je dois presque me casser en deux, quand je marche, pour ne pas tomber. Avec leurs maudits rayons X, ils m'ont volé ma jeunesse. »

Voir, aussi, cette vieille dame qui a administré les doses mortelles de rayons X à des milliers d'enfants : « On faisait mettre les enfants en rang. Tout d'abord, on leur rasait la tête, et on leur oignait le crâne d'un gel qui les piquait terriblement. Ensuite, on leur mettait un ballon entre les jambes, et on leur donnait l'ordre de ne pas le laisser s'échapper, afin d' être sûrs qu'ils ne bougeraient pas. Les enfants n'avaient pas le reste de leur corps protégé. On ne leur mettait pas de tuniques de plomb. On me disait que cela était excellent pour traiter leur teigne. Si j'avais su les dangers auxquels on exposait ces malheureux enfants, jamais je n'aurais participé à ce travail ! Jamais de la vie ! »

La totalité de leur organisme ayant été exposé aux rayons, le génome des enfants a souvent été altéré, affectant leur descendance. Nous voyons maintenant à l'écran une dame au visage ravagé, qui nous explique : « Mes trois enfants - tous mes enfants. - ont les mêmes cancers dont ma famille a souffert. Allez-vous me dire que c'est une pure coïncidence ? »

La majorité des victimes furent (ou sont) d'origine marocaine, car les juifs marocains représentaient la majorité des immigrants séfarades. La génération empoisonnée devint la classe irrémédiablement pauvre et délinquante du pays. C'était totalement absurde. Les juifs marocains qui s'étaient réfugiés en France sont aujourd'hui prospères et souvent hautement spécialisés. L' explication la plus répandue consiste à dire que la France a accueilli les riches, parmi eux, ou les plus doués. La véritable explication, c'est qu' aucun des enfants juifs marocains immigrés en France n'a eu les cellules cérébrales grillées aux rayons gamma.

Le film démontre que cette opération n'eut rien d'accidentel. Les dangers des rayons X sont étaient connus, à l'époque, depuis plus de quarante ans. Dans un manuel officiel d'utilisation des rayons X datant de 1952, nous lisons que la dose maximale à ne pas dépasser, pour un enfant, était en Israël de 5 Rad. Aucune erreur n'a été commise. Les enfants ont été délibérément irradiés. Il s'agissait d'un empoisonnement volontaire.

David Deri insiste sur le fait que, seuls, des enfants séfarades ont été soumis aux rayons X : « J'étais à l'école, et des types sont venus nous chercher pour une promenade. Ils nous ont demandé comment nous nous appelions : les enfants portant des noms ashkénazes se virent ordonner de se rasseoir. Les gamins basanés, eux, se retrouvèrent dans l'autobus. »

Le film présente ensuite un historien, qui commence par donner une histoire condensée du mouvement eugéniste. Changeant de ton, il déclare que l' opération « teigne » était en réalité un programme eugéniste, visant en réalité à éradiquer ce qui était perçu comme les maillons faibles de la société (israélienne). La dame marocaine est de retour, à l'écran : « C' était un Holocauste. Un Holocauste séfarade ! Et ce que je voudrais savoir, c'est pourquoi personne n'a rien fait pour l'empêcher ! »

David Deri apparaît dans le documentaire, cette fois comme participant à un forum, il fait part de la frustration qui fut la sienne lorsqu'il tenta de retrouver son dossier médical d'enfant. « Tout ce qu'il m'importait de savoir, c'était ce qu'ils m'avaient fait. Je voulait savoir qui avait autorisé ce « traitement ». Je voulais remonter la chaîne des commandements. Mais le ministère de la Santé m'a dit que mon dossier avait disparu. » Boaz Lev, porte-parole du ministère de la Santé intervient alors : « Presque tous les dossiers ont disparu, brûlés dans un incendie ».

On nous dit qu'à la fin des années 1940, une loi américaine mit un terme à des expérimentations humaines consistant à soumettre des prisonniers, des handicapés mentaux, et d'autres cobayes, à des radiations. Le programme nucléaire américain devait donc trouver une nouvelle source de cobayes humains : le gouvernement israélien fut d'accord pour le lui fournir.

Voici la composition du cabinet israélien, à l'époque où furent perpétrées les atrocités du « traitement de la teigne » :

Premier ministre : David Ben Gourion ; ministre des Finances : Eliezer Kaplan ; ministre des implantations : Levi Eshkol ; ministre des Affaires Etrangères : Moshe Sharett ; ministre de la Santé : Yosef Burg ; ministre du Travail : Golda Meir ; ministre de l'Intérieur : Amos Ben Gurion.
Le plus haut poste non-ministériel était tenu par le Directeur général du ministère de la Défense : Shimon Peres.

Qu'un programme impliquant un budget de milliards de dollars de fonds fournis par le gouvernement américain ait pu demeurer ignoré du Premier ministre d'un Israël qui avait le plus grand mal à joindre les deux bouts, voilà qui est totalement ridicule. Ben Gourion aurait dû être impliqué dans ces horreurs, c'est sans doute la raison pour laquelle il avait choisi son fils pour occuper le poste de ministre de la Police (Intérieur), au cas où quiconque s'aviserait de mettre son nez dans leurs magouilles.

Le ministre des Finances Eliezer Kaplan reçut une reconnaissance éternelle, son nom étant donné à un hôpital situé près de Rehovot. Mais il n'est pas seul à avoir eu cet insigne honneur. Chaim Sheba, qui dirigeait la société Ringworm Incorporated (Teigne & Co), a vu un grand complexe médical porter son nom. Inutile de préciser que, s'il existe une once de décence dans la profession médicale israélienne, ces hôpitaux devront être débaptisés au plus vite.

Après la fin du film, il y eut un débat télévisé, auquel prirent part un chanteur marocain, David Edri, directeur du Comité de Compensation aux Victimes du traitement de la Teigne aux Rayons X, ainsi que Boaz Lev, porte-parole du ministère de la Santé.

Le présentateur Dan Margalit essaya de se redonner une contenance, après les horreurs qu'il venait de voir. Il expliqua humblement que «l'Etat était pauvre. On vivait une sorte de survie, au jour le jour. » Puis il s'arrêta : il savait qu'il ne saurait y avoir d'excuse aux atrocités subies par les enfants séfarades.

Mais c'est encore le chanteur marocain qui sut, mieux que tous les autres, résumer cette expérience éprouvante : « Je vais faire très mal. Mais il faut dire la vérité. Sinon, jamais les plaies ne se cicatriseront : il y a une personne, encore en vie aujourd'hui, qui sait absolument tout ce qui s'est passé. Cet homme, c'est Shimon Peres. La seule manière de savoir la vérité et de commencer le travail de deuil et de cicatrisation, c'est d'enquêter sur le rôle qui fut le sien dans l'empoisonnement de masse de plus de 100 000 enfants et adolescents séfarades.»

Mais cela n'aura pas lieu, et voici pourquoi : le film a été diffusé en même temps que le plus grand show télé de l'année, la finale du show de sélection des talents d'Israël : « Une Etoile est née ». Le lendemain, la photo de l' étoile israélienne nouveau-née occupait la moitié des premières pages des journaux.

Pas un mot, au sujet « Des enfants de la teigne », dans aucun quotidien. Ni sur Internet. Rien.

Jusqu'à tout récemment.

"the Ringworm Children", 1ere partie (sur 4 – en anglais) :

 

Suite :

http://www.dailymotion.com/harissien/video/x2ase2_genocid... 

http://www.dailymotion.com/video/x2asrd_genocides-sephara... 

http://www.dailymotion.com/video/x2at3y_genocide-sepahrad... 

21/03/2009

Gaza : des soldats israéliens racontent leurs crimes

NOUVELOBS.COM | 21.03.2009 | 17:44

Les révélations se multiplient sur les humiliations et actes de vandalisme contre des civils et leurs maisons, et l'assouplissement des règles d'engagement lors du conflit dans la bande de Gaza.

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Militaires israéliens à la frontière avec le nord de la bande de Gaza (Reuters)

L'opération "Plomb durci" de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza apparaît sous un nouveau jour, avec une série de témoignages de soldats, a-t-on appris samedi 21 mars. Les révélations se multiplient sur les humiliations et actes de vandalisme contre des civils et leurs maisons, et l'assouplissement des règles d'engagement, qui a eu des morts pour conséquence, provoquant l'ouverture d'une enquête.

Tsahal a ordonné une enquête

Le gouvernement israélien a toujours affirmé avoir tout tenté pour éviter les victimes civiles pendant les trois semaines de cette offensive qui s'est achevée à la mi-janvier. Leur nombre élevé a pourtant suscité les condamnations de la communauté internationale.
Mais jeudi, soit deux mois après la fin de l'offensive, Tsahal a ordonné une enquête sur ses propres soldats, après ces témoignages selon lesquels certains soldats ont tiré, parfois un peu trop vite et de manière indiscriminée, comptant sur le fait que l'assouplissement des règles d'engagement les protégerait.
Ces révélations sèment le trouble et suscitent des interrogations, dans un pays où Tsahal, un des principaux piliers d'Israël, bénéficie d'un respect considérable, mais où, déjà, la guerre du Liban de l'été 2006 avait ébranlé des certitudes. Pourtant, Ehoud Barak, le ministre de la Défense, a réaffirmé jeudi ce qu'Israël se répète: son armée est "la plus éthique au monde".

Israël aurait violé les lois de la guerre

Ces témoignages sont d'autant plus troublants qu'ils viennent conforter les accusations des Palestiniens et des organisations de défense des droits de l'Homme, selon lesquelles Israël aurait violé les lois de la guerre à Gaza.
Ces témoignages ont été publiés dans la lettre d'information en ligne d'une école militaire, transmise aux journaux israéliens Haaretz et Maariv, qui en ont publié des extraits jeudi et vendredi, et que l'agence de presse américaine Associated Press a obtenus dans leur intégralité.
Le directeur de l'institut militaire, Danny Zamir, a qualifié la discussion entre soldats "d'instructive", mais également "consternante et déprimante": "vous êtes en train de décrire une armée avec des normes très basses".
L'un des soldats décrit comment une Palestinienne et ses deux enfants ont été tués, atteints par un sniper, pour avoir mal compris ce qu'un soldat israélien leur ordonnait et pris le mauvais chemin: le tireur embusqué n'avait pas été informé que les civils avaient reçu l'autorisation de sortir de la maison qu'il surveillait, et a donc ouvert le feu quand il les a vus approcher.

Une vieille femme abattue

Un autre raconte la mort d'une vieille femme, abattue alors qu'elle marchait sur la route et qu'il n'était pas clair qu'elle constitue un danger. "J'ai simplement eu l'impression que c'était un meurtre de sang froid", raconte le soldat identifié uniquement sous le nom d'"Aviv".
Et "Aviv" de raconter également comment sa propre unité a reçu ordre d'investir une maison par la force et de tirer à vue sur toute personne s'y trouvant. "J'appelle ça meurtre", a estimé le soldat. "En haut, ils disaient que c'était autorisé, parce que quiconque restait dans le secteur et dans la ville de Gaza était dans les faits condamné, et un terroriste, parce qu'ils n'avaient pas fui".
Le jeune homme explique ensuite qu'il a insisté pour qu'on donne cinq minutes aux habitants pour évacuer, une attitude qui a déclenché des protestations parmi ses camarades. Selon lui, les soldats se comportaient comme si "à l'intérieur de Gaza, vous avez le droit de faire ce que vous voulez, d'enfoncer les portes des maisons sans autre raison que le fait que c'est cool". "Ecrire 'Mort aux Arabes' sur les murs, prendre les photos de famille et leur cracher dessus, juste parce que vous pouvez le faire", a-t-il ajouté.

Pamphlet religieux

Un autre soldat, "Ram", décrit ce qui semble être une querelle entre soldats laïcs et soldats religieux, et le "fossé profond" entre les informations préalables à l'opération fournies par l'armée et celles fournies par le rabbinat militaire, donnant le sentiment d'une "mission quasi-religieuse". "Leur message était très clair: 'Nous sommes le peuple juif, nous sommes venus sur cette terre grâce à un miracle. Dieu nous a ramenés sur cette terre, et maintenant nous devons nous battre pour chasser ceux qui interfèrent avec notre conquête de cette terre sainte'", dit-il.
Un peu plus tôt cette année, Tsahal avait déjà sérieusement réprimandé un officier pour avoir distribué un pamphlet religieux appelant les soldats à n'avoir aucune pitié avec leurs ennemis: ce document était basé sur les écrits d'un rabbin ultranationaliste, et pas approuvé par le rabbinat militaire, a expliqué l'armée israélienne.
L'offensive militaire israélienne a fait en 22 jours 1.417 morts côté palestinien, dont 926 civils, selon le Centre palestinien pour les Droits de l'homme. Treize Israéliens ont été tués. (avec AP)

20/02/2009

Roumanoff : le spectacle de trop

Bellaciao

jeudi 19 février 2009 (23h37)

RIONS AVEC LA DESTRUCTION DE GAZA !

Une lettre ouverte à la comédienne Anne Roumanoff

Par PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott)

De Ramallah, Palestine occupée, le 19 février 2009

Nous savons que vos spectacles apportent rire et bonne humeur à beaucoup de francophones de par le monde. Tant, que nous sommes choqués et déçus d’apprendre que vous vous apprêtez à vous donner en spectacle en soutien aux soldats israéliens blessés et aux victimes d’attaques terroristes, le 2 mars prochain à Genève.

Votre performance lors de ce spectacle va constituer un acte de soutien et de solidarité envers l’armée israélienne, laquelle est l’instrument principal de l’oppression systématique et de l’emprise brutale qu’Israël exerce sur le peuple palestinien. Cela va contribuer au « lissage » de l’image internationale d’une force militaire agressive qui a derrière elle un long passif constitué de massacres, et d’un nettoyage ethnique attesté, touchant des centaines de milliers de Palestiniens chassés de chez eux.

Nous espérons que vous conviendrez que cela est l’exact contraire de ce que la comédie devrait véhiculer. Il n’y a rien de drôle dans le palmarès de l’armée israélienne vis-à-vis des droits humains. Il ne devrait pas y avoir de place pour la comédie ou les comédiens travaillant à soigner l’image de cette armée à travers le monde, alors que les Palestiniens continuent de souffrir de l’agression militaire perverse perpétrée par Israël. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Israël poursuit la construction de colonies, d’une infrastructure routière, de barrages et d’un mur d’apartheid, mur déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice. Israël dénie à des millions de Palestiniens réfugiés leur droit internationalement reconnu de retour dans leur pays ; détruit les maisons des Palestiniens ; tue des enfants palestiniens en toute impunité ; et déracine des centaines de milliers d’arbres palestiniens. De plus, Israël maintient un système de discrimination raciale envers ses propres citoyens palestiniens, avatar de l’apartheid sud-africain. Votre représentation de soutien à l’armée israélienne dira aux Palestiniens que leur souffrance - produit du colonialisme et du racisme – n’a aucune importance. Vous donnerez une claque à la face des comédiens, musiciens, artistes, réalisateurs, écrivains et poètes palestiniens, qui parviennent à conserver l’espoir dans un contexte étouffant et écrasant.

Nous vous écrivons par conséquent pour vous demander de reconsidérer votre décision de vous produire en soutien de l’armée israélienne. Nous nous interrogeons : comment pourrait-on se produire sur les planches et faire rire un public au profit d’une armée qui vient juste d’achever son atroce massacre dans la Bande de Gaza occupée. Vous n’êtes probablement pas sans savoir que cette opération a tué plus de 1300 personnes, dont 410 enfants., et en a blessé 5300 autres. Cette guerre a été qualifiée par le Rapporteur Spécial pour les Droits Humains de l’ONU, de « prélude à un génocide ». Ce propos fut conséquent à l’élimination, par l’armée israélienne, de familles entières ; à la destruction de quartiers, de villages, d’écoles, et de bâtiments de l’ONU ; et à l’usage de bombes au phosphore blanc et autres armes controversées, sur l’une des zones les plus densément peuplées du monde, où plus de la moitié de la population est constituée d’enfants. Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, et nombre de juristes internationaux de premier plan, ont également demandé des enquêtes à propos de crimes de guerre qui auraient été commis par l’armée même que vous vous apprêtez à soutenir en vous produisant.

Comme vous devriez le savoir, quasiment tous les réalisateurs, artistes et figures culturelles de Palestine, ont appelé leurs pairs à travers le monde à boycotter les institutions culturelles israéliennes, du fait de leur complicité dans la perpétuation de l’occupation et d’autres formes d’oppression touchant le peuple palestinien (1). En réponse, dans les quelques semaines qui se sont écoulées depuis, partout dans le monde, des groupes d’artistes, des comédiens, des réalisateurs, des étudiants et des universitaires, ont redoublé d’efforts pour témoigner de leur solidarité avec les Palestiniens occupés, pour condamner les crimes de guerre d’Israël et de son régime d’apartheid, et pour appeler à une riposte politique efficace telle que le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). La plus récente de ces expressions émane d’éminents universitaires français, signataires d’un appel à des mesures punitives de la communauté internationale pour mettre fin à l’impunité d’Israël (2).

Nous espérons pouvoir vous compter parmi les artistes du monde entier qui, tels que Bono, Snoop Dog, Björk et Jean-Luc Godard, se sont joints aux appels au boycott d’Israël tant que celui-ci n’aura pas rempli ses obligations envers le droit international et reconnu pleinement les droits des Palestiniens.

www.pacbi.org

info@boycottisrael.ps

[1] http://www.pacbi.org/campaign_state...

[2] http://schlomoh.blog.lemonde.fr/

trad. hdm

Communiqué Alter Info : ‘’Jamais la police n'aura d'espions comparables à ceux qui se mettent au service de la haine.’’ [1]

Alterinfo, 19 février 2009

[1] Honoré de Balzac

Communiqué Alter Info : ‘’Jamais la police n'aura d'espions comparables à ceux qui se mettent au service de la haine.’’ [1]

Audience Tribunal Correctionnel de Mulhouse le 19 février 2009 (UEJF-J’ACCUSE / Alter Info)

Sans grande surprise, Monsieur le procureur de Mulhouse a donné suite aux plaintes déposées par les deux associations UEJF/J’ACCUSE. L’audience en correctionnelle aura lieu le Jeudi 19 février 2009 à 8h30 salle 207.

Par Zeynel Cekici

Chers ami(e)s, lecteurs d’Alter Info,

Depuis le début de nos déboires judiciaires, vous avez été très nombreux à nous soutenir et à témoigner de votre solidarité. Grâce à vous, nous avons pu faire face à l’adversité dans la dignité et l’honneur. Il est donc naturel que je vous informe des suites judiciaires et des dessous politiques de cette affaire afin que chacun puisse prendre la mesure des menaces et du danger qui pèsent non seulement sur ce site, mais plus généralement sur la liberté d‘expression et particulièrement sur nos libertés individuelles.

 En plus des deux plaintes de l’UEJF/J’ACCUSE, j’ai une nouvelle fois été convoqué par la PJ. Une autre plainte à été déposée contre moi. Cette-fois il s’agit des agresseurs de Ginette Hess SkandraniUne dame âgée, une militante sincère que nous ne connaissons que par ses écrits, mais son combat étant honorable, méritait d‘être soutenu et sa lutte relayée par notre site. Bien que cette dernière plainte ait peu de chances de déboucher sur des poursuites judiciaires, ce qui n’est pas le cas avec nos détracteurs de l’UEJF/J’Accuse. Ces derniers semblent avoir un pouvoir qui va au-delà des prérogatives qu’octroi la loi 1901 à de telles associations. Ainsi il semblerait que Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » Puisque mes différentes plaintes pour diffamation, menaces de mort ayant moins émus que les plaintes de l’UEJF/J’ACCUSE il semble qu’il est moins important de se faire menacer de mort, d’être diffamé que d’être accusé d’«incitation à la haine » et d’un supposé « déni de crime contre l’humanité ». Il est inéquitable que dans un pays de droit, la raison du plus fort soit toujours la meilleure or la puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste.

Résumé de l’affaire

Fin décembre 2007, nous recevions un courrier de Me Lilti, avocat des associations UEJF/J’ACCUSE, nous mettant en demeure de supprimer une traduction de l’auteur Henry Makow intitulé « Impérialisme du capital… » publié en septembre 2007. Dans cette lettre, Me Lilti souligne bien le fait que même si nous retirions le texte, il portait de toute façon plainte contre moi pour incitation à la haine… et habituels poncifs et autres accusations rituelles d’antisémitisme. Ce qui me déconcerte un peu, c’est que Monsieur le Procureur ait pu ajouter le délit de crime contre l’humanité en plus des autres insanités dont m’accusent mes détracteurs.

Après le premier référé, un second a été annulé grâce à la clairvoyance du Président du TGI de Paris.

Dans une lettre adressée au Président du Tribunal de Paris j’ai tenté de démontrer ma bonne foi en supprimant le texte avant le second Référé. Je lui avais expliqué la volonté néfaste de nos détracteurs et les raisons fallacieuses invoquées dans le seul but de nous nuire financièrement et nous faire taire. Monsieur le Procureur de Mulhouse je ne sais trop pour quelles raisons obscures, se sert de passages tirés du texte pour le second référé pour m’accuser de déni de crime contre l’humanité. Malgré la décision lucide de Monsieur le Président du Tribunal de Paris, ces associations pensent utiliser la méthode du référé comme une nouvelle méthode de censure et de pression. Ayant échoué lamentablement dans leur tentative avec le référé, ils ont réussi avec leurs plaintes à abuser M.le Procureur de Mulhouse.

Nous avons été condamnés en référé à supprimer l’article et à verser des dommages et intérêts aux deux associations. Je n’ai donc pas voulu céder à leur infâme chantage, d’autant plus, qu’avant de publier cette traduction nous avions pris les précautions d’usage. Dans le préambule nous mettions en garde les lecteurs contre certains propos tendancieux de l’auteur. Pensant naïvement que la Cour d’Appel, comme il est d’usage, étudierait le fond de l’affaire et non la forme, comme c’est le cas lors d’un référé, j’avais décidé d’interjeter appel. A notre grande surprise et malgré la mise en évidence de la mauvaise foi de mes détracteurs, faisant des parallèles et des comparaisons entre notre affaire et l’affaire des caricatures de Muhammad, dont la jurisprudence aurait dû jouer en notre faveur.

Il en est des passions nobles comme des vices : plus elles se satisfont, plus elles s'accroissent. Ainsi selon notre avocate, en date du 17 mai 2008, les juges d’appel ont confirmé le juge des référés. De surcroît, ils ont doublé les dommages et intérêts. Bien qu’à l’heure actuelle nous n’ayons toujours pas reçu par voie légale le jugement en appel, les avocats et avoués des parties adverses nous pressent de payer leurs honoraires et les dépens auxquels nous avons également été condamnés. Néanmoins, dans la mesure où nous ne recevons pas par voie légale le jugement de la Cour d’Appel, la possibilité du pourvoi en cassation reste possible et même pendant 30 jours après sa réception. Depuis décembre 2007, nos détracteurs nous ont occasionné des charges financières équivalentes à plus de cinq ans du budget de roulement de notre association, c’est à dire plus de vingt mille euros.

Les deux associations UEJF/J’ACCUSE, prétendument antiracistes, sont que les sous-officines du Crif. Cette institution autoproclamée, s’arrogeant le droit de parler et agir au nom de tous les Français israélites ou de confessions juives. Les dirigeants de cette organisation lors des médiatiques dîners annuels, n’hésitent pas à sermonner nos élites politiques et médiatiques, leur ‘’suggérant’’ des directives, allant parfois jusqu’à la vexation de certains. On ne sait au nom de quel droit moral ou légal, de quelle valeur, une organisation peut avoir une influence politique aussi important, s’accaparer la voix de tous les Français israélites, alors que moins de 4 % environ de cette communauté y adhère.

Les agissements des associations qui fonctionnent avec des méthodes identiques à celles du Crif n’ont rien de démocratique et sont même contraires à tous principes républicains. Certes, le lobbying est une pratique courante et légale dans les sociétés anglo-saxonnes, et même si les institutions de l’Union Européenne tentent d’adopter le lobbying dans leur mode de gouvernance, la Constitution française n’autorise pas le lobbying. Pourtant, certains lobbies ont une influence politique au-supérieure de toutes les autres formes d’influence et souvent à l’origine de nombreuses tensions sociales.

Si le Crif et toutes ses sous-officines se contentaient uniquement de faire du lobbying pour les intérêts de ses adhérents, comme c’est normalement leur objectif et les raisons d’être des groupes de pression, ce serait à la limite concevable, même si c’est moralement condamnable. Le Crif est plus enclin à se battre pour les intérêts d’Israël que de s’occuper des problèmes de ses membres ou de la communauté dont il est supposé défendre les intérêts. Alors que le Crif tente de prendre en otage tous les Français juifs, voyez ci-dessous dans une lettre ouverte ce que certaines associations antisionistes comme l’UJFP pensent du Crif : 

Lettre de l'UJFP au Crif

Dimanche 8 Février 2009

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les dirigeants du CRIF

Les masques sont tombés et maintenant, ça suffit !

Vous n’avez absolument aucun droit de parler, ni en notre nom ni au nom de tous les nôtres qui ont

été parqués dans les ghettos, assassinés dans les pogroms, anéantis dans les camps de la mort, mais qui aussi ont été de toutes les luttes, de celles de l’ Internationale pour un monde meilleur à celles de la Résistance à l’envahisseur nazi, contre le colonialisme et pour la liberté, la justice, la dignité et l’égalité des droits.

Vous avez applaudi, encouragé les crimes de l’armée israélienne écrasant sous les bombes la population dans ce que vous appelez « entité hostile », réduisant en tas de gravats ses maisons, dévastant ses cultures, prenant pour cible les écoles, les mosquées, les hôpitaux les ambulances et même un cimetière….Dès lors vous vous êtes placés dans le camp des tenants de l’apartheid, des oppresseurs et des nouveaux barbares , et le sang de leurs victimes rejaillit sur vous.

Ce faisant, vous avez perdu tout sentiment humain, toute compassion devant cette détresse, vous nous avez outragés et salis en assimilant tous les Juifs à des supporters d’une bande de criminels de guerre comme vous avez déshonoré la mémoire de Rachi, d’Edmond Fleg, d’Emmanuel Lévinas et de tant d’autres, enfin de tout ce que le judaïsme français comportait de richesse humaine, d’intelligence et de lumières.

Vous avez voulu faire d’un conflit colonial et géopolitique un conflit communautaire et en prétendant que « 95 % des Juifs français approuvent l’intervention israélienne », vous attisez l’antisémitisme dont vous prétendez vous inquiéter de la résurgence, en pompiers pyromanes.

Non Mesdames et Messieurs les dirigeants du Conseil soi-disant « Représentatif » des Institutions juives de France, vous ne représentez rien pour nous, sinon les zélateurs d’une abjecte boucherie.

Le Bureau National de l’UJFP le 07-02-2009 Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS Téléphone : 06 61 33 48 22 e-mail : contact@ujfp.org Site : www.ujfp.org

Le Crif, surtout après les agressions de l’entité sioniste contre le Liban en 2006 et plus récemment contre le peuple martyrisé de Gaza, ne peut plus occulter ses motivations réelles. D’ailleurs, l’UEJF une des associations à l’origine de nos déboires judiciaires, allait au devant des manifestations en soutien à l’armée d’Israël pendant que celle-ci, commettait des crimes innommables contre  des enfants, des femmes et des vieillards démunis, déjà usés par la faim et la misère.

Soutenir explicitement et cyniquement une force étrangère - et surtout aux dépens des intérêts nationaux, ce n’est plus simplement condamnable moralement, c‘est de la haute trahison pour tout homme politique qui cède aux directives du Crif.

Israël en plus d’être un État moralement illégitime, est le fruit d’un abject colonialisme déguisé en une épopée héroïque et romantique, blanchie par le mythe du peuple errant et opprimé depuis plus de deux mille ans. Opprimé oui, errant non !

De plus, leurs oppresseurs ont toujours été les Européens ; jamais en terre d’Islam les juifs n’ont subi de pogroms ou de crimes de masses, au contraire, à chaque fois que les communautés juives étaient opprimées, elles ont toujours trouvé refuge en terre d’Islam.

Pourtant la propagande sioniste, insidieusement participe et alimente le racisme antimusulman. Le Crif a plusieurs masques, un public, qui permet à cette organisation de donner l’illusion qu’elle participe au dialogue interreligieux et intercommunautaire, et l’autre plus hideux, insidieux, aux desseins funestes alimentant la haine et la peur entre les communautés et cherchant à museler toutes critiques envers le sionisme et Israël.

L’histoire du ‘’Peuple errant’’ n’est qu’un mythe historique au service d’une idéologie, une altération biblique, une mythologie pour traduire dans les faits un supposé droit divin, allant jusqu’à supplanter le droit international. On ne peut réparer une injustice en créant une autre encore plus grande. c’est ce à quoi pourtant se limitent les fonctions de certaines organisations autoproclamées qui monopolisent de  nobles causes comme la lutte contre le racisme, tout en les détournant de leurs objectifs au profit de l’idéologie sioniste.

Ces précisions concernant le Crif ont leur importance pour comprendre les procédés abjects qu’use cette organisation aux multiples visages, mais un seul objectif, celui de défendre les politiques d’Israël et peu lui importent les méthodes employées. Elle utilise ses sous-officines comme l’UEJF afin de préserver son prestige d’organisation respectable. D’ailleurs le président Marc Knobel de l’association j’Accuse (co-plaignante), en est un membre actif.

Alter Info a besoin de vous

Votre soutien intellectuel nous est nécessaire pour continuer notre lutte. Toutefois, votre soutient financier l’est tout autant. Nos détracteurs ont compris la limite de nos capacités financières, qui est d’ailleurs notre grande faiblesse.

Si nous avions une certaine indépendance financière, nous n’en serions pas une nouvelle fois à vouloir vous mettre à contribution et donner de la sorte satisfaction à nos détracteurs.

Comment nous soutenir ?

Dans l’urgence nous avons besoin de plus de dix milles € pour faire face aux nouvelles contraintes judiciaires : 3600 € pour notre nouvel avocat le reste pour payer les dommages et intérêts et les dépends auxquels nous avons été condamné lors du référé et de l’Appel. De plus, demain nous serons sans doute à nouveau condamné et ainsi subir d’autres charges financières.

Nous avons préconisé différents moyens pour nous aider :

En plus de contribuer activement à notre site en devenant correspondant, rédacteurs, modérateurs… vous avez la possibilité de faire des dons récurent (10 euros par mois en vous abonnant) ou occasionnels, le montant étant libre. Bien que le site fasse entre vingt et trente milles visites par jour, nous avons moins d’une dizaine d’abonnements (10 euros par mois).

Si je m’étais engagé dans cette lutte pour ma gloire personnelle ou pour un quelconque avantage, en mon âme et conscience, je peux vous le certifier que j’aurai abandonné depuis très longtemps. Aucun statuts social, ni aucun privilège ne vaut la peine de pendre tant de risque et s’investir au ce point, si ce n’est que par altruisme et par conviction. Je n’ai reculé devant aucune difficulté pour que ce site puisse continuer à exister et être le symbole d’une lutte que je crois être juste. J’ai abandonné une situation socioprofessionnelle relativement confortable afin d’éviter toutes sortes de pressions. Après quatre ans d’activité et avoir donné tout ce que j’ai pu – dans la limite des capacités humaines, sans un soutien massif de la part de ce qui se reconnaissent dans ma lutte, je craints de ne pourvoir garantir la suite avec autant de constance et de détermination.

Vous pouvez envoyer vos dons par chèque ou mandat à :

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23, rue d’Illzach

68100 MULHOUSE / France

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10/02/2009

« C’est Israël, qui a besoin de la Turquie ! »

Par Gilad Atzmon 

Entretien réalisé par Hasan Uncular.

09 février 2009

« C’est Israël, qui a besoin de la Turquie ! »

Hasan Uncular [HU] : Cher Gilad, quelle analyse faites-vous du carnage israélien à Gaza ?

Gilad Atzmon [GA] : Cher Hasan, je ne pense pas qu’il s’agisse réellement d’une question d’évaluation. Nous avons tous conscience du niveau [incroyable] des destructions infligées à des civils innocents par l’Etat juif. Gaza ressemble à un paysage d’après-bombe atomique. Pourtant, comme nous le savons, cette dévastation ne résulte pas du lâcher d’une seule bombe atomique. Non, en réalité, il y a eu une campagne impitoyable et interminable, conduite par une armée nationale et populaire, qui a recouru à un enchaînement de bombardements lourds, au moyen d’armes conventionnelles, mais aussi de projectiles non-conventionnels. Le carnage, à Gaza, est le résultat d’un raid aérien sinistre, continu et intensif contre les civils vivant dans la région la plus densément peuplée sur notre planète. Aussi, davantage que par l’évaluation du carnage en lui-même, je suis très intéressé dans l’évaluation des gens qui sont capables de causer une telle destruction. Autrement dit, je suis intéressé à percer l’identité collective israélienne, mais aussi l’identité collective juive. Je me demande comment il est possible que les Israéliens, ce peuple qui a « ressuscité de ses cendres », ait pu devenir, collectivement, l’incarnation du mal moderne. Comment se fait-il que les juifs de la diaspora soutiennent quasi unanimement Israël et ses crimes contre l’humanité ?

« Israël se sent totalement libéré d’une quelconque retenu morale ou éthique »

[HU] : Pourquoi Israël viole-t-il ainsi en permanence la légalité internationale, et pourquoi ne respecte-t-il pas les accords signés ?

[GA] : J’imagine que c’est parce que les Israéliens sont imbus de sentiments de supériorité, qui ont sans doute quelque chose à voir avec l’interprétation séculière de l’Election juive. En fin de compte, Israël est bien l’Etat juif, non ? Bien que la société israélienne soit dans une large mesure une société laïque, elle réussit à perpétuer l’héritage judaïque de la suprématie raciale. Il s’agit, de fait, de l’interprétation laïque nationaliste de la tradition juive qui a évolué en une inclination collective meurtrière. Il est important de noter que tandis qu’à l’intérieur du contexte juif, l’élection est interprétée comme un fardeau moral impartissant aux juifs de représenter une exemplification du comportement moral, dans l’Etat juif, l’élection est interprétée comme une autorisation à dominer et à tuer. Dès lors que les Israéliens se considèrent le peuple élu, ils se sentent manifestement libérés de toute préoccupation éthique ou morale. A cela s’ajoute le fait qu’ils ne sont absolument pas concernés par le jugement ou la pensée des autres peuples ou des autres nations. Cette philosophie arrogante a été définie par le Premier ministre israélien David Ben Gourion, dans les années 1950, quand il a déclaré : « Peu importe ce que les Goyim [les Gentils, les non-juifs] disent ; seul importe ce que les juifs font ! »

« Il faudrait décerner à Peres le prix Nobel de Physique ( nucléaire) ! »

[HU] : Quelle est, à vos yeux, l’importance de la réaction du Premier ministre (turc) Recep Tayyip Erdoğan, à Davos ?

[GA] : Pour moi, il est évident que le Premier ministre Erdoğan a été très courageux en s’opposant au mensonge israélien sur une scène internationale. De plus, il a réellement mis dans le mille en dévoilant le symbole suprême de ce mensonge-même. Je fais allusion ici au criminel de guerre et néanmoins Président d’Israël Shimon Peres, qui, en dépit de son passé accablant [Kafr Kana, réacteur nucléaire de Dimona, etc], a réussi à s’arroger un prix Nobel de… la paix ! Considérant sa contribution fondamentale au projet de recherches en matière d’armes de destruction massives de Dimona, un prix Nobel de Physique (nucléaire) aurait été plus indiqué.

C’est Israël, qui a besoin de la Turquie ! 

[UH] : De quelle manière le lobby juif agit-il contre le Premier ministre Erdoğan et contre les juifs dotés d’une conscience ; comment le peut-il ?

[GA] : C’est une excellente question ; mais je ne suis pas expert ès-tactiques juives… Toutefois, j’ai parfaitement conscience de l’influence qui est la leur. Dès lors que les finances du parti Travailliste britannique sont gérées par des sionistes aussi enragés que [le faux-noble] Lord cash Machine Levy et que le secrétaire général [chief of staff ] de la Maison-Blanche n’est autre qu’un sioniste ultra, nous devons nous attendre à ce que ce soient les intérêts sionistes qui donnent forme à notre réalité, et cela signifie énormément de conflits, de carnages et le sang versé d’innombrables civils innocents.

Toutefois, nous devons garder à l’esprit le fait que le vent est en train de tourner. Ce que nous voyons et ce que nous entendons, à Gaza, suscite une indignation gigantesque contre Israël et ses séides, dans le monde entier. Pour moi, il est difficile de prédire quelles seront les mesures que ne vont pas manquer d’adopter les lobbies juifs à l’encontre du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan. Il peut probablement d’ores et déjà s’attendre à être présenté comme leur nouveau protagoniste antisémite. Comme nous le savons, il ne faut pas très longtemps pour en devenir un. 

Si, dans le temps, les antisémites étaient les gens qui n’aimaient pas les juifs, aujourd’hui, il s’agit de ceux que les juifs haïssent.
Il n’en reste pas moins que nous devons avoir à l’esprit l’idée que l’amitié de la Turquie est très importante, pour Israël. La Turquie était en effet, jusqu’ici, l’unique pays ami d’Israël dans toute la région. Ces derniers temps, elle a joué un rôle d’intermédiaire en vue de négociations (hypothétiques) avec la Syrie. En bref, c’est Israël, qui a besoin de la Turquie…

[HU] : Comment les relations israélo-turques peuvent-elles être affectées par le clash entre Erdoğan et Peres, à Davos ?

[GA] : Je préfère vraiment ne pas répondre à cette question ; je ne suis pas précisément un expert, en cette matière…

« Je suis simplement antiraciste »

[HU] : Avez-vous un message conclusif à adresser au monde, et au peuple turc ?

[GA] : Je n’aime pas envoyer de messages « conclusifs » et, ce, pour trois raisons :

1. Je n’aime pas les déclarations sans appel ; je tiens à me réserver une option de regret, et je veux être en mesure de réviser mes opinions, sur quelque sujet que ce soit ;

2. Je pense que ceux qui envoient des « messages finaux » doivent être des gens très importants et très intelligents. Quand à moi, je suis avant tout un artiste ; je procède à l’introspection, et je partage ce que je vois avec mes auditeurs et mes lecteurs ;

3. Contrairement à ces hommes politiques qui savent ce qui est bien et ce qui n’est pas bien pour les autres qu’eux-mêmes, j’ai déjà du mal à savoir ce qui est bien, pour moi-même…

Toutefois, ma politique, pour ainsi dire, est très simple : je suis pour une expression éthique. Cela signifie que dans telle ou telle circonstance, je m’efforcerai de trouver, par moi-même, ce qui est bien et ce qui est mal. Je ne crois pas au dogmatisme. Je le redis : pour moi, la quête morale est un processus dynamique, consistant à modeler, et à refaire.

Il y a environ une semaine, un ami, le légendaire musicien Robert Wyatt, m’a aidé à mettre cela en parole, de la manière la plus éloquente et simple qui soit. « Ma politique », a-t-il dit, « est très simple : je suis simplement antiraciste ». C’est vraiment ce autour de quoi tourne tout le reste : être antiraciste…

Je suis totalement opposé à toute forme de politique raciste, et c’est la raison pour laquelle je méprise toute forme de politique juive, qu’elle soit de gauche, de droite ou du milieu. J’en ai ras-le-bol de toutes ces organisations « exclusivement juives ». Qu’il s’agisse des «Juifs pour un seul Etat », ou des « Juifs pour la paix ». Je suis contre ça, parce que ça ne vise qu’à promouvoir les intérêts tribaux juifs, et non pas l’humanité, ni la fraternité. L’expérience politique juive est, peu ou prou, toujours racialement orientée, et chauvine jusqu’à la moelle.

Bien que je sois convaincu que les gens sont fondés à lutter pour conquérir leur droits (comme, par exemple, le combat des Palestiniens), je pense aussi que les gens devraient savoir de quelle manière réinstaurer la paix et l’harmonie. En ce qui concerne la politique israélienne et la politique juive, c’est exactement ce qui dont nous avons besoin. Tout ce que nous voyons, c’est la vengeance et la colère, qui entraînent de plus en plus de violence. Il est parfaitement évident que les Israéliens ne sont pas vraiment familiarisés avec les notions de pitié et de compassion. La suggestion spirituellement génératrice d’harmonie faite par Jésus, résumée par l’expression « tourner l’autre joue », semble, aux oreilles des Israéliens, un concept amusant et oiseux. Apparemment, pour eux, « choc et terreur », « shock and awe », voilà qui semble bien plus sexy. C’est démocratiquement qu’ils ont voté en faveur du carnage, de la destruction et du génocide. 

Mais, après tout, ils ont bien le droit de voter… Ne sont-ils pas la « seule démocratie au Moyen-Orient » ?

C’est, tout au moins, ce qu’ils prétendent…

Source : Timeturk

Traduction : Marcel Charbonnier

http://ism-france.org/

09/02/2009

La controverse de Sion – l’un des ouvrages les plus controversés jamais écrits

Makhnovista

SOTT.net

Jeudi 29 janvier 2009

For it is the day of the Lord's vengeance and the year of recompences for the controversy of Zion. – Isaiah 34:8.

An event has happened, upon which it is difficult to speak and impossible to be silent. – Edmund Burke, 1789

Car c'est un jour de vengeance pour l'Eternel, Une année de représailles pour la cause de Sion. – Ésaïe, 34:8

Un événement a eu lieu, dont il est difficile de parler et qu’il est impossible de taire. – Edmund Burke, 1789

À son époque, Douglas Lancelot Reed (1995 - 1976) avait de nombreux lecteurs. De nos jours, il est quasiment oublié, ou alors, la seule mention de son nom provoque l’indignation des experts de l’Establishment… enfin, parmi ceux qui ont entendu parler de lui. La raison d’une telle réaction n’est pas difficile à trouver : en son temps, Reed alerta l’opinion sur ce qu’il considérait comme un complot juif visant à dominer le monde, et dont il retraça l’histoire de façon exhaustive dans son livre : La controverse de Sion. Cet ouvrage fut terminé en 1956, mais ne fut publié qu’en 1978, deux ans après sa mort.

La nécrologie de Reed publiée dans The Times le décrivait comme un « virulent antisémite ». Une lecture attentive de La controverse de Sion montre pourtant que cette opinion est discutable – même si, occasionnellement, Reed a pu se qualifier lui-même d’auteur de textes antisémites. Par cette déclaration, Reed semblait plutôt désigner son ardent anti-pharisaïsme, anti-talmudisme et antisionisme. Cependant, il ne semble pas avoir été antisémite – au sens de haïr les juifs – puisqu’en de nombreux passages de son livre, il fait preuve d’une grande compassion à l’égard des juifs ordinaires.

Néanmoins, l’antisionisme de Reed, exprimé en des termes aussi virulents, rend la première lecture de La controverse de Sion dérangeante, voire même repoussante, dans la mesure où toute les convictions progressistes que pourraient avoir le lecteur sont constamment remises en cause. Ces convictions, nées des réflexions sur l’holocauste nazi et renforcées par la propagande de l’État israélien, assimilent toute attaque à l’encontre du moindre aspect de la pensée culturelle ou politique juive à de l’antisémitisme.

Dans La controverse de Sion, Reed ne cesse de lutter contre ce parti-pris occidental, et le décrit tel qu’il est – inconsidéré et irréfléchi. La question qu’il pose est la suivante : le sionisme est-il véritablement utile au peuple juif ? En d’autres termes, le sionisme est-il pro-juif, ou en fin de compte anti-juif ? Dans ce livre, Reed remet constamment en question les idées reçues sur la justice et son application lorsqu’il s’agit des affaires juives et israéliennes. La question centrale est donc celle de l’honnêteté. Dans quelle mesure ce livre est-il juste ? Quel crédit accordons-nous aux recherches historiques sur lesquelles est fondée cette oeuvre ? La pensée sous-tendant cet ouvrage est-elle humaniste ?

En écrivant ce livre, Reed tentait de révéler un complot à demi secret. Un complot, qui, d’après l’auteur, remonte à l’époque où les Lévites réussirent à constituer une puissante cabale sous le règne de Josias, roi du royaume de Juda (640 – 609 av. J.-C.). On peut retracer les grandes lignes de ce complot en suivant une trame spécifique qui se déroule tout au long de l’Ancien Testament, mais qui est surtout manifeste dans le Deutéronome. Les objectifs de ce complot sont une domination des nations voisines du royaume de Juda (et par extension, une domination de toutes les nations du monde), dont les tributs, versés par tout peuple conquis, rempliraient les caisses de Jérusalem.

De ce point de vue, il s’agit donc d’un plan autoritaire et centralisé. Il est également « nationaliste » : les Judaïtes étaient considérés comme les élus de Yahvé, c'est-à-dire sa nation préférée. Reed démontre que ce n’est pas forcément ce que les Lévites, les Pharisiens et les Talmudistes croyaient en réalité. En un sens, ce n’était que de la propagande, ou une fiction utile, permettant de justifier la prise de pouvoir et le contrôle de la population de Jérusalem par une élite. Cette propagande eut également un effet coercitif : elle généra une pensée de groupe à laquelle il était difficile d’échapper. La culture de Juda était une culture tribale centrée sur deux éléments : le Temple et la Torah, et il est intéressant de constater que tous deux étaient sous contrôle du clergé lévitique. On constate avec effroi que les effusions de sang en constituaient l’aspect le plus notable.

Reed suggère que ce mode de pensée était relativement nouveau – bien qu’à priori, le système de castes indien évoque une idéologie similaire, quoique non centrée autour du culte d’une déité spécifique ou d’un clergé rigoureusement organisé. Toutefois, il semble qu’à l’époque (500 av. J.-C.), le jaïnisme, le bouddhisme et les autres philosophies yogiques (avec l’importance qu’elles accordaient à l’universalisme et à la non-violence) réussirent à neutraliser cette mouvance barbare, illustrée entre autres dans le Rig-Veda – et qui rejoint peut-être ce que les anthropologues qualifient de « guerre endémique », c’est-à-dire un état de guerres perpétuelles intestines prenant place dans une société tribale et guerrière.

L’idéologie lévitique pourrait remonter en partie – bien que Reed ne semble pas l’aborder – à la société hautement encadrée de l’Égypte dynastique, qui, au cours de la majeure partie du Bronze final, contrôlait la Palestine. Reed souligne que la période située aux alentours de 500 av. J.-C. fut marquée par un mouvement tendant vers l’universalisme, c’est-à-dire l’intégration des différentes cultures au sein d’une humanité considérée comme un tout. Il est important de noter qu’a contrario, le judaïsme résista à cette tendance.

Jusqu’à l’époque de Jésus, l’expérience vécue par les Judéens illustre la manière dont un peuple peut être forcé à adopter un mode de pensée qui ne sert pas ses meilleurs intérêts. Les Judéens étaient à la fois poussés et tirés : poussés à accepter cette idéologie car on leur suggérait que la destruction par des puissances étrangères menaçait ceux qui s’éloignaient du troupeau, et tirés par l’idée que la domination du monde s’offrirait à ceux qui resteraient dans le droit chemin. Bien évidemment, une telle approche n’a rien de vraiment moral ; mais un soupçon de moralité, de poursuite du bien plutôt que du mal, leur fut servi dans une série de prophéties de l’Ancien Testament qui contredisaient la vision des Lévites. Le lecteur averti y verra une réfutation des vociférations rituelles du « nous contre eux » que l’on trouve dans des livres comme le Lévitique, le Deutéronome, Ezekiel, ou Esther/Néhémie. Mais sans un examen attentif, on a l’impression que cette tromperie était soutenue par un Yahvé bon et moral qui ne faisait que s’opposer à l’idolâtrie, c’est-à-dire aux pratiques de ces « eux » : les Canaanéens.

Reed montre qu’en réalité, les Lévites et les Pharisiens étaient les adorateurs de Moloch dénoncés par des prophètes comme Jérémie. Et c’est cet élément que souligna Jésus, qui fut apparemment capable de percevoir objectivement la globalité de cette dynamique. Comme Reed le souligne dans son court chapitre sur Jésus (qui constitue peut-être l’une des meilleures parties de La controverse de Sion), Jésus estimait que les Pharisiens étaient les ennemis de la loi cosmique, dans la mesure où ils avaient inventé leur propre réalité, leur propre histoire sur la façon dont les choses auraient dû être, dans le récit de la Torah. Parallèlement, les Judéens, que l’on avait enfermés dans un récit officiel et convaincus que la vie d’un individu s’arrêtait totalement dès la mort physique, restaient généralement prisonniers d’une bulle étroite de raisonnement purement linéaire, privés de contexte réel. Les conséquences de ce mode de pensée sont suffisamment évidentes, comme le site Signs of The Times tente de le montrer : nous sommes abrutis, privés de tout contexte historique véridique, incapables en raison d’un syndrome de Stockholm collectif de remettre en cause l’histoire officielle claironnée par les médias de masse. Le résultat de cet abrutissement signifie qu’un seul scénario semble possible – à savoir l’acceptation des espoirs et des peurs distillés par les pouvoirs en place.

Une juste compréhension du 11 septembre fait évidemment voler en éclat un tel scénario – de même que La controverse de Sion fait voler en éclats l’image du sionisme. De la même manière, Jésus fit voler en éclats l’image des Pharisiens lorsqu’il évoqua les meurtres d’Abel et de Zacharie (Luc 11:51). Dans Myth and History in the Bible (2003) [La Bible : mythes et histoire (non traduit) – NdT], Giovanni Garbini, chercheur biblique, affirme que par cette évocation, Jésus faisait allusion à un coup d’État qui avait eu lieu en 164 av. J.-C., et que les représentants saducéens et pharisiens pouvaient difficilement ignorer, puisqu’ils semblent y avoir participé. Voilà pourquoi le meurtre d’Abel (dont le récit se trouve dans la Genèse 4:1-16) ne fut pas condamné, Yahvé étant devenu le protecteur de Caïn, pour l’unique raison qu’Abel était considéré comme le prédécesseur du grand prêtre Zacharie. Ainsi, les meurtriers de Zacharie furent-ils également considérés comme tombant eux aussi sous la protection de Yahvé. Les commentaires acerbes de Jésus indiquent ce qu’il pensait de la Torah, et ce que ses premiers adeptes en pensaient aussi – une Torah qui fut clairement « bricolée » par les comploteurs eux-mêmes jusqu’au 1er siècle après J.-C. Il n’est pas étonnant que les extrapolations de Saint Paul quant à ce récit épique traficoté sur l’histoire d’Israël aient abouti à une théologie qui ressemble à de nombreux égards à celle des Pharisiens – et qui deviendrait malheureusement la référence de l’Église.

En bon journalise de presse écrite, Reed semble à son aise lorsqu’il retrace le labyrinthe de la politique du XXe siècle – et il est intéressant de constater à quel point ses idées se verront confirmées par des révélations ultérieures à 1956. Toutefois, même pour ce qui est des périodes historiques les plus anciennes, Reed semble avoir émis des conjectures surprenantes, qui ont été confirmées par des critiques contemporains de l’Ancien Testament issus de l’École de Copenhague, notamment Thomas L. Thompson et Garbini – Garbini en particulier, qui n’a pas peur de souligner qu’un véritable complot politique prit naissance lors de la transformation de l’Ancien Testament en outil de propagande. Leurs recherches, par exemple la reconstruction de l’histoire d’Israël présentée dans le deuxième tome de l’ouvrage de Thompson intitulé The Mythic Past: Biblical Archaeology and the Myth of Israel (1999) [Le passé mythique : archéologie biblique et le mythe d’Israël – Ouvrage non traduit - NdT], et les livres de Garbini History and Ideology in Ancient Israel (1986) [Histoire et idéologie dans l’Israël antique - Ouvrage non traduit - NdT] et Myth and History in the Bible (2003) [La Bible : mythes et Histoire] valent vraiment la peine d’être lus dans la perspective d’une réévaluation radicale de l’histoire de l’Ancien Testament et de la manipulation sociale.

Reed s’atttaque ensuite au Talmud. Quoi que l’on puisse penser de ses commentaires sur ce livre (et il est difficile d’avoir une pensée critique dans le domaine sans une solide connaissance de l’ouvrage étudié), d’une certaine manière cela importe peu, tant les preuves présentes dans l’Ancien Testament lui-même sont accablantes. Ce qui semble particulièrement intéressant, c’est que l’Église ait été amenée à croire que l’Ancien Testament rapportait la véritable parole divine. Ce point allait revêtir une importance cruciale au cours du XXe siècle, lorsque les hommes politiques chrétiens apporteraient leur soutien au sionisme, en grande partie parce qu’ils avaient été amenés à penser que les « promesses » de l’Ancien Testament venaient de Dieu, et qu’il était donc souhaitable de les respecter.

Ce soutien chrétien apporté au sionisme semble avoir été essentiel pour des personnalités comme Lord Balfour ou Lloyd George, et demeure important de nos jours (en particulier aux États-Unis) avec le sionisme des chrétiens évangéliques, qui a des relents de pacte révolutionnaire judéo-chrétien. Les attentes messianiques ont été utilisées pour pousser les chrétiens dans le camp sioniste. La manière dont cela a eu lieu est une épopée en soi, et malheureusement, ce n’est pas un sujet que Reed traite de façon exhaustive. Il va en revanche droit au but en différenciant les enseignements du Nouveau Testament et ceux du Deutéronome. On découvre évidemment que ces deux approches sont diamétralement opposées.

Cela signifie que les chrétiens sionistes (et par conséquent, tous les chrétiens qui considèrent que l’Ancien Testament rapporte la parole divine) tentent en fait de suivre deux voies en même temps. Il n’est pas étonnant qu’avec de tels fondements, l’histoire de l’Église ait été si violente, si étrangement contradictoire et si éloignée des enseignements du Prince de la Paix. Selon Reed, Saint Jérôme est l’initiatieur de cette mouvance qui conduisit l’Église à accepter l’Ancien Testament, non pas comme une source « historique » permettant de replacer les enseignements de Jésus et de Saint Paul dans leur contexte, mais comme un ensemble d’enseignements moraux en tant que tels.

2 Timothée 3:16-17 (« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour reprendre, pour remettre les choses en ordre, pour discipliner dans la justice, pour que l’homme de Dieu soit pleinement qualifié, parfaitement équipé pour toute œuvre bonne. ») semble être à la source du problème. Le point clef est que le terme « Toute écriture » n’est pas défini. Cela signifie-t-il « tout ce qui est écrit » ? Peut-être. Peut-être que tout ce qui est écrit est utile d’une manière ou d’une autre, si cela pousse le lecteur à une réflexion sérieuse sur ce qui se produit dans le labyrinthe de sa pensée, et dans l’environnement tout aussi labyrinthique dans lequel nous nous trouvons.

Dans ce passage, peut-être Saint Paul essayait-il simplement d’encourager les chrétiens à lire et à penser. Mais, bien sûr ,le terme « écriture » peut être réduit, et par là même corrompu, pour se référer uniquement à ces textes que quelque autorité (c’est-à-dire le Synode pharisaïque de Jamnia (Yavne), ou l’un des Conciles œcuméniques) considérait comme canoniques. Que l’Église ait adopté la résolution du Synode de Jamnia sur ce sujet est en soi étonnant – pour ne pas dire totalement suspect. Le fait est que l’Église n’a aucune raison valable d’accepter une résolution provenant du Sanhédrin : elle aurait dû la rejeter directement comme fondamentalement anti-chrétienne, puisque le Sanhédrin avait participé (d’après l’Évangile de Marc) à la condamnation de Jésus juste avant sa mort, et à celle des premiers chrétiens.

Le fait est que la constitution des canons bibliques constitue l’une des plus grandes faiblesses du dogme de l’Église, et les chrétiens évangéliques en particulier sont devenus, comme la plupart des juifs, victimes de la même propagande : une acceptation des ambitions sionistes, à laquelle la seule alternative est la damnation éternelle. Les chrétiens gagneraient à apprendre que la majeure partie de l’Ancien Testament est contraire aux enseignements de Jésus – tout comme les juifs gagneraient à apprendre qu’il y a deux trames totalement différentes dans l’Ancien Testament, et qu’ils ont été trompés par l’hypothèse qui veut que l’Ancien Testament constitue un seul et unique document.

Saint Jérôme (qui était particulièrement dogmatique, pour ne pas dire foncièrement vicieux) joua probablement un rôle majeur dans la cristallisation finale de ce processus – mais d’autres avant lui subirent certainement une influence spécifiquement juive les poussant à reconnaître le canon hébreux tel que défini par le Sanhédrin. Cela semble quelque peu absurde ; on aurait pu penser que quelqu’un, quelque part, aurait crié au fou – sans doute certains le firent-ils, de la même manière que certains observateurs des événements du XXe siècle (comme le maréchal Archibald Wavell et Sir Frederick Morgan) tentèrent d’informer l’opinion publique des violences et de l’hypocrisie des ambitions sionistes, et furent simplement muselés et mis sous l’éteignoir. Reed, bien évidemment, connut le même destin – comme il l’avait probablement prévu.

Quant à notre ère moderne, Reed fait quelques observations stupéfiantes sur l’origine franc-maçonnique de la Révolution Française ; la franc-maçonnerie est décrite comme une confrérie qui fut co-optée par les Illuminatis de Bavière afin de gagner du pouvoir en Europe et aux États-Unis, sur la base d’un modèle strictement hiérarchique. La structure de cette organisation était avant tout fondée sur le secret : ses agents étaient toujours conscients d’être eux-mêmes espionnés, mais ils éprouvaient une sorte d’excitation grisante à la perspective d’être impliqués dans une vaste conquête du pouvoir – un pouvoir à arracher aux mains de l’aristocratie européenne –, d’en récolter les fruits et de donner naissance à un nouveau paradis terrestre.

Ces méthodes secrètes de prise de pouvoir semblent avoir été utilisées par les juifs talmudistes d’Espagne, où un haut niveau de domination autoritaire semble avoir été la règle, et plus tard en Europe de l’Est, vers laquelle se tourna la diaspora juive au XVIe siècle. Il n’est pas évident que les ghettos juifs aient été institués par les puissances chrétiennes. Reed laisse entendre que les ghettos résultèrent principalement du désir des dirigeants juifs d’encadrer les juifs en les regroupant au sein d’espaces urbains confinés. Dans les ghettos, les individus pouvaient être surveillés de près, les dirigeants juifs mettre en place leur propre système juridique, et un conformisme rigide être imposé.

Reed souligne que les Bolchéviques adoptèrent un modèle fondé sur une organisation secrète et une pensée de groupe similaire à celui que l’on trouvait dans les ghettos – et qu’en ces temps de ferveur révolutionnaire, les plus jeunes générations issues des familles juives de Russie étaient habituellement scindées en deux : d’un côté, des jeunes hommes et femmes oeuvrant activement à l’émergence d’un foyer juif en Palestine (les sionistes), de l’autre, des jeunes poursuivant les idéaux marxistes et anti-tsaristes. Reed révèle des informations, jusqu’alors occultées, selon lesquelles la grande majorité des dirigeants léninistes étaient d’ascendance juive. Le seul fait que cette information ait été dissimulée et qu’il était interdit d’en parler lui semblait d’importance.

Comme mentionné précédemment, Reed est particulièrement à l’aise dès qu’il s’agit du XXe siècle. Il analyse minutieusement les carrières d’Edward Mandell House et de Bernard Baruch, tous deux conseillers présidentiels aux États-Unis, et de Chaim Weizmann, qui eut une énorme influence sur la politique étrangère britannique – et il semble étonnant que ces individus aient joui d’une telle écoute et d’une telle influence auprès des grands décideurs.

Dans son Épilogue, Reed résume La controverse de Sion en la qualifiant de récit écrit par un témoin de ce jeu de dupe qui piège tout autant les dirigeants occidentaux, les juifs et les activistes révolutionnaires que le lectorat de la presse écrite. Ce récit est animé d’une grande ferveur. Mais en même temps, il ne s’agit pas d’un récit polémique biaisé. Les faits qu’il met en avant, en tant que journaliste de premier plan, confirment avec force sa croyance selon laquelle l’aventure sioniste constitue un abus de confiance, et seul les sionistes ont quelque chose à y gagner. Ceux qui dénoncèrent cette arnaque furent (et bien sûr sont toujours) traités d’ « antisémites », ce qui démontre que ce type d’accusation n’est rien d’autre que de la diffamation infondée, que l’on se doit de réfuter.

Alors, quelle est la fiablité de Reed en tant qu’historien ? Pour répondre à cette question, – et d’un point de vue strictement personnel – on peut développer trois points :

1. Il est touchant de constater que même si Reed soupçonne les Talmudistes d’avoir été impliqués dans la guerre civile anglaise, il fait preuve de rigueur en déclarant qu’il ne dispose pas de preuves permettant d’étayer cette déclaration. Je pense que cela démontre l’utilisation raisonnée des preuves dont il disposait.

2. On pourrait accuser Reed d’une sorte d’antisémitisme, dans la mesure où il semble considérer que, quelque part, les Khazars (cette peuplade turque qui semble être à l’origine des juifs askhénazes) sont pires que les autres peuples. Il oppose fréquemment la « barbarie asiatique » aux gloires de la chrétienté occidentale civilisée. Je dois dire que j’éprouve un malaise à chaque fois qu’il verse dans ce genre de propos. Je doute que l’Occident soit si civilisé que ça. Comme l’a dit un jour George Gurdjieff, la civilisation occidentale recouvre sa très grande violence sous un vernis de mots raffinés. Gurdjieff déclara également qu’en général, les Européens comprenaient très peu la richesse et la subtilité de la culture asiatique. Je pense que Reed, en bon conservateur, est peut-être tombé dans ce piège.

3. Néanmoins, même s’il avait par certains côtés un profil d’homme vieux-jeu amateur de costumes en tweed – ou autre qualificatif du genre – il avait aussi cette ouverture d’esprit qu’il est toujours rafraîchissant de rencontrer. Par exemple, il est à remarquer qu’il parle en des termes élogieux de Mikhail Bakounine et d’Ernest Bevin, qui avait tous deux des sensibilités politiques ancrées bien à gauche : le premier était un farouche anarchiste révolutionnaire russe (dont on peut apprécier l’anti-monothéisme radical dans cette fiévreuse déclaration : « si Dieu existait, il faudrait l’abolir »), le second était un homme politique pragmatique, secrétaire aux Affaires étrangères du Parti travailliste britannique. Le sentiment d’affinité que nourrissait Reed à l’égard de ces deux hommes démontre combien il était fondamentalement honnête et humain.

Mais pour en revenir un instant à Bakounine : après avoir lu Reed, on comprend mieux que Bakounine, pourtant fervent internationaliste et partisan de la fraternité humaine, ait écrit Polémique contre les Juifs. De même, on comprend mieux les soupçons fort répandus parmi les socialistes et les anarchistes radicaux du XIXe siècle au sujet des ambitions juives. Ils étaient aux premières lignes du combat contre les abus de pouvoir, et n’allaient pas se laisser déstabiliser par les définitions limitées et autoritaires de ce qu’ils étaient censés penser. Ils voyaient les racines de l’exploitation de leurs propres yeux, et n’ignoraient pas que certains juifs oeuvraient à consolider leur propre pouvoir – pas ouvertement, mais dans les corridors du pouvoir, dans les mouvements pseudo-révolutionnaires comme l’Internationale marxiste, dans le sionisme, et grâce aux faveurs spéciales que leur accordaient moyennant « finances » les gouvernements européens et étasunien.

Le secret semble être l’élément maître de ces sombres maneuvres – c’est un point que l’on ne devrait peut-être pas oublier, lorsqu’on voit de quelle façon « les intérêts de la sécurité nationale » sont systématiquement invoqués pour justifier le refus de nos gouvernements de révéler des informations relatives à leurs agissements. Même des individus haut placés, comme Benjamin Disraeli – dont les origines juives lui permirent apparemment de mieux percevoir le mode opératoire de certains juifs – et Ernest Bevin – qui dans les faits était en charge de la Palestine juste après la Deuxième Guerre mondiale – ne purent guère plus que révéler ce qui se passait en coulisses. Ils se sentaient en quelque sorte menacés, comme s’ils percevaient que le pouvoir dont ils disposaient pourrait leur être retiré s’ils en disaient trop ; ou que les juifs ordinaires – les millions de juifs respectables qui étaient eux-mêmes manipulés – pourraient se retrouver en danger si l’opinion publique se retournait contre tous les juifs, les considérant comme ennemis de la race humaine.

Bien entendu, ce ne sont pas les juifs le problème, et Reed n’a jamais dit autre chose. Mais il semble bien y avoir des individus qui utilisent la question juive comme prétexte pour répandre violence et exploitation à travers l’Europe et le Moyen Orient. Des fonctionnaires héroïques comme James Forrestal à Washington firent leur possible pour faire part à leurs supérieurs de leurs inquiétudes au sujet des plans sionistes – mais sans grand résultat. La tragédie se poursuit aujourd’hui dans le camp de concentration de Gaza.

In fine, c’est le caractère monothéiste des religions juive et chrétienne qui a été lui-même instrumentalisé pour servir un programme politique visant à concentrer le pouvoir entre les mains d’une minorité. Yahvé se trouve au sommet de cette pyramide du pouvoir. Tout le monde est manipulé – révolutionnaires et partisans de toutes sortes sont dupés en permanence et montés les uns contre les autres.

Que cela signifie-t-il pour nous ? Il se pourrait que la seule révolution efficace ne puisse être accomplie que par un réseau d’individus dédiés à une recherche passionnée de la vérité. Seule la connaissance de la manière dont nos maîtres ont fonctionné, et continuent à fonctionner, donnera la chance aux pauvres hères que nous sommes de voir à quel point nous sommes mystifiés et manipulés. La controverse de Sion est une œuvre importante en ce qu’elle révèle des informations d’une telle nature, et il est ironique que ce faisant, elle soit elle-même devenue l’une des oeuvres les plus controversées de toute l’Histoire.

Les autres ouvrages de Douglas Reed :

The Burning of the Reichstag (1934) – Non traduit

Insanity Fair (Jonathan Cape, 1938) – La Foire aux folies

Disgrace Abounding (do., 1939) – Non traduit

Nemesis? The Story of Otto Strasser (do.) – Non traduit

A Prophet at Home (do., 1941) – Non traduit

All Our Tomorrows (do., 1942) – Non traduit

Lest We Regret (do., 1943) – Non traduit

From Smoke to Smother (do., 1948) – Non traduit

Somewhere South of Suez (do., 1949) – Non traduit

Far and Wide (do., 1951) – Non traduit

The Battle for Rhodesia (HAUM, 1966) – Non traduit

The Siege of Southern Africa (Macmillan, 1974) – Non traduit

Behind the Scene (Dolphin Press, 1975) – Non traduit

The Grand Design of the 20th Century (Dolphin Press, 1977) – Non traduit

Romans (non traduits) :

Galanty Show

Reasons of Health

Rule of Three

The Next Horizon

Pièce :

Downfall – Non traduit

Pour télécharger La controverse de Sion en français :

http://conspiration.cc/conspir/controverse_de_sion.pdf

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

30/01/2009

"Nous pouvons détruire n’importe quelle capitale européenne"

Bellaciao, Mercredi 28 janvier 2009

Un Professeur israélien : 

Nous avons les moyens de détruire n’importe quelle Capitale européenne.

Par Nadim Ladki

http://iraqwar.mirror-world.ru/arti...

www.martinvancreveld.com/biography/

(IAP News) - Ce professeur et historien militaire israélien a laissé comprendre qu’Israël pourrait se venger l’holocauste en exterminant des millions d’Allemands et d’autres Européens.

Lors d’une interview publiée à Jérusalem vendredi, le professeur Martin Van Crevel a déclaré qu’Israël avait « la capacité d’atteindre la plupart des capitales européennes avec ses armes nucléaires ».

« Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de fusées et pouvons atteindre nos cibles dans toutes les azimuts, et même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air ».

Creveld, un Professeur d’Histoire militaire à l’Université hébraïque de Jérusalem, a précisé que la « déportation collective » par Israël était la seule stratégie efficace à appliquer aux Palestiniens.

« Les Palestiniens doivent tous être expulsés. Les gens qui luttent dans ce but (Le Gouvernement israélien) attendent simplement la venue de "la bonne personne au bon moment". Il y a seulement deux ans, 7 ou 8 % des Israéliens étaient d’avis que ce serait la meilleure solution, il y a deux mois c’était 33 %, et maintenant, selon un Sondage Gallup, le chiffre est de 44 % pour ».

Creveld a déclaré qu’il était sûr que le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait déjà voulu expulser les Palestiniens.

« Je pense qu’il est tout à fait possible qu’il ait voulu le faire. Il voulait intensifier le conflit. Il savait que rien d’autre ne pourrait réussir ».

A la question de savoir « s’il s’inquiétait du fait qu’Israël deviendrait un état voyou s’il mettait en oeuvre une déportation génocidaire à l’encontre des Palestiniens, Creveld a cité les paroles de l’ancien Ministre israélien de la Défense Nationale, Moshe Dayan, qui avait déclaré "Qu’Israël devait être comme un chien enragé, trop dangereux pour qu’on le contrôle ».

Creveld soutient qu’Israël ne se soucie pas du fait de devenir un « état voyou ».

« Nos forces armées ne sont pas au trentième rang, mais aux deuxième ou troisième rang mondial. Nous avons la capacité de détruire le Monde avec nous. Et je peux vous assurer que cela arrivera avant qu’Israël ne disparaisse ».

http://www.iap.org

http://www.rense.com/general34/esde.htm

Martin van Creveld

Biographie

Martin van Creveld, Ancien professeur de l’Université hébraïque de Jérusalem, est un des auteurs leaders mondiaux sur l’histoire militaire et la stratégie, avec une spécialité sur les guerres du futur.

Il a écrit vingt ouvrages : “Supplying War” (1978), “Command in War” (1985), “The Transformation of War” (1991), “The Changing Face of War : Lessons of Combat from the Marne to Iraq” (2006), and “The Culture of War” (2008).). Il a aussi publié largement sur d’autres sujets, y compris des histoire sur les états, les femme et le Féminisme et l’Histoire américaine. Ces ouvrages ont été traduits en dix-sept langues.

Traduct Gilong.

Vous ne croyez pas que ça mériterait la « Une » des médias européens. Plus quelques intervention au Sénat à l’Assemblée ou aux autres instances des autres états européens.

L’indignation des Partis et Syndicats, et une mobilisation des citoyens qu’une bande de fachos religieux azimutés de la calebasse menace d’exterminer ?

Pourtant si c’était un quelconque jobard Iranien, ou Russe, ou Chinois, ou Vénézuélien, qui faisait cette déclaration, et qui soit publié dans la presse, je n’ose imaginer le ramdam et les tambours qui nous gonfleraient à longueur de journée.

S’il y avait simplement UN seul « vrai » journaliste, et UN seul « vrai » organe de presse, en France et en Europe, cette nouvelle qui court depuis trois jours sur le Web international aurait, au minimum, été reprise. Au moins pour la dénoncer comme fausse, (Mais hélas après vérification elle est vraie. Et surtout on sait tous depuis des lustres qu’Israël a de quoi raser la moitié de la Planète), ou si elle était vraie afin d’exiger que ceux qui ont la responsabilité de notre protection « expliquent » à ces gens qu’on va s’occuper d’eux sérieusement. Comme on s’est occupé d’autres en d’autres temps.

Mais c’est vrai qu’avant qu’on s’occupe des Maîtres à penser nazis des Sionistes d’aujourd’hui, nos dirigeants d’alors les ont financé puis ont attendu qu’on assassine 50 millions de gens, dont 5 millions de Juifs, (entre autres), avant de décider de faire quelque chose.

Bonne nuit et dormez bien.

En 1933 y en a qui faisaient de même… Pendant que Grand-Papa Bush et Wall-Sreet finançaient Hitler.

En 1938 y en a qui faisaient de même… Pendant qu’on exterminait la Tchécoslovaquie et la Pologne.

Juste après il se sont réveillés… Un peu tard pour continuer à vivre.

G.L.

22/01/2009

Membres arrachés et lambeaux de chair dans la rue

Ewa Jasiewicz
The Sunday Herald
Samedi 10 janvier 2009 

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© Inconnu

« Un garçon à côté de moi est devenu fou, il était abasourdi, il a vu le massacre, la rue était pleine de sang, les clous provenant des obus étaient aussi longs que ma main »

Les membres de la famille Shadoura vivent dans le quartier de Moaskar Jabaliya au nord de la bande de Gaza. Ils sont originaires de la ville qui s’appelait Majdal à l’époque de la Palestine de 1948, et qui s’appelle Ashkelon dans l’Israël d’aujourd’hui. Leur maison blanche à un étage, toute simple, se trouve à seulement quelques mètres de l’école Al-Fakhoura de l’ONU où 42 personnes, dont 20 enfants, ont trouvé la mort lorsque des tanks israéliens ont ouvert le feu sur un carrefour fréquenté. Des ambulanciers et des témoins oculaires ont rapporté n’avoir vu alors rien d’autre que « des membres arrachés et des lambeaux de chair » dans la rue. D’après des témoins, 4 obus de tanks ont percuté le sol et projeté alentour une nuée d’éclats brûlants.

Mohammad Shadoura, 9 ans, était alors en train de jouer aux billes dans la rue avec des camarades. Bassem Ahmad Shadoura, le père de Mohammad, était près de lui. Il a décrit la scène en ces termes : « j’ai vu une explosion, suivie d’une fumée noire qui a tout envahi – toute la zone était complètement noire. J’ai vu un garçon pointer le doigt en l’air en disant : “ je suis témoin de Dieu”, je l’ai pris dans mes bras pour l’éloigner. C’est alors que j’ai vu mon fils, il avait été touché à la jambe et à la tête. Son cerveau sortait de sa boîte crânienne. »

Mahmoud, 15 ans, raconte ce qu’il a vu, ses yeux s’écarquillent tandis qu’il revit ce traumatisme : « Partout où nous regardions, ils y avait des jambes arrachées, des gens décapités, des morceaux de chair. Un garçon à côté de moi est devenu fou, il était abasourdi, il a vu le massacre, la rue était pleine de sang, les clous provenant des obus étaient aussi longs que ma main »

Je suis assis dans la maison des Shadoura. Les femmes sont dans leur deuxième jour de deuil collectif. La mère de Mohammad, prostrée et silencieuse, est soutenue par ses sœurs, ses tantes et ses filles : Najah, 17 ans, Iman, 12 ans et Shahed, 2 ans ; toutes pensent à Mohammad. Leur demeure est très simple, la salle de séjour est partiellement ouverte sur un toit en tôles ondulées où nichent des pigeons blancs. À travers l’espace d’un mètre entre le haut des murs et le début du toit, on peut voir tout autour des hélicoptères Apache balayer leurs projecteurs aveuglants.

Trois chats, dont un minuscule chaton roux, s’étirent au soleil. Le sol est couvert de tapis colorés, des matelas en mousse sont posés contre les murs ; et il y a le poster de Nidal, un cousin âgé de 24 ans, les cheveux courts, le regard serein. C’était un combattant du Jihad islamique.

Il a été tué par un missile israélien il y a deux mois. Comme dans toutes les familles du coin, il y a peu de consensus politique. Bassem était officier supérieur au sein du Fatah, et son frère était agent des renseignements pour la police.

Bassem ne travaille pas, mais il continue à percevoir un salaire de 700 dollars mensuels versé par la délégation du Fatah à Ramallah. Une telle somme n’est pas vraiment suffisante pour une famille de 7 enfants. La location de leur maison pourvue d’une seule chambre coûte 100 dollars par mois. Le gaz – dont le prix a plus que doublé depuis le début du blocus – coûte près de 120 dollars pour une bouteille de 6 kg. Si on peut en trouver une, elle dure approximativement deux semaines. Lorsque aucune bouteille n’est disponible, ils utilisent un four en terre cuite, chauffé au bois et au papier. Les neufs membres de la famille dorment dans la chambre unique.

Il n’y avait pas d’eau dans la maison. La ligne électrique a été détruite mardi par les obus tirés par le tank, et le réseau d’eau est alimenté par une pompe électrique. Même si cette attaque n’avait pas eu lieu, l’électricité n’est disponible que 4 heures par jour.

Najah, 17 ans, me demande mon numéro de téléphone. C’est une adolescente pleine de vie, dans ses vêtements de deuil noirs, la tête recouverte d’un hijab. Bien sûr, je lui donne mon numéro. Je lui demande de décrire son frère. « C’était le meilleur d’entre nous. Il était très gentil ».

« Lorsqu’il regardait la télévision, il était terrifié par tous ces meurtres – la mort de tous ces enfants. »

Nous dînons à la lueur des bougies. Une petite assiette de thon en boîte, deux petits bols de « salade de Gaza » - des tomates découpées avec des oignons et du piment – une sorte de sauce salsa à la palestinienne, des olives cueillies sur l’olivier familial, une mujadarra – mélange de riz et de lentilles - froide (pas de gaz pour la cuisson). Après le repas, je me retrouve avec toute la famille assis sous la même couverture ; tous les regards sont dirigés vers le nouvel invité. Les enfants constituent 51% de la population gazaouie, et ils voient tout.

« Tellement de voisins sont morts », explique Foad. Iman, 12 ans, connaissait l’une des filles de Nizar Rayan, un haut dirigeant du Hamas qui a été tué avec ses 4 épouses et ses 11 enfants. Aya Rayan, 12 ans, a trouvé la mort lorsque 8 bombes larguées par un F-16 ont détruit la maison familiale. 10 autres maisons ont été rasées au cours de cette attaque. J’ai vu ce site de mes propres yeux, un gigantesque amas de blocs de béton entassés les uns sur les autres, des maisons pulvérisées, un monticule de 100 mètres de diamètre, entouré d’au moins 4 appartements dont les murs s’étaient effondrés, révélant les salles de séjour, des murs colorés avec des photos de proches ou de soleils couchants, des cuisines dévastées, avec les familles cherchant dans les décombres, et, en dessous de tout cela, couvert de poussière blanche, le corps tordu d’un cheval mort.

« Regardez ça » me dit Mahmoud, 15 ans. Il me tend un rocher de la taille d’un ananas. « le jour de l’attaque, il a traversé le toit de ma grand-mère qui habite la maison à côté de la nôtre. Le rocher a transpercé le toit. Si nous avions été là, il nous aurait tués » ajoute-t-il.

Le père de Mohammad boit doucement son thé ambré au goût suave. « Les enfants sont très contents que vous soyez là », déclare-t-il.

Il tire sur sa cigarette. « J’ai travaillé en Israël, j’ai vécu avec des Israéliens, des juifs originaires d’Europe, d’Iraq, du monde arabe, et nous nous entendions bien ensemble, nous étions amis. Ce sont de braves gens, à 100%. J’ai travaillé douze ans là-bas, mais rien n’a changé. »

Bassam a été emprisonné en 1983, avant le début de la première intifada. Il avait seulement 16 ans et il a passé 3 années dans les geôles israéliennes. « Vous savez pourquoi ? », me demande-t-il, son visage fin, sage, déterminé s’évanouissant dans l’obscurité. «  Pour avoir lancé une pierre »

« Je n’ai pas pu terminer mes études, on me l’a interdit, et le Croix Rouge n’a rien fait pour nous. Ils nous ont juste donné des vêtements. »

Nous levons les yeux vers le poster de Nidal. « C’était un combattant » dit Bassem. « Mon fils avait 9 ans, il ne faisait rien de mal. Dans notre religion, on dit que notre fils est au paradis. Il boira l’eau du paradis. Notre fils est un martyr. »

Nous allons nous coucher. Il est 8 heures du soir et la bougie inonde toute la pièce d’un doux et discret halo orangé. L’explosion des bombes secoue la maison, un sifflement bref suivi d’une détonation sourde. « Ça dure toute la nuit », commentent les enfants.

Reem, la mère de Mohammad, a seulement 36 ans, mais elle semble en avoir 10 de plus. Elle sort les vêtements de Mohammad, les porte à son visage, les sent puis les replie.

Ses larmes commencent à couler dans la pâle lumière orangée. « Où, où ? », dit-elle doucement. Ses sœurs la réconfortent. Parmi elle, Im Qusam. « Vous savez, nous ne pouvons pas dormir. Nous ne pouvons pas vivre, pas de gaz, pas de pain, pas d’eau »

Bassem se rappelle la procession d’enterrement des 42 victimes. J’y étais aussi.

« C’était la première fois en un an et demi que nous avons tous marché ensemble, nous avons tous prié ensemble, toutes les factions, tous les drapeaux étaient là. Je voulais que pendant ces funérailles, mon fils soit le fils de tout le peuple palestinien ».

D’habitude, chaque faction organise ses propres processions de deuil et ses propres enterrements. Mahmoud 15 ans, se souvient de l’enterrement. « Nous venions d’enterrer les victimes lorsque les Israéliens nous ont tiré dessus, nous avions tellement peur que nous sommes partis en courant. Nous avons tout le temps peur, tout le temps peur d’être touchés. »

Assis sur une petite colline sablonneuse, écoutant une belle chanson triste interprétée par une voix grave, j’ai vu les participants aux funérailles courir, enjamber les pierres tombales pour atteindre la sortie du cimetière tandis que chaque tir dispersait un peu plus la foule. Des snipers « Kannaas », me souffla funestement mon ami.

Je demande à Ahmad, 16 ans, ce qu’il pense des roquettes de la résistance palestinienne. « Ils nous envoie des missiles et l’on devrait se taire ? Nos roquettes sont comme des jeux, ce sont des jouets comparés à leurs missiles. Mais elles nous donnent du courage »

Nous nous couchons dans le bruit des explosions de missiles, les plus proches secouent la maison. Nous sommes submergés de terreur. « C’était une maison ! C’était une maison ! » souffle Reem au milieu de la nuit. La maison de la famille Salha dans le quartier en développement de Beit Lahiya a été bombardée à 4 heures et demi du matin. 6 membres de la famille, dont 4 âgés de moins de 15 ans y ont trouvé la mort. D’après des proches, ils s’étaient réfugiés dans cette maison par sécurité.

Nous nous réveillons au son des bombes. Je compte 15 bombardements israéliens entre 7 heures et 8 heures 30. 2 vieilles roquettes palestiniennes fatiguées y répondent. Nous partageons à dix une assiette de 5 œufs brouillés assaisonnés de poivre et 4 galettes de pain blanc.

Tout le monde fait une pause. « Jabaliya était une ville si belle », dit Roweeya, 17 ans, tout en nous servant du thé. « Il y a un jardin juste à côté, il est rempli d’orangers. Les Israéliens n’arrêtent pas d’y envoyer des missiles ».

Axel D. pour Futur Quantique

21/01/2009

Faites les passer tout de suite en justice !

Interview de Gilad Atzmon par un journaliste iranien

Palestine Think Tank

Traduction Eutopic (révisée par Futur Quantique)

mardi 20 janvier 2009

Kourosh Ziabari : Tout d’abord, j’aimerais connaître votre opinion sur le conflit actuel à Gaza, que certains ont appelé « la bataille la plus catastrophique des dix dernières années. » Que pensez-vous du carnage dont sont victimes les civils, les femmes et les enfants à Gaza ?

Gilad Atzmon : Ce que nous voyons à Gaza est la fabrication d’un déni d’un Holocauste. L’État juif se livre à la barbarie la plus obscène. Et pourtant, le monde ne dit rien. Une fois encore, nous voici confrontés à cette réalité, que le fait d’avoir donné un mandat pour l’installation d’un foyer national pour le « peuple juif » se révèle une erreur grave et meurtrière. La seule question est de trouver un moyen de démanteler cette créature monstrueuse, suicidaire et prédatrice, sans transformer notre planète en une boule de feu.

Kourosh Ziabari : Vous critiquez l’État d’Israël si durement ; cependant, vous avez sans doute remarqué que les médias et les hommes politiques israéliens se contentent de coller une étiquette de « traître » à chacun, simple citoyen, journaliste, professeur, ou analyste, qui, en Israël se permet de condamner l’État juif pour les boucheries et les massacres qu’il commet. Qu’en pensez-vous ?

Gilad Atzmon : D’abord, ce n’est déjà pas si mal d’être un « traître » dans un état assassin. Cependant, je ne me considère pas comme un israélien. Je suis né là-bas, mais il y a longtemps que je n’y vis plus ou même que j’y aie mis les pieds. Une fois que j’ai pris conscience que je résidais sur une terre volée, en qualité d’oppresseur, j’ai empaqueté mes saxos et je suis parti. Dans une certaine mesure, je puis être considéré comme « un Juif qui se déteste et qui en est fier. » Je suis plein de honte de moi-même et de ceux qui étaient mes compatriotes. Je parle de ma honte ; j’écris à ce sujet et je compose ma musique en essayant d’affronter ce sujet.

Kourosh Ziabari : Les officiels israéliens prétendent qu’ils n’ont fait que chercher à riposter en attaquant les bases du Hamas, et qu’ils ont essentiellement tué des gens de l’armée et des militaires. Par ailleurs, ils avaient interdit l’accès de la Bande de Gaza occupée aux journalistes et aux correspondants de guerre, et leur ont interdit de diffuser la réalité. Comment peuvent-ils justifier cette contradiction ? Pourquoi ne permettent-ils pas aux journalistes d’entrer à Gaza s’ils sont tellement sûrs de la vérité de leurs déclarations ?

Gilad Atzmon : Je ne pense pas que les Israéliens soient le moins du monde préoccupés par leurs contradictions ou par leurs incohérences. Les Israéliens sont pas non plus concernés par leur image.

Je voudrais essayer d’approfondir. Israël est actuellement le plus grand Ghetto Juif de tous les temps. Le Ghetto Juif est essentiellement un endroit où les Juifs peuvent célébrer leurs idiosyncrasies et leurs symptômes collectivement, entre eux, sans avoir à faire attention à ce qu’ils disent, pensent ou éprouvent. Israël s’est déjà entouré de murs gigantesques dont le seul but est de donner à la ségrégation une signification réelle. Et cependant, le Ghetto juif d’Israël est très différent du Ghetto juif d’europe de l’est. En Europe de l’Est, les Juifs étaient intimidés par la réalité qui les entourait, dans le Ghetto Israélien, ce sont les Juifs qui intimident les autres. Ils répètent que l’entièreté du Proche et Moyen Orient doit être maintenu dans un état d’anxiété permanent.

La mentalité de Ghetto est un outil d’analyse très utile. Il nous aide, par exemple, à comprendre pourquoi le premier ministre Olmert s’est permis de se vanter publiquement d’avoir humilié le président Bush et la Secrétaire d’État Rice. Dans le Ghetto, les Juifs ses sentent en sécurité, ils peuvent s’exprimer librement en restant à peu près sûrs que rien ne filtrera chez les Goyim. Dans le Ghetto, une seul logique s’applique : la logique juive.

Dans les années 50, le premier ministre Ben Gourion a adopté la mentalité du Ghetto juif pour formuler un précepte de politique israélienne qu’il a éloquemment formulé comme suit : « Ce que disent les Goyim n’a aucune importance, la seule chose qui compte est ce que font les Juifs. » Apparemment, ce mantra du Ghetto juif à la Ben Gourion a réussi à séparer les israéliens du reste de l’humanité. Mais cela va plus loin, comme nous le voyons à Gaza et dans tout conflit qui implique Israël. Cela détache le paradigme hébraïque de toute notion d’éthique humaniste.

Cette même philosophie se transpose aisément dans le pragmatisme militaire israélien, mortel : « Ce que les Nations Unies ou le monde entier pense n’a manifestement pas la moindre importance, tout ce qui compte est ce que fait l’armée israélienne. »

Maintenant, je veux parler du sujet des journalistes étrangers. Les chefs militaires israéliens savaient pertinemment, à l’avance, que Gaza allait devenir un bain de sang pour les civils Palestiniens. Ils savaient manifestement à l’avance quel genre d’armement ils allaient employer. Ils ne voulaient surtout pas que des journalistes étrangers fassent état dans les média du monde entier du Massacre de Gaza. Les média internationaux et le « droit de savoir » ne constituent pas un intérêt national israélien. Dans l’État du Ghetto juif, la seule chose qui compte est ce que fait l’armée israélienne.

Les Israéliens voulaient « finir leur travail » d’abord, tuer beaucoup de Palestiniens, détruire gaza, et démanteler son infrastructure, de façon à retrouver le pouvoir de dissuasion qu’il ont perdu depuis bien des années. Des journalistes présents à Gaza auraient pu encombrer leur chemin.

Kourosh Ziabari : En partant d’une description aussi complexe, quelle est, selon vous, la raison principale pour laquelle Israël bloque les bateaux d’aide humanitaire à destination de Gaza ? Y a-t-il quelque chose de mal à laisser passer de la nourriture, des médicaments, des produits de premiers soins destinés à une multitude de gens à qui est refusé tout accès au monde extérieur ?

Gilad Atzmon : La réponse est presque étymologique. Parler d’« effort humanitaire » suppose une certaine familiarité avec la notion d’humanisme ; Comme les Israéliens ne se sentent pas concernés par l’éthique ou par l’humanisme universel, on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils soient touchés par des efforts ou des problèmes humanitaires. Au cours des derniers jours, Israël a bombardé des hôpitaux, des écoles, des centres pour réfugiés, et des centres de distribution de l’aide des Nations Unies. Il vaut mieux en prendre son parti : l’État Juif est une organisation criminelle de haut vol qui n’a guère de pareille. Il serait plus sage de s’attendre à ce qu’Israël se comporte comme la personnification du mal ultime, et j’ai le regret de dire qu’en effet ils ne m’ont jamais déçu.

Kourosh Ziabari : L’emploi de phosphore blanc dans les bombes que l’armée israélienne lâche sur la tête des civils et sur leurs maisons à Gaza me semble une violation manifeste des règles internationales et des Conventions de Genève. Y a-t-il la moindre possibilité de donner à ces crimes de guerre la récompense qu’ils méritent ?

Gilad Atzmon : Je ne suis pas un expert juriste, et je ne puis donc vous donner une réponse appropriée. Cependant, il est très intéressant de noter que, bien que partout dans le monde la condamnation d’Israël pour l’emploi de bombes au phosphore soit quasi unanime, l’armée sioniste n’a pas arrêté l’emploi de ces armes, et que ce n’est pas la première fois qu’ils utilisent des armes non conventionnelles contre des civils en dépit de la condamnation internationale. Nous voyons tous les jours ces bombes mortelles qui explosent sur des cibles civiles. Une fois de plus, nous voyons que ce que peuvent dire les Goyim n’a pas la moindre importance. La seule chose qui compte, c’est ce que font les Juifs, c’est-à-dire tuer des civils Palestiniens. Je voudrais encore ajouter que les lamentations israéliennes sur la nécessité de détruire des armes de destructions massive « potentielles » que d’autres nations pourraient posséder devient pathétique de la part de gens qui disposent eux-mêmes d’un aussi obscène arsenal de têtes nucléaires. Comme ils ne se soucient aucunement du doit international, pourquoi se soucieraient-ils de l’opinion publique internationale ?

Kourosh Ziabari : Provisoirement, même si la guerre s’arrête aujourd’hui et qu’Israël se retire des territoires occupés, le résultat de ce conflit est de plus de 1 300 morts et de la destruction de 70% des infrastructures, des bâtiments, des lieux publics. Comment la véritable justice pourrait-elle s’exercer à propose d’Israël et de ses crimes contre l’humanité ?

Gilad Atzmon : A nouveau, je ne suis pas un expert. Ce n’est pas que je refuse de me prononcer. Mais ma préoccupation est d’abord l’étude de l’identité Juive et Israélienne. Je m’intéresse à la métaphysique de l’inclinaison génocidaire d’Israël. Je réfléchis à une identité qui peut infliger tant de douleur et se livrer à de tels carnage sur des civils innocents. Je m’intéresse à la banalité du mal qui se révèle dans la barbarie ultime d’Israël et dans le soutien qu’apportent à ce mal des institutions juives à travers le monde. Je crois qu’une fois que l’on commence à prendre conscience de ce à quoi nous sommes confrontés, nous pouvons peut-être trouver un moyen de le combattre. Honnêtement, je ne crois pas aux tribunaux internationaux. Il me semble infiniment plus efficace de faire reconnaître à tous à travers le monde que l’État Juif n’est rien d’autre que de la barbarie à l’état pur.

Kourosh Ziabari : Encore une dernière question. Quel message, en tant qu’artiste israélien, souhaitez-vous envoyer au peuple de Palestine, à ces mères qui ont perdu leurs enfants ou à ces enfants traumatisés qui subissent maintenant le choc de se retrouver orphelins ?

Gilad Atzmon : Oh mes chers frères et soeurs. J’ai le coeur brisé en contemplant la mort et le carnage que vous a infligé l’État Juif. Nous voyons tous ce que vous avez subi et nous savons tous que la justice est de votre côté. Je vous supplie de ne pas perdre espoir. Le mal finit toujours par rencontrer sa fin, et il en va de mal avec le mal juif. Israël rencontrera sa fin, même s’il est possible que nous ayons à travailler à faire venir cette fin.

Une chose, cependant, est claire. Le prétendu « Occident libéral » s’est montré lamentablement incapable de vous sauver ; les États Arabes n’ont pas encore tous rejoint votre lutte. Aussi triste que cela soit, et bien que la justice soit à l’évidence de votre côté, vous êtes seuls ici, confrontés au mal ultime.

Israël a encore beaucoup de bombes dans son arsenal. Mais vous, mes frères et soeurs Palestiniens, possédez quelques choses que eux n’ont pas : la justice est de votre côté, l’humanité est dans les rues de vos cités, vous avez la vigueur et la bombe ultime, celle de la démographie.

La Palestine est une terre. Israël est un État.

Les États vont et viennent, la terre reste éternellement.

Vive la Palestine.

L’attaque de Gaza a été décidée en concertation avec l’Égypte et l’Arabie saoudite

Réseau Voltaire, 19 janvier 2009

Entretien de Thierry Meyssan au « Courrier d’Algérie »

Condoleezza Rice et Tzipi Livni ont signé vendredi à Washington un accord bilatéral destiné, disent-elles, à empêcher « la contrebande d’armes » vers Ghaza. Rice a indiqué avoir téléphoné aux ministres des Affaires étrangères britannique, David Miliband, allemand, Frank-Walter Steinmeier et français, Bernard Kouchner, « pour les informer » de sa démarche ajoutant : « Je pense que ces efforts vont être suivis très rapidement par les Européens ». Selon le porte-parole du département d’État, Sean McCormack, Washington s’engage dans ce document à mobiliser des « équipements » pour aider Israël à empêcher « la contrebande  ». Il n’a cependant pas précisé ce que seraient ces équipements, mais il a indiqué que les États-Unis ne déploieraient pas de troupes sur le terrain. Dans cet entretien accordé au Courrier d’ Algérie, Thierry Meyssan revient sur cette offensive acharnée que mène Israël contre la bande de Ghaza.

Le Courrier d’Algérie : Vous indiquez dans votre article intituléLa guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite que l’attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. Que nous faut il comprendre par « option » ? Ce serait une option à quoi et mise en œuvre par qui et dans quelle but ?

Thierry Meyssan : Le régime en place à Tel-Aviv attaque à intervales plus ou moins réguliers la population palestinienne pour décapiter sa Résistance et la décourager pour plusieurs années. Cette stratégie, d’abord empirique, a été théorisée par Abba Eban à la fin des années 60. Celui-ci —qui avait été élevé en Afrique du Sud— considérait que, pour maintenir l’apartheid en Palestine, il fallait dialoguer avec des autorités politiques palestiniennes tout en faisant la guerre à la société civile palestinienne. Cette stratégie est parvenue à un certain degré de raffinement avec la création de deux entités politiques palestiniennes, géographiquement distinctes, la Cisjordanie et Gaza, séparées par un Mur et des chek points, sur le modèle des bantoustans sud-africains. 
Dans cette optique, le régime sioniste se prépare en permanance à de nouvelles actions militaires contre la population civile. L’opération « plomb durci », quand à elle, a été préparée six mois à l’avance, la pseudo trêve n’ayant été conclue que dans ce but, ainsi que l’a révélé le quotidien israélien Haaretz. C’est en ce sens que je parle d’une « option ». Restait à définir le moment propice pour la mettre en œuvre, aussi bien en termes diplomatiques que politiques.

Le Courrier d’Algérie : Vous indiquez également qu’Israel a élevé cette agression au rang de cause nationale et religieuses ?

Thierry Meyssan : Selon les cas, le régime de Tel-Aviv mène ces expéditions punitives contre la population palestinienne avec ou sans avoir recours aux réservistes. Cette fois, l’ampleur de l’opération supposait la mobilisation de dizaines de milliers d’hommes. Les autorités ont donc utilisé un langage symbolique pour faire comprendre à leur population juive l’importance de cet effort. D’où le nom de « plomb durci » quif ait référence à un chanson entonnée pour Hannukka. 
Cette fête religieuse célèbre le miracle de l’huile. Selon La Bible, les juifs chassèrent les Grecs (les Séleucides, héritiers d’Alexandre le Grand) de Palestine. À l’issue de batailles meurtrières, les soldats juifs rendirent grâce à Dieu dans le temple de Jérusalem, mais ils n’eurent pas le temps de se purifier. Ils allumèrent une lampe avec de l’huile pour la nuit en pensant revenir le lendemain pour reprendre le rituel. Or, la lampe brûla durant huit jours, manifestant que Dieu ne leur en tenait pas rigueur, c’est-à-dire qu’Il ne considérait pas que massacrer les Grecs ait rendu les soldats juifs impurs. 
En utilisant cette référence, le régime de Tel-Aviv suggére qu’il n’y a rien d’impur à massacrer des Palestiniens et, comme on peut le constater avec effroi, les soldats juifs n’ont pas tardé à mettre ce message en pratique.

Le Courrier d’Algérie : Vous mentionner également et dans se même article le rôle actif de l’Arabie saoudite et de l’Égypte dans cette offensive, peut-on avoir plus de précisions ? Et quels auraient été intérêts de ses deux États à s’impliquer dans des manœuvres hautement dangereuses et compromettantes ?

Thierry Meyssan : La montée en puissance du Hamas pose un problème politique à l’Égypte et à l’Arabie saoudite. Il s’agit en effet d’un mouvement de libération nationale issu d’un milieu religieux sunnite progressiste et susceptible d’influence dans le reste du monde musulman via les organisations sunnites, actuellement contrôlées par l’Arabie saoudite, et dans une moindre mesure par l’Égypte. 
Un succès du Hamas signifierait à court terme une révolution en Égypte, et à moyen terme une autre en Arabie saoudite. 
De ce point de vue, la guerre actuelle à Gaza n’a pas seulement pour but de maintenir l’apartheid en Palestine, mais aussi et surtout, de maintenir un contrôle réactionnaire et obscurantiste sur l’ensemble de la communauté sunnite ; un contrôle qui est exercé dans l’intérêt des Anglo-Saxons et d’Israël par des gouvernements soutenus par eux à bout de bras. 
Elle fait apparaître un clivage qui n’ont rien à voir avec l’ethnie ou la religion. Le vrai conflit n’est pas entre juifs et musulmans, entre chiites et sunnites, entre arabes et perses, mais il oppose la liberté et le droit d’un côté, à la domination et à la violence de l’autre. 
L’opération « plomb durci » a été planifiée par Tel-Aviv avec ses partenaires de Riyad et du Caire. Elle se résume ainsi : les forces armés israéliennes, le blocus égyptien et les finances saoudiennes. À cela s’ajoute le soutien de l’Égypte aux paramilitaires du général Mohamed Dahlan. Ils sont actuellement 2 500 stationnés près de Rafah (et non 10 000 comme je l’ai précédemment écris par erreur en comptabilisant des forces égyptiennes). Ces mercenaires arabes sont prêts à entrer à Gaza, une fois la résistance au sol maitrisée par les tanks israéliens, pour faire le sale boulot à la place des Israéliens, c’est-à-dire y massacrer les familles du Hamas 
Cette opération militaire s’accompagne d’une action diplomatique de l’Égypte et de l’Arabie saoudite pour torpiller les initiatives de la Ligue arabe promues par le Qatar et la Syrie. Tout cela est certainement difficile à admettre, mais il faut regarder la réalité en face. Riyad et Le Caire ont rejoint le camp sioniste.

Le Courrier d’Algérie : Quelles seraient les visées de cette offensive pour Israel et les États-unis ?

Thierry Meyssan : Les États-Unis ne sont pas responsables du déclenchement de cette opération. L’administration Bush finissante n’en avait pas le pouvoir. Durant la période de transition, elle ne peut qu’expédier les affaires courantes, 
Tel-Aviv a placé Washington devant le fait accompli et l’a contraint à suivre en assurant le réapprovisionnement des munitions. Je le redis : la décision de l’attaque n’a pas été prise en concertation avec les Etats-Unis, mais avec l’Égypte et l’Arabie saoudite.

Le Courrier d’Algérie : Quelles appréciation faites vous de l’arsenal utilisés contre la population de Gaza ? Beaucoup évoquent des raisons expérimentales.

Thierry Meyssan : Israël est devenu un exportateur de matériels et de savoir-faire militaires. Il n’est pas nouveau qu’il utilise la population palestinienne à la fois comme cobaye pour tester de nouvelles armes, et comme vitrine, pour montrer en situation réelle à ses acheteurs les capacités de ses matériels. 
On se souvient par exemple des expérimentations conduites à Jenine et de l’interdiction formelle édictée par les Israéliens aux organisations internationales d’aller y enquêter même des années plus tard.

Le Courrier d’Algérie : La donne pourra t-elle changer une fois Barak Obama officiellement investi ?

Thierry Meyssan : Le régime sioniste et les États arabes sionistes craignent l’évolution en cours à Washington. Barack Obama, au départ un pur produit du mouvement sioniste, lancé en politique il y a douze ans par Abner Mikva, est parvenu à la Maison-Blanche en constituant une coalition hétéroclite qui inclus des généraux non pas anti-sionistes, mais a-sionistes. Je pense au groupe formé par l’amiral William Fallon (ex commandant en chef du Central Command) autour du général Brent Scowcroft (ex-conseiller national de sécurité). Il s’agit de militaires qui entendent revoir la politique proche-orientale en fonction des seuls intérêts US et qui, tout en soutenant le principe d’un État juif sont opposés à l’expansionisme sioniste. Ce groupe, qui a trouvé une expression politique avec la Commission Baker-Hamilton, contrôle le département de la Défense (avec Robert Gates) ; la CIA (avec Leon Panetta) et le Conseil national de sécurité (avec l’amiral James Jones). Les sionistes, quand à eux, contrôlent partielelment la Maison-Blanche (avec le secrétaire général Rahm Emanuel) et le département d’État (avec Hillary Clinton et son adjoint James Steinberg). 
Barack Obama devrait repositionner les États-Unis de manière plus ou moins neutre, pour qu’ils redeviennent un tiers de confiance dans la région, apte à négocier entre les uns et les autres. Il devrait relancer le processus de la conférence de Madrid. Il souhaite présenter un plan visant à réduire les conflits, plutôt qu’à les résoudre. Les grandes lignes en sont déjà été présentées à de nombreux leaders arabes, elles tournent autour d’une interprétation nouvelle de la « solution à deux États » : 
- Naturalisation des réfugiés palestiniens dans les pays où ils se trouvent et indemnisation financière de ces États ; renoncementde facto par les Palestiniens à leur droit pourtant inaliénable au retour. 
- Création d’un État palestinien démilitarisé, avec une partie de Jérusalem comme capitale et dans les frontières de 1967 ; investissements financiers massifs pour y créer une économie viable. 
- Interposition d’une force de paix de l’OTAN.

Les sionistes tentent préventivement de rendre cette proposition impossible. Au demeurant, le plan états-unien limiterait le nombre de personnes souffrant d’une situation d’injustice, mais consacrerait définitivement cette situation.

Propos recueillis par Meriem Abdou. 
Entretien publié dans Le Courrier d’Algérie du dimanche 18 janvier 2009.

20/01/2009

Un génocide n’a pas besoin de chambres à gaz !

Note : Face aux cris d'orfraie de certains indignés qui crient à l'antisémitisme lorsqu'on leur parle de génocide des Palestiniens ou de similitude entre le comportement des nazis vis à vis des juifs hier et celui des sionistes vis à vis des Palestiniens aujourd'hui... face à ceux dont le raisonnement légalistique limite pathologique leur fait nier une telle comparaison puisque "pour les Palestiniens, y a pas de camps de concentration, de chambres à gaz ou de fours crématoires", il est peut-être bon de leur rappeler qu'un génocide est (Wikipédia) : "l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe ethniquenationalreligieux ou racial" et que ce n'est pas parce que cela se déroule sur des années (années émaillées de massacres tels Deir Yassin, Jenine, Gaza ou même Sabra et Chatila) que ce n'est pas un génocide, comme le décrit très bien Shulamit Aloni dans cet article :

Journal "Ha’Aretz", Tel-Aviv

9 mars 2003

Cri de colère contre la politique d’Ariel Sharon dans les Territoires palestiniens, par Shulamit Aloni, ex-ministre de la Culture du gouvernement Rabin et leader de la gauche israélienne.

Nous n’avons pas de chambres à gaz ni de fours crématoires, mais il n’existe pas qu’une seule méthode pour commettre un génocide. Le Dr Ya’akov Lazovik écrit dans le journal "Ha’Aretz" que le gouvernement de l’Etat d’Israël et la nation ne sauraient projeter de commettre un génocide. Est-ce là de la naïveté ou de l’hypocrisie ? C’est difficile à dire. On sait bien qu’il n’y a pas qu’une façon de commettre un meurtre, et cela vaut également pour le génocide. L’écrivain Y. L. Peretz parlait de ce “chat vertueux” qui ne fait pas couler le sang, mais étouffe ses victimes.

Le gouvernement israélien, avec son armée et ses instruments de destruction, non seulement fait couler le sang, mais étouffe aussi ses victimes. Comment qualifier autrement le largage d’une bombe de 1 tonne sur une zone urbaine densément peuplée [le 22 juillet dernier, à Gaza], officiellement pour tuer un dangereux terroriste et sa femme ? Bien sûr, les autres personnes - dont des femmes et des enfants - qui ont été tuées ou blessées ne comptent pas. Comment peut-on expliquer qu’on expulse des citoyens de chez eux à 3 heures du matin sous la pluie, puis qu’on place des bombes dans leurs maisons et qu’on s’en aille sans rien leur dire ?

Et comment justifier ce qui s’est passé à Jénine ? Nous n’avons pas détruit tout le quartier, mais seulement 85 maisons ; ce n’était pas un massacre, nous n’avons tué qu’une cinquantaine de personnes. Combien de gens faut-il tuer, combien de maisons faut-il détruire pour que ce soit un crime ? Un crime contre l’humanité tel qu’il est défini par les lois de l’Etat d’Israël et pas seulement par les lois belges.

Mieux encore : un couvre-feu et le bouclage d’une ville entière pour permettre à quelques adeptes d’une bande raciste [les ultras des colonies juives] d’entrer dans le caveau des Patriarches à Hébron, des chars qui détruisent des étals de fruits et légumes, des bulldozers abattant des maisons et des généraux qui, dans leur immense orgueil, sont prêts à détruire tout un quartier pour un groupe de voyous de colons. Couvre-feu, bouclages, brutalités, meurtres, destruction des maisons des suspects... on a fait tout cela.

L’ordre qu’a donné Ariel Sharon aux soldats qui sont allés se venger à Qibiah [en Jordanie, en 1956] - “Maximisez les pertes en vies et en biens” - n’a pas été oublié. Aujourd’hui, le Premier ministre Sharon, [le ministre israélien de la Défense] Shaül Mofaz et [le chef de l’état-major] Moshe Yaalon, les trois généraux qui dirigent la politique de ce gouvernement, se comportent comme le chat hypocrite : ils s’emploient à étouffer leurs victimes. Benny Alon, ministre du gouvernement actuel, l’a bien dit : “Rendez-leur [aux Palestiniens] la vie tellement impossible qu’ils partiront d’eux-mêmes.”

C’est ce qui se fait tous les jours. Le chef d’état-major a annoncé qu’il détruisait “pour reconstruire”. Ses actions laissent supposer que, par “construire”, il entend : construire de nouvelles colonies. Pour ne pas être obligée de veiller au bien-être des habitants, l’armée pénètre dans un village, tue, détruit, arrête et se replie. Ceux qui restent au milieu des cendres et des ruines n’ont plus qu’à se débrouiller tous seuls.

Israël ne veut tout simplement pas savoir...

Nombre de nos enfants sont endoctrinés, on leur dit dans les écoles religieuses que les Arabes sont des Amalécites [tribu ennemie des Hébreux] et la Bible nous enseigne qu’il faut anéantir les Amalécites. Un rabbin (Israël Hess) a écrit une fois dans le journal de l’université Bar-Ilan que nous devions commettre un génocide car ses recherches avaient montré que les Palestiniens étaient des Amalécites.

La nation israélienne ne projette pas un génocide ; elle ne veut tout simplement pas savoir ce qui se passe dans les Territoires. La nation obéit aux ordres donnés par ses représentants légitimes. Depuis l’assassinat du Premier ministre légitime [Yitzhak Rabin, en 1995], qui voulait apporter la paix, le doigt est sans cesse sur la détente, la cupidité passe avant tout et il existe toujours une raison pour brutaliser l’ensemble des habitants d’une ville qui en compte des dizaines, voire des centaines de milliers - parce qu’il y a toujours des gens qui sont recherchés. Il suffit qu’une personne soit recherchée pour bombarder et tuer, par erreur bien entendu, des femmes, des enfants, des ouvriers et d’autres êtres humains - en admettant qu’on les considère encore comme des êtres humains.

Bien entendu, avec notre hypocrisie, avec l’adoration que nous vouons à notre “morale juive”, nous faisons en sorte que tout le monde sache que les victimes palestiniennes sont merveilleusement soignées dans nos hôpitaux. Mais nous nous gardons bien de faire savoir combien de Palestiniens sont exécutés de sang-froid dans leur propre maison.

Le génocide dont il s’agit aujourd’hui n’est pas le même que celui dont nous avons été victimes dans le passé. Comme me l’a dit l’un de ces généraux malins, nous n’avons pas de chambres à gaz ni de fours crématoires.

Shulamit Aloni

Futur Quantique

 

19/01/2009

« Papa, je suis en train de mourir »

Ola Attallah

Islamonline
Vendredi 16 janvier 2009

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© Inconnu

Un père en larmes porte son fils.

Ces paroles ne cessent de résonner dans la tête de Kamal Awaga, irradiant des spasmes de douleur dans son corps affaibli et blessé.

Ce sont les derniers mots prononcés par Ibrahim, son fils de 9 ans avant qu’il ne finisse comme cible d’entraînement pour des soldats israéliens.

« Ils ont tué mon fils de sang-froid », dit le père dévasté par la douleur, encore en état de choc.

Ibrahim a rejoint une liste de plus de 350 enfants tués par Israël au cours de la boucherie à laquelle il se livre depuis 3 semaines dans cette bande côtière.

Mais alors que les autres sont tombés sous les balles ou les bombes, le destin d’Ibrahim est encore plus tragique.

Il est devenu une cible d’entraînement pour un groupe de soldats israéliens.

« Les Israéliens n’ont montré aucune pitié pour son innocence », dit son père en larmes depuis son lit à l’hôpital Al-Shefa, à Gaza City.

« ils n’ont montré aucune pitié pour son corps d’enfant », ajoute le père au cœur brisé.

Une journée ensoleillée

Rien au cours de cette journée ne préparait la famille Awaga au tournant tragique qu’allaient prendre les événements.

Ils se sont réveillés par une matinée ensoleillée, après des jours d’enfermement dans une pièce exiguë pour se protéger des bombardements israéliens intensifs.

La mère d’Ibrahim, anéantie, se souvient de la demande de son fils : « Maman, si nous prenions le petit-déjeuner dans le jardin ? J’en ai assez de rester dans cette pièce ». 

Une heure plus tard, la table est mise dans le jardin et la famille espère profiter d’un de ces rares moment de paix, inconscients des regards qui les observent au loin.

Un premier missile emporte le gagne-pain de la famille, tandis qu’un deuxième détruit leur maison. 

« Papa, je suis en train de mourir », gémit Ibrahim à son père qui accourt vers lui à toutes jambes.

« Vite, partons », lance Awaga à sa femme et à ses deux autres enfants, son fils couvert de sang dans les bras.

Mais avant même d’atteindre le portail du jardin, ils essuient un déluge de balles.

Une balle touche la mère à la jambe, une autre touche le père à la taille.

Terrorisés, les deux frères d’Ibrahim courent s’abriter derrière les décombres de leur maison détruite.

Stand de tir

Alors que les tirs se font plus rares, la famille croit que le cauchemar est fini. Mais les soldats israéliens n’en ont pas encore terminé.

« Lorsque les soldats se sont rapprochés, j’ai pensé qu’ils allaient me tuer », confie Awaga, qui a fait semblant d’être mort.

« Mais ce qu’ils voulaient, c’était mon jeune fils » dit-il, la voix étranglée par ce souvenir atroce.

L’un des soldats s’approche du corps d’Ibrahim, lui attrape une jambe pour le retourner, riant tandis qu’un autre tire dans la tête de l’enfant mort.

Les rires se font plus intenses alors qu’ils le traînènt vers un endroit en hauteur pour commencer leur jeu.

Pendant toute une heure, le père étouffe ses sanglots de douleur devant le spectacle des soldats israéliens se livrant à un concours de tirs sur le cadavre de son fils.

« Ils se servaient de son corps criblé de balles et couvert de sang comme cible d’entraînement. »

« À chaque tir, ils fredonnaient des paroles que je ne comprenais pas, mais ils y prenaient apparemment beaucoup de plaisir. C’était comme s’ils participaient à une fête ».

Lorsqu’ils en eurent assez de cet « exercice », les Israéliens prirent leurs armes et quittèrent la maison.

Quatre jours entiers s’écoulèrent avant que les médecins des urgences parviennent à rejoindre les membres de la famille et à les envoyer à l’hôpital.

« Qu’a fait mon fils pour mériter cela ? » demande Awaga, secouant la tête d’incompréhension.

« Les Israéliens n’ont pas tué mon enfant une seule ou deux fois, ils l’ont tué mille fois ».

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique