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26/06/2009

La différence entre les élections iranienne et mexicaine

par Jean-Christophe Mourrat
Mondialisation.ca, Le 25 juin 2009

Gouvernements et médias ne désarment pas : M. Ahmadinejad a volé les élections. Pourtant, il semble vraissemblable qu'il ait effectivement obtenu une majorité de voix. Comment expliquer alors le concert d'outrages ? Un coup d'oeil à l'élection présidentielle mexicaine de 2006, elle aussi contestée, nous permet d'y voir plus clair. Un candidat bien élu, c'est un candidat aux ordres, et M. Ahmadinejad ne l'est pas.

Qui a vraiment gagné les élections iraniennes ?

L'évidence même

Tout le monde le sait : M. Ahmadinejad a volé les élections.

Le Monde y consacre son éditorial du 16 juin. «Tout indique que la réelection du fondamentaliste Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la république, vendredi 12 juin, a relevé du coup de force.» Oui, «tout», on vous dit. «Trop d'indices font régner plus que de la suspicion sur ses 63% de suffrages favorables soudainement proclamés dans la journée de samedi.» Le lecteur devra aller chercher ailleurs les indices, trop évidents pour que l'éditorialiste se donne la peine de préciser.

La «communauté internationale» n'est pas en reste. L'Union Européenne, les gouvernements britannique, allemand, tchèque, néerlandais, polonais, norvégien, australien, canadien, étasunien, japonais, néo-zélandais, israélien, mettent tous en doute le résultat des élections iraniennes []. En France, M. Sarkozy dénonce «l'ampleur de la fraude» et estime qu'elle est «proportionnelle à l'ampleur de la réaction» []. «Quand on voit des résultats à ce point incohérents, l'Europe qui se tairait ne correspondrait pas aux valeurs qui sont celles de l'Europe [...] Je suis toujours partisan du dialogue avec l'Iran mais quand nous avons à condamner nous condamnons» []. Il se dit «très heureux de voir l'Europe unanime déclarer des choses fortes et sans ambiguïté sur la situation iranienne» []. M. Kouchner, qui fin 2007 nous appelait à nous préparer à l'éventualité d'une guerre avec l'Iran [], se dit «convaincu» de la fraude, et «soutient les réformateurs» [].

Les fuites des experts

Libération pose quand même la question [] : «Y a-t-il vraiment eu une fraude et de quelle ampleur?» La réponse ne tarde pas :

««Cette fraude est la conséquence d’un plan très sophistiqué, machiavélique, préparé de longue date, avec une feuille de route», souligne le chercheur Michel Makinsky. Selon des fuites obtenues auprès d’experts dans ce même ministère, les vrais scores des candidats sont radicalement différents de ceux annoncés officiellement : le réformateur Mir Hussein Moussavi serait ainsi arrivé en tête avec 19 millions de voix (sur 42 millions de votants), devant le second candidat réformateur, Mehdi Karoubi, qui a recueilli 13 millions de suffrages, Ahmadinejad n’arrivant qu’en troisième position avec 5,7 millions. Dès lors, un second tour aurait dû avoir lieu sans la présence du candidat ultraradical.»

Commençons par remercier Libération qui, pour une fois, veut bien prendre la peine de nous indiquer un de ces fameux «indices» en trop grand nombre selon l'éditorialiste du Monde. L'argument central de Libération est, outre l'avis non argumenté d'un chercheur, une «fuite obtenue auprès d'experts». C'est maigre. Un détail particulier attire l'attention, c'est le score important attribué à M. Karoubi, les résultats officiels le donnant 4ème avec 0,85% des voix. L'explication, simple, est donnée dans un article du Guardian [] : c'est Ebrahim Amini, un conseiller de M. Karoubi, l'«expert» qui a donné ces chiffres aux journalistes ! Remarquez au passage comme le journaliste de Libération nous laisse imaginer qu'il est très introduit mais qu'il ne peut pas révéler ses sources, là où les journalistes du Guardian expliquent platement qui est à l'origine de ces chiffres fantaisistes.

Intermède comique

Une journaliste du Monde nous livre également des chiffres, eux aussi non sourcés, mais ce n'est pas étonnant : «Des sondages, pour ce qu'ils valent, montrent qu'en-dessous de 50 % de participation, 70 % des votes seraient en faveur de M. Ahmadinejad, mais qu'il n'aurait que 30 % seulement de suffrages au-delà de 50 % de participation.» []

Le vote des Iraniens

Mais alors, comment ont voté les Iraniens ? Deux ONG étasuniennes, Terror Free Tomorrow et la New America Foundation (que l'on peut difficilement suspecter de complicité avec le régime iranien), ont mené une enquête d'opinion par téléphone quelques semaines avant le scrutin []. La méthode de l'enquête téléphonique n'est pas sans défaut (un des problèmes étant que les personnes dépourvues de téléphone en sont exclues), mais elle a le mérite d'exister. Les résultats donnent à M. Ahmadinejad plus du double d'intentions de vote par rapport à son principal opposant M. Moussavi. Rappelons également qu'en 2005, M. Ahmadinejad avait remporté les élections avec 61,7% des voix, comparable aux 62,6% actuels. A l'époque, il affrontait le président sortant Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, ce qui ne facilite pas l'organisation d'une fraude massive. La New America Foundation écrit : «Ahmadinejad a gagné, il faut vous en remettre» [].

Le Monde et les élections mexicaines de 2006

Pour comprendre le comportement des médias et des gouvernements devant une élection contestée, intéressons-nous maintenant au traitement de l'élection présidentielle mexicaine de 2006 par le journal Le Monde.

Rappel des faits

Au Mexique, l'élection présidentielle est un suffrage à un tour. En 2006, les deux candidats principaux étaient Felipe Calderón Hinojosa et Andrés Manuel López Obrador. Le résultat final donne M. Calderón vainqueur avec 35,89% des voix, contre 35,31% pour M. López Obrador. Des irrégularités importantes ont été rapportées [], et les partisans de M. López Obrador ont massivement contesté les résultats de l'élection, dès le 8 juillet []. Pour ne citer que les événements les plus marquants de la mobilisation, plus d'un million de personnes étaient dans les rues de Mexico le 16 juillet [], et plus de deux millions le 30, jour où un campement permanent a été installé au centre de Mexico [].

Petits calculs

La réaction des chefs de gouvernement étrangers fut simplement inexistante [].

Voyons comment les événements mexicains ont été rapportés par Le Monde. Sur la période du 1er au 31 juillet, 16 articles (et aucun éditorial) concernant les élections mexicaines ont été publiés (le vote ayant eu lieu le 2 juillet). A titre de comparaison, entre le 11 et le 20 juin 2009, soit une période trois fois plus courte, 37 articles (dont deux éditoriaux) ont été publiés sur les élections iraniennes (le vote ayant eu lieu le 12 juin) []. Mais la différence fondamentale n'est pas là, mais dans la façon dont les événements sont rapportés.

La faute à 1988

Dans l'article annonçant que M. López Obrador conteste le résultat du vote [], on nous présente le marché de la Merced, qui «regorde de richesses insolites», et où en ce moment, «on y parle aussi politique.» «Le peuple de la Merced» soupçonne en effet «un complot de «ceux d'en haut»». Ces pauvres gens réagissent sans raison apparente, mais il ne faut pas les blâmer, ils ont subi un «épisode traumatique» en 1988 (année où une «panne du système informatique» a vraissemblablement permis à Carlos Salinas de Gortari de battre Cuauhtémoc Cárdenas, candidat du même parti que M. López Obrador). Car il n'y a pas de doutes, si M. López Obrador parle de fraude, c'est «sans en apporter de preuve» [], apprend-on dans Le Monde du 13 juillet. Ou alors, peut-on lire dans un autre article du même numéro, c'est que «les «preuves irréfutables» divulguées à la presse par «Amlo» ne sont guère convaincantes.» []

Zizou au Mexique

L'une des rares analyses que le lecteur du Monde pourra lire en ce mois de juillet a pour titre «Pyrrhus et Zizou au Mexique» [].

«La patrie de Pancho Villa a aussi sa version tropicale de «Zizou». Comme le héros des Bleus, le champion de la gauche mexicaine, Andrés Manuel López Obrador (dit «Amlo»), est un joueur talentueux et vénéré des foules. Aujourd'hui, il ressemble à un footballeur outragé qui, juste après la fin du match, accuserait son adversaire de l'avoir insulté, l'arbitre d'être acheté, le ballon d'être truqué et certains de ses coéquipiers de le trahir, tout cela sous les clameurs indignées de la moitié du stade.»

A ceux qui se demanderaient quand même pourquoi des gens manifestent : «La réponse est sans doute plus complexe que la «fraude généralisée» dont [M. López Obrador] accuse le gouvernement.» On cherchera les appels à des «réponses complexes» quand il s'agit de l'Iran.

Quand Zizou devient la bête immonde

Le 15 août paraît un article au titre prometteur : «La démocratie mexicaine prise en otage». «En contestant les résultats de la présidentielle, le candidat de gauche Andres Lopez Obrador tente de jouer la rue contre les institutions.» Il s'agit selon l'auteur de «la méthode ad terrorem employée par les idéologies totalitaires pour imposer leur vérité à la société». Car M. López Obrador «employa le mot le plus terrible du vocabulaire politique mexicain, «fraude». Ce dénigrement de l'institution électorale [...], et les discours incendiaires qui se sont multipliés, jusqu'à un appel à la «résistance civile», font partie d'une stratégie qui représente une grave menace pour la paix au Mexique. [...] Voilà un film que le monde a déjà vu et revu. C'est la naissance de la bête dictatoriale. Un homme sourd à la réalité objective entend prendre en otage la démocratie mexicaine.»

Enfin, des explications claires

Tout venant à point à qui sait attendre, un éditorial sera finalement consacré à la question mexicaine, le 7 septembre, intitulé «danger au Mexique».

Pour lancer le mouvement de protestation, selon l'éditorialiste, «il a suffi d'un résultat encore plus serré que ce que prévoyaient les sondages, et d'un mot – «fraude» – lancé par le perdant, le candidat de la gauche Andres Manuel Lopez Obrador [...] Le précédent de 1988 [...] était encore trop vif dans les mémoires. [...] Depuis cette époque, le système électoral mexicain a été doté d'une série de «verrous» rendant impossible toute fraude massive. Mais la méfiance demeure.» Saluons les Mexicains qui doivent être les premiers à avoir un système où la fraude électorale est tout simplement «impossible». Sur de telles bases, on ne peut que conclure que «le nouveau décompte des bulletins [réclamé par M. López Obrador] ne se justifiait pas.»

La conclusion de cet éditorial nous éclaire davantage sur ce qui qualifie une bonne ou une mauvaise élection :

«M. Lopez Obrador semble pencher vers une gauche plus populiste que social-démocrate, tentée par les ambiguïtés du Bolivien Evo Morales et de son mentor, le Vénézuélien Hugo Chavez, plutôt que le réformisme responsable du Brésilien Lula da Silva ou de la Chilienne Michelle Bachelet. On peut dès lors se demander jusqu'où ira le «sous-commandant AMLO» [] dans sa volonté de susciter, par des moyens pacifiques, une nouvelle révolution au Mexique.»

Une bonne élection, c'est une élection où le vainqueur est une personne «responsable». Comprendre : aux ordres des grandes puissances.

La violence du régime

Certains pourraient penser que ce sont les violences contre les manifestants qui ont rendu la présidence de M. Ahmadinejad illégitime. Mais la situation n'était pas meilleure au Mexique. Un conflit extrêmement violent, qui commença en mai 2006 et prit fin sept mois plus tard, eut lieu dans l'état d'Oaxaca. De nombreux participants furent tués dans l'indifférence générale, notamment un journaliste étasunien, Bradley Roland Will [].

Retour sur l'élection iranienne

Il est donc probable que M. Ahmadinejad ait récolté la majorité des suffrages aux élections du 12 juin dernier. Je n'ai pas préparé une sélection d'extraits d'article du Monde traitant des élections iraniennes, mais en jetant un coup d'oeil sur le premier article qui vous tombe sous la main, vous devriez constater une légère différence de point de vue avec les extraits concernant le Mexique que l'on vient de voir. Cela s'explique facilement. Ce qui préoccupe les grandes puissances, ce n'est pas le manque de démocratie ou la violence du régime. Ces raisons ne sont invoquées que pour gagner le consentement de la majorité, et masquer leur vrai problème : ne pas pouvoir contrôler le dirigeant d'un pays considéré comme stratégique. 

Article publié par Le Grand Soir.info.


Notes

 

  1. Voir Wikipedia (page consultée le 21 juin), et les références qui y sont données.

  2. Iran: Sarkozy dénonce «l'ampleur de la fraude». AFP, 16 juin 2009. [lien]

  3. Sarkozy appelle l'Iran à ne pas commettre «l'irréparable». Le Parisien, 19 juin 2009. [lien]

  4. Iran: Sarkozy admiratif des manifestants. Le journal du dimanche, 19 juin 2009. [lien]

  5. Iran: Kouchner appelle à se «préparer au pire», plaide pour des sanctions UE. AFP, 16 septembre 2007. [lien]

  6. Kouchner : la France «soutient les réformateurs». Le Point, 17 juin 2009. [lien]

  7. Jean-Pierre Perrin. Les dessous d'une élection fabriquée, Libération, 16 juin 2009. [lien]

  8. Robert Tait, Julian Borger. Analysis: Iran election statistics muddy waters further, guardian.co.uk, Monday 15 June 2009 14.34 BST [lien]

  9. [5] Marie-Claude Decamps. Duel télévisé tendu en Iran entre Mahmoud Ahmadinejad et Mir Hussein Moussavi. Le Monde, 4 juin 2009. [lien]

  10. [3] Ken Ballen and Patrick Doherty. The Iranian People Speak. Washington Post, June 15, 2009. [lien] Voir aussi la version française traduite par le Grand Soir. [lien]

  11. [4] Flynt Leverett, Hillary Mann Leverett. Ahmadinejad Won. Get Over It. Politico, June 15, 2009. [lien]

  12. Voir Emilie E. Joly, Jaime Quintana Guerrero. Les élections présidentielles mexicaines : parodie électorale ou tragédie démocratique ? Chronique des Amériques 26, juillet 2006 [lien], et Alianza Cívica Chiapas, Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, Peace Watch Suiza, Propaz Suiza, Servicio Internacional para la Paz. Proyecto de observación y vigilancia de los derechos políticos y civiles de los pueblos en Chiapas 2006 [lien].

  13. Andrea Becerril, Roberto Garduño. Convoca AMLO a marcha nacional por la democracia. La Jornada, 9 juillet 2006. [lien]

  14. Andrea Becerril, Enrique Mendez. Hay un millón y medio de votos sin sustento, dice López Obrador. La Jornada, 17 juillet 2006. [lien]

  15. Andrea Becerril, Enrique Mendez. AMLO: se juega el destino del país; democracia o simulación. La Jornada, 31 juillet 2006. [lien]

  16. Ignacio Ramonet. Le Mexique fracturé. Le Monde diplomatique, août 2006. [lien]

  17. Nombre d'articles obtenus en cherchant «Obrador OU Calderon» d'une part, «Ahmadinejad OU Mossavi» d'autre part, sur la base de données Europresse. Les éditoriaux mentionnés sont ceux des 16 et 18 juin 2009.

  18. Joëlle Stolz. A Mexico, le candidat de gauche, M. Lopez Obrador, conteste le résultat du vote. Le Monde, 5 juillet 2006.

  19. Au Mexique, les manifestants pro-Obrador exigent un nouveau décompte des voix. Le Monde, 13 juillet 2006.

  20. Joëlle Stolz. M. Lopez Obrado accuse la droite mexicaine de «fraude». Le Monde, 13 juillet 2006.

  21. Joëlle Stolz. Pyrrhus et Zizou au Mexique. Le Monde, 15 juillet 2006.

  22. M. López Obrador n'est pas sous-commandant, il s'agit d'un surnom donné par ses opposants afin d'évoquer le sous-commandant Marcos (cette note ne figure pas dans l'éditorial).

  23. Voir Enrique Mendez, Blanche Petrich. Represión policial y paramilitar en Oaxaca; tres muertos y 23 heridos. La Jornada, 28 octobre 2006 [lien] pour l'annonce de la mort de Bradley Roland Will (tué par balles) ainsi que de deux autres personnes. La Comisión Civil Internacional de Observación por los Derechos Humanos recense 26 décès causés par les affrontements [lien].


Articles de Jean-Christophe Mourrat publiés par Mondialisation.ca

24/06/2009

Mise en question du consensus sur le réchauffement planétaire

 

La pétition sur le réchauffement climatique a été signée par 31.478 scientifiques

par Ron Paul

Mondialisation.ca, 18 juin 2009

« Effets environnementaux de la hausse du dioxyde de carbone atmosphérique »


Déclaration devant la «US House of Representatives», 4 juin 2009.

Madame la Présidente, avant de voter la législation des quotas d’émission de carbone, mes collègues doivent tenir compte de l’opinion exprimée par la pétition suivante, qui a été signée par 31.478 scientifiques étasuniens :

Nous exhortons le gouvernement des États-Unis à rejeter l'accord sur le réchauffement planétaire, écrit à Kyoto, au Japon, en décembre, 1997, et toute autre proposition similaire. La proposition de limiter les gaz à effet de serre risque de nuire à l'environnement, d'entraver le progrès de la science et de la technologie, et de nuire à la santé et au bien-être de l'humanité.

Rien ne prouve scientifiquement de façon convaincante que la libération par l’homme de dioxyde de carbone, de méthane ou d'autres gaz à effet de serre est en train de provoquer, ou sera dans un avenir prévisible à l’origine d’un réchauffement catastrophique de l'atmosphère terrestre et de perturbations du climat de la Terre. Il existe par ailleurs des preuves scientifiques démontrant que l'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère produit de nombreux effets bénéfiques sur l'environnement naturel des plantes et des animaux de la Terre.

Diffusée par la poste par un groupe de brillants physiciens étasuniens, et appuyée par un bilan de la documentation scientifique faisant autorité, révisée par un comité de relecture, ce pourrait être la déclaration de la communauté scientifique la plus forte et la plus largement soutenue sur ce sujet. Sont disponibles surwww.petitionproject.org la liste des signataires État par État, dont 9.029 hommes et femmes ayant un doctorat, la liste de leurs spécialités universitaires, et la synthèse scientifique ayant fait l’objet d’un comité d’approbation.

Le résumé approuvé par des pairs, « effets sur l'environnement de l'augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique » par AB Robinson, NE Robinson et W. Soon, comprend 132 références à la documentation scientifique et a été distribué avec la pétition.

Les signataires de cette pétition comprennent 3.803 spécialistes, dotés d’une formation spécifique sur l'atmosphère, la Terre et les sciences de l'environnement. Chacun des 31.478 signataires a une formation nécessaire en physique, chimie et mathématiques, pour comprendre et évaluer les données scientifiques pertinentes sur la théorie d’un réchauffement planétaire d’origine humaine et sur l’impact de l’activité humaine sur la qualité environnementale.

Dans une lettre circulant avec cette pétition, Frederick Seitz, ancien président de l’US National Academy of Sciences, président émérite de la Rockefeller University, et bénéficiaire de doctorats honorifiques de 32 universités des quatre coins du monde, a écrit :

Les États-Unis sont très près d'adopter un accord international qui permettrait de rationner le recours à l'énergie et les activités dépendantes du charbon, du pétrole, du gaz naturel et de certains autres composés organiques.

Ce traité est à notre avis basé sur des idées bancales. Les données de recherche sur le changement climatique ne démontrent pas que le recours humain aux hydrocarbures est nuisible. Au contraire, il existe des preuves valables montrant que l'augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère rend service écologiquement.

L'accord proposé aura des effets très négatifs sur les industries techniques des nations du monde entier ; en particulier celles qui tentent actuellement de sortir de la pauvreté et fournissent des occasions à plus de 4 milliards de gens dans les pays sous-développés sur le plan technique.

Il est particulièrement important pour les États-Unis d'écouter ses citoyens qui ont une formation nécessaire pour évaluer les données pertinentes et proposer de judicieux conseils.

Nous vous demandons instamment de signer et de renvoyer la carte de la pétition ci-jointe. Si vous souhaitez d’autres cartes pour vos collègues, elles vous seront envoyées.

Madame la Présidente, au moment où notre nation est confrontée à une grave pénurie de production énergétique nationale et à une grave réduction de l'économie, nous devons réduire la fiscalité et la réglementation qui empoisonnent nos industries productrices d'énergie.

Pourtant, nous allons bientôt examiner la fameuse législation sur les « quotas d’émission du carbone, » qui pourrait augmenter la fiscalité et la réglementation de notre secteur énergétique. Les « quotas d’émission du carbone » feront au moins autant, sinon plus, de dégâts à l'économie que le traité auquel a fait allusion le professeur Seitz ! Cette législation est soutenue par les affirmations des partisans du « réchauffement planétaire » et du « changement climatique, » des affirmations qui, comme l'ont démontré les 31.478 signatures de nombreux scientifiques étasuniens en faveur de la pétition du professeur Seitz, sont démenties par un travail expérimental et d'observation considérable.

Il est temps que nous regardions au-delà des quelques personnes qui cherchent à augmenter la fiscalité, la réglementation et le contrôle de la population étasunienne. Notre politique énergétique doit être basée sur la réalité scientifique, et non pas sur des films de fiction ou des programmes internationaux intéressés. Elle devrait être basée sur les réalisations techniques de la libre entreprise, qui ont permis notre civilisation moderne, incluant nos industries sur l'énergie. Cette libre entreprise ne doit pas être entravée par de fausses allégations sur des catastrophes imaginaires.

Par-dessus tout, nous ne devons jamais oublier notre contrat avec le peuple étasunien, la Constitution qui est la seule source de légitimité de notre gouvernement. La Constitution exige que nous préservions les droits de l'homme fondamentaux de notre peuple, notamment le droit à la liberté de fabriquer, d'utiliser et de vendre de l'énergie produite par tous les moyens inventés, comme le nucléaire, les hydrocarbures, l'énergie solaire, éolienne, ou même les dynamos à pédales.

S'il est évident que le droit à produire et à utiliser l'énergie ne s'étend pas à des activités qui mettent réellement en danger le climat de la Terre, dont nous dépendons tous, les affirmations de risques bidons pour le climat ne doivent pas servir à justifier plus de limitations envers les libertés du peuple étasunien.

En conclusion, une fois de plus, je demande instamment à mes collègues d'examiner attentivement les arguments avancés par les 31.478 scientifiques étasuniens qui ont signé cette pétition, avant de voter toute législation imposant de nouveaux règlements ou taxes au peuple, au nom d’arrêter un changement climatique.

Article original en anglais: Global Warming Consensus Challenged: "Environmental Effects of Increased Atmospheric Carbon Dioxide'', Global Warming Petition Signed by 31,478 Scientists, pulié le 17 juin 2009.

2009.

Traduction : Pétrus Lombard.

Ron Paul est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Ron Paul publiés par Mondialisation.ca

Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ?

Réseau Voltaire, 21 juin 2009

par Thierry Meyssan

De nombreux lecteurs ont réagi avec colère au dernier article de Thierry Meyssan. Il se devait de leur répondre. Malheureusement incorrigible, non seulement celui-ci ne fait pas amende honorable, mais il persiste et signe.

Mon récent article, « La CIA et le laboratoire iranien », m’a valu un abondant courriel, principalement injurieux. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas reçu tant de protestations outrancières. La plupart de mes correspondants me reprochent d’être aveuglé par un « anti-américanisme viscéral » au point de défendre la « dictature des mollahs » et d’ignorer la vague de jeunes Iraniens luttant à main nue « pour la liberté ». À y regarder de plus près ces courriels sont peu argumentés, mais empreints d’une passion irrationnelle ; comme si on ne pouvait parler de l’Iran sans être emporté par ses émotions.

C’est que l’Iran n’est pas un État comme les autres. À l’instar de la France de 1789 et de l’URSS de 1917, l’Iran de 1979 a lancé un processus révolutionnaire qui conteste des aspects fondamentaux du modèle « occidental » triomphant ; et il l’a fait à partir d’une foi religieuse. Trente ans plus tard, nous, « Occidentaux », continuons à ressentir la parole du Peuple iranien comme une condamnation morale de notre mode de vie, c’est-à-dire de la société de consommation et de l’impérialisme. A contrario, nous ne parvenons à trouver le repos qu’en nous persuadant que la réalité n’est qu’un rêve et que nos rêves sont la réalité. Les Iraniens aspireraient à vivre comme nous et en seraient empêchés par un affreux clergé enturbanné.

Pour expliquer l’Iran moderne à ceux qui veulent la comprendre, je ne sais par où commencer. Trente ans de propagande ont forgé tant d’images fausses qu’il faut déconstruire une à une. La tâche est grande pour s’extraire du mensonge et le moment ne s’y prête guère. Je voudrais juste soulever quelques observations préalables.

La révolution islamique a accompli de grands progrès : les châtiments corporels sont devenus exceptionnels, le droit à remplacé l’arbitraire, les femmes sont de plus en plus éduquées, les minorités religieuses sont toutes protégées —à l’exception malheureusement des Baha’is—, etc. Sur tous ces sujets, où nous trouvons le régime actuel exécrable, les Iraniens pensent, eux, qu’il est autrement plus civilisé que la cruelle dictature du Shah imposée par Londres et Washington.

La révolution islamique a encore beaucoup à accomplir et doit en outre maîtriser ce système politique si oriental qui, pour donner une place à chacun, multiplie les structures administratives et conduit à la paralysie institutionnelle.

Bien sûr, à l’époque du Shah, il y avait aussi une bourgeoisie occidentalisée qui trouvait la vie plus belle. Elle envoyait ses enfants suivre des études en Europe et gaspillait sans compter aux fêtes de Persépolis. La révolution islamique a aboli ses privilèges. Ses petits-enfants sont aujourd’hui dans la rue. Avec le soutien des États-Unis. Ils veulent reconquérir ce dont leurs familles ont été privées et qui n’a rien à voir avec la liberté.

En quelques années, l’Iran a retrouvé le prestige qu’elle avait perdu. Son Peuple s’enorgueillit d’avoir prêté assistance aux Palestiniens et aux Libanais auxquels il a offert la reconstruction de leurs maisons détruites par Israël et des armes pour se défendre et retrouver leur dignité. Il a secouru les Afghans et les Irakiens, victimes de régimes pro-occidentaux puis des Occidentaux eux-mêmes. Cette solidarité, les Iraniens l’ont payée au prix fort avec la guerre, le terrorisme et les sanctions économiques.

Pour ma part, je suis démocrate. J’attache de l’importance à la volonté populaire. Je n’avais pas compris pourquoi il fallait proclamer la victoire de George W. Bush avant de dépouiller les votes des citoyens états-uniens en Floride. Je n’avais pas non plus compris pourquoi, avec la bourgeoisie de Caracas, il fallait féliciter Pedro Carmona d’avoir placé Hugo Chavez en prison, quand le Peuple vénézuélien l’avait élu. Je ne comprends pas pourquoi il faut appeler Mahmoud Abbas, « Monsieur le président », alors qu’il empêche l’élection de son successeur en faisant séquestrer les représentants du Peuple palestinien dans les geôles israéliennes. Je ne comprends pas pourquoi on prépare l’application du Traité constitutionnel européen, sous une autre dénomination, alors que les électeurs l’ont rejeté. Et aujourd’hui, je ne vois pas au nom de quels fantasmes, je devrais encourager la population des quartiers nord de Téhéran à piétiner le suffrage universel, et à imposer Mousavi quand le Peuple a majoritairement choisi Ahmadinejad.

16/06/2009

Elections en Iran : Et si Ahmadinejad avait vraiment gagné ?

mardi 16 juin 2009 - 14h:17

Robert Parry - Le Grand Soir

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L’idée que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a volé sa réélection par la fraude aux dépens de la « révolution verte » de Mir-Hossein Mousavi - soutenu par les milieux intellectuels et les classes moyennes - est petit à petit en train de s’installer comme un fait acquis.

Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes.

C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix - de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad - que celle annoncée à la sortie des urnes.

Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Mousavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen et Doherty rappellent que « notre sondage montre... que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad à Mousavi ».

Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands média selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Mousavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population ».

Néanmoins, la précipitation des médias américains à parler de « fraude » est en train de créer une réalité politique à laquelle sont confrontées à la fois Washington et Téhéran. Un des jugements à l’emporte-pièce des médias est qu’Ahmadinejad a « volé » ces élections et que cela prouverait que les faucons israéliens et les néoconservateurs américains avaient raison lorsqu’ils affirmaient qu’il était impossible de traiter avec l’Iran d’une manière rationnelle, que le Président Barack Obama était le « grand perdant » et que le recours à la force est la seule option possible s’agissant de l’Iran. 

Il est curieux de constater comment les médias américains s’intéressent soudainement à la régularité d’une élection alors que ces derniers ont ignoré, tourné en ridicule ou même couvert le vol de l’élection présidentielle de 2000 par George W. Bush ainsi que celle de 2004.

En 2000, la Floride - état contrôlé par le frère de Bush, Jeb, et ses partisans - fut le théatre d’irrégularités à grande échelle. Ensuite, lorsqu’un recomptage des voix a été initié, les hommes de campagne de Bush ont envoyé à Miami des hooligans en costume cravate pour y organiser des émeutes destinées à déstabiliser le recomptage. Finalement, Bush a obtenu que cinq juges Républicains de la Cour Suprême des Etats-Unis ordonnent l’interruption du recomptage et déclarent Bush vainqueur.

La presse US fut extraordinairement silencieuse sur ce vol d’élection bien documenté. Même lorsqu’il était devenu évident qu’Al Gore avait remporté la majorité des suffrages et aurait remporté la Floride si tous les bulletins avaient été comptés, les principaux médias US, dont le New York Times et CNN, ont déformé les faits pour protéger la « légitimité » de Bush.

De même, de graves irrégularités ont entaché l’élection de 2004, particulièrement dans l’état du Ohio, et n’ont jamais fait l’objet d’un examen sérieux par les mass média, qui ont préféré dénigrer les sites internet (dont le notre, Consortiumnews.com) et les groupes de citoyens en les qualifiant de « théoriciens du complot » lorsqu’ils ont voulu attiré l’attention sur d’étranges résultats en faveur de Bush données par les machines à voter.

Cependant, lorsqu’une élection se déroule dans un pays étranger et qu’un candidat « impopulaire » semble se faire élire, là les règles changent. Tous ceux qui n’admettent pas immédiatement qu’il y a eu fraude sont des naïfs ; chaque « théorie du complot » est complaisamment citée tandis que les preuves du contraire sont minimisées ou ignorées, par exemple le vote des Azéris révélé par Ballen et Doherty.

Note de P&P : cette situation rappelle ce qui est arrivé à Hugo Chavez, qui a subi le même opprobre qu'Ahmadinejad de la part des pays occidentaux ainsi que, dans son propre pays, de l'élite nantie minoritaire, alors qu'il avait le soutien de la majorité du peuple.

C'est d'ailleurs l'occasion de revoir l'excellent documentaire "The Revolution will not be televised", sur le coup d'État contre Hugo Chavez en 2002.

L’autre ironie de cette histoire est que les leaders religieux iraniens ont ordonné une enquête sur les accusations de fraude dans un pays pas spécialement réputé pour ses institutions démocratiques. Mais c’est déjà plus que les américains n’ont obtenu en 2000 et 2004.

16 juin 2009 - Le Grand Soirarticle original - Traduction VD pour le Grand Soir

Pérou: des Indiens massacrés au nom des transnationales

Le conflit qui sévit actuellement au Pérou – et dont aucun média ne parle, visiblement les pitreries de Sarkozy ou la prétendue "fraude électorale" en Iran sont plus intéressants – est une nouvelle illustration de la Stratégie du Choc dont parle Naomi Klein dans son ouvrage indispensable. Les ressources sont pillées par les multinationales au détriment des populations qui sont alors brimées, arrêtées, torturées ou tuées si elles osent protester. Le Pérou est l'un des nombreux pays d'Amérique du Sud à subir cette politique des adeptes de Milton Friedman prônant un capitalisme sans foi ni loi.


Mondialisation.ca, Le 9 juin 2009
CATAPA

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2 volontaires de CATAPA, une ONG flamande qui travaille sur le thème des mines en Amérique Latine étaient présents durant les troubles survenus ces dernières heures à Bagua dans le nord du Pérou. CATAPA dénonce la violence, condamne la réaction du gouvernement péruvien et appuie la revendication légitime des peuples indigènes qui exigent d'être partie prenante dans les décisions prises pour le développement de l'Amazonie péruvienne. Nos volontaires Marijke Deleu y Thomas Quirynen sont évacués de la région en ce moment.

Le conflit qui perdure à Bagua entre l'état péruvien et la population indigène de la région “Amazona” s'est soldé par des confrontations violentes ce vendredi 5 juin lorsque les forces policières tentèrent par la force de déloger ceux qui bloquaient la route. Selon les différentes sources il y auraient entre 30 et 84 morts et une centaines de blessés. D'après les sources officielles de la police, les indigènes ont tiré les premiers sur les forces de sécurité qui ont ensuite répliqué. Plusieurs représentants des indigènes contredisent cette version des faits et disent être seulement armés de leurs lances traditionnelles. La majorité d'entre eux confirme que la police à ouvert le feu sur eux depuis des hélicoptères. Thomas et Marijke ont vu comment la police emmenait les corps des victimes. « ils tentent ainsi de diminuer le nombre officiel de morts » nous commente Marijke de Deleu.

Un conflit annoncé :

Le conflit trouve son origine dans l'accès accordé aux entreprises multinationales présentes dans cette région du nord du Pérou riche en pétrole, en gaz et minéraux.
Durant presque 2 mois plus de 30.000 indigènes habitants les différentes provinces de l'Amazonie péruvienne et de hautes andines, menent une campagne de protestation dénonçant la manière avec laquelle l'état et les entreprises proposent d'investir dans l'exploitation des ressources naturelles.
Les peuples indigènes et les organisations paysannes exigent d'être partie prenante dans les décisions sur le développement de leur pays et en particulier de leur région.

Depuis 2 mois les routes étaient bloquées par les groupes indigènes. Durant ces 2 dernières années (années du gouvernement de l'actuel président Alan Garcia), plusieurs décrets ont été publiés retirant les restrictions écologiques et sociales à l'extraction des ressources naturelles. Cela permet de simplifier l'inversion étrangère directe au Pérou en facilitant l'exploitation des mines, du pétrole et du gaz.

Le 9 mai passé, le gouvernement péruvien à déclaré les 7 provinces de la région en état d'alerte, ce qui signifie « retirer temporairement les garanties constitutionnelles sur la liberté et la sécurité des personnes et l'immunité de la résidence ». Officiellement il s'agit d'assurer l'accès des routes et des aéroports et d'éviter que la production des entreprises soit affectée par les actions menées par les indigènes. L'état d'urgence est hélas aussi un moyen de justifier l'utilisation de la violence comme ce fut le cas vendredi passé.

Les négociations entre les représentants de l'état et ceux des communautés indigènes furent rompues le 15 mai. Les indigènes décidèrent alors de continuer leurs actions. Depuis lors la protestation populaire et les réponses du gouvernement se sont faites de plus en plus sévères.

La convention 169 de l'organisation internationale du travail impose la consultation des peuples indigènes

La convention 169 de l'organisation internationale du travail oblige le gouvernement péruvien à consulter les peuples indigènes pour l'exploitation des ressources naturelles de leur territoire. Le gouvernement péruvien a ratifié cette convention en 1004. Une consultation de la population a eu lieu dans la région « Amazonas ». Elle conclut que la biodiversité et la vie des populations indigènes sont menacées. Mais dans le contexte actuel mondial de manque de ressources naturelles les gains potentiels sont énormes. Ni l'état péruvien ni les entreprises muiltinationales, dont la pétrolière française PERENCO et l'espagnole REPSOL, ne sont prêts à perdre du temps dans ce conflit long à résoudre.

Le président Alan Garcia commentait dans l'une de ces déclarations gouvernementales que « dans la constitution, les ressources naturelles sont la propriété de tous les Péruviens et que tous les Péruviens doivent pouvoir profiter de ressources naturelles du pays »
De leur côté, les organisations indigènes ne demandent pas la souveraineté unique sur l'Amazonie péruvienne sinon d'être partie prenante dans les décisions concernant le développement de leur région. Alberto Pizango, leader de la centrale AIDESEP des peuples indigènes de l'Amazonie déclare : « Nous ne sommes pas contre le développement, mais nous voulons que le développement se fasse suivant notre vision »


Contacter CATAPA:

CATAPA peut vous mettre en contact avec Marijke deleu et Thomas Quirynen

Coordinateur: Daan Janssens CATAPA vzw + 32 473 36 73 18
www.catapa.be

(traduction révisée par Pouvoir et Psychopathie)

07/06/2009

Grippe A, vaccin, Nouvel Ordre Mondial

Une très bonne synthèse de Christian Cotten, qui évoque dans cette intervention la corruption de la science et particulièrement de la médecine, le danger des vaccinations, le nouvel ordre mondial, la grippe A – il rappelle notamment la visite de Sarkozy au Mexique au mois de mars et la signature d'un contrat entre le laboratoire Sanofi-Aventis et le gouvernement mexicain, pour la construction d'une usine de production de vaccins contre la grippe AVANT même son "apparition" au mois d'avril.

Cotten, qui a bien compris le mécanisme – création d'une fausse menace –> exploitation de la peur –> "invention" de la solution –> "solution" relayée par la propagande médiatique – évoque le but des vaccinations : empoisonner et tuer les plus fragiles pour réduire au maximum la population mondiale, cette réduction de l'humanité étant l'objectif ultime de nos élites psychopathiques.

 

01/06/2009

Âge de glace, Bilderberg et pandémie

 

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© inconnu
Le refroissement de la planète et les émeutes de la faim qui en découleront motivent-elles nos élites à réduire la population mondiale ?

 

On a déjà oublié les heures noires de la grippe porcine et l'Europe, ses angoisses d'une épidémie ravageuse. Pourtant, la France prépare un plan de bataille sans précédent pour cet automne, avec, à la clé, une campagne de vaccination obligatoire pour tous les Français de plus de 3 mois. Selon nos informations, l'Etat veut passer commande de 100 millions de doses de vaccin contre la grippe A à trois laboratoires (GlaxoSmithKline, Sanofi et Novartis). Ce stock devrait permettre de faire face au pire des scénarios: celui d'une pandémie hivernale. En 1918, la grippe espagnole avait, elle aussi, marqué le pas au printemps avant de revenir à l'automne, tuant 40 millions de personnes. Mais à l'époque, il n'y avait pas de vaccin... Les industriels viennent tout juste de récupérer les cellules souches nécessaires et lancent ces jours-ci en urgence la fabrication des doses. Au ministère de la Santé, les réunions sur le sujet s'enchaînent. Depuis une dizaine de jours le calendrier s'est même accéléré.

Note : Affirmer qu'en 1918 il n'y avait pas de vaccin contre la grippe est un mensonge. Un vaccin existait et il a été administré en particulier aux soldats étasuniens dont le taux de mortalité a été beaucoup élevé que les personnes non vaccinées... Nous reviendrons à ce sujet dans l'article suivant.


Les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) font état de 15 510 cas dans 53 pays et de 99 morts. Au début du mois, l'apparition d'un foyer autonome au Japon, chez une personne qui n'avait pas voyagé, a fait monter la tension d'un cran chez les experts de l'OMS à Genève. En France, le virus s'est même invité aux préparatifs du 65e anniversaire du débarquement du 6 juin. Une fonctionnaire de 54 ans qui travaille pour l'administration américaine a été hospitalisée à Caen. C'est le 24e cas recensé sur le sol national.

Note : Au total 99 personnes sont mortes dans le monde de ce virus, c'est peu, c'est très peu comparé aux 250.000 à 500.000 victimes que fait la grippe chaque année. Alors pourquoi une telle mobilisation, les "autorités auraient-elles une idée derrière l'oreille ?"


Cibler des publics particuliers?

Vendredi soir, les différents experts du gouvernement se sont retrouvés à Matignon en réunion interministérielle pour affiner le plan français. C'est une campagne d'une ampleur inégalée qui se prépare... d'un coût estimé à près d'un milliard d'euros. A titre de comparaison, chaque année, les autorités sanitaires invitent quelque 9 millions de personnes, principalement des adultes de plus de 65 ans, à se faire vacciner contre la grippe saisonnière. Cette fois-ci, en commandant 100 millions de doses du futur vaccin, l'Etat veut pouvoir, en cas de retour massif du virus, protéger tous les Français. "Nous serons prêts à opérer dans un laps de temps très court", explique-t-on au ministère de la Santé. Du jamais vu.

Dans un tel schéma, médecins et infirmières seraient réquisitionnés. Les entreprises, les administrations, les écoles, les crèches seraient également sur le pied de guerre. Et selon le professeur Anne Laude, codirectrice de l'Institut droit et santé à l'université Paris-V-Descartes, "personne n'aurait le droit, sauf dans le cas d'une contre-indication médicale, de refuser de se soumettre à une telle vaccination. S'y soustraire à titre individuel, ce serait prendre le risque de contaminer autrui." Dans la pratique, pour enrayer une épidémie, les spécialistes considèrent qu'il suffit de vacciner 70 à 75% de la population. Ce qui laisserait une marge de liberté aux plus récalcitrants... Avant d'arriver à une telle situation, les autorités pourront également choisir de cibler des publics particuliers.

Vaccination obligatoire: décision à l'automne

Les traumatismes laissés par plusieurs crises sanitaires successives, du sang contaminé à la canicule en passant par la vache folle, ont rendu les politiques d'une très grande prudence. "Depuis 1993 nous avons mis en place un groupe d'experts qui n'a jamais cessé de travailler sur le sujet de la grippe, nous étions déjà les mieux préparés à une pandémie de grippe aviaire, explique Jean-Claude Manuguerra, virologue à l'Institut Pasteur, la France a, par ailleurs, une tradition jacobine et centralisatrice qui facilite la mise en pace d'un système de prévention efficace."

La communication autour d'un tel programme de vaccination de masse ne sera pas simple. "Nous jouons la transparence, explique un porte-parole du ministère de la Santé, mais c'est à l'automne que l'on saura exactement comment évolue ce virus. Nous nous appuierons sur trois piliers: les masques, les antiviraux et les vaccins." La vaccination, lorsqu'elle devient obligatoire, n'est pas un acte anodin, soulignent tous les experts. Il faut évaluer le bénéfice de la mesure au regard des risques éventuels. Les accidents, certes peu fréquents pour ce type de vaccin, existent toujours. "Dans ce genre de domaine, on n'est jamais assez prudent", réplique un proche du président de la République. La décision politique balance toujours entre deux risques : celui de pêcher par excès de précaution, quitte à paniquer la population, et celui de ne pas être prêt à temps. Entre les laboratoires, les autorités sanitaires et le virus, une course contre la montre est lancée.

Article original : Le JDD

Note : Voilà donc le noeud du problème : une vaccination obligatoire. Compte tenu du fait que les psychopathes qui nous gouvernent ont tout en tête sauf le bien-être des populations qu'ils sont censées "protéger", la perspective selon laquelle le vaccin serait rendu obligatoire (encore une autre décision liberticide) nous incite à penser que, loin de nous immuniser, il ne fera que rendre l'organisme encore plus vulnérable à la grippe. 

Le moment est donc venu de nous pencher sur la campagne de vaccination qui a eu lieu en 1918 et qui est décrite en détail dans cet excellent article du Dr. Eleanor McBean :

Toutes les autorités médicales et non-médicales sur la vaccination conviennent que les vaccins sont conçus pour provoquer un léger cas des maladies qu'ils sont censés empêcher. Mais ils savent également et admettent qu'il n'y a aucune possibilité de prévoir si le cas sera léger ou grave, même extrêmement. Avec cette lourde incertitude, en tenant compte de la vie mêmes des personnes, il est très peu scientifique et extrêmement dangereux d'employer un procédé incertain, tel que la vaccination.

Beaucoup de vaccins provoquent également d'autres maladies, sans compter celles pour lesquelles ils sont donnés. Par exemple, le vaccin de la variole provoquent souvent la syphilis, la paralysie, la lèpre, et le cancer (Voyez les chapitres sur la variole et les pestes). Les piqûres de poliomyélite, la toxine antitoxine de diphtérie, vaccin typhoïde, comme la rougeole, tétanos et toutes autres piqûres provoquent souvent différents autres stades de la maladie, tels que la paralysie poteau-vaccinal de l'encéphalite (inflammation du cerveau), méningite spinale, cécité, tuberculose de cancer (parfois dans un délai de deux ans), (deux à vingt ans après la piqûre) arthrite, maladie rénale, la maladie cardiaque (l'arrêt du cœur parfois dans les minutes juste après la piqûre et parfois plusieurs heures plus tard.) Les dommages aux nerfs et beaucoup d'autres complications sérieuses suivent également les injections.

Quand plusieurs piqûres sont données (différents vaccins) en quelques jours ou quelques semaines, ils déclenchent souvent des cas intensifs de toutes les maladies immédiatement, parce que le corps ne peut pas soutenir un tel nombre de poison mortel injecté directement dans la circulation sanguine. Les médecins l'appellent une nouvelle maladie et cherchent à supprimer ces symptômes.

Quand le poison est pris par la bouche, le système de défense interne a une chance d'éjecter rapidement une partie de celui-ci par le vomissement, mais quand les poisons sont injectés directement dans le corps, échappant à toutes les précautions normales, ces poisons dangereux circulent immédiatement dans tout le corps en quelques secondes et continuent à circuler jusqu'à ce que toutes les cellules soient empoisonnées.

J'ai entendu dire que sept hommes se sont écroulés complètement dans le bureau d'un docteur, après avoir été vaccinés. C'était dans un camp de l'armée, alors j'ai écrit au gouvernement pour vérifier cette information. Ils m'ont envoyé le rapport du secrétaire des États-Unis de guerre, Henry L. Stimson. Le document a non seulement confirmé le rapport des sept personne qui se sont laissé tomber complètement, à la suite des vaccins, mais il a aussi confirmé qu'il y avait eu 63 décès et 28 585 cas d'hépatite par le résultat direct du vaccin de la fièvre jaune, seulement 6 mois après la guerre. C'était seulement une des 14 à 25 piqûres donnés aux soldats. Nous pouvons imaginer les dommages que toutes ces piqûres ont fait aux hommes (voyez le chapitre sur quelles vaccinations sont faites à nos soldats).

La première guerre mondiale était d'une telle durée, que les fabricants de vaccins ne réussirent pas à épuiser tous leurs vaccins. Comme ils étaient, et sont toujours, dans les affaires pour le fric, ils ont décidé de les vendre au reste de la population. Ainsi, ils ont battu du tambour pour mettre en place la plus grande campagne de vaccination dans l'histoire des États-Unis. Il n'y avait aucune épidémie pour la justifier, alors ils ont employé d'autres manœuvres. Leur propagande a expliqué que les soldats rentraient des pays étrangers avec toutes sortes de maladies et que chacun devait subir tous les piqûres disponibles sur le marché.

Les personnes les ont crus parce que, tout d'abord, elles ont voulu croire leurs médecins, et en second lieu, parce que certains soldats de retour étaient malades. Ils n'ont pas su que c'était des maladies dues aux vaccins faites par les docteurs, car les médecins de l'armée ne disent pas ce genre de chose. Plusieurs soldats de retour étaient handicapés à vie par ces maladies, provoquées par les vaccins. Beaucoup étaient atteints de l'encéphalite de postvaccinal, mais les médecins l'ont appelée traumatisme dû au bombardement, quoique beaucoup n'aient jamais quitté le sol américain...

Les maladies provoquées par les nombreux vaccins ont dérouté les médecins, car ils n'avaient jamais connu une telle série de vaccinations avant celle-là. La nouvelle maladie qu'ils avaient créée a provoqué des symptômes de toutes les maladies qu'ils avaient injectées à l'homme. Il y avait la fièvre élevée, des faiblesses extrêmes, l'éruption abdominale et la perturbation intestinale, caractéristiques de la typhoïde. Le vaccin de la diphtérie a causé la congestion des poumons, les froids et la fièvre, la gorge gonflée et endolorie obstruée avec la fausse membrane, et l'étouffement d’obstruction, en raison de la difficulté de respiration suivie de la mort, après quoi le corps tournait au noir, à cause du sang stagnant qui avait été privé d'oxygène dans les périodes d'étouffement. Au début, ils l'ont appelé "la mort noire". Les autres vaccins provoquaient leurs propres réactions : paralysie, dommages de cerveau, tétanos, etc.

Quand les médecins ont essayé de supprimer les symptômes de la typhoïde avec un vaccin plus fort, ils ont provoqué une forme plus importante de typhoïde, qu'ils ont appelée paratyphoïde. Mais, quand ils ont inventé un vaccin encore plus fort et plus dangereux pour supprimer celui-là, ils ont créé une maladie encore plus mauvaise, pour laquelle ils n'ont pas trouvé de nom. Comment devaient-ils l'appeler ? Ils n'ont pas voulu expliquer aux gens que c'était leur propre monstrueux Frankenstein, qu'ils avaient créé avec leurs vaccins et leur chimie agressive. Ils ont voulu diriger la faute sur d'autres, ainsi ils l'ont appelé "la grippe espagnole". Elle n'était certainement pas d'origine espagnole, et les Espagnols étaient offensés par le fait que ce grand fléau mondial, serait dû aux Espagnols. Mais le nom est resté et les médecins américains et les fabricants de vaccins n'ont pas été suspectés du crime de cette dévastation gigantesque : l'épidémie de grippe de 1918. C'est seulement ces dernières années que les chercheurs ayant creusé les faits, ont rejeté la responsabilité sur les médecins.

Certains des soldats pouvaient avoir été en Espagne, avant leur retour à la maison, mais leurs maladies provenaient de leur propre pays, dans les camps de l'armée américain. Nos médecins emploient toujours le même détour. Quand leurs propres vaccins, requis pour voyager à l'étranger, créent des maladies à l'étranger, ils utilisent cela comme une raison alarmante pour que les gens se précipitent dans les centres de vaccination. Vous rappelez-vous la grippe de Hong Kong et la grippe asiatique et les alarmes de grippe de Londres ? C'étaient toutes des épidémies médicales qui compliquaient les rhumes de cerveau habituels, que les gens ont chaque année.

1976 : nous sommes maintenant encore dans cette logique du vaccin, qui permet aux fabricants d'épidémies de créer des marchés pour générer des millions de dollars, avec de nouvelles campagnes de vaccination. Leurs escrocs ont déjà parlé au Président Ford, afin de réserver une somme de 135 millions de dollars, pour mettre en marche leur raquette des vaccins. Même les compagnies d'assurance ont refusé d'être impliquées dans une affaire aussi dangereuse et tordue. Ainsi encore, les médecins et les vendeurs de chimie ont incité les fonctionnaires du gouvernement à garantir l'assurance contre les futures poursuites juridiques, que pourraient déclencher les campagnes de vaccination prévues par les fabriquant de poison chimique. C'est une bonne chose que le président Ford n'ai pas été réélu. Il est dommage qu'il n'est pas été viré avant de fournir l'argent pour empoisonner la population entière. Cependant, nous ne savons pas encore si le Président Carter fera mieux. Sera-t-il tenu par la mafia et la dictature médicale de la drogue chimique ? Ou est-ce qu'il étudiera et annulera ces décisions et incitera les fabricants de vaccins à rendre l'argent pris auprès des contribuables sous de faux prétextes ?

Le rapport des enquêteurs vacciniques de la grippe de porcs qui dit que le vaccin est inoffensif, est faux, et le rapport qui dit qu'il protégera contre la grippe est faux. Cinquante-six personnes sont mortes après les piqûres, certains dans un délai de 48 heures. Il y a confusion et désaccord parmi les médecins au sujet de tous les aspects du vaccin, de la sûreté et de l'efficacité, et la nécessité pour ceux, qui devrait l'avoir et qui devrait être mise en garde contre cette vaccination.

Leur campagne de la terreur est de faire croire que la grippe de porcs est aussi grave que la grippe de 1918 qui a tué 20 000 000 personnes. Ils n'ont aucune prise de sang utilisable et prouvable de l'épidémie de grippe de 1918 pour le prouver. C'était il y a de 58 ans, et les médecins étaient juste aussi confus et inefficaces que maintenant. Cependant, une chose est certaine, la grippe espagnole de 1918 était une maladie vaccino-induite, provoquée par l'empoisonnement extrême des corps par l'accumulation de différents vaccins. Les soldats du "Fort Dix" à qui on a dit qu'ils avaient la grippe de porcs, avaient été injectés par une grande variété de vaccins comme les vaccins qui ont provoqué l'épidémie de grippe en 1918. L'épidémie de grippe au "Fort Dix" n'a été nullement liée aux porcs. Il n'y avait aucun porc au camp, à moins que nous voulions appeler, ironiquement, les instigateurs vacciniques qui ont causé les maladies, des porcs.

Pour ajouter à la confusion, les médecins disent aux gens qu'il y a beaucoup de genres de grippe; celle que les soldats de "Fort Dix" ont eu était une grippe d'AVictoria, celle-là et d'autres formes de virus de grippe, et aussi, que le vaccin de la grippe de porcs que tant de personnes ont déjà pris ne les protégera pas contre les nombreux autres types de grippe. Ceci est employé, afin de les protéger de futures poursuites judiciaires, en stipulant qu'il n'y a pas de lien de cause à effet. Les médecins diront que le vaccin a échoué, parce que ce n'était pas le bon type de grippe qui était prévu. Naturellement, personne ne peut le prouver d'une manière ou d'une autre, parce que les virus sont ses organismes compliqués et invisibles, qui sont instables et imprévisibles. Une définition du dictionnaire de virus est « un poison morbide. » Les vaccins injectés dans le corps sont des poisons et causent les réactions typiques du poison. Le virus ne vole pas autour des gens et n'attaque pas les personnes.

Par conséquent, il n'y aura aucune épidémie de grippe de porcs, à moins que les instigateurs vacciniques fassent comme ils faisaient lors de l'épidémie de grippe en 1918. Elle ne tuera pas 20 000 000 personnes, à moins que les personnes se soumettent aux piqûres produisant des maladies. Il y a également, d'autres causes de la maladie sans compter les vaccins, tels que la nourriture non biologique, chimique. Il y a beaucoup de causes de maladie, mais aucune maladie n'est contagieuse (voyez le chapitre sur la théorie des germes).

Les commandes de vaccins s'emballent dès que les instigateurs vacciniques peuvent faire monter la pression, avec le moindre prétexte qui leur tombe sous la main. En 1957, ils essayaient de mettre en place une campagne de vaccination pour ce qu'ils ont décidé d'appeler la grippe asiatique. Un éditorial dans le "Herald Express" du 29 août 1957 avait titré « crainte de la propagande de grippe. » Extrait de cet article :

« Quelle tempête dans un verre d'eau a été faite autour de la probabilité que ce pays subisse une épidémie de la grippe asiatique en automne et durant les mois d'hiver. »

« Même le département des États-Unis de la santé est un faire-valoir de cette panique, et a publié des rapports qui effrayent le grand public, au lieu de les rassurer, en précisant que cette épidémie, si répandue, ne semble être pas plus dangereuse que notre pléthore habituelle de grippe, quand l'hiver arrive. »

« Ceux qui lisent entre les lignes se demandent si cette affaire ne pourrait pas être simplement une superbe campagne de promotion de la part de ceux qui font et vendent les vaccins. »

Article original : Nos libertés

Note : vous aurez certainement remarqué ce passage : "Ils n'ont pas voulu expliquer aux gens que c'était leur propre monstrueux Frankenstein, qu'ils avaient créé avec leurs vaccins et leur chimie agressive. Ils ont voulu diriger la faute sur d'autres, ainsi ils l'ont appelé "la grippe espagnole"".

Cette information est peut-être à rapprocher de ce récent communiqué de l'OMS selon lequel il y aurait plus de cas de grippe porcine aux USA (7927) qu'au Mexique (4910). N'est-ce pas étonnant pour une pandémie provenant officiellement du Mexique et qui, aux USA et ailleurs, a déclenché pléthore de mesures sanitaires (annulation de vol, mise en quarantaine de touristes, traitements préventifs et curatifs...) ?

Peut-être que les Mexicains de 2009 jouent le rôle des Espagnols de 1918. En tout cas cette thèse expliquerait pourquoi les autorités sont si sûres d'une recrudescence de la grippe porcine à l'automne 2009.

Le hasard faisant décidemment très bien les choses, l'importante mortalité induite par cette "épidémie" et les "traitements" associés correspond parfaitement aux objectifs que se sont fixés les personnalités les plus riches de la planète au cours d'une réunion secréte en marge de la conférence Bilderberg dont l'objet officiel était la philantropie (franchement si vous deviez discuter de donations, d'aides aux plus démunis, de générosité,... le feriez-vous derrière des portes closes ?)

Voici donc la tradution d'un article de Global Research qui étonnament n'a pas été traduit par un seul média français. Ces derniers s'en sont tenus à réciter la version officielle de la rencontre de charité secrète. Pourtant même les participants ont fait des déclarations qui s'éloignent sensiblement de l'oeuvre de charité classique...

La rencontre dont nous parlons était une réunion secrète au cours de laquelle "une douzaine des individus les plus riches de la planète se sont rencontrés au cours d'une réunion privée sans précédent à l'invitation de Bill Gates et de Warren Buffett pour parler de philantropie," organisée à la Rockefeller University et à laquelle ont participé des philanthropes reconnus comme Gates, Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. [avec de tels bienfaiteurs l'Humanité n'a plus besoin d'ennemis - NdT]

... Selon le journal britannique The Times ces "super milliardaires se sont rencontrés en secret pour étudier comment leur fortune pourrait ralentir la croissance démographique" et ils "ont discuté d'une alliance afin de surmonter les résistances politiques et religieuses à ce changement."
Il est intéressant de constater que "la session informelle de l'après-midi était si discrète qu'on a annoncé aux assistants de certains milliardaires que leur patron étaient en train de recevoir 'des instructions de sécurité'."
En outre, "chaque milliardaire a disposé de 15 minutes pour présenter son sujet favori. Pendant le dîner ils ont discuté de comment ils pourraient mettre en place une 'cause commune' qui pourrait servir leurs intérêts," et le décision qui a découlé a été "qu'ils ont convenu de que la surpopulation était une priorité."
Finalement "un consensus a émergé, ils vont soutenir une stratégie de lutte contre la croissance démographique qui constitue une menace potentiellement désastreuse au niveau environnemental, social et industriel."

Note : Une question reste en suspens : pourquoi décider de l'éradication d'une grande partie de la population dès l'automne 2009 ? Les dernières études climatologiques compilées par SOTT.net nous donnent une réponse :

La NASA a signalé qu’en 2008 il n’y a pas eu de tâche solaire pendant 266 jours sur 366 (73%), mais pour 2009 le nombre de tâches solaires est encore plus faible. Au 31 mars, il n’y a pas eu de tâche solaire pendant 78 jours sur 90 (87%)

L’activité solaire a été la plus faible depuis près de 100 ans, les conséquences climatiques peuvent être importantes. En effet, l’activité solaire est corrélée aux changements climatiques mondiaux. L’année dernière, on prévoyait que le Soleil allait se réchauffer après sa phase d’inactivité. Mais au lieu de cela il a atteint le plus bas niveau de pression solaire depuis 50 ans, le minimum d’émissions radio depuis 55 ans et le nombre le plus faible de tâches solaires depuis 100 ans. D’après Piers Corbyn, astrophysicien et prévisionnistes à long terme dans les domaines de la météo et du climat,

Les dernières découvertes en terme de relations entre le Soleil et la Terre montrent non seulement la primauté des interactions magnétiques / particulaires entre le Soleil et la Terre mais aussi que ces dernières sont modulées par les effets de la Lune ce qui explique le cycle de 60 ans observé dans les variations de température dans le monde et aux Etats-Unis. Cela signifie que la planète va poursuivre son refroidissement général au moins jusqu’en 2030. Ni le cycle de 60 ans, ni le cycle de 22 ans, ni aucune fluctuation de température observée au cours des 100, mille, ou du millions d’années passées ne peut être expliqué par les variations de concentration en CO2.
En particulier, un physicien de la marine étasunienne a prévenu que nous pourrions vivre « plusieurs décennies de températures glaciales et de famine généralisée ».

Note : Il est clairement établi qu'une augmentation de la température est généralement corrélée à une augmentation de la biomasse.

À l'échelle régionale, la productivité (NPP) des forêts chinoises ici étudiées est fortement corrélée avec la température et les précipitations moyennes annuelles ainsi qu'avec l'évapotranspiration potentielle. Une forte corrélation positive existe également entre la productivité (NPP) et les sommes de température journalières (GDD) aussi bien à partir de 0 °C que de 5 °C. L'ensemble des analyses montre que la température et l'humidité sont les facteurs majeurs qui contrôlent la répartition spatiale de productivité (NPP) en Chine. La comparaison entre la productivité (NPP) estimée et la productivité modélisée (utilisation du modèle BIOME 3) en chaque site est satisfaisante (bonne corrélation linéaire).

Note : Réciproquement une baisse de la température du globe induira une réduction de la biomasse, et donc de la nourriture disponible.

Les famines sont une cause majeure de désordres sociaux, on comprend mieux pourquoi nos chères élites souhaitent réduire la population mondiale avant qu'un refroissement climatique, et que les émeutes de la faim qui en découleront ne se produisent.

Pour en savoir plus, suivre ce lien (se rendre à la fin de l'article)

31/05/2009

Il faut à tout prix stopper le groupe Bilderberg

 

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© inconnu
Charlie Skelton est le seul journaliste à avoir traité la conférence Bilderberg 2009 ... au risque de sa vie.

 

 

Charlie Skelton, journaliste pour le journal britannique The Guardian, et qui a commencé la couverture de l’évènement de la réunion des Bilderbergs dans une atmosphère détendue, est désormais averti du traitement épouvantable que la police et les agents secrets lui ont fait subir. Ce qu’il a subit n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend, si nous nous référons au programme du groupe Bilderberg, et plus précisément des cartes d’identités et micro puces sous cutanées destinées à être implanté sous la peau.

(Nous précisons que la carte d’identité n’existe pas au Royaume Uni. Mais un projet de loi récent vise à rendre obligatoire le port de la carte d’identité.)

Au début, la couverture de l’événement prenait la forme d’une satire, Charlie Skelton a quitté la Grèce hier, pétrifié jusqu’à l’os en raison de la manière dont il a été harcelé, détenu, par les autorités grecques pendant plusieurs jours, et ce pour avoir pris de simples photos de l’Hotel ou se trouvait les membres du groupe Bilderberg.

« Mon expérience durant ces derniers jours en Grèce m’a dégouté » « Nous devons nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, tout de suite, de tout notre cœur, pour stopper le projet de carte d’identité »

« Je peux vous dire désormais que l’argument qui consiste à dire « Si je n’ai rien fait de mal, je n’ai donc rien à craindre des autorités» n’est que foutaise, plus que ça, c’est une connerie. »

« J’ai appris quelque chose durant ces fouilles, cette détention, que j’ai du subir à cause du groupe Bilderberg. J’ai passé la semaine à vivre un cauchemar. Durant cette semaine, j’ai eu un clair aperçu d’un monde ou la police règne en maitre sans gardes fous. Ça m’a terriblement meurtri »

Skelton ajoute que la carte d’identité fera de tout citoyen un suspect potentiel, et ce serait « la fin de toutes choses » précisant que des plans sont également en cours pour substituer la carte d’identité par une puce sous cutanée pour une plus grande efficacité et un suivi total de la population.

Durant la précédente réunion des Bilderberg à Washington en 2008, une source du journaliste d’investigation Jim Tucker lui a dit que le groupe Bilderberg était en discussion pour pucer les hommes à grande échelle. Ce plan serait présenté sous le prétexte de la lutte anti-terroriste. Les « gentils citoyens » seraient autorisées à voyager librement aussi longtemps que leur puces pourront être scannées et les informations stockées dans une base de données.

Charlie Skelton a mis en lumière le fait que les autorités grecques étaient en situation de force pour harceler et intimider les journalistes en raison du faible nombre présent à l’évènement. Aujour’dhui, Charlie Skelton, appelle tous les journalistes citoyens à se rendre au prochain lieu du meeting du groupe Bilderberg en 2010.

« Si les grands noms de la presse refusent de couvrir cet événement annuel, c’est alors un devoir pour les journalistes citoyens que d’accomplir cette tache nécessaire : les médias du peuple. Trouvez vous une caméra ou un appareil un photo, et rejoignez nous pour le prochain rendez vous des bilderbergs en 2010. Aucune idée ou cette réunion se tiendra, mais habituellement, on le découvre quelque jours auparavant »

La réunion des Bilderberg a été une fois de plus marqué par un black out absolu de la part des médias alors que 150 des personnalités les plus importantes de la planète décidaient en secret de l’avenir de tout un chacun. Un sommet du G20 ou le Forum Economique Mondial aurait systématiquement fait l’objet de milliers de reportages dans les médias. Le Groupe Bilderberg en raison de son caractère secret devrait normalement attirer les journalistes à la recherche d’un scoop. Aucun des médias américain n’ont osé abordé le sujet.

Faites des pétitions, saisissez vos parlementaires afin qu’ils interrogent le gouvernement. Cela s’est produit il y a quelques jours au pays bas. Citant un article de Paul Joseph Watson(contributeur des sites d’alex jones), un membre du parlement néerlandais a saisi le parlement au sujet de l’implication du premier ministre néerlandais, le ministre néerlandais des affaires européennes, et la reine Beatrix au sein du groupe Bilderberg. Ce même parlementaire a demandé si la ratification du traité de Lisbonne a fait l’objet de discussions durant la réunion du Groupe Bilderberg et de rendre public tous les éléments figurants au programme, ainsi que l’ordre du jour

Article original : Spread The Truth

 

04/05/2009

Mensonge politique et désinformation médiatique concernant la pandémie porcine

Mondialisation.ca, Le 2 mai 2009

Qu'est-ce que la grippe? L'influenza (la grippe) est une maladie respiratoire grave et contagieuse causée par des virus de la grippe. Des millions de personnes aux États-Unis ont la grippe chaque année. La plupart des gens sont malades pendant environ une semaine. Certaines personnes (surtout les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé chroniques) peuvent devenir très malades et peuvent mourir de la grippe. (Centers for Disease Control and Prevention)


L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a relevé le niveau d’alerte pandémique au niveau 5 sur une échelle qui en compte 6.

Le niveau 5 d’alerte de l'OMS signifie qu’«une propagation interhumaine du virus (a été observée) dans au moins deux pays et qu’une pandémie est imminente... Il signifie également une augmentation des efforts pour produire un vaccin ... Des cas humains ont été confirmé, au Mexique, aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Israël, en Nouvelle-Zélande et en Espagne. »

Selon les reportages, l'OMS a pris cette décision après qu’un « [enfant] de 23 mois soit décédé [de la grippe porcine] au Texas, après être rentré d’un voyage au Mexique dont le but était d’y recevoir un traitement médical. »

Toujours selon les reportages, la grippe porcine a été confirmée dans les 11 états des États-Unis. Les responsables de la santé à l'OMS à Genève et à Washington, sont cités pour avoir dit que la « propagation du virus ne s’arrêtera probablement pas. »

Les médias ont passé en mode pleine vitesse, en faisant peu d'analyse et d'examen de la preuve, en concentrant leur attention sur les quelque 2,400 cas de grippe non confirmés au Mexique.

« la propagation mondiale est imminente ...

tous les pays devraient activer leurs plans de préparation »,

La pire crise sanitaire à laquelle le monde a fait face depuis 90 ans ... »

Le jour suivant celui où l’OMS a augmenté l’alerte pandémique au niveau 5, un scientifique attaché au Centre de contrôle et de prévention des maladies de l'Union européenne, a insinué, sans preuve, que l'épidémie pourrait avoir des répercussions sur 40% à 50% de la population de l'UE « de manière bénigne ». (Voir europeanvoice.com, le 30 avril 2009).

Le professeur Neil Ferguson, un membre du groupe de travail sur la grippe porcine de l'Organisation mondiale de la santé, a déclaré que « 40 pour cent des personnes au Royaume-Uni pourraient être infectées dans les six prochains mois si le pays était frappé par une pandémie. »

« Nous ne savons pas vraiment de quelle ampleur sera l'épidémie, nous le saurons au cours des deux prochains mois ... Il est presque certain que, même si elle devait s’estomper au cours des prochaines semaines – ce qui est probable - nous aurons une épidémie saisonnière à l'automne. »

« Nous pouvons nous attendre à ce que plus de 30 à 40 pour cent de la population devienne malade au cours des six prochains mois, si elle se transforme bel et bien en une pandémie. Nous pourrions avoir un nombre important de personnes infectées les prochaines semaines mais, si j’étais un homme qui aimait parier, je dirais que ça ne durera pas longtemps, car nous arrivons à l’été. » Le professeur Ferguson a déclaré que les 152 morts au Mexique sont probablement une proportion relativement faible du nombre total de personnes infectées, qui pourrait se transformer en des dizaines ou des centaines de milliers. » (Daily Express, 1er mai 2009)

Les reportages des médias déforment la vérité. La réalité est transformée. Les déclarations politiques ne sont pas soutenues par des preuves médicales et scientifiques. Les déclarations du professeur Ferguson ne sont pas fondées. Il n'a pas pris la peine de vérifier le nombre de cas de grippe porcine au Mexique qui ait été « confirmé en laboratoire ».

Trente à quarante pourcent de la population britannique? Jusqu'à 50% de la population de l'Union européenne?

Sur quelles bases reposent ces déclarations?

Le 27 avril, il y avait, selon les reportages, un seul cas de la grippe porcine dans l'ensemble de l'Union européenne: « Le premier cas confirmé de grippe porcine en Europe fut diagnostiqué en Espagne. Le ministère de la santé du pays a confirmé la nouvelle lundi matin, à la suite d’examens fait sur un homme qui vient de rentrer d'un voyage au Mexique. » ((BBC, 27 avril, 2009)
Les mensonges politiques et la campagne de désinformation médiatique concernant la pandémie de grippe porcine
Allemagne
Les mensonges politiques et la campagne de désinformation médiatique concernant la pandémie de grippe porcine

Affaiblir le mouvement de protestation sociale

Les déclarations de cette nature sur « l’inévitable propagation » de la maladie, crée, tout à fait délibérément, une atmosphère de peur, d'insécurité et de panique. Elles servent également à détourner l'attention des gens d'une crise économique mondiale dévastatrice qui entraîne le Monde dans la pauvreté et le chômage de masse, sans parler de la guerre au Moyen-Orient et des questions entourant les crimes de guerre de l'US-OTAN.

La Vraie Crise Mondiale se distingue par la pauvreté, l'effondrement économique, les conflits ethniques, la mort et la destruction, la dérogation aux droits civils et la disparition des programmes sociaux. L'annonce de l’UE d’une pandémie de grippe porcine sert inévitablement à affaiblir le mouvement de protestation sociale qui se propageait à travers l'Europe.

Les mesures d'urgence qui ont « fermé » des zones urbaines entières, sont largement perçues comme un prétexte du gouvernement de Felipe Calderon pour lutter contre la dissidence sociale grandissante envers l'une des administrations les plus corrompues de l’histoire mexicaine. Au Mexique, la parade du 1er mai, qui était organisée contre le gouvernement Calderon, a été annulée.

Le bilan de l'OMS

Le groupe consultatif de l'OMS a identifié 148 cas confirmés en laboratoire à travers le monde de grippe porcine, dont 8 décès, à peine une pandémie:

« Le 29 avril 2009 - La situation continue d'évoluer rapidement. À 18h00 GMT, le 29 avril 2009, neuf pays ont officiellement rapporté 148 cas d'infection par la grippe porcine A/H1N1. Le gouvernement des États-Unis a signalé 91 cas humains confirmés en laboratoire, avec un mort. Le Mexique a signalé 26 cas humains confirmés d'infection, dont 7 morts.

Les pays suivants ont signalé des cas confirmés en laboratoire, sans décès: l'Autriche (1), le Canada (13), l'Allemagne (3), Israël (2), la Nouvelle-Zélande (3), l'Espagne (4) et le Royaume-Uni (5).

D’autres informations sur la situation seront rendues disponibles sur le site de l'OMS sur une base régulière. » (WHO.org)

Dans une déclaration faite le 29 avril, la Directrice générale de l'OMS, la Dr Margaret Chan a confirmé que :

« Sur la base de l'évaluation de toutes les informations disponibles, et suite à plusieurs consultations d'experts, j'ai décidé de relever le niveau actuel de l'alerte à la pandémie de grippe du niveau 4 au niveau 5.

Les pandémies de grippe doivent être prises au sérieux en raison précisément de leur capacité à se propager rapidement à tous les pays du monde.

... L’OMS suivra la pandémie aux niveaux épidémiologique, clinique et virologiques.

... J’ai fait appel aux pays donateurs, à l’UNITAID, à l'Alliance GAVI, à la Banque mondiale et à d'autres afin de mobiliser les ressources.

Une mine d’or pour les conglomérats pharmaceutiques

Big Pharma a été identifiée par l'OMS comme étant la solution à la crise:

« J’ai [la Directrice générale de l'OMS] fait appel aux entreprises de fabrication de médicaments antiviraux pour évaluer la capacité de production ainsi que tous les moyens de l’augmenter. J'ai également pris contact avec les fabricants de vaccins contre la grippe qui puissent contribuer à la production d'un vaccin contre la grippe pandémique. »

La pandémie de grippe porcine constitue une mine d’or pour une poignée de conglomérats du domaine de la biotechnologie. L'Union européenne a déjà donné le feu vert pour travailler avec Big Pharma afin de développer un vaccin contre la grippe porcine.

L’étude de la preuve

Les données utilisées pour justifier une alerte mondiale de niveau 5 sont infimes. L'OMS a déclaré qu’une « épidémie mondiale de la maladie est imminente ». Tel que le documente William Engdahl, les symptômes de la grippe porcine ne sont pas spécifiques, ils sont semblables à ceux de la grippe en général. (Voir William Engdahl, Mondialisation.ca, le 29 avril 2009).

L'avis scientifique contredit la déclaration officielle de l’OMS:

« Les scientifiques qui étudient le virus arrivent au consensus que cette souche hybride de la grippe - au moins dans sa forme actuelle – n’est pas de nature à être aussi mortelle que les souches qui ont causé les pandémies précédentes.

En fait, l'actuelle épidémie de virus H1N1, qui a fait son apparition le mois dernier à San Diego et au sud du Mexique, pourrait même ne pas faire plus de dommages que les habituelles grippes saisonnières qui se propagent chaque hiver sans tambour ni trompette.

La reproduction en modèles épidémiologiques et mathématiques des preuves préliminaires provenant des laboratoires de génétique, démontrent que les pires scénarios sont susceptibles de ne pas se produire au cours de l'épidémie actuelle. » (Los Angeles Times, le 30 avril 2009)

Le Mexique

La grippe est une maladie courante. Il y a des millions de cas de grippe dans toute l’Amérique, sur une base annuelle. « Selon le Canadian Medical Association Journal, la grippe tue chaque année jusqu'à 2,500 Canadiens et environ 36,000 États-uniens. Dans le monde entier, le nombre de décès attribuables à la grippe chaque année se situe entre 250,000 et 500,000 » (Thomas Walkom, The Toronto Star, 1er mai, 2009)

La plupart des cas de grippe signalés au Mexique ne portent pas la marque de la souche A/H1N1.

Selon les reportages de la presse, la plupart des cas mexicains «suspectés » d’être la grippe porcine, n'ont pas été confirmés par des analyses en laboratoire. Le ministre mexicain de la Santé, José Ángel Córdova a confirmé qu'il y avait « 2,498 cas graves de pneumonie atypique liés à des conditions de grippe... [qui] pourraient être liés au virus A/H1N1 ». Parmi les 2,498 cas de grippe, 159 sont morts, de la grippe ou de ses effets, mais seulement sept de ces décès étaient liés à la souche de la grippe porcine, selon la déclaration officielle du ministre de la Santé.

Les chiffres ci-dessus correspondent au modèle en général des grippes observées au Mexique au cours des années précédentes. « Dans une année normale, entre 6,500 et 7,500 Mexicains meurent de maladies comme la pneumonie. » (Ibid)

159 décès « ont été imputés à l'épidémie », mais les rapports des laboratoires laissent entendre que la grippe porcine a été la cause de seulement 7 des 159 cas.

Par exemple, dans la ville de La Gloria dans le Veracruz, où il y a eu une épidémie d'infections respiratoires aiguës, des 450 cas, 35 ont été testés pour déterminer s’il s’agissait du virus de la grippe porcine et un seul de ces cas était positif.

Aucun détail n'a été donné quant aux résultats de laboratoire relatifs aux 7 cas de décès.

La plupart des reportages de presse parlent de 152 morts attribuables au virus H1N1, alors qu’en fait, seulement 7 de ces décès sont associés à la souche A/H1N1, selon le ministre de la Santé. Les autres décès pourraient être dus à des cas de grippe ordinaire et/ou de ses effets.

Aux États-Unis, un seul laboratoire dans tout le pays a la capacité de confirmer la souche du virus à savoir, le Centers for Disease Control and Prevention situé à Atlanta. Combien y a-t-il de laboratoires au Mexique qui ont la capacité de confirmer la souche du virus?

Selon les reportages, les échantillons sont envoyés au « National Institute of Epidemiological Diagnosis and Reference » du Mexique, qui les transmet à des laboratoires du gouvernement des États-Unis et du Canada. Ce que cela laisse entendre, c’est qu’il n'y a pas de laboratoire d'analyse qui puisse documenter le nombre relativement élevé de cas suspects. Selon les déclarations du ministre, les analyses en laboratoire portant sur les 159 décès sont menées dans les laboratoires du Mexique avec le support de la CDCP basée à Atlanta, et que les résultats sont disponibles.

Les États-Unis

Aux États-Unis, il y a eu 109 cas signalés du virus (au 30 avril 2009), dont seulement cinq furent hospitalisés. Le Centers for Disease Control des États-Unis a confirmé que l'enfant de 23 mois au Texas était mort du virus de la grippe porcine, suite à son hospitalisation et à son examen clinique.
U.S. Human Cases of Swine Flu Infection
(As of April 30, 2009, 10:30 AM ET)
States
# of laboratory confirmed cases
Deaths
Arizona 1  
California 14  
Indiana 1  
Kansas 2  
Massachusetts 2  
Michigan 1  
Nevada 1  
New York 50  
Ohio 1  
South Carolina
10
 
Texas
26
1
TOTAL COUNTS 109 cases 1 death
International Human Cases of Swine Flu Infection
See: World Health Organization


La désinformation des médias

Les reportages aux nouvelles indiquent que « des centaines d’écoliers de New York seraient tombés malades de la grippe porcine. » Il n'y a toutefois aucune preuve corroborée par des analyses en laboratoire de l'incidence de la souche H1N1 de grippe porcine. En toute probabilité, les enfants souffrant de la grippe, n’est en fait qu’un événement courant au mois d'avril. « Tous les cas étaient bénins, aucun enfant n’a été hospitalisé, aucun enfant était gravement malade, » a déclaré le Dr. Frieden. Les responsables de la santé en sont arrivés à la conclusion préliminaire après avoir procédé à des analyses virales de prélèvements dans le nez ou dans la gorge de huit élèves, ce qui leur a permis d'éliminer les autres souches de grippe. »

Les tests ont été effectués sur des enfants dans le Queens, mais les tests n'ont pas été concluants: parmi ces « centaines d'enfants », il n'y avait pas de rapports d'analyse en laboratoire qui aient pu permettre une identification positive du virus de la grippe. En fait, les reportages sont contradictoires: selon les reportages, le CDCP basé à Atlanta est le « seul laboratoire dans le pays qui puisse confirmer la présence de la nouvelle souche de la grippe porcine, qui a été identifié comme H1N1. » (NYT, le 25 avril 2009)

La grippe est une maladie courante. À moins d’une analyse approfondie en laboratoire, l'identité du virus ne peut pas être établie.

Il est révélateur que le CDCP basé à Atlanta joue un rôle clé dans l'identification du virus pour le compte de plusieurs pays d'Amérique latine, dont le Mexique, le Guatemala, le Salvador et le Costa Rica. Le 30 avril, le gouvernement états-unien a établi un laboratoire du CDCP au Mexique. En d'autres mots, une agence gouvernementale états-unienne monopolise la réalisation des examens en laboratoire, les données et les analyses.

Source : Political Lies and Media Disinformation regarding the Swine Flu Pandemic, publié le 1er mai 2009.

Traduction : Dany Quirion.


Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).    

 

 



Guerre et mondialisation

26/04/2009

Relier les points : rejoignez le Nouvel Ordre Mondial ! Intervenez en faveur d’Israël ! Mais ne prêtez pas attention à ces lumières dans les cieux !

SOTT.net
Mardi, 31 mars 2009

 

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© Art Institute of Chicago

 

«Mars châtiant Cupidon», Bartolomeo Manfredi

 

 

Depuis maintenant un an que nous avons commencé la série Relier les Points, nous faisons de notre mieux pour maintenir le flambeau allumé au milieu des ténèbres, au gré des événements qui, se succédant à un rythme effréné, tracent leur line de force dans la bataille quotidienne contre la subjectivité.

Dans le calendrier romain, ce mois était celui de Martius - d'après Mars, le dieu de la guerre. Avant l'adoption du calendrier grégorien, Mars était considéré comme le premier mois de la nouvelle année. La guerre, la cupidité, les fléaux et la destruction marquèrent la fin de l'aventure impériale romaine. Il semble que l'empire d'aujourd'hui soit destiné à connaître le même sort. Peut-être en symbole de son refus de se conformer et de céder à la pression impériale, l'Iran, quant à lui, célèbre toujours Norouz - le «Nouveau Jour» - le 21 mars, jour de l'Équinoxe de printemps.

Comment lancer une Guerre contre le Peuple -aux États-Unis

Les avertissements (ou menaces ?) lancés le mois dernier par Dennis Blair, chef du Renseignement étasunien, et David Hartshorn, chef de la branche «ordre public» de la police Métropolitaine britannique - avertissements selon lesquels la crise économique pourrait signer le retour à «l'extrémisme violent» des années 20-30, et annoncer un «été de rage» en Grande-Bretagne - sont le signe d'une évolution importante dans le discours des autorités, et donc, dans ce qu'on peut attendre des élites.

Même en sachant cela, nous fûmes vraiment choqués d'apprendre ce mois-ci que selon un rapport de la police du Missouri sur les milices et les terroristes, le fait de coller sur sa voiture des autocollants pro-candidats minoritaires [c.-à-d, des candidats n'appartenant à aucun des deux partis traditionnels - républicain ou démocrate - NdT], ou de parler complots et «littérature subversive» signalait de possibles affiliations «terroristes». Entre autres signes d'une potentielle activité «paramilitaire», ce rapport cite les débats sur l'Union nord-américaine, la vidéo America : Freedom to Fascism [Amérique : de la liberté au fascisme - NdT], et le film Zeitgeist. Certains extraits du rapport (que l'on peut télécharger ici) ont de quoi inquiéter. Celui-ci, par exemple :

[...] Ces groupes communiquent via les forums, les listes Yahoo, les blogues, et les sites de réseautage social. Il a été établi que certains sites Web et talk-shows en ligne promouvaient un certain discours, habituellement une version déformée des événements actuels. [...] Les milices recrutent membres et partisans par les moyens suivants : expositions d'armes, forums Internet, sites Web, sites de réseautage social, et réseaux sociaux informels. De plus, elles peuvent aussi recruter à l'occasion d'événements ou de réunions organisés par des groupes partageant la même idéologie.

Dénoncer des «sites Web [qui promeuvent] une version déformée des événements actuels» revient, semble-t-il, à interdire la promotion de toute vision de la réalité qui contredirait la ligne officielle - celle du gouvernement. Au fond, est terroriste quiconque tente de discerner et de propager publiquement des idées visant à révéler la teneur réelle des événements affectant la planète.

Notons également que ce rapport met dans le même panier des groupes très différents, ce qui ajoute à la confusion ambiante. Concrètement, n'importe qui peut être ciblé. Pour les auteurs dudit rapport, groupes antiavortements, défenseurs des droits constitutionnels et personnes qui discutent du «Nouvel Ordre Mondial», des «camps de concentration» de la FEMA[1] ou du sionisme sont à ranger dans la même catégorie que les groupes paramilitaires partisans de la suprématie blanche, les néo-nazis et les antisémites. Le document avertit également que les milices sont motivées par la croyance en certaines théories du complot à propos d'un gouvernement fasciste, ce qui est assez ironique, quand on voit la teneur ouvertement fasciste dudit document.

Ce rapport est l'oeuvre du Missouri Information Analysis Center (MIAC - [Centre d'analyse des informations du Missouri - NdT]), un des 58 «centres fusion» créés dans tout le pays par le département de la Sécurité intérieure dans le but de collecter les renseignements à une échelle locale. Selon la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano, ces centres fusion sont la future «pièce maîtresse du regroupement d'informations collectées à une échelle nationale, locale et fédérale».

Fait intéressant, le mouvement Restore the Republic[2] avait prévu de tenir une conférence régionale Campaign for Liberty[3] à Saint Louis, dans le Missouri, à la fin du mois de mars. Étrange coïncidence, étant donné que ce mouvement partage nombre des caractéristiques décrites dans le rapport du MIAC. Or, il s'avère que ses membres ne sont ni des «miliciens, [ni] des terroristes» : au contraire, ils se décrivent eux-mêmes comme des «pacifistes amoureux de la liberté». Vu que le document a été publié à cette période, on penserait presque à une tentative visant à provoquer une confrontation entre la police sur le terrain - qui aurait ainsi été à l'affut des «signes» décrits dans le rapport - et les participants à l'événement.

Ce n'est qu'après que les ex-candidats à la présidence Ron Paul, Chuck Baldwin et Bob Barr - tous identifiés dans le rapport comme figures du mouvement milicien - ont exigé son retrait que le Missouri Department for Public Safety a annulé le document et a présenté des excuses quelques semaines plus tard. Nous aimerions que le département de la Sécurité intérieure en fasse autant. C'est lui qui, en fin de compte, est à l'origine de ce document, et nous n'avons aucune garantie que la même politique ne sera pas mise en place dans d'autres États, ou même dans tout le pays. De plus, malgré ce retrait, le mal est fait : ce rapport aura contribué à la banalisation du processus consistant à rendre progressivement chaque citoyen suspect.

Le rapport du MIAC est également intéressant dans le sens où il évoque fortement un certain discours développé depuis peu sur Fox News. Peut-être vous rappelez-vous de l'émission de Glen Beck, le mois dernier, où il était question de la possibilité d'une «guerre civile» lancée par les milices «bubba» étasuniennes contre Barack Obama le «socialiste». À vrai dire, le MIAC devrait aussi s'en prendre à Glen Beck : récemment, il a révélé avoir mené une enquête sur les camps de prisonniers de la FEMA, et avoir conclu qu'ils étaient bel et bien réels - bien qu'il se soit rétracté le lendemain de cette déclaration.

Dans le même temps, l'American Free Press répand depuis peu une rumeur qui semble tout droit sortie du scénario de The Manchurian Candidate[4]. Un certain Tom Fife nous assure avoir entendu, lors d'une visite à Moscou il y a dix-huit ans, qu'on préparait Obama comme futur candidat communiste aux élections étasuniennes. Bien qu'il soit plausible qu'Obama ait été choisi et formé par le système pendant quelques années en vue d'assurer sa fonction actuelle, il n'a jusqu'ici montré aucun signe de socialisme ou de communisme. Il devient alors apparent qu'un certain type de désinformation a pour objectif de provoquer une attitude de confrontation entre une certaine frange conservatrice du public étasunien et le gouvernement étasunien - ou du moins, de nous faire croire à la réalité d'une telle confrontation.

D'autres signes indiquent que la «guerre contre le peuple» est dans l'air. Michel Chossudovsky rapporte qu'en janvier dernier, un projet de loi intitulé le National Emergency Centers Establishment Act[5] (HR 645) a été introduit au Congrès étasunien. Il vise à établir six centres nationaux d'urgence dans des régions majeures des États-Unis, sur des sites militaires déjà existants. On peut lire dans le projet HR 645 que ces camps pourront «être adaptés à d'autres usages, tels qu'en jugera la secrétaire à la Sécurité intérieure.» C'est la même Sécurité intérieure qui nous a pondu le rapport du MIAC.

Une ligne importante a également été franchie subrepticement à la suite de la tuerie en Alabama. Il s'avère que l'armée étasunienne a lancé une enquête sur les troupes en service actif de Fort Rucker (Alabama), afin de déterminer pourquoi - et comment - elles se sont retrouvées en mission dans les rues de la ville de Samson au moment où avait lieu l'épopée meurtrière dans ce petit coin du sud de l'Alabama. L'usage de ces troupes est une violation de la loi fédérale, car l'armée n'est pas censée s'occuper du maintien de l'ordre. Est-ce là une autre façon de viser ouvertement la population - en franchissant la ligne ici et là dès que l'opportunité se présente, jusqu'à ce que cette pratique devienne naturelle et reconnue ?

Cela nous rappelle que la tendance que nous évoquons ici existe depuis un petit bout de temps déjà - au moins depuis les attentats du 11 septembre. Comme nous tentions de l'expliquer dans notre synthèse précédente, nous voyons qu'un glissement est en train de s'opérer: la «war on terror», la guerre à la terreur visant principalement les Arabes et les musulmans, est en train de s'étendre à une «guerre contre le peuple» dans laquelle quasiment tout le monde est suspect. Peut-être parce que ce glissement a lieu en ce moment même, et qu'on veut nous faire croire qu'Obama réparera les torts du passé, on nous gratifie de révélations sur la War on Terror des néocons : des détails de ses lois secrètes jusqu'au rapport confidentiel de la Croix Rouge concluant que le traitement infligé aux prisonniers par l'administration Bush «constitu[ait] une torture», en passant par le compte-rendu du journaliste d'investigation Seymour Hersh au sujet de Dick Cheney et de son «réseau secret d'assassinat», alias le Joint Special Operation Command [Commandement des opérations spéciales interarmées - NdT].

Voilà pour la situation au coeur de l'Empire. Mais quid du reste du monde ? Cette tendance à cibler la population et à encourager la confrontation se retrouve dans nombre d'exemples - notamment (mais pas exclusivement) en Irlande du Nord, en Grande-Bretagne et au Pakistan.

 

Comment lancer une Guerre contre le Peuple - autour du monde

Deux soldats britanniques et un policier ont été assassinés en Irlande du Nord par des dissidents de l'IRA (nous dit-on). Deux jours avant l'attentat, Hugh Orde, chef du Police Service of Northern Ireland, a prévenu que la «menace représentée par les républicains dissidents d'Ulster était la plus forte depuis sept ans». La veille du premier attentat, celui de la caserne militaire de Massereene, Orde a annoncé que le Special Reconnaissance Regiment[6], une unité militaire taillée dans le même bois que le SAS[7], était de retour dans le pays pour y mener des opérations. Alors que les blessures saignent encore après des décennies de violence infligée sur les populations loyaliste et nationaliste lors de la sale guerre menée par le gouvernement britannique, Martin McGuinness, membre du parti nationaliste Sinn Fein, qui a tout de suite compris ce que présageait cette manoeuvre, l'a qualifiée de «stupide et d'irresponsable».

 

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© Special Reconnaissance Regiment

Attention à la garde prétorienne : le blason du propre «Réseau secret d'assassinat» de Downing Street ?

Le lendemain, la caserne fut attaquée. Mais même McGuinness n'aurait pu s'attendre à une réaction aussi rapide de la part des «dissidents». Le timing est tellement, comment dire... minuté ? Étant donné le caractère audacieux de l'attaque, les soldats ont manifestement été assassinés par des individus ayant déjà tué. Deux hommes armés ont criblé de balles l'entrée de la caserne, puis, avec le plus grand sang-froid, se sont dirigés vers les soldats mourants et les ont achevés à bout portant. Pourtant, cette attaque est censée être l'oeuvre d'une poignée d'extrémistes incontrôlables.

Depuis que le MI5 contrôle le système de flicage et, globalement, fait la loi, les «dissidents» ne peuvent agir sans que l'État surveillance le sache.

Un journaliste irlandais a reçu un appel anonyme revendiquant les attentats au nom de l' IRA-véritable - appel reçu après que les médias eurent pointé du doigt les «dissidents républicains». L'IRA-véritable, pseudo-gang façon «Al-Qaida-en-Irlande» - en réalité, un repère de provocateurs, d'informateurs et de dupes inconscients sans véritable lien entre eux, si ce n'est de figurer sur les listings des services de contre-espionnage de Sa Majesté - fut immédiatement accusé. Gardez à l'esprit que le terme «dissident» n'est que l'euphémisme inventé par l'État pour désigner ceux qui expriment publiquement leurs doutes quant aux intentions réelles du gouvernement britannique concernant le «processus de paix». Notons que les onze ans d'enquête sur le rôle de l'Ira-véritable dans l'horrible attentat à la voiture piégée d'Omagh - «la bombe ultime» - n'auront servi à établir qu'un seul fait: le MI5 était pleinement conscient de ce complot d'attentat et a donc, au minimum, fermé les yeux.

L'attentat du 7 mars contre la caserne militaire rappelle étrangement - et à juste titre - l'exécution de Jean Charles de Menezes, assassiné en plein jour dans la station de métro londonienne de Stockwell, en 2005: c'est le SRR qui, à l'époque, inaugura la tristement célèbre politique du «Shoot to kill» [Tirer pour tuer - NdT] auprès du grand public britannique - même si cette pratique était monnaie courante depuis longtemps en Irlande du Nord. De Menezes travaillait comme électricien indépendant pour le Métro de Londres et était sous surveillance depuis les attaques du 7 juillet. Apparemment, il en savait trop sur la «surtension» rapportée le matin des explosions simultanées dans le Métro, puisque les hommes du SRR reçurent la mission de le traquer et de l'exécuter sous les yeux des passagers.

Depuis longtemps déjà, l'impérialisme britannique applique le «Shoot-to-kill» - cette forme de «justice» particulière - aux «suspects de l'IRA» en Irlande du Nord. Le prétexte de la «menace terroriste» permet de «justifier» de façon encore plus radicale l'oppression (internement administratif, procès sans jury, etc.) infligée par l'impérialisme britannique à la population catholique d'Irlande du Nord.

Lors de l'opération qui mena à la mort de Menezes, la Metropolitan Police reçut l'aide d'un énigmatique régiment militaire qui, selon le Guardian (4 août 2005) fut créé en avril 2005 «afin d'aider à la lutte contre le terrorisme international». L'article du Guardian fait remarquer que le SRR a «absorbé la 14th Intelligence Company[8], une unité de policiers en civil mise en place pour collecter, de façon officieuse, des renseignements sur les personnes soupçonnées de terrorisme en Irlande du Nord». Un certain Brigadier Gordon Kerr fut nommé chef du SRR et cité dans un rapport remis au Director of Public Prosecutions[9], rapport rédigé dans le cadre de la commission Stevens chargée d'enquêter sur la complicité entre les forces du renseignement britanniques et les groupes paramilitaires loyalistes lors de meurtres visant les catholiques - parmi ces meurtres, celui de Pat Finucane, avocat de Belfast assassiné en 1989.

Autre avocat haut placé assassiné par l'un des pseudo-gangs du Security Service[10]: Rosemary Nelson, tuée en 1999 après avoir défendu avec succès d'innocentes victimes de l'occupation militaire. Un de ses clients, Colin Duffy, était l'homme même qu'on accuse aujourd'hui de l'attentat de la caserne de Massereene. Les autorités britanniques cherchent visiblement à coincer ce «dissident» depuis longtemps ; ils n'ont pas réussi à l'avoir lors des deux occasions précédentes. Peut-être la troisième fois sera-t-elle la bonne ?

Les mauvais tours que joue l'Angleterre à l'Irlande sont aussi obscurs que louches. Le gouvernement, menacé par le mouvement pour les droits civiques lancé par les populations locales en réaction à la discrimination institutionnalisée envers les citoyens catholiques irlandais, mène des opérations à la COINTELPRO depuis les années 1970; opérations qui, en grande partie, font appel au génie psychopathique de Frank Kitson, dont les méthodes pathologiques de destruction de la résistance populaire dans les pays occupés furent aiguisées lors de la révolte des Mau Mau au Kenya. Son unité, le MRF (Military Reaction Forces [Forces de réaction militaire - NdT]) - ancêtre direct du SRR - était en activité à la même période à Aden, où, «en 1967, plusieurs de ses membres, habillés en Arabes, se servirent d'un officier militaire pour attirer des combattants arabes dans un piège et les tuer».

 

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© Unknown

Vous vous souvenez de nous ? «The boys are back in town». Ces hommes étaient peut-être du SRR, et non du SAS. Quel que soit leur nom, ils furent les véritables instigateurs des violences sanglantes commises lors de conflits générés par l'État au nom de ceux qui tirent les ficelles

Devinez où était le SRR durant la traversée du désert que connut le «processus de paix» en Irlande du Nord: en Iraq, occupé à mettre en pratique les leçons apprises à l'École expérimentale sur les Black-ops [opérations secrètes - NdT] en Ulster. C'est en Iraq que deux membres de cette unité militaire secrète furent pris la main dans le sac, «habillés à la mode arabe» et armés jusqu'aux dents, prêts à mener des opérations sous fausse bannière dans le but de les mettre sur le dos des «insurgés» iraquiens.

À qui - ou à quoi - profite la fragilisation d'une paix déjà précaire en Irlande du Nord ? Pas à l'homme de la rue, en tout cas; une rue où la peur est de nouveau palpable. Comme l'explique Simon Davies, le timing de l'attentat fournit au gouvernement britannique une arme utile qui lui permettra de justifier des mesures répressives au cas où la population s‘élèverait contre la mise à sac économique de son avenir:

Pour nous, il est clair que le gouvernement britannique est au minimum responsable du premier, voire du deuxième, attentat en Irlande du Nord. Alors que la campagne de propagande bat son plein et nous prédit à quel point l'été sera violent, une menace terroriste toute fraîche en provenance d'Irlande du Nord se révélera une arme très utile entre les mains d'individus prêts à toutes les extrémités nécessaires pour empêcher la formation d'un mouvement de protestation viable, cohérent et pacifique qui chercherait à modifier ce système cupide dans lequel nous nous trouvons, et à mettre un terme au pillage éhonté qui a cours actuellement sous couvert de sauvetage des banques. Confronté à une opposition grandissante au monstrueux système de flicage qui a transformé le pays en prison à ciel ouvert, le gouvernement britannique s'est senti obligé de distiller un peu de terreur chez ses sujets. Mais nous nous demandons aussi si cette recrudescence de «sales tours» dans les six comtés occupés d'Irlande du Nord n'a pas quelque chose à voir avec l'intransigeance de l'Irlande concernant le Projet de Nouveau SuperÉtat Européen, et avec la position relativement franche du gouvernement irlandais sur une certaine sale petite guerre à Gaza. Un petit électrochoc de la part des «Big boss», histoire de garantir la ratification sans encombre du Traité de Lisbonne au second référendum, peut-être ?

Profitant du brouillard de peur et de confusion généré par le caractère apparemment aveugle des attentats terroristes sur la scène locale, les pièces se déplacent sur le grand échiquier. Il y a beaucoup trop en jeu, et l'avide Pathocratie ne tolèrera pas que des nations comme l'Irlande et la République tchèque entravent le processus de consolidation de la puissance européenne. Le gouvernement tchèque s'est effondré le lendemain du jour où son Premier ministre a averti les autres États membres que l'Union européenne, en choisissant de suivre les États-Unis dans l'abime économique, «marchait vers l'enfer». Quant au gouvernement irlandais, il est sur la sellette.

Une chose est claire: en propageant la terreur, l'élite soumet les populations, mais consolide aussi ses objectifs: elle se sert de la terreur pour résoudre les points de friction, en «exerçant une pression irrésistible sur la politique internationale» (Leon Pinsker, l'un des «pères fondateurs» du sionisme, dans l'ouvrage Auto-Emancipation).

L'histoire de John Anthony Hill nous aide à rassembler les différentes pièces du puzzle. En février dernier, cet expatrié anglais résidant en Irlande a reçu un mandat d'arrêt européen. Il attend actuellement que la justice statue sur sa possible extradition en Grande-Bretagne, où il est accusé de «tentative d'entrave à la justice» pour avoir envoyé des copies de son DVD «7/7 Ripple Effect[11]» au président du jury lors d'un procès spectacle lié à l'enquête sur les attentats de Londres de juillet 2005. Seul un psychopathe pourrait accuser Hill d'un tel crime, car au contraire, il a manifestement fait son possible pour corriger le cours aberrant de la justice ! Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi on veut le faire taire. Le contenu de sa vidéo - auto-produite - implique clairement le MI5, et le Mossad dans l'organisation des attentats du métro londonien du 7 juillet 2005. Au minimum, Hill démontre que les quatre «kamikazes» musulmans étaient les boucs émissaires d'un complot dont ils ignoraient tout. Une bonne stratégie de terrorisation des masses requiert l'opacité; elle ne peut tolérer que des «veilleurs» désintéressés comme M. Hill fassent la lumière sur l'identité des vrais coupables.

 

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© Sean Mack

Un peuple sous domination pathocratique: un panneau mural rappelle aux autorités britanniques que le Mouvement pour les droits civiques demeure une cause juste.

Maintenant que le niveau d'alerte terroriste en Grande-Bretagne est passé au «rouge et que le SRR est rentré au bercail, Downing Street profite du choc causé par le retour du terrorisme d'État en Irlande. De façon prévisible, le Premier ministre Gordon Brown a annoncé deux semaines après les attentats la publication de la nouvelle stratégie antiterroriste adoptée par le gouvernement britannique; «la guerre à la terreur s'apprête à franchir une nouvelle étape». Le public étant déjà lassé de la tirade sur ladite «war on terror», cette manoeuvre n'aurait probablement pas été possible n'eussent été les événements en Irlande du Nord. Histoire de renforcer l'impact psychologique, le Home Office[12] a décidé d'effrayer la population britannique en déclarant que l'éventualité d'un attentat à la «bombe sale» était «désormais plus plausible qu'elle ne l'était encore récemment».

Parmi les exemples de «mesures de sécurité» mises en place en Grande-Bretagne, certains frisent le ridicule. Prenez Londres, où la police a imposé un couvre-feu ferme pour les mineurs de moins de 16 ans; ou encore le West Yorkshire, où, selon les «révélations» de la police, 200 écoliers anglais, certains âgés de 13 ans à peine, ont été identifiés comme terroristes potentiels!

Au Pakistan aussi, tout le monde devient peu à peu suspect. La différence semble être que ce pays, dans son ensemble, subit un processus de déstabilisation - cadeau de l'Occident et des puissances «secrètes». Cela fait maintenant plusieurs mois que nous prenons note des attentats terroristes au Pakistan, attentats qui ne peuvent qu'avoir des conséquences négatives pour ce pays; rappelez-vous l'attentat de l'hôtel Marriot à Islamabad, ou les attentats de Bombay qu'on a mis sur le dos de groupes basés au Pakistan. Ce mois-ci, l'équipe nationale sri-lankaise de cricket fut la victime d'un autre mystérieux attentat terroriste regorgeant d'anomalies. Des hommes lourdement armés ont attaqué le car de l'équipe et ont quitté la zone en toute quiétude, la police arrivant 45 minutes plus tard. Le nombre des assaillants varie de trois ou quatre à quatorze, selon les rapports. Lahore fut le théâtre de violences supplémentaires à la fin du mois, lorsqu'une violente attaque menée par des «Talibans» contre une école de police fit 11 morts parmi les officiers et leurs élèves, avant de (selon les rapports) se terminer par la promotion accélérée au statut de martyre des terroristes assiégés, lorsqu'ils se firent sauter la cervelle.

Un haut conseiller a averti l'US Central Command que l'État pakistanais pourrait s'effondrer d'ici six mois si des mesures n'étaient pas prises immédiatement afin de remédier à la situation. Selon plusieurs représentants du gouvernement étasunien, les employés de l'agence militaire de renseignements pakistanais soutiennent la campagne militaire des Talibans. Tout cela n'est évidemment que pure propagande et prétextes pour intensifier l'intervention directe au Pakistan.

En France, un exercice de simulation d'attentat à l'arme biologique a eu lieu en janvier dernier, en prévision de futurs attentats commis par de soi-disant «terroristes anti-capitalistes» - voilà une menace apocalyptique aussi invraisemblable que celle du terrorisme musulman.

Au Mexique, on nous demande de croire que le gouvernement et la société sont en plein effondrement à cause des narcotrafiquants, qui depuis toujours opèrent dans le pays sous la tutelle de la CIA, et qui dépendent entièrement des «consommateurs» étasuniens. Cette rhétorique politique présomptueuse nous amène à penser que le Mexique fait partie des nombreux pays subissant une tentative de déstabilisation - une déstabilisation qui permettrait de justifier l'expansion du contrôle social planétaire. Et pour cause, l'administration Obama prévoit d'envoyer davantage d'hommes et de matériel à la frontière sud-ouest afin de combattre les cartels de la drogue mexicains et d'empêcher la violence de «déborder» jusqu‘aux États-Unis. Et même si Dennis Blair a fini par admettre que le gouvernement mexicain était loin de l'effondrement et que la violence liée à la mafia résultait en fait de l'action de ce même gouvernement contre les cartels (ou du moins contre certains cartels, devrions-nous préciser), le mal n'en est pas moins fait.

 

C'est le Nouvel Ordre Mondial, crétin !

Et voilà le G20 - groupe réunissant les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales des grandes puissances économiques, dont l'Union Européenne ; l'un des plus grands architectes du système économique mondial. Une façon de définir le «Nouvel Ordre Mondial» - tel qu'on le nomme - serait d'évoquer un système mondial exerçant un minutieux contrôle économique sur les populations; un système supporté et complété par des dispositifs de contrôle technologiques et économiques. Partant de là, nous pouvons nous attendre à ce que le G20 ait une influence primordiale sur le développement et la mise en place de cet «ordre», en particulier maintenant que la crise mondiale leur a fourni une occasion unique. D'une part, une réorganisation immédiate de l'économie s'impose; d'autre part, la crise va déclencher soulèvement et protestations au sein de la population mondiale (du moins, c'est ce qu'on nous dit - ainsi qu'au G20). Quel genre de «solution» nos grands frères champions de l'économie vont-ils nous proposer ?

 

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© Toby Melville/Reuters

Des manifestants assistent à la marche du Put People First [les humain d'abord - NdT] dans le centre de Londres, en prélude à plusieurs jours de protestation autour du sommet du G20

Avant d'explorer la possible réponse à cette question, considérez que le G20 se réunit cette semaine à Londres, et, fait très intéressant, que la Metropolitan police a contacté un certain nombre de groupes contestataires des jours à l'avance pour les avertir que le grand jour de protestation - le mercredi 1er avril - serait «très violent». Les officiers supérieurs ont assuré être «préparés et parés à tout» en cas de troubles. De plus, la police a refusé d'écarter le recours à une législation antiterroriste (quelle chance: elle était déjà en place!), et a ignoré les efforts des groupes contestataires pour ouvrir le dialogue. L'opération de police impliquera des milliers d'agents sélectionnés parmi six unités de police.

Arrêtons-nous un instant pour réfléchir à tout ça, en gardant à l'esprit tout ce que nous savons déjà (voir les informations ci-dessus et celles de ces derniers mois). Comment la police londonienne pourrait-elle savoir à l'avance qu'une manifestation va dégénérer en violence ? Est-ce une façon de provoquer les manifestants, ou a-t-elle des informations préalables sur les agents provocateurs ? Peut-être les deux ? Deux membres du Parlement britannique remarquent très justement - quoique naïvement :

[...] David Howarth, député libéral démocrate à la tête d'un groupe parlementaire d'observateurs lors des manifestations de la semaine prochaine, a déclaré : «Je crains de plus en plus que les prédictions de la police au sujet des manifestations ne finissent par s'auto-réaliser. En insistant sur le risque de violence, ils vont finir par rebuter les manifestants pacifiques et attirer des individus d'un autre genre.»

Le député Andrew Dismore, président du Joint Committee on Human Rights[13] , a déclaré que le langage de la police ces derniers jours «n'aidait pas beaucoup».

«Selon le Humain Rights Act[14] , la police a le devoir de faciliter les manifestations et non de les entraver. Si elle agit de façon provocatrice et utilise un langage provocateur, elle va finir par provoquer le genre de comportement qu'elle cherche à éviter. Il est possible que des éléments marginaux veuillent inciter à la violence. Mais ça ne veut pas dire que la police doive criminaliser chaque manifestant.»

Revenons à la question de savoir quel type de solution l'élite économique pourrait nous proposer. Nous ne possédons pas toutes les réponses, mais avons quelques indices. En voici un d'importance : la Chine soutient la proposition de la Russie de remplacer l'actuelle monnaie de réserve (le dollar US). Hormis le fait qu'une telle décision détruirait l'avantage historique et systémique de l'économie étasunienne sur le reste du monde, s'agit-il là d'un premier pas vers une monnaie mondiale ? Si tel est le cas, quel serait le but, si ce n'est de gérer plus facilement, au détail près, la vie économique de toute la population mondiale? Notez que ce projet propose que le Fonds Monétaire International (ouais, le FMI !) émette la nouvelle monnaie de réserve. Bon sang, ils n'auraient pas pu choisir une institution moins concernée par le bien-être des populations, n'est-ce pas ?

La série de rencontres pendant le G20 de Londres entre Obama et le président chinois Hu Jintao et le président russe Dmitry Medvedev n'est pas une coïncidence. Bien que les États-Unis aient démenti tout projet d'une nouvelle devise réserve mondiale - manifestement en raison des avantages sus mentionnés du dollar vis-à-vis des autres devises - le fait même que le président étasunien soit prêt à en discuter pourrait avoir son importance. Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a récemment déclaré qu'il était prêt à discuter d'une proposition d'élargissement des droits de tirage spéciaux du FMI, bien qu'il n'ait pas encore concédé que le dollar pourrait être remplacé par une autre devise réserve.

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© Chris Bok/Akron Beacon Journal

NOUVELLE DEVISE MONDIALE

Il y a des signes supplémentaires de contrôle économique des populations. Simon Davies a souligné que le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne avaient été les principales nations derrière le Groupe d'action financière et ses 40 recommandations et 9 recommandations spéciales sur le «financement du terrorisme», qui couplées aux attaques contre le secret bancaire, constituent «un précis du contrôle totalitaire de tous l'argent de la planète».

En effet, nous avons une fois de plus des raisons de suspecter que la crise financière et la confusion qui l'accompagne, ne sont rien d'autre qu'une manœuvre visant à mettre en place des moyens supplémentaires de contrôle de tout objet et toute personne. Les technologies actuelles permettent un tel projet ; une société sans argent liquide est le stade ultime de ce modèle de management. L'argent virtuel implique une surveillance totale et le pouvoir de manipuler les déplacements et les transactions de tout individu qui ne veut pas mourir de faim. Voici un rapport alarmant publié par un journal anglais:

En fait, [la société sans argent liquide] existe déjà. Cette semaine, le fabricant de distributeurs automatiques NCR a annoncé qu'il allait stopper la production sur le site de Dundee, en raison de l'état de l'économie mondiale.

Mais d'autres signes montrent que les jours où l'on aura encore besoin d'un bout de papier avec un nombre marqué dessus sont comptés. Plus tôt dans le mois, Barclaycard et Orange ont annoncé qu'ils développaient une technologie permettant aux clients de payer des achats d'un montant inférieur à 10 livres (9 euros - NdT) en passant simplement leur téléphone portable devant un lecteur.

Cette solution est déjà populaire dans les pays asiatiques, et elle est attendue l'année prochaine [au Royaume-Uni] [...]

En Allemagne de nombreux magasins utilisent désormais le système digiPROOF qui permet aux consommateurs de régler leurs achats à la caisse d'une manière habituellement réservée aux commissariats de police: ils doivent simplement mettre le doigt dans un lecteur qui lit leur empreinte digitale.

Oseriez-vous exprimer la moindre désapprobation dans un monde où votre argent n'est jamais dans votre poche, mais dans la base de données de quelque banquier qui suit chacune de vos transactions et par conséquent chacun de vos déplacements ?

Un plan très fin, n'est-ce pas?

Mais ce n'est pas tout. La surveillance est un élément clef pour discipliner une société même sans que l'argent liquide soit éliminé. Nous avons systématiquement fait l'effort de pister l'apparition de mesures orwelliennes et c'est avec effarement que nous continuons à constater l'érosion de nos vies privées justifiée par les mêmes vieilles excuses. En voici deux exemples, l'administration Obama et certaines nations européennes sont en train d'adopter une loi autorisant à fouiller le contenu des PCs, ordinateurs portables et autres appareils multimédias; tandis que le gouvernement britannique tente de sauvegarder les données personnelles provenant de sites comme MySpace, Bebo et Facebook et toutes les conversations téléphoniques, courriels et sites Web visités par toutes personnes se trouvant dans le pays. La révélation de cette mesure quelques semaines après la levée de boucliers provoquée par la tentative de Facebook de conserver les informations de ses utilisateurs même après la destruction de leur compte démontre le mépris total que nourrissent les autorités à l'égard du peuple.


La fleur nocturne et la chiffe molle


« Un lobby est comme une fleur nocturne. Il s'épanouit dans l'obscurité et meurt au soleil »

- Steven Rosen, ex-membre de l'AIPAC inculpé pour espionnage à la solde d'Israël.

 

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© paramentis/Photobucket

 

Tandis que tous les petits indices décrits plus haut annonçant la fin de nos dernières libertés individuelles et économiques se mettent en place, que faisait le héros du peuple connu sous le nom de Barack Obama? Il «éructait de colère» face aux bonus d'AIG tout en le renflouant et en s'inclinant face au lobby israélien, bien entendu!

Charles Freeman qui avait été nommé par Obama à la tête des renseignements (National Intelligence Council) s'est retiré suite à une campagne menée par le lobby pro-israélien en raison de sa position sur Israël.

Justin Raimondo a souligné un point important:

Le Lobby tenait absolument à écarter Freeman du NIC car cette agence fournit des informations essentielles au Président et au Congrès. Si vous vous souvenez, c'est ainsi que le parti de la guerre nous a poussés insidieusement à lancer une guerre inutile contre l'Irak - en manipulant les renseignements, et en ayant même recours à la falsification pour arriver à leurs fins. Avec Freeman à la barre du navire de collecte du renseignement, ils n'auraient jamais été capables de réussir un tel coup. En son absence, cela devient possible. C'est exactement ce qu'ils se préparent à faire avec l'Iran, qui, nous dit-on, rassemble «des armes de destruction massive». Un des mandats du NIC est de préparer les séances d'information quotidiennes à l'attention du Président, et en ayant ainsi l'oreille du Président, Freeman aurait été en bonne position pour bloquer les machinations du parti de la guerre.

C'est une position clef car elle permet de nourrir les schémas de pensées du Président et du Congrès. Le Lobby en avait conscience et il a utilisé les tactiques les plus nauséabondes pour que cet individu qui ne méritait pas d'être considéré comme un allié soit écarté.

Cet épisode nous donne également une idée de la véritable identité de Barack Obama. Stephen M. Walt, l'un des deux universitaires qui a «osé» dire la vérité sur l'influence du lobby israélien - commente cette affaire en ces termes:

Cet incident n'offre pas un éclairage favorable sur les principes ou même l'instinct politique d'Obama. C'est une chose de flatter différents groupes corporatistes pendant la campagne présidentielle - tout le monde s'attend à de tels comportements - mais c'est autre chose de se plier aux exigences d'un groupe de tyrans pendant les 50 premiers jours de son mandat. Mais comme souligné par Ben Smith dans Politico, c'est totalement en ligne avec le reste des décisions prises par Obama sur ce sujet.

La décision de balancer Freeman par-dessus bord montre que le lobby (et d'autres) n'aura pas à s'inquiéter d'un durcissement de la position d'Obama à l'égard de Netanyahu, ou même d'une volonté de défendre âprement les intérêts de son propre peuple. Bien que l'AIPAC ait publié un démenti pro forma rejetant toute implication dans cette affaire, des amis bien placés à Washington m'ont affirmé qu'en coulisse l'AIPAC avait exercé de fortes pressions sur des sénateurs clefs et qu'il se vante désormais qu'Obama est une «fiotte». Conclusion: céder sur le dossier Freeman était une bourde qui pourrait revenir hanter tout effort ultérieur visant à améliorer la situation qui, dans cette région, ne cesse de se dégrader.

D'un autre côté, Uzi Arad, qui est pressenti au poste de conseiller en sécurité nationale au sein du prochain gouvernement israélien, a été interdit de séjour aux États-Unis pendant près de deux ans pour risque d'espionnage, car son nom figure dans le chef d'inculpation de Lawrence Franklin. Franklin était analyste au Pentagone et a plaidé coupable en 2005 pour avoir transmis des informations confidentielles sur l'Iran au cours d'une conversation avec deux employés de l'AIPAC. Arad était directeur du renseignement pour le Mossad.

Un rapport de la CIA rédigé par Franklin Lamb et intitulé «Dans 20 ans Israël s'effondrera», prédit l'abandon d'un scénario à deux États pour une solution à un État où les Arabes obtiendraient aisément la majorité, et il estime que 2 millions d'émigrés israéliens rejoindront les États-Unis au cours des 15 prochaines années, tandis que 1,5 million d'Israéliens émigreront vers l'Europe ou la Russie.

En relation avec ce rapport de la CIA, il est intéressant de constater que le Commandement des forces interarmées étasuniennes a officialisé l'existence de l'arsenal nucléaire israélien: l'armée des États-Unis décrit Israël comme une «puissance nucléaire»

 

Choisir son camp

Les tyrans mettent la pression sur la Russie pour qu'elle rejoigne leur camp. Apparemment Obama a proposé de retirer son système de missiles de défense d'Europe de l'Est si la Russie accepte de faire pression sur l'Iran pour qu'il arrête son programme de développement d'armes nucléaires inexistantes. La Turquie semble aussi réfléchir au camp qu'elle va rejoindre tandis que les États-Unis et la Russie rivalisent pour devenir son principal allié.

La Russie doit encore honorer un contrat de vente d'armes à Téhéran, signé en 2005, concernant des S-300, missiles sol-air sophistiqués. Malgré la diffusion de dépêches annonçant l'annulation complète de cet accord par la Russie, il reste à voir si un communiqué officiel émanant de Moscou viendra confirmer ou démentir cette information, et il semble que la Russie utilise cette incertitude pour améliorer son «pouvoir de négociation vis-à-vis de Washington». Si la Russie décide en effet de rompre ce contrat et de suspendre la vente de ces missiles S-300, cette décision sera accueillie avec joie par les gouvernements étasuniens et israéliens puisqu'elle donnerait une chance à Israël de réussir sa mission de bombardement des installations nucléaires iraniennes. Ces missiles permettraient de «mettre en place un réseau de défense polyvalent plus complet qui compliquerait l'attaque d'avions étasuniens ou israéliens contre le réacteur de Bushehr et d'autres cibles au Sud de l'Iran.»

Curieusement, quelques jours plus tard, un «expert militaire» russe s'est exprimé comme s'il était possédé par un esprit néo-conservateur. Il ne parlait pas au nom du gouvernement russe, mais nous pouvons supposer qu'il fait partie d'une stratégie de pression politique visant à ce que la Russie rejoigne l'Axe du mal (et nous ne voulons pas dire par là que la Russie fasse partie des «bons», cela reste à prouver et relève de toute manière de l'improbable).

Toutefois, la Russie ne cède pas à la pression. Au contraire, elle répond à la mode d'une nouvelle guerre froide en annonçant que dans le cadre de patrouilles elle pourrait faire atterrir des bombardiers stratégiques à Cuba et au Venezuela et en révélant un plan militaire visant à protéger ses intérêts en Arctique. Pas besoin de lire entre les lignes de cette déclaration.

D'après une dépêche de Press TV: «Benjamin Netanyahu, qui sera bientôt Premier ministre estime qu' «une crise nationale» comme l'implication d'Israël dans une guerre majeure aiderait sa tentative frénétique de constituer une nouvelle coalition pour diriger le pays». Le général Yair Golan, commandant en chef de la défense civile israélienne, a confirmé qu'Israël se préparait à une guerre totale sur plusieurs fronts dont l'Iran, la Syrie et le Liban. Amos Yadlin, chef des services de renseignement de Tsahal, a également repris l'ennuyeuse rengaine selon laquelle «la menace iranienne concerne l'ordre mondial et pas seulement Israël.»

Ces déclarations sont survenues un jour après qu'une voiture piégée soit découverte sur le marché d'Haïfa. Comme vous pouvez vous y attendre les médias israéliens ont diffusé la rumeur selon laquelle «le Hezbollah ou une autre organisation liée à l'Iran» était responsable de cet acte. Il n'y a toutefois aucune preuve venant étayer cette thèse, ce qui n'est pas surprenant. C'est exactement ce dont le gouvernement israélien avait besoin pour raviver son image fortement écornée de victime improbable de ce qu'on appelle avec euphémismes le « conflit du Moyen-Orient».

Netanyahu a abouti à un accord avec Avigdor Lieberman, politicien anti-arabe d'extrême droite, qui sera ministre des Affaires étrangères et aura en charge le dialogue stratégique d'Israël avec les États-Unis sur des sujets comme l'Iran. Vous vous souvenez peut-être que Lieberman est celui qui voulait réserver aux Palestiniens le même sort que celui que les Étasuniens firent subir aux Japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Et puis il y a celui qui sera le nouveau ministre de la Défense, Moshe "Boogie" Ya'alon, qui, il y a 4 ans, a annulé un voyage à Londres de peur d'être arrêté pour crime de guerre.En juillet 2002, il a dirigé l'assassinat de Salah Shehadeh, le commandant de la branche armée du Hamas, et dans l'opération il a tué 14 autres personnes, dont la femme et les enfants de Shehadeh.

Blair, le directeur des services de renseignements étasunien, celui-là même qui a annoncé l'imminence d'une guerre contre le peuple - n'est en fait pas si enthousiaste à l'idée d'attaquer l'Iran, mais manifestement il subit d'ores et déjà le traitement de la fleur nocturne avec les sénateurs Wicker, Mc Cain et Lieberman (ces noms vous rappellent-ils quelque chose?) qui le mettent sous pression afin qu'il durcisse sa position.

Dans l'objectif de renforcer l'impact du lobby, Gabi Ashkenazi, le chef d'état-major de l'armée israélienne s'est rendu à Washington. Il était prévu qu'il rencontre James Jones, le nouveau conseiller en sécurité nationale nommé par le président Barack Obama, Mike Mullen, chef d'état-major interarmées étasunien, et Dennis Ross que la secrétaire d'État Hillary Clinton a choisi comme conseiller spécial sur le Golfe Persique et l'Asie du Sud-Est. Il devait également rencontrer des journalistes et les dirigeants de l'AIPAC - certainement pour comparer certaines notes concernant l'opération «Freeman».

Apparemment, Ashkenazi n'a pas trouvé une seule personne responsable des orientations politiques désireuse de s'entretenir avec lui sur l'Iran. Pouvons-nous interpréter cette décision couplée à l'interdiction de séjour d'Arad, comme une protestation de l'administration Obama face à des pressions trop visibles du lobby dans l'affaire Freeman? On peut dire la même chose du message public d'Obama offrant à l'Iran un «nouveau départ» dans leurs relations.

La Turquie a toujours été un territoire stratégiquement important au coeur de rivalités géopolitiques. La récente visite de la secrétaire d'État Hillary Clinton a été qualifiée de «bon départ» pour Washington et Ankara. Les États-Unis veulent utiliser la Turquie comme relais logistique dans le cadre du retrait de leurs hommes et de leur matériel d'Irak et ils demandent aux troupes turques de jouer le rôle de chair à canon en Afghanistan.

Une visite d'Obama en Turquie est prévue du 6 au 8 avril pour continuer à essayer d'améliorer les relations entre les deux pays. Elles s'étaient dégradées en 2003 lorsque la Turquie avait refusé d'ouvrir aux États-Unis un front au Nord de l'Irak. En plus de ces discussions politiques, Obama va très probablement faire une déclaration publique similaire à celle décrite plus haut où il proposait un «nouveau départ» à l'Iran.

Ne voulant pas être en reste, la Russie poursuit une farouche contre-attaque dans le domaine de la politique étrangère. La Turquie et la Russie se rapprochent économiquement et politiquement, alors que Moscou invite le président turc Abdullah Gul à une visite d'État de 4 jours, événement le plus important dans le protocole de l'État russe.

Le gouvernement du Premier ministre Recep Erdogan a fait montre d'une impatience grandissante à l'égard non seulement de Washington et de sa politique au Moyen-Orientmais aussi de l'Union Européenne et de son refus de prendre sa candidature d'adhésion au sérieux. Dans une telle situation, il est normal que la Turquie cherche à contrebalancer l'énorme influence que les États-Unis exercent sur sa politique depuis la Guerre froide. La Russie de Poutine et de Medvedev n'a aucun problème à entamer un tel dialogue au grand désarroi de Washington.

Il sera intéressant de voir qui emporte les faveurs de la Turquie.

 

Arrêtez le son

Certains pensent que certaines des mesures prises par l'administration Obama à l'égard d'Israël - l'interdiction de séjour d'Arad, la réception glaciale d'Ashkenazi, et le message envoyé à l'Iran - sont les signes d'un changement politique positif et sensible. Vous nous trouverez peut-être cyniques, mais nous voudrions proposer une petite analogie afin de mettre les choses en perspective. Imaginez un couple marié depuis de nombreuses années. Le mari trompe son épouse fortunée, il lui vole de l'argent, lui interdit de choisir ses propres amies et il envoie parfois ses collègues l'agresser ou vandaliser sa voiture, tout cela pour qu'elle soit terrifiée et stressée par le commun des mortels. Un jour, l'épouse se rend compte qu'il la trompe, elle décide donc qu'il est temps de se venger...en ne lui parlant pas pendant une journée.

Pouvez-vous deviner qui joue le rôle d'Israël et qui joue celui des États-Unis?

Les relations avec le lobby israélien devraient servir d'exemple pour prouver qu'Obama - comme nous l'avons déjà mentionné - n'a pas le pouvoir, qu'il le comprenne ou pas et qu'il l'apprécie ou non.

Pour mieux comprendre pourquoi nous demeurons sceptiques quant à ce soi-disant changement d'orientation politique (pas seulement à l'égard d'Israël mais en général), essayez ce petit exercice. Arrêtez le son. En d'autres termes, observez les actes de l'administration Obama et oubliez les belles déclarations. Par exemple, regardez la «colère noire» d'Obama concernant les 135 millions de dollars d'AIG - alors que dans le même temps le Trésor lui donnait 183 milliards de dollars pour qu'il honore ses dettes. Oui cette somme est mille fois supérieure au montant des bonus et reçoit mille fois moins d'attention, avec bien entendu une aide substantielle des médias de masse dans l'opération.

Voici un autre exemple directement lié au thème précédent. Obama a transmis un message amical à l'attention de l'Iran - pourtant, plus tôt dans le mois, il a renouvelé pour un an les sanctions à son encontre, déclarant que l'Iran demeure une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

Ceci étant dit, il est vrai qu'en politique les mots ont tellement de poids que certaines déclarations peuvent être considérées comme des actes en tant que tels eu égard à leurs conséquences. C'est la raison pour laquelle, nous ne serions pas étonnés que les sionistes d'Israël et/ou leurs alliés du lobby à Washington décident de punir Obama pour son petit caprice. N'oublions jamais que le Mossad n'aime pas qu'on lui dicte ce qu'il doit faire.

 

Les ingrédients pour un remake du cauchemar nazi...

Depuis un bon moment, les ingrédients pour un remake du cauchemar nazi sont rassemblés en Israël, qui endosse désormais le rôle joué par l'Allemagne durant la Deuxième Guerre mondiale. La situation est prête à dégénérer en une guerre régionale (ou locale), ou un nouvel holocauste palestinien. Pas seulement en raison de la prise de pouvoir par l'extrême droite, mais aussi à cause de nombreux signes provenant d'Israël et d'ailleurs. Jugez-en par vous-même.

 

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© na

 

T-shirt imprimé à la demande d'un tireur d'élite de l'armée israélienne représentant une femme arabe enceinte dans une cible avec pour commentaire «une balle deux morts»

 

Augmentation des agressions anti-arabes en Israël

Après les événements de Gaza, Israël fait face à une crise d'isolement

Dans une synagogue new-yorkaise, un dirigeant des colons israéliens appelle à l'assassinat d'Abbas

Le nouveau vice-ministre de la Défense israélien appelle à une nouvelle occupation de Gaza

Des rabbins de l'armée israélienne distribuent des tracts incitant à la violence à l'égard des «goys»

Des soldats israéliens reconnaissent le meurtre de Gazaouis

Le graffiti

Bébés palestiniens morts et mosquées bombardées - nouvelle tendance de l'armée israélienne pour la saison 2009

Affrontements pendant un défilé de militants d'extrême droite dans une ville arabe

Des douzaines de blessés après les émeutes provoquées par une manifestation d'extrême droite

La violence des troupes israéliennes pourrait être motivée par les croyances religieuses

Les militaires israéliens ont violé l'éthique médicale

Une enquête du Guardian découvre les preuves de crimes de guerre à Gaza

Les crimes de guerre israéliens révélés

Israël fait montre de dédain alors que la colère monte

D'après des ONGs, Israël a illégalement utilisé du phosphore blanc à Gaza

Israël inonde délibérément des terres cultivables libanaises et détruit des récoltes

Que les informations ci-dessus nous rappellent pourquoi il est important de pister les actes d'Israël. Que les informations suivantes nous rappellent pourquoi les États-Unis sont complices de ces crimes:

Les États-Unis ont réagi avec colère à un rapport de l'ONU accusant Israël d'avoir commis des crimes de guerre pendant les 23 jours de conflits contre Gaza assiégée, y compris l'utilisation d'enfants comme boucliers humains.

«Nous avons fait part à de nombreuses reprises de nos inquiétudes quant au point de vue du rapporteur spécial responsable de cette question, et nous estimons que ce point de vue n'est absolument pas équitable» a déclaré Robert Wood, porte-parole du département d'État à l'occasion d'une conférence de presse le lundi 23 mars.

«Nous considérons que ce rapport est biaisé. Nous avons été très clairs là-dessus.»

La folie de mars

Lorsque même les États, sous des prétextes médiocres et incohérents, assassinent et pillent, les individus dotés de certaines prédispositions génétiques sont susceptibles de suivre le mouvement à leur propre manière. Plus des comportements pathologiques sont acceptés et excusés, plus ils se diffusent et contaminent les esprits les plus influençables. Dans un tel monde, le nombre de rapports sur les viols commis par des militaires est en augmentation, les prêtres volent des millions à leur église, les baby-sitters filment leurs actes sexuels avec des enfants de seulement 2 mois, et des mères tuent leur enfant de 3 mois dans le sèche-linge. Malheureusement, ce mois-ci le niveau de folie a crû dans tous les secteurs, et une tendance meurtrière s'est répandue aux quatre coins de la planète.

Le 6 mars, la police a trouvé une mère et ses quatre enfants tués par balles dans leur maison de Cleveland. Deux jours plus tard un homme armé d'un revolver a tué le pasteur d'une église baptiste de l'Illinois, et a blessé deux autres personnes qui tentaient de l'arraisonner avant de se donner la mort avec un couteau. Le 11 mars, un adolescent allemand a tué 15 personnes dans son ancien collège avant de se donner la mort. Le même jour en Alabama, un autre tireur isolé a reproduit exactement le même carnage avec les membres de sa famille. Deux jours plus tard en Virginie, un soldat déguisé en «Joker» a poignardé un de ses collègues avant que la police ne l'abatte.

Le 15 mars à Miami, un homme tue quatre personnes pendant une réunion de famille, puis se suicide. Le lendemain, dans le Missouri, quatre autres personnes, dont deux jeunes garçons, sont tuées dans un appartement. Le 19 mars, un homme âgé de 78 ans se suicide après avoir tiré sur trois personnes qui étaient venues chez lui, l'une des trois victimes est morte de ses blessures. Puis le 29 mars, un homme armé rentre dans une maison de retraite de Caroline du Nord et abat 8 personnes - 7 retraités et une infirmière, il y a eu plusieurs blessés et deux d'entre eux sont morts à l'hôpital. Alors que nous écrivons ces mots, une nouvelle dépêche vient de paraître: en Californie, six membres d'une famille sont morts dans un meurtre suivi d'un suicide.

Le 10 mars, dans le Sud-Est de la Sibérie, un soldat a abattu deux de ses collègues avant de retourner l'arme contre lui, et six jours plus tard dans le Nord-Est de la Sibérie, quatre hommes qui ne se connaissaient pas se sont suicidés de la même manière: pendaison. On apprenait à peu près au même moment qu'une Ukrainienne venait de décapiter et démembrer son mari.

Mi-mars, l'hystérie collective s'est emparée du Nord du Nicaragua, touchant au moins 43 membres de trois communautés indigènes vivant près de la rivière Coco. L'hystérie a traversé les océans avec le président de la Gambie qui croyant que sa tante a été tuée par sorcellerie répand la terreur dans les villages où il a envoyé les forces de police pour une chasse aux sorcières qui rappelle l'âge des ténèbres. Voici le témoignage de l'une des victimes:

« À 5 heures du matin, la police paramilitaire équipée d'armes à feu et de pelles a encerclé notre village et a annoncé aux villageois que quiconque tenterait de s'échapper serait enterré six pieds sous terre... La peur paralysait les villageois...Les enfants traumatisés pleuraient. Ils ont choisi au hasard 300 hommes et femmes qui, le fusil dans le dos, ont été forcés à monter dans des bus pour être conduits vers la ville où réside le Président».

«Une fois arrivés à destination, on les a déshabillés et forcés à boire de l'«eau sale» avec des herbes, avant de les baigner avec ces mêmes herbes. Nombre de villageois, après avoir bu ces herbes toxiques, ont eu instantanément la diarrhée et ont vomi tandis qu'ils étaient étendus, impuissants. Je suis resté là-bas cinq jours. J'ai vécu ces violences et cette humiliation, et j'en ai été témoin. J'ai vraiment du mal à croire que cela se passe en Gambie. Cette pratique sort tout droit de l'âge des ténèbres.»

Au Nigéria, des allégations de sorcellerie aident des pasteurs prédatoriaux à promouvoir leur église, la majorité des victimes de cette campagne inhumaine sont de jeunes enfants. Hormis la terreur et l'intimidation de quels autres moyens l'église dispose-t-elle pour montrer sa «grandeur»?

 

Les secousses de la planète

 

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© USGS

Au cours de ce mois de mars, de puissants tremblements de terre ont été enregistrés aux quatre coins de la planète, heureusement ils n'ont pas fait de victimes et n'ont provoqué que des dégâts mineurs. Comme d'habitude, c'est la plaque Pacifique qui a été la plus active. Apparemment, la vague de tremblements de terre qui a touché la région californienne ce mois-ci est suivie de près. On craint qu'elle soit la précurseure du tant redouté «grand tremblement».

Cette activité sismique a piqué l'attention des scientifiques qui veulent voir si les petites failles qui passent sous la mer de Salton peuvent transmettre de l'énergie à la si dangereuse faille de San Andreas, qui n'a pas bougé depuis 300 ans.

Graham Kent, chercheur en géophysique à l'université de San Diego a déclaré au Los Angeles Times que le grand tremblement pourrait être un séisme démarrant à Bombay Beach et se propageant vers le Nord-Ouest le long de la faille de San Andreas.
Cependant, Kate Hutton, séismologue à Caltech, affirme qu' «à ce jour les scientifiques ne savent pas si des tremblements aussi mineurs peuvent déclencher quelque chose de dangereux au niveau de la faille de San Andreas». Notre pronostic? Qui vivra verra.

Voici la liste des tremblements de terre d'une magnitude supérieure ou égale à 4.

3 mars: un tremblement de terre de magnitude 5,3 touche Guam

3 mars: un tremblement de terre de magnitude 5,0 touche le Sud-Est de la Grèce

3 mars: un tremblement de terre de magnitude 4,8 secoue les Philippines

5 mars: un tremblement de terre de magnitude 4,7 touche la Nouvelle-Zélande

6 mars: un tremblement de terre de 4,7 secoue la ville de Melbourne en Australie

6 mars: tremblement de terre de magnitude 4,2 aux États-Unis dans le Montana

6 mars: tremblement de terre d'une magnitude de 6,4 au Nord de l'archipel du Svalbard

7 mars: tremblement de terre de magnitude 4,3 au Sud-Est de l'Iran

7 mars: un tremblement de terre de magnitude 5,3 touche le Nord du Japon

9 mars: tremblement de terre de magnitude 5,3 au large du Guatemala

9 mars: un tremblement de terre de magnitude 4,0 touche les îles hawaïennes

10 mars: tremblement de terre de magnitude 5,1 dans la région du Chiapas au Mexique

10 mars: tremblement de terre de magnitude 5,0 en Macédoine

11 mars: tremblement de terre de magnitude 5,7 au Costa Rica

11 mars: tremblement de terre de magnitude 4,9 au Nord de Puerto Rico

12 mars: un tremblement de terre de magnitude 5,0 secoue le centre de la Chine

12 mars: un tremblement de terre de magnitude 5,5 secoue quatre régions chiliennes

12 mars: cinq autres tremblements de terre secouent la province du Sichuan en Chine

13 mars: un tremblement de terre de magnitude 4,3 touche l'ïle septentrionale de la Nouvelle-Zélande

15 mars: un tremblement de terre de magnitude 4,7 secoue la région de Mindanao aux Phlippines

15 mars: un tremblement de terre de magnitude 5,1 touche l'Ouest de la Papouasie en Indonésie

15 mars: un tremblement de terre de magnitude 5,0 au large des côtes néozélandaises

16 mars: un tremblement de terre de magnitude 6,4 touche l'Est de l'Indonésie

18 mars: un tremblement de terre de magnitude 4,6 touche le Sud de l'Australie

19 mars: tremblement de terre de magnitude 7,9 près des îles Tonga

24 mars: tremblement de terre de magnitude 4,7 près de Salton Sea

25 mars: fort tremblement de terre de magnitude 6,0 en Papouasie-Nouvelle Guinée

26 mars: un tremblement de terre secoue le Nord du Pérou

27 mars: tremblement de terre de magnitude 5,3 dans l'État de Guerrero au Mexique

27 mars: tremblement de terre de magnitude 4,5 au large de la côte de Jalisto au Mexique

27 mars: un puissant tremblement de terre touche le Japon

29 mars: un fort tremblement de terre de magnitude 6,0 touche l'Indonésie

La forte activité sismique a naturellement déclenché des éruptions volcaniques notables:

Éruption d'un volcan au Japon

Éruption d'un volcan en Indonésie

En Alaska, le volcan Redoubt connaît sa 4e éruption, et toujours en Alaska, le Mont Gareloi montre des signes d'activité

Un volcan sous-marin est entré en éruption près des îles Tonga dans l'océan Pacifique, cet événement s'est produit sous les yeux d'un groupe de spectateurs curieux - il se trouve qu'ils ont filmé cette éruption. Les flots de lave et les mouvements sismiques ont ajouté une île à l'archipel tonguien.

 

 

Une éruption sous-marine récente et «relativement catastrophique» ayant eu lieu au large de la Nouvelle-Zélande est passée totalement inaperçue, et a seulement été révélée par les dernières études sur les fonds océaniques. Il est intéressant de noter que cet événement n'a laissé aucune trace sur les sismographes.

 

La planète vivante

Vous souvenez-vous de ces «zones mortes» que l'on trouve dans les océans? Elles se multiplient:

 

 

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©Science/AAAS

 

Zone morte: aux quatre coins de la planète, les zones contenant peu ou pas d'oxygène continuent à se développer près des côtes à cause des engrais provenant des terres agricoles et de la combustion d'énergies fossiles.

 

«Ce n'est pas une sorte de problème local ou régional, contrairement à ce qu'on pensait auparavant» a déclaré le chercheur Robert Diaz. «En fait, il s'agit d'un problème mondial».

Les zones mortes sont des zones tellement pauvres en oxygène que peu ou pas de vie marine y survit. Elles se forment lorsque des quantités anormalement élevées d'engrais, en particulier azote et phosphore, rejoignent les eaux côtières et font proliférer les algues. Lorsque cette grande quantité de biomasses meurt et se dépose sur les fonds marins, sa décomposition entraîne la prolifération de bactéries consommatrices d'oxygène. [...]

Les principales sources polluantes à l'origine des zones mortes sont les écoulements d'engrais provenant de l'agriculture intensive et les produits dérivés azotés découlant de l'usage des énergies fossiles.

Sur les côtes australiennes, les attaques de requins se sont poursuivies au cours de la première semaine de mars. Alors que le nombre de victimes augmente, ces agressions apparentes du royaume animal sont rapidement devenues un sujet d'inquiétude pour le public. Certaines plages ont été fermées et des mises en garde ont été diffusées à travers tout le pays. Des requins s'aventurent et attaquent dans des zones jusqu'alors sûres, y compris dans les lacs salés et les baies.

Bien que la majeure partie de la planète ne connaît pas de tels risques exotiques, l'histoire ne s'arrête pas là. Les crocodiles australiens sont également devenus beaucoup plus agressifs. Une récente augmentation des précipitations - sur la majeure partie de l'Australie - semble liée à ce phénomène.

À Lizard Island, un apnéiste chanceux s'en est sorti avec seulement quelques égratignures. Une fillette âgée de 11 ans a eu moins de chance dans 1,5 mètre d'eau. Le corps d'un garçon de 5 ans qui avait été porté disparu a été retrouvé le mois dernier.

La situation météorologique dans la région a été également assez intéressante. Les cyclones sont des phénomènes naturels mais Hamish était un peu différent. Il est apparu soudainement puis s'est renforcé jusqu'à devenir un cyclone de catégorie 5 et il a balayé la côte du Queensland apportant des pluies torrentielles. Ce cyclone est descendu beaucoup plus au sud que ses prédécesseurs ne l'avaient fait les années précédentes, plongeant le gouvernement du Queensland et les résidents des territoires les «plus civilisés» au Sud-Est de cet État dans une certaine inquiétude.

L'incursion méridionale d'Hamish a endommagé un navire qui croisait dans les parages causant d'importantes fuites d'hydrocarbures le long de la côte de Brisbane. Cette fuite toxique - et caustique - de pétrole de basse qualité a détruit une quantité incalculable de zones d'habitat immaculées autour de l'île Moreton. 31 conteneurs d'engrais ont également disparu dans les profondeurs de l'océan. Personne ne sait vraiment comment les retrouver et quel type de danger ils posent pour l'environnement.

Alors poursuivons...

 

Esquivons les projectiles cosmiques

Il y a deux ans, Louis Friedman - PDG de la Planetary Society, s'est prononcé sur le besoin d'un système de protection contre les astéroïdes.

La semaine dernière, j'ai assisté à la conférence sur la protection de notre planète tenue à Washington (District de Columbia). Malgré son titre, il ne s'agissait pas d'un exercice de planification militaire en cas d'invasion de la Terre par des extraterrestres.

Il s'agissait plutôt d'une rencontre entre scientifiques et ingénieurs étudiant les dangers potentiels posés par des astéroïdes ou des comètes dont l'orbite est proche de la Terre - y compris ce que nous devrions faire si l'on découvrait que l'un d'entre eux est en voie de collision avec notre planète. (...)

Les scientifiques et le public ont pris conscience des dangers posés par les NEO [Near Earth Objects, objets proches de la Terre - NdT] dans les années 80 lorsqu'ils ont réalisé qu'il y a 65 millions d'années un impact avait causé la disparition des dinosaures et modifié l'évolution de la Terre.

Nous, êtres humains, dont les ancêtres ont bénéficié de cet astéroïde, faisons désormais attention à la défense de notre planète, et prenons conscience que les impacts les plus minimes peuvent causer de graves dégâts à l'échelle régionale ou locale. De tels événements ne marqueront pas forcément la fin de la civilisation, mais ils se produisent bien plus fréquemment qu'on ne le croit et peuvent engendrer de grandes souffrances.

Cette menace est réapparue dans les médias lorsque l'astéroïde 2009 DD45 est passé à 41.000 miles de la Terre (soit un petit peu moins de 66.000 kilomètres). C'était en effet très proche - et nous devrions faire attention. Un Australien entreprenant a enregistré les images suivantes à Canberra.

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=_RKKgMDK7A4&eu]

Et alors que tout le monde pensait que nous allions être en sécurité pour un certain temps, le même événement s'est à nouveau produit. Un petit astéroïde baptisé 2009 FH est passé à 49.000 milles de notre planète (juste un peu moins de 79.000 kilomètres). Voilà deux quasi-collisions en un mois, ce qui est inhabituel puisque généralement les astéroïdes de cette taille ne passent aussi près de la Terre que quelques fois par an.

Le programme de la NASA Catalina Sky Survey a détecté l'astéroïde seulement deux jours avant son arrivée.

Pendant ce temps-là, les astronautes de la station spatiale internationale sont passés près d'un débris spatial. Seulement une semaine plus tard la NASA était préoccupée par un vieux satellite russe qui se rapprochait dangereusement de la station. Jusqu'alors la station avait connu ce type de rencontres aléatoires seulement huit fois, la dernière avait eu lieu il y a sept mois.

On nous a raconté le mois dernier que deux satellites étaient entrés en collision au-dessus de la Sibérie. Quelques jours plus tard, des boules de feu étaient filmées au-dessus du Texas. Et maintenant en l'espace d'une semaine nous avons deux communiqués mentionnant que les astronautes doivent esquiver des «débris spatiaux». S'agit-il vraiment de morceaux de satellites ou bien d'un autre phénomène affectant notre atmosphère et dont on ne veut pas nous parler?

(Voici une possibilité: NASA TV a filmé un OVNI passant à proximité de la mission STS-119 de la navette spatiale Discovery, qu'un spectateur a enregistré et gentiment publié sur YouTube.)

Aux alentours du 20 mars, l'Australie, parmi d'autres pays, a eu sa part de feux d'artifice. Mais c'est vers la fin du mois que l'activité céleste a vraiment commencé à accélérer. Dimanche soir, le 29 mars, tout le long de la côte Est des États-Unis des gens ont entendu de fortes explosions et vu des lumières brillantes traverser le ciel. Sonia Mark, météorologue au centre national de météorologie de Wakefield a déclaré que «le téléphone n'arrêtait pas de sonner» (vous pouvez lire le compte-rendu d'un témoin oculaire sur ce lien). Cet événement a fait l'objet d'une vaste opération de dissimulation: on nous raconte qu'il s'agissait du corps d'une fusée russe en fin de mission qui rentrait dans l'atmosphère. Malheureusement pour les professionnels de la désinformation, le site SpaceWeather a gâché la fête en révélant ce petit détail qui a son importance:

[...] D'après les données publiées par l'USSTRATCOM (Commandement stratégique étasunien), la rentrée de la fusée a eu lieu près de Taïwan (24° N, 125° E) plus de deux heures avant l'événement qui s'est produit au-dessus de la côte Est.

Pris en flagrant délit de camouflage d'un événement dérangeant!

Quelques jours auparavantet plus au Sud en Floride, les résidents de Pensacola ont senti leur maison et la terre trembler pendant quinze secondes. Il n'y a eu aucune mention d'un appareil ayant passé le mur du son ou d'un autre phénomène acoustique. Qu'est qui est le plus étrange dans cette histoire? Don Blakeman, analyste des séismes au Centre national d'information sismologiques basé à Colorado, a insisté sur le fait qu'il n'y a pas eu de tremblements de terre dans cette partie de la Floride à ce moment-là.

Nous avons le sentiment que ces phénomènes célestes sont bien trop fréquents pour notre confort.

 

La planète se refroidit

La NASA commandite de nouvelles études sur le minimum solaire actuel - problème que l'agence résume de cette manière:
Causes - énergie totale rayonnée par le Soleil.

  • Depuis sa création en 1947, le flux radio émis par le soleil à la longueur d'onde de 0.7 cm (F 10.7) n'est jamais resté à un niveau aussi faible.
  • La pression totale du vent solaire n'a jamais été aussi basse depuis le début de l'ère spatiale
  • Angle d'inclinaison du dipôle solaire anormalement élevé tout au long du minimum solaire actuel
  • Champ magnétique des vents solaires inférieur de 36 % à celui du minimum du cycle solaire 22.
  • Absence d'un phénomène habituel: le lent courant de convection solaire au niveau de la zone équatoriale
  • Les rayons cosmiques atteignent des niveaux quasiment records

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© Jimmy Raeder/UNH

Quelle est la taille de la brèche?

Modélisation informatique des vents solaires s'écoulant autour du champ magnétique terrestre effectuée le 3 juin 2007. Les couleurs de fond représentent la densité de vents solaires ; le rouge pour les hautes densités, le bleu pour les faibles densités. Les lignes tracées en noir marquent les frontières extérieures du champ magnétique terrestre. Remarquez les densités relativement élevées à l'extrémité des flèches blanches ; ce sont des vents solaires qui pénètrent dans le champ magnétique terrestre par sa brèche.

 

Conséquences

  • À l'exception de 1934, 2008 a connu le plus de périodes de 3 heures affichant un Kp nul [l'indice Kp mesure les effets des particules solaires sur le champ géomagnétique - NdT] depuis la création de cet indice en 1932.
  • Refroidissement et constriction de l'ionosphère et de la haute atmosphère

 

L'activité géomagnétique récurrente est remarquablement durable.

Assez remarquable, n'est-ce pas? Avez-vous noté que les périodes d'inactivité solaire correspondent généralement à des niveaux de rayonnements cosmiques quasiment records?

L'(in)activité du Soleil nous ramène au problème du non-réchauffement climatique.

D'après une nouvelle étude, le «réchauffement climatique» pourrait disparaître pendant des décennies:

Le climat de notre planète continue à déconcerter les scientifiques. Après 30 années de réchauffement, la température de la planète s'est stabilisée depuis 2001 malgré une augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, et un excédent de chaleur qui aurait dû faire exploser le thermostat de la planète.

«Cela n'a rien à voir avec ce que nous avons vu depuis 1950» a déclaré Kyle Swanson de l'université du Wisconsin à Milwaukee. «Depuis cette date, les refroidissements avaient des causes tangibles, comme des éruptions ou des manifestations très marquées de La Nina. Le refroidissement actuel n'en a pas

Waouh! Ainsi, la Terre connaît une phase de refroidissement et personne ne sait pourquoi?

D'après un autre rapport réalisé par un cabinet d'études, les douze prochaines années seront sensiblement plus froides que les quelques dernières décennies.

Dans la province de l'Alberta au Canada, au moins 14 stations météo majeures ont enregistré leurs températures les plus faibles pour le mois de mars. Au cours d'une journée en particulier, l'aéroport international d'Edmonton a enregistré une température minimale nocturne de -41,5 °C, écrasant le record précédent de 29,4°C établi en mars 1975.

Au cours des cinq ou six dernières années au moins, les températures ont généralement chuté. Jetez un œil à la courbe de tendance en noir sur le graphique élaboré par l'équipe de la NASA responsable du réseau mondial des satellites météorologiques.

Également au cours des quelques derniers mois, deux études - l'une menée par l'Institut d'océanologie de Leibniz et l'Institut de météorologie Max Planck en Allemagne et l'autre par l'université du Wisconsin - ont prévu un ralentissement voire même une inversion du réchauffement pour les 10 à 20 années à venir au moins.

 

Ils tombent comme des mouches

Les astucieux membres du forum SOTT ont compilé une liste des accidents d'avion qui ont eu lieu ce mois-ci:

- Un avion s'abîme dans le lac Rotoura en Nouvelle-Zélande le 24 mars 2009

- Un marin du Rainbow Warrior meurt dans un accident d'avion près du village de Saint Sorlin d'Arves en France le 24 mars 2009

- Un avion du transporteur Fedex explose en atterrissant à Tokyo le 23 mars

- Aucun blessé dans l'accident d'avion qui a eu lieu à l'aéroport de Portage County dans l'Ohio le 22 mars 2009

- Un avion de ligne indonésien a effectué un atterrissage d'urgence sur l'île de Batam près de Singapour le 22 mars 2009

- Un pilote local meurt dans le crash de son monomoteur à Aberdeen dans l'Ohio le 22 mars 2009

- Un avion s'écrase près de Butte dans le Montana et fait 17 victimes le 22 mars

- Un appareil de l'armée équatorienne percute un bâtiment, six morts, le 20 mars (et à contrario du WTC ce bâtiment ne s'est pas écroulé, on se demande pourquoi!)

- Nouveau crash d'un Cessna pendant un vol d'essai à El Dorado dans l'État du Kansas le 19 mars

- Un petit avion s'est écrasé en décollant de l'aéroport de Carterville dans l'État de Géorgie, 2 personnes ont été hospitalisées suite à leurs blessures. 19 mars

- Un élève pilote est en convalescence suite au crah de son appareil à Lakeville dans le Minnesota le 19 mars

- Un pilote de Floride survit au crash de son appareil dans un lac situé au Nord de la Géorgie et appelle les services de secours depuis son avion abimé sur le lac Arrowhead à Canton dans l'État de Géorgie le 18 mars

- Un habitant d'Houston tué dans le crash de son avion à Paulden en Arizona le 18 mars

- Un pilote tué dans le crash d'un avion d'entraînement russe à Moscou en Russie le 18 mars

- Un blessé dans un accident d'avion mineur près de Esk dans la vallée de Brisbane au Sud-Est du Queensland le 17 mars

- 3 blessés dans un accident d'avion dans le comté de Waukesha dans le Wisconsin le 17 mars

- Un avion s'écrase contre les clôtures de l'aéroport de San Luis Obispo County en Californie le 17 mars

- Un pilote tué dans le crash d'un avion militaire turc sur un village du centre de la Turquie le 17 mars

- En Angleterre, un pilote sous ectasy tue un adolescent dans un accident d'avion le 17 mars

- Un mémorial pour les pilotes tués dans un accident d'avion est prévu ce week-end à l'aérodrome de Brackett à La Verne en Californie. 14 mars

- Des témoins ont vu un avion libérer un panache de fumée avant de s'écraser dans le comté de Suwanee en Floride le 10 mars

- Deux Cessna 172 se sont écrasés dans la même zone; l'un à côté d'Oceanside en Californie le 6 mars et l'autre le lendemain à Camp Pendleton dans la ville d'Oceanside

- Le dirigeant d'un petit parti turc d'extrême droite meurt dans un accident d'hélicoptère le 25 mars, il se rendait à un meeting dans le cadre des élections municipales qui auront le 29 mars.

Au-delà des explications traditionnelles, nous nous intéressons aux tendances et aux séries parce qu'elles pourraient avoir une dimension symbolique - en supposant que notre réalité comporte un certain degré de symbolisme, quelle qu'en soit la raison philosophique. Dans ce cas-ci, «crash» est le mot clef, tout comme le terme «effondrement» a été un mot clef pendant les quelques mois précédant la crise économique.

 

Les personnages fil de fer et leurs amis

 

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© Christine Dickey

 

Échantillon des observations d'OVNIs du mois mars:

États-Unis: nombreux OVNIs en forme de disque dans les cieux de mars

Un avion de chasse poursuit un OVNI au-dessus d'une ville de l'Arizona,

Vidéo incroyablement nette sur la chaîne NASA TV d'un OVNI passant à proximité de la mission STS-119

OVNI/extraterrestres pris en photo dans la campagne canadienne - et un addenda sur la localisation de l'événement.

Arizona: photo d'orbes avec un vaisseau mère

Chine: un OVNI observé par de nombreux témoins provoque des vertiges chez certains

Californie: Trois F-18 luttent pour intercepter un OVNI

Les lumières éblouissantes et les mouvements inhabituels dans nos cieux ne sont qu'une partie du tableau. Des mouvements inhabituels ont également eu lieu sur terre. Examinez et comparez les deux vidéos suivantes représentant ce qui semble être de bizarres «créatures fil de fer»

 

 

L'enregistrement ci-dessus nous rappelle vaguement certaines vieilles photographies dont on a largement discuté sur Internet.

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La première est plus facile à identifier car elle avait énormément attiré l'attention à l'époque. Un blogueur en a décrit le contexte en ces termes:

Au moment de cette photographie, German Pereira, avait 33 ans. Diplômé de l'université de Concepcion, il vivait depuis approximativement un an dans la région de Santiago au Chili lorsqu'il prit cette photographie. C'était un passionné de photographie, et il prenait des photos quasiment partout où il allait. Il possédait un appareil photo numérique Kodak DX6490.

Il était ingénieur en génie civil, et disposant d'une demi-journée de congé le lundi 12 mai 2003 il est allé en vélo au Parc Forstal. Un policier à cheval (carabinero) a attiré son attention et il a pris cette photo. Il ne nourrissait absolument aucun intérêt pour les extraterrestres.

Sur le cliché, on distingue ce qui ressemble à un petit être en train de traverser la route tandis que la garde montée patrouille autour d'un pont. C'est cette image qui a fait le tour de la planète grâce aux sites Internet sur les phénomènes paranormaux.

Pereira a exhaustivement discuté de cette photographie avec des journalistes, il leur a dit qu'il n'avait rien noté de spécial lorsqu'il avait pris la photo et qu'il avait seulement remarqué cette entité au moment de transférer ses photos vers son ordinateur.

Il était très respecté au sein de sa communauté et il n'avait aucune raison de truquer cette photographie. Il ne cherchait pas la célébrité ou un gain financier, mais il a volontiers partagé cette photographie avec le monde. Je considère que cette photographie est fort crédible.

Il est plus difficile de vérifier la photographie en noir et blanc. On ne sait pas grand-chose quant à son origine, sa date ou son auteur - on doit la prendre telle quelle même si elle est particulièrement singulière. Remarquez toutefois que cette petite créature fil de fer porte apparemment de jolies petites chaussures et un petit slip.

Comme toujours, nous vous invitons à tirer vos propres conclusions.

 

- Mutilations animales

Une vache mutilée retrouvée à Trinidad

Horrible découverte à Atwater:des douzaines d'animaux écorchés

- Créatures étranges et nouvelles espèces:

Australie: donnez un nom à cette nouvelle créature marine

États-Unis: Une créature de 100 kilos à l'allure étrange repérée en Pennsylvanie

États-Unis: observation d'une étrange créature zébrée

Angleterre: Un gros chat est aperçu dans le nord de Norfolk - et il réapparait de nouveau

 

Ce qu'on voit en haut est comme ce qui est en bas

La série «Relier les points» vise à fournir un aperçu de la situation générale aussi détaillé que possible pour un article unique. L'idée sous-jacente est que tous les événements qui se produisent dans ce monde sont liés d'une manière ou d'une autre et nous devons les comprendre non pas comme un enchaînement linéaire, mais comme une mosaïque en mouvement. De cette manière, nous luttons contre le conditionnement social qui nous pousse à compartimenter les connaissances et inhibe ainsi notre créativité et la possibilité de comprendre de mieux en mieux notre réalité. Nous ne prétendons pas disposer de toutes les réponses, car dans notre quête de points de vue plus détaillés et plus objectifs, nous sommes précisément ouverts à de nouvelles perspectives - même si certaines semblent trop étranges pour être discutées publiquement.

Au cours des douze derniers mois nous avons essayé de débusquer des indices sur terre et dans les cieux, pour leur intérêt factuel et symbolique, dans les domaines de la politique, de l'économie, du social et aussi de l'environnement tant à la surface de la planète qu'au-delà. Tout compte fait, mars a été un mois très intéressant dans tous ces domaines. Alors que les mensonges et les magouilles des élites deviennent plus scandaleux et plus visibles, inhibant la créativité et le libre arbitre qui permettrait au peuple de connaître et de comprendre la réalité, il semble que la colère et la frustration de «Mère Nature» soient en train d'enfler.

Cela nous rappelle un commentaire que fit Victor Clube, écrivain et expert en comètes et en cosmologie, dans les années 80 à propos des phénomènes célestes:

«Les cyniques ... diraient qu'il n'y a pas besoin de menaces cosmiques pour camoufler les intentions de la guerre froide, nous avons plutôt besoin de la guerre froide pour masquer les intentions cosmiques!»

Commentaire que nous pourrions adapter à notre époque en ces termes:

«Les cyniques ... diraient qu'il n'y a pas besoin de menaces cosmiques pour camoufler les intentions de la guerre contre le terrorisme, nous avons plutôt besoin de la guerre contre le terrorisme pour masquer les intentions cosmiques!»

À différents niveaux, la vie sur Terre offre une opportunité grandissante à ses résidents d'être vigilants et de remarquer que les apparences sont parfois trompeuses - en haut comme en bas. Relèverez-vous ce défi avec nous?

 

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© Unknown
'Prometheus apport le feu à l'humanité', par Heinrich Friedrich Fuger


Commentaire: un lecteur a proposé l'explication suivante à la photographie nocturne mentionnée plus haut et sur laquelle se trouvent d'éventuels OVNIs:

Il ne s'agit fort probablement pas d'OVNIs mais de réflexions des lumières des projecteurs au sol dans l'objectif de l'appareil photo. Et voici pourquoi:

 

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Remarquez la similitude entre les «OVNIs» ci-dessus et ce qu'on appelle les caustiques (provoquées par une surface ou une courbe, par exemple une tasse à thé), d'après Wikipédia:

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Les objectifs photographiques peuvent être complexes, avec de nombreuses possibilités de distorsions et de réflexions qui peuvent produire halos, artefacts, etc. Voyez:

 

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Le même type d'«objet» peut être aperçu au début de cette vidéo publiée sur YouTube dont le lien est fourni dans cet article.

Cela ne veut pas dire que le phénomène OVNI n'existe pas! Il semble simplement que ce cliché a rejoint la liste des photographies publiées, ce qui démontre combien il est difficile de discerner le BRUIT de fond (délibéré ou involontaire) du SIGNAL REEL.

Cela semble une explication plausible. Mais à vrai dire qui sait? Au cours du dénombrement des événements et observations bizarres rapportés quotidiennement, certains trouveront inévitablement des explications rationnelles. D'un autre côté, apprendre à discerner par nous-mêmes nécessite de rester ouvert à toutes les possibilités. Nous invitons nos lecteurs à se pencher sur les centaines d'observations d'objets défiant les frontières communément admises entre ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.

 

Traduction française: Équipe Futur Quantique

 



[1] Agence fédérale des situations d'urgence aux États-Unis. http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_fédérale_des_situations_d'urgence -NdT

[2] «Restaurer la République» http://www.restoretherepublic.net/home.php - NdT

[3] http://www.campaignforliberty.com/

[4] http://en.wikipedia.org/wiki/The_Manchurian_Candidate

http://www.dvdclassik.com/Critiques/dvd_manchurian.htm

[5] Loi sur l'établissement de centres d'urgence nationaux - http://www.betapolitique.fr/Les-Etats-Unis-se-preparent-pour-25849.html - NdT

[6] SRR - Unité de forces spéciales anti-terroristes, voir: http://www.22sas12.com/article-1715862.html - NdT

[7] Special Air Service, voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Special_Air_Service - NdT

[8] 14e compagnie du renseignement - NdT

[9] Équivalent de Procureur général - NdT

[10] Autre appellation du MI5 - NdT

[11] 7/7: Onde de choc - NdT

[12] Département de l'Intérieur - NdT

[13] Commission mixte sur les droits de l'homme - NdT

[14] Loi sur les droits de l'homme - NdT