09.06.2009
Le front de la haine
Mondoweiss, 05 juin 2009
Le réalisateur de cette vidéo, Max Blumenthal, écrit :
La veille du discours du président Barack Obama adressé au monde musulman depuis le Caire, je suis sorti dans les rues de Jérusalem avec mon ami Joseph Dana pour interviewer de jeunes Israéliens et des juifs étasuniens, afin d'avoir leurs réactions. Nous avons rencontré de petits groupes de jeunes excités imbibés de bière, dont beaucoup venaient des États-Unis. Tous, ils étaient impatients de décharger leur haine viscérale, et même violente, envers Barack Obama et sa politique à l'égard d'Israël. D'habitude, j'accompagne mes reportages vidéos d'un bref commentaire, mais celui-là s'en passe tout à fait. Dit simplement, certaines séquences font partie des plus choquantes que j'ai jamais filmées. Jugez-en par vous-même. (Attention, le langage employé dans certains passages est susceptible de choquer à peu près tout le monde)
"So you know your shit."
"I know my shit."
"Do you know who Benjamin Netanyahu is?"
"No.... I don't know who he is. Isn't he Prime minister or something ? Who's Benjamin Yahoo? :
"My grandmother was in Auschwitz, Obama," he adds. "We're not going to take any Nazi bullshit! Listen, Obama, my grandma's number was 1268493, I remember her number on her arm, dude. And listen, never again will we deal with this, never again!" :
21:51 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : israël, obama, racisme, discours, le caire
"Hou la menteuse"
Mise à jour 09/06/09 : un deuxième internaute vient d'être convoqué au commissariat pour injure, suit à une nouvelle plainte de Nadine Morano. Cass'toi' pauv' conne bis repetita…
Une convocation pour « injures publiques envers un membre du ministère ».
Les raisons de cette convocation pour cette femme de 49 ans demeurant à Saint-Paul-les-Dax trouvent leur origine dans un simple commentaire de trois mots…
Un commentaire de trois mots qui a fait l’objet d’une plainte en février dernier, de Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la Famille.
Sur le site Dailymotion, cette mère de famille a déposé le commentaire suivant:
« Hou la menteuse ».
Un commentaire à la suite d’une vidéo où Nadine Morano, sur le plateau d’ITélé, s’expliquait sur son apparition « en catimini » à un meeting de Ségolène Royal.
Selon le Point, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 13 février pour "injure publique" .
A la suite de cette enquête préliminaire, les sites Dailymotion et YouTube ont reçu une réquisition judiciaire de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP).
Une réquisition afin d’obtenir "en urgence la date, l'heure et les adresses IP utilisées et tout élément d'identification, pour la mise en ligne des commentaires", selon Sud Ouest.
Et c’est ainsi que jeudi prochain, cette mère de famille va se retrouver au commissariat de Dax, entendu jeudi prochain par un officier de police judiciaire de la BRDP, une unité dépendant du 36 quai des Orfèvres et basée à Paris, pour avoir osé écrire cette terrible phrase :
« Hou la menteuse ».
Article original : Le Post
Note : non vous ne rêvez pas une dame de 49 ans mère de 3 enfants est la cible d'une enquête qui dure depuis 4 mois suite à une plainte de Nadine Morano pour "injure publique". Cette maman a eu l'outrecuidanse d'écrire "Hou la menteuse" dans un commentaire relatif à une vidéo publiée sur Dailymotion.
Cette vidéo est une interview de Nadine Morano faite par la chaîne I-TV où l'intéressée se défend avec véhémence d'avoir infiltré un meeting de Ségolène Royal :
09:40 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morano, sarkozy, insulte, bernheim, dieudonné, royal
Cohn-Bendit, le donneur de leçon
Mise à jour du 09/06 : Une vidéo circule sur Internet, montrant Danny le rouge parlant de jeu 'érotique' avec des petites filles de 5 ans, lors de l'émission Apostrophes (en 1982, soit quelques années après les mêmes propos tenus dans un journal allemand puis dans un livre paru en 1976)
Note : Ce débat oppose François Bayrou à Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier, pseudo opposant au système en place, se fait passer depuis 40 ans pour un révolutionnaire tout en cumulant les postes d'élu grassement rémunérés. Il milite en outre avec feveur pour l'Europe qui au cours des dernières années a prouvé qu'elle était encore plus injuste, anti-démocratique et totalitaire que les nations qu'elle est censée fédérer.
Sur le thème des connivences de Cohn-Bendit avec Sarkozy, l'ex pseudo-Rouge qui a viré sur le tard pseudo-Vert tente de prouver qu'il n'est pas lié à Sarkozy malgré "qu'on se connaît depuis longtemps", "qu'on se téléphone souvent" et qu'on a partagé "trois déjeuners à l'Elysée".
Cohn-Bendit va déployer quasiment tout le spectre du discours psychopathe en quelques minutes : flatterie ("tu vaux mieux que ça"), proximité émotionelle ("on est pareil"), manipulations ("et tu aimes ça"), mensonges ("je suis le seul à m'être opposé à Sarkozy"), vexations ("je ne suis pas votre élève Monsieur le professeur") et pour terminer, comme Bayrou n'a pas mordu aux hameçons, l'insulte ("tu es un minable", "je trouve ça ignoble de ta part").
Mais l'essentiel n'est pas là.
Comment se fait-il que Cohn-Bendit, qui s'est défendu avec tant de véhémence d'être de connivence avec Sarkozy, fait qui n'a rien de gravissime et qui est largement documenté (Bayrou cite les propres déclarations de Sarkoy), ne fasse pas un seul commentaire lorsque Bayrou l'accuse publiquement et sans avancer aucune preuve "d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants".
L'étonnant silence du prolixe Cohn-Bendit vient peut-être du fait que ce dernier a non seulement "poussé et justifié des actes à l'égard des enfants" mais qu'il a déclaré publiquement : Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (...) il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés..."
Mise à jour (09/06/09) : Voici une vidéo de "Danny le rouge" réitérant le même genre de propos plus que douteux :
Daniel Cohn-Bendit / "Danny le rouge" & les enfants...
envoyé par Discipline. - L'actualité du moment en vidéo.
Pour mémoire Cohn-Bendit a fait cette déclaration en 1976, il avait atteint l'âge de la majorité depuis un petit moment. A l'époque il avait exactement 31 ans. Bien entendu Cohn-Bendit n'a jamais été inquiété pour de tels propos et aucune enquête n'a été diligentée sur ses petits jeux.
Cette totale impunité n'est-elle pas la meilleure preuve d'une connivence avec le pouvoir ?
00:15 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cohn-bendit, bayrou, pédophilie, sarkozy
07.06.2009
Obama et les arrières-pensées de la main tendue aux musulmans
Réseau Voltaire, 05 juin 2009
par Thierry Meyssan
Le président des États-Unis a tendu la main aux musulmans lors d’un discours très médiatisé au Caire. Il entendait ainsi tourner la désastreuse page de la « croisade » bushienne au Grand Moyen-Orient. Toutefois, dans cet exercice de relations publiques, les envolées lyriques ont remplacé les clarifications nécessaires, tandis qu’apparaissaient les nouveaux appétits de Washington.

- Le Obama Show, à l’université Al-Azhar (le caire), 4 juin 2009.
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Le discours que le président Obama a prononcé le 4 juin au Caire [] a été présenté à l’avance par les services de communication de la Maison-Blanche comme « fondateur d’une nouvelle ère ». Il a fait l’objet d’une intense campagne promotionnelle qui s’est conclue par un mail adressé par David Axelrod aux dizaines de millions d’abonnés de la liste de la Maison-Blanche []. Le conseiller en image de Barack Obama y invite les États-uniens à visionner la vidéo du discours qui, selon lui, marque un nouveau départ dans les relations de l’Amérique avec le monde musulman []. On l’a bien compris, ce discours s’adresse tout autant, sinon plus, aux électeurs US qu’aux musulmans.
Son message principal peut être résumé ainsi : les États-Unis ne considèrent plus l’islam comme l’ennemi et souhaitent établir des relations d’intérêt mutuel avec les États musulmans. Ce message doit être pris pour ce qu’il est : un slogan de relations publiques.
Examinons point par point ce discours.
Préambule : aimez-nous !
Dans une longue introduction, l’orateur a développé son message principal de main tendue.
Barack Hussein Obama a justifié la rupture avec son prédécesseur par sa propre personnalité. Il a offert un moment d’émotion à son auditoire, comme on les aime dans les films hollywoodiens. Il a raconté son père musulman, son adolescence en Indonésie —pays musulman le plus peuplé du monde—, et son travail social à Chicago auprès de populations noires musulmanes.
Ainsi, après nous avoir fait croire que la politique extérieure des États-Unis était fondée sur la couleur de peau de son président, on veut nous convaincre qu’elle reflète son parcours individuel. Pourtant personne ne pense que M. Obama est un autocrate en mesure d’imposer ses états d’âme. Chacun est conscient que la politique de Washington est le fruit d’un difficile consensus entre ses élites. En l’occurrence, le changement de rhétorique est imposé par une succession d’échecs militaires en Palestine, au Liban, en Irak et en Afghanistan. Les États-Unis ne considèrent plus les peuples musulmans comme leur ennemi parce qu’ils ne sont pas parvenus à les écraser.
Ce réalisme avait conduit en 2006 à la révolte des généraux autour de Brent Scowcroft, déplorant la colonisation ratée de l’Irak et mettant en garde contre un désastre militaire face à l’Iran. Il s’était poursuivi avec la Commission Baker-Hamilton appelant à négocier avec la Syrie et l’Iran pour sortir la tête haute du fiasco irakien. Ce réalisme avait contraint le président Bush à limoger Donald Rumsfeld et à le remplacer par Robert Gates, le fils spirituel de Scowcroft et membre de la Commission Baker-Hamilton. Ce réalisme s’était incarné dans la publication du rapport des agences de renseignement attestant l’inexistence d’un programme nucléaire militaire iranien et détruisant ainsi toute justification possible d’une guerre contre l’Iran.Toujours à propos du grand amour retrouvé, le président Obama s’est présenté comme féru d’histoire et a égrené les apports de la civilisation musulmane au monde. Dans les films hollywoodiens, il y a toujours une séquence sur la diversité culturelle qui nous enrichi. Cependant le scénario misait sur l’affligeante ignorance du public US. M. Obama et son équipe ont réduit l’apport des peuples aujourd’hui musulmans aux inventions postérieures à leur islamisation. N’ont-ils rien créé avant ?
En choisissant de réduire l’histoire des peuples musulmans à leur seule période islamique, Barack Obama a nié quelques millénaires de civilisation et a repris à son compte la rhétorique des islamistes les plus obscurantistes. Nous allons voir qu’il ne s’agit pas là d’une erreur, mais d’un choix stratégique.Enfin, le président Obama a abattu sa carte principale en appelant ses auditeurs à repenser leur image des États-Unis. « Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul » », a-t-il déclaré. Cette devise, qui devait exprimer l’unité des colonies nouvellement indépendantes d’Amérique, devient aujourd’hui celle de l’Empire globalisé. Nous seulement les États-Unis ne considèrent plus les peuples musulmans comme des ennemis, mais ils entendent les intégrer dans l’Empire global.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’establishment washingtonien a soutenu la candidature de Barack Hussein Obama. Le prénom musulman du président, comme sa couleur de peau, sont des arguments pour convaincre les peuples de l’Empire que le pouvoir qui les domine leur ressemble. Lorsqu’elle avait étendu son empire, la Rome antique avait fait de même en choisissant ses empereurs dans des contrées lointaines, tel Philippe l’Arabe []. La sauvagerie des légions n’en avait pas été changée.
1- La guerre globale au terrorisme
Après ce sirupeux morceau de violon, le président Obama s’est attaché à recoller son introduction avec la « guerre globale au terrorisme ». Il a donc établi une distinction entre l’islam, qui n’est pas mauvais comme le pensaient Bush et Cheney mais bon, et les extrémistes qui s’en réclament à tort, qui restent eux toujours mauvais. La pensée reste manichéenne, mais le curseur s’est déplacé.
Le problème, c’est que depuis huit ans, Washington s’efforce de construire un adversaire à sa taille. Après l’URSS, c’était l’islam. A contrario, si ni les communistes, ni les musulmans ne sont les ennemis, contre qui les États-Unis sont-ils en guerre ? Réponse : « Al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd’hui encore sa détermination à commettre d’autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d’élargir son rayon d’action. Il ne s’agit pas là d’opinions à débattre - ce sont des faits à combattre ». Et bien non, Monsieur le président, ce ne sont pas là des faits avérés, mais des imputations qui doivent être débattues [].
Barack Obama continue : « Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu’au dernier, si nous avions l’assurance que l’Afghanistan et maintenant le Pakistan n’abritaient pas d’éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d’Américains. Mais ce n’est pas encore le cas. »
À ce stade, le président apparaît enfermé dans un cercle vicieux. Il explique que les ennemis ne sont pas les musulmans en général, mais une poignée d’individus non représentatifs, puis il affirme que cette poignée d’individu doit être combattue en livrant des guerres contre des peuples musulmans. C’est tout le problème : Washington voudrait être l’ami des musulmans, mais a besoin d’un ennemi pour justifier ses actions militaires, et pour le moment, il n’a pas trouvé de bouc-émissaire de remplacement.2- Le conflit israélo-arabe
Barack Obama a abordé la question de la Palestine de manière beaucoup plus large que ses prédécesseurs en y reconnaissant non pas seulement un conflit israélo-palestinien, mais israélo-arabe. Mais il n’a pas précisé en quoi, à ses yeux, les États arabes sont concernés. Il a prêché avec autorité pour la « solution à deux États », mais en éludant la fâcheuse question de la nature de ces deux États. S’agit-il de deux États souverains et démocratiques au sens réel du terme, ou d’un État pour les juifs et d’un autre pour les Palestiniens comme le revendique la « gauche » israélienne, ce qui implique un nettoyage ethnique et l’institutionnalisation complète de l’apartheid ? []
Plutôt que de lever les incertitudes, le président Obama a préféré offrir à son auditoire une nouvelle « séquence émotion » avec lequel il a partagé sa compassion face aux souffrances des Palestiniens. Ce fut certainement le moment le plus abject de son discours : l’appel aux bons sentiments des victimes pour couvrir les crimes des bourreaux.
Il a déclaré : « Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n’aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l’humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d’obtenir l’égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au cœur même de la création de l’Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l’Afrique du Sud à l’Asie du Sud ; de l’Europe de l’Est à l’Indonésie. C’est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n’est pas un signe de courage ni de force. »
Barack Obama caricature la Résistance palestinienne dans les termes de la propagande sioniste : des roquettes lancées contre des enfants endormis et des vieilles femmes tuées dans un autobus. Il reconnaît que leurs terres et leurs maisons sont occupées, mais il leur interdit de vouloir les reprendre par la force aux civils qui les occupent. Il reproche aux Palestiniens de ne pas utiliser des missiles guidés pour atteindre des cibles militaires et de se contenter de roquettes artisanales qui tombent à l’aveuglette.
Le pire est ailleurs. Le président Obama se mue en donneur de leçons. Il demande aux victimes de renoncer à la violence et leur conseille de prendre exemple sur le mouvement des noirs états-uniens pour les droits civiques. Au demeurant, ce n’est pas en convertissant les blancs que King a obtenu des résultats, mais en prenant l’opinion publique internationale à témoin. Le président Johnson s’est alors trouvé contraint de céder pour faire bonne figure face à l’URSS. Après avoir reçu le Prix Nobel de la paix, Martin Luther King a continué la lutte en affirmant que son but n’était pas de permettre aux noirs de servir à égalité avec les blancs dans l’armée pour tuer les Vietnamiens aspirant à la liberté. C’’est après son sermon de Ryverside que Johnson lui ferma la porte de la Maison-Blanche et que les chefs du FBI décidèrent de le faire assassiner. À n’en pas douter, s’il était encore vivant, il dirait aujourd’hui que son but n’est pas de permettre à un noir d’accéder au Bureau ovale pour tuer des Irakiens ou des Pakistanais aspirant à la liberté.3- La dénucléarisation
Évoquant les relations difficiles avec l’Iran, le président Obama a choisi de sortir par le haut de la polémique sur l’arme nucléaire. Après avoir reconnu le droit de l’Iran à se doter d’une industrie nucléaire civile, et admis que ni les États-Unis ni aucune autre puissance n’ont l’autorité morale pour autoriser ou interdire un État à posséder la bombe, il s’est prononcé pour un désarmement nucléaire global, impliquant aussi implicitement Israël.
On sait que le Pentagone n’a plus les moyens financiers nécessaire pour entretenir la course aux armements nucléaires et négocie à ce sujet avec la Russie et la Chine. Ceci ne doit pas être interprété comme un élan pacifiste, le Pentagone menant simultanément des recherches sur les armes atomiques miniaturisées (exclues du Traité de non-prolifération) et renforçant ses alliances militaires, dont l’OTAN.
4- La démocratie
Le président Obama a déploré que son prédécesseur ait cru possible d’exporter la démocratie en Irak par la force, puis il s’est livré à un éloge du gouvernement du peuple par le peuple, et de l’État de droit. La chose était plaisante pour ceux qui se souviennent que la Constitution des États-Unis ne reconnaît pas la souveraineté populaire, et qu’en 2000, la Cour suprême a pu proclamer George W. Bush élu avant que le scrutin de Floride ne soit dépouillé. Elle avait l’air d’une farce venant d’un politicien retors qui vient de confirmer la suspension des libertés fondamentales par le Patriot Act, notamment la suspension de l’habeas corpus qu’il décrivait il y a peu comme le socle de la Justice. Elle paraissait cruelle aux Égyptiens qui n’avaient pas eu le privilège de faire partie des 3 000 invités. Lorsque Obama déclara « Il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition », ils pensaient au président Moubarak, inamovible depuis 28 ans. Lorsque Obama poursuivit « Il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis », ils pensaient aux éleveurs coptes dont on vient d’abattre les bêtes.
Pour éviter que ce passage ne soit perturbé par des fous-rires nerveux, une voix anonyme cria dans la salle : « Barack Obama, on vous aime ! ». Il ne manquait qu’une petite fille avec un bouquet de fleurs à la main.
5- La liberté religieuse

Barack Hussein Obama fut particulièrement à l’aise sur le chapitre de la liberté religieuse. C’est qu’il s’agit-là d’un slogan bien rôdé. Depuis deux ans, Madeleine Albright prépare ce moment. Elle a observé que la résistance à l’impérialisme états-unien est souvent structurée par des groupes religieux, comme le Hezbollah au Liban ou le Hamas en Palestine. Elle en a donc conclu que les États-unis ne doivent plus laisser ce champ sans surveillance, et même qu’ils doivent l’investir en totalité. Dans un ouvrage consacré à ce sujet, elle préconise de faire de Washington le protecteur de toutes les religions []. C’est dans cette optique que le président Obama a évoqué les minorités chrétiennes, Coptes et Maronites, puis à appelé à la réconciliation au sein de l’islam des sunnites et des chiites. C’est aussi dans cette optique qu’il avait négligé l’histoire pré-islamique des peuples musulmans.
6- Les droits des femmes
Avec délectation, Barack Hussein Obama s’est offert le luxe de rappeler que son pays garantit aux femmes musulmanes le droit de porter le hijab, tandis que Nicolas Sarkozy l’a fait interdire dans les écoles françaises à l’époque où il se voulait plus néo-conservateur que Bush []. Et pendant qu’il parlait, le site internet de la Maison-Blanche affichait un article spécial attestant de la jurisprudence américaine.
Avec habileté, il a rappelé que les États musulmans étaient parfois en avance en matière de droits des femmes. « En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l’égalité des femmes continue dans beaucoup d’aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier. »
7- Le développement économique

Gardée pour la fin, la question du développement économique était la plus aboutie. Habituellement les grandes puissances échangent une aide immédiate contre des avantages disproportionnés à long terme. L’aide au développement est alors le cheval de Troie du pillage des ressources. Cependant, durant la campagne électorale, un accord bi-partisan a été conclu sur la réorientation de la politique extérieure US. L’idée principale, exprimée par la Commission Armitage-Nye, est de conquérir les cœurs et les esprits en offrant des services qui transforment la vie des gens sans coûter grand chose []. Hillary Clinton y a fait explicitement référence lors de l’audition sénatoriale pour sa confirmation au secrétariat d’État.
Arborant le sourire du Père Noël, Barack Obama récita un catalogue de promesses enchanteresses. Il continua : « Nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d’énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l’eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative avec l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile. » Cela n’était pas sans rappeler les engagements du Sommet du Millénaire, lorsque le président Bill Clinton annonçait la fin imminente de la pauvreté et de la maladie.
Le président des États-unis conclut ce discours fleuve en citant leCoran, le Talmud et les Évangiles. Leur message se résumerait au fait que « Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C’est maintenant notre tâche sur cette Terre ». Cette triple référence était peut-être imposée par le lieu, une prestigieuse université islamique. Il se peut aussi qu’elle traduise un certain désarroi. En pleine récession économique, les États-unis n’ont plus les moyens de maintenir leur pression sur les champs pétroliers du Grand Moyen-Orient —à plus forte raison, ils n’ont pas les moyens de réaliser les promesses du jour—. Cependant, ils espèrent reconstituer prochainement leur puissance. Dans la phase actuelle, ils doivent donc geler toute évolution régionale qui ne pourrait être qu’à leur désavantage. Ils craignent notamment l’extension de l’influence turque et iranienne et l’irruption de la Russie et de la Chine dans la région. Définir la paix en termes religieux et non politiques, c’est toujours gagner du temps.
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Dernière conférence du PAS : quelques révélations explosives
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Grippe A, vaccin, Nouvel Ordre Mondial
Une très bonne synthèse de Christian Cotten, qui évoque dans cette intervention la corruption de la science et particulièrement de la médecine, le danger des vaccinations, le nouvel ordre mondial, la grippe A – il rappelle notamment la visite de Sarkozy au Mexique au mois de mars et la signature d'un contrat entre le laboratoire Sanofi-Aventis et le gouvernement mexicain, pour la construction d'une usine de production de vaccins contre la grippe AVANT même son "apparition" au mois d'avril.
19:55 Publié dans Ponérologie mondiale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cotten, pas, sionisme, dieudonné, soral, grippe a, nom
Eva Joly, quand les héros sont contraints à l'exil

© TF1
Comme vous l’avez certainement remarqué, nous dédions généralement nos colonnes aux stigmates d’un Etat totalitaire toujours plus oppressant, à la propagande colportée par des médias serviles, au moult mensonges proférés par nos dirigeants ou aux collusions entre les différentes sphères de pouvoir.
Une fois n’est pas coutume et aujourd’hui nous dérogeons à la règle pour mettre à l’honneur une personnalité exceptionnelle qui tout au long de sa carrière a fait preuve d’un courage, d’une intégrité et d’une persévérance hors du commun.
Qualités rares qui auraient bien pu lui coûter la vie et qui l’ont obligée à s’exiler loin, très loin de la France à qui elle a pourtant tellement donné.
Cette personnalité exemplaire est Eva Joly. De l’affaire Elf à la condamnation de Bernard Tapie, de la Françafrique aux paradis fiscaux en passant par le Crédit Lyonnais ou l’affaire des frégates de Taiwan, elle a rétabli justice et équité là où ambition, prédation et mensonges sont les maîtres mots.
Nous aurions pu dresser un inventaire exhaustif des périples et rebondissements qui ont émaillé la carrière juridique de Eva Joly.
Mais à quoi bon, d’autres ont déjà décrit tout cela dans le détail et finalement c’est toujours la même histoire : une juge seule contre tous, des circuits de corruption qui remontent au plus hauts sommets du pouvoir, des puissants qui ont recours littéralement à tous les moyens (séductions, faux-témoignages, menaces, mensonges…), les médias et la magistrature à la botte des escrocs en cols blancs et limousines, le pouvoir politique qui fait tout pour étouffer les affaires…
Alors plutôt que vous livrer une liste à le Prévert des patrons escrocs, de condamnations suivies de non-lieux, des désinformations distillées sans scrupules par les médias, nous allons nous pencher sur la vision macrosociale particulièrement pertinente qu’Eva Joly a forgée pendant ces années d’enquêtes, de solitude et de peur.
Bien heureusement, les pouvoirs en place n’ont pas totalement réussi à museler Eva Joly qui a réussi à écrire et faire publier deux livres retraçant son parcours.
La censure n’ayant pu fonctionner, la machine à calomnier a tourné à plein régime pour discréditer l’intéressée et le contenu de ces ouvrages qui en disent long sur la société dans laquelle nous vivons et sur la véritable nature de nos élites.
En 2000 Eva Joly a publié « Notre affaire à tous », suivi en 2003 de « Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ? ».
Nous ne saurions trop vous recommander la lecture de ces ouvrages passionnants et … édifiants.
Il existe un premier dénominateur commun aux affaires traitées par Eva Joly : à contrario de la plupart de ses collègues, elle a osé s’attaquer aux dossiers les plus sensibles, et ce avec un professionnalisme et une probité rarement rencontrés.
A l’opposé d’un système où les juges sont censés regarder ailleurs et donner au peuple l’illusion que justice est rendue en lui jetant en pâture quelques bandits de seconde zone, Eva Joly a compris que pour combattre le Mal il faut s’attaquer au sommet de la pyramide, cibler cette poignée d’hommes de pouvoir qui, sans foi ni loi, formatent, asservissent et gangrènent nos sociétés :
Aujourd'hui, je me rends compte du tabou que j'ai brisé. J'avais quitté les rivages ordinaires de la justice. Lorsque j'étais substitut du procureur et que je poursuivais des dealers, c'était une situation acceptée par tout le monde. Mais tout ce qui était admis pour les trafiquants de drogue devenait soudain scandaleux appliqué aux corrupteurs et aux corrompus.
.(Eva Joly, une juge contre les "crimes d'argent", Le Monde, 3 juin 2000)
Mais on n’arrive pas par hasard au sommet de cette hiérarchie, celui qui réussit voit son parcours jonché de mensonges, de trahisons, de cadavres, de manipulations, d’ambitions, de séductions, de promesses… Des traits qui ne peuvent que nous rappeler le profil du psychopathe en col blanc établi par les Dr. Hare et Babiak dans « Snakes in Suit ». D’ailleurs Eva Joly a bien noté l’une de ces caractéristiques, cette capacité à mentir sans ciller, à nous faire douter des faits les plus solides :
En tant que magistrat, j'avais l'habitude de rencontrer des criminels qui reconnaissaient leurs actes. Un délinquant financier, lui, n'avoue jamais, même si nous arrivons à lui glisser devant les yeux la preuve du versement illicite de plusieurs millions sur son compte bancaire. Il trouvera toujours une nouvelle fable, sans exclure l'existence d'une machination destinée à l'enrichir à son insu ! Combien d'interrogatoires où j'entendais des protestations véhémentes :"Madame, je ne peux rien vous dire, mais je suis un catholique pratiquant, je jure sur la tête de mes enfants et sur tout ce que j'ai de précieux que ce que je vous dis est vrai." Et au fil de l'enquête, nous remontions la trace de plusieurs millions de francs détournés sur des comptes personnels en Suisse. Je devais sans cesse revenir aux faits pour m'assurer que je ne fantasmais pas.
(Eva Joly, une juge contre les "crimes d'argent", Le Monde, 3 juin 2000)
Outre les traits psychopathiques des personnalités rencontrées, le problème avec ces « grands délinquants » est qu’au sommet de la pyramide les pouvoirs convergent, ainsi celui ou celle qui a le courage de s’y confronter sera de facto isolé et devra lutter contre l’ensemble d’un système collusif unissant les sphères politiques, judiciaires, médiatiques, et même juridiques !
Dans les hivers sans soleil de Scandinavie, le froid peut tuer un être humain en moins de six heures. En norvégien, on dit de quelqu'un qu'il a «passé une nuit d'hiver dehors» pour dire qu'il a survécu à une épreuve redoutable.
J'ai vécu, à ma manière, une nuit d'hiver dehors. En faisant simplement mon métier, j'ai été menacée de mort. J'ai avancé sous la surveillance des officines et des services secrets, soumise à une pression que je n'aurais jamais imaginée possible: j'ai été vilipendée et accusée des pires méfaits. Comme si le danger était du côté de la justice… Mais lorsque le cyclone s'abat sur vous, lorsque vous subissez cette suite de manipulations et d'intimidations, lorsque se lèvent contre vous des forces aussi puissantes, les mots n'ont plus tout à fait le même sens. Car la cible, c'était moi.
(Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?, p. 16-17)
Un peu plus loin Eva Joly se penche sur les raisons qui font qu’un juge s’approchant un peu trop de la vérité chez les plus puissants se retrouve attaqué, assailli, accablé de toutes parts.
Sur ce point elle semble avoir délibérément botté en touche. Savait-elle que livrer le fond de sa pensée sur ce point lui fermerait instantanément la porte de toutes les maisons d’édition ? On ne peur qu’émettre des hypothèses.
Se perdre dans les questions sans fond du pourquoi et du comment n'apporterait rien. A chaque fois qu'un magistrat s'approche du pouvoir, qu'il soit officiel ou occulte, il est pris dans un engrenage qui le dépasse. C'est sans doute l'ordre des choses.
S’agit-il vraiment d’une question sans fond ?
Pourquoi dés qu’un juge s'approche du pouvoir, qu'il soit officiel ou occulte, il est pris dans un engrenage qui le dépasse ?
Dans « Ponérologie Politique », Andrew Lobaczewski donne une réponse une très claire à ces interrogations essentielles : la plupart des sociétés modernes sont ponérisées, c’est-à-dire qu’elles sont aux mains de psychopathes.
La vraie dualité n’est pas entre droite et gauche, pauvre ou riche, blanc ou noir mais entre une minorité de psychopathes détenant le pouvoir et une majorité d’individus normaux asservis et aveuglés qui s’approprient progressivement les valeurs, les pensées, les modèles de ces leaders pathologiques.
Le problème est qu’ils savent se reconnaître et s’entraider, l’autre problème est que leur absence de conscience en fait des virtuoses du mensonge, de la manipulation, de la séduction.
Les citoyens de leur côté n’ont nullement conscience de cette dualité et ils prêtent à autrui ses propres qualités en terme d’honnêteté, de parole donnée, de compassion, de conscience…
Les citoyens se retrouvent dans un monde illusoire qu’ils prennent pour la réalité : médias indépendants, véritable démocratie, justice équitable, société plus juste, … sont quelques unes des illusions masquant une réalité totalement contrôlée, préfabriquée et injuste dont une petite minorité psychopathique contrôle et orchestre tous les détails.
Il y a donc un cercle intérieur psychopathique constitué de quelques pourcents de population totale et concentrant l’essentiel des ressources, des richesses, et des pouvoirs. Et il y a le cercle extérieur constitué de l’immense majorité de la population dont les fruits du labeur viennent enrichir en grande partie le cercle intérieur.
L’ordre normal des choses est le suivant :
le cercle intérieur dicte les règles, le cercle extérieur les exécute
le cercle intérieur crée la réalité, le cercle extérieur la croit
le cercle intérieur pointe du doigt les coupables, le cercle extérieur les lapide
le cercle intérieur s’engraisse, le cercle extérieur s’échine
le cercle intérieur déclare des guerres, le cercle extérieur fournit la chair à canon
etc.
La plupart d’entre nous se refusent aux cooptations, mensonges, renvois d’ascenseur qui leur permettraient de se rapprocher du cercle intérieur.
Pourtant refuser ces compromissions ne suffit pas à entraver ce système particulièrement injuste. Notre passivité suffit à le faire prospérer. « Qui ne dit mot acquiesce », ce dicton est encore plus vrai lorsque des individus normaux sont confrontés aux diktats du psychopathe.
Ceux qui ferment les yeux à la réalité contribuent, volontairement ou non, aux machinations du cercle intérieur, ne serait-ce qu’en étant des moutons soumis à leurs ordres, ou les témoins insensibles des pires exactions.
Le problème d’Eva Joly est qu’elle a tout fait à l’envers : elle a fait appliquer la justice aux élites (quelle hérésie !) et elle a grimpé les échelons sans aucune cooptation (bien au contraire) jusqu’à devenir le seul juge d’instruction à ne pas être passé par l’ENA.
Voici un extrait de la biographie d’Eva Joly publiée par l’Express du 23/10/2003 qui met en lumière comment après avoir été jeune fille au pair, styliste de mode, décoratrice d’intérieur et avoir préparé sa licence de droit tout en travaillant, elle a réussi à force de courage et de volonté à devenir juge d’instruction.
Motzfelds Gate, un quartier pauvre d'Oslo. Nous sommes dans les années 1950. C'est là que Gro Farseth - elle ne choisira son second prénom, Eva, qu'à l'occasion de son mariage, en 1967 - habite avec ses sœurs. La vie est dure. Le froid, omniprésent. Le père, Eyvind Farseth, employé dans une fabrique d'uniformes militaires, fait ce qu'il peut pour nourrir sa petite famille. Autant dire que chez les Farseth, on ne roule pas sur l'or.
…[En] février 1964, la jeune Eva débarque d'Oslo, après trente-six heures de train, pour devenir fille au pair dans une famille bourgeoise du VIe arrondissement. D'emblée, le fils aîné, Pascal, s'entiche d'Eva. La réciproque est vraie.
[…] Finalement, en juillet 1967, malgré l'opposition de ses beaux-parents, Eva épouse, en grande pompe, à Oslo, le séduisant Pascal. A Paris, le couple, qui habite un studio, mène une existence spartiate. Tout en poursuivant ses études de droit, la nouvelle Mme Joly décroche son premier job en 1970, chez Eddie Barclay, le pape de la variété française. Déjà, elle montre son caractère, en créant une section CFDT dans l'entreprise...
[…] Seule certitude, l'agit-prop de la camarade Joly se termine mal : elle est licenciée de chez Barclay. Que faire ? Va pour la décoration d'intérieur. Pas pour longtemps. La voici désormais styliste de mode. Le 3 décembre 1971, c'est le grand jour : grâce à un ami qui a gentiment mis son appartement à sa disposition, Eva, secondée par Pascal, présente sa collection. C'est le succès. Les commandes affluent. Au bout de deux ans, Eva, qui aspire à une autre vie, cesse cette activité.
Le jeune couple abandonne alors Paris pour s'établir dans une maison située en pleine campagne, dans le petit village de Bouray, à quelques encablures d'Etampes (Essonne). Désormais, Pascal exerce son activité de médecin. «Le médecin des paumés», se souvient leur fille, Caroline, aujourd'hui avocate. De fait, il soigne les toxicomanes, les SDF et les gens du voyage. Quant à Eva, qui ne travaille plus, elle supporte de plus en plus mal cette oisiveté. Jusqu'au jour où sa licence en droit, obtenue à force de sacrifices, lui ouvre les portes de l'hôpital psychiatrique d'Etampes. Conseillère juridique, elle va y rester six ans, côtoyant des malades mentaux, des dépressifs, parfois spoliés par leur famille. Six ans pendant lesquels Eva s'emploie, dans des conditions difficiles, à redonner dignité et courage de vivre à ces gens torturés par la vie et détruits par l'angoisse.
C’est peut-être dans ces moments où Eva Joly a côtoyé la souffrance, le dénuement d’autrui qu’elle a trouvé la volonté d’œuvrer à un monde plus juste et plus équitable.
Evidemment, il faut avoir une conscience pour avoir la capacité de se mettre à la place des autres et de partager leur souffrance tout en les aidant à se libérer, chose que les « pathocrates » (les psychopathes au pouvoir) sont incapables de faire.
Un jour de 1980, passant devant le panneau d'affichage de la mairie de Bouray, elle lit ces lignes: «Devenez juge, une profession dynamique.» Juge ? Elle n'y a jamais pensé. Le juge n'est-il pas le chien de garde de l'ordre établi ? Certes. Mais c'est aussi un métier respecté, qui offre des perspectives de carrière. Avec, en prime, la stabilité de l'emploi. C'est décidé : Eva va passer le concours de la magistrature. Elle est reçue dans un rang honorable: 30e. Après un stage pratique à Sens, la voilà nommée substitut à Orléans, en novembre 1981.
Quelques années plus tard Eva Joly, l’étrangère, la pauvresse, la jeune fille au pair, la non-énarque, deviendra juge d’instruction.
Pavé dans la mare du Landerneau juridique français où de tels postes à responsabilité sont soigneusement réservés à celui qui a montré patte blanche et qui à force de compromissions, de cooptations et de trahisons a démontré qu’il ne serait nullement une menace pour le cercle intérieur mais, qu’il le défendrait et renforcerait encore son pouvoir et son impunité au prix de la justice, de l’équité et de l’intérêt collectif.
En tant que juge d’instruction Eva Joly va avoir accès à des dossiers cruciaux et son enquête va lui révéler toute l’horreur de la situation :
Cette instruction dévoile un monde édifiant : caisses noires, prélèvements en tout genre, sociétés écrans, dépenses privées somptuaires... Une élite revendique l'impunité : une manière de vivre au-dessus des lois parce qu'on est plus fort que la loi.
Ils ne sont pas seulement au-dessus des lois ils en sont également les auteurs, directement ou indirectement. Ils sont à la fois justiciables, législateurs, enquêteurs, greffiers et avocats.
A ce jour une quantité terrifiante de postes de pouvoir sont occupés ou contrôlés (les fameux hommes de l’ombre) par des individus aux tendances psychopathiques marquées, et ce dans le domaine privé comme dans le domaine public :
L'Etat accepte pourtant de s'être fait voler sans réagir. Nous devons traiter ce dossier comme un dépôt de bilan ordinaire. Laurence Vichnievshy et moi-même sommes chargées chacune, en plus de ce dossier, de soixante autres instructions. Et nous n'avons droit qu'à un inspecteur et demi pour retrouver la trace des milliards envolés. Notre dénuement est le symbole de la volonté française de garder les paupières closes. Ne rien voir, ne rien savoir.
Ce pillage en règle de l’Etat qu’Eva Joly a justement signalé n’est nullement le fruit du hasard, la petite élite psychopathe qui a orchestré l’inefficacité et la passivité des organes de contrôle de l’Etat et de son système juridique est la même qui va bénéficier des détournements de fonds.
Rien de nouveau sous le Soleil, Naomi Klein a démontré avec brio dans « La stratégie du choc » comment depuis plus de 50 ans ces mêmes élites organisent et profitent du pillage des nations, au détriment des peuples, bien entendu.
Face à une opposition si puissante, tel David combattant Goliath Eva Joly a pourtant obtenu des/du succès à faire pâlir la plupart des magistrats de notre pays.
Au-delà des ces dossiers majeurs qui ont démontré la corruption généralisée au plus hauts niveaux politiques et économiques, Eva Joly a également révélé à l'opinion le délabrement de la justice spécialisée dans la délinquance en col blanc :
Sur un plan matériel, la situation était presque comique. Le moindre gérant d'un magasin de chaussures possédait déjà un ordinateur pour sa comptabilité et son courrier administratif. Les PME utilisaient des ordinateurs de traitement de texte avec imprimante, acheté 10 000 francs pièce toutes taxes comprises, en vente dans les hypermarchés. Les marchés financiers fonctionnaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, reliés par satellites. Et je découvrais un cabinet d'instruction financière sans télécopie, sans Minitel, avec des téléphones antiques et une machine à écrire Olivetti qui avait coûté 12 000 francs à l'administration et qui comportait seulement quatre cent signes de mémoire, faisait un bruit infernal et mobilisait du carbone et un tube de blanc pour corriger les fautes de frappe ! Notre travail n'intéressait personne.
(Eva Joly, une juge contre les "crimes d'argent",
(Le Monde, 3 juin 2000)
Eva Joly a l’élégance ou la diplomatie de mettre ce manque de moyens sur le compte d’un vague désintérêt général, seul un esprit paranoïaque aurait pu croire que les « puissants » avaient délibérément orchestrés le sous-équipement de la brigade financière pour pouvoir plus aisément passer entre les mailles des filets tout en favorisant les BACS, CRS et autres unités ciblant le menu fretin et donnant au citoyen l’illusion que la délinquance se résume aux dealers de shit et brûleurs de voitures dans les cités et que l’Etat fait de son mieux pour lutter contre ces terribles fléaux urbains qui menacent l’honnête travailleur.
On la porte aux nues ou on la déteste. Ses partisans louent son courage, ses détracteurs raillent sa mégalomanie. Pendant dix ans, elle a fait trembler le gotha de la finance, les politiques et les grands patrons. Pendant dix ans, elle n'a pas hésité à s'opposer à sa hiérarchie, à pourfendre ses collègues jugés trop timorés ou à se coltiner avec les avocats de ses mis en examen.
N’est-il pas étonnant qu’un juge comme Eva Joly, auréolée de résultats professionnels exceptionnels se retrouve contrainte à « s’opposer à sa hiérarchie » ?
Celle-ci se trouvait-elle menacée par les recherches d’Eva Joly ? Ou peut-être partageait les mêmes intérêts et objectifs que les élites ciblées.
Le passage suivant issue de l’ouvrage de Robert CANUP, « The Socially Adept Psychopath » [Le psychopathe socialement adapté ] nous éclaire sur la véritable nature de certains magistrats :
La plupart des gens ont entendu parler de Ted BUNDY, le tueur en série exécuté en Floride il y a plusieurs années. Peu sont cependant conscients du fait que BUNDY avait suivi des études pour devenir procureur, et qu’il espérait un jour devenir juge. Ceux qui le savent voient cela comme un trait étrangement ironique – une bizarrerie inexplicable chez BUNDY. Cela ne leur effleure pas l’esprit que le meilleur endroit de la société où se cacher pour un tueur en série psychopathe est de devenir procureur ou juge ; et je vous assure que c’est ce que font les psychopathes du monde entier.
[...]
John a un grand rêve : devenir juge. C’est la plus grande récompense possible pour un psychopathe : revêtir la robe royale de la Justice – devenir un demi-dieu – voir les autres L’implorer et quémander Son indulgence ; voir tout le monde se lever par révérence et respect quand il entre dans la pièce, car Ses mots sont littéralement la Loi ; être en mesure d’infliger aux hommes toutes sortes de souffrances, juste parce
qu’Il le peut ; punir sommairement quiconque afficherait un mépris mérité à son égard ; avoir pouvoir de vie et de mort sur le peuple ; être gratifié du seul titre royal qu’on puisse accorder aux États-Unis : « Votre Honneur ».
Isolée, menacée, cilbée par les pouvoirs juridiques, médiatiques, politiques, Eva Joly a été contrainte à l’exil.
On peut constater quelques similitudes troublantes avec la situation de Thierry Meyssan qui a décrit « une France, placée sous le contrôle des services étatsuniens, où une opinion publique anesthésiée n’a pas conscience du contrôle politique. Selon lui, il y avait péril en la demeure et la menace qui l’a contraint à partir ne tardera pas à s’exercer sur d’autres. »
De même Eva Joly se retira de la vie juridique française en 2002 en déclarant : « J'ai quitté la France. Je suis partie parce que je ne voulais laisser à personne les moyens et le temps de se venger. »
Il est piquant de constater que cette même année 2002 Nicolas Sarkozy était nommé ministre de l’Intérieur. Evidemment, la synchronicité entre l’exil forcé d’Eva Joly craignant des vengeances et la nomination de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur est purement fortuite.
Voici donc la France dans laquelle nous vivons : les pires escrocs comme Pasqua ou Tapie cumulent la gloire et la fortune tandis que ceux et celles qui ont osé défendre la vérité et la justice se retrouvent calomniés, menacés et contraints de s’exiler pour sauver leur vie.
Que vont donc devenir tous ceux qui, comme Eva Joly luttent pour que la justice regagne la place qu’elle mérite, et pour que les élites au pouvoir cessent de détruire nos consciences ? Devons-nous tous opter par l’exil ? Non, nous ne le croyons pas.
Une solution collective est indispensable. Dans l’histoire de France et du monde, nous avons vu de nombreux exemples de leaders qui, malgré tous leurs efforts et leurs meilleures intentions, ont fini par s’exiler ou ont été victime d’un « accident » ou d’un assassinat à la barbe et aux yeux de tous.
Nous devons empêcher que l’histoire se répète. Pour cela, nous ne pouvons pas lutter seuls comme l’ont fait tous ces héros. Si la plupart de la population prend conscience du problème de la psychopathie au pouvoir, il suffira de dire NON en masse pour qu’un changement ait lieu. La connaissance à ce propos pourrait protéger non seulement nos vies mais aussi celles des prochaines générations.
14:20 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : eva joly, norvège, tapie, elf, taiwan, frégates, crédit lyonnais, justice, sarkozy
06.06.2009
Condamnation Alterinfo : 4 mois avec sursis
Vendredi 05 juin 2009
Note : Il n'est plus besoin de prouver que la France est sous l'emprise du lobby sioniste, en témoignent la récente tentative d'interdiction de la liste antisioniste de Dieudonné ou l'affaire Dieudonné / Bernheim, où le premier se voit poursuivi pour injure raciale à caractère antisémite tandis que le second voit son affaire classée sans suite. En France (et en Europe), on peut donc traiter quelqu'un de nègre (ou de bougnoule, ou de sale blanc) sans se faire inquiéter par la justice. Par contre, osez proférer l'insulte "youpin" (quel que soit le contexte), et vous aurez immédiatement la justice sur le dos. Seul un paranoïaque dégénéré penserait que la justice pratique le 2 poids 2 mesures. Selon que vous serez puissant (producteur de TV sioniste) ou misérable (humoriste antisioniste, de préférence "nègre"), les jugements de cour vous rendront blanc ou… noir.
Aujourd'hui, c'est au tour d'Alterinfo de subir les foudres des censeurs pour avoir publié deux textes d'un auteur jugé antisémite. Tout est bon pour faire taire la voix de la dissidence, faire couler les sites indépendants et censurer les quelques rares espaces de liberté et d'information réellement alternative que l'on trouve encore sur le Net.
Le tribunal a rendu hier son jugement dans l’affaire de provocation à la discrimination raciale: le directeur de publication de l’agence de presse associative « Alter-Info » a été condamné à quatre mois d’emprisonnement avec sursis. Le tribunal a été placé sous surveillance étroite par le commissariat hier matin pour éviter tous débordements comme lors de la dernière audience (DNA du 3 avril).
D’intervention, il n’y en aura pas eu besoin puisque le prévenu n’est pas venu, pas plus que ses soutiens, pour entendre le délibéré : Cekici Zeynel, 44 ans, directeur de publication d’une agence de presse associative baptisée « Alter-Info » a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, la publication de la condamnation dans la presse, à 1 € symbolique de dommages et intérêts, à verser à l’Union des étudiants juifs de France, à l’association « J’accuse, Action internationale pour la justice » et à la Licra, ainsi qu’à 2 250 € de frais.
Ce Mulhousien a créé sur internet un site d’information alternative et c’est sur ce même site, ouvert aux commentaires, que plusieurs associations avaient constaté le 25 septembre et le 2 octobre 2007, deux articles mis en ligne. Deux papiers écrits par Henry Makow, écrivain conspirationniste canadien d’origine suisse, ayant pour titre « L’impérialisme du capital juif » et « Les États-Unis, l’Angleterre et Israël ne sont que des colonies ». En préambule de ces articles, le prévenu avait rédigé une mise en garde par rapport aux textes. Mais les associations, qui se sont portées partie civile, estimaient qu’il y avait bel et bien provocation à la discrimination raciale, diffamation raciale et religieuse et contestation de l’existence de crime contre l’humanité.
Le mis en cause s’était défendu de tout racisme mais estimait qu’il ne devait pas censurer les passages tendancieux. Le tribunal a tranché. A noter que dans un communiqué, la Licra, défendue par Me Rodolphe Cahn, s’est félicité de la condamnation prononcée.
Alain Cheval
15:16 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : alterinfo, dieudonné, makow, bernheim, sionisme
Hadopi : le Conseil constitutionnel devrait censurer le texte
Numérama, vendredi 05 juin 2009
Le Conseil constitutionnel rendra dans les prochains jours son avis sur la constitutionnalité de la loi Création et Internet. Sans attendre, deux docteurs en Droit publient, l'un sur une revue très reconnue des experts en Droit, l'autre sur un très sérieux site de veille juridique, leur analyse. Ils concluent tous les deux à la très probable censure, au moins partielle, de la riposte graduée.
Les députés socialistes, communistes et verts ont saisi le Conseil constitutionnel le 19 mai dernier, pour qu'il donne son avis sur le projet de loi Création et Internet. Le texte est-il, oui ou non, conforme aux principes posés par la Constitution et ses textes périphériques ? Le Conseil doit rendre son avis dans les tous prochains jours (au plus tard le 19 juin), mais si l'on en croit l'avis d'éminents juristes, il est impossible qu'il ne censure pas au moins partiellement le projet de loi créant l'Hadopi.
Le bloggeur Stan a notamment mis la main sur un article des très influentes "Petites Affiches", dans la collection "Doctrine de Droit constitutionnel". Quiconque a fait des études des Droit connaît l'importance des Petites affiches dans l'orientation de la jurisprudence. En plus de la publication et du commentaire des grandes décisions judiciaires, les Petites affiches donnent la plume à d'éminents juristes pour qu'ils enrichissent "la doctrine", c'est-à-dire le socle idéologique et technique qui préside souvent aux décisions rendues par les juges. Son avis est nécessairement pris en compte par le Conseil constitutionnel, ou ils permettent en tout cas de deviner la position que prendront les sages.
Dans son article, le docteur en droit public Hubert Lesaffre assure que "la constitutionnalité de ce dispositif (la riposte graduée, ndlr) est sujette à caution". "Aussi bien sur le terrain des principes constitutionnels applicables à la matière contractuelle, que sur celui de la protection des droits fondamentaux, cette disposition est d'une constitutionnalité qui prête à controverses", écrit le juriste. Il dégage cinq points posant particulièrement problème, tous concentrés sur la sanction :
- L'enrichissement sans cause des FAI qui continueraient à percevoir le paiement de l'abonnement à Internet alors qu'il est suspendu, et qu'il ne rend donc pas le service qu'il fait payer. D'abord établi par la jurisprudence des tribunaux, le principe a désormais valeur constitutionnelle ;
- La suspension de l'accès à Internet porterait atteinte à la liberté contractuelle, érigée en principe constitutionnelle sur la base de l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen, qui fait partie du bloc de constitutionnalité observé par le Conseil. "Cette atteinte à la liberté contractuelle apparaît d'autant moins justifiée qu'il n'existe pas de lien avec le motif d'intérêt général poursuivi par la loi puisqu'en aucune façon les auteurs, dont on entend protéger les droits, ne bénéficieront des sommes ainsi prélevées", écrit Dr Lesaffre ;
- L'Hadopi porterait atteinte à la légalité des délits et des peines, qui veut que la sanction encourue pour un délit soit connue et déterminée. Ce qui ne serait pas le cas de l'obligation de continuer à payer son abonnement à Internet. Car, comme le croit le juriste, "la disposition en cause pourrait être assimilé à une sanction financière, dont le montant n'est pas déterminé, ce dernier résultant non pas de la loi mais des clauses contractuelles unissant l'abonné à son fournisseur d'accès, le privant ainsi de base légale" ;
- De plus, il y aurait alors risque de double peine, puisque le Conseil constitutionnel a déjà jugé dans sa jurisprudence qu'une "sanction administrative de nature pécuniaire ne peut se cumuler avec une sanction pénale". Or la sanction administrative de l'Hadopi n'empêche pas la sanction pénale pour fait de contrefaçon.
- Enfin, l'Hadopi serait contraire au principe d'égalité, puisqu'en fonction du contrat qui le lie avec son FAI, un abonné pourrait être condamné à payer plus cher qu'un autre, pour un fait similaire. "La discrimination ainsi engendrée sera dépourvue de tout lien, même indirect, avec l'objet que la loi établit, la protection des droits des auteurs", écrit le juriste.
Par ailleurs, c'est sur Juriscom que l'on peut trouver une autre analyse, encore plus cinglante. Elle aussi docteur en droit, Estelle De Marco conclut une longue et riche analyse de 21 pages par ces mots : "Au terme de cette étude très partielle de la petite loi dite « création et Internet », nous constatons donc que si l’objectif du législateur est louable, le texte qui en résulte présente de sérieuses lacunes en termes de protection des libertés fondamentales et de compréhension des nouvelles technologies, qui pourraient bien le rendre inapplicable". Nos amis de PC Inpact publient un résumé de ses principaux arguments :
- Atteinte à l'égalité des citoyens devant la justice ;
- Atteinte aux droits de la défense ;
- Atteinte à la présomption d'innocence ;
- Atteinte aux libertés et au principe de nécessité ;
Elle conclut, plus politiquement, en estimant que la loi Hadopi est une erreur dans la politique pénale, qui manque de proportionnalité. "Il nous semble que la pédagogie et l'information devraient constituer des priorités de l'autorité publique", écrit Estelle De Marco. "Si les valeurs protégées par la loi pénale étaient en outre hiérarchisées selon leur importance, leur protection étant idéalement conforme à cette échelle, la politique pénale serait sans doute plus adaptée à une protection effective de la société, sans atteinte excessive aux libertés individuelles".
14:35 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, internet, piratage, téléchargement, albanel
05.06.2009
Flash de lumière… dans le ciel de Pologne
Traduit du blog Lunarmeteoritehunters
2 juin 2009
FLASH DE LUMIÈRE : Le 31 mai, au soir, dans le nord de la Pologne, des personnes contemplant le ciel ont été éblouies pendant quelques instants par un flash de lumière plus intense que la Pleine Lune. Une caméra automatique de la ville de Gniewowo a pris cet instantané montrant un ciel illuminé :

Qu'est-ce que c'était ? Une météorite d'origine inconnue a explosé en atteignant l'atmosphère terrestre. "C'était un énorme bolide, dont la brillance dépassait probablement la magnitude -13" raconte Przemyslaw Zoladek, un des habitants de Gniewowo. "Il a explosé à 20:48 TU et a été observé par de nombreux badauds, et au moins par deux stations vidéos du réseau polonais d'observation des météores". Nul ne sait si des fragments ont atteint le sol".
15:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : météorite, pologne, météore, flash, bolide


