12.05.2009

Il n'y a pas de misère en France

Cette vidéo n'est pas toute récente mais les mensonges éhontés de Patrick Balkany (accessoirement fondateur du RPR et condamné à de multiples reprises) valent bien un petit flash-back.

Il s'agit donc d'un vrai interview sur une fausse antenne TV du vrai député UMP Balkany extraite d'un pilote de Karl Zero jamais diffusé.

 

Cass'toi pov'con

Suite à l'inoubliable intervention de Sarkozy au Salon de l'agriculture, le site Cass'toi pov'con vous propose un florilège de photos autour de ce thème.

 

 

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Piston, censure et crétinisme

 

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En quelques jours Alain Marleix a réussi à pistonner sa fille, censurer Wikipédia
et utiliser le Falcon présidentiel pour aller voir un match de foot.

 

En février, Rue89 révélait que la fille du secrétaire d'Etat Alain Marleix allait bénéficier d'un piston pour décrocher un poste à la Sorbonne. Face à la polémique suscitée par notre article, l'université avait fait marche arrière. Mais l'épisode fait désordre, et le ministère de l'Intérieur n'aime pas le désordre.

En mars, comme le révèle le blog Tech/notes, un agent de la place Beauvau a tenté plusieurs fois de supprimer la référence à notre article dans la bio Wikipedia du ministre.

En vain, puisque les modérateurs de Wikipedia sont vigilants. Même déconvenue pour un ou des fonctionnaires de la rue de Valois, siège du ministère de la Culture, qui ont essayé de caviarder l'article sur la loi Hadopi.

Ces éminents agents ministériels n'ont apparemment toujours pas compris qu'il suffit, pour n'importe quel internaute, de cliquer sur l'onglet « Historique » de la page Wikipedia. Quand on constate un changement curieux, il est simplissime de comparer les deux versions. Ainsi, sur la biographie d'Alain Marleix, on remarque qu'un internaute a supprimé ce paragraphe :

« Alain Marleix a été mis en cause par le site Rue89 en février 2009 concernant la désignation de sa fille Laurence Saint-Gilles à un poste de Maître de conférences à la Sorbonne. Le 3 mars 2009, le conseil d'administration de l'Université Paris IV-Sorbonne a finalement décidé d'annuler la procédure de recrutement sur ce poste pour mettre fin à toute polémique (Source : Rue 89). »

Netname : FR-MINISTERE-INTERIEUR

Cette modification était signée de l'adresse IP 212.234.218.194. En entrant cette adresse dans le moteur de recherche d'adresse IP de n'importe quel WhoIs, comme celui-ci, on obtient une réponse limpide :

« netname : FR-MINISTERE-INTERIEUR
descr : MINISTERE de L'INTERIEUR
country : FR »

Moralité : depuis la démocratisation d'outils permettant de retracer les modifications d'articles sur Wikipedia, comme le Wikiscanner, les institutions ou entreprises n'ont pas renoncé à imposer leur « vérité » aux lecteurs de l'encyclopédie la plus populaire au monde. Tech/notes cite aussi parmi ces « manipulateurs » TF1. En 2007, Rue89 avait élu le maire de Levallois-Perret -et proche de Nicolas Sarkozy- Patrick Balkany comme champion du vandalisme sur Wikipedia.

Article original : Rue 89


Note : Une nouvelle fois les laquais de Sarkozy brillent par leurs qualités : favoritisme, censure et ignorance crasse de l'informatique.

Cependant, même si l'outil de comparaison de version d'article proposé par Wikipédia a permis de débusquer cette affaire, n'oublions pas la partialité manifeste de cette encyclopédie dès que l'on touche à des sujets politiquement sensibles, comme en atteste cet article publié en octobre 2007.

Pour écarter définitivement le thèse de la polémique infondée, du piston "à l'insu de son plein gré" et de la censure involontaire, soulignons qu'Alain Marleix n'est pas vraiment un perdreau de l'année.

En 1986, Marleix devient conseiller auprès du ministre de l'Intérieur de l'époque qui n'était autre que ... Charles Pasqua.

En 2004, Alain Marleix signe une proposition de loi visant à rétablir la peine de mort. En 2007 dans une pirouette opportuniste à faire pâlir Kouchner, il vote en faveur du projet de loi constitutionnelle relatif à l'interdiction de la peine de mort.

En mars 2009, il prétexte une réunion sur la sécurité pour aller voir le match de football Barcelone-Lyon en Falcon présidentiel.

Pour un putain de champ de maïs ... ogm

Note : Voici exposée au grand jour la manière dont l'Etat français traite les gens de tous âges venus manifester contre la culture en plein air d'OGM.

Tout y est : gendarmerie, armée, hélicoptères, camions de transport de troupes, grenades lacrymogènes, chiens d'attaque, matraques...

Manifestement l'Etat fait du zéle lorsqu'il s'agit de défendre les profits de quelques multinationales de l'agroalimentaire même si cela se fait au prix de la vérité, de la liberté et de la santé des citoyens.

 


Note : Le seul problème c'est que depuis la sortie de cette vidéo en 2004, les études scientiques accablantes prouvant la toxicité des OGM se sont accumulées.

L'article ci-dessous décrit précisement comment certains OGMs sont liés à des pathologies spécifiques. Dans chacun des cas cités, les sources sont fournies ainsi que les références exactes des études scientifiques prouvant ces toxicités.

 


Essais cliniques sur des enfants d’un riz modifié génétiquement, non homologué et non caractérisé

Plus de 30 scientifiques et universitaires hauts placés ont signé une lettre ouverte de réprobation contre les chercheurs de l'Université Tufts (Boston) aux États-Unis, qui ont effectué des essais cliniques sur des enfants avec un organisme génétiquement modifié (OGM), le « Golden Rice » (riz doré) [1] (Scientists Protest Unethical Clinical Trials of GM Golden Rice). Les scientifiques affirment que ces essais violent le Code Éthique de Nuremberg, introduit à la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour éviter la redite des expériences faites par des scientifiques nazis sur de nombreux enfants.

Les essais cliniques du « Golden Rice 2 » (GR2) ressemblent à une collection d’expériences transgéniques de laboratoire, non caractérisées en termes de base moléculaire génétique ou de propriétés biologiques et biochimiques, sans aucun test préalable sur animaux, ni soumis à quelque autre évaluation sécuritaire.

Sur les trois études citées sur le site Internet des essais cliniques, deux impliquent des enfants. La première, « Retinol Equivalence of Plant Carotenoids in Children » [2], un essai de phase II, comparant la valeur en vitamine A du bêta-carotène dans des gélules d’huile, d’épinards et de Golden Rice, enrôlant 72 enfants de 7 à 9 ans, a démarré en septembre 2004 et s’est terminée en novembre 2005. La deuxième étude portant le même titre, un essai de phase II [3] également, enrôlant 72 enfants de 6 à 8 ans, a commencé fin juillet 2008 et s’est terminée en janvier 2009. Aucun résultat n’est disponible pour ces études (au 17 mars 2009).

La troisième étude [4], « Bioavailability of Golden Rice Carotenoids in Humans, » dite « en cours, mais ne recrute pas de participants, » est un essai de phase I sur 6 adultes de 40 à 70 ans. Débutant en août 2004, elle devait se terminer en août 2008. Encore une fois, aucun résultat n'est disponible, même si un article dans Science (25 avril 2008) [5] a mentionné « il sera publié bientôt une étude récente, dirigée par Robert Russell de l'Université Tufts de Boston, dans laquelle des volontaires sains ont mangé du riz doré cuit. »

Toutes ces études ont été faites aux États-Unis, mais il semble que des essais aient aussi été effectués et/ou projetés ailleurs.

Le site Internet du Golden Rice Project [6] (consulté le 17 mars 2009) déclarait : « Le riz doré a subi de nombreux tests depuis qu'il a été créé. » Neuf points sont cités, mais aucun test sur l'alimentation animale ne figure parmi eux. Les deux derniers points sont les suivants :

8. Les tests de biodisponibilité (disponibilité biologique) envers le bêta-carotène et de la bioconversion en vitamine A .... avec du Golden Rice étiqueté deutérium en aliment pour adultes aux Etats-Unis et pour un petit groupe d'enfants en Chine, ont été effectués. Les premiers tests sont une grande réussite et les derniers sont en cours d’évaluation.

9. Des tests alimentaires sur adultes en Chine ont été effectués pour mesurer l'effet des matières grasses du régime sur la biodisponibilité et la bioconversion.

Un journal indien a signalé [7] qu'un essai clinique a été écourté en Chine en juillet 2008, au moment où le gouvernement a découvert que 24 écoliers de 6 à 8 ans de Henyan, dans la province du Hunan, devaient servir de cobayes dans un essai avec du riz doré. Ce test, sponsorisé par l'Université Tufts, avait obtenu l'approbation de l’US National Institute of Health, mais pas celle du gouvernement chinois, qui a été alerté par Greenpeace. Greenpeace a aussi prévenu du risque des essais le gouvernement du Bangladesh, d’Inde, d’Indonésie, des Philippines et du Viêt-nam. Mais au moins trois laboratoires d’État en Inde mènent des recherches sur le riz doré : l'Institut Indien de Recherche Agricole à New Delhi, l’Université Agricole Tamil Nadu, et la Direction de la Recherche sur le Riz à Hyderabad.

Bien que le riz doré ait été créé il y a environ dix ans par Ingo Potrykus à l'Institut des Sciences Végétales de l'Institut Fédéral de Technologie Suisse et Peter Beyer à l'Université de Fribourg [8], il est resté depuis en laboratoire. S'adressant à la revue Science en avril 2008 [5], Potrykus reproche amèrement « deux décennies de psychose entretenue par des organisations comme Greenpeace, » qui ont créé un climat réglementaire si lourd que seules les grandes compagnies peuvent se permettre d'obtenir l’homologation de quelques OGM. Le fait que ces produits n’ont jamais été prêts à l’homologation commerciale pourrait être plus proche de la vérité.

Selon un récent rapport [9], une déclinaison du riz doré a été envoyée en Allemagne en 2001 pour un essai alimentaire sur des souris. Mais quand la teneur en caroténoïdes des grains a été vérifiée, les scientifiques ont eu la « surprise de découvrir qu'ils contenaient moins de un pour cent de la quantité prévue. » Après cuisson, le riz a perdu encore 50 pour cent de ses caroténoïdes, de sorte que l’essai a été abandonné.

En 2005, Syngenta a créé le GR2 [10] en utilisant la version de maïs [ndt : ?] de l'enzyme phytoene synthase prélevée sur la jonquille. Le GR2 produit jusqu'à 23 fois la quantité de caroténoïdes du Golden Rice GR1.

Mais le GR2 n'est pas une variété transgénique unique, établie sur une seule opération de transformation. Au contraire, il est explicitement indiqué [10] que : « Les déclinaisons de riz transgénique signalées sont expérimentales. » Il n’est pas dit si tous les participants, enfants ou adultes, à ces essais ont reçu du GR2 de la même occurrence. Le résultat des essais, toujours inédit, pourrait bien être tout à fait inutile.

Syngenta fait don de ces déclinaisons de GR2 par l’intermédiaire de l’Humanitarian Project for Golden Rice, pour des recherche et des développements supplémentaires (à des instituts en Chine, en Inde, aux Philippines, en Indonésie, au Bangladesh et au Viêt-nam), « grâce à des licences sous certaines conditions, » incluant d’« être administré par la direction stratégique du Golden Rice Humanitarian Board, » les demandes devant être adressées à Dubock Adrian, un ancien employé de Syngenta.

Dubock a aidé Potrykus Beyer et élaborer un accord dans lequel Syngenta pourrait développer la commercialisation du Golden Rice, mais les agriculteurs des pays en développement qui gagnent moins de 10.000 dollars US par an pourraient l'obtenir gratuitement [5]. Dubock a quitté Syngenta pour prendre sa retraite en 2007, mais reste membre du Golden Rice Humanitarian Board, présidé par Potykus.

 

Le Golden Rice ou comment ne pas faire de la science

Le riz doré, génétiquement modifiées pour produire de la pro-vitamine A dans l'albumen (partie du grain restant après polissage), a été annoncé en grande pompe en 2000 comme un palliatif de la carence en vitamine A, très répandue dans les pays en développement.

Ce projet, qui a déjà coûté 100 millions de dollars US, est financé par la Fondation Rockefeller, l'Institut de Technologie Fédéral Suisse, le Programme de Biotechnologie de la Communauté Européenne et le Bureau Fédéral Suisse pour l'Éducation et les Sciences, et son développement pourrait encore coûter bien davantage. Au moins 70 prétentions brevetées sur des gènes, des séquences et des constructions d’ADN, lui sont associées, un problème seulement résolu en partie dans l’« accord révolutionnaire » conclu par Dubock (voir ci-dessus).

La condamnation a été rapide et unanime, en particulier parce qu'il est absurde de proposer du riz doré comme remède à la carence en vitamine A quand il existe beaucoup d'autres sources infiniment moins chères de vitamine A ou de pro-vitamine A, comme les légumes verts et les riz colorés non polis, en particulier les variétés noires et violettes [11], qui seraient riches en autres vitamines et minéraux essentiels, et donc beaucoup plus nutritifs. L’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a lancé en 1985 un projet pour faire face à la carence en vitamine A en utilisant une combinaison d’aliments enrichis, de compléments alimentaires et des améliorations générales dans le régime, en encourageant les gens à cultiver et à manger divers légumes à feuilles vertes. L’une des principales découvertes de ce projet est que l'assimilation de la pro-vitamine A dépend de l'état nutritionnel, qui à son tour dépend de la diversité de la nourriture consommée [12].

La principale cause de la faim et de la malnutrition dans le tiers monde est la monoculture industrielle de la révolution verte, qui, en anéantissant la biodiversité agricole et la fertilité des sols, a entraîné une carence encore plus grande en minéraux et oligo-éléments dans la nourriture. Le Golden Rice, comme les autres cultures génétiquement modifiées, est pire que la monoculture industrielle. Il ne fera qu'exacerber cette tendance ainsi que la destruction des terres agricoles et l'appauvrissement des familles d'agriculteurs, qui ont aussi accompagné la révolution verte [13] (voir Beware the New "Doubly Green Revolution", SiS 37).

Le GR1 a été créé selon la norme de « première génération » des techniques génétiques, utilisant des constructions génétiques qui provoquent des mutations incontrôlables et divers dommages collatéraux au génome de la plante hôte, avec de nombreux effets inattendus non caractérisés [14]. En outre, les séquences virales et bactériennes, dont les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques, dans la construction génétique et le vecteur créé pour le transfert des gènes, augmentent le transfert horizontal des gènes et la recombinaison [réarrangement des gènes du fait de certains mécanismes naturels, ndt], c’est-à-dire, la voie royale pour la création de nouveaux agents pathogènes et la propagation de la résistance aux antibiotiques.

Le GR2 représente une amélioration dans la mesure où les marqueurs de résistance aux antibiotiques ne sont plus utilisés, mais il comporte toujours un méli-mélo de combinaisons de séquences d’agents pathogènes végétaux (utilisé en système de vecteur binaire) Agrobacterium et Erwinia uredovor, et E. coli, habitant l'intestin humain, qui contient aussi des souches pathogènes. Nous avons mis en évidence les dangers spécifiques du vecteur Agrobacterium depuis 2003 [15] (Agrobacterium & Morgellons Disease, A GM Connection?, SiS 38) (voir ci-dessous).

La principale raison d’être du Golden Rice fut révélée dans le très long article de fond [16] qui accompagnait la publication scientifique [8]. Il déclarait : « On ne peut qu'espérer que cette application végétale du génie génétique améliore la misère humaine, nonobstant les profits à court terme de cette technologie pour restaurer l'acceptabilité politique. »

Une vérification détaillée du projet [14] (The 'Golden Rice', An Exercise in How Not to Do Science, ISIS Report) a découvert les « imperfections fondamentales » du raisonnement scientifique et social en faveur de la science et de la technologie en cause. Elles ont été promues « pour sauver de la banqueroute aussi bien morale que financière l'industrie de la biotechnologie agricole. » La situation n’a guère changé depuis.

La phase II des essais cliniques des déclinaisons expérimentales non caractérisées et non homologuées du GR2, sur des enfants, dont certains peuvent même souffrir de carence en vitamine A, est moralement inexcusable. L’innocuité du GR2 n'a pas été évaluée, et il existe des raisons de soupçonner qu'il est dangereux.

 

L’innocuité des OGM en question

L'industrie des biotechnologies trouve toujours les aliments et les fourrages génétiquement modifiés « aussi sûrs que leurs homologues naturels, » et les organismes de réglementation des États-Unis et de l'Union Européenne acceptent cette affirmation basée d’une manière écrasante sur des études réalisées et interprétées par l'industrie [17] (GM Food Nightmare Unfolding in the Regulatory Sham, ISIS scientific publication).

Il existe aujourd'hui une série d’évidences montrant qu'exposer de nombreuses espèces animales à diverses cultures génétiquement modifiées, et à leurs dérivés alimentaires, peut provoquer des maladies et la mort, ce qui soulève l’éventualité précise de la dangerosité par nature de la modification génétique [18] (GM is Dangerous and Futile, SiS 40). Ce fait est confirmé par les résultats obtenus dans les études les plus récentes.

Le gouvernement autrichien a commissionné des études de longue durée, montrant que les souris nourries de maïs hybrides (NK603xMON810), tolérant au glyphosate et au biopesticide Cry1Ab, produisent des portées moins nombreuses et plus petites avec de nombreux gènes affectés par rapport aux souris témoins [19] (GM Maize Reduces Fertility & Deregulates Genes in Mice, SiS 41). Dans le même temps, l'Institut National de Recherche Italien a publié une étude montrant que le maïs GM MON810 dans l’alimentation les jeunes et vieilles souris produit chez elles des troubles du système immunitaire [20] (GM Maize Disturbs Immune System of Young and Old Mice, SiS 41). En Inde, la première évaluation indépendante d’une étude sur l'alimentation présentée aux autorités de régulation par Monsanto et sa filiale en Inde Mahyco, a montré que l’aubergine Bt avait provoqué de nombreuses altérations chez plusieurs espèces animales, dont de la diarrhée, l’augmentation de la consommation d'eau et la diminution du poids du foie chez le rat [21] (Bt Brinjal Unfit for Human Consumption, SiS 41).

Plusieurs raisons font que la modification génétique est dangereuse par nature, comme ce fut formulé il y a plus de dix ans [22] (Genetic Engineering: Dream or Nightmare?), et, malheureusement, ce n’est toujours pas pris en compte par les autorités de régulation, et encore moins étudié par principe. Le danger peut venir de la protéine transgénique elle-même, qui peut être toxique ou immunogène [23] (Transgenic Pea that Made Mice Ill, SiS 29) ; de la toxicité des herbicides, comme le glyphosate, auquel sont rendues tolérantes plus de 70 pour cent des OGM cultivés aujourd'hui mondialement [24] (Death by Multiple Poisoning, Glyphosate and Roundup, SiS 42) ; ou il peut être totalement imprévu : effets mutagènes inattendus dus à l'insertion d'ADN étranger dans le génome, et, pire encore, à l'instabilité des lignées transgéniques, ce qui rend quasiment impossible toute évaluation sécuritaire convenable [25] (Transgenic Lines Unstable hence Illegal and Ineligible for Protection, SiS 38).

L’un des risques majeurs inhérents aux organismes génétiquement modifiés est de favoriser le transfert horizontal des gènes et la recombinaison [26] (Horizontal Gene Transfer from GMOs Does Happen, SiS 39). C’est bien pire avec les plantes transgéniques du genre Golden Rice (GR1 et GR2), qui ont été créées à l'aide du système de vecteur binaire Agrobacterium, surtout parce que la bactérie Agrobacterium ainsi que le vecteur binaire tendent à persister dans les plantes transgéniques, fournissant ainsi un véhicule tout prêt pour d’autres transferts horizontaux de gènes vers toute espèce interagissant avec le matériel végétal transgénique, notamment les cellules humaines. L’Agrobacterium est connu pour sa capacité à envahir les cellules humaines. Le transfert horizontal d'ADN transgénique dans les cellules humaines a le potentiel d’engendrer des mutations, dont le cancer. En général, le transfert horizontal d'ADN transgénique facilite la création de nouveaux agents pathogènes. L'identification de séquences d'Agrobacterium chez les patients atteints de la Maladie des Morgellons soulève des questions quant à savoir si le recours généralisé aux vecteurs d'Agrobacterium en génie génétique a vraiment abouti à la création d'un nouvel agent pathogène pour l'homme [15].

 

La dangerosité particulière du Golden Rice

En outre, le déséquilibre de l’augmentation d’un seul des nutriments de la plante modifiée génétiquement pourrait faire plus de mal que de bien [27] (GM Crops and Microbes for Health or Public Health Hazards? SiS 32). Comme le fait remarquer David Schubert du Salk Institute for Biological Sciences de La Jolla en Californie [28], les plantes possèdent la capacité de synthétiser entre 90.000 et 200.000 petites molécules accessoires, avec un maximum de 500 chez une seule espèce. Cet immense répertoire est dû en partie à des enzymes à très faible spécificité de substrat, qui sont modifiées par des mutations imprévisibles et les effets pléiotropiques liés à la technologie du génie génétique. Par ailleurs, la surdose d’un élément nutritif unique est connue pour être toxique, la vitamine A est un cas d'espèce. Schubert met en lumière les effets toxiques de l'acide rétinoïque et d'autres métabolites du bêta-carotène, seuls quelques-uns d'entre eux pouvant être identifiés et mesurés dans l'état actuel de la technologie.

Le Golden Rice est enrichi en bêta-carotène qui, à l'ingestion, est coupée en deux pour générer le rétinal servant au cycle visuel. Le rétinal est aussi réduit en vitamine A, ou oxydé en acide rétinoïque (RA), qui interagit avec des récepteurs nucléaires spécifiques. Pour l’essentiel, toute l’activité biologique des rétinoïdes, en dehors de la vision, implique le RA. Alors que les fortes concentrations de vitamine A sont toxiques, le RA est actif biologiquement à des taux plus faibles de plusieurs ordres de grandeurs que la vitamine A. Schubert déclare par conséquent [28] : « l'excès de RA ou de ses dérivés est extrêmement dangereux, en particulier pour les nourrissons et pendant la grossesse. » Le RA est nécessaire au développement du système nerveux, à la fois pour contrôler directement la différenciation des nerfs et pour générer les gradients de concentration qui réalisent la migration des cellules, la segmentation embryonnaire et le développement. Le RA et ses dérivés synthétiques sont donc tératogènes (susceptible de provoquer des malformations à la naissance). Ils peuvent s'accumuler dans la graisse et le plasma, devenant un facteur de risque pour la grossesse jusqu’à 2 ans après ingestion, et de multiples petites doses de rétinoïdes sont plus toxiques qu’une seule grande dose.

À cause de la nature des fonctions biologiques contrôlées par de faibles taux de RA, toute perturbation de ses voies de transmission par des récepteurs agonistes ou antagonistes au RA dérivé des plantes auront des conséquences cliniques. « Les modifications génétiques servant à accroître le bêta-carotène de synthèse peuvent-elles créer de tels composés ? » (Cette question reste à ce jour sans réponse.) Six cents composés existent naturellement dans la famille du carotène, et au moins 60 peuvent être précurseurs des rétinoïdes. « Par conséquent, les plantes ont la capaciité de créer beaucoup de composés potentiellement dangereux du genre retinoides lorsqu’il y a augmentation du taux de bêta-carotène intermédiaire de synthèse, comme dans le riz doré. »

Alors que tous les rétinoïdes et les dérivés sont susceptibles d'être tératogène, bien des dosages et des informations concernant le comportement et l'activité tératogène ne sont disponibles que pour trois d’entre eux : la vitamine A, le RA, et le rétinal. Par conséquent, au moins, « une expérimentation sécuritaire approfondie devrait être nécessaire avant de présenter le riz doré comme une nourriture. »

 

Références

1. Scientists Protest Unethical Clinical Trials of GM Golden Rice, Open Letter, 12 February 2009, for complete list of signatories see http://www.gmfreecymru.org/open_letters/Open_letter12Feb2...

2. Project NCT 00082420. Retinol Equivalence of Plant Carotenoids in Children. http://clinicaltrials.gov/show/NCT00082420

3. Project NCT 00680212. Vitamin A Equivalence of Plant Carotenoids in Children. http://clinicaltrials.gov/ct2/show/record/NCT00680212?ter... +rice&rank=3

4. Project NCT 00680355.(10) Bioavailability of Golden Rice Carotenoids in Humans. http://clinicaltrials.gov/ct2/show/record/NCT00680355?ter... +rice&rank=1

5. Enserink M. Tough lessons from Golden Rice. Science 2008, 320, 468-71.

6. Research on Biosafety, http://www.goldenrice.org/Content2-How/how3_biosafety.html

7. “A new genetically modified rice strain is breeding controvery”, Noemie Bisserbe 26 August 2008, Businessworld, http://www.businessworld.in/index.php/Economy-and-Banking...

8. Ye X, Al-Babili S, Kloti A., Zhang J, Lucca P, Beyer P. and Potrykus I. Engineering the provitamin A (b-carotene) biosynthetic pathway into (carotenoid-free) rice endosperm. Science 2000, 287, 303-5.

9. Then C. A critical look at golden Rice after nearly 10 years of development. C Commissioned by Foodwatch in Germany, January 2009.

10. Paine JA, Shipton CA, Chaggar S, Howells RM, Kennedy MJ, Vernon G, Wright SY, hinchliffe E, Adams JL, Silverstone AL and Drake R. Improving the nutritioinal value of Golden Rice through increased pro-vitamin A content. Nature biotechnology 2005, 21, 482-7.

11. Frei M and Becker K. Fatty acids and all-trans-b-carotene are correlated in different colored rice landraces. J Sci Food Agri 2005, 85, 2380-4.

12. Koechlin F. The ‘golden rice’ – a big illusion? Third World Resurgence 2000, #114/115, 33-35.

13. Ho MW. Beware the new “doubly Green Revolution”. Science in Society 37, 26-29, 2008.

14. Ho MW. The ‘Golden Rice’ – An Exercise in How Not to Do Science. TWN Biotechnology and Biosafety Series No. 6, Third World Network, Penang, 2002. http://www.i-sis.org.uk/onlinestore/books.php#276

15. Ho MW and Cummins J. Agrobacterium & Morgellons Disease, a GM connection? Science in Society 38, 33-35, 2008.

16. Guerinot ML. The Green Revolution strikes gold. Science 2000, 287, 241-3.

17. Ho MW, Cummins J and Saunders PT. GM food nightmare unfolding in the regulatory sham. Microbial Ecology in Health and Disease 2007, Disease 2007, 19, 66-77. http://www.i-sis.org.uk/onlinestore/papers2.php#section5

18. Ho MW. GM is dangerous and futile, we need organic sustainable food and energy systems now. Science in Society 40, 4-8, 2008.

19. Ho MW. GM maize reduces fertility & deregulates genes in mice. Science in Society 41, 40-41, 2009.

20. Ho MW. GM maize disturbs immune system of young and old mice. Science in Society 41, 42, 2009.

21. Burcher S. Bt brinjal unfit for human consumption. Science in Society 41, 50-51, 2009.

22. Ho MW. Genetic Engineering Dream of Nightmare? The Brave New World of Bad Science and Big Business, Third World Network, Gateway Books, MacMillan, Continuum, Penang, Malaysia, Bath, UK, Dublin, Ireland, New York, USA, 1998, 1999, 2007 (reprint with extended Introduction). http://www.i-sis.org.uk/onlinestore/books.php#253

23. Ho MW. Transgenic pea that made mice ill. Science in Society 29, 28-29, 2006.

24. Ho MW and Cherry B. Death by multiple poisoning, glyphosate and Roundup. Science in Society 42 (to appear).

25. Ho MW. Transgenic lines unstable hence illegal and ineligible for protection. Science in Society 39, 28-29, 2008.

26. Ho MW and Cummins J. Horizontal gene transfer from GMOs does happen. Science in Society 39, 22-24, 2008.

27. Cummins J and Ho MW. GM crops and microbes for health or public health hazards? Science in Society 32, 30-33.

28. Schubert DR. The problem with nutritionally enhanced plants. J Medicinal Food 2008, 11, 601-5.


Article Original : ISIS

 

Traduction : Pétrus Lombard.

 

MacDo: "On nous demande de trafiquer les dates limite de consommation"

 

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Création graphique issue de l'ecellent documentaire "Supersize me"

 

Trois salariées d’un McDonald’s de Nîmes affirment que le restaurant fast-food où elles travaillent manque régulièrement aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaires.

Ces trois jeunes femmes syndiquées à la CGT estiment également être victimes de discrimination syndicale.

Elles font l’objet actuellement d’une procédure de licenciement disciplinaire.

Jeudi, en fin de matinée, les trois salariés, soutenus par une trentaine de militants de la CGT, ont dénoncé les pratiques de leur employeur, devant le McDonald’s incriminé, explique le Midi Libre.

Ainsi Rajaa, manager de l’établissement depuis cinq ans affirme:

"On nous demande de falsifier les DLC (date limite de consommation), de réétiqueter ensuite les produits en repoussant la DLC de deux trois, quatre jours, parfois plus".

Tout en ajoutant:

"On recongèle parfois des produits déjà décongelés. Des gâteaux, de la viande, de tout".

Amel et Bouchra, toutes deux employées au fast-food nîmois portent les mêmes accusations.

Ces deux salariées, ainsi que deux autres employés ont adressé, le 1er novembre dernier une lettre au patron de la franchise de leur établissement, pour l’averti des "dysfonctionnements" dans l’espace Mc Café où elles travaillaient.

Des "dysfonctionnements" qui concerneraient la sécurité alimentaire.

Ainsi il est écrit dans ce courrier:

"On nous impose de trafiquer les DLC en les repoussant jusqu'à 10 jours pour certains produits."

Les signataires parlent également "de jeux d'intimidation et de menaces" provenant de leurs "supérieurs hiérarchiques".

Cette semaine, les trois jeunes femmes ont été convoquées à un entretien préalable au licenciement.

Rajaa est catégorique:

"Notre point commun, c'est d'être syndiquées".

10.05.2009

Principes de Nuremberg (1950)

 

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PRINCIPE 4 : Le fait d'avoir agi sur l'ordre de son gouvernement ou celui d'un supérieur hiérarchique ne dégage pas la responsabilité de l'auteur en droit international, s'il a eu moralement la faculté de choisir.

Ce que la science nous apprend sur l’effondrement des tours du WTC

Après la récente publication dans la très sérieuse revue scientifique "Open Chemical Physics Journal" d’un article écrit par neuf chercheurs internationaux démontrant la présence de matériau explosif de type nano-thermite dans les poussières du World Trace Center, l’un des coauteurs, Niels Harrit, fut interviewé sur la chaîne danoise TV2. En voici la vidéo sous-titrée en français, ainsi que sa transcription.

 

 

Des chercheurs internationaux ont trouvé des traces d’explosifs dans les ruines du World Trade Center. Un nouvel article conclut que l’impact des 2 avions détournés n’a pas causé les effondrements en 2001.

DES EXPLOSIFS DANS LES TOURS

Nous revenons sur le 11/9 – l’attaque majeure à New York. Apparemment, l’impact des 2 avions n’a pas causé l’effondrement des tours, c’est ce que conclut un article scientifique publié récemment. Des chercheurs ont trouvé un explosif dans les débris, de la nano-thermite, qui ne pouvait pas venir des avions. Ils croient que plusieurs tonnes d’explosifs ont été préalablement placées dans les buildings.

Journaliste : « Niels Harrit, vous et 8 autres chercheurs concluez dans cet article que c’est de la nano-thermite qui a causé l’effondrement des buildings. Qu’est-ce que la nano-thermite ? »

Harrit : « Nous avons trouvé de la nano-thermite dans la poussière du WTC. Nous ne disons pas que seule la nano-thermite fut utilisée. La thermite date de 1893. C’est un mélange d’aluminium et de poudre de rouille, qui réagit en causant une chaleur intense. La réaction atteint une température de 2500°C. Cela peut être utilisé pour souder ou pour faire fondre de l’acier. La nanotechnologie rend les choses plus petites. Donc, dans la nano-thermite, cette poudre de 1893 est réduite en d’infimes portions, parfaitement dosées. Lorsqu’elles réagissent, une chaleur intense se développe beaucoup plus vite. Des additifs peuvent être mélangés à la nano-thermite pour dégager une intense chaleur, ou servir d’explosif extrêmement puissant. Elle contient plus d’énergie que la dynamite, et peut être utilisée comme carburant pour une fusée. »

Journaliste : « J’ai cherché nano-thermite sur Google, et très peu a été écrit sur le sujet. Est-ce une substance connue des scientifiques ? Ou est-ce tellement nouveau que les scientifiques en connaissent à peine l’existence ? »

Harrit : « C’est une appellation générique pour les substances hautement énergétiques. Si les chercheurs civils (comme moi) ne sont pas familiers avec celles-ci, c’est sans doute parce qu’ils ne travaillent pas beaucoup avec des explosifs. Quant aux scientifiques militaires, il faudrait leur demander. Je ne sais pas dans quelle mesure ils maîtrisent la nanotechnologie. »

Journaliste : « Donc vous avez trouvé cette substance dans le WTC, pourquoi pensez-vous qu’elle a causé l’effondrement ? »

Harrit : « Eh bien, c’est un explosif. Quelle autre raison expliquerait sa présence ? »

Journaliste : « Vous pensez que la chaleur intense a fait fondre la structure d’acier qui supportait les bâtiments, et a causé leur effondrement total ? »

Harrit : « Je ne peux pas le dire précisément, puisque cette substance peut servir les deux objectifs. Elle peut exploser et déchiqueter les matières, et elle peut les faire fondre. Les deux effets ont probablement été utilisés, selon moi. Du métal fondu s’échappe de la tour sud plusieurs minutes avant la chute. Cela indique que la structure tout entière fut affaiblie à l’avance. Ensuite, les explosifs classiques entrent en jeu. La séquence de l’effondrement en soi doit alors être parfaitement réglée, du haut jusqu’en bas. »

Journaliste : « De quelles quantités parle-t-on ? »

Harrit : « Beaucoup. Il n’y avait que 2 avions, et 3 gratte-ciel se sont effondrés. Nous savons en gros combien de poussière fut produite. Les images montrent des quantités énormes, tout fut pulvérisé, sauf l’acier. Et on sait aussi combien nous avons trouvé de thermite qui n’avait pas réagi. Cette matière qui n’a pas réagi pour une raison ou une autre, c’est le ‘loaded gun’, (la preuve). On parle ici en tonnes. Plus de 10 tonnes, peut-être 100. »

Journaliste : « Plus de 10 tonnes, peut-être 100 tonnes, dans les 3 gratte-ciel ? Et ces substances ne sont pas normalement présentes dans de tels buildings ? »

Harrit : « Non, non, non, non ! Ces matériaux sont extrêmement avancés. »

Journaliste : « Comment placez-vous un tel matériau dans un gratte-ciel, à tous les étages ? »

Harrit : « Comment vous l’y apportez ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « Par palettes. Si je devais transporter de telles quantités, j’utiliserais des palettes. Prenez un camion et apportez-les sur des palettes. »

Journaliste : « Pourquoi ne l’a-t-on pas découvert avant ? »

Harrit : « Par qui ? »

Journaliste : « L’entretien, par exemple. Si vous déplacez 10 à 100 tonnes de nano-thermite, et que vous le placez à tous les étages. Je suis juste surpris que personne n’ait rien vu. »

Harrit : « En tant que journaliste, vous devriez poser cette question à la société responsable de la sécurité du WTC. »

Journaliste : « Donc vous ne doutez pas un instant que cette matière était présente ? »

Harrit : « Vous ne pouvez pas ignorer la recherche scientifique. Nous avons trouvé de la thermite qui n’a pas réagi. »

Journaliste : « Quelles réactions votre article a-t-il causées dans le monde ? C’est tout à fait nouveau pour moi. »

Harrit : « Oui, bien sûr. Ça n’a été publié que vendredi dernier. Il est trop tôt pour le dire. Mais l’article n’est peut-être pas aussi révolutionnaire que vous le pensez. Des centaines de milliers de gens dans le monde savent depuis longtemps que les 3 bâtiments ont été démolis. C’est une évidence. Notre recherche n’est que le dernier clou sur le cercueil. Ce n’est pas le ‘smoking-gun’, c’est le ‘loaded-gun’. Chaque jour, des milliers de gens réalisent que le WTC a été démoli. On n’arrêtera pas cela. »

Journaliste : « Pourquoi personne n’a découvert plus tôt qu’il y avait de la nano-thermite dans les buildings ? Presque 10 ans ont passé. »

Harrit : « Vous voulez dire dans les poussières ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « C’est par chance que quelqu’un a regardé la poussière au microscope. Ce sont de minuscules fragments rouges. Les plus gros ont une taille de 1 mm, et peuvent être vus à l’œil nu. Mais vous avez besoin d’un microscope pour voir la grande majorité. C’est par chance que quelqu’un les a découverts il y a deux ans. Il a fallu 18 mois pour préparer l’article scientifique auquel vous vous référez. C’est un article très élaboré basé sur une recherche minutieuse. »

Journaliste : « Vous avez travaillé sur le sujet pendant des années, parce que ça n’avait pas de sens pour vous ? »

Harrit : « Oui, plus de 2 ans en fait. Tout a commencé quand j’ai vu l’effondrement du bâtiment 7, le 3e gratte-ciel. Il s’est effondré 7 heures après les Tours Jumelles. Et il n’y avait que deux avions. Lorsque vous voyez un building de 47 étages, haut de 180 m, s’effondrer en 6,5 secondes, et que vous êtes scientifique, vous dites : « Quoi ? ». J’ai dû le regarder encore… et encore. J’ai poussé le bouton 10 fois, et ma bouche s’ouvrait de plus en plus. D’abord, je n’avais jamais entendu parler de ce bâtiment auparavant. Et il n’y avait pas de raison pour un tel effondrement, tout droit vers le bas, (zoups) en 6,5 secondes. Je n’ai pas eu de paix depuis ce jour. »

Journaliste : « Depuis le 11/9 il y a eu des spéculations, et des théories du complot. Que dites-vous aux téléspectateurs qui entendent parler de votre recherche pour la première fois et disent, ‘Nous avons déjà entendu tout ça, il y a beaucoup de théories du complot.’ Que diriez-vous pour les convaincre que ceci est différent ? »

Harrit : « Je pense qu’il n’y a qu’une seule théorie du complot qui vaut la peine d’être mentionnée, c’est celle des 19 pirates de l’air. Je crois que les spectateurs doivent se poser la question, quelle preuve ont-ils vue qui soutient la théorie officielle du complot. Quelqu’un a-t-il vu des preuves, j’aimerais les entendre. Personne n’a été officiellement été poursuivi. Personne n’est recherché. Notre travail devrait mener à l’ouverture d’une enquête criminelle appropriée sur les attaques terroristes du 11 Septembre. Parce qu’il n’y en a jamais eue. Nous l’attendons toujours. Nous espérons que nos résultats seront utilisés comme preuve technique quand ce jour viendra. »

Journaliste : « Niels Harrit, c’est fascinant, merci d’être venu. »

Harrit : « Ce fut un plaisir. »

Article original : ReOpen 911

Au secours, Tapie est de retour.

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Bernard Tapie condamné en 1995 à deux ans de prison dont huit mois ferme (fraude fiscale), puis condamné à 18 mois de prison dont six ferme en 1997 (corruption).


Le “retour” de Tapie est bien la preuve que rien, absolument rien, n’a changé dans le capitalisme français dont on voulait nous faire croire qu’il avait compris la leçon, qu’il était moralisé, etc. etc.

Et le paysage politique français est tellement sinistré que je vous parie qu’il va se trouver un mouvement politique pour accueillir Tapie les bras ouverts, ravi de trouver une “personnalité médiatique” qui sait parler à la télé et vous garantit du “media-time”… j’espère simplement que le PS ou les Radicaux n’enfonceront pas ce dernier clou dans leur cercueil.

Note : Et pourquoi pas l'UMP ? Avec Kouchner, Attali, Strauss-Kahn, Lang ; Sarkozy a déjà recruté une bonne partie de la fange des parvenus et des opportunistes du paysages politique français.


Tapie n’a rien appris ces 20 dernières années, il a juste attendu que les gens oublient pour pouvoir nous refaire le même jeu de bonneteau…

Dans l’interview – très complaisante – qu’il vient d’accorder au Point, Bernard Tapie déclare être « plutôt à l’heure du bilan ». « Je voudrais revisiter mon parcours », explique nanar « et essayer d’en finir avec mon image de « gagneur » des années 80, cette caricature d’arriviste sans foi ni loi obsédé par le fric qu’on m’a collée sur le dos et dont je n’ai jamais pu me défaire.

J’étais comme ces belles gonzesses dont on pense qu’elles sont idiotes parce qu’elles ont un physique : j’ai fait l’erreur de laisser croire que je me résumais à ce dont j’avais l’air, parce que j’affichais les signes extérieurs de ma réussite-le jet, la télé, le voilier (et sous pavillon français, pas des Bermudes !) »

S’agissant du voilier, la précision ne manque pas de sel. Nanar laisse en effet entendre qu’il serait comporté en contribuable exemplaire en navigant sous « pavillon français ». Ce qui témoigne, une fois de plus, d’un solide culot.

Au début des années 80 Tapie acquiert en effet le « Club Méditerranée », un somptueux quatre mats auprès de la veuve du navigateur Alain Colas. Ce dernier avait disparu en mer. Rénové à coups de millions, rebaptisé « Phocéa » le luxueux yacht jette l’ancre à Marseille, ville dont Tapie brigue alors la Mairie. Comme l’entretien de son yacht lui coûte une fortune, l’homme d’affaires entreprend de défiscaliser son goût pour les croisières de ses revenus. Un tour de passe-passe comptable qui lui permet de se déclarer non–imposable…

Des agissements qui lui valent d’être poursuivi par le fisc puis inculpé par la juge Eva Joly au début des années 90. Au bilan, Tapie finira par écoper en juin 1997 de 18 mois de prison dont 6 mois ferme pour fraude fiscale assorti 30 mois de prison avec sursis pour abus de biens sociaux et banqueroute !


Ce que Nanar-millionnaire, appelle aujourd’hui en faisant son auto-bilan, « naviguer sous pavillon français »

Article original :  Tout sauf Sarkozy

Note : Tapie, malgré son cortège de casseroles, n'en est pas à son premier come-back. Il était déjà revenu à l'OM en 2001. A cette occasion le site Libres.org avait précisé le pédigré de l'intéressé.

Il y avait quelque chose d'inévitable, de quasi messianique dans le retour hallucinant de Bernard Tapie à la tête de l'OM. La chose semblait fatale pour certains, inespérée pour d'autres. Au delà des réactions diverses et contrastées, demeure la grande question de la dérive morale de notre système institutionnel, et de sa propension à légitimer le pire. Le football vaut bien une messe.

N'est ce pas de Gaulle qui comparait cyniquement les Français à des veaux, ou encore Mitterrand qui répétait que ses compatriotes étaient oublieux ? Oublieux ? Sûrement, si l'on se souvient de la capacité du « sphinx » à resurgir du néant, élection après élection, entamant de constantes résurrections en dépit d'un règne décadent entamé par une aventure « abracadabrantesque ». Depuis, le maître des ombres politiques, celui qui cultivait si brillamment le côté obscur de cette force, s'est éteint, mais la tradition perdure et les morts vivants resurgissent toujours plus nombreux des catacombes politiciennes pour hanter nos cités.

Les revenants se relèvent toujours plus vite, écourtant à chaque fois un peu plus leur convalescence post mortem. Qu'ils soient salis par du sang contaminé, estampillés de fausses factures, poursuivis par des tribunaux, les Fabius, Emmanuelli, Strauss Kahn, Melik et autres ne s'embarrassent plus de principes. Sans parole, ni honneur, ils poursuivent leurs oeuvres d'amoralisation des institutions au nom de leur siège électoral.

Quoi de plus naturel dans ce cas que ce pur produit du mitterrandisme triomphant qu'est Bernard Tapie, suive les règles de ce jeu pour lequel il a été formé ? Le revoilà donc, le "pestiféré de la République", celui dont on avait cru pouvoir se débarrasser après l'avoir monté au pinacle pour en faire l'incarnation vivante d'un système. Pendant les "quinze glorieuses" (de 1977 à 1992) il sera tour à tour, chef d'entreprise, chanteur, animateur de télé puis de radio, politicien, secrétaire d'état, ministre, dirigeant de club de football (la liste n'est pas exhaustive). Pendant cette ascension fulgurante, le personnage sera encensé, adulé, admiré, médiatisé pour sa gouaille "démago", son franc parler calculé, son charisme populiste, ses allures de faux jeune premier.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire de l'homme un acteur incontournable jusque dans les allées du pouvoir où son aura redonne des couleurs à des politiques moribonds. Mais tous les contes de fées ont une fin et celle de Tapie sera à l'image de sa gloire, pathétique et rocambolesque. Les uns après les autres les dossiers s'accumulent. C'est que le jeune premier aux dents longues a ruiné la plupart de ses entreprises (mises en liquidation judiciaire dès 1994), supprimé des centaines d’emplois qu’il prétendait sauver (manufrance, testut), détourné des capitaux de sa filiale financière, floué le Crédit Lyonnais (dont le contribuable continue à payer la recapitalisation étatique) et, cerise sur le gâteau, trafiqué des compétitions sportives pour en acheter le résultat (affaire VA/OM).

Note : hormis Testut et Manufrance, n'oublions pas les centaines d'employés de Teraillon, Tournus, Donnay, Adidas, La Vie Claire, Wonder, Look sacrifiés sur l'autel des ambitions et des manipulations de Tapie.


Or voilà qu'aujourd'hui la Canebière frémit de bonheur ou de crainte, à l'idée de retrouver ce martyr qui visiblement considère avoir expié ses multiples fautes. En effet, l'homme est de retour, comme aux plus beaux jours de sa "success story", des ambitions plein les poches, les rancoeurs refoulées (mais seulement provisoirement). En dépit de la mine dégoûtée de certains, les principes éthiques sont écartés et les portes de l'arène politico-sportive s'ouvrent pour laisser passer le gladiateur repenti venu pour nous sauver.

Le sauvetage d'un club mythique vaut bien quelques compromis, car le moral des troupes et la joie de la plèbe en dépendent. Tel un thaumaturge, on attend de lui une fois de plus qu'il jette de la poudre de perlimpinpin sur les stades pour désenvoûter les joueurs et subjuguer le public.

Et puis, si ça ne marche pas, on avisera toujours sans grand risque politique. Si les Français sont oublieux, c'est tant mieux, car leurs élites politiques sont, elles, amnésiques.

Alors le système perdurera, les dettes futures seront sûrement socialisées, les turpitudes médiatisées, les supporters déchaînés, et les parcours politiques poursuivront leur inexorable marche en dépit de l'opprobre jusqu’à ce qu’un jour, peut-être, l’opinion se réveille et la morale reprenne sa place. Manifestement, ce n’est pas encore le cas !

Note : Effectivement en 2001 est revenu à la présidence de l'OM voici ce qu'écrivait Libération à ce sujet :

Bernard Tapie revient à l'OM.  Robert Louis-Dreyfus, actionnaire principal du club, installe ainsi à ses côtés, en tant qu'«associé» et nouveau partenaire au capital, un repris de justice. Tapie a en effet été condamné en appel, le 4 juin 1998, dans l'affaire des comptes de l'OM, à trois ans de prison avec sursis et 300.000 francs d'amende. Tapie n'a pas été condamné, à l'inverse de ses coprévenus, à payer solidairement les 88 millions de francs de dommages et intérêts au club : l'administrateur de l'OM a bizarrement oublié de se déclarer créancier de Tapie dans les délais impartis par la loi. Tapie ne doit donc rien à l'OM et revient sourire aux lèvres.

Note : Tapie n'apportera rien à l'OM qui fera une bien médiocre saison 2001-2002. L'intéressé partira par la petite porte alors que quelques années plus tard des révélations sur le "succès" de Tapie à l'OM en 1993 voyaient le jour :

Ainsi débutait « Je ne joue plus » (2006) où l'ancien joueur de l'OM 1992-93 racontait sa vérité sur l'affaire, et révélait le dopage à l'OM, notamment cette séance de piqûres avant la finale de la Champions League 1993 contre le Milan AC. Bernard Tapie l'avait alors poursuivi pour diffamation, et avait été débouté.

...

Transféré du FC Nantes à l'OM, Eydelie est le seul membre de l'équipe championne de France et d'Europe à n'avoir touché aucune prime. Il chiffre ainsi à 3,5 millions d'euros le total qui lui est dû. Et qu'il est décidé à toucher.

Eydelie entend mener bataille, notamment à l'aide d'un contrat paraphé par ses deux anciens dirigeants phocéens, [Tapie et Bernés] et qui est toujours en possession de la justice. Il sera défendu par Me Luc Misson, cet avocat belge à qui on doit le fameux « arrêt Bosman » de 1995.

C'est qu'Eydelie est à la fois l'agent exécutant et la principale victime de l'affaire VA-OM. Le seul que Jean-Pierre Bernès parviendra à convaincre de soudoyer les joueurs de Valenciennes avant le fameux match. Dans des conditions qu'Eydelie avait expliquées dans « Je ne joue plus », et que Marc Frattani avait récemment restituées : soit il acceptait d'être l'agent de la corruption, soit il ne jouait pas la grande finale de Munich contre le Milan AC. Faible, Eydelie accepte.

TF1, Hadopi et contrôle des médias

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Le simple transfert d'un e-mail a coûté sa place à un responsable de la stratégie du site Internet de TF1. En quelques jours, Jérome Bourreau-Guggenheim, la trentaine, a été licencié. Motif : sa prise de position sur la loi Hadopi, dite "Création et Internet", un texte visant à réprimer le piratage et défendu par la ministre de la Culture Christine Albanel.

Voilà plusieurs semaines, par l'intermédiaire de son e-mail personnel - Gmail, et non celui de TF1 -, Jérôme écrit à sa députée, l'UMP Françoise de Panafieu. Il lui dit son attachement à la lutte contre le piratage, mais aussi son opposition au dispositif de sanctions contre les internautes prévu par le texte.

Note : voici un exemple supplémentaire de le grande impartialité et de la totale indépendance d'un média dominant comme TF1 - dirigée par Martin Bouygues, qui est accessoirement le parrain du fils de Sarkozy.

Si vous voulez préserver votre cerveau des mensonges et des manipulations débranchez TF1, si ce n'est déjà fait.


Bonne foi ?

La députée transfère l'e-mail au cabinet de Christine Albanel, au ministère de la Culture, partie prenante dans le projet de loi en discussion à l'Assemblée nationale. Françoise de Panafieu réclame des services du ministère un argumentaire afin de pouvoir répondre à cet internaute. Cette démarche est assez fréquente de la part d'un député soucieux de répondre précisément aux questions de ses administrés. Résultat : son interlocuteur rue de Valois s'étonne d'une telle prise de position provenant d'un salarié de la chaîne privée. Il alerte Jean-Michel Counillon, secrétaire général et directeur des affaires juridiques de TF1, et lui transmet le mail de Jérôme Bourreau-Guggenheim. À partir de là, tout s'emballe !

Note : que d'hypocrisie et de lâcheté alors que la vérité est si limpide. Panafieu et Albanel sont les tristes laquais de Sarkozy qui lui même est le pantin de quelques élites vivant au crochet de l'humanité.

Cet état de fait ne peut perdurer que par le contrôle des médias qui condtionnent ce que les gens croient. L'autonomie d'Internet est devenue une menace.

Hadopi est là pour contrôler Internet, éviter que des vérités gênantes soient diffusées, que le peuple prenne conscience de sa véritable condition et n'accepte plus le joug de cette poignée d'individus.



Christine Albanel regrette la décision de TF1...

La hiérarchie de TF1 s'émeut immédiatement dudit courrier électronique, et réclame des explications au patron de la filiale Internet du groupe, Arnaud Bosom. En l'absence de toute communication officielle de la chaîne sur le projet de loi Hadopi, le salarié argue de sa bonne foi, insiste sur le fait que son e-mail est d'ordre purement privé et rappelle qu'il n'a pas été envoyé à partir de sa boîte électronique professionnelle. Lasse, la chaîne, invoquant une rupture de confiance, préfère se séparer de son stratégiste.

Contactés par lepoint.fr, les proches conseillers de Christine Albanel se disent très choqués et alarmés de la tournure dramatique des événements : "On n'a jamais réclamé la tête de ce salarié. La réaction de TF1 est très exagérée ! Cette décision est vraiment regrettable."
Interpellée jeudi après-midi à l'Assemblée sur cet imbroglio, la ministre de la Communication a assuré qu' elle n'était au courant de rien et jure ne jamais avoir demandé la démission du salarié de TF1. "A ma connaissance, rien n'a été transmis", a-t-elle assurée. Dans la lettre de licenciement de son ex-collaborateur, TF1, qui, a réagi jeudi soir à cette affaire en justifiant le licenciement de son salarié , fait pourtant clairement mention du rôle joué par le ministère de la Culture dans cette affaire, indiquant, en toutes lettres : "Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l'a adressée le jour même à la société TF1"...

Article original : Le Point

 

Note : Au-delà de la parfaite intégrité de nos chers médias, TF1 en tête, le deuxième enseignement de cette pathétique affaire est l'insondable couardise des dirigeants impliqués.

En attendant Jérome Bourreau-Guggenheim a été sacrifié sur l'autel de la pensée unique et du contrôle des médias et il est improbable que que les décideurs si prompts à se laver les mains, à regretter la main sur le coeur ce "regrettable malentendu" et à rejeter les responsabilités sur autrui ne lèvent le petit doigt pour que l'intéressé soit réintégré.


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