06.01.2009
Flashback – Le Hamas est une création du Mossad
Cet article a été écrit par Hassane Zerouky, pour Global Research, le 23 mars 2004
Le Hamas a été autorisé à renforcer sa présence dans les territoires occupés grâce au Mossad, « l'officine des renseignements et des tâches spéciales » d'Israël. Dans le même temps, l'OLP, le mouvement de Yasser Arafat, ainsi que la gauche palestinienne subissaient les formes les plus brutales de répression et d'intimidation. N'oublions pas que c'est Israël qui a en fait créé le Hamas. Selon Zeev Sternell, historien à l'université hébraïque de Jérusalem, « Israël pensait qu'il s'agissait d’un habile stratagème pour monter les islamistes contre L'OLP ».
A son retour du Caire dans les années soixante-dix, Ahmed Yassine, le dirigeant spirituel du mouvement islamiste en Palestine, mit en place une association caritative islamique. Pour le Premier ministre Golda Meir, il s'agissait là d'une opportunité pour contrebalancer la montée du mouvement de Yasser Arafat. Selon l'hebdomadaire israélien 'Koteret Rashit' d'octobre 1987, « les associations, tout comme l'université islamique ont été soutenues et encouragées par les autorités militaires israéliennes » en charge de l'administration de la Cisjordanie et de Gaza. « Elles [les associations islamiques et l'université] furent autorisées à recevoir de l'argent de l'étranger. »
Les islamistes mirent en place des orphelinats et des cliniques, un réseau d'écoles et d'ateliers qui créèrent des emplois pour les femmes et un système d'aide financière pour les pauvres. Ils créèrent l'université islamique à Gaza en 1978. « Les autorités militaires furent convaincues que ces activités affaibliraient l'OLP et les organisations de gauche de Gaza. » Fin 92, on dénombrait six cents mosquées à Gaza. Grâce au Mossad, l'agence de renseignement d'Israël, les islamistes furent autorisés à renforcer leur présence dans les territoires occupés. Dans le même temps, les membres du Fatah et de la gauche Palestinienne furent soumis aux formes les plus brutales de répression.
En 1984, Ahmed Yassin fut arrêté et condamné à 12 ans de prison, après la découverte d’une cache d'armes. Mais un an plus tard, il fut libéré et reprit ses activités. Lorsque l' « intifada » (le soulèvement) commença en octobre 1987, prenant les islamistes par surprise, Sheik Yassin répondit en créant le Hamas (Le Mouvement de résistance islamique). L'article 7 de la charte de cette organisation dit : « Dieu est notre commencement, le Prophète notre modèle, le Coran notre institution »
Au moment où les accords d'Oslo (déclaration de principes sur un gouvernement de transition) furent signés en septembre 1993, Ahmed Yassin était en prison. Le Hamas rejeta catégoriquement ces accords. Mais à cette époque, 70% des Palestiniens avaient condamné les attaques contre les civils israéliens. Yassin fit tout son possible pour saboter les accords d'Oslo. Avant même la mort du Premier ministre Rabin, il bénéficia du soutien du gouvernement israélien qui était lui même peu enthousiaste à l’idée d’appliquer cet accord de paix.
Le Hamas lança alors une série d'attaques soigneusement préparées, contre les civils, le jour précédant la rencontre entre les Palestiniens et les négociateurs israéliens au sujet de la reconnaissance formelle d'Israël par le Conseil national palestinien. Ces événements furent largement instrumentalisés pour la formation d'un gouvernement israélien de droite à l’issue des élections de mai 1996.
Contre toute attente, le Premier ministre Netanyahu ordonna que Sheik Ahmed Yassin soit libéré de prison (« pour cause humanitaire ») où il purgeait une peine à perpétuité. Dans le même temps, Netanyahu et Bill Clinton faisaient pression sur Arafat afin qu'il contrôle le Hamas. En fait, Netanyahu savait parfaitement qu'il pouvait, une fois encore, compter sur les islamistes pour saboter les accords d'Oslo. Pire encore: Après avoir expulsé Yassin en Jordanie, le Premier ministre Netanyahu lui permit de retourner à Gaza, où il fut reçu en héros en 1997.
Arafat se retrouva impuissant face à ces évènements. De plus, à cause de son soutien à Saddam Hussein durant la guerre du Golfe en 1991 (alors même que le Hamas avait bien pris soin de s'abstenir de prendre parti), les Etats du golfe décidèrent de suspendre le financement de l'Autorité palestinienne. Dans le même temps, entre février et avril 1998, Sheik Yassin put obtenir des centaines de millions de dollars au près de ces mêmes Etats. Ces nouvelles sources de financement permirent aux islamistes de poursuivre efficacement leurs diverses activités caritatives. On estime qu’un Palestinien sur trois bénéficie de l'aide du Hamas. Et dans ce domaine, Israël n'a rien fait pour diminuer l'entrée d'argent dans les territoires occupés.
Le Hamas a accru sa puissance grâce à divers actes de sabotage du processus de paix servant les intérêts du gouvernement israélien. De son côté, ce dernier chercha à empêcher l'application des accords d'Oslo de différentes manières. En d'autres mots, le Hamas remplissait les fonctions pour lequel il avait été créé à l'origine : empêcher la création d'un Etat palestinien. Et à ce niveau, le Hamas et Ariel Sharon, sont exactement sur la même longueur d'onde.
Traduction française : Lionel P. pour Futur Quantique
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La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite
par Thierry Meyssan
Depuis Beyrouth (Liban), 06/01/09
L’attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. La décision de l’activer a été prise en réponse aux nominations de l’administration Obama. Les changements stratégiques à Washington sont défavorables aux visées expansionnistes de Tel-Aviv. Israël a donc cherché à forcer la main de la nouvelle présidence états-unienne en la plaçant devant le fait accompli. Mais pour organiser son opération militaire, Israël a dû s’appuyer sur de nouveaux partenaires militaires, l’Arabie saoudite et l’Égypte, qui constituent désormais un paradoxal axe sioniste musulman. Riyad finance les opérations, révèle Thierry Meyssan, tandis que Le Caire organise des paramilitaires.

Depuis le samedi 27 décembre 2008, à 11h30 (heure locale), les forces armées israéliennes ont lancé une offensive contre la bande de Gaza, d’abord aérienne, puis aussi terrestre à partir du 3 janvier 2009, 18h30 (heure locale).
Les autorités israéliennes déclarent viser exclusivement des sites du Hamas et prendre le maximum de précautions pour épargner les vies des civils. Dans la pratique, viser « des sites du Hamas » signifie détruire non pas seulement les sites de ce parti politique, mais aussi les logements de ses cadres et, surtout, tous les bâtiments officiels. En d’autres termes, l’opération actuelle vise à anéantir toute forme d’administration dans la bande de Gaza. Le général Dan Harel, chef d’état-major adjoint, a précisé : « Cette opération est différente des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les lance-roquettes, mais aussi l’ensemble du gouvernement du Hamas. Nous visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. »
Par ailleurs, « faire son possible pour épargner les vies des civils »ressort de la pure rhétorique et n’a aucune concrétisation possible : avec environ 3 900 habitants au kilomètre carré [], la bande de Gaza est un des territoires à plus forte densité de population au monde. Il est matériellement impossible d’atteindre les cibles choisies sans détruire en même temps les habitations voisines.
Les autorités israéliennes affirment agir en légitime défense. Selon elles, des tirs de roquette ont repris contre l’État juif depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par le Hamas, le 19 décembre 2008.
Or, le Hamas n’a pas rompu de trêve. Une trêve de six mois avait été conclue entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte. Israël s’était engagé à interrompre le blocus de la bande de Gaza ; l’Égypte s’était engagée à rouvrir le point de passage de Rafah ; et le Hamas s’était engagé à stopper les tirs de roquette contre Israël. Cependant, Israël et l’Égypte ne remplirent jamais leurs engagements. Le Hamas interrompit les tirs de roquettes durant des mois. Il les reprit en novembre à la suite d’une incursion israélienne meurtrière. Tirant le bilan de la duplicité de ses interlocuteurs, le Hamas a jugé inutile de renouveler un accord à sens unique.
Des tirs de roquette ont lieu depuis 2001 contre Israël. Prés de 2 500 tirs ont été recensés en 7 ans. Ils ont tué au total 14 Israéliens jusqu’au lancement de l’offensive. Ils n’ont fait aucune victime entre la fin de la trêve et la dernière attaque israélienne.
Or, la notion de légitime défense suppose une proportionnalité des moyens, ce qui n’est évidemment pas le cas. Tsahal a activé une soixantaine de bombardiers et au moins 20 000 hommes suréquipés face à des résistants armés de roquettes rudimentaires et d’adolescents munis de pierres.
Il est impossible d’estimer actuellement les dégâts matériels et humains. Au dixième jour de bombardements, les hôpitaux et services d’urgence ont dénombré 530 morts. Ce chiffre ne tient pas compte des victimes décédées avant l’arrivée des secours, dont les corps sont directement récupérés par les familles sans transiter par les services de santé. Les blessés se comptent par milliers. Faute de médicaments, ils ne pourront pas recevoir les soins nécessaires et seront pour la plupart handicapés à vie. Les destructions matérielles, quand à elles, sont considérables.
L’opération a été lancée au cours de la fête d’Hanoukka, un jour de shabbat. Elle a été dénommée « Plomb durci » par référence à une chanson d’Haïm Nahman Bialik que l’on entonne durant les huits jours d’Hanoukka. De la sorte, Israël, qui s’affirme comme « l’État juif », élève cette opération au rang de cause nationale et religieuse.
Hanoukka commémore le miracle de l’huile : pour rendre grâce à Dieu, les juifs qui avaient repoussé les Grecs, allumèrent une lampe à huile dans le temple sans prendre le temps de se purifier ; mais alors que la lampe ne contenait de l’huile que pour une journée, elle brûla durant huit jours. En liant l’opération militaire actuelle au miracle de l’huile, les autorités israéliennes indiquent à leur population qu’il n’est pas impur de tuer des Palestinens.
La guerre israélienne a suscité des protestations dans le monde entier. Les manifestations les plus importantes ont eu lieu en Turquie, où elles ont rassemblé 700 000 personnes.
Le National Information Directorate, nouvel organe de propagande rattaché aux services du Premier ministre, a alors appelé les divers leaders israéliens à développer un autre argument. L’opération « Plomb durci » serait une bataille dans la « guerre mondiale au terrorisme » déclarée par les États-Unis et soutenue par le monde occidental. En effet, le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, même s’il ne l’est pas formellement par l’Union européenne. Le gouvernement israélien tente de relancer la thématique du « choc des civilisations » chère à l’administration Bush, alors que l’administration Obama qui entrera en fonction le 20 janvier a clairement annoncé qu’il l’abandonnerait.
Ce glissement rhétorique laisse entrevoir les motivations réelles de l’opération. Celles-ci sont à la fois à rechercher dans la nature de l’affrontement et dans la particularité de l’actuelle opération.
La logique du mouvement sioniste est de s’approprier cette terre en la nettoyant ethniquement ou, à défaut, d’y imposer un système d’apartheid. Les Palestiniens sont alors parqués dans des réserves, sur le modèle des bantoustans sud-africains ; actuellement la Cisjordanie d’une part, la bande de Gaza d’autre part. Tous les 5 à 10 ans, une importante opération militaire doit être déployée pour casser les velléités de résistance de cette population. De ce point de vue, l’opération « Plomb durci » n’est qu’un massacre de plus, perpétré par un État qui jouit d’une immunité totale depuis soixante ans.
Ainsi que l’a révélé Haaretz, le ministre de la Défense Ehud Barack n’a accepté la trêve de six mois que pour pousser les combattants du Hamas à sortir de l’ombre. Il a mis a profit cette période pour les cartographier dans le but de les anéantir dés que l’occasion se présenterait [].
Le flou de la nouvelle administration US
Reste que cette opération prend place durant la période de transition de la présidence états-unienne. Depuis septembre 2008, les observateurs avisés prévoyaient que Barack Obama accèderait à la Maison-Blanche grâce au soutien d’une coalition hétéroclite comprenant le complexe écolo-financier, le mouvement sioniste, les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton. Pour ma part, j’avais annoncé ce résultat dès le mois de mai.
Or, cette coalition n’a pas de position définie sur le Proche-Orient. Les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton considèrent avec leur maître à penser, le général Brent Scowcroft, que les États-Unis ont surdéployé leurs armées et doivent impérativement limiter leurs objectifs et reconstituer leurs forces. Ils se sont opposés à une guerre contre l’Iran et ont au contraire affirmé la nécessité d’obtenir l’aide de Téhéran pour éviter la débâcle en Irak. Ils déplorent les tentatives de remodelage du Grand Moyen-Orient (c’est-à-dire de modification des frontières) et appellent à une période de stabilité. Certains d’entre eux vont même jusqu’à préconiser de faire basculer la Syrie et l’Iran dans le camp atlantique en contraignant Israël à restituer le Golan et à résoudre partiellement la question palestinienne. Ils proposent d’indemniser les États qui naturaliseraient les déplacés palestiniens et d’investir massivement dans les Territoires pour les rendre économiquement viables. Cette perspective signifie la fin du rêve d’expansion sioniste tout autant que la fin de certains régimes arabes soutenus jusque-là à bout de bras par Washington.
De leur côté, les sionistes états-uniens qui ont lancé Barack Obama en politique il y a seulement douze ans, auxquels se sont joints les Clinton, depuis qu’Hillary s’est convertie au sionisme chrétien et a adhéré à la Fellowhip Foundation, soutiennent la poursuite du projet d’apartheid. Dans la foulée de la lettre de George W. Bush à Ariel Sharon et de la conférence d’Annapolis, ils veulent achever la transformation des Territoires en bantoustans. Un ou deux États palestiniens seraient reconnus par les États-Unis et leurs alliés, mais ce ou ces États ne seraient pas souverains. Ils seraient privés d’armées, leur politique étrangère et leurs finances resteraient sous contrôle israélien. Si l’on parvenait à y éradiquer la Résistance, ils se fondraient à terme dans le paysage comme les réserves indiennes aux États-Unis.
Inquiets pour leur avenir commun, des délégations égyptienne, israélienne et saoudienne se sont réunies en Égypte en septembre et octobre 2008. Selon une source de la Résistance, à l’issue de ces négociations, il a été convenu qu’en cas d’évolution défavorable à Washington, Israël lancerait une vaste opération militaire à Gaza, financée par l’Arabie saoudite, tandis que l’Égypte ferait entrer des paramilitaires à Gaza. Si de nombreuses fois par le passé des gouvernements arabes ont laissé le champ libre à Israël, c’est la première fois qu’ils participent à la planification d’une guerre israélienne, constituant ainsi un axe sioniste musulman.
Informés en temps réel par le chef de cabinet Rahm Emanuel (double national israélo-US et officier de renseignement militaire israélien) des rapports de force au sein de l’équipe Obama, la troïka Israël-Égypte-Arabie saoudite a appris la répartition des fonctions.
Les postes importants au secrétariat d’État seront confiés à des protégés de Madeleine Albright et d’Hillary Clinton. Les deux secrétaires d’État adjoints, James Steinberg et Jacob Lew sont des sionistes convaincus. Le premier avait été un des rédacteurs du discours d’Obama à l’AIPAC.
Le Conseil national de sécurité échoit à des atlantistes inquiets que les provocations israéliennes débouchent sur une perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’Occident, le général Jones et Tom Donilon. Jones, qui était chargé du suivi de la conférence d’Annapolis, a plusieurs fois exprimé son agacement face à la surenchère israélienne.
Le secrétariat à la Défense reste aux mains de Robert Gates, un ex-adjoint de Scowcroft et un membre de la Commission Baker Hamilton. Il s’apprête à remercier les collaborateurs dont il a hérité de Donald Rusmfeld et qu’il n’avait pu virer plus tôt comme il l’a déjà fait avec deux maniaques anti-Iraniens, le secrétaire à l’Air Force Michael Wynne et son chef d’état-major le général T. Michael Moseley. En outre, Gates a réussi à imposer son ami Léon Panetta, comme lui membre de la Commission Baker-Hamilton, à la tête de la CIA.
En résumé, la troïka peut toujours compter sur l’appui diplomatique des États-Unis, mais plus sur son aide militaire massive.
L’Égypte, l’Arabie saoudite et 10 000 paramilitaires arabes avec Israël
C’est là le point nouveau au Proche-Orient. Pour la première fois, une guerre israélienne n’est pas financée par les États-Unis, mais par l’Arabie saoudite. Riyad paye pour écraser le principal mouvement politique sunnite qu’il ne contrôle pas, le Hamas. La dynastie des Séoud sait qu’elle doit anéantir toute alternative sunnite au Proche-Orient pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi elle a fait le choix du sionisme musulman. L’Égypte quand à elle craint une extension via les Frères musulmans de la révolte sociale.
La stratégie militaire reste cependant états-unienne, comme lors de la guerre de 2006 contre le Liban. Les bombardements ne sont pas conçus pour éliminer les combattants, ce qui je l’ai indiqué plus haut n’a pas de sens en milieu urbain, mais de paralyser la société palestinienne dans son ensemble. C’est l’application de la théorie des cinq cercles de John A. Warden III.
En définive, toujours selon Haaretz, Ehud Olmert, Ehud Barack et Tzipi Livni ont pris la décision de la guerre le 18 décembre, c’est-à-dire la veille de l’expiration de la trêve.
Le National Information Directorate a organisé une simulation, le 22 décembre, pour mettre au point les mensonges qui serviraient à justifier le massacre.
L’opération a débuté le 27 décembre de manière à éviter que la papauté puisse s’en mêler. Benoît XVI a néanmoins évoqué dans son message de Noël « un horizon qui semble redevenir sombre pour les Israéliens et les Palestiniens ».
Revenons-en au théâtre d’opération. L’aviation israélienne a préparé le terrain à une pénétration terrestre, laquelle ouvre la voie à des paramilitaires arabes. Selon nos informations, environ 10 000 hommes sont actuellement massés prés de Rafah. Entraînés en Égypte et en Jordanie, ils sont placés sous le commandement de l’ex-conseiller national de sécurité de Mahmoud Abbas, le général Mohammed Dahlan (l’homme qui organisa l’empoisonnement de Yasser Arafat pour le compte des Israéliens, selon des documents rendus publics il y a deux ans). Ils sont appelés à jouer le rôle qui avait été dévolu à la milice d’Elie Hobeika à Beyrouth lorsque les troupes d’Ariel Sharon encerclèrent les camps de réfugiés de Sabra et Chatila.
Cependant, la troïka sioniste hésite à lancer ses « chiens de guerre » tant que la situation militaire à l’intérieur de la bande de Gaza reste incertaine. Depuis deux ans, de nombreux résistants palestiniens ont été formés aux techniques de guérilla du Hezbollah. Bien qu’ils soient en théorie dépourvus des armes nécessaires à ce type de combat, on ignore quelles sont leurs capacités exactes. Une défaite au sol serait une catastrophe politique pour Israël après la défaite de son armée de terre au Liban, en 2006, et de ses instructeurs en Géorgie, en 2008. Il est toujours possible de retirer rapidement ses blindés de Gaza, il n’en sera pas de même pour retirer des paramilitaires arabes.
L’Union européenne a appelé à une trêve humanitaire. Israël a répondu que cela n’était pas nécessaire car il n’y avait pas de crise humanitaire nouvelle depuis le début des bombardements. Pour preuve de sa bonne foi, le soi-disant « État juif » a laissé pénétrer quelques centaines de camions d’aide alimentaire et médicale… pour 1 400 000 habitants.
Dans chacune des guerres qu’Israël a conduit en violation du droit international, une avant-scène diplomatique a été organisée pour lui permettre de gagner du temps, tandis que les Etats-Unis bloquent toute résolution du Conseil de sécurité. En 2006, c’était Romano Prodi et la conférence de Rome. Cette fois, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui produit le divertissement. Il a annoncé qu’il consacrerait deux jours de son précieux temps pour régler un problème où les autres ont échoué depuis 60 ans. Ne laissant guère de doute sur sa partialité, M. Sarkozy a d’abord reçu à l’Élysée la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le leader sunnite saoudo-libanais Saad Hariri, et s’est entretenu par téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, le président fantoche de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
[] La densité de population était estimée par l’ONU en 2005 à 3 823 ha/km2. Elle aurait augmenté depuis de 12 à 16 pour mille.
[] « Disinformation, secrecy and lies : How the Gaza offensive came about », par Barak Ravid, Haaretz du 31 décembre 2008. Uneversion française de cet article est disponible sur Contreinfo.info.
Source : Réseau Voltaire
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Michel Collon : "Israël, l'État le plus raciste au monde"
Extrait de l'émission "Ce soir ou Jamais", du 3 décembre 2008.
"Outre Michel Collon (journaliste et écrivain belge), étaient également invités Robert Baer, un ex-agent de la CIA (démissionnaire) arabisant et francophone spécialiste du Moyen-Orient (en voyant le bonhomme on se dit vraiment que l'habit ne fait pas forcément le moine), Henry Laurens, historien, professeur au collège de France, spécialiste du monde arabe contemporain, Sapho (de son vrai nom Danielle Ebguy) chanteuse punkette juive marocaine pro-palestinienne(ou marocaine juive) originaire de Marrakech qui n'a pas renié son arabitude et enfin les deux sionards de service Frédéric Encel et Gilles-William Goldnadel."
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Vivre en sursis sur une terre volée
Par Gilad Atzmon, Palestine Think-Tank, 3 janvier 2009, traduit de l'anglais par Djazaïri, révisé par Fausto Giudice
Ceux qui sont intimement familiers du peuple israélien réalisent que ce dernier n'est absolument pas informé des racines du conflit qui domine son existence. Assez souvent, les Israéliens en viennent à des arguments d'un genre bizarre qui ont tout leur sens dans le discours israélien, mais sont dénués de toute signification hors la rue juive. Un de ces arguments est le suivant : 'ces Palestiniens, pourquoi insistent-ils pour vivre sur notre terre (Israël), pourquoi ne s'installent-ils pas tout simplement en Égypte, en Syrie, au Liban ou dans n'importe quel autre pays arabe ?' Une autre perle de sagesse hébraïque est du genre : qu'est-ce-qui ne va pas avec les Palestiniens ? Nous leurs avons apporté l'eau, l'électricité, l'éducation et tout ce qu'ils trouvent à faire c'est d'essayer de nous jeter à la mer. '
De manière assez étonnante, les Israéliens même ceux de la soi-disant 'gauche' et même ceux de la 'gauche' intellectuelle sont incapables de comprendre qui sont les Palestiniens, d'où ils viennent et le pourquoi de leur résistance. Ils n'arrivent pas à comprendre qu'Israël a été créé aux dépens du peuple palestinien, de la terre palestinienne, des villages, des villes, des champs et des vergers palestiniens. Les Israéliens ne réalisent pas que les Palestiniens de Gaza et des camps de réfugiés de la région sont en réalité les populations dépossédées de Ber Shive, Jaffa, Tel Kabir, Sheikh Munis, Lod, Haïfa, Jérusalem et de bien d'autres villes et villages. Si vous vous demandez comment il se fait que les Israéliens ignorent leur histoire, la réponse est très simple, on ne la leur a jamais racontée. Les circonstances qui ont conduit au conflit israélo-palestinien sont bien cachées à l'intérieur de leur culture. Dans le paysage, les traces de la civilisation palestinienne d'avant 1948 ont été effacées. Non seulement la Nakba, le nettoyage ethnique en 1948 des indigènes palestiniens, ne fait pas partie des programmes scolaires israéliens, elle n'est pas même mentionnée ni discutée par aucun forum officiel ou universitaire israélien.
Dans le centre de presque chaque ville israélienne on peut trouver une statue commémorative en forme bizarre, presque abstraite, de tuyauterie. Cette tuyauterie est appelée Davidka et est en réalité un canon de mortier israélien de 1948. Il est intéressant de savoir que le Davidka était une arme particulièrement inefficace. Ses obus n'avaient pas une portée supérieure à 300 mètres et causaient peu de dégâts. Mais si le Davidka causait un minimum de dommages, il était par contre très bruyant. Selon l'histoire israélienne officielle, les Arabes, c.à.d. les Palestiniens, s'enfuyaient tout simplement pour sauver leurs vies dès qu'ils entendaient le Davidka au loin. Selon le discours israélien, les Juifs, c.à.d. les Israéliens 'récents ' faisaient quelques feux d'artifices et les 'Arabes poltrons' couraient tout simplement comme des idiots. Dans la version israélienne officielle, on ne trouve aucune mention des nombreux massacres planifiés et perpétrés par la jeune armée israélienne et les unités paramilitaires qui l'ont précédée. Il n'y a aucune mention non plus des lois racistes qui interdisent aux Palestiniens de revenir sur leurs terres et dans leurs maisons.
La signification de ce qui précède est assez simple. Les Israéliens ne sont absolument pas familiers avec la cause palestinienne. Dès lors, ils ne peuvent interpréter la lutte palestinienne que comme une lubie meurtrière irrationnelle. A l'intérieur de l'univers israélien avec son caractère judéo-centré et de seule réalité existante, l'israélien est une innocente victime et le Palestinien rien moins qu'un meurtrier barbare.
Cette grave situation qui laisse l'Israélien dans l'ignorance totale de son passé mine toute possibilité de réconciliation future. Dès lors que l'Israélien n'a pas un minimum de compréhension du conflit, il est incapable d'envisager la possibilité d'une solution qui ne serait pas l'extermination ou le nettoyage de 'l'ennemi.' Tout ce que l'israélien a la possibilité de savoir sont des variations du récit de la souffrance juive. La souffrance des Palestiniens lui est complètement étrangère. 'Le droit au retour des Palestiniens' lui semble une idée farfelue. Même les 'humanistes israéliens' les plus en pointe ne sont pas prêts à partager le territoire avec ses habitants indigènes. Ce qui ne laisse guère d'autre possibilité aux Palestiniens que de se libérer eux-mêmes. A l'évidence, il n'y a pas de partenaire pour la paix du côté israélien.
Cette semaine, nous en avons appris un peu plus sur l'arsenal balistique du Hamas. Il est évident que le Hamas a fait preuve d'une certaine retenue avec Israël depuis trop longtemps. Le Hamas s'est retenu d'étendre le conflit à l'ensemble du sud d'Israël. Il m'est venu à l'esprit que les volées de roquettes qui se sont abattues sporadiquement sur Sderot et Ashkelon n'étaient en réalité rien d'autre qu'un message des Palestiniens emprisonnés. C'était d'abord un message à la terre, aux champs et aux vergers volés : 'Notre terre adorée, nous ne t'avons pas oubliée, nous combattons encore pour toi, au plus vite nous reviendrons, nous reprendrons là où nous avons été arrêtés'. Mais c'était aussi un message clair aux Israéliens. 'Vous là-bas, à Sderot, à Beer Sheva, Ashkelon, Tel Aviv et Haïfa, que vous le sachiez ou pas, vous vivez en réalité sur la terre qui nous a été volée.’
Voyons les choses en face, en réalité la situation en Israël est assez grave. Il y a deux ans, c'était le Hezbollah qui bombardait à la roquette le nord d'Israël. Cette semaine, le Hamas a prouvé sans doute possible sa capacité à distribuer au sud d'Israël quelques cocktails de missiles vengeurs. Dans le cas du Hezbollah comme dans celui du Hamas, Israël n'a pas trouvé de réponse militaire. Il peut certes tuer des civils mais ne parvient pas à enrayer les tirs de roquettes. L'armée israélienne n'a pas les moyens de protéger Israël sauf si recouvrir Israël d'une toiture en béton peut être vu comme une solution viable. Au bout du compte, c'est peut-être ce que les responsables israéliens essaieront de faire.
Mais nous ne sommes pas à la fin de l'histoire. En fait ce n'est que le début. Tous les experts du Moyen-Orient savent que le Hamas peut prendre le contrôle de la Cisjordanie en quelques heures. En fait, le contrôle de l'Autorité Palestinienne et du Fatah sur la Cisjordanie est maintenu par l'armée israélienne. Dès que le Hamas se sera emparé de la Cisjordanie, les plus grands centres urbains israéliens seront à sa merci. Pour ceux qui ne parviennent pas à le voir, ce serait la fin de l'Israël juif. ça peut arriver dès ce soir, dans trois mois ou dans cinq ans, la question n'est pas de savoir 'si ça se produira', mais 'quand.' A ce moment là, l'ensemble d'Israël sera à portée de tir du Hamas et du Hezbollah et la société israélienne s'effondrera, son économie sera ruinée. Le prix d'une maison individuelle de Tel Aviv nord équivaudra à celui d'un cabanon à Kiryat Shmone ou à Sderot. Au moment où une seule roquette touchera Tel Aviv, c'en sera terminé du rêve sioniste.
Les généraux israéliens le savent, les dirigeants Israéliens le savent. C'est pourquoi ils intensifient la guerre d'extermination contre les Palestiniens. Les Israéliens n'envisagent pas d'occuper Gaza. Ils n'ont rien perdu là-bas. Tout ce qu'ils veulent c'est terminer la Nakba. Ils larguent des bombes sur les Palestiniens dans le but de les anéantir. Ils veulent les Palestiniens hors de la région. Il est évident que ça ne marchera pas et que les Palestiniens resteront. Non seulement ils resteront, mais le jour de leur retour chez eux ne fait que se rapprocher vu qu'Israël a épuisé ses tactiques les plus meurtrières.
C'est précisément à ce moment que le déni israélien de la réalité entre en jeu. Israël a dépassé le 'point de non retour'. Son destin funeste est gravé au creux de chaque bombe qu'il largue sur les civils Palestiniens. Il n'y a rien qu'Israël puisse faire pour se sauver lui-même. Il n'y a pas de stratégie de sortie. Il ne peut pas négocier une issue à ce conflit car ni les Israéliens ni leurs dirigeants n'en comprennent les paramètres fondamentaux. Israël n'a pas les moyens militaires d'achever cette bataille. Il peut réussir à tuer les leaders de la base palestinienne comme il le fait depuis des années, pourtant la résistance et l'opiniâtreté des Palestiniens ne font que se renforcer au lieu de faiblir. Ainsi que l'avait prédit un général des services de renseignements israéliens pendant la première Intifada, 'pour vaincre, tout ce que les Palestiniens ont à faire est de survivre. » Ils survivent et ils sont en fait en train de vaincre.
Les dirigeants Israéliens comprennent tout ça. Israël a déjà tout essayé, retrait unilatéral, famine et maintenant extermination. Ils ont cru se débarrasser du problème démographique en se recroquevillant dans un ghetto juif intime et douillet. Rien n'a marché. C'est la ténacité palestinienne incarnée par la politique du Hamas qui définit l'avenir de la région.
Tout ce qui reste aux Israéliens c'est de s'accrocher à leurs oeillères et à leur déni de la réalité pour fuir leur le triste destin qui leur est déjà fixé.
[P&P : destin fixé il y a bien longtemps, en 458 av. JC., par les prêtes lévites. Pour un horizon complet de l'histoire tragique des juifs, de leur mise à l'écart de l'humanité par leurs propres dirigeants et rabbins, et de la naissance de l'illusion de "peuple élu", il est recommandé de lire La Controverse de Sion de Douglas Reed. Pour une explication détaillée de la création du mythe du "peuple juif", lire Comment le peuple juif fut inventé, de l'historien Shlomo Sand]
Tout au long de leur déchéance, les Israéliens entonneront les divers chants de victimisation dont ils sont coutumiers. Imprégnés d'une réalité faite de suprématie égocentrée, ils seront hypersensibles à leurs propres souffrances tout en restant aveugles à celles qu'ils infligent aux autres. De façon assez singulière, les Israéliens se comportent comme un collectif uni quand ils bombardent les autres mais, s'ils sont légèrement blessés, ils deviennent des monades de vulnérabilité innocente. C'est cet écart entre la façon dont les Israéliens se voient et celle dont les autres les voient qui transforme les Israéliens en monstrueux exterminateurs. C'est cet écart qui les empêche de comprendre les tentatives nombreuses et répétées de détruire leur État. C'est cet écart qui empêche les Israéliens de comprendre la signification de la Shoah et d'être capable d'éviter la prochaine. C'est cet écart qui empêche les Israéliens de faire partie de l'humanité.
Une fois encore, les Juifs devront errer vers une destinée inconnue. D'une certaine manière, j'ai personnellement commencé mon voyage depuis un moment.
Source : Tlaxcala
14:39 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : atzmon, reed, sionisme, israël, palestine, gaza
Gaza : réaction d'un être humain normal face à l'horreur
Une journaliste (mais néanmoins, ici, un être humain normal, doté d'un cerveau et d'un coeur) pleure en voyant l'horreur des crimes commis contre les Gazaouis. Des images que TF1 ou CNN se gardent bien de nous montrer.
Pour un compte rendu quotidien de l'agression israélienne à Gaza :
Lire le site d'Al-Jazeera en anglais
Vidéos régulièrement postées sur Dailymotion
13:39 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sionisme, massacre, génocide, gaza, israël, bombardement, hamas
05.01.2009
Le président de la communauté juive romaine expose par inadvertance une escroquerie sioniste !
Par Miguel Martinez, Palestine Think Tank, 5 janvier 2009 - traduit de l'anglais par Djazaïri (traduction légèrement remaniée par Futur Quantique)
(Sur la photo, Pacifici et le maire de Rome Alemanno posent devant la synagogue lors d'un des nombreux événements médiatiques).
Le journal italien Il manifesto du dimanche 4 janvier 2009 a publié un article fascinant.
Le président de la communauté juive de Rome, Riccardo Pacifici – élu sur une liste expressément baptisée « Pour Israël » - a récemment annoncé que l'Union des Communautés Juives Italiennes (UCEI) était sur le point de donner l'équivalent de 300 000 € en médicaments aux victimes de la guerre à Gaza : 200 000 pour « les enfants et la population de Gaza, » 100 000 pour les « enfants et les civils » d'Israël.
Le ministère italien des affaires étrangères a exprimé sa grande admiration pour ce geste généreux.
Cependant, un juif italien d'extrême droite émigré en Israël, Shimon Fargion, a protesté bruyamment contre cette aide aux Palestiniens.
Riccardo Pacifici a répondu à Fargion, en passant apparemment par une liste de diffusion semi publique. En proclament d'abord son « soutien total à cette guerre à Gaza ». Faelino Luzon renchérit en expliquant que « ce geste d'humanité » a été décidé à l'avance en concertation avec de hauts responsables Israéliens ("pour d'évidentes raisons, je ne peux pas trop entrer dans les détails)."
Pacifici explique que la communauté juive romaine est tombée d'accord avec l'ambassadeur d'Israël pour faire « profil bas » pour l'instant. « Je peux vous assurer – écrit Pacifici – que la décision d'envoyer des médicaments aux enfants Palestiniens et Israéliens n'a été prise que pour des motifs de relations publiques et n'a servi que pour notre combat pour soutenir Israël, combat qui commencera ce lundi dans la presse. Pacifici annonce que le 10 janvier se tiendra un « méga événement » avec 1500 personnalités triées sur le volet et l'ambassadeur israélien afin « d'expliquer les motifs d'Israël et son droit à faire cette guerre. »
Pacifici explique aussi que la communauté juive romaine n'a pas déboursé « ne serait-ce qu'un Euro » pour les médicaments, qui ont été donnés par « une organisation juive internationale », et garantit qu' « en aucun cas un seul de ces médicaments n'ira à Gaza sauf autorisation du gouvernement israélien. »
Ensuite, Ricardo Pacifici, président de la Communauté Juive de Rome, a rédigé un autre courriel, plus personnel, à Shimon Fargion.
« Chère tête de noeud... donne moi ton adresse que je puisse venir te botter les fesses... ici, avec Pour Israël, je me crève le cul au travail et j'ai une escorte de police... Tu n'es qu'un tas de merde... Tout a été fait en accord avec l'ambassade israélienne... Et puis va te faire foutre, qu'est-ce que tu sais de ce que nous faisons ? Tu es un tas de merrrrde.»
Source : Mounadil Djazaïri
21:33 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fargion, pacifici, sioniste, rome, manipulation, escroquerie, aide
Pétition pour la suspension de l’Accord de partenariat entre l'Union Européenne et Israël

Nous demandons à l’Union Européenne de suspendre l’Accord de partenariat entre l'Union Européenne et Israël.
L’Union Européenne est le plus grand importateur de produits israéliens et son second plus grand exportateur. En 2006, le total des échanges entre l’UE et Israël s’élevait à 23,5 milliards d’euros.
L’accord de partenariat UE-Israël constitue la base juridique de cette relation qui accorde à Israël des tarifs commerciaux préférentiels avec les pays de l’UE.
L’article 2 de la convention précise que ces relations doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et les principes démocratiques qui régissent leur politique intérieure et internationale.
L’Union Européenne est donc obligée en vertu du présent article, de suspendre l’Accord UE-Israël, tout pendant qu’Israël viole les droits de l’homme.
Le Peace Cycle s’est rendu dans les territoires palestiniens occupés et a été témoin des nombreuses violations des droits de l’homme par les autorités israéliennes, dont :
• La perte de liberté de mouvement pour les Palestiniens par la mise en place de checkpoints et des monticules de terre à des endroits stratégiques dans les territoires occupés, ce qui rend les déplacements entre les villages et les villes souvent impossibles et entrave la circulation des échanges commerciaux entre les territoires.
• Les routes pour Israéliens seulement dont l’utilisation est interdite aux voitures et aux passagers palestiniens rendent les déplacements beaucoup plus longs que nécessaire, et souvent impossibles.
• La démolition de maisons palestiniennes par les autorités israéliennes ont abouti à la perte déchirante de maisons et de biens pour les familles et détruisent leur sentiment de sécurité et d’appartenance.
• Le vol de terres palestiniennes pour construire le mur de séparation, une barrière considérée comme illégale par la Cour Internationale de Justice, et qui a servi à limiter la libre circulation et causé la perte des échanges commerciaux, entrainant un taux de chômage élevé et une extrême pauvreté.
• Les camps de réfugiés où les familles attendent depuis soixante ans de retourner dans leurs foyers perdus ou d’obtenir des indemnisations.
• Le déracinement de millions d’oliviers, symbole de la vie palestinienne, pour faire place à la construction incessante de colonies israéliennes sur des terres palestiniennes volées, bien que les colonies aient été jugées illégales et même si la cessation de cette activité est clairement définie dans la dernière initiative de paix d’Annapolis.
D’innombrables autres actes d’agression d’Israel à l’égard des Palestiniens se poursuivent chaque jour et restent non contestés sous prétexte de la sécurité.
Ce que Peace Cycle a vu illustre les abus des droits de l’homme à des époques différentes au cours des nombreuses années qui ont été jugés illégaux par les tribunaux internationaux à travers le monde. Pourtant, l’UE ne fait rien de visible pour demander des comptes à Israël. Bien que ces abus se poursuivent, l’Accord d’Association UE-Israël a permis au commerce avec Israël de se développer et l’ajout du plan d’action UE-Israël 2005-2008 a permis même des partenariats plus étroits.
Nous demandons une suspension immédiate de l’Accord d’Association UE-Israël et des autres échanges commerciaux entre Israël et les États membres de l’UE pour protester contre le fait qu’Israël continue de violer les droits de l’homme des Palestiniens.
Cette mesure de protestation devrait être maintenue jusqu’à ce que Israël mette fin à l’occupation illégale des territoires palestiniens occupés et au siège de Gaza et qu’il se confirme pleinement aux lois internationales sur les droits de l’homme.
Signer la pétition sur le site : http://www.thepetitionsite.com/1/Suspend-EU-Israel-Trade-...
17:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétition, israël, boycott, embargo, 729
03.01.2009
Happy new year Gaza : journal d'un humanitaire gazaoui
Par Mohammed Ali | Oxfam | 02/01/2009 | 12H51
Voilà une nouvelle nuit qui commence, une nouvelle nuit sous les bombes israéliennes... Pour nous la nuit sera longue, sans doute pour vous aussi qui allez célébrer le début de cette nouvelle année. Et comme vous, nous avons déclenché le compte à rebours... Ou plutôt un décompte macabre qui, pour l’instant, s’établit à près de 400 morts, parmi lesquels 62 femmes et enfants
Comme toute les nuits depuis le début de l’offensive israélienne, mes deux jeunes enfants, ma femme, ma belle-sœur et moi-même allons dormir tous ensemble, serrés les uns contre les autres dans notre salon au centre de mon petit appartement, comme si nos pauvres murs pouvaient nous protéger contre le déluge de feu.
Et cette nuit ressemblera sans doute aux précédentes: la peur au ventre, nous aurons droit à un énorme feu d’artifice offert par les jets israéliens bombardant des dizaines d’immeubles et de maison, en moyenne un explosion toute les cinq minutes.
La nuit dernière, nous avons suivi les infos à la télé... Le présentateur nous a annoncé qu’une mosquée avait été prise pour cible dans le camp de réfugiés de Jabaliyia, à quelques kilomètres au nord et puis le choc: dans leur maison juste à côté de la mosquée, cinq fillettes, cinq sœurs sont mortes... Brins de vies sacrifiées dans la vaste offensive contre les militants du Hamas. Toute ma famille s’est mise à pleurer devant la télévision...
Ces petits corps sans vie nous hurlaient ce que nous savions déjà: qu’aucun d’entre nous n’était à l’abri, les missiles israéliens pouvaient frapper chacun d’entre nous à tout moment.
Au coeur des ténèbres
Nous dormons à peine... Quand enfin les enfants sont terrassés par le sommeil, une énorme explosion fait trembler toute ma maison. A 500 mètres à peine, les F16 israéliens pilonnent les bâtiments de l’université islamique de Gaza et le port de Gaza city.
C’est à cette université que j’ai fait mes études, j’ai aimé cet endroit comme le lieu qui m’a donné à entrevoir que le monde était plus vaste que les 300 km2 dans lesquels nous vivons confinés depuis notre naissance... Quand j’ai entendu que les F16 l’avaient détruite, c’est comme si tous mes souvenirs heureux étaient eux aussi réduits en poussière.
Le sentiment d’un vide, celui d’être sourd, le bruit de l’explosion est énorme. Mes enfants se remettent à pleurer... Moi je m’empare du téléphone pour appeler ma sœur, qui habite à deux pas de l’université. Elle décroche en pleurs et j’entends les sanglots de ses cinq enfants:
"On est tellement terrorisé... Je ne sais pas où aller, quoi faire... On était en train de dormir, toute la maison s’est mise à trembler..."
J’écoute ma sœur, mais ne trouve pas les mots pour la réconforter... Que pouvais-je dire... Personne n’est en sécurité et tout le monde le sait.
Cauchemars
Il est quatre heure du matin quand, épuisé, je trouve le sommeil... Je jette un dernier regard à ma famille endormie... Sous leurs paupières closes perlent encore les larmes.
J’ai dû dormir quelques minutes à peine quand un horrible cauchemar me réveille... J’étais au milieu de la rue, au milieu des tueries et des bombes et je restais là, tétanisé, ne sachant pas quoi faire de moi-même.
A 6h30, les pleurs de mon fils aîné de 15 mois me réveillent... Je ne dormirais plus et c’est en état de choc que je rejoins le reste de ma famille pour le petit déjeuner. Je ne leur dirais rien de mes cauchemars ni de mes angoisses, je ne veux pas les inquiéter plus encore.
Autour de la table, tous ont une mine terrible, l’insomnie et l’angoisse ont creusé leur sillon sur tous ces visages qui me sont chers. Au moins avons-nous de l’électricité ce matin, la plupart du temps nous vivons dans la pénombre à cause des coupures de courant.
Soudain, ma mère explose en sanglots, la radio vient d’annoncer qu’un missile avait détruit une caserne de pompiers dans le camp de réfugiés de Khan Younis, la caserne se trouve à 80 mètres de la maison de ma grand-mère. Nouveau coup de fil angoissé à mes oncles... Tout le monde était sain et sauf, encore sous le choc de l’explosion qui a détruit toutes les fenêtres de la maison.
Happy new year Gaza
Assis là, autour de la radio avec ma famille, je me suis rappelé une conversation qui me paraît d’un autre temps. Ce n’était pourtant que la semaine dernière, deux jours avant l’offensive israélienne, ma femme me demandait où nous allions passer les fêtes de fin d’année. "Peut-être pourrions-nous emmener les enfants dîner avec des amis."
Finalement, j’ai changé d’avis, nous resterons probablement à la maison chérie... Nous regarderons le reste du monde célébrer à la télé pendant que nous pleurerons nos morts. Le monde en retour nous regardera peut-être trembler et mourir... Bonne année Gaza!
► A lire: Le blog de Mohammed Ali sur le site d'Oxfam
Source : Rue 89
15:25 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, guerre, israël, génocide, palestine



