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19/12/2009

Le ClimateGate tourne au feuilleton : Les Russes confirment à présent que les scientifiques ont manipulé les données pour exagérer le réchauffement climatique

Telegraph, James Delingpole, 16 décembre 2009

Le ClimateGate prend de plus en plus d’importance. Et merci à tous les Russes qui, avec un timing parfait, ont lâché cette bombe juste au moment où les dirigeants du monde se réunissent à Copenhague pour discuter des moyens de taxer le carbone pour nous renvoyer à l'âge des ténèbres.

Délectez vous de ce communiqué publié par Rionovosta, par l’intermédiaire de l'agence Ria Novosti, à propos de la calotte glacière. (Source d’information : Richard North)

Un débat, sur l’incident de détournement des courriels en novembre 2009 duClimatic Research Unit (CRU), qualifiée de ClimateGate par certaines sources, se poursuit à Copenhague dans le contexte de la Conférence onusienne avortée sur le climat (COP 15), pour discuter des accords alternatifs remplaçant le protocole de Kyoto de 1997, dont l’objectif est de lutter contre le réchauffement climatique.

Cet incident impliquait un serveur de messagerie utilisé par le CRU de l'Université d'East Anglia à Norwich, dans l’Est de l'Angleterre. Des inconnus ont volé et diffusé anonymement des milliers de courriels et d’autres documents couvrant sur 13 ans la question du réchauffement global.

La controverse a surgi après que diverses allégations aient été faites, notamment que les spécialistes du climat se sont entendus pour retenir des preuves scientifiques et ont manipulé les données pour faire en sorte que le réchauffement mondial semble plus prononcé qu’il n’est.

Le ClimateGate a déjà affecté la Russie. Mardi, l’Institut d'analyse économique (IAE) de Moscou a publié un rapport affirmant que le Hadley Center for Climate Change au siège de l'Office météorologique britannique d’Exeter (dans le Devon, en Angleterre) a probablement falsifié les données climatiques russe.

L'IAE estime que les données des stations météorologiques russes ne corroborent pas la théorie du réchauffement planétaire d’origine humaine. Les analystes disent que les stations météorologiques russes couvrent la majorité du territoire du pays, et que le Centre Hadley n’a utilisé dans ses rapports que les données fournies par 25% de ces stations. Plus de 40% du territoire russe n'a pas été concerné par les relevés de la température mondiale pour quelque autre raison que l’absence de stations météorologiques et d’observations.

Les données des stations placées dans les régions non incluses par l’étude duHadley Climate Research Unit Temperature UK (HadCRUT), ne montrent souvent aucun réchauffement concluant à la fin du 20ème siècle et au début du 21ème siècle.

La base de données du HadCRUT inclue des stations spécifiques fournissant des données décousues et qui soulignent le processus de réchauffement global, plutôt que des stations facilitant l’observation ininterrompue.

Dans l'ensemble, les climatologues utilisent des stations météorologiques donnant des résultats partiels beaucoup plus souvent que celles qui fournissent des observations complètes.

Les analystes de l'IAE disent que les climatologues utilisent les données de stations situées dans les grands centres de population, qui sont influencées par l'effet du réchauffement urbain, plus fréquemment que les données valides des stations éloignées.

L'ampleur du réchauffement climatique a été exagérée à cause de l’altération de la température en Russie, qui constitue 12,5% de la masse terrestre mondiale. L'IAE a déclaré qu'il est nécessaire de recalculer toutes les données de la température mondiale pour évaluer l'ampleur de l’exagération.

Si des procédures similaires ont servi pour les données climatiques des autres pays, les données de la température mondiale devront être rectifiées, car les calculs des analystes du COP 15, incluant les évaluations financières, reposent sur la recherche du HadCRUT.

En d'autres termes, ce que les Russes sont en train de suggérer ici, c’est que le dossier entier de la température mondiale, utilisé par le GIEC pour influencer une politique de gouvernement mondial, est de la connerie.

Comme le dit Richard North : C’est du feuilleton.

Mise à jour : Comme Steve McIntyre le signale sur ClimateAudit, on soupçonne depuis longtemps que le CRU a agi particulièrement vite et à la légère avec les relevés de températures en Russie, plus précisément en Sibérie. Voici un courriel de mars 2004 de Phil Jones pour Michael Mann :

[J’ai] récemment rejeté deux documents (un pour JGR et pour GRL) de gens qui disaient que le CRU s’était trompé sur la Sibérie. [J’ai] mis le paquet pour les deux critiques, espérons-le avec succès. Si l'un ou l’autre paraît, J’en serai très surpris, mais on ne sait jamais avec GRL.

À bientôt,

Phil

Et ici, sur Watts Up With That?, il y a l’intervention d’un invité, Jeff Id de Air Vent.

Voici ce que l'un des intervenants avait à dire sur la façon dont les données ont été sélectionnées et biaisées à des fins politiques :

L’essentiel du débat, c’est que le CRU a sélectionné les données, suivant la même méthode employée partout ailleurs. Ils ont ignoré les données couvrant 40% de la Russie et choisi celles montrant une tendance au réchauffement à la place de celles préférables statistiquement, alors même qu’elles étaient disponibles. Ils n’ont pas tenu compte de la totalité des données, préférant les données urbaines, penchant fortement en faveur des données de stations réimplantées, ignorant le détail du jeu de données.

Sur la dernière page, un graphique montre que l'usage sélectif de 25% des données du CRU a créé 0,64°C de réchauffement en plus que ce que montrerait simplement l’utilisation de toutes les données brutes. Le jeu complet des données montre 1,4°C de hausse depuis 1860, contre 2,06°C avec la sélection du CRU sur la même période.

Non, bien sûr, chers lecteurs que je ne suis en aucune façon tenté de chanter victoire avec ces dernières révélations. Après tout, tant de mes collègues, juniors et seniors, m’ont soutenu à fond sur ce coup...

Et, si quelqu'un parle russe, voici l’article complet.

Original : blogs.telegraph.co.uk/news/jamesdelingpole/100020126/clim...

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

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