28.02.2009
Relier les points : l’orgie meurtrière d’Israël se heurte aux protestations populaires tandis qu’Obama commence son numéro
SOTT.net
Vendredi 30 janvier 2009
© Maan News Agency
Janvier 2009 restera dans l'Histoire comme le mois où les dirigeants de l'État israélien ont révélé leur véritable nature. Au cas où quelqu'un se serait encore demandé si les politiciens israéliens méritaient une place aux côtés de Staline, Hitler, Pol Pot & co, leurs troupes d'assaut ont levé ces doutes en faisant preuve d'une brutalité et d'une barbarie à faire frissonner les plus apathiques. Pour aggraver encore la situation, la machine de relations publiques sioniste a passé la surmultipliée, usant de toutes les tactiques de propagande déployées par l’État: des mensonges colportés par les médias de masse aux mensonges répandus sur Internet par les trolls à la solde de la « Hasbara ».
Mais pour une fois, une grande partie de la population mondiale – dont certains Israéliens – a vu ce génocide pour ce qu'il était et s'y est opposé en manifestant. Ces protestations ont mis dans l'embarras les gouvernements occidentaux en général, et le gouvernement étasunien en particulier, en révélant la pusillanimité d'Obama – et finalement, son approbation – ainsi que la soumission grotesque de l'administration Bush aux plans sionistes.
D'abord, ils sont venus pour les Gazaouis
Voyez-vous, la comparaison entre les Israéliens et les nazis n'est pas une hyperbole. La seule différence entre le ghetto de Varsovie et Gaza, ce sont les noms des groupes impliqués. Le monde connaît déjà cette histoire; mais cette fois-ci, chacun ne devrait-il pas essayer de jouer un rôle un peu différent? Ne devrions-nous pas sonner l'alerte et diffuser l'information de manière intelligente avant que cette vague de folie n'engloutisse de nouvelles victimes innocentes et qu'il n'y ait plus personne pour parler? Mais pour ce faire, il nous faut d'abord comprendre aussi clairement que possible la situation réelle, tout en ne nous racontant pas d'histoires sur un éventuel retour à la «normale», car la situation en Palestine n'est plus normale depuis 1948, année où les pathocrates y ont entamé leur campagne de nettoyage ethnique et de vol de terres.

Dans son dernier sacrifice sanglant à Yahvé, Israël a tué plus de 1300 Palestiniens, dont 400 femmes et enfants, blessé plus de 5300 personnes et fait des dizaines de milliers de sans-abris. Seules 95 victimes étaient vraiment des combattants de la résistance. Par opposition, 13 Israéliens sont morts au cours de ce conflit - dont 3 civils - et la plupart d'entre eux, à la suite de tirs amis.
Les civils et les infrastructures civiles de Gaza ont été systématiquement et délibérément ciblés. D'après un rapport, les troupes israéliennes ont kidnappé environ 300 civils palestiniens et en ont exécuté une partie, par tirs de fusils ou d'obus. Une autre partie a servi de bouclier humain (vous avez sûrement entendu le mensonge israélien selon lequel ils ne pouvaient éviter de blesser des civils car le Hamas utilisait des boucliers humains?), tandis que, selon des témoins oculaires, les troupes israéliennes ont exécuté des femmes et des enfants individuellement en leur demandant de sortir un à un de leurs maisons. Les enfants ont également décrit de quelle manière leurs parents avaient été exécutés devant leurs yeux alors qu'ils s'étaient déjà rendus;, dans un cas abominable, les soldats israéliens ont joué au « choix de Sophie » en forçant une mère palestinienne à choisir, sur ses dix enfants, cinq qui seraient tués.
© AFP
Selon les associations de défense des droits de l'homme, certaines photos prises lors du conflit prouvent l'usage de phosphore.
Non contente du traitement inhumain infligé aux civils palestiniens, l'armée israélienne a choisi d'envoyer un message au monde entier en attaquant le quartier général de l'UNRWA (l'office de secours et de travaux des Nations Unies) avec des bombes au phosphore blanc - un produit chimique qui s'enflamme au contact de l'oxygène et que l'armée israélienne a éhontément utilisé lors de son offensive contre les civils. (Souvenez-vous à quel point, il y a quelques années, on nous rabâchait qu'il fallait soutenir l'invasion en Iraq, et que Saddam était une menace pour le monde car il avait utilisé des armes chimiques contre les Kurdes ?) À tout cela s'ajoutent des cas de victimes dont les blessures correspondent à celles provenant d'explosifs à métal dense et inerte (DIME), qui non seulement provoquent de graves lésions au niveau des organes internes mais tuent aussi lentement en déclenchant des cancers chez les survivants. En outre, on a retrouvé des traces d'uranium appauvri dans les tissus de plusieurs victimes palestiniennes.
L'attaque des locaux de l'UNRWA a fait au moins 15 victimes, et des milliers de tonnes de nourriture destinés aux Gazaouis touchés par la famine ont été brûlées. Trois hôpitaux abritant 500 personnes ont également essuyé des attaques au phosphore. Israël a aussi délibérément entravé les interventions de la Croix Rouge et du Croissant Rouge et a même ciblé des ambulances sous le prétexte grotesque qu'elles étaient suspectées de transporter des « terroristes ».
En bref, Israël a réussi à plonger Gaza dans une sorte d'état existentiel fait d'Horreur et de Terreur – l'enfer sur terre, si vous préférez. Et qu'en dit le gouvernement israélien ? Que ses criminels de guerre ne peuvent être poursuivis, et qu'il va étudier les déclarations à propos de l'usage « inadapté » de phosphore blanc - comme si tout cela n'était qu'un malentendu ou un accident ; comme s'il planait encore des doutes quant aux intentions, à l'illégalité et à l'immoralité de l'attaque de civils avec une arme chimique interdite. Nous nous permettons de lui suggérer d'entamer son enquête par le visionnage de cette nouvelle vidéo sur l'attaque d'une école (apparemment une autre cible «terroriste» selon les critères israéliens).
Mais les psychopathes ne connaissent aucune limite, n'ont aucune d'humanité. Ils ne ressentent aucun remords quant à leurs crimes. Au contraire, ils les commettent avec méthode. Ainsi, les pathocrates israéliens disposaient-ils également d'un plan de relations publiques. Nous avons déjà souligné dans des articles précédents l'accumulation de mensonges à propos du siège de Gaza et des prétextes à cette invasion ; au cours de l'offensive, nous avons constaté qu'Israël menait aussi une guerre de l'information. Qui aurait pu rater les interventions télévisées où Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères, ouencore Mark Regev, le porte-parole du gouvernement israélien, esquivaient toutes les questions qui leur étaient posées, mentaient éhontément et outrepassaient les limites de la crédibilité ? Mais peut-être ignoriez-vous qu'Israël avait également envoyé ses «troupes» sur Internet, en recrutant une armée de blogueurs voués à la défense de l'image d'Israël. N'avez-vous jamais entendu parler des brigades de la Hasbara, composées d'une armée de «volontaires» pro-Israéliens répandant mensonges et désinformation sur la toile ?
Ainsi, tandis que le bain de sang grandissait, le Premier ministre Ehud Olmert, le ministre de la Défense Ehud Barak et Tzipi Livni sont-ils restés imperturbables face aux conséquences de leurs actes et à la vague mondiale de protestations. Apparemment, ce ne sont pas les manifestations qui les ont poussés à déclarer un cessez-le-feu le 17 janvier : le timing laisse plutôt entendre qu'il s'agissait d'une trêve, de sorte que tous les regards convergent vers Obama et son numéro. En outre, cette pause sera probablement utile pour élaborer une nouvelle stratégie plus susceptible de rallier l'opinion publique à une invasion. Mais une chose était claire: comme un chien d'attaque qui saisit entre ses mâchoires le bras d'une victime, l'intention d'Israël n'a jamais été de lâcher. Ce qui explique la livraison en Israël de 3000 tonnes d'armes avec les « compliments » des États-Unis, ainsi que la propagande anti-iranienne menée pendant l'investiture d'Obama.
Par conséquent, il était inévitable que dix jours plus tard, la trêve soit à nouveau rompue. Cela s'est produit de la manière habituelle: la mort d'un soldat israélien, provoquée par l'explosion d'une bombe posée au bord d'une route, a été revendiquée par «un groupe au nom inhabituel, jusqu'alors sans lien connu avec le Hamas, le mouvement islamiste actuellement au pouvoir.» Ah oui, encore une fois, le mystérieux groupe «terroriste / militant » est sorti de sa tanière pour offrir un prétexte bien pratique au moment opportun. Tzipi Livni bavait en aboyant « je me fiche de qui a tiré... comme le Hamas contrôle Gaza, il est responsable de tout ce qui s'y produit. À chaque fois que Gaza nous ciblera en faisant exploser une bombe, en lançant un missile ou en faisant passer [des armes], Israël répliquera. » Et il a effectivement répliqué par une attaque aérienne et un nouvel envoi de chars d'assaut, de troupes et d'hélicoptères vers Gaza. Le Premier ministre Ehud Olmert a laissé planer la menace d'attaques supplémentaires, et a déclaré que cette incursion n'était qu'un début et que la véritable réponse d'Israël était encore à venir; ainsi, Dieu seul sait ce qui va advenir et quelle horreur va s'abattre à nouveau sur le peuple palestinien. En effet, tout indique une nouvelle vague de violence imminente.
Qu'importe si les frontières de Gaza étaient encore en grande partie verrouillées et si, au cours de ces dix jours, des rapports ont indiqué que c'était Israël - une nouvelle fois – qui avait commis les agressions.
Sans commentaire
L'indigne réaction des États-Unis à l'attaque de Gaza fut – et demeure – pénible à observer. Naturellement, nous n'en attendions pas moins de G.W. Bush, qui a applaudi une dernière fois à cette débauche meurtrière avant de se glisser tel un serpent vers la sortie. Vous souvenez-vous que les résolutions des Nations Unies condamnant Israël furent bloquées par son administration? Le point d'orgue en fut l'humiliation spectaculaire de Condoleezza Rice lorsque Olmert, Premier ministre israélien, appela Bush qui, à son tour, appela Rice pour lui ordonner de ne pas voter pour le cessez-le-feu... qu'elle avait elle-même proposé.
Voici ce que déclara Olmert: «Vendredi, en début de matinée, la secrétaire d'État [Condoleeza Rice] envisageait de soumettre la résolution de cessez-le-feu au vote du Conseil de sécurité des Nations Unies, et nous avons refusé qu'elle vote en sa faveur ». Il a ajouté: « J'ai dit: "appelez-moi le président Bush". Ils ont essayé et m'ont dit qu'il était au milieu d'un discours à Philadelphie. J'ai répondu "ça m'est égal, je dois lui parler maintenant." Il est descendu de l'estrade, est sorti et a pris le téléphone ».
Voici ce que m'a écrit un ami après avoir lu la dépêche annonçant que le Premier ministre Olmert avait ordonné au président Bush de descendre de la tribune d'où il prononçait un discours et de recevoir les consignes d'Israël quant au vote des États-Unis sur la résolution des Nations unies : « Le 11 septembre, on interrompt le président Bushalors qu'il lit une histoire à des écoliers, pour lui annoncer que le World Trade Center a été – et il continue sa lecture. Aujourd'hui, Olmert appelle à propos d'une résolution de l'ONU alors que Bush fait un discours, et celui-ci quitte la tribune pour prendre l'appel. Existe-t-il une meilleure illustration de la relation maître - esclave? »
Le lobby israélien ? Quel lobby israélien ? Israël ne contrôle pas les États-Unis… ou en tout cas, c'est ce qu'ils voudraient nous faire croire.
Barack Obama, le héros du jour aux yeux de chacun, n'a malheureusement pas fait beaucoup mieux. Alors que des centaines de femmes et d'enfants périssaient et que le monde entier élevait la voix, le président élu se cachait à Hawaï et appliquait la politique du « sans commentaire ». Les journalistes ont seulement pu lui extirper la remarque selon laquelle il était « soucieux » et qu'il en aurait beaucoup plus à dire après son investiture. Nous avons donc attendu. Alors que l'intéressé n'en a pas dit beaucoup plus depuis, nous avons atteint le sommet de l'ignominie lorsque, suite à la rupture du nouveau cessez-le-feu et d'une nouvelle attaque d'Israël contre Gaza, la secrétaire d'État Hillary Clinton a déclaré que les États-Unis soutenaient «le droit d'Israël à se défendre».
«Les salves de roquettes qui se rapprochent de plus en plus des régions fortement peuplées d'Israël ne peuvent pas rester sans réponse », a-t-elle déclaré lors de sa première conférence de presse au Département d'État.
Hillary faisait probablement la grasse matinée le lendemain du bal d'investiture, lorsque la marine israélienne a bombardé Gaza cinq jours après le début du cessez-le-feu, faisant 7 blessés, dont 5 pêcheurs. Qu'en est-il du droit de la Palestine à la légitime défense ou des Droits de l'Homme le plus fondamentaux du peuple palestinien ?
Mais que les partisans d'Obama ne s'inquiètent pas, Barack a demandé à son émissaire pour le Moyen Orient d'ouvrir des discussions avec Israël (mais pas avec le Hamas, bien évidemment), et soyons sûrs qu'en moins de deux, il va faire régner la paix et la justice dans la région... ou peut-être pas :
Mitchell a déclaré : « le président Obama a souligné que l'Amérique était engagée pour la sécurité d'Israël et qu'elle soutiendrait toujours son droit à se défendre contre toute menace légitime ».
Ceci, cher lecteur, résume le changement apporté par Obama. Voici le nouveau patron, c'est le même que l'ancien. Selon Obama, le Hamas représente une menace légitime, et il est inutile de discuter avec lui ; Israël a le droit de bombarder Gaza quand bon lui semble, et Bush est engagé envers Israël. Pardon, nous voulions dire Obama.
Le pouvoir au peuple
© Murad Sezer/AP
Des manifestants turcs scandent des slogans islamiques tout en faisant brûler un drapeau israélien devant la mosquée Beyazit, à Istanbul, le 9 janvier.
Les dirigeants étasuniens, qui, a priori,font partie des rares individus sur cette planète en position de changer la situation au Moyen-Orient, ont lamentablement failli aux yeux du monde entier en ignorant les principes les plus élémentaires d'humanisme et de moralité. Par opposition, des foules entières ont élevé la voix – comme le bon sens le dictait. Nous parlons ici de manifestations de grande ampleur sur toute la planète (par exemple à Londres, à Naples, au Pakistan, à Washington, à Moscou ou à Paris), dont nombre d'hommes politiques, moultes journalistes officiant dans les mass-médias ou sur Internet, des organisations non gouvernementales, des employés de l'ONU – dont le président actuel de l'Assemblée Générale des Nations unies (mais pas son secrétaire général, on se demande pourquoi).
Étant donné que ceux d'entre nous qui osent critiquer Israël sont souvent traités d' « antisémites », soulignons que nombre de juifs et d'Israéliens pourvus d'une saine conscience ont condamné l'offensive contre Gaza. Ehud Barak a dû annuler sa visite dans une université de Tel-Aviv après avoir été fort légitimement traité de meurtrier par les étudiants. Apparemment, la pathocratie israélienne prend ces événements de façon trop personnelle : ainsi, 700 Israéliens ont -il été arrêtés pour avoir protesté contre la guerre. Une autre leçon dont nous gratifie le Phare de la Démocratie au Moyen-Orient.
Ailleurs, des juifs connus ont également – même au sein des parlements de leurs pays. Un ex-capitaine de l'armée de l'air israélienne a eu la décence de prendre la parole et d'appeler un chat un chat en parlant de crimes de guerre au cours d'un entretien avec la BBC, tandis qu'un groupe de rabbins et de leaders de la vie communautaire, culturelle et religieuse achetait une page entière dans le New York Times pour pousser Obama à faire pression en faveur d'un cessez-le-feu.
Sur une note plus sombre, on trouve aussi des individus pathologiques chez les Juifs. Nous en avons eu quelques exemples ce mois-ci. Comparez et confrontez les rabbins étasuniens mentionnés au paragraphe précédent avec ce document publié par le rabbinat de l'armée israélienne qui demande à ce qu'il n'y ait pas de pitié pour les ennemis d'Israël. Prenez le temps de regarder cette vidéo tournée à New York lors d'une manifestation de soutien à Israël: ainsi, vous verrez que l'on emploie le terme « pathologique » à raison. Remarquez bien leur réaction lorsque leurs fantasmes et leur partialité sont confrontés aux faits et aux arguments les plus évidents.
Bien que la plupart des médias de masse occidentaux rechignent à condamner Israël comme il le mérite, notons quelques exceptions honorables venant de journalistes qui, pour une fois, ont fait leur boulot et ont posé les bonnes questions aux porte-parole israéliens (mais pour cela, il aura malheureusement fallu un crime de guerre aussi flagrant que le bombardement d'un bâtiment des Nations unies) : voyez cet entretien entre Alex Thomson et Jon Snow diffusé sur Channel 4, et l'émission 60 minutes de CBS, traitant de l'apartheid israélien.
De son côté, la BBC mérite de perdre tous ses téléspectateurs pour avoir refusé de diffuser un appel à la solidarité pour Gaza, sous prétexte que cela compromettrait son «impartialité» (comme si elle en avait jamais eu). Vous pouvez être sûrs que notre société a un sérieux problème si les gens commencent à croire que tendre la main à ceux qui ont cruellement besoin d'aide dénote un manque – rien n'est plus faux ! Mais la réaction de la BBC est probablement due à la peur de « ceux-dont-le-nom-ne-doit-pas-être-prononcé », c'est-à-dire les sionistes qui tirent les ficelles du pouvoir à Londres et à Washington.
Est-ce trop demander aux médias que de couvrir consciencieusement les plaintes pour crimes de guerre déposées par des avocats internationaux contre 15 dirigeants israéliens – dont Olmert, Livni et Barak ? Cela ne mérite-t-il pas au moins autant d'attention que les dossiers sur (par exemple) Slobodan Milosevic ou Saddam Hussein ?
En conclusion, nous ne sommes pas antisémites. Les véritables antisémites se trouvent parmi les sionistes forcenés qui agissent au sein du gouvernement israélien et dans ses coulisses. Après tout, à l'exception des Palestiniens, qui est le plus menacé par les décisions psychopathiques du gouvernement israélien ? La réponse est les juifs israéliens. Avant, un antisémite était celui qui n'aimait pas les juifs; aujourd'hui, c'est celui que le gouvernement sioniste israélien et ses officines n'aiment pas, ou quiconque dit la vérité sur ce qui se passe en Palestine et au Moyen-Orient.
Un avertissement
Laura Knight-Jadczyk a récemment écrit sur le forum de SOTT :
« Hitler [utilisait l'énergie sexuelle de ses auditeurs pour alimenter leur "radicalisme"]. Il représentait un attrait pour une société incomparablement meurtrie psychologiquement –conséquence du christianisme allemand. Rien d'étonnant dans ce processus.
Il existe de nombreux livres sur la psychopathie d'Adolf Hitler et sur son art de manipuler les frustrations sexuelles et les inhibitions des gens - en répondant à leurs désirs cachés et en suggérant que s'ils le suivaient, leur souffrance morale et leurs besoins physiques seraient enfin satisfaits. »
Effectivement, l'énergie sexuelle – comprise à un niveau psychique, pas nécessairement le sexe tel qu'on l'entend habituellement – peut alimenter l'hystérie des foules sur des sujets qui n'ont apparemment rien à voir, comme les problèmes politiques ou sociaux. Nous observons aujourd'hui ce phénomène, combiné à différents degrés de pathologie, chez les manifestants pro-israéliens qui veulent voir tous les Palestiniens morts et qui pensent que les musulmans constituent un problème essentiel en raison de leurs pratiques rituelles, mais qui estiment que la circoncision ne pose aucun problème (vous avez bien regardé la vidéo des manifestants de New York, n'est-ce pas ?) Encore une fois, la mentalité et l'attitude de ces individus et d'une grande partie de la population israélienne recèle des similitudes objectives avec l'Allemagne nazie – tant au niveau de leur fanatisme choquant que de leur refus de voir la réalité en face.
Mais il y a plus. Jusqu'à maintenant, le monde, animé d'une colère juste et légitime, a protesté contre les activités terroristes d'Israël. Mais il existe un vrai risque que les foules soient à nouveau manipulées par les psychopathes fascinateurs au pouvoir et retournent leur colère contre les juifs en général. Nous n'en sommes pas encore là, mais si nous retenons les leçons de l'Histoire, il s'agit là d'une possibilité que nous ne pouvons exclure et qui nous impose la plus grande vigilance.
La haine, la rancune, la suspicion à l'encontre d'Israël s'intensifient en raison des crimes qu'il commet contre ses voisins, et deson mépris flagrant envers le reste du monde. Les dirigeants internationaux pourraient bien décider prochainement qu'il est temps de rééquilibrer la répartition des pouvoirs et d'agir en conséquence ; et ils pourraient trouver des moyens de mobiliser les foules en en canalisant l'énergie « sexuelle ». Une fois les deux parties plongées dans l'hystérie, seule une confrontation majeure et tragique pourra advenir.
Triste ironie que de réaliser qu'en fait, les Israéliens pourraient finalement devenir les victimes qu'ils croient déjà être, en raison de leur manque de pensée critique et d'objectivité quant à leurs dirigeants, leurs mythes et les fondements même de leur pays. En effet, depuis la création de l'État d'Israël, nul besoin d'être un génie pour réaliser que ce projet n'a jamais été autre chose qu'une formule mortelle, une bombe à retardement et un piège, tout autant pour les Arabes que pour les juifs, qui se retrouvent regroupés sur un minuscule territoire dans l'attente de leur destruction. En outre, si les sionistes suivent maintenant la voie des nazis, il nous faut garder à l'esprit de quelle façon exacte s'est terminé l'épisode nazi.
Obamarama
Avez-vous remarqué la couleur de la robe de Michelle Obama au cours du bal d'investiture ? Difficile de l'ignorer, étant donné la tendance des médias étasuniens à se concentrer sur la forme et à ignorer le fond. Nous, d'un autre côté, sommes plus soucieux du genre de changement qu'apportera Obama, si changement il y a.
Obama a envoyé des signaux mitigés depuis le début de la campagne présidentielle, et aujourd'hui, ces signaux deviennent encore plus conflictuels. Du côté positif, il a signé un décret imposant la fermeture de Guantanamo et des prisons secrètes de la CIA dans un an. Il a ordonné à la CIA d'arrêter de torturer les suspects, et il prépare une interdiction des armes spatiales. Son administration a également publié un décret présidentiel qui rendra plus difficile la dissimulation au public des archives de la Maison Blanche en vertu du dogme de l'immunité présidentielle.
Malheureusement, le diable se cache habituellement dans les détails. Guantanamo sera fermé dans un an, mais nombre d'événements peuvent se produire d'ici là, et s'ils sont suffisamment tragiques, Obama pourra changer d'avis. La torture est interdite, mais comme démontré par l'administration Bush, tout dépend de ce que l'on appelle torture. Il y a une volonté d'interdire les armes spatiales, mais il est encore possible de faire beaucoup de mal sans y avoir recours. Et le décret présidentiel risque de ne pas changer grand-chose puisque, in fine, ce sont l'Attorney general et le Conseiller juridique de la Maison-Blanche qui décident de ce qui sera ou non divulgué. En outre, gardez à l'esprit qu''inaugurer son mandat par des mesures spectaculaires ou superficielles afin de renforcer sa côte de popularitéest une tactique standard ; les choses pourraient bien changer rapidement.
Et maintenant, le côté obscur.
Nous avons déjà souligné plus haut qu’Obama n'avait ni la volonté ni la capacité à s'opposer aux crimes perpétrés par Israël. Il a déjà fait vœu de fidélité à l'AIPAC, groupe de pression pro-israélien. Étant donné le fanatisme radical et l'intolérance de l'AIPAC, la position d'Obama contraste avec ses propres idées progressistes et tolérantes sur la religion. Alors, pourquoi agit-il ainsi ? Manifestement, ce n'est pas vraiment lui qui tient les rênes. Ceux qui tiennent les rênes sont ceux qui ont financé sa campagne, ceux qui contrôlent les médias et les grandes entreprises, son équipe et peut-être ceux qui ont les moyens de faire chanter les politiciens. Qui sait, peut-être Obama est-il un chic type. Mais si c'est le cas, étant donné le contexte, il joue alors le rôle de l’ « idiot utile » dans l'intérêt du système – un système qui avait cruellement besoin d'un ravalement de façade après les terribles années de Bush le cow-boy.
Obama a également promis d'envoyer, même sans autorisation du gouvernement pakistanais, des troupes au Pakistan afin de pourchasser les terroristes. Aussitôt dit, aussitôt fait : seulement quatre jours après la prise de fonction d'Obama, des drones étasuniens Predator ont frappé des cibles (prétendument) « Al-Qaeda » au Pakistan, tuant 18 personnes. Avant qu'il ne tue d'autres innocents, quelqu'un peut-il lui envoyer un courriel sur son Blackberry pour lui expliquer que la War on Terror est une escroquerie ? S'il vous plaît, dépêchez-vous, car son administration a déjà annoncé que les troupes étasuniennes allaient intensifier les opérations en Afghanistan et au Pakistan, laissant augurer une augmentation du nombre de victimes.
Pousser les pays à bout
« Vous voyez, la folie, c'est comme la gravité. Il ne suffit que d'une pichenette ! » Le Joker dans Le Chevalier Noir
Depuis plusieurs mois, nous suivons les tentatives visibles ou secrètes des États-Unis et de leurs alliés pourdéstabiliser le Pakistan. Nous craignons désormais que le Mexique ne rejoigne bientôt la liste des pays cibles. Ne nous demandez pas pourquoi, interrogez plutôt l'État-major interarmées étasunien, qui a diffusé un rapport incluant l'avertissement suivant :
« Un scénario catastrophe pour l'État-major interarmées, et à vrai dire pour le reste du monde, serait l'effondrement rapide et soudain de deux grands pays: le Pakistan et le Mexique ».
Encore un de ces rapports qui, au lieu d'offrir une vision objective de la réalité, semble mettre en avant une réalité désirée en poussant à l'hystérie et en appelant les médias à se focaliser sur le sujet. C'est un peu comme pour les armes de destruction massive de Saddam. Les rapports sur la « possible » existence de ces armes n'a jamais rien prouvé, mais ont finalement fourni un prétexte à l'invasion. (Nous n'insinuons pas que le Mexique aura la même chance que l'Iraq; en revanche, cela pourrait être le cas du Pakistan, comme nous l'avons vu plus haut !)
Dans le cas du Mexique, il est vrai que la corruption, la violence et les cartels de la drogue sont problématiques, comme le souligne le rapport. Les décès liés au trafic de drogue ont augmenté de plus de 117 % en 2008, dépassant les 5000 victimes. Des dépêches scabreuses sont relayées quotidiennement par les médias locaux et contribuent à une atmosphère de plus en plus hystérisée. (Remarquez toutefois que ce rapport étasunien omet de mentionner l'évidence : les cartels de la drogue prospèrent au Mexique grâce à la CIA et aux dealers et consommateurs étasuniens.)
En outre, début novembre 2008, Juan Camilo Mourino, le ministre de l'Intérieur mexicain, est mort dans un accident d'avion à Mexico. José Luis Santiago, ancien vice-procureur général, et d'autres hauts-conseillers ont également trouvé la mort dans cet accident. Ces victimes ayant largement été impliquées dans la lutte contre les groupes de trafiquants, l'opinion publique a donc suspecté un sabotage.
Toutefois, aucune preuve n'est venue pour l'instant étayer la thèse du sabotage. Les enregistrements des voix des pilotes suggèrent une erreur humaine. Il est également improbable que les groupes de trafiquants aient réussi à eux seuls à éliminer la deuxième personnalité la plus importante du gouvernement sans laisser de traces. Par conséquent, s'il y a eu sabotage, alors celui-ci n'a pu être mis en œuvre que par une organisation suffisamment puissante pour mener des opérations clandestines élaborées.
Ce qui nous fait penser à ce rapport de l'armée étasunienne. Peut-être cet accident d'avion fait-il partie de ces coïncidences rares et opportunes - mais si fréquentes depuis quelque temps; peut-être ce rapport était-il motivé par l'opportunisme et avait pour seule vocation de tirer profit de l'atmosphère tendue qui règne chez le voisin du Sud. Mais une chose est claire. Malgré les problèmes que rencontrent le Mexique et le Pakistan, ils n'ont rien de comparable avec ceux de l'Iraq, du Congo ou de Gaza. Et si ces deux pays se retrouvent dans une situation similaire, vous pouvez être sûr que - comme pour l'Iraq, le Congo ou Gaza - ce ne sera pas le fruit d'un accident ni la faute des populations. Il y a toujours quelqu'un de plus puissant pour se mêler de vos affaires.
Passez le gaz
Comme le savent nos fidèles lecteurs, nous suivons les signes d'une éventuelle Ère glaciaire imminente, qui pourrait résulter d'une baisse des éruptions solaires. Nous ne sommes donc pas surpris que cet hiver soit particulièrement rigoureux.
Quiconque vit dans les régions septentrionales d'Europe, d'Asie ou des Amériques sait combien il est important d'affronter l'hiver avec une demeure bien chauffée. Nous dépendons de la technologie pour notre survie, voilà un fait qui devient douloureusement clair lorsqu'on rentre à la maison un jour d'hiver et que pour X raison, le chauffage est en panne ou l'approvisionnement en fuel a été interrompu. Il n'est donc pas excessif de dire que ceux qui fournissent les énergies de chauffage détiennent un pouvoir considérable sur ceux qui en ont si cruellement besoin.
Au cours de cet hiver, nous avons assisté à un tel jeu de pouvoir. Gazprom, le géant russe du gaz, a décidé d'arrêter de fournir l'Ukraine en raison de factures impayées et d'un désaccord sur le prix du gaz pour 2009. Le problème est que Gazprom fournit un quart des besoins en gaz del'Union européenne et 42 % de ses importations, dont la majeure partie transite par l'Ukraine. La fermeture des pipelines ukrainiens a donc également affecté toute l'Europe.
En dehors de savoir si une issue juste et équitable a été trouvée à ce désaccord , deux éléments devraient être soulignés. Premièrement, il s'agit d'un des déplorables effets secondaires de la crise économique mondiale, avec l'Ukraine à moitié en faillite et soutenue par les prêts du FMI et de l'UE - ce qui est une des raisons pour lesquelles elle refuse une augmentation du prix du gaz, même lorsqu'ils étaient largement inférieurs à ceux pratiqués sur le marché européen. Deuxièmement, le gaz a concrètement été utilisé comme une arme. En fait, il pourrait s'agir d'un nouvel épisode de la nouvelle Guerre froide, comme l'a laissé entendre la Russie lorsqu'elle a accusé les États-Unis d'être derrière les décisions de l'Ukraine :
« Nous pensions hier que l'accès au gaz russe était ouvert, mais une fois de plus, il a été bloqué par les Ukrainiens », a déclaré Alexander Medvedev, vice-président de Gazprom. « Il semble qu'... ils suivent des directives qui ne viennent pas de Kiev mais de l'extérieur du pays ».
Le Département d'État a démenti de telles accusations. Medvedev a plus tard expliqué qu'il faisait référence à l'accord stratégique entre l'Ukraine et les États-Unis, été signé le mois dernier à Washington par la secrétaire d'État, Condoleezza Rice. Cet accord renforce les coopérations dans les secteurs de la défense, de l'énergie et du commerce, y compris la fourniture de gaz. Cet accord va également entraîner la mise en place d'une mission diplomatique étasunienne à Simferopol, capitale régionale de la Crimée - une décision qui fera probablement fulminer le Kremlin. Cette région à dominante ethnique russe a fait l'objet de déclarations selon lesquelles Moscou tenterait d'attiser les sentiments séparatistes afin d'affaiblir les dirigeants ukrainiens pro-occidentaux.
Comme la Géorgie, la République Tchèque et la Pologne, l'Ukraine est désormais un pion de plus sur l'échiquier mondial.
Le prophète du Nouvel Ordre Mondial (NOM)
Henry Kissinger est tout excité à l'idée d'un Nouvel Ordre Mondial. Apparemment, on lui a confié la mission de le promouvoir afin que le peuple s'y habitue. Kissinger a publié un article dans l'International Herald Tribune et a fait une apparition à la télévision. Non pas que cela soit inhabituel pour l'intéressé, qui prêche depuis un bon moment déjà.
Gordon Brown est également un membre bien connu de cette étrange secte; il prévient que le NOM doit être établi, sans quoi, « toute notre prospérité » sera menacée. De quelle « prospérité » parle-t-il, qui jouit de cette « prospérité » ? Peut-être s'agit-il de la « prospérité » immobilière ?
La finalité de tous ces événements est tellement évidente qu'elle en serait risible si elle ne visait pas la suppression de nos libertés. Comme Simon Davies et Donald Hunt l'ont récemment expliqué :
Il est important de comprendre que nous sommes dans une Phase de Transition contrôlée. Celle-ci peut nous sembler chaotique, mais elle recèle un ordre sous-jacent. On nous mène vers une nouvelle phase économique, un nouvel Ordre Économique. La frontière entre l'État et les grandes entreprises a disparu depuis longtemps, nous nous retrouvons face à un champ de possibilités toujours plus réduit à mesure que notre environnement change d'une manière de plus en plus inhabituelle. Nous devons tenter de comprendre aussi précisément que possible ce nouvel environnement économique afin de l'appréhender de la bonne manière et de nous en sortir.
Il ne fait aucun doute que nous nous dirigeons vers un gouvernement totalitaire, d'abord à une échelle nationale, puis continentale, en enfin mondiale. [...]
Perdre le cap
Au cours de nos recherches sur les causes du changement climatique de notre planète, nous nous sommes penchés sur les influences cosmiques, telles que les cycles d'éruption solaire. Nous voudrions maintenant ajouter à cette équation le rôle du champ magnétique terrestre en tant que lien possible entre le climat de notre planète et celui du cosmos. En effet, une étude danoise a découvert que le champ magnétique terrestre avait une influence sur notre climat, tandis qu'une autre étude a trouvé un lien entre les rayons cosmiques et le climat de notre planète:
Publiée dans la revue Geophysical Research Letters et menée par des scientifiques britanniques du National Center for Atmospheric Science (NCAS – Centre national pour les sciences atmosphériques) et du Science and Technology Facilities Council (STFC – conseil pour les grands équipements de recherche), cette étude remarquable montre que le nombre de rayons cosmiques à haute énergie atteignant un détecteur enfoui à grande profondeur était étroitement lié aux températures mesurées dans les couches supérieures de l'atmosphère (également connues sous le nom de « stratosphère »). Pour la première fois, des scientifiques ont démontré que cette relation pouvait permettre d'identifier des événements météorologiques qui se produisent soudainement dans la stratosphère durant l'hiver septentrional.
© Jimmy Raeder/UNH
Modélisation informatique de l'écoulement des vents solaires autour du champ magnétique terrestre le 3 juin 2007. Les couleurs représentent la densité de vents solaires; le rouge pour les hautes densités, le bleu pour les faibles densités. Les lignes tracées en noir marquent les frontières extérieures du champ magnétique terrestre. Remarquez les densités relativement élevées à l'extrémité des flèches blanches; ce sont des vents solaires qui pénètrent dans le champ magnétique terrestre par sa brêche.
Une autre étude indique que le champ magnétique solaire pourrait avoir une influence sur la météo et le climat; les cycles solaires permettent en fait de prédire les variations de précipitations. Maintenant, considérez qu'une étude précédente, a établi l'existence de portails magnétiques reliant la terre au soleil, et connus sous le nom d'« événement de flux de transfert » ; et analysez tout cela à la lumière de cette révélation du mois dernier selon laquelle le vent solaire a causé une brêche dans le champ magnétique terrestre.
Toutes ces données peuvent nous aident à expliquer la raison du changement rapide affectant le noyau et le champ magnétique terrestres.
Mais il ne s'agit pas seulement de la Terre et du Soleil. Le lecteur pourrait ajouter à ces énigmes magnétiques la récente découverte, faite grâce à un ballon de la NASA, d'un signal radio extrêmement puissant qui traverse le cosmos :
« L'Univers nous a vraiment pris par surprise », a déclaré Kogut. « Au lieu du faible signal auquel nous nous attendions, nous avons découvert ce puissant signal six fois plus élevé que ce que nous avions prédit. » Des analyses détaillées ont exclu l'hypothèse d'un signal provenant d'étoiles primordiales ou de sources radios connues, dont les gaz situés dans les halos les plus éloignés de notre galaxie. L'origine de ce champ radio cosmique reste mystérieuse.
Ne vous attendez pas à ce qu'Al Gore parle de la relation possible entre les champs magnétiques et le changement climatique !
Le réchauffement climatique se refroidit
Janvier a encore compliqué la «mission» des catastrophistes du réchauffement climatique, qui ont de plus en plus de mal à étayer leurs assertions au vu des faits. Régulièrement, apparaissent des preuves en contradiction totale avec ce qu'on a imposé au public.
Une fois de plus, le documentaire d'Al Gore, Une vérité qui dérange, a été révélé pour l'entreprise de mystification et de mensonge qu'il s'avère être.
La surface de la calotte glaciaire, censée se réduire a fortement crû au cours de l'année passée, pour atteindre un niveau similaire à celui de 1979. La réduction de la surface de la calotte glaciaire et les fontes qui en découlent sont censées induire une élévation globale du niveau des océans, mais il apparaît que la vitesse d'élévation du niveau des océans a désormais baissé de 20 %. Ce qui en soi pourrait signaler un refroidissement global des océans.
Même si peu (voire aucun) des partisans du réchauffement climatique acceptent de discuter du refroidissement de l'Antarctique, qui dure depuis des décennies, ils se raccrochent aux données selon lesquelles l'Antarctique occidental a connu un réchauffement faible mais perceptible. Des membres du British Antarctic Survey viennent de découvrir des preuves démontrant que l'activité volcanique ainsi qu'une couche de cendres volcaniques pourraient être à l'origine du décalage entre le refroidissement continu de l'Antarctique oriental et le réchauffement mesurable de l'Antarctique occidental.
© inconnu
L'analyse des dépôts de calcite réalisée par le Centre de climatologie de Nouvelle-Zélande montre que l'optimum climatique médiéval a touché toute la planète.
Les alarmistes du réchauffement climatique utilisent rapidement leurs dernières cartes. Une des tactiques utilisées par de nombreux membres de la communauté défendant le réchauffement climatique consiste à nier ou à minimiser les données historiques relatives à l'optimum climatique médiéval. Ils suggèrent qu'il n'a jamais eu lieu ou qu'il s'agissait seulement d'un phénomène local au niveau des terres entourant l'Atlantique Nord. Mais des recherches menées par le Centre de climatologie de Nouvelle-Zélande ont permis de mettre au jour des preuves supplémentaires démontrant que l'optimum climatique médiéval fut bien un phénomène global. Ces recherches concernent les taux d'isotopes d'oxygène et de carbone trouvés dans les dépôts de calcite des stalactites et stalagmites de Nouvelle-Zélande et qui sont en relation directe avec les cycles de réchauffement et de refroidissement climatique. Les données couvrent les 4000 dernières années et montrent un réchauffement indiscutable sur la période 900-1100 ap. J. – l'optimum climatique médiéval.
Ce mois-ci, nous avons également remarqué que le Science and Public Policy Institute (SPPI –Institut des sciences et des politiques publiques) de Washington avait une nouvelle fois accusé le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), preuves à l'appui, d'avoir manipulé délibérément des données dans le but d'accréditer la thèse politique du réchauffement climatique. La publication du SPPI, Temperature Change and CO2 Change – A Scientific Briefing [Changement de température et changement de concentration en CO2 – une introduction scientifique] met en lumière le fait qu'aucune des modélisations informatiques du climat établies par le GIEC n'intègre les données tangibles démontrant que les températures ont chuté de manière systématique au cours des huit dernières années.
Les faits deviennent plus clairs dès lors qu'on se met à rechercher par soi-même et à étudier les preuves présentées par des scientifiques et des experts qui ne font pas partie du camp soutenant la thèse du réchauffement climatique. Dans une majorité de cas, les données sont manipulées à des fins politiques, et une grande quantité de données et d'informations existantes sont dissimulées au grand public. À ce sujet, de plus en plus de voix - scientifiques, journalistes et citoyens en général - commencent à s'élever.
Quelques déclarations récentes :
Le changement climatique face à la réalité
Harrison Schmitt rejoint les sceptiques du réchauffement climatique
L'ex superviseur de la NASA, John Theon, rejoint le camp des sceptiques
La fraude au réchauffement climatique
© Richard Firestone
Incrustations de particules de fer au milieu de trous carbonisés à la surface d'une défense de mammouth retrouvée en Alaska. Le détail montre comment la défense a été perforée.
Ce mois a également vu l'arrivée de nouvelles preuves concordant avec les recherches menées par SOTT sur l'origine cométaire des catastrophes. La dernière preuve en date nous vient d'un groupe de chercheurs, dont James P. Kennett, de l'université de Californie à Santa Barbara, et Douglas J. Kennett, de l'université de l'Oregon. Leurs précédentes recherches avaient permis de découvrir une fine couche de terre noire située quelques dizaines de centimètres sous la surface, couvrant la majeure partie de l'Amérique du Nord et contenant de l'iridium et d'autres débris vieux de 13 000 ans. À cette époque, la Terre subit un violent changement géologique et climatique, mettant fin à la dernière ère glaciaire et provoquant l'extinction de nombreuses espèces. D'après ces chercheurs, l'iridium découvert dans cette couche de terre montre que cette catastrophe fut causée par un impact cométaire. Mais les sceptiques exigeaient davantage de preuves. Les nouvelles recherches font apparaître de nombreux éléments révélant la présence de nano diamants dans cette couche de terre, preuve supplémentaire et encore plus solide étayant la théorie d'un impact explosif.
Une autre preuve qui a refait surface ce mois-ci et qui soutient l'hypothèse de l'origine cosmique de nombreuses catastrophes subies par notre planète nous vient du chercheur Richard Firestone. Ses derniers travaux ont mis au jour des fragments microscopiques de météorites dans des défenses et des restes d'os fossilisés de mammouths, espèce aujourd'hui disparue.
Grelotons avec Mère Nature
Janvier et février connaissent généralement les températures les plus basses de l'année dans l'hémisphère nord. Cette année, décembre a entamé les hostilités un peu plus tôt que prévu, et les fortes vagues de froid et phénomènes météorologiques du mois de janvier ont renforcé la tendance aussi bien en Europe qu'aux États-Unis.
© Deutsche Presse-Agentur
D'épais blocs de glace recouvrent une partie de l'Elbe, à Dresde.
En Espagne, une violente tempête aura marqué la fin du mois de décembre. Ce qui suivit fut cependant beaucoup plus violent. L'air arctique a recouvert la majeure partie du vieux continent, entraînant la fermeture de la Tour Eiffel et générant des records de froid. En Bavière, les températures ont chuté jusqu'à -34,6 °C. Ces températures polaires ont touché un vaste territoire et fait de nombreuses victimes. Mais ces conditions extrêmes et ce froid intense ont fait le bonheur de certains: les canaux hollandais ont gelé pour la première fois depuis 12 ans, permettant à de milliers de personnes de s'adonner au patin à glace, une des activités favorites des Hollandais.
Cette vague de froid extrême s'est légèrement atténuée vers la fin du mois, tandis qu'une tempête exceptionnelle balayait l'Espagne et la France, avec des vents à 193 km/h et des pluies torrentielles. En France, plus de 1,7 million de foyers se retrouvèrent sans électricité et 21 victimes furent dénombrées.
De l'autre côté de l'Atlantique, en Amérique du Nord, une vague de froid record aura accompagné la nouvelle année. En Alaska, contrée habituée à des températures extrêmement basses, janvier aura battu des records. Le début du mois fut marqué par des températures de -46 °C dans une partie de l'Alaska Les avions étaient cloués au sol et les véhicules totalement immobilisés, tandis que le froid persistait. Certaines régions ont enregistré des températures de -51 °C pendant plus de deux semaines. Au cœur du Canada, la ville de Saskatoon a établi un record de 24 jours d'affilée en dessous de -25 °C. Aux Éetats-Unis, dans la région du Nord-Ouest Pacifique, janvier aura débuté par de graves inondations en Oregon et dans l'État de Washington, tandis que ces territoires battaient le record de chute de neige établi le mois précédent.
À la mi-janvier, cette vague de froid s'est abattue sur une région allant du Midwest à la côte atlantique, les températures chutant par endroits jusqu'à -38 °C
© Tim Rand / Associated Press
Jardin recouvert de branches à Paragould, dans l'Arkansas, le 28 janvier 2009. La tempête de glace qui a touché la région a terrassé des arbres, des pylônes et des lignes électriques. La majeure partie de la ville a été privée d'électricité.
Une vague de tempêtes mortelles aura marqué la fin du mois. L'Arkansas a été le plus touché, avec des couches de verglas atteignant les 10 centimètres. Au moins 21 personnes ont trouvé la mort et dans plusieurs États, plus de 900 000 foyers se sont retrouvés dans le noir
Février s'annonce d'ores et déjà morose pour le tiers Est des Éetats-Unis, alors qu'une nouvelle tempête exceptionnelle se prépare et devrait causer des dégâts à partir du 1er février. Les prévisionnistes comparent la puissance potentielle de cette dépression à la tempête hivernale dévastatrice de 1993. Sa trajectoire déterminera si elle causera essentiellement des pluies torrentielles, ou bien un épisode neigeux avec des chutes potentielles cumulant entre 30 et 60 centimètres.
Un symbole de ce que cet hiver a jusqu'ici représenté pour les Nord-Américains est la glace d'une épaisseur exceptionnelle qui a envahi le fleuve Saint-Laurent. Cette couche atteint les 15 mètres par endroits, et plusieurs navires ont dû être secourus par des brise-glaces.
Autres événements hivernaux notables du mois de janvier: en Chine, Shanghai connaît son hiver le plus froid depuis 18 ans, tandis qu'au Moyen-Orient, une montagne se retrouve pour la première fois entièrement recouverte de neige.
Surf extrême
Par considération pour l'esprit curieux de nos chers lecteurs, rappelons qu'en mai 2008, une vague géante inattendue avait fait une douzaine de victimes en Corée du Sud. En septembre, nous avons appris que l'Australie connaissait un nombre croissant de « vagues scélérates », apparemment dues aux changements climatiques. Et puis, en décembre, une série de vagues géantes ont détruit un parc d'attractions à Cannes, dans le sud de la France :
« C'est comme s'il y avait eu la guerre. Les camions ont été renversés, les manèges brisés. Il n'y a plus rien. Les manèges ne sont même pas cassés. Ils ont explosé. C'est comme s'il y avait eu des bombes », a déclaré Jean-Philippe Boubier, un forain, à l'AFP.
Le service de communication de la ville de Cannes a confirmé l'ampleur des destructions : « C'est une catastrophe, c'est sans précédent », a affirmé la porte-parole de la mairie, Iris Perben.
À votre avis, qu'est-ce qui peut bien arriver à la mer ?
L'heure des sorcières
Pendant que vous tentez de répondre à cette question, soulignons que les témoignages d'observations d'OVNIs et de phénomènes paranormaux deviennent de plus en plus bizarres ces derniers temps. Voici un (petit) échantillon :
© CNN
Accident d'OVNI rapporté dans le tabloïde The Sun
Un OVNI a détruit une éolienne en Grande-Bretagne. L'objet a été décrit comme « tentaculaire ». Cette affaire – et l'on peut s'en étonner – a été largement reprise par les médias de masse britanniques.
Apparemment, les petits hommes verts n'ont pas appris à conduire à gauche, puisque, selon une dépêche, un autre OVNI se serait écrasé dans une cour de récréation, à nouveau en Grande-Bretagne. Selon les témoignages, il s'agissait d'une « étrange machine ressemblant à un missile », qui a fait un bruit assourdissant en percutant le sol. Puis elle a décollé et a disparu en l'espace de quelques secondes, laissant derrière elle une trainée de débris et d'empreintes de pas. La police a quadrillé la zone de l'accident.
Au Vénézuéla, cinq personnes rapportent avoir observé une « créature lumineuse ressemblant à un félin » qui courait sur la mer. Elle était d'un blanc brillant, transparente comme un hologramme, et lorsqu'elle a disparu, les « poissons ont commencé à faire des bonds hors de l'eau tout le long du bord de mer, comme s'ils avaient été électrocutés.
© La Dépêche du Midi
Image d'un bolide observé au-dessus de la région toulousaine le samedi 17 janvier 2009.
Un étrange OVNI ou un météore a été observé dans le ciel toulousain. Selon l'un des témoins:
« j'ai soudain vu une sorte de carré rouge qui brillait comme du feu. L'objet a fait un arc dans le ciel. C'était vraiment très gros. »
La Pennsylvanie est témoin d'd'apparitions de mystérieuses créatures et d'OVNIs. On parle d'une vague d'OVNIs dans cette région. Un témoin a décrit un objet qui « flottait dans le ciel comme une pieuvre. »
Nous suspectons qu'il ne sera pas aisé de balayer ce genre d'affaires en usant de l'explication standard des « lanternes chinoises ».
Quelques leçons
L'idée selon laquelle l'humanité dans son ensemble serait en quelque sorte plus civilisée ou évoluée est grotesque. Les mêmes massacres barbares et gratuits qui ont émaillé l'Antiquité ou le Moyen Âge se reproduisent de nos jours ; la seule différence est qu'à la place des haches et des catapultes, les empires modernes utilisent des hélicoptères Apache et du phosphore blanc. Au lieu d'asseoir la légitimité de leurs dieux via des rituels pratiqués dans les temples – histoire de laver le cerveau des foules – ils lancent des campagnes de relations publiques par l'intermédiaire des médias, et envoient leurs partisans envahir les forums virtuels.
Dans la même veine, le contraste entre, d'un côté, les gens de conscience qui ont protesté contre le génocide, et, de l'autre, les paroles et les actes froids et immoraux des dirigeants israéliens – ainsi queles critiques timorées émises par la plupart des dirigeants et personnalités de notre planète –, fait voler en éclats la notion selon laquelle nous sommes tous fondamentalement les mêmes. Ce n'est pas le cas. Comme nous le répétons constamment sur sott.net, l'humanité est divisée entre ceux qui sont doués d'empathie et de conscience et ceux qui en sont dénués. Tandis que ces derniers représentent une minorité de la population, leur absence de principes, leur ambition, leur capacité à se reconnaître entre eux leur permettent de gravir les échelons sociaux et de se regrouper en élites.
Voilà où se situe le véritable conflit. Les gens dotés d'une vie émotionnelle intérieure relativement normale aspirent à une existence paisible et à être aussi heureux que possible. Les gens dénués de cette capacité à ressentir la souffrance d'autrui recherchent le pouvoir et en abusent. Nous sommes conscients de la gravité des dégâts qu'ils peuvent provoquer, et avons étudié leurs méthodes. Mais qu'en est-il de la majorité de la population? Que peut-elle y faire ? Sa voix a-t-elle un quelconque effet sur les plans des psychopathes ?
Peut-être dans une certaine mesure. Mais il serait erroné de supposer que la bataille a été gagnée lorsque, à la suite de nos protestations, les pathocrates semblent temporairement faire machine arrière. Pour parler clairement, il n'est pas dans leur nature d'abandonner. Les pathocrates, ou psychopathes au pouvoir, savent que dans le futur auquel rêvent et aspirent les êtres humains normaux, il n'y a pas de place pour eux et leurs aspirations déviantes. Piégés dans leur éternel paradigme du « nous contre eux », ils considèrent la poursuite de leur guerre contre l'humanité comme une question de vie ou de mort. Ils se sont plus d'une fois montrés doués pour les manoeuvres stratégiques, mensongères et socialement manipulatoires. Ils ont également quantité de ressources à leur disposition – ce qui n'est pas notre cas. Ils ont le monopole de la violence et régissent la sphère économique.
Alors, que faire ? Nous représentons la majorité. Nous possédons un potentiel de créativité qu'ils n'ont pas. Nous sommes capables de nous sacrifier pour autrui ou pour un principe. Ce qui nous manque, c'est la compréhension et l'éducation. La plupart des gens sont naïfs et oublient aisément les crimes commis le mois dernier. Nous avons toujours cette tentation de fermer les yeux et d'oublier les situations difficiles, ce qui nous fait perdre le fil des événements. Mais si nous comprenions leur manière de penser et ce dont ils sont capables, nous pourrions peut-être éviter à l'humanité dans son ensemble de sombrer dans le chaos et l'injustice.
Imaginez alors ce qui pourrait arriver si un groupe d'individus dotés de conscience et d'empathie partageait comme but la défense de la Vérité. Une vie sans but est comme un voyage sans destination, n'est-ce pas ? Et si nous marquions un point sur la carte et en faisions le but de notre existence ? Même si nous ne l'atteignons jamais ? Même avec les tempêtes et les épreuves qui attendent inévitablement ceux qui se lancent dans une telle entreprise ? Et si, malgré l'improbabilité d'une réussite, nous étions si déterminés à atteindre ce but que nous persévèrerions quand-même, quels que soient les sacrifices nécessaires et ce que nous risquerions de perdre en cours de route ?
Peut-être était-ce que Pablo Neruda avait en tête en écrivant ces vers :
Si brusquement tu cesses d'exister,
Si brusquement tu ne vis plus,
Moi je vivrai.
Je n'ose pas,
Je n'ose pas écrire:
Si tu meurs.
Moi je vivrai.
Car là où on ne laisse pas parler un homme
Ma voix s'élève.
Là où le bâton s'abat sur les Noirs,
Je ne peux pas, moi, être mort.
Si l'on met en prison mes frères
Il faudra qu'on m'y mette aussi.
Quand la victoire,
Non ma victoire,
Mais la grande victoire
Arrivera,
Même muet je devrai parler:
Je la verrai, serais-je aveugle, s'avancer.
Mais non, pardonne-moi.
Si toi tu ne vis plus,
Si toi, ma chérie, mon amour,
Si toi
Tu meurs,
Toutes les feuilles tomberont sur ma poitrine,
Il pleuvra sur mon âme nuit et jour,
La neige brûlera mon cœur,
J'avancerai avec du froid, du feu, la mort, la neige,
Mes pieds voudront marcher vers le lieu où tu dors,
Pourtant
Je resterai vivant,
Puisque tu m'auras aimé en toutes choses
Indomptable
Et que tu sais bien, mon amour, que je ne suis pas seulement
Un homme
Mais tous les hommes.
© Milton Maasur MD
"Horizons"
http://fr.wikipedia.org/wiki/British_Antarctic_Survey
Traduction : Axel D. pour Futur Quantique
15:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, obama, ère glaciaire, réchauffement, ovnis, crise, israël, sionisme
Pourquoi le monde se sent-il mal ?
Strike the Root
Mardi 27 janvier 2009
Considérez ces évènements:
1. Un président qui a commencé deux guerres 'agressives, qui porte la responsabilité de la mort de milliers d'Étasuniens, celle de centaines de milliers d'Iraquiens et d'Afghans, quitte ses fonctions en toute liberté, sans que le crime soit mentionné, sans qu'il en éprouve des répercussions négatives.
2. Pendant ce temps, la même population qui a pourtant une expérience intime avec les mensonges des politiciens semble complètement enthousiasmée par un président beau parleur qui promet du changement et qui demande des sacrifices.
3. Le Congrès qui avait un taux de satisfaction de 14 % et qui vient juste de voter un renflouement malgré l'objection d'une majorité d'Étasuniens, a eu un taux de réélection supérieur à 95 %
4. Des millions d'Étasuniens expriment leur soutien aux militaires alors que ces mêmes personnes sont tuées, blessées sans raison et qu'elles sont séparées de leurs familles et de leur travail productif au pays.
5. Une population qui a majoritairement cru que l'achat de biens non productifs comme ceux de l'immobilier pourrait les rendre riches à jamais. Et ce, sans expliquer de façon cohérente comment cela serait possible.
6. Les chercheurs qui sont sur des pistes alternatives pour expliquer le SIDA et le cancer voient leurs fonds de fonctionnement coupés et les résultats de leur recherche piétinés; tandis que d'autres qui essayent d'améliorer la vie en fournissant des aliments sains sont attaqués.
La criminalité évidente de nos dirigeants et la pensée troublée et passive des prolos sont devenues la norme. Les deux vont ensemble et créent un écosystème symbiotique de tyrannie. La fraude, le vol et le meurtre se sont généralisés autant que la somme des mensonges racontés et crus a atteint de nouveaux sommets. L'irresponsabilité a été socialisée et les honnêtes gens en quête du bien sont inquiétés.
Ceux parmi nous qui ne veulent guère plus que la paix et la liberté ne dirigent pas le monde. La quête de la liberté est en contradiction avec le contrôle exercé sur d'autres personnes. Il est ainsi facile d'en déduire que ceux qui cherchent le pouvoir ont des motivations étrangères aux nôtres.
Ce n'est que récemment que j'ai compris les implications de tout ceci. En dépit de toutes les preuves attestant du contraire, je supposais que tous ceux qui recherchaient le pouvoir avaient un ressenti similaire au mien à propos de la morale. Je ne pouvais tout simplement pas voir la raison pour laquelle ils avaient un comportement et des justifications non-éthiques. Je savais déjà que les États fonctionnent selon un code que la majorité d'entre nous ne suivent pas dans nos propres vies. Je supposais néanmoins qu'un homme qui agit en contradiction des lois morales devait s'en sentir coupable. Un jour pourtant une idée m'est venue : Et s'il ne se sentait pas coupable ?
Si son ambition est humble, il se comportera comme un criminel commun, un prédateur. Il ment pour obtenir des avantages, il utilise la force pour obtenir ce qu'il veut et vole sans problèmes de conscience. L'absence de sentiment de culpabilité au sujet de comportements non-éthiques le motive a poursuivre ses actes criminels.
Les petites opérations criminelles présentent un gros problème, celui de se faire prendre. La perspective de faire de la prison se révèle peu attrayante. Pourtant, même la grande probabilité de se faire arrêter et emprisonner n'empêche pas les criminels communs d'envisager leur carrière avec peu de sophistication et ils en paient d'ailleurs souvent le prix. D'autres personnes au fonctionnement similaire trouvent des manières d'éviter ces problèmes. Un esprit criminel peut tout autant que des gens normaux développer des intérêts croissants et trouver la manière de les poursuivre à des niveaux supérieurs. En usant de plus d'intelligence et d'une plus grande patience, il peut mener une carrière ambitieuse dans la criminalité. Avec cet objectif en tête, on peut aisément voir que l'État est le moyen le plus efficace pour y parvenir.
Dès lors qu'un criminel joint ses forces à celles de l'État en devenant un employé, il peut mentir dans son intérêt, utiliser la force pour parvenir à ses fins, et voler sans conscience tout comme le fait un opérateur à la petite semaine. Les opportunités de dommages potentiels n'ont pas de limites si l'on choisit intelligemment certains emplois. Si un homme aime, par exemple, soumettre les autres au supplice, il pourra devenir policier et poser lui-même les preuves. Un autre, qui voudrait tuer des gens, pourrait ainsi devenir un officier militaire et indiquer «accidentellement» les coordonnées d'une maison qu'il souhaite voir bombardée. Quoi qu'ils fassent, l'État les protégera des conséquences naturelles de leurs actions. S'ils sont malins, il y a de grandes chances qu'ils ne se fassent jamais prendre, jamais punir et il est même probable qu'ils soient cités.
J'ai trop souvent cru que les personnes qui travaillaient pour l'État appréciaient ces emplois uniquement à cause des horaires souples , des bons salaires et de la retraite. Ce type de carrière offre aux prédateurs, en plus de tout cela, le bénéfice alléchant de pouvoir satisfaire leurs pulsions criminelles sans risquer de châtiments.
Il se trouve que ce type de personnalité est désignée d'un nom scientifique : psychopathique. Au cas où vous penseriez que je vous raconte des sottises, voici une citation extraite de Scientific American:
Superficiellement charmants, les psychopathes ont tendance à donner aux autres une bonne impression à la première rencontre et les observateurs sont frappés par leur normalité. Pourtant, ils ne pensent qu'à eux-1 mêmes, ils sont malhonnêtes et ne sont pas fiables. Par moment, ils ont des comportements irresponsables sans raison apparente autre que le simple plaisir qu'ils procurent. Presque entièrement dénués de culpabilité, d'empathie et d'amour, ils ont des relations occasionnelles, détachées et romantiques. Ils trouvent couramment des excuses à leurs actes irresponsables et souvent infâmes, préférant plutôt accuser les autres. Ils apprennent rarement de leurs erreurs, pas plus des retours négatifs de leurs actions et ils ont du mal à contrôler leurs pulsions.
Cela ressemble à la définition exacte de ceux qui cherchent le pouvoir politique. L'article se poursuit en disant que les domaines dans lesquels ils sont surreprésentés pourraient inclure «la politique, les affaires et les activités de divertissement. Pourtant, les preuves scientifiques de cette conjecture intrigante sont à l'état d'ébauche. Il se trouve pourtant qu'il existe des preuves de cela, beaucoup plus solides que l'article ne le laisse entendre.
Dans son livre Ponérologie Politique, Andrew Lobaczewski déclare que 6 % de la population présentent des caractéristiques psychopathiques. Les implications de ce phénomène, qu'il a identifiées juste après la seconde guerre mondiale, sont atterrantes. Il suggère de plus qu'un autre 12 % de la population présentent de hauts risques d'avoir une pensée du type psychopathique. Dans un monde dominé par des structures hiérarchiques, ces individus prennent le contrôle des positions clés et engendrent ce que l'on peut appeler une «pathocratie ». Lobaczewski anticipe par ses écrits, la réalité actuelle:
À l'intérieur de ce système [pathocratique], l'homme normal est rendu coupable de ne pas être né psychopathe et il n'est considéré comme bon à rien sauf pour exécuter les plus durs labeurs, combattre et mourir afin de protéger un système de gouvernement qu'il ne peut suffisamment comprendre, ni même considérer comme étant le sien. Un réseau d'individus psychopathes ou apparentés, se renforçant en permanence, commence à dominer et à faire de l'ombre aux autres personnes.
Les gens normaux n'ont pas considéré la possibilité que certaines personnes apparemment ordinaires puissent n'avoir aucune inhibition morale. Ils font l'erreur de croire que leurs dirigeants ont de bonnes intentions. Ceux qui sont les employés des psychopathes mettent en oeuvre les plans de leurs patrons, aveugles à la réalité. Quelle que soit l'envergure de leur «échec», les dirigeants peuvent toujours rappeler leur bonne intention proclamée et se protéger du gibet. En fait, plus ils font de dégâts, plus on est appelé à donner plus de pouvoir à leurs services déficients afin qu'ils puissent «prévenir» qu'une telle chose ne puisse se reproduire.
Leur objectif principal est de trouver la limite de leurs actions tout en échappant aux conséquences et nous ne voyons aucun signe indiquant qu'ils ont atteint les limites que la population peut accepter. Peu importe les épreuves qu'ils provoquent, la majorité des gens leur donnent le bénéfice du doute à chaque fois et ils continuent ainsi à soutenir le système. Cette croyance qu'ont les bonnes personnes a conduit au démocide du XXe siècle qui n'est toujours pas mis en doute jusqu'aujourd'hui.
Lorsque l'on a accepté la possibilité que les psychopathes aient pris le contrôle de la société, on trouve des quantités de preuves pour soutenir cette hypothèse. Hitler, Staline, Mao et Pol Pot sympathisaient-ils avec leurs victimes ou ressentaient-ils de la culpabilité ? Plus proche de nous, parmi Bush, Cheney, Rove, Rumsfeld ou Clinton,peut-on désigner un seul d'entre eux qui ait présenté un semblant de normalité ? Non, de toute évidence. Ces listes contiennent les noms de personnages dont aucun ne peut répondre à une moralité rationnelle. Si de tels individus ont pu accéder aux plus hauts niveaux du pouvoir, que peut-on en déduire des services subalternes ?
Cela suggère que de tels individus régissent les leviers du pouvoir où que ce soit. Nous vivons une époque où la population dans son ensemble ne peut parvenir à satisfaire ses besoins, pourtant peu d'entre nous semblent en comprendre les raisons. Les sondages indiquent par exemple, que la population se sent concernée par l'éducation et pourtant de décennie en décennie, le système éducatif s'empire considérablement. Quel mystère ! Bien sur, si l'on croit nos maîtres bien intentionnés, la civilisation occidentale n'a pas su en 2000 ans déterminer des manières efficaces de transmettre les savoirs clés aux jeunes générations. Cependant, que se passe t'il si nous acceptons de remettre en question nos croyances en leur bonne volonté un seul instant et que nous envisageons d'autres possibilités ? Si le système éducatif n'arrive pas à remplir les objectifs annoncés depuis des décennies, peut être y a t'il des groupes qui considèrent cela comme un succès ?
De toute évidence, réussir à inhiber la pensée critique des masses profite à l'État et aux psychopathes. Lorsque des comportements irrationnels, immoraux, illégaux, irresponsables et intéressés sont considérés comme s'ils étaient normaux, on peut en déduire que le système éducatif fonctionne au mieux pour nos maîtres. Je n'ai cité qu'un seul exemple, mais il existe au sein de l'État, une multitude de fonctions à pourvoir procurant ainsi un emploi à ceux détenant toute sorte d'intérêt psychopathique. On devrait de plus, envisager que l'État agit non seulement comme un centre de recrutement pour psychopathes, mais que ce sont probablement des psychopathes qui ont inventé l'État pour prendre le dessus sur nous tous. Je ne peux pas fournir de meilleure explication de l'existence d'une organisation qui échoue dans le domaine éthique et qui suggère une pensée psychopathique un peu partout
Il apparaît que notre bataille pour la liberté n'est pas simplement un conflit entre ceux qui la veulent et ceux qui veulent dominer les autres, mais plutôt une bataille entre les gens normaux et les psychopathes. J'ai trouvé dans l'hypothèse de la psychopathie, une force de pouvoir explicatif incroyable de notre monde : Le monde se sent mal parce que les psychopathes le dirigent. Dans un pays habitué à dédaigner et à ridiculiser toute idée qui se distingue de la moyenne, les explications cohérentes d'un phénomène social observable ne sont pas beaucoup rapportées. Sans la compréhension des lois physiques, nous n'aurions jamais obtenu les améliorations considérables de notre qualité de vie découlant des développements technologiques. De la même façon, sans une compréhension de nos systèmes sociaux, nous ne nous sortirons jamais de la tyrannie que nous infligent les psychopathes. Nous devrions passer le mot et explorer ce filon de pensée avec la plus grande vigueur.
Traduction française: Lionel P. pour Futur Quantique
15:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychopathes, guerres, président, etats-unis, crise, irak
¡Que se vayan todos! – voilà ce qui dit le mécontentement mondial
Par Naomi Klein
The Guardian, le 8 février 2009

Le monde ne se soulève pas seulement contre les élites qui gouvernent – mais aussi contre le modèle du capitalisme dérégulé dans son ensemble.
En regardant les Islandais taper sur des pots et des casseroles jusqu’à ce que leur gouvernement tombe, je me suis souvenue d’un slogan populaire des cercles anticapitalistes de 2002 : « Vous êtes Enron. Nous sommes l’Argentine. »
Son message était assez simple. Vous – les politiques et les PDG qui vous pressez aux forums économiques – êtes les cadres impitoyables et les escrocs d’Enron (bien sûr, nous n’en connaissions pas la moitié). Nous – la populace – sommes comme le peuple argentin, lequel, au milieu d’une crise économique effroyablement comparable à la nôtre, est descendu dans la rue en frappant sur des pots et des casseroles. Ils scandaient : « ¡Que se vayan todos! » [Qu’ils s’en aillent tous] – et ils ont forcé quatre présidents successifs à partir en moins de trois semaines. Ce qui rend unique le soulèvement argentin de 2001-2002 est qu’il n’était pas dirigé contre un parti politique en particulier ou même contre la corruption en général. Sa cible était le modèle économique dominant : ce fut la première révolte nationale contre le capitalisme contemporain dérégulé.
Cela a pris du temps, mais de l’Islande à la Lettonie et de la Corée du Sud à la Grèce, le reste du monde a finalement son moment ¡Que se vayan todos! Les matrones islandaises stoïques frappant sur leurs pots alors même que leurs gosses mettent le frigo à sac pour trouver des projectiles (des œufs, c’est sûr, mais des yaourts ?) font écho aux tactiques devenues célèbres à Buenos Aires. Tout comme la colère collective envers les élites qui ont saccagé un pays autrefois florissant et qui pensaient pouvoir s’en tirer à bon compte. Ainsi que Gudrun Jonsdottir, une employée de bureau islandaise de 36 ans, le dit : « J’en ai assez ! Je ne fais pas confiance au gouvernement, je ne fais pas confiance aux banques, je ne fais pas confiance aux partis politiques et je ne fais pas confiance au FMI. Nous avions un bon pays et ils l’ont ruiné. »
Un autre écho : à Reykjavik, les manifestants ne se laisseront pas achetés par un simple changement de visage au sommet de l’Etat (même si le nouveau Premier ministre est une lesbienne). Ils veulent des aides pour les personnes, pas seulement pour les banques ; ils veulent des enquêtes judiciaires sur la débâcle et une réforme électorale profonde.
On peut entendre des exigences similaires en Lettonie, dont l’économie s’est contractée plus brutalement que n’importe quel autre pays de l’UE et où le gouvernement vacille. Pendant des semaines, la capitale a été secouée par les manifestations, dont une émeute à grande échelle, le 13 janvier, avec lancé de pavés. Comme en Islande, les Lettons sont scandalisés par le refus de leurs dirigeants de reconnaître la moindre responsabilité dans ce désastre. Interrogé par Bloomberg TV sur ce qui a déclenché la crise, le ministre de finances letton a haussé les épaules en disant : « Rien de particulier ».
Mais les problèmes de la Lettonie sont vraiment particuliers : la politique qui a permis au « tigre de la Baltique » de croître à un rythme de 12% en 2006 l’amène aussi à se contracter violemment, selon les prévisions, de 10% cette année : l’argent, libéré de toute entrave, sort aussi vite qu’il rentre, avec une grande part qui est détournée vers les poches des politiciens. (Ce n’est pas une coïncidence si beaucoup des grands invalides d’aujourd’hui sont les « miracles » d’hier : l’Irlande, l’Estonie, l’Islande, la Lettonie).
En Lettonie, une grande partie de la colère populaire s’est concentrée contre les mesures d’austérité du gouvernement – licenciements massifs, services sociaux réduits et salaires du secteur public considérablement réduits – toutes qualifiant la Lettonie pour un prêt d’urgence du FMI (non, rien n’a changé). En Grèce, les émeutes de décembre ont fait suite à la mort d’un jeune de 15 ans, abattu par la police. Mais ce qui a conduit ce mouvement à se poursuivre, avec les agriculteurs prenant la tête des étudiants, est une colère généralisée contre la réponse donnée par le gouvernement à la crise : les banques ont obtenu 36 milliards d’euros de subventions tandis que les travailleurs ont vu leurs pensions réduites et les agriculteurs n’ont quasiment rien reçu.
Malgré le désagrément causé par les tracteurs qui bloquent les routes, 78% des Grecs disent que les exigences des agriculteurs sont raisonnables. De façon similaire, la récente grève générale en France – déclenchée en partie par les plans du Président Sarkozy de réduire de façon spectaculaire le nombre d’enseignants – a inspiré le soutien de 70% de la population.
Peut-être que le fil conducteur le plus solide de cette réaction violente mondiale est le rejet de la logique de « la politique extraordinaire » - une expression créée par le politicien polonais Leszek Balcerowicz pour décrire comment, dans une crise, les politiciens peuvent ignorer les règles législatives et se ruer vers des « réformes » impopulaires. Le truc commence à être usé, ainsi que le gouvernement sud-coréen l’a découvert récemment. En décembre, le parti au pouvoir a essayé d’utiliser la crise pour foncer tête baissée dans un accord de libre-échange hautement controversé avec les Etats-Unis. Emmenant la politique des coulisses vers de nouveaux extrêmes, les législateurs se sont enfermés dans la chambre afin de pouvoir voter à huis clos, barricadant la porte avec des bureaux, des chaises et des canapés.
L’opposition en a eu assez : avec des marteaux-piqueurs et une scie électrique, ils sont entrés de force et ont organisé un sit-in de 12 jours dans le parlement. Le vote a été retardé, accordant plus de temps pour le débat – une victoire pour une nouvelle sorte de « politique extraordinaire ». Le modèle est clair : les gouvernements qui répondent à une crise créée par l’idéologie du libre-échange par une accélération de ce même programme discrédité ne survivront pas pour raconter l’histoire. Comme les étudiants italiens sont descendus dans la rue en criant : « Nous ne paierons pas pour votre crise ! »
Traduit de l'anglais par JFG/QuestionsCritiques
15:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : naomi klein, argentine, capitalisme, grève, islande, italie, grèce
24.02.2009
Pantouflage de Pérol: le gros mensonge de Sarkozy
Contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, la commission de déontologie ne s'est pas prononcée sur la nomination du conseiller de l'Elysée à la tête du futur groupe Banque populaire - Caisse d'épargne.
Nicolas Sarkozy a manifestement quelques soucis avec la déontologie. Depuis Rome, lors du sommet franco-italien, le président de la République a déclaré devant la presse que la future nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, à la tête du groupe Caisse d’épargne/ Banque Populaire ne posait pas de «problème» aux yeux de la commission de déontologie.
Cette dernière est censée se prononcer en cas de pantouflage, c’est-à-dire de départ d’un fonctionnaire vers le privé pour vérifier qu’il n’existe pas de conflits d’intérêts potentiels. D’après Sarkozy, cette commission de déontologie «a donné son point de vue, et son point de vue a été communiqué aux deux banques. Il sera rendu public et vous verrez qu’une fois de plus c’est la différence entre une polémique et un problème, de problème il n’y en a pas».
Il semble que le président de la République prenne ses rêves pour la réalité. Car ladite Commission n’a pas été saisie du cas Pérol. Et ne s’est pas réunie pour en discuter. «On n’a jamais évoqué le cas de François Pérol, assure un membre de la commission, puisque notre prochaine réunion est prévue pour le 11 mars».
A l’Elysée, un porte-parole tente de rattraper le coup en expliquant que «la commission ne s’est pas encore réunie, mais elle a émis un avis "off", positif, qu’elle a communiqué aux banques. C’est ce qui se passe dans les cas d’urgence».
En réalité, il semble bien que cette procédure d’urgence soit totalement inconnue: «Cela fait des années que je siège à cette commission, et à ma connaissance une telle procédure n’a jamais été convoquée». Interrogé par Libération, le président de la commission de déontologie Olivier Fouquet n’a pas souhaité répondre à nos messages. Quant aux banques, elles refusent de dire si elles ont ou non reçu le fameux avis off, de la commission. Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de problème…
Article original : Libération.
19:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, banque, fusion, caisse d'épargne, pérol, commission de déontologie
Indice Case Shiller décembre 2008
17:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : case shiller, home price index, home, crise immobilière, subprime, immobilier, prix
23.02.2009
Le véritable visage de Contribuables Associés
Ce matin, j'ai trouvé dans le courrier une pétition qui démontre une fois de plus le degré de manipulation exercée par notre gouvernement. Comme dans toute bonne pathocratie [1], les élites psychopathes et affiliés essaient de troubler les esprits par le biais de paramoralismes [2], de peurs, de désinformations, et en instituant des crises et conflits où ils se font passer pour nos sauveurs alors qu'ils en sont les instigateurs.
Si vous avez reçu cette pétition, j'espère que vous lirez les commentaires qui suivent, et que vous réfléchirez bien avant de la signer. Votre santé psychique dépend en effet d'un esprit critique, qui n'est pas dupe de manipulations de ce genre.
Je pourrais sans peine imaginer Sarkozy lui-même dicter cette lettre à l'un de ses sbires. Les ficelles sont tellement évidentes, que j'ai l'espoir que la population française puisse lire derrière les mots, et comprendre que l'Etat n'a pas ses meilleurs intérêts à l'esprit. De toute évidence, la France se dirige vers une dictature déguisée en une démocratie « made in USA ».
[1] Pathocratie : « Je peux opter pour la dénomination de pathocratie pour un système de gouvernement créé de cette façon, où une petite minorité pathologique prend le contrôle à la place d'une société de gens normaux. »
[2] Paramoralisme : « La conviction qu'il existe des valeurs morales et que certaines actions violent des règles morales est un phénomène tellement commun et ancien qu'il semble avoir quelque substrat au niveau du patrimoine instinctif (encore qu'il ne soit certainement pas entièrement adéquat dans le cadre de la vérité morale), et qu'il ne fait pas que représenter des siècles d'expérience, de culture, de religion et de socialisation. Dès lors, toute insinuation infiltrée dans des slogans moraux est toujours suggestive, même quand les critères "moraux" utilisés ne sont que pure invention ad hoc. N'importe quel acte peut donc être vu comme immoral ou moral par le biais de paramoralismes et de la suggestion active; il se trouvera toujours des gens pour tomber dans le panneau de ce genre de raisonnements. »
Source : Ponérologie Politique, par Andrew Lobaczewski
Paris, le 1er février 2009
Cher ami contribuable,
Qui dirige la France ?
Le Président ?
Le gouvernement ?
Les députés ?
Ou... les syndicats ?
Note : Ou... les psychopathes ?
Seulement 15% des agents et salariés de la fonction publique sont syndiqués. Et pourtant les syndicats de fonctionnaires dictent leur loi dans notre pays. A Ia moindre tentative de réforme, ils bloquent tout le pays pour défendre leurs avantages et leurs privilèges !
Note : il est abusif d'affirmer que le pays est bloqué à chaque réforme. Sarkozy a systématiquement détruit les acquis sociaux depuis son élection (baisse du pouvoir d'achat, augmentation des durées de cotisation retraites, réduction des prestation de la sécurité sociale,...) et seules quelques mesures parmi les plus choquantes (CPE par exemple) ont provoqué un tel tollé, bien au-delà de la sphère syndicale faut-il préciser, que le gouvernement a dû faire machine arrière.
Et en plus, ce sont nous les contribuables qui les payons !
Note : Peut-être que le financement public des syndicats n'est pas si innocent. L'Etat contrôle ainsi ces organisations, qui sous couvert de défense des droits des travailleurs, soutient en fait ceux qui les financent : les politiques. La trahison du mouvement des cheminots par ses propres syndicats démontre à quel point ces derniers sont inféodés au pouvoir politique en place.
A peine le gouvernement avait-il annoncé la réforme de Ia fonction publique, la réforme des régimes spéciaux (sans pour autant les supprimer), Ie non remplacement de I'intégralité des fonctionnaires qui partent d la retraite, que les syndicats réagissant au quart de tour faisaient monter la pression et brandissaient des menaces de grèves.
Note : Il y a ici un amalgame entre les mouvements sociaux spontanés et les initiatives des syndicats. Les manifestations récentes ont vu des centaines de milliers de Françaises et de Français dans les rues : des retraités, des chômeurs, des salariés pauvres... La plupart d'entre eux ne sont pas syndiqués et souffrent de plus en plus du joug de la politique ultralibérale conduite par Sarkozy et ses pairs.
Vingt-quatre heures après les annonces de Nicolas Sarkozy sur les régimes spéciaux, Ia CGT-cheminots et SUD-rail proposaient aux autres syndicats de lancer une journée de grève.
Alors que six Français sur dix jugeaient que la grève contre Ia réforme des régimes spéciaux n'était pas justifiée, selon un sondage IFOP du 13 novembre dernier, les leaders syndicaux ont préféré, comme d'habitude, ne pas entendre la voix du peuple et ont agi contre Ie reste des citoyens pour défendre des intérêts catégoriels.
Note : La partialité des instituts de sondage a été prouvée à plusieurs reprises.
En outre, un sondage du CSA en date du 13 janvier 2009 montre que seuls 11% des Français sont hostiles au mouvement de grève actuel.
Cela démontre que le malaise dépasse largement la vingtaine de % de salariés syndiqués et affecte la grande majorité de la population française, hormis bien sûr l'élite qui a mis au pouvoir Sarkozy qui le leur rend si bien.
Résultats :
> de nombreuses vilIes françaises ont été paralysées
> notre économie a été fortement perturbée,
> de nombreux Français ont été pris en otage et n'ont pendant plus de neuf jours, pas pu aller travailler.
Note : La grève est un des derniers recours du peuple face à la barbarie des élites. Si elles avaient suffisamment de conscience elles cesseraient d'aggraver les inégalités avant que le peuple ne soit dans la rue.
Ici donc, nos chères élites psychopathes et consoeurs jouent la carte du « diviser pour mieux régner » en tentant de monter les grévistes contre les non-grévistes, les fonctionnaires contre les salariés du privé.
Pourtant, que l'on soit dans le public ou le privé, syndiqué ou pas, gréviste ou non, nous faisons tous face aux mêmes difficultés grandissantes. Nous sommes de plus en plus pauvres, et nous avons de plus en plus de mal à joindre les deux bouts et faire vivre décemment nos familles, alors qu'une poignée de sociopathes ne cesse d'augmenter ses profits à nos dépends.
Fin novembre, Bercy chiffrait le co0t des cinq premiers jours de grève entre 1,5 et 2 milliards d'euros et évaluait les retombées économiques sur Ie long terme a 0,1 point de croissance en moins.
Et le pire dans tout ça, c'est que les syndicalistes ont fini par obtenir gain de cause.
Note : dans la plupart des cas les salariés n'obtiennent pas gain de cause, il suffit pour s'en convaincre d'observer les régressions sociales des 18 derniers mois.
Dépourvu de conscience, le psychopathe ne connaît pas de limite à sa barbarie, il teste donc en permanence le seuil de tolérance du peuple. Quelques pas en avant jusqu'à ce que la plèbe se rebelle, puis un pas en arrière pour qu'il se calme, et à nouveau quelques pas en avant...
Entre les augmentations automatiques des salaires six mois avant la date du départ à Ia retraite, I'instauration d'un système de points retraite majorant les pensions, la possibilité de racheter jusqu'à douze trimestres de cotisation vieillesse et les comptes épargne temps permettant de cumuler des mois de vacances, certains agents du public pourraient continuer de raccrocher
au même âge qu'aujourd'hui et avec une pension plus rondelette !
C'est tout simplement scandaleux...
Note :
Les retraites des fonctionnaires comme celles des salariés du privé sont misérables. Des centaines de milliers de Français ayant travaillé toute leur vie se retrouvent avec une pension ridicule tandis que nos chères élites s'engraissent allégrement, à l'instar Sarkozy qui a doublé son salaire, les banquiers et leurs parapluies dorés alors que c'est ceux-là même qui nous ont plongé dans une crise historique, et les profits des grandes entreprises qui ne cessent de licencier.
Nous les contribuables ne devons plus nous laisser faire.
Nous ne supportons plus de voir les lobbies de fonctionnaires imposer leurs quatre volontés aux élus et aux millions de citoyens qu'ils sont censés servir.
Note : S'il existait un tel lobby des fonctionnaires qui impose ses quatre volontés, alors comment expliquer que leur durée de cotisation retraite soit passée de 40 à 42 ans ?
Les syndicats ont cessé depuis longtemps leur rôle de défenseurs des salariés. Ils sont devenus les gardiens des avantages et des privilèges, et les protecteurs des fonctionnaires et autres agents du secteur public.
Note : gagner 1500 euros par mois, c'est ça un privilège ? Allons plutôt voir du côte du patronat, des ministères ou de l'Elysée pour trouver de vrais privilégiés !
Ils sont même prêts à sacrifier tout un pays pour préserver les acquis sociaux du secteur public et ses effectifs !
Note : C'est plutôt l'inverse, préserver un secteur public fort en particulier dans les domaines de la santé, de l'énergie, de l'éducation et des transports permet d'éviter les désastres que connaissent actuellement les Etats-Unis, victimes de la destruction de la fonction publique comme illustré par le scandale d'Enron, les pannes récurrentes de courant en Californie, l'absence de soins pour les pauvres, l'augmentation du taux d'illettrisme...
Et que fait le gouvernement ? Il Ies convoque, les écoute, cherche à les
amadouer du fait de leur capacité de nuisance, et au bout du compte, accepte toujours
de faire des concessions importantes au détriment des contribuables !
Note : Où sont les concessions importantes lorsque le gouvernement affirme « J'écoute mais je ne tiens pas compte. » ou quand, le 5 juillet 2008, il fanfaronne devant le conseil national de l'UMP : "Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit." Ceci est de la provocation pure et dure, mariée à un mépris insigne du peuple qu'il est censé représenter. Avec notre sérénissime président, il n'y a pas de compromis possible.
Dans aucun autre pays les réformes de I'administration et de la fonction publique ne sont décidées par les syndicalistes.
Note : Si dans un passé malheureusement bien révolu, les syndicalistes ont pu s'exprimer librement, ce fut un exemple de bon fonctionnement démocratique. Pourquoi vouloir effacer un tel acquis ?
Dans aucun autre pays le gouvernement élu par le peuple ne courbe l'échine face à « la rue ». Notre pays est le seul où les lobbies de la fonction publique brandissent des menaces de grève, arme qu'ils utilisent sans restriction, aux dépens de ceux qui les font vivre.
Note : Ce passage dénote au mieux une grave ignorance du fonctionnement des autres nations, ou au pire une tentative délibérée de manipulation et de désinformation. De nombreux pays en Europe ou Amérique du Sud voient tous ou partie de leurs fonctionnaires et de leurs salariés défendre leurs droits. Et ce droit est l'un des tout derniers remparts face au néolibéralisme qui a mis à genoux les Etats-Unis.
Pourtant... les effectifs des syndicats français sont numériquement les plus faibles de toute l'Europe.
Et le pire dans tout cela c'est que nous, les contribuables,
devons Payer la facture ! Car c'est avec l'argent de nos impôts et de nos
cotisations que les syndicats sont financés.
Vous avez bien Iu... Ces syndicats capables de faire chuter des ministres des gouvernements, de paralyser notre pays, de nous empêcher d'aller travailler et de repousser toute réforme, vivent à nos crochets !
Note : quel gouvernement a été renversé par des syndicats ? Certains ont quitté leurs fonctions suite à des mouvements populaires d'ampleur qui allaient bien au-delà de la minorité des syndiqués.
En 2008, Ies contribuables français ont versé indirectement 400 millions d'euros aux syndicats par I'intermédiaire des aides et subventions diverses accordées par I'Etat, les collectivités locales et les organismes sociaux ! C'est autant que les recettes qui devraient être générées par Ie non remplacement des 22 000 fonctionnaires partant à la retraite prévu pour 2009.
Face à cette situation invraisemblable nous n'avons pas Ie droit de nous taire et de nous laisser faire ! Il est scandaleux de nous obliger à financer des « partenaires sociaux » qui, sans états d'âme, séquestrent les Français et asphyxient nos entreprises.
Note : Remarquez comment, à la manière si caractéristique du comportement psychopathe, ce texte accuse les syndicats de faire exactement la même chose que l'Etat. L'emploi des mots aussi forts a pour but de déstabiliser les lecteurs. Contribuables Associés n'est pas loin d'appeler les syndicalistes « terroristes », ce mot bien ancré dans les esprits suite au vrai bombardement de fausses informations et opérations faux drapeaux.
Les syndicalistes casseurs de réformes menacent de prendre la rue : qu'ils ne soient pas seuls à se faire entendre.
Nous devons nous jeter de toutes nos forces dans cette bataille.
Car à chaque fois c'est Ie même scénario qui se rejoue. Les gouvernements de gauche comme de droite finissent par lâcher prise et faire Ie jeu d'une poignée d'agités.
Rappelez-vous 1995, quand la SNCF, la RATP et l'ensemble de Ia fonction publique se sont mis en grève pour protester contre le plan Juppé visant à réformer les régimes spéciaux de retraite. Les grèves reconduites quotidiennement ont paralysé le pays pendant un mois. Le plan a été purement et simplement retiré...
Rappelez-vous les promesses faites par Jacques Chirac en 2002. Il devait faire du service minimum une de ses priorités. Mais le gouvernement a finalement baissé les bras par peur des réactions syndicales !
Note : c'était surtout une mesure illégale bafouant les fondamentaux du droit de grève. D'ailleurs le gouvernement n'a pas baissé les bras puisque Sarkozy a imposé des services minimums dans les crèches et les écoles par exemple.
Rappelez-vous 2003, quand François Fillon a tenté de réformer partiellement le régime de retraite des fonctionnaires, les syndicats ont appelé l'ensemble des services publics à faire grève. La France a été ainsi prise en otage, ce qui a contraint François FilIon à augmenter les retraites des fonctionnaires en intégrant les primes dans leur calcul. Un comble !
Sans parler des grèves à répétition de La Poste, EDF-GDF, Air France, de Ia SNCF et d la RATP qui ébranlent nos entreprises, qui parasitent notre économie et qui prennent en otage des millions de Français !
Note : Si les gouvernements successifs n'avaient pas mis en œuvre une politique insensée de démantèlement des fonctions publiques vitales de notre nation, il y aurait eu certainement moins de grèves.
Cette tyrannie n'est plus supportable, surtout quand on sait qu'elle est financée par nos impôts.
Il est temps que cela cesse ! Trop c'est trop !
Aujourd'hui nous, Ies contribuables, devons réagir. Nous devons montrer au Président et à son gouvernement que nous ne voulons plus payer pour les syndicats.
Note : quelle drôle de manière de parler au nom des contribuables ! En tant que citoyen et contribuable français je suis très heureux que mes impôts financent la santé, les transports, l'énergie, et l'éducation. Je ne veux pas que ces fonctions essentielles au bon développement d'une société tombent dans les mains de quelques milliardaires dépourvus de conscience. S'il faut faire grève pour cela, alors qu'il en soit ainsi !
Nous devons faire comprendre Nicolas Sarkozy que nous refusons de subventionner ceux qui nous privent de transports publics. ceux qui se moquent de nos intérêts, ceux qui sabotent notre économie.
Note : quel raisonnement paradoxal ! Ces mouvements ne visent pas à priver la France des transports publics mais, au contraire, à les préserver. Que Sarkozy cesse de démanteler ces moyens de transport et leur défense ne sera plus nécessaire.
C'est maintenant que nous devons agir et faire pression sur le Président pour faire entendre Ia voix des contribuables face à ceux qui veulent que rien ne change.
Il est temps que nous rappelions à nos élus que ce n'est pas aux syndicats de dicter leur loi. C'est au gouvernement et au Parlement de le faire. IIs doivent agir dans le sens voulu par Ia majorité des Français, la majorité qui les a élus.
Note : Lorsque les « élus » ne défendent plus les droits de leurs électeurs alors les citoyens se doivent de s'opposent à ces mesures scélérates. Sarkozy a été élu grâce à des tonnes de promesses et au soutien des médias.
Maintenant que le peuple réalise que ces promesses n'étaient que des mensonges et découvre la véritable nature de celui qu'il a élu, la colère monte et les protestations s'amplifient.
Ceux qui travaillent dur, sans sécurité de l'emploi, qui cotisent plus pour toucher une retraite inférieure et qui, en plus, mettent la main d la poche pour financer Ies services publics et les lobbies de la fonction publique, en ont assez !
Note : à nouveau cette drôle de tendance à parler au nom de tous les travailleurs du privé. En tant que travailleur du privé je suis très heureux de payer des impôts pour des écoles, des hôpitaux, et des trains. En revanche, je suis moins heureux de voir mes impôts engraisser les élites qui ne cessent de réduire mes droits, mon pouvoir d'achat et mes libertés.
Notre devoir est aujourd'hui d'entrer dans cette bataille et de lancer une contre-offensive, celle des contribuables !
Je suis certain que je peux compter sur votre soutien et que comme moi vous êtes révolté par cette situation.
Note : ce qui est révoltant c'est la tactique du diviser pour mieux régner entretenue par ce mouvement qui, étonnamment, reprend les arguments claironnés par l'Elysée. L'officine sarkozyste, Contribuables Associés, vise à monter le public contre le privé et éviter ainsi que le peuple identifie son véritable oppresseur : l'élite qui a mis Sarkozy au pouvoir et qui tire les ficelles de Contribuables Associés.
Lorsqu'on effectue une recherche rapide sur les parcours des dirigeants de Contribuables Associés on réalise qu'il s'agit d'une clique de politiciens pur crû, tous bien à droite et fervents adeptes du néolibéralisme. L'un d'entre eux a même passablement fricoté avec le FN.
Commençons donc par un extrait du CV du président actuel : Alain Mathieu : Ancien élève de l´École polytechnique (promotion 1957), diplômé de l´Institut d´études politiques de Paris et de l´Ecole nationale de la statistique, docteur ès sciences économiques, Alain Mathieu commence sa carrière en 1964 à la Direction de la Prévision du Ministère des Finances. Alain Mathieu poursuit ensuite une carrière de chef d'entreprise (Procrédit, le Bon Marché, Conforama, Sonorma)...
Le moins qu'on puisse dire c'est qu'Alain Mathieu, chef de très grosses entreprises, n'a pas grand-chose à voir avec le contribuable moyen au nom duquel il parle pourtant allégrement. Avec des dirigeants disposant de revenus et de patrimoines aussi élevés, on comprend mieux pourquoi Contribuables Associés milite pour les réductions d'impôts. Comme cette manœuvre serait trop visibles ils créent un amalgame syndicats - fonctionnaires - impôts et sous couverts d'une lutte contre les syndicats veulent provoquer un démantèlement des fonctions publiques et une réduction des impôts.
Poursuivons maintenant avec le CV de Benoîte Taffin, ex-présidente et porte-parole actuelle de Contribuables Associés : [elle] commence sa carrière politique à l'occasion des élections municipales de 1983 où elle est élue conseiller municipal sur la liste UDF d'Alain Dumait dans le 2e arrondissement de Paris. Elle devient adjoint au maire. Parallèlement, elle est présidente des adhérents de l'UDF Paris. En 1989, la liste UDF-RPR menée par Alain Dumait est réélue et Benoîte Taffin devient la première femme maire d'un arrondissement de Paris.
En 1995, le RPR impose Mme Anglade comme tête de liste dans l'arrondissement. Benoîte Taffin présente alors une liste divers droite dissidente et qui emporte l'élection très largement (plus de 58%). La popularité du maire se renforce.
En 2001, Benoîte Taffin présente à nouveau sa liste divers droite face à la fois à un candidat séguiniste, Franck Giovannucci, alors président du RPR Jeune et une candidate tibériste, Marie-Christine Lasnier. Sa liste arrive en tête des listes de droite au premier tour. Mais la vague socialiste qui traverse la capitale permet à la liste du candidat de la gauche unie Pierre Schapira de l'emporter [...] Benoîte Taffin décide de se retirer de la vie politique pour se consacrer pleinement à l'association dont elle est alors présidente, Contribuables associés.
Benoîte Tafin est une donc politicienne de droite pure et dure, ayant occupé des fonctions politiques pendant près de 20 ans. Avec un tel parcours on peut s'interroger sur la neutralité politique de cette association qui se présente pourtant comme la voix des contribuables, soit une grande majorité des français.
Nous avons gardé le meilleur pour la fin avec le CV du président fondateur : Alain Dumait, journaliste économique et homme politique français de tendance libertarienne né le 19 février 1944 à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il est ancien maire du 2e arrondissement de Paris.
Carrière journalistique :
• 1970-1973 : rédacteur économique à Valeurs actuelles.
• 1973-1976 : rédacteur économique puis chef du service économique de France Soir.
• 1976-1978 : chef adjoint du service économique du Figaro.
• Fondateur en 1994 de l'hebdomadaire Les 4 Vérités.
• Depuis début 2007 : co-animateur du Libre Journal des Contribuables sur Radio Courtoisie (tous les 4 mardis, à 18h)
Engagements politiques
• Président de la fédération des Républicains indépendants de Paris de 1968 à 1973.
• Candidat des Républicains indépendants aux élections législatives de 1973 dans la 29e circonscription de Paris.
• Président d'un éphémère Mouvement libertarien français, créé avec Alain Laurent.
• Président fondateur de l'association Contribuables associés en 1990 (Benoîte Taffin lui succède à ce poste en 1996).
• Secrétaire général du Parti pour la liberté (PPL), présidé par Claude Reichman, de 1996 à 1998.
• Initiateur avec Claude Reichman d'un Comité pour l'entente à droite, favorable à une alliance entre la droite et le FN, qui organise une première "convention pour l'entente à droite" le 6 juin 1998 et une deuxième le 23 janvier 1999.
• Le 16 mars 2002 il a appelé à voter pour Jean-Marie Le Pen dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2002.
Le président fondateur de Contribuables Associés n'est autre que l'initiateur officiel du rapprochement de la droite avec le Front National en 1998. Et au cas où certains accréditeraient la thèse de l'erreur d'inattention, Dumait a remis ça 4 ans après en appelant à voter Le Pen en 2002.
Voilà un parcours atypique pour le président fondateur de Contribuables Associés, qui dans ce document comme dans le reste de ses publications se gargarise de « démocratie », de « droit », de « défense de la majorité », de « gestion saine de l'argent public »
Avec de tels « amis » les contribuables français n'ont pas besoin d'ennemis.
Si nous voulons que les choses bougent nous devons les prendre en main. Si nous nous mobilisons de toutes nos forces, nous ferons entendre Ia voix des contribuables excédés qui ne veulent plus financer Ies syndicats qui organisent des grèves à répétition, qui ne représentent plus rien et n'agissent que pour défendre les avantages injustifiés d'une minorité !
Ensemble nous devons refuser que les syndicats soient financés par nos impôts !
Les budgets des syndicats doivent provenir des cotisations libres de leurs adhérents et non pas d'une participation obligatoire de tous les contribuables.
C'est pourquoi je vous demande dès aujourd'hui d'envoyer la pétition que
j'ai jointe à ce courrier à Nicolas Sarkozy.
Car aujourd'hui Ia seule chose que Nicolas Sarkozy comprendra c'est Ia pression des contribuables.
Note : pour Sarkozy et ses collègues, le terme « contribuable » n'a manifestement pas la même définition que celle du dictionnaire, c'est-à-dire: "Terme général pour désigner toute personne astreinte au paiement des contributions, impôts, droits ou taxes dont le recouvrement est prévu par la Loi."
Dans l'esprit de ces individus conformant la réalité, y compris les mots et leurs sens, à leurs propres désirs, "contribuable" signifierait plutôt "qui se plie aux décisions des autorités", "qui sert les intérêts du pouvoir en place", qui "contribue" donc à la pathocratie.
C'est justement pour que Ia voix des contribuables soit entendue et pour que les contribuables soient plus forts face à l'Administration crue contribuables Associés a été constituée en tous ceux qui sous une forme ou sous une autre paient des impôts, qu'à condition que ceux-ci soient organisés pour faire pression sur eux.
Aujourd'hui Contribuables Associés compte dans ses rangs plus de 140 000 membres actifs qui chaque jour font pression sur les élus pour obtenir une gestion plus saine de I'argent public et diminuer le montant des impôts.
Croyez-moi, nos campagnes et notre mobilisation portent leurs fruits. Nous sommes désormais entendus au plus haut niveau et marquons chaque jour des points sur le terrain. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est Bernard Lhubert, ex-secrétaire de I'UGFF-CGT, manifestement inquiet, au journal Marianne du 29 mars : "ces associations sont entendues et marquent des points. Certaines comme Contribuables Associés organisent des rendez-vous à huis clos avec Ies parlementaires et se flattent d'être à l'origine de projets de loi ".
Alors soutenez-nous rejoignez-nous.
Et, s'il vous plait, essayez de me faire parvenir un don en fonction de vos possibilités pour m'aider à mener à bien cette campagne et à mobiliser, Par tous les moyens, des milliers de contribuables.
Si vous pouviez me faire parvenir 30, 50 ou même 100 euros, je pourrais alors alerter des milliers de contribuables.
Note : Et voilà maintenant cette "association" où fricotent sympathisants du FN, patrons et élus de droite qui fait l'obole ! Allez, je leur envoie 1000 euros immédiatement, c'est juré sur la sainte tête de Sarkozy.
Car contrairement aux syndicats, nous, Ies Contribuables Associés ne recevons aucune subvention et ne vivons que de votre générosité. Toutes nos campagnes sont entièrement financées par vos dons.
Nous devons rapidement expliquer à tous les Français qu'une partie de leurs impôts et de leurs cotisations sociales sert à subventionner ceux qui les empêchent de travailler. Et quand ils sauront comment leur argent est utilisé, ils se mobiliseront rapidement à nos côtés !
Aujourd'hui, s'iI vous plaît, faites deux choses :
signez et renvoyez-moi Ia pétition à l'attention de Nicolas Sarkozy dans I'enveloppe réponse jointe'
Note : il s'agit d'une belle enveloppe pré-timbrée, soit dit en passant. Pour que vous hésitiez encore moins à les aider !
Joignez-y votre don le plus généreux possible pour m'aider à avertir des milliers d'autres contribuables qui n'ont pas conscience de Ia façon dont l'argent de leurs impôts est utilisé.
Nous devons, à notre tour, exprimer massivement notre colère et envoyer un message fort au Président.
Note : Contribuables Associés n'est manifestement pas au courant du fait que cette pétition circule dans nos foyers... Ca va leur faire une drôle de surprise...
Votre participation est essentielle.
Je compte sur votre mobilisation et votre don.
Bien cordialement,
Alain Mathieu
Président
P.S. : Si nous ne nous mobilisons pas maintenant, nous continuerons à financer des syndicats
qui usent et abusent du droit de grève au détriment des Français. Des syndicats qui à chaque réforme n'hésitent pas à paralyser le pays et prendre en otage tous les Français pour défendre les intérêts d'une minorité. Cette situation antidémocratique ne peut plus durer. Ensemble nous devons refuser de payer pour les syndicats. Ensemble exigeons du président qu'il mette un terme à cette aberration ! Alors renvoyez-moi dès aujourd'hui la pétition destinée à Nicolas Sarkozy pour qu'il mette fin au financement public des syndicats.
Et, s'il vous plait, faites-moi parvenir votre don le plus généreux possible pour m'aider à diffuser ce message et alerter des milliers d'autres contribuables.
Sans votre aide, je ne peux malheureusement rien faire. Merci pour tout.
Note : Nous suggérons à Monsieur Mathieu de demander une commission plus importante à Sarkozy puisqu'il n'a manifestement pas assez d'argent pour faire circuler proprement cette pétition.
Article original : Futur Quantique.
00:49 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : contribuables, contribuable, contribuables associés, association, sarkozy, syndicats
22.02.2009
Les Animaux malades de la peste
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de la Fontaine - Livre VII
20:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fable, la fontaine, poème, poésie, jean de la fontaine
20.02.2009
Le monarque parade dans son royaume

Jeudi, Nicolas Sarkozy a fait un déplacement à Daumeray, au nord d’Angers, dans le Maine-et-Loire.
Le thème de la visite présidentielle était la réforme de l’agriculture, avec, à la clé, la visite d’une exploitation agricole.
Un déplacement sous très haute surveillance.
Ainsi, un mois après la visite houleuse à Saint-Lo, dans la Manche, près de 700 gendarmes et policiers se sont retrouvés jeudi à Daumeray, petite bourgade de… 1.600 âmes, précise le nouvelobs.
Avec un tel rapport de force, Nicolas Sarkozy a pu « tranquillement » visiter sa ferme, sans risque de voir se pointer le moindre visage d’un quelconque manifestant…
Pour donner une idée de la mobilisation sécuritaire autour de Nicolas Sarkozy, le groupement départemental de gendarmerie avait non seulement mobilisé la quasi-totalité de ses effectifs, soit 230 hommes, mais, en plus, il avait fait appel à des réservistes.
Le groupement de gendarmerie qui était chargé de sécuriser le trajet du président ainsi que la visite de la ferme avait reçu en plus les renforts de quatre escadrons de gendarmes mobiles, venus de Pontivy, Châteauroux, Le Havre et Vannes, ainsi que "l'aide" d'un escadron de CRS affecté lui, à la surveillance de l’aérodrome d’Angers-Marcé. Soit un total de 400 hommes.
Attendez, ce n’est pas terminé…
Des hommes du Raid, du GIPN, une quinzaine de policiers en civil et un hélicoptère étaient également mobilisés pour cette visite d’un village de 1.600 habitants et d’une ferme.
A ces effectifs impressionnants, il y a lieu, cela va de soi, d’ajouter les membres du GSPR, le groupe de sécurité du président de la république…
Nicolas Sarkozy a parlé de la réforme de l’agriculture dans la salle des sports de Daumeray, devant une assistance de 1.000 personnes, sans aucun incident, puisque les invités avaient été triés sur le volet…
Le préfet du Maine-et-Loir peut dormir sur ses deux oreilles. Il ne risque pas d’être muté aux Antilles…
Il devrait même y avoir de la promotion dans l’air dans les mois à venir…
Reste maintenant à connaître la facture de ce déplacement présidentiel...
Et là, c'est une autre histoire.
Article original : Le Post
16:04 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : daumeray, police, sarkozy, sécurité, prefet, maine-et-loire
Du World Trade Center à l'usine AZF
Le 21 septembre 2001, 10 jours seulement après la destruction du World Trade Center, l'usine AZF de Toulouse subissait une explosion majeure faisant 30 victimes et entraînant de lourds dégâts matériels.
Cette explosion touchait donc la France qui allait être l'un des rares pays à s'opposer à l'invasion de l'Irak dont l'une des justifications était des liens présumés avec Al-Qaeda, bouc-émissaire des événements du 11 septembre.
Seul des esprits particulièrement paranoïaques pourraient imaginer que l'explosion d'AZF était une nouvelle opération faux-drapeau perpétrée par ceux-là même qui organisèrent les attentats du 11 septembre et les mirent sur le dos de méchants islamistes barbus.
Manifestement ces thèses délètères n'affectent pas qu'une poignée de conspirationnistes irréductibles puisque les salariés d'AZF remettent également en cause la thèse officielle de l'accident. Pour eux, l'explosion n'a pu se produire qu'avec une intervention extérieure.
13:59 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : azf, total, toulouse, attentat, mossad, faux drapeau
Roumanoff : le spectacle de trop
jeudi 19 février 2009 (23h37)
Une lettre ouverte à la comédienne Anne Roumanoff
Par PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott)
De Ramallah, Palestine occupée, le 19 février 2009
Nous savons que vos spectacles apportent rire et bonne humeur à beaucoup de francophones de par le monde. Tant, que nous sommes choqués et déçus d’apprendre que vous vous apprêtez à vous donner en spectacle en soutien aux soldats israéliens blessés et aux victimes d’attaques terroristes, le 2 mars prochain à Genève.
Votre performance lors de ce spectacle va constituer un acte de soutien et de solidarité envers l’armée israélienne, laquelle est l’instrument principal de l’oppression systématique et de l’emprise brutale qu’Israël exerce sur le peuple palestinien. Cela va contribuer au « lissage » de l’image internationale d’une force militaire agressive qui a derrière elle un long passif constitué de massacres, et d’un nettoyage ethnique attesté, touchant des centaines de milliers de Palestiniens chassés de chez eux.
Nous espérons que vous conviendrez que cela est l’exact contraire de ce que la comédie devrait véhiculer. Il n’y a rien de drôle dans le palmarès de l’armée israélienne vis-à-vis des droits humains. Il ne devrait pas y avoir de place pour la comédie ou les comédiens travaillant à soigner l’image de cette armée à travers le monde, alors que les Palestiniens continuent de souffrir de l’agression militaire perverse perpétrée par Israël. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Israël poursuit la construction de colonies, d’une infrastructure routière, de barrages et d’un mur d’apartheid, mur déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice. Israël dénie à des millions de Palestiniens réfugiés leur droit internationalement reconnu de retour dans leur pays ; détruit les maisons des Palestiniens ; tue des enfants palestiniens en toute impunité ; et déracine des centaines de milliers d’arbres palestiniens. De plus, Israël maintient un système de discrimination raciale envers ses propres citoyens palestiniens, avatar de l’apartheid sud-africain. Votre représentation de soutien à l’armée israélienne dira aux Palestiniens que leur souffrance - produit du colonialisme et du racisme – n’a aucune importance. Vous donnerez une claque à la face des comédiens, musiciens, artistes, réalisateurs, écrivains et poètes palestiniens, qui parviennent à conserver l’espoir dans un contexte étouffant et écrasant.
Nous vous écrivons par conséquent pour vous demander de reconsidérer votre décision de vous produire en soutien de l’armée israélienne. Nous nous interrogeons : comment pourrait-on se produire sur les planches et faire rire un public au profit d’une armée qui vient juste d’achever son atroce massacre dans la Bande de Gaza occupée. Vous n’êtes probablement pas sans savoir que cette opération a tué plus de 1300 personnes, dont 410 enfants., et en a blessé 5300 autres. Cette guerre a été qualifiée par le Rapporteur Spécial pour les Droits Humains de l’ONU, de « prélude à un génocide ». Ce propos fut conséquent à l’élimination, par l’armée israélienne, de familles entières ; à la destruction de quartiers, de villages, d’écoles, et de bâtiments de l’ONU ; et à l’usage de bombes au phosphore blanc et autres armes controversées, sur l’une des zones les plus densément peuplées du monde, où plus de la moitié de la population est constituée d’enfants. Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, et nombre de juristes internationaux de premier plan, ont également demandé des enquêtes à propos de crimes de guerre qui auraient été commis par l’armée même que vous vous apprêtez à soutenir en vous produisant.
Comme vous devriez le savoir, quasiment tous les réalisateurs, artistes et figures culturelles de Palestine, ont appelé leurs pairs à travers le monde à boycotter les institutions culturelles israéliennes, du fait de leur complicité dans la perpétuation de l’occupation et d’autres formes d’oppression touchant le peuple palestinien (1). En réponse, dans les quelques semaines qui se sont écoulées depuis, partout dans le monde, des groupes d’artistes, des comédiens, des réalisateurs, des étudiants et des universitaires, ont redoublé d’efforts pour témoigner de leur solidarité avec les Palestiniens occupés, pour condamner les crimes de guerre d’Israël et de son régime d’apartheid, et pour appeler à une riposte politique efficace telle que le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). La plus récente de ces expressions émane d’éminents universitaires français, signataires d’un appel à des mesures punitives de la communauté internationale pour mettre fin à l’impunité d’Israël (2).
Nous espérons pouvoir vous compter parmi les artistes du monde entier qui, tels que Bono, Snoop Dog, Björk et Jean-Luc Godard, se sont joints aux appels au boycott d’Israël tant que celui-ci n’aura pas rempli ses obligations envers le droit international et reconnu pleinement les droits des Palestiniens.
info@boycottisrael.ps
[1] http://www.pacbi.org/campaign_state...
[2] http://schlomoh.blog.lemonde.fr/
trad. hdm
11:16 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanoff, sionisme, israël, gaza, palestine, spectacle















