30.01.2009

Sarkozy veut imposer le nouvel ordre mondial

Le Post, Vendredi 29 janvier 2009

Ce vendredi 16 janvier 2009, notre président a présenté ses voeux  aux corps diplomatiques étrangers, une fois de plus il parla de ce nouvel ordre mondial, mais cette fois, en des termes très durs, presque menaçants :

“Nous irons ensemble vers le Nouvel Ordre Mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer”.

Au moins le message a le mérite d’être clair : que le peuple le veuille ou non, les élites imposeront le Nouvel Ordre Mondial et personne ne pourra s’y opposer…

Cette mise en garde du Président français fait écho aux récentes mises en garde d’un des plus grands et plus influents éditorialistes au Monde, Gidéon Rachman dans le Times, comme nous l’avions signalé dans un précédent article et comme le rappelle Fonzibrain dans un très bon article d’Agoravox :

<< La manière dont Sarkozy nous présente le NWO me fait penser au texte de l’éditorialiste du Financial Time, Gideon Rachman, qui a crée la polémique avec son article “and now, for a world government “, qui comme son titre l’indique se fait l’apôtre d’un gouvernement mondial, mais tenez vous bien, non démocratique, parce que sinon ça ne fonctionne pas : “La gouvernance internationale ne tend à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique“, dit-il avant de conclure : “Tant que personne ne cassera ce problème, ce plan de gouvernement mondial restera sous clé aux Nations Unies“. On apprend donc, une fois de plus que ce projet, celui d’un système fasciste à l’échelle planétaire existe, les plans sont là !  >>

Les promoteurs du NWO, sans doute bien informés par les services secrets et autres mouchards du style Echelon, sentent que la terre pourrait s’ébranler sous leurs pieds, et que leurs plans pourraient être mis à mal par des Mouvements pour la Vérité et pour des solutions alternatives au NWO…

Ce sera aux opposants au Nouvel Ordre Mondial de démontrer, par leur Discernement, par leur engagement personnel et collectif, qu’un autre Monde est possible que celui imposé par le sommet de la Pyramide pro-NWO : un Monde basé sur d’autres valeurs que l’argent à tout pris, que le progrès à tout prix, que la science sans conscience, que la concurrence et la concentration exacerbées…

Puissent ces Mouvements démocratiques s’organiser rapidement, car la course contre la montre entre le chaos pré-NWO et les solutions alternatives est désormais largement lancée !

Lire : La honte sioniste  http://www.the-savoisien.com/livres/Cavro-Demars%20...

"Il est clair que cette folie sioniste doit s'arreter car tous les peuples vont en payer le prix : l'extermination de la population"

"Nous pouvons détruire n’importe quelle capitale européenne"

Bellaciao, Mercredi 28 janvier 2009

Un Professeur israélien : 

Nous avons les moyens de détruire n’importe quelle Capitale européenne.

Par Nadim Ladki

http://iraqwar.mirror-world.ru/arti...

www.martinvancreveld.com/biography/

(IAP News) - Ce professeur et historien militaire israélien a laissé comprendre qu’Israël pourrait se venger l’holocauste en exterminant des millions d’Allemands et d’autres Européens.

Lors d’une interview publiée à Jérusalem vendredi, le professeur Martin Van Crevel a déclaré qu’Israël avait « la capacité d’atteindre la plupart des capitales européennes avec ses armes nucléaires ».

« Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de fusées et pouvons atteindre nos cibles dans toutes les azimuts, et même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air ».

Creveld, un Professeur d’Histoire militaire à l’Université hébraïque de Jérusalem, a précisé que la « déportation collective » par Israël était la seule stratégie efficace à appliquer aux Palestiniens.

« Les Palestiniens doivent tous être expulsés. Les gens qui luttent dans ce but (Le Gouvernement israélien) attendent simplement la venue de "la bonne personne au bon moment". Il y a seulement deux ans, 7 ou 8 % des Israéliens étaient d’avis que ce serait la meilleure solution, il y a deux mois c’était 33 %, et maintenant, selon un Sondage Gallup, le chiffre est de 44 % pour ».

Creveld a déclaré qu’il était sûr que le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait déjà voulu expulser les Palestiniens.

« Je pense qu’il est tout à fait possible qu’il ait voulu le faire. Il voulait intensifier le conflit. Il savait que rien d’autre ne pourrait réussir ».

A la question de savoir « s’il s’inquiétait du fait qu’Israël deviendrait un état voyou s’il mettait en oeuvre une déportation génocidaire à l’encontre des Palestiniens, Creveld a cité les paroles de l’ancien Ministre israélien de la Défense Nationale, Moshe Dayan, qui avait déclaré "Qu’Israël devait être comme un chien enragé, trop dangereux pour qu’on le contrôle ».

Creveld soutient qu’Israël ne se soucie pas du fait de devenir un « état voyou ».

« Nos forces armées ne sont pas au trentième rang, mais aux deuxième ou troisième rang mondial. Nous avons la capacité de détruire le Monde avec nous. Et je peux vous assurer que cela arrivera avant qu’Israël ne disparaisse ».

http://www.iap.org

http://www.rense.com/general34/esde.htm

Martin van Creveld

Biographie

Martin van Creveld, Ancien professeur de l’Université hébraïque de Jérusalem, est un des auteurs leaders mondiaux sur l’histoire militaire et la stratégie, avec une spécialité sur les guerres du futur.

Il a écrit vingt ouvrages : “Supplying War” (1978), “Command in War” (1985), “The Transformation of War” (1991), “The Changing Face of War : Lessons of Combat from the Marne to Iraq” (2006), and “The Culture of War” (2008).). Il a aussi publié largement sur d’autres sujets, y compris des histoire sur les états, les femme et le Féminisme et l’Histoire américaine. Ces ouvrages ont été traduits en dix-sept langues.

Traduct Gilong.

Vous ne croyez pas que ça mériterait la « Une » des médias européens. Plus quelques intervention au Sénat à l’Assemblée ou aux autres instances des autres états européens.

L’indignation des Partis et Syndicats, et une mobilisation des citoyens qu’une bande de fachos religieux azimutés de la calebasse menace d’exterminer ?

Pourtant si c’était un quelconque jobard Iranien, ou Russe, ou Chinois, ou Vénézuélien, qui faisait cette déclaration, et qui soit publié dans la presse, je n’ose imaginer le ramdam et les tambours qui nous gonfleraient à longueur de journée.

S’il y avait simplement UN seul « vrai » journaliste, et UN seul « vrai » organe de presse, en France et en Europe, cette nouvelle qui court depuis trois jours sur le Web international aurait, au minimum, été reprise. Au moins pour la dénoncer comme fausse, (Mais hélas après vérification elle est vraie. Et surtout on sait tous depuis des lustres qu’Israël a de quoi raser la moitié de la Planète), ou si elle était vraie afin d’exiger que ceux qui ont la responsabilité de notre protection « expliquent » à ces gens qu’on va s’occuper d’eux sérieusement. Comme on s’est occupé d’autres en d’autres temps.

Mais c’est vrai qu’avant qu’on s’occupe des Maîtres à penser nazis des Sionistes d’aujourd’hui, nos dirigeants d’alors les ont financé puis ont attendu qu’on assassine 50 millions de gens, dont 5 millions de Juifs, (entre autres), avant de décider de faire quelque chose.

Bonne nuit et dormez bien.

En 1933 y en a qui faisaient de même… Pendant que Grand-Papa Bush et Wall-Sreet finançaient Hitler.

En 1938 y en a qui faisaient de même… Pendant qu’on exterminait la Tchécoslovaquie et la Pologne.

Juste après il se sont réveillés… Un peu tard pour continuer à vivre.

G.L.

29.01.2009

Le mythe de la persécution des chrétiens

A Reason-Based Initiative
Lundi 26 janvier 2009


En 2002, le livre « The Purpose Driven Life » s'est vendu à trente millions d'exemplaires et il est resté en tête des meilleures ventes pendant une des périodes les plus longues de l'histoire. Deux ans plus tard, le film abominablement sadomasochiste « La Passion du Christ » a battu les records du box-office, devenant le film classé R [Un film classé R peut contenir des thèmes destinés aux adultes, des activités d'adultes, un langage dur, une violence intense ou persistante, une nudité érotique, la présentation de consommation de drogue ou d'autres choses. Les parents sont donc invités à considérer ce classement sérieusement. Il est interdit aux enfants de moins de 17 ans d'assister à de tels films sans être accompagnés d'un adulte ou d'un accompagnant adulte – Ndt] ayant eu le plus de succès aux États-Unis. Il est presque impossible d'être élu à des postes publics sans faire état de sa relation avec le créateur de l'univers. Dans la nation occidentale la plus pieusement chrétienne, il est tabou de critiquer les croyances fondées sur la foi. Malgré cela, les chrétiens, particulièrement les évangéliques conservateurs, affirment être victimes d'importants assauts de la part des séculiers et des libéraux par rapport à leurs valeurs.

Rick Warren, l'auteur de « The Purpose Driven Life », nie l'évolution biologique. Il écrit dans son best seller, en fait un recueil de niaiseries, que Noé a été le premier homme à construire un bateau et qu'il n'avait jamais plu avant le déluge. Il considère que les actes homosexuels consentants sont pareils à la pédophilie. Pour tout dire, il est ridicule. Il s'agit du type d'individu qui devrait normalement être marginalisé dans une société sécularisée. Pourtant, il y a quatre jours, c'est lui qui a fait l'invocation lors de la cérémonie d'investiture de Barack Obama. Il a modéré le premier débat de l'élection générale présidentielle et il a de plus aidé à faire passer la proposition de référendum 8 contre le mariage des homosexuels en novembre, et ce, au nom de la liberté religieuse.      

Il est tellement frustrant de voir les chrétiens hurler à la persécution à chaque fois que quelqu'un fait remarquer que le dessein intelligent [croyance selon laquelle « certaines observations de l'univers et du monde du vivant sont mieux expliquées par une cause intelligente que par des processus aléatoires tels que la sélection naturelle » - Ndt] n'est pas une hypothèse scientifique sérieuse ou lorsque certains suggèrent que le Lévitique n'est pas vraiment l'oeuvre littéraire la plus enthousiasmante ou bien encore lorsque les personnes sécularisées s’opposent à la nature oppressive du fondamentalisme religieux. Les évangélistes ne sont pas opprimés ; ils sont les oppresseurs. Ils cherchent à estomper les lignes de démarcation entre l'église et l'État qui furent si ardemment défendues par Thomas Jefferson, qui n'était pas chrétien, de façon à ce que leurs croyances théologiques pénètrent dans le système judiciaire, le processus éducatif et dans les votes grâce aux référendums.

Mais ne vous y trompez pas, il s'agit là d'un mouvement fasciste particulier, conduit par des politiciens comme Mike Huckabee et Sarah Palin ainsi que des hommes d'affaires à la tête de méga-churchs comme Rick Warren. Les terroristes ne peuvent pas détruire cette grande nation, en revanche, ceux qui cherchent à rendre la Constitution étasunienne conforme à la Bible, le peuvent. Ceux qui pensent que la croyance au ravissement [croyance selon laquelle les chrétiens évangélistes seront ravis à la terre, mais assisteront à la bataille de l'Armaggedon se déroulant au Proche Orient. À cette occasion, les Juifs qu'ils mettent tant de zèle à rassembler, périront en majorité alors que leurs survivants reconnaîtront leur Christ revenu surgi au milieu du carnage. Dans le rôle des forces de l'Antéchrist, on trouve...les musulmans et les chrétiens arabes (sans parler de toutes les minorités) – Ndt] constitue une politique environnementale fondée peuvent la détruire. Et ceux qui refusent d’accepter qu'ils ont eux aussi un pied dans une société séculière, peuvent tout autant la détruire.


Note
:
Il est conseillé de visionner et transmettre le film documentaire de Radio-Canada, les « Chrétiens Sionistes » ainsi que la première et la deuxième émission de Daniel Mermet sur le même sujet.

 

Traduction : Lionel P. pour Futur Quantique.

28.01.2009

Indice Case Shiller octobre 2008

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Vidéo - Gouvernement Obama, la continuité

27.01.2009

Absolument pas ! Pas en leur nom, pas en notre nom

Michael Warschawski
Alternative Information Center

Dimanche 18 janvier 2009

 

Ehud Barak, Tzipi Livni, Gabi Ashkenazi et Ehud Olmert – n’essayez même pas de vous pointer à une commémoration en hommage aux héros des ghettos de Varsovie, Lublin, Vilna ou Kishinev. C’est pareil pour vous dirigeants de La Paix Maintenant, pour qui la paix signifie une neutralisation de la résistance palestinienne à tout prix, y compris la destruction d’un peuple. À chaque fois que je serai présent à de tels événements, je ferai personnellement tout ce qui est en mon pouvoir pour que vous en soyez exclus, car votre seule présence constituerait un immense sacrilège.



Pas en leur nom

 

Vous n’avez aucun droit de parler au nom des martyrs de notre peuple. Vous n’êtes pas la Anne Frank du camp de concentration de Bergen Belsen mais Hans Frank, le général allemand qui a organisé la famine et la destruction des juifs de Pologne.

Vous ne portez aucun héritage du ghetto de Varsovie, parce qu’aujourd’hui le ghetto de Varsovie est juste en face de vous, ciblé par vos propres tanks et votre propre artillerie, et son nom est Gaza. Gaza que vous avez décidé de rayer de la carte, comme le général Frank voulait éradiquer le ghetto de Varsovie. Mais, à contrario des ghettos de Pologne et de Biélorussie, où les Juifs étaient quasiment laissés à eux-mêmes, Gaza ne sera pas éliminé, car des millions d’hommes et de femmes aux quatre coins de la planète sont en train de construire un solide bouclier humain sur lequel trois mots sont inscrits : Plus jamais ça !

 

Pas en notre nom !

Avec des dizaines de milliers d’autres Juifs, du Canada à la Grande-Bretagne, d’Australie en Allemagne, nous vous prévenons : n’essayez pas de parler en notre nom, car nous vous poursuivrons, même si cela est nécessaire, jusqu’à l’enfer des criminels de guerre, et nous vous ferons ravaler vos propos jusqu’à ce que vous demandiez pardon pour nous avoir impliqués dans vos crimes. Nous, et pas vous, sommes les enfants de Mala Zimetbaum [Juive belge restée célèbre pour la résistance dont elle a fait preuve avant son exécution pour évasion du camp d’Auswitch-Ndt] et Marek Edelman [un des leaders du soulèvement du Ghetto de Varsovie en 1943-Ndt], de Mordechai Anilevicz [chef du soulèvement du ghetto de Varsovie-Ndt] et Stéphane Hessel [diplomate, ambassadeur et ancien résistant français qui a participé notamment à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948-Ndt], et nous transmettons le message qu’ils ont lancé à l’humanité aux combattants de la résistance de Gaza : « nous combattons pour notre liberté et pour la vôtre, pour notre honneur et pour le vôtre, pour notre dignité humaine, sociale et nationale et pour la vôtre. » (appel des insurgés du ghetto de Varsovie au monde, fête de Pessah 1943).


Mais pour vous, dirigeants d’Israël, « liberté » est un mot repoussant. Vous n’avez aucun honneur et vous ne comprenez pas ce qu’est la dignité humaine.


 

Nous ne sommes pas « une autre voix juive », mais la seule voix juive digne de parler au nom des saints torturés du peuple juif. Votre voix n’est rien d’autre que les vieilles vociférations bestiales des assassins de nos ancêtres.

 

 

Traduction française : Axel D.

25.01.2009

L’enfer de Dante est vivant et il se porte bien à Gaza.

Vittorio Arrigoni
Uruknet.info
Dimache 18 janvier 2009

 

 

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Un garçon palestinien souffre tandis qu’il reçoit des soins suite à une blessure reçue pendant une opération militaire menée par l’armée israélienne. Hôpital de Beit Lahiya, au nord de la bande de Gaza, le vendredi 16 janvier.

 

Dante Alighieri n’aurait jamais pu imaginer des cercles plus infernaux que les salles de soin remplies des damnés de l’hôpital de Jabalia. En ce lieu, les lois de la justice divine pointent vers leurs têtes : plus la victime est innocente, plus il est probable qu’elle subira les martyrs d’un bombardement. Dans les hôpitaux Kamal Odwan et Al Auda, le carrelage dans les salles d’urgence est toujours brillant.


Le personnel de nettoyage ne cesse de nettoyer le sang qui coule abondamment des brancards transportant sans arrêt des corps massacrés. Iyad Mutawwaq marchait dans la rue lorsqu’une bombe a éventré un bâtiment à côté de lui. Avec d’autres passants, il a couru pour essayer d’apporter de l’aide, à ce moment-là une deuxième bombe a été larguée sur le même bâtiment. Elle a tué le père de 9 enfants, deux frères et un autre passant qui s’étaient précipités pour aider les victimes. La même histoire s’est reproduite des dizaines ou même des centaines de fois. On largue une bombe, on attend que les premiers secours arrivent, puis on largue une deuxième bombe sur les blessés et les secouristes.


Dans l’esprit d’Iyad, ce sont des bombes étasuniennes, mais elles portent également le sceau de Mubarrack, le dictateur égyptien qui rivalise avec Olmert en terme de haine générée parmi les Gazaouis. Derrière le lit d’Iyad, un vieil homme ayant les deux bras dans le plâtre est couché et regarde le plafond, et l’on me dit qu’il a tout perdu : sa famille et sa maison. Il contemple les fissures du plafond, comme s’il cherchait une réponse à la destruction totale de son existence.


Avant la première Intifada, Khaled a travaillé 25 ans en Israël. En guise de remerciement, Tel-Aviv ne lui a même pas accordé une pension, seulement une salve de missiles sol-sol et air-sol tirés sur sa maison. Il a reçu des éclats d’obus sur tout le corps. Je lui demande où il compte aller après sa sortie de l’hôpital. Il me dit qu’il rejoindra sa famille, et vivra dans la rue. Comme pour Khaled, de nombreuses familles ne savent où s’abriter. Les plus chanceux ont été hébergés par de la famille ou des amis, mais est-ce une vraie vie que de s’entasser à cent personnes dans deux appartements de trois pièces chacun ? Deux bombes ont été larguées sur la maison de Ahmed Jaber et bien que sa famille ait tenté de s’enfuir, pour certains c’était trop tard. Une troisième explosion a enterré 7 de ses proches sous les décombres, dont deux enfants de 8 et 9 ans – les enfants de son voisin. Il déclare : « ils nous ont renvoyé dans le passé, en 1948. C’est leur punition pour l’amour de notre pays. Ils peuvent m’arracher les bras et les jambes, mais je ne quitterai pas ma patrie. » Un docteur me confie que la fille d’Ahmed, âgée de 7 ans, ou ce qu’il en reste, vient d’être ramenée dans une petite boîte en carton.


Ils n’ont pas le courage de lui dire et d’aggraver son état de santé déjà précaire. Dans l’après-midi, ils ont pris le téléphone d’Yiad pour éviter qu’il ne reçoive des mauvaises nouvelles supplémentaires. Un tank avait percuté le milieu de la maison de sa sœur, la décapitant au passage.


Finalement, le navire du mouvement Free Gaza n’a jamais atteint le port de Gaza. À environ 160 kilomètres de sa destination théorique, dans les eaux internationales, il a été intercepté par 4 navires de guerre israéliens déterminés à ouvrir le feu et éliminer son équipage de médecins, d’infirmières et de défenseurs des Droits de l’Homme. Personne ne doit oser s’opposer au massacre de civils qui bat son plein depuis désormais trois semaines.


À l’est de Jabalia, en face de la frontière, des témoins parlent des nombreux cadavres en décomposition qui jonchent les rues. La chair en putréfaction est dévorée par les chiens. Il y a également des centaines de personnes incapables d’aller où que ce soit, nombre d’entres elles sont blessées. Les ambulances ne peuvent tout simplement pas s’approcher, avec des snipers maniaques de la gâchette aux quatre coins du quartier. Les Palestiniens sont écoeurés d’attendre au milieu de l’indifférence générale, et nombre d’entre eux accusent même la Croix Rouge et les Nations Unies de ne pas en faire assez, de ne pas remplir leurs missions et de ne pas risquer non plus leurs vies pour sauver des centaines de blessés.


Ici à l’ISM (International Solidarity Movement – Mouvement de solidarité internationale) nous allons donc nous équiper de brancards et nous rendre à pied vers les zones où l’humanité a dépassé toutes les bornes, annihilant au passage sa propre existence.


Les colons adipeux assis dans les alcôves feutrées de la politique de salon rejouent le couplet des stratégies militaires contre le Hamas, tandis que nous subissons un véritable massacre. Ils bombardent les hôpitaux, et pourtant il y en a encore qui soutiennent le droit d’Israël à se défendre. Dans tout pays civilisé digne de ce nom, la légitime défense est proportionnelle à l’agression.


Au cours des 20 derniers jours, nous avons dénombré 1 075 victimes palestiniennes, dont 85 % de civils, et plus de 5 000 blessés, dont la moitié a moins de 18 ans. 303 enfants ont été atrocement massacrés. Cela équivaut à dire que pour Israël, l’extermination d’au moins 250 Palestiniens pour chacune de ses victimes civiles constitue un bain de sang légitime. Comment une réaction aussi disproportionnée ne peut-elle nous rappeler certaines des pages les plus sombres de l’Histoire contemporaine de l’Europe ?

 

Soyons clairs sur ce point : S’agit-il véritablement de légitime défense ? Aux journalistes comme Marco Travaglio, Piero Ostellino, Pierluigi Battista et Angelo Panebianco qui claironnent que le Hamas est entièrement responsable de ce génocide et de la fin de la trêve entre la Palestine et Israël, je voudrais leur rappeler la position des Nations Unies à ce sujet. Le professeur Richard Falk, rapporteur spécial auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, a clairement exprimé sa position : c’est en fait Israël qui a rompu la trêve en novembre, en assassinant délibérément 17 Palestiniens. Le même mois, aucune victime israélienne n’avait été comptabilisée, de même qu’en octobre, en septembre et en août. Jimmy Carter, ex-président des États-Unis et prix Nobel de la Paix, a également souligné ce point récemment. Il est tout bonnement honteux qu’un journaliste comme Travaglio, qui a gagné notre admiration en tant qu’ardent défenseur de la liberté de la presse, soutienne désormais l’armée israélienne et distrait les masses dans ses interventions télévisées tout en s’amusant du passe-temps le plus à la mode à l’heure actuelle – le tir sur les enfants de Gaza.

 

Alors que je tape ces mots sur mon clavier dans le bureau de l’agence de presse de Ramattan, tous les journalistes palestiniens autour de moi portent des gilets pare-balles et des casques. Ils ne reviennent pas d’un trajet en tank – ils sont juste là assis devant leurs ordinateurs. Deux étages plus haut, les bureaux de Reuters ont été récemment atteints par une roquette, qui a grièvement blessé deux personnes. Quasiment tous les étages du bâtiment sont actuellement vides, et seuls les journalistes les plus héroïques sont encore là. L’histoire de cet enfer doit, d’une manière ou d’une autre, continuer à être racontée. Et pourtant plus tôt cette semaine, l’armée israélienne avait assuré à Reuters qu’il n’y avait pas besoin d’évacuer les locaux et qu’ils étaient en sécurité dans les bureaux. Ce matin, on a dénombré de nombreuses victimes suite au bombardement du bâtiment des Nations Unies, construit ainsi que d’autres, grâce aux financements du gouvernement italien. Berlusconi où es-tu ?


John Ging, chef des opérations de l'UNRWA à Gaza, agence des Nations Unies pour les réfugiés Palestiniens et témoin de ce conflit, a clairement parlé de bombes au phosphore. Dans le quartier de Tal el Hawa situé dans la ville de Gaza, une aile entière de l’hôpital Al Quds est actuellement en feu, et Leila, une collègue de l’ISM est également enfermée à l’intérieur avec 40 médecins et infirmières, et une centaine de patients. Elle nous a décrit ces dernières heures dramatiques par téléphone. Un tank est posté en face de l’hôpital. Les snipers sont partout, prêts à tirer sur tout ce qui bouge. Tout est destruction. Pendant la nuit, depuis leurs fenêtres, ils ont vu un bâtiment prendre feu après avoir été bombardé. Ils ont entendu les cris de toute une famille, y compris des enfants, appelant désespérément à l’aide. Ils ne pouvaient rien faire et ont vu les corps dévorés par les flammes, des torches humaines courant dans la rue et finalement réduites en cendre. L’enfer a une nouvelle adresse, il a pris place au cœur de Gaza, et nous sommes les damnés ciblés par une haine inhumaine.


Restez humains.


Traduction de l’italien vers l’anglais : Daniela Filippin

 

Traduction française : Axel D.

L'ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld

 

 

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Photo : La Presse Canadienne /Brennan Linsley (archives)

Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, demande au nouveau gouvernement des États-Unis d'engager des poursuites judiciaires contre l'ex-président George W. Bush et son ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pour torture et mauvais traitements de prisonniers à la prison de Guantanamo.

Selon Manfred Nowak, qui s'exprimait mardi sur les ondes d'une chaîne de télévision allemande, il est juridiquement du devoir des États-Unis d'engager ses poursuites.

Le rapporteur spécial de l'ONU, auteur d'un rapport d'enquête sur la prison de Guantanamo, a expliqué que les États-Unis étant signataires de la Convention de l'ONU contre la torture, ils devaient s'y conformer. Manfred Nowak a d'ailleurs rappelé que le libellé de ce texte oblige ses signataires à recourir « à tous les moyens, en particulier ceux du droit pénal », pour poursuivre les coupables de tels actes.

« Nous avons tous ces documents, aujourd'hui d'accès public, qui prouvent que ces méthodes d'interrogatoire ont été expressément ordonnées par monsieur Rumsfeld. Mais évidemment, les plus hautes autorités des États-Unis étaient au courant », a déclaré Manfred Nowak.

Questionné sur la possibilité réelle de voir de telles poursuites engagées un jour contre le président sortant et son secrétaire à la Défense, M. Nowak a répondu que « les preuves sont sur la table. On ne va pas tourner autour du pot: c'était de la torture », a-t-il ajouté.

Manfred Nowak se questionne cependant sur la capacité du droit américain de reconnaître comme telles les formes de tortures employées à la prison de Guantanamo lors de l'interrogatoire des prisonniers qui y sont détenus.

Or, le rapporteur spécial de l'ONU n'est pas le premier à préconiser ce genre de poursuites contre les membres de l'administration Bush. Plusieurs procédures judiciaires pour torture ont en effet été intentées contre Donald Rumsfeld par des groupes de défense des droits de l'homme français, allemands et américains.

Dans un rapport du Sénat américain, Donald Rumsfeld figure d'ailleurs parmi les personnes désignées comme étant responsables des mauvais traitements sur des détenus dans les prisons américaines.

Selon ce même rapport, l'ex-secrétaire à la Défense aurait autorisé en novembre 2002 l'utilisation de techniques d'interrogatoire musclées à la prison de Guantanamo pour faire parler les détenus.

L'ex-président George W. Bush aurait également lui-même signé un document le 7 février 2002, autorisant le recours à des méthodes d'interrogatoire coercitives contre de présumés terroristes détenus à Guantanamo.


Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

24.01.2009

Un responsable palestinien appelle la Cour Internationale à poursuivre Israël

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Le président par intérim du Conseil Législatif Palestinien, a envoyé, jeudi, un message au procureur général de la Cour pénale internationale. Dr. Ahmed Bahar, a appelé à l'arrêt des chefs israéliens responsables de l'affreuse guerre menée par le gouvernement israélien contre les habitants de la bande de Gaza.

Il a affirmé que les occupants israéliens ont utilisé toutes sortes d’armes prohibées. Ils ont, à titre d'exemple, utilisé des obus au phosphore blanc contre les civils palestiniens. Ils ont bombardé des immeubles résidentiels pour tuer des civils, des enfants, des femmes, des personnes âgées. Ils ont également tué des secouristes, des journalistes et même des fonctionnaires de l’ONU.

Il a rappelé que les occupants israéliens ne respectent aucune convention, aucun accord des Nations Unies concernant les civils. Ils n’ont pas non plus respecté la décision de l’organisation mondiale leur ordonnant d’arrêter leur agression contre la bande de Gaza.

Enfin, Bahar a exhorté la cour internationale à assumer son rôle et juger les chefs israéliens, en appliquant les décisions internationales.

Article original : Almanar

Version française : Alterinfo

Flashback : Barak Obama, le loup déguisé en agneau

Signs of the Times
Mercredi 01 août 2007

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Le progressiste Barack Obama est charismatique, attendrissant, apparemment inoffensif, progressiste. Quelqu'un est désormais capable de remettre les États-Unis sur le droit chemin. S'il passe le stade des (s)élections primaires, et puis le processus de (s)élections qui s'ensuit, comment ça s'appelle déjà... ah oui les (s)élections (p)résidentielles, il mettra un terme au massacre insensé de civils innocents motivé par l'appât du gain qui constitue désormais le fondement de «la guerre contre la terreur» et les Étasuniens ne seront plus dérangés dans leur complaisance apathique par des histoires de jeunes enfants de couleurs décapités par un courageux adolescent étasunien armé d'une mitrailleuse de calibre 12,7. Voyez, le Vietnam et My Lai étaient gérables car on avait réussi à les présenter comme une «tragédie étasunienne», mais cette histoire irakienne devient incontrôlable! Après tout, les histoires qui se déroulent là-bas sont censées rester là-bas et non pas filtrer dans les colonnes des quotidiens étasuniens soigneusement manipulés et dans l'esprit fragile des Étasuniens moyens.

 

Obama est donc celui qui va tout régler, n'est-ce pas ? Il va mettre fin à la décadence républicaine ! Ou est-ce que j'ai raté un épisode ?

Oui, vous l'avez deviné, J'ai loupé un détail.

 

Obama: je suis prêt à envahir le Pakistan pour traquer les terroristes.

UK Times online
1er août 2007

« Barak Obama, le candidat démocrate aux présidentielles, a tenté hier de réfuter des déclarations relatives à son laxisme en matière de sécurité intérieure en promettant d'envoyer des troupes au Pakistan pour traquer les terroristes - même sans autorisation du gouvernement de ce pays.

[souvenez-vous de ce passage: «même sans autorisation du gouvernement de ce pays»]

Debout devant la bannière étoilée, M. Obama a déclaré: «il y a, dissimulés dans ces montagnes, les terroristes qui ont tué 3.000 de nos compatriotes. Ils préparent une nouvelle attaque... si nous recevons des renseignements fiables au sujet des cibles terroristes stratégiques et que le président Musharraf ne réagit pas, nous le ferons. »

Le problème voyez-vous, et Obama en a conscience, est que l'étiquette « progressiste » ne suffit plus, en fait elle n'a jamais suffit. Les « progressistes » ne sont simplement pas « présidentiables », et même Obama le musulman, qu'il soit «  fils de berger kenyan» ou pas, sait que pour devenir Président des États-Unis d'Amérique, il faut se salir les mains, de préférence avec le sang de victimes innocentes - surtout si elles sont musulmanes et Pakistanaises.

Il est désormais probable qu'une vaste majorité d'Étasuniens sont opposés à la guerre en Irak et commencent à penser que laisser Bush envoyer des adolescents nourris au bœuf aux hormones et croyant que «la vie est un jeu vidéo de tir à la première personne» libérer la plus ancienne culture de la planète n'était peut-être pas une si bonne idée, mais Obama sait quelque chose que le peuple étasunien ignore: ce que les Étasuniens pensent et ce qu'ils veulent n'a plus d'importance et n'en a jamais eu. En fait, le peuple étasunien est en quelque sorte insignifiant, en particulier lorsqu'on essaye de devenir le prochain locataire de la Maison-Blanche.

Non, vraiment, oubliez la plèbe, la manière la plus sûre d'atteindre le fauteuil cossu du Bureau Ovale et de répéter au mot près, ce que les néo conservateurs et leurs maîtres sionistes racontent, parce que de nos jours ce sont eux qui définissent les orientations de la politique étrangère étasunienne et qui décident si un État souverain doit être «libéré», ou si un traitement à base de bombes anti-bunkers serait plus efficace pour éradiquer la terreur répandue par une poignée de jihadistes barbus qui néanmoins menacent de toute part les vies des gens épris de liberté et qui nous ont également « attaqué le 11 septembre ».

C'est donc exactement ce qu'a fait Obama hier ; il a simplement répété ce que le super néo conservateur Bill Kristol avait déclaré deux semaines auparavant :

 

Le néo conservateur Bill Kristol s'attend à ce que Bush attaque le Pakistan

RawStory
12 juillet 2007

Un correspondant de Fox a ensuite cité une dépêche selon laquelle « Al-Qaeda... quitte l'Irak, à destination apparemment du Pakistan» et a demandé «la diffusion de cette dépêche est-elle délibérée afin de légitimer une intervention imminente au Pakistan ? »

Kristol a répondu: «je pense que le Président va devoir y mener des opérations militaires au cours des quelques semaines ou mois à venir. ... Bush va devoir intervenir dans ce sanctuaire.»

« Franchement, je pense que nous ne préviendrons même pas Musharraf » a ajouté Kristol. « Nous ferons ce que nous avons à faire dans l'Ouest du Pakistan et Musharraf pourra dire «Oh, ils ne m'ont pas informé ».

Et quel est l'objectif poursuivi par Kristol et Obama dans l'Ouest du Pakistan ? D'après Seth Jones, un spécialiste de l'Asie centrale au RAND Institute une telle attaque « provoquerait d'importantes émeutes au Pakistan et au sein du monde arabe, et cela déclencherait une révolte majeure contre les troupes étasuniennes.»

Vous pouvez me traiter de « fouille merde » si vous le souhaitez (mais pas de « fils de berger kenyan »), mais n'est-ce pas une étrange coïncidence de voir Obama reprendre quasiment la même politique pakistanaise que le « conseiller de Bush » et architecte de la boucherie irakienne, Bill Kristol a défendu il y a plus de deux semaines, alors que cette approche sert une uniquement le projet d'un petit État du Moyen-Orient visant à créer de toutes pièces la justification permettant d'effacer ses ennemis arabes de la carte ? Que pouvons-nous en déduire sur l'identité de ceux qui, aujourd'hui, détiennent vraiment le pouvoir aux États-Unis ?

Il y a ceux qui suggèrent que la plupart des politiciens étasuniens sont entièrement contrôlés par les néo conservateurs sionistes et les groupes de pression israéliens associés, car à un moment ou à un autre, ils ont tous été pris en flagrant délit de Deborah Jean Palfrey la maquerelle de Washington jusqu'au membre républicain du Congrès Mark Foley. Je suis plutôt d'accord avec cette suggestion, non pas que je sois cynique, mais parce que c'est très probablement vrai.

Accessoirement, la déclaration d'Obama était soi-disant :

« conçue afin de renforcer sa crédibilité en tant que chef des armées potentiel par le soutien apporté à une opération militaire préventive que même le président Bush a refusé de lancer jusqu'à ce jour »

ce qui prouve une fois de plus que les États-Unis sont totalement et complètement barjos (pour utiliser la langue vernaculaire), car tandis que le monde entier honnit Bush et ses maîtres et les reconnaît pour les tueurs psychopathes d'enfants qu'ils sont, le consensus malheureusement juste au sein de la sphère politique étasunienne est que la seule manière qu'un « sélectionné » potentiel comme Obama ou Hillary s'assure le poste de président après les 8 années de carnage du règne Bush, est de ne pas appeler à la fin de la guerre (ce que veut le peuple américain) mais d'aller encore plus loin que Bush dans l'orgie meurtrière, et de le faire selon la partition écrite par les néo conservateurs sionistes. Et il apparaît que l'ex-démocrate progressiste Obama sera à la hauteur de la tâche.

Alors, vous avez peur maintenant ? Vous devriez.

Traduction française : Axel D.

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