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24/01/2009

Flashback : Barak Obama, le loup déguisé en agneau

Signs of the Times
Mercredi 01 août 2007

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Le progressiste Barack Obama est charismatique, attendrissant, apparemment inoffensif, progressiste. Quelqu'un est désormais capable de remettre les États-Unis sur le droit chemin. S'il passe le stade des (s)élections primaires, et puis le processus de (s)élections qui s'ensuit, comment ça s'appelle déjà... ah oui les (s)élections (p)résidentielles, il mettra un terme au massacre insensé de civils innocents motivé par l'appât du gain qui constitue désormais le fondement de «la guerre contre la terreur» et les Étasuniens ne seront plus dérangés dans leur complaisance apathique par des histoires de jeunes enfants de couleurs décapités par un courageux adolescent étasunien armé d'une mitrailleuse de calibre 12,7. Voyez, le Vietnam et My Lai étaient gérables car on avait réussi à les présenter comme une «tragédie étasunienne», mais cette histoire irakienne devient incontrôlable! Après tout, les histoires qui se déroulent là-bas sont censées rester là-bas et non pas filtrer dans les colonnes des quotidiens étasuniens soigneusement manipulés et dans l'esprit fragile des Étasuniens moyens.

 

Obama est donc celui qui va tout régler, n'est-ce pas ? Il va mettre fin à la décadence républicaine ! Ou est-ce que j'ai raté un épisode ?

Oui, vous l'avez deviné, J'ai loupé un détail.

 

Obama: je suis prêt à envahir le Pakistan pour traquer les terroristes.

UK Times online
1er août 2007

« Barak Obama, le candidat démocrate aux présidentielles, a tenté hier de réfuter des déclarations relatives à son laxisme en matière de sécurité intérieure en promettant d'envoyer des troupes au Pakistan pour traquer les terroristes - même sans autorisation du gouvernement de ce pays.

[souvenez-vous de ce passage: «même sans autorisation du gouvernement de ce pays»]

Debout devant la bannière étoilée, M. Obama a déclaré: «il y a, dissimulés dans ces montagnes, les terroristes qui ont tué 3.000 de nos compatriotes. Ils préparent une nouvelle attaque... si nous recevons des renseignements fiables au sujet des cibles terroristes stratégiques et que le président Musharraf ne réagit pas, nous le ferons. »

Le problème voyez-vous, et Obama en a conscience, est que l'étiquette « progressiste » ne suffit plus, en fait elle n'a jamais suffit. Les « progressistes » ne sont simplement pas « présidentiables », et même Obama le musulman, qu'il soit «  fils de berger kenyan» ou pas, sait que pour devenir Président des États-Unis d'Amérique, il faut se salir les mains, de préférence avec le sang de victimes innocentes - surtout si elles sont musulmanes et Pakistanaises.

Il est désormais probable qu'une vaste majorité d'Étasuniens sont opposés à la guerre en Irak et commencent à penser que laisser Bush envoyer des adolescents nourris au bœuf aux hormones et croyant que «la vie est un jeu vidéo de tir à la première personne» libérer la plus ancienne culture de la planète n'était peut-être pas une si bonne idée, mais Obama sait quelque chose que le peuple étasunien ignore: ce que les Étasuniens pensent et ce qu'ils veulent n'a plus d'importance et n'en a jamais eu. En fait, le peuple étasunien est en quelque sorte insignifiant, en particulier lorsqu'on essaye de devenir le prochain locataire de la Maison-Blanche.

Non, vraiment, oubliez la plèbe, la manière la plus sûre d'atteindre le fauteuil cossu du Bureau Ovale et de répéter au mot près, ce que les néo conservateurs et leurs maîtres sionistes racontent, parce que de nos jours ce sont eux qui définissent les orientations de la politique étrangère étasunienne et qui décident si un État souverain doit être «libéré», ou si un traitement à base de bombes anti-bunkers serait plus efficace pour éradiquer la terreur répandue par une poignée de jihadistes barbus qui néanmoins menacent de toute part les vies des gens épris de liberté et qui nous ont également « attaqué le 11 septembre ».

C'est donc exactement ce qu'a fait Obama hier ; il a simplement répété ce que le super néo conservateur Bill Kristol avait déclaré deux semaines auparavant :

 

Le néo conservateur Bill Kristol s'attend à ce que Bush attaque le Pakistan

RawStory
12 juillet 2007

Un correspondant de Fox a ensuite cité une dépêche selon laquelle « Al-Qaeda... quitte l'Irak, à destination apparemment du Pakistan» et a demandé «la diffusion de cette dépêche est-elle délibérée afin de légitimer une intervention imminente au Pakistan ? »

Kristol a répondu: «je pense que le Président va devoir y mener des opérations militaires au cours des quelques semaines ou mois à venir. ... Bush va devoir intervenir dans ce sanctuaire.»

« Franchement, je pense que nous ne préviendrons même pas Musharraf » a ajouté Kristol. « Nous ferons ce que nous avons à faire dans l'Ouest du Pakistan et Musharraf pourra dire «Oh, ils ne m'ont pas informé ».

Et quel est l'objectif poursuivi par Kristol et Obama dans l'Ouest du Pakistan ? D'après Seth Jones, un spécialiste de l'Asie centrale au RAND Institute une telle attaque « provoquerait d'importantes émeutes au Pakistan et au sein du monde arabe, et cela déclencherait une révolte majeure contre les troupes étasuniennes.»

Vous pouvez me traiter de « fouille merde » si vous le souhaitez (mais pas de « fils de berger kenyan »), mais n'est-ce pas une étrange coïncidence de voir Obama reprendre quasiment la même politique pakistanaise que le « conseiller de Bush » et architecte de la boucherie irakienne, Bill Kristol a défendu il y a plus de deux semaines, alors que cette approche sert une uniquement le projet d'un petit État du Moyen-Orient visant à créer de toutes pièces la justification permettant d'effacer ses ennemis arabes de la carte ? Que pouvons-nous en déduire sur l'identité de ceux qui, aujourd'hui, détiennent vraiment le pouvoir aux États-Unis ?

Il y a ceux qui suggèrent que la plupart des politiciens étasuniens sont entièrement contrôlés par les néo conservateurs sionistes et les groupes de pression israéliens associés, car à un moment ou à un autre, ils ont tous été pris en flagrant délit de Deborah Jean Palfrey la maquerelle de Washington jusqu'au membre républicain du Congrès Mark Foley. Je suis plutôt d'accord avec cette suggestion, non pas que je sois cynique, mais parce que c'est très probablement vrai.

Accessoirement, la déclaration d'Obama était soi-disant :

« conçue afin de renforcer sa crédibilité en tant que chef des armées potentiel par le soutien apporté à une opération militaire préventive que même le président Bush a refusé de lancer jusqu'à ce jour »

ce qui prouve une fois de plus que les États-Unis sont totalement et complètement barjos (pour utiliser la langue vernaculaire), car tandis que le monde entier honnit Bush et ses maîtres et les reconnaît pour les tueurs psychopathes d'enfants qu'ils sont, le consensus malheureusement juste au sein de la sphère politique étasunienne est que la seule manière qu'un « sélectionné » potentiel comme Obama ou Hillary s'assure le poste de président après les 8 années de carnage du règne Bush, est de ne pas appeler à la fin de la guerre (ce que veut le peuple américain) mais d'aller encore plus loin que Bush dans l'orgie meurtrière, et de le faire selon la partition écrite par les néo conservateurs sionistes. Et il apparaît que l'ex-démocrate progressiste Obama sera à la hauteur de la tâche.

Alors, vous avez peur maintenant ? Vous devriez.

Traduction française : Axel D.

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