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19/01/2009

« Papa, je suis en train de mourir »

Ola Attallah

Islamonline
Vendredi 16 janvier 2009

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© Inconnu

Un père en larmes porte son fils.

Ces paroles ne cessent de résonner dans la tête de Kamal Awaga, irradiant des spasmes de douleur dans son corps affaibli et blessé.

Ce sont les derniers mots prononcés par Ibrahim, son fils de 9 ans avant qu’il ne finisse comme cible d’entraînement pour des soldats israéliens.

« Ils ont tué mon fils de sang-froid », dit le père dévasté par la douleur, encore en état de choc.

Ibrahim a rejoint une liste de plus de 350 enfants tués par Israël au cours de la boucherie à laquelle il se livre depuis 3 semaines dans cette bande côtière.

Mais alors que les autres sont tombés sous les balles ou les bombes, le destin d’Ibrahim est encore plus tragique.

Il est devenu une cible d’entraînement pour un groupe de soldats israéliens.

« Les Israéliens n’ont montré aucune pitié pour son innocence », dit son père en larmes depuis son lit à l’hôpital Al-Shefa, à Gaza City.

« ils n’ont montré aucune pitié pour son corps d’enfant », ajoute le père au cœur brisé.

Une journée ensoleillée

Rien au cours de cette journée ne préparait la famille Awaga au tournant tragique qu’allaient prendre les événements.

Ils se sont réveillés par une matinée ensoleillée, après des jours d’enfermement dans une pièce exiguë pour se protéger des bombardements israéliens intensifs.

La mère d’Ibrahim, anéantie, se souvient de la demande de son fils : « Maman, si nous prenions le petit-déjeuner dans le jardin ? J’en ai assez de rester dans cette pièce ». 

Une heure plus tard, la table est mise dans le jardin et la famille espère profiter d’un de ces rares moment de paix, inconscients des regards qui les observent au loin.

Un premier missile emporte le gagne-pain de la famille, tandis qu’un deuxième détruit leur maison. 

« Papa, je suis en train de mourir », gémit Ibrahim à son père qui accourt vers lui à toutes jambes.

« Vite, partons », lance Awaga à sa femme et à ses deux autres enfants, son fils couvert de sang dans les bras.

Mais avant même d’atteindre le portail du jardin, ils essuient un déluge de balles.

Une balle touche la mère à la jambe, une autre touche le père à la taille.

Terrorisés, les deux frères d’Ibrahim courent s’abriter derrière les décombres de leur maison détruite.

Stand de tir

Alors que les tirs se font plus rares, la famille croit que le cauchemar est fini. Mais les soldats israéliens n’en ont pas encore terminé.

« Lorsque les soldats se sont rapprochés, j’ai pensé qu’ils allaient me tuer », confie Awaga, qui a fait semblant d’être mort.

« Mais ce qu’ils voulaient, c’était mon jeune fils » dit-il, la voix étranglée par ce souvenir atroce.

L’un des soldats s’approche du corps d’Ibrahim, lui attrape une jambe pour le retourner, riant tandis qu’un autre tire dans la tête de l’enfant mort.

Les rires se font plus intenses alors qu’ils le traînènt vers un endroit en hauteur pour commencer leur jeu.

Pendant toute une heure, le père étouffe ses sanglots de douleur devant le spectacle des soldats israéliens se livrant à un concours de tirs sur le cadavre de son fils.

« Ils se servaient de son corps criblé de balles et couvert de sang comme cible d’entraînement. »

« À chaque tir, ils fredonnaient des paroles que je ne comprenais pas, mais ils y prenaient apparemment beaucoup de plaisir. C’était comme s’ils participaient à une fête ».

Lorsqu’ils en eurent assez de cet « exercice », les Israéliens prirent leurs armes et quittèrent la maison.

Quatre jours entiers s’écoulèrent avant que les médecins des urgences parviennent à rejoindre les membres de la famille et à les envoyer à l’hôpital.

« Qu’a fait mon fils pour mériter cela ? » demande Awaga, secouant la tête d’incompréhension.

« Les Israéliens n’ont pas tué mon enfant une seule ou deux fois, ils l’ont tué mille fois ».

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

Commentaires

Sarkozy, Merkel & Cie ont d'israel un partenaire privilégié de l'europe, on est tombé bien bas !

On flatte et on encourage les criminels de guerre.

Écrit par : Farid L | 20/01/2009

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