Le président raconte qu'il fait ses courses sur les Champs-Elysées le dimanche...
12.12.2008
Sarkozy fricote ave le Lama
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PEKIN, 4 décembre.
La rencontre du président français Nicolas Sarkozy avec le dalaï-lama aurait une incidence négative sur la coopération commerciale et économique entre Paris et Pékin, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie chinoise Jianchao.
"Les liens politiques et la coopération économique sont interdépendant. Seules des relations politiques normales peuvent favoriser le développement économique avec la France", a-t-il expliqué.
Le président français avait auparavant annoncé qu'il rencontrerait le dalaï-lama le 6 décembre en Pologne lors de la cérémonie consacrée au 25ème anniversaire de la remise du Prix Nobel de la paix à Lech Walesa, ex-leader de Solidarnosc et ancien président de la république. De ce fait, Pékin a reporté sine die le sommet Chine-UE prévu pour le 1er décembre, à cause de la présence du dalaï-lama qui envisage de rencontrer les dirigeants européens.
Pékin condamne notamment les agissements séparatistes du leader spirituel tibétain. En mars dernier, le Tibet a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l'ordre chinoises et les partisans de l'indépendance de la région autonome. Les actions de protestation, les plus sanglantes depuis 1989, ont coïncidé avec le 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï-lama.
Selon les données chinoises, les troubles au Tibet ont fait 19 morts et 623 blessés. Les partisans du dalaï-lama font état d'au moins 100 morts.
Le dalaï-lama voyage beaucoup à travers le monde à la recherche d'un soutien international pour la sauvegarde du patrimoine culturel du Tibet. Pékin l'accuse de vouloir séparer le Tibet du reste de la Chine.
Article original : Novosti
Note de P&P :
Il semblerait que le soutien apporté par Sarkozy au dalai lama dépasse le simple effet d'opportunité.
En effet 4 mois après que son épouse ait rencontré le dalai lama en pleine effervessence olympique, notre bien-aimé président remet le couvert.
"Pourquoi ?" se demanderont les esprits qui n'ont pas encore été liquéfiés par l'absorbtion répétée de glutamate, d'aspartame et d'émissions de TF1.
La spiritualité serait-elle la cause de ces interactions ? Cela semble peu probable. D'une part les exactions de la théocratie lamaïste et ses liens avec la CIA ont été largement documentées dans un article précédent.
D'autres part les déclarations de Sarkozy sur la pensée socratique nous laissent augurer que celui-ci a autant d'affinités avec la spiritualité qu'une blatte avec l'oeuvre de Léonard de Vinci (avec tout le respect dû à ces insectes fort utiles, dignes représentants du super-ordre des blattoptères comptant quelques 3500 espèces).
Serait-ce alors la compassion qui anime notre pieux Nicolas ? Affligé par la souffrance du peuple tibétain, il aurait décidé d'enfourcher sa flamboyante monture (non pas la Carla mais le désormais légendaire méritens blanc).
Ils semblerait toutefois paradoxal que Sarkozy verse la moindre larme pour le Tibétain lambda sachant que c'est ce même Sarkozy qui expulse les sans-papiers par dizaine de milliers, qui milite pour l'incarcération des enfants de douze ans et pour les tests de criminalité chez les enfants de trois ans (il est du reste regrettable que les tests pré-nataux d'absence de conscience n'aient pas été utilisés chez certains de nos brillantissimes dirigeants cela nous aurait évité bien des déboires).
Les mobiles de la spiritualité et de la compassion étant désormais écartés, peut-être qu'en revenant à des schémas de fonctionnement plus basiques nous aurons quelque chance de comprendre ce qui se passe à l'intérieur de la boite crânienne de notre éminent président.
Parmi les raisonnements simplistes et communémement entendus sur les parterres de l'Elysée, les coursives de Matignon ou les réunions du parti "Chasse Pêche Nature et Tradition" revient souvent le désormais mythique "l'ennemi de mon ennmei est mon ami".
Le Tibet serait-il tout simplement un allié de circonstance permettant d'affaiblir la position politique de la Chine ?
Mais alors pourquoi s'acharner autant sur la Chine ?
Voici une tentative de réponse où dérives paranoïaques et bouffées délirantes alternent allégrement. Par conséquent la lecture en est vivement déconseillée aux enfants de moins de deux ans ainsi qu'à ceux qui ont déjà associé les termes "Sarkozy" et "humaniste visionnaire" dans une même phrase.
Il est à noter que cette thèse sulfureuse est largement inspirée de l'ouvrage de Naomi Klein : "la stratégie du choc" dont on ne saurait trop recommander la lecture.
Au cours des années 60 nos très chères élites ont mis sur l'avant-scène un nouveau pantin idéologue du nom de Milton Friedman, apôtre en son temps du dogme néolibéral et fondateur de l'école de Chicago.
Le dogme friedmanien repose sur la fallacieuse assertion selon laquelle liberté des marchés et démocratie vont de pair et que celles-ci apportent aux citoyens tout ce qu'ils ont toujours espéré : liberté, choix des dirigeants, produits variés et abordables, niveau de vie en perpétuelle augmentation...
Au-delà de la théorie, Friedman et ses sbires se sont employés à matérialiser cette sinistre hérésie. Les pays de l'Amérique Latine en furent les premiers cobayes. A grand coup de propagande, de soutien à des dictatures sanguinaires, de création de niveau de dettes ingérables, ils sortirent le Brésil, l'Argentine, le Chili ou la Bolivie de modèles démocratiques défendant des systèmes économiques développementalistes qui favorisaient nettement plus les citoyens que leurs homologues communistes ou capitalistes.
Les tortures, incarcérations, assassinats de milliers d'activistes, artistes et syndicalistes ; défenseurs les plus ardents de ces systèmes égalitaires, la création de crises abyssales entrainant hyperinflation, récession et pauvreté consitutaient les chocs nécessaires pour que les populations, dominées par les angoisses, acceptent l'inacceptable et condamnent leur propre avenir en adoptant une économie néolibérale dévastatrice.
Après les pays du cône sud, l'Europe centrale, l'Asie du Sud-Est, l'Afrique allaient connaître la même destinée et voir les richesses du pays (transports, hôpitaux, écoles, matières premières, ...) bradées aux multionationales et aux élites locales soutenant la pensée fridemanienne.
Après les chocs nécessaires infligés par les régimes dictatoriaux pour imposer le néo-libéralisme, ces derniers n'étaient plus d'aucune utilité et des démocraties serviles furent mises en place. Ce point est essentiel car il révèle la véritable finalité de toutes ces dictatures soutenues par les USA, les régimes totalitaires fournissaient les chocs nécessaires à l'adoption du néolibéralisme.
Alors l'acte final pouvait avoir lieu et la planète devait voir émerger un cortège de pseudo-démocraties où le peuple vote mais où les candidats sont choisis par les élites et de pseudo-économies libres où quelques privilégiés contrôlent l'essentiel des richesses et plongent les peuples dans l'exploitation à outrance et la pauvreté chronique.
Ces systèmes fascistes, rejetons modernes du féodalisme sont fondés sur le corporatisme où une petite élite contrôle les sphères juridiques, judiciaires, politiques, financières, économiques et médiatiques. Cette dernière permet d'entretenir d'une part l'illusion de démocratie avec son cortège de débats, ses pseudo-oppositions d'idées, ses résultats de vote retransmis en direct, et d'autre part l'illusion des bienfaits du néolibéralisme en mettant en avant le succès d'une minorité tout en obérant la descente aux enfers de la majorité.
Après quarante années de manipulations et des centaines de millions de victimes (directes suite aux tortures et assassinats pratiquées par les dictateurs ou indirectes suite aux famines et aux épidémies provoquées par le néolibéralisme), l'illusion friedmanienne est quasiment devenue réalité. La plupart des nations ont adopté le vernis démocratique et le modèle économique néolibéral.
Malheureusement le colosse néolibéral ne s'est toujours pas débarassé d'une épine qui le fait boiter dangeureusement : la Chine.
Cette nation regroupant 20% de la population et qui devrait devenir la première puissance mondiale a mené sa révolution économique selon les bons principes du docteur Friedman. Après des décennies d'étatisme, la Chine a plongé vers un néolibéralisme à faire pâlir les Etats-Unis, absence de salaire minimum, non-régulation des conditions et des durées de travail, non-régulation des impacts environnementaux, session des industries d'Etat à quelques oligarques proches du pouvoir...
Malheureusement pour les adeptes de l'école de Chicago, la paysage politique chinois a mené cette mutation économique sans ciller et sans se transformer. La dictature autoritaire adepte des camps d'internements, de la torture, du parti unique, du massacre de sa propre population ou de la censure n'a pas bougé d'un iota depuis l'ère communiste, prouvant ainsi que pseudo-démocratie et néolibéralisme sont nullement indissociables. Que la liberté des marchés ne rime pas avec liberté individuelle, bien au contraire.
La liberté du citoyen requiert une liberté politique, fruit d'une véritable démocratie (et non des juntes et pseudo-démocraties nécessaires à l'établissement et à la pérennisation du néolibéralisme) ET une liberté économique, fruit d'un système économique juste (soit le strict opposé du néolibéralisme). Celui qui est condamné à mourir de faim et dispose du droit de vote est-il libre ? Celui qui subvient à ses besoins dans une dictature sanguinaire est-il libre ?
Fort de ces analyses, on comprend mieux l'acharnement des puissances occidentales qui ne cessent de dénoncer la paille dans l'oeil du voisin chinois sans voir la poutre dans leur propres yeux.
Les Etats-Unis ont représenté pendant des décennies l'archétype du miracle économique friedmanien, consommation débridée, hausse continue du pouvoir d'achat, inflation jugulée, chômage anecdotique, compétitivité sur l'échiquier international.
Comment refuser une telle voie lorsque la nation qui l'a initiée connaît un tel succès ?
Mais, ironie du sort, le champion de la pseudo-démocratie façade d'un néolibéralisme inhumain est en train de s'écrouler lamentablement.
Légalisation de la torture, guerres d'invasion, privation des droits des citoyens, crise abysalle jettent aux oubliettes les derniers lambeaux du rêve américain.
La propagande médiatique aura de plus en plus de difficultés à masquer la déliquescence de la société étasunienne et son simulacre de liberté économique et politique.
Aujourd'hui le citoyen étasunien est esclave économique des banquiers et des entreprises qui possèdent son travail, son patrimoine et ses dettes. Il est simultanément esclave politique des faucons de Washington susceptibles à chaque instant de l'espionner, l'incarcérer, le torturer.
Alors un choc d'une ampleur jamais connue auparavant sera nécessaire pour hystériser les peuples, suspendre leurs capacités de réflexion et leur faire à nouveau accepter l'inacceptable.
La crise abysalle qui acompagnera 2009 sera un des ingrédients, nos brillantes élites pourraient même l'agrémenter d'un évélement à côté duquel le 11 septembre ressemblera à une promenade de plaisir.
Nul doute que des enseignements forts intéressants nous attendent...
23:02 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : friedman, chicago, néolibéralisme, sarkozy, dalai lama, tibet, chine
Sarkozy poursuit le démantelement de la société française
En visite dans une usine d'Orléans (Loiret), mardi 20 mai, Nicolas Sarkozy s'est dit de nouveau favorable au travail le dimanche. Pour convaincre son auditoire, il a même raconté sa vie...
VOICI LE SARKOZY COMEDY SHOW, EN 3 EPISODES.
Le membre du Post Nonolimit a d'ailleurs remarqué que ce discours du président ressemblait presque mot pour mot à un autre discours prononcé par Nicolas Sarkozy, le 6 mars dernier, à Vesoul (Haute-Saône).
Mais pourquoi Sarkozy parle t-il de ce sujet ?
La loi n'autorise pas le travail le dimanche mais Nicolas Sarkozy s'est toujours dit pour un assouplissement, voire une modification de cette loi.
L'UMP a d'ailleurs fait une proposition de loi sur le travail autorisé le dimanche, "proposant que les préfets puissent autoriser l'ouverture de tous les commerces ainsi que des services aux publics dans les 'zones touristiques d'affluence exceptionnelle, ou d'animation culturelle permanente...' mais également 'dans les zones d'attractivité commerciale exceptionnelle'".
Le gouvernement soutient cette proposition de loi qui "devrait être examinée par l'Assemblée fin mai".
Les syndicats y sont-ils opposés ?
Oui, le 5 mai dernier, trois syndicats (la CGT, la CFTC et FO) ont critiqué cette proposition de loi: "Le dimanche doit rester un jour de repos commun à la communauté des salariés. Ce n'est pas la logique du marché qui doit imposer le travail du dimanche".
(Sources : Wat.tv, AFP)
Article original : Le Post.
Note de P&P : Sarkozy investit manifestement beaucoup d'énergie dans le démantelement de la loi française en général et l'intediction de travailler le dimanche en particulier.
Ces gesticulations servent au moins trois objectifs fondamentaux fixés depuis longue date par la clique qui dirige notre pays et tire les ficelles de notre pantin présidentiel.
1/ acter l'autorité : le référendum sur l'Europe est un triste précédent où Sarkozy a foulé aux pieds une décision souveraine du peuple et lui a opposé sa décision personnelle. L'imposition du travail le dimanche va à l'encontre de la loi française, de l'avis des syndicats et certainement d'une grande majorité de Français. Lorsqu'un dirigeant réussit à imposer une décision qui va à l'encontre des souhaits et des intérêts du peuple, alors ce dernier fait un pas de plus vers le totalitarisme et s'éloigne d'autant des principes d'une véritable démocratie. Il ya bien une dimension symbolique dans de telles luttes et parfois l'objet de la lutte (travail le dimanche, CPE,...) ne doit pas obérer l'impact émotionnel de la manière dont elle se déroule et dont elle se conclut.
2/ servir les élites qui l'ont porté au pouvoir : dans ce cas l'équation économique est limpide. L'ouverture des magasins le dimanche signifie plus de vente, donc plus de chiffre d'affaire et donc plus de profits. A l'instar des plans d'engraissement des banquiers, des patrons du BTP ou de l'automobile financés sur les fonds publics, cette nouvelle brèche ouverte dans le droit français bénéficiera aux dirigeants et actionnaires alors que les citoyens travailleront encore plus pour les mêmes salaires de misère tandis que la crise apportera son lot de chômeur et de hausse des prix.
3/ la destruction du lien social. Voilà peut-être le point le plus important. Que font les Français le dimanche ? Ils rencontrent leur famille et leurs amis, ils vont à l'église, ils participent à la vie des clubs et associations (sport, art, culture,...)
Grâce à ces activités les Français rencontrent leurs pairs, entretiennent des dynamiques collectives et forgent le lien social. Travailler le dimanche induira de fait une destruction de ce lien. C'est au cours de ces moments de socialisation, de partage, d'échange que la solidarité se forge.
Lorsque les citoyens d'une nation, ont fait le deuil de l'entraide, de la solidarité, de l'échange alors ils ne disposent plus d'aucune défense face aux excès des totalitarisme.
Les discussions permettant d'enrichir l'analyse de telle ou telle situation disparaissent laissant le champ libre aux propagandes colportées par les médias, l'union permettant de faire front ensemble et d'être plus fort se dissout concrétisant le vieil adage du "diviser pour mieux régner", l'entraide et l'échange qui permettaient de vivre un peu plus décemment en temps de crise sont éradiqués, laissant place à des individus isolés et affaiblis face aux affres d'une crise profonde...
Pour ceux qui en douteraient encore, chacune des décisions de Sarkozy est mûrement réfléchie, pas forcément par celui-qui les colporte mais au moins par les hommes de l'ombre qui soufflent le texte. Chacune des décisions de Sarkozy va dans la même direction, centrimètre par centimètre celles-ci nous éloignent de ce qui faisait l'identité française : solidarité, partage, fraternité, équité, liberté.
Si cette poignée de dirigeants psychopathes continue à présider les destinées de la France alors ces mots si riches de sens, d'espoir et de valeur ne seront plus que des slogans creux entonnés par des pantins cyniques officiant à l'asservissement final de toute une nation.
22:01 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dimanche, travail, sarkozy, droit
10.12.2008
Lettre à France Télévision
mercredi 10 décembre 2008 (08h56)
Chère Madame Le Service Public de la Télévision que le monde entier nous envie et que le Président Sarkozy ( Que son saint nom soit béni !) va sauver de la ruine.
Je partage, comme tous les bons français, l’opinion éclairée et vigilante qui veut que lorsqu’un enfant est enlevé à Orthez (Pyrénées Atlantiques)** il est juste, nécessaire, citoyen et utile ! Si utile ! Que les habitants de Dunkerque, Strasbourg, Marseille ou La Roche-Migennes soient instantanément tirés de leur somnolence vespérale et digestive par la sirène de l’Apocalypse.
Il est juste, nécessaire et citoyen, afin qu’ils ne se rendorment pas, que ce traitement psychologiquement brutal —Mais à la guerre comme à la guerre ! N’est-ce pas ? Car nous sommes bien en guerre ? Comment justifier autrement ?— lui soit infligé tous les quart d’heures et que le vague plaisir qu’ils se faisaient de regarder un honnête téléfilm plutôt sympathique soit totalement pollué par l’angoisse et le stress.
C’est à ce prix que le “sentiment d’insécurité” qui a déjà tant fait pour la promotion des idées de l’extrême droite ( c’est à dire les idées des honnêtes gens !) pourra enfin pleinement s’épanouir dans tous les cœurs et que les très nécessaires mesures répressives, encore bien timides cependant, prônées par nos dirigeants si attentifs à notre confort et à notre sécurité seront enfin comprises et approuvées de tous.
D’autre part, pendant qu’il se charge d’aider la Police, le chômeur de Sochaux ou de Montbéliard ne se demande pas comment il va pouvoir fêter Noël avec les gosses.
En ces temps de crise, il est bon, de procurer aux pauvres de saines occupations…
En 1968, les infects gauchistes de cette époque maudite se plaignaient de ce que :
« La Police vous parle tous les soirs à 20h ! » Les sots ! Heureusement nous n’en sommes plus là et la Police, aujourd’hui, vous claironne tous les quart d’heures l’injonction de lui servir d’auxiliaire et d’informateur depuis 20h jusqu’au dénouement de l’affaire.
Comme vous, je pense qu’il faudrait être un bien méchant homme pour ne point s’émouvoir du drame en train de se jouer et ne pas frissonner d’angoisse en songeant à ce malheureux bébé et c’est pourquoi je me permets de vous suggérer quelques extensions bien nécessaires D’aprés les statistiques 562 enfants disparaissant annuellement, soit, environ deux tous les trois jours, sachant qu’il faut au moins dix huit heures pour retrouver un enfant disparu, quand on le retrouve… Nous pourrions, avec un peu de “volontarisme” de la part de nos gouvernants nous retrouver en état d’alerte permanent, ce qui est toujours utile pour effrayer les criminels et décourager les subversifs !
D’autre part, il est évident que nous ne sommes qu’aux premiers vagissements ( C’est le cas de le dire !) de cette précieuse ingérence policière dans la vie la plus privée. En effet, qu’est-ce qui, aujourd’hui empêche le mauvais français d’éteindre télés et radios, d’aller surfer sur le web ou d’aller se coucher avec un bon polar ou avec sa chérie ? Indifférent — Le monstre !— à la tragédie en cours ?
Chère Madame Le Service Public il faut aller plus loin ! Ce criminel par indifférence ne doit pas jouir de son égoïsme insupportable : que son portable sonne tous les quart d’heures ! Comme son fixe d’ailleurs ! Que son écran d’ordinateur soit saturés de flashes rouge sang des plus anxiogènes et qu’une voix sépulcrale ainsi qu’un doigt pointé sur lui, lui fasse honte de ne point être dans son observatoire pour guetter l’ogre ! Qu’ainsi, enfin, par quelque divertissement qu’il veuille échapper à son devoir d’angoisse citoyenne, la main implacable de la société vienne lui tordre le cou pour le rappeler à la solidarité de la trouille ! Je suis très certain que les opérateurs de téléphonie tout autant que les fournisseurs d’accès se feront une joie d’aider ainsi nos vaillantes forces de l’ordre.
Ces mesures évidemment transitoires, avant la loi portant obligation de laisser brancher en permanence et l’écran de télé, et la web-cam intégrée ( On appellerait ça un "télécran"… Qu’en pensez-vous ?) réalisant ainsi à soixante ans de distance la prophétie du très regretté Georges Orwell.
Enfin, pourquoi réserver ces hurlements de fin du monde au seuls cas d’enfants enlevés ? Je sais bien que depuis que nous avons abandonnés les titres ringards de Père et Mère pour les bien plus bisounours papa/maman — C’est y pas plus mignon comme ça ? Et pas infantilisant du tout…— tout ce qui concerne les chères têtes blondes (ou brunes, ou frisées…Je n’ai aucune préférence…) relève tellement aujourd’hui de l’ordre du sacré que Dame Rachida ( Que le feu de ses bijoux aveugle ses détracteurs !) veut les psychiatriser à trois ans …Et les foutre en taule à douze ! Je sais bien…
D’ailleurs, puisque si grande est la sollicitude de notre société si compatissante, envers les enfants, je compte bien que vous ne manquerez, plus, désormais, de sonner l’olifant à chaque dépêche d’Associated-Press, Reuter ou AFP, annonçant le décès par dénutrition d’un gamin de Monbassa de Chittagong, ou de Guatemala-city ! Je sais bien que le simple fait de vouloir relativiser le décès d’un enfant est d’ores et déjà suspect et susceptible de vous valoir un petite visite matutinale en prélude aux joies du toucher rectal, mais enfin, quid de Mamie disparue de la maison de retraite pour cause d’alzheimer ? Quid de la “maman” violée dans un parking ? Quid du handicapé à qui une racaille à fauché son fauteuil roulant ? Ne sont-ce pas là des ignominies qui révoltent ? Avons nous le droit de nous désintéresser de leur sort ? Et de ne pas mobiliser la France entière pour retrouver Mamie ou son odieux agresseur ? Non ! Madame Le Service Public de la Télévision ! Non ! Tout comme le Président, je m’y refuse !
En ce qui me concerne, en citoyen docile, à peine la corne de brume m’eut elle alerté, que je me postai sur mon balcon, avec une paire de jumelles pour tenter de repérer la “femme corpulente et de type européen vêtue d’un manteau noir”et signaler sa présence au service de Police ou de Gendarmerie compétent.
Las ! La nuit se passa, qui fut fraîche, sans que rien je n’aperçusse ! Et un soupçon me vient…
Sachant que nous en sommes déjà à la six ou septième alerte, et donc à ma six ou septième nuit de veille, sachant d’autre part — Cela sans me vanter ! — que je suis une vigie exceptionnelle, doté d’un regard d’aigle, et que pourtant je n’ai jamais repéré personne, ne se pourrait il pas, puisque je n’ai rien vu, que les ravisseurs fussent tout bonnement invisibles ?
Qu’en pensez-vous ?
Et comme il est bien certain qu’il ne s’agit pas de la même personne qui a commis ces six ou sept enlèvements, ne pourrait-on penser que ce groupe de criminels ne formassent une sorte de … Comité ? Ou de cellule ?
Bon sang mais c’est bien sûr ! Le “Comité invisible” a encore frappé ! Je compte sur vous, chère Madame Le Service Public, pour transmettre, avec la plus grande diligence, au Parquet anti-terroriste, ce renseignement que je n’hésite pas à qualifier de capital ! Comme la peine du même nom qu’il est plus que temps de rétablir…
Mike Gallantsay
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75854
** P&P: voir le flash (diffusé hier soir (09/12) sur toutes les chaînes de TV). Attention âmes sensibles et émotives ou détraqués promoteurs de théories du complot : c'est du lourd. Au cas où certains auraient des doutes, il ne s"agit pas d'une bande annonce pour un film américain apocalyptique ou pour un remake de 1984. Non, c'est juste une alerte du ministère de la Justice, dans le cadre de son dispositif alerte enlèvement. Longue vie à Big Brother. On vous aura prévenus !
12:57 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : orwell, 1984, big brother, état policier, répression, surveillance, délation



