16.11.2008

Etats-Unis: faillite de deux banques régionales, les 18e et 19e de l'année

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Le siège du FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation)
© AFP/Archives  Karen Bleier

 

Les banques régionales américaines Franklin Bank et Security Pacific Bank ont été fermées par les autorités de tutelle, devenant les 18e et 19e établissements à faire faillite depuis le début de l'année aux Etats-Unis, a annoncé vendredi l'agence gouvernementale FDIC.

Franklin Bank, basée à Houston (Texas), contrôlait au 30 septembre quelque 5,1 milliards de dollars d'actifs, a précisé la FDIC, l'agence chargée de garantir les dépôts bancaires.

Ses dépôts, de 3,7 milliards de dollars, et ses 46 agences bancaires seront repris par une autre banque texane, Prosperity Bank. Celle-ci rachètera environ 850 millions de dollars des actifs de Security Pacific Bank (pour l'essentiel des crédits qu'elle a alloués).

Security Pacific Bank, basée à Los Angeles (Californie), disposait au 17 octobre de 561 millions de dollars d'actifs.

Ses dépôts, de 450 millions de dollars, et ses quatre agences seront repris par une autre banque californienne, Pacific Western Bank. Celle-ci rachètera moins d'un dixième des actifs de Security Pacific Bank, soit 52 millions de dollars.

Dans les deux cas, la FDIC a indiqué qu'elle allait "conserver les actifs restants pour s'en débarrasser plus tard".

La FDIC, qui assure les dépôts de plus de 8.000 banques à travers le pays, a estimé que ces faillites auraient pour elle un coût de respectivement 1,4 à 1,6 milliard de dollars, et 210 millions de dollars.

Article original : Le Point



Note de PP : Au-delà de l’annonce de ces faillites en plein week end, il est intéressant de constater que ces deux banques ont été rachetées par d’autres banques.

Ce type de manoeuvre n'est pas une première dans la sphère bancaire.
La Reserve fédérale de New York et JP Morgan Chase ont volé au secours de la banque d’affaires Bear Stearns en mars 2008 

En août 2008 la société de capital-investissement américaine Lone Star rachète à la casse 90.8% du capital de la petite banque IKB qui selon la thèse officielle avait pris trop de risque sur les subprimes (c'est bien la seule).

HBOS le principal prêteur hypothécaire au Royaume-Uni a été sauvé par Lloyds TSB.

En octobre 2008, BNP rachète Fortis tandis que
les « actifs douteux » de Fortis seront rassemblés dans une structure indépendante dont la charge sera supporté par l’Etat belge (privatisation des profits, nationalisation des pertes, rien de nouveau sous le soleil).

Bank of America rachète Merril Lynch la troisième banque d’affaires de la planète pour 44
milliards de dollars.


Force est de constater qu'en ces temps d'hyper crise bancaire où chaucn semble au bord de la faillite les fusion-acquisitions vont bon train. N’est-il pas paradoxal à l’heure où les banques croulent sous les actifs pourris qu’elles soient en mesure de mettre des milliards sur la table pour racheter des concurrentes ?

Finalement ce phénomène de concentration pourrait bien être délibérement orchestré grâce en particulier au plan Paulson. Ainsi assisterions-nous à la mise en place progressive d’un monopole bancaire mêlant sphère publique (gouvernement, fonds des contribuables,…) et sphère privée (banque fédérale, banques d’investissement,…)

Le plan Paulson soutiendrait les banques « amies » (qui seront les futurs piliers de ce cartel bancaire) leur permettant de financer le rachat de concurrents faillitaires.

Parallèlement le plan Paulson devrait continuer à favoriser les élites et à plonger un peu plus le peuple étasunien dans la misère. En effet l’essentiel des activités financières actuelles outre-atlantique vise à racheter les actifs « pourris ».

Sans nul doute seules les banques faisant partie des élus auront droit à ses rachats. Grace à la complexité de ces actifs et la difficulté à évaluer leur niveau de risque, il sera aisé qu’à l’issue de rachat massif d’actifs (avec l’argent des contribuables étasuniens) les quelques produits qui auront de la valeur soient revendus à vil prix aux banques « amies ».

On peut également craindre que la FDIC (fonds public de garantie des dépôts bancaires) arrivera tout ou tard au bout de ses capacités de sauvetage vu le rythme des faillites bancaires qui devrait encore accélérer en 2009. Alors l’illusion des dépôts garantis invoquée par les politiciens étasuniens et européens pourrait voler en éclat.

Dessins de Noël

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Nous apprenons dans ce courrier officiel (cliquez sur l'image pour l'agrandir) du ministère de l'Education nationale que :

L’association Solidarité Défense, organise une opération « Dessins de Noël »destinée aux soldats des forces armées engagées en opérations extérieures. Monsieur le Ministre de l’Education Nationale attache une importance particulière à ce que les écoles primaires participent à ce mouvement de solidarité envers nos soldats.

Après ses désatreuses propositons concernant le devoir de mémoire sur la Shoah au sein des écoles le gouvernement Sarkozy continue ses tentatives d'endoctrinement et de propagande en poussant nos chères têtes blondes à soutenir un conflit qui se déroule à des milliers de kilométres de la France visant à traquer un méchant terroriste qui depuis sa grotte aurait orchestré la plus grande opération terroriste de l'Histoire et qui depuis 7 ans de conflit ayant entrainé la mort de centaines de milliers de civil n'a toujours pas été retrouvé.

Au lieu d'initier des mesures de propagande qui ferait rire les dictateurs les plus primaires notre brillantissime Président ferait mieux d'arrêter enfin ce massacre qui a emporté la vie de plusieurs soldats et qui coûte une fortune alors que les caisses de l'Etat sont vides (à part lorsqu'il s'agit d'engraisser un peu plus nos chers banquiers).

Il est du reste paradoxal que Sarkozy puisse ressentir un quelconque élan de solidarité à l'égard des soldats qu'il envoie mourir en Afghanistan puisque ce même individu pouffait allégremment devant le cercueil des dix soldats français morts sur le territoire afghan en août 2008.

12.11.2008

Big Darcos Is Watching You

Le ministère de l’Education nationale cherche des surveillants généraux. Salaire motivant, horaires aménageables : de quoi rendre fous de jalousie les syndicalistes enseignants.

Ça devient décidément une espèce de manie, au gouvernement : voilà que les ministères UMP de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur (et de la Recherche) veulent à leur tour se doter d’une « veille de l’opinion » – comme si les inquiétait l’idée que des mauvais sujets, incomplètement soumis, pourraient, qui sait, ne pas aimer ce qu’ourdissent Xavier Darcos et Valérie Pécresse.

Un appel d’offres, par conséquent, a été « passé en application des articles 57 à 59 du code des marchés publics », et on cherche, pour ces ministères, les volontaires qui, pour un émolument annuel de 100 à 120.000 euros [1], surveilleront ce qui s’écrit sur le Net – « sur les sources stratégiques en ligne », comme on dit en néo-jargon : « Sites "commentateurs" de l’actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. ».

SURVEILLER LES SITES DE PARTIS POLITIQUES ET DE SYNDICATS

Cette surveillance, précise le cahier des clauses particulières, portera, c’est un minimum, « sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion », mais devra « également » porter « sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.) » : rien ne doit, en somme, échapper à cette inquisition.

Pour autant, il va de soi que : « Les sources d’information formelles que sont la presse écrite, les dépêches d’agences de presse, la presse professionnelle spécialisée, les débats des assemblées, les rapports publics, les baromètres, études et sondages seront également surveillés et traitées ».

(Car, en effet, la subversion peut encore emprunter la voie, déjà ancienne, de la presse imprimée.)

L’objectif proclamé de ce « dispositif de veille », qu’en termes pudiques ces choses-là sont dites, vise notamment à « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau », et à « anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise », pour enfin « alerter et préconiser en conséquence » [2].

Alerter qui ?

Préconiser quoi ?

Le cahier des clauses particulières ne le précise pas.

Mais nous avons tou(te)s retenu de nos années lycée que dès qu’il y a des surveillants ?

Il y a des punitions.

[1] 100.000 euros (HT) pour le ministère de l’Éducation nationale, 120.000 (HT) pour celui de l’Enseignement supérieur.

[2] Autrement dit : repérer les meneurs, et mesurer leur capacité de nuisance.

SÉBASTIEN FONTENELLE pour Backchich.info

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