02.11.2008
Cote d'impopularité de Sarkozy

22:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, sondage, popularité, opinion, chute
Christine Lagarde se vautre en direct sur l'inflation
En préambule, précisons que Madame Christine Lagarde est ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi. Elle a vécu environ 20 ans aux Etats-Unis et a dirigé le plus grand cabinet d'avocats d'affaire au monde ! Chapeau l'artiste... Voilà pour le curriculum officiel, c'est propre, c'est net, et sans bavure... pour le curry-culum officieux, par contre, c'est un poil plus épicé...

Juillet 2007. Au perchoir de l'Assemblée Nationale, elle récite son discours : « Que de détours pour dire une chose au fond si simple : il faut que le travail paye. Mais c’est une vieille habitude nationale : la France est un pays qui pense. Il n’y a guère une idéologie dont nous n’avons fait la théorie. Nous possédons dans nos bibliothèques de quoi discuter pour les siècles à venir. C’est pourquoi j’aimerais vous dire : assez pensé maintenant. Retroussons nos manches. » Allez, jouons le jeu ! De toute façon, je ne mets jamais que des tee-shirts pour travailler... et en plus je pense très peu, en général...
| 4 novembre 2007. Le pouvoir d'achat stagnant et le prix de l'essence à la pompe n'en finissant pas de grimper, elle annonce que les français devraient dorénavant se mettre au vélo. Un peu comme un médecin à qui on explique que son bras droit ne fonctionne plus et qui vous répondrait « pas de problème, utilisez votre bras gauche. Ca fera 22 euros Monsieur... » |
Mi-novembre 2007. Christine Lagarde est classée bonne dernière des 12 ministres de l'Economie européens évalués par le Financial Times.
| 9 décembre 2007. Christine Lagarde estime à la valeur d'un treizième mois le gain apporté aux français par la nouvelle loi sur le pouvoir d'achat, ce qui fera bien rire Jean-Jacques Bourdin... |
| 5 janvier 2008. Elle balance en direct au JT du soir de France 2, le plus naturellement du monde, que l'inflation en 2007 sera de 1,5%. Le matin même d'ailleurs, elle avait annoncé sur France-Info que l'inflation en 2007 serait "malheureusement" supérieure à 2%. Or, le journal officiel du 15 décembre 2007 est formel. L'inflation calculée entre Novembre 2006 et Novembre 2007 est de 2,4% ! Il s'agit pourtant d'une simple division Madame Lagarde ! Tout dê même ! Ce qui est le plus hallucinant, c'est qu'aucun des journaux économiques n'ait réagi. Pas plus que la presse écrite, enfin à ma connaissance... Juste Rue89. Merci ! Notons au passage que la prévision de cet indice pour 2007 était de 1,3%. Notons aussi que la loi de finances 2008 est basée sur un prix du baril de brut de 73$, alors qu'il est déjà à 100$. Notons enfin que la loi de finances 2008 est basée sur un euro à 1,37$, alors qu'il est déjà à 1,47$. |
Mais un scoop de dernière minute de notre envoyé très spécial à Bercy nous informe que les services des statistiques du ministère de l'Economie et de l'Insee ont fusionné, pour des raisons de réductions des coûts bien évidemment, avec le service des prévisions de Météo France... Jean-Jacques Bourdin n'a pas fini de rire.
Article original : Les mots ont un sens
15:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lagarde, inflation, économie, finance, bercy, propagande
La crise vue par Anne Roumanoff
15:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanoff, crise, subprime, sarkozy, banques
En politique, rien n'arrive par hasard (F.D. Roosevelt)
Septembre 2006 : Début de l'effondrement de l'immobilier aux USA
Juillet 2007 : Sarkozy annonce un paquet fiscal de 15 milliards d’Euros destiné aux plus aisés.
Septembre 2007 : Fillon annonce que l’Etat est en faillite
Octobre 2007 : Suppression de 11000 postes d’enseignants pour l'année 2008
Décembre 2007 : Sarkozy s'octroie une augmentation de salaire de 172%
Janvier 2008 : lors de ses vœux à la presse, Sarkozy annonce que les caisses sont vides.
Janvier 2008 : Sous le terme hypocrite de "franchise", le gouvernement impose aux malades de payer une partie des transport médicaux, des traitements et des consultations.
Février 2008 : Le budget de l'Elysée pour 2007 fait un bond de près de 9% pour dépasser les 35 millions d'euros.
Septembre 2008 : Le même Fillon qui annonçait un an plus tôt que l'Etat était en faillite annonce que l'Etat empéchera toute faillite bancaire
Octobre 2008 : L'âge légal de la retraite est encore repoussé pour atteindre 70 ans. Pour travailler plus, les Français travaillent plus. Pour gagner plus c'est une autre histoire.
Cette petite rétrospective donne une idée des grandes orientation financières orchestrées par Sarkozy ou plutôt par ceux qui tirent les ficelles de ce triste pantin.
L'Etat à travers un endettement croissant et une réduction des dépenses essentielles (sécurité sociale, éducation, ...) et les citoyens aux revenus "normaux" soit 95% de la population, à travers des heures de tavail plus nombreuses, un gel des revenus et une baisse des droits financent l'enrichissement de quelques privilégiés.
Alors que les dépenses destinées aux citoyens ont été systématiquement bridées (pensions de retraites, minimums sociaux, salaires des fonctionnaires, budget de la sécurité sociale, éducation nationale…) en invoquant qui d'une faillite de l'Etat, qui d'une période de rigueur, qui d'un respect des règles budgétaires européennes, Sarkozy annonce un "plan de sauvetage" constitué prêt aux banques à hauteur de 320 milliards d’euros et d'une injection de 40 milliards dans le capital de celles-ci.
L'on remarque clairement que la détresse de millions de citoyens n'émeut guère nos chers politiques mais que les appels du pied provenant de quelques banquiers les font rappliquer le petit doigt sur la couture du pantalon. Des centaines de milliards pour les banques, des dizaines de milliards pour les entreprises et les citoyens dans tout ça ? Eh bien ils se retrouvent caution des financements qui permettent à quelques privilégiés de s'engraisser encore plus.
N’est-il pas ironique que dans cette crise déclenchée par les banques ayant poussé les citoyens étasuniens à s’endetter excessivement pour finalement se retrouver en faillite, les Etats fassent exactement la même chose et poussés par ces mêmes banques consentent à des niveaux d’endettement délirants ?
Si l’objectif des grands banquiers mondiaux était la faillite des Etats pour mieux les réduire en esclavage ils ne s’y prendraient pas autrement.
En parallèle et comme annoncé dans un article de mai 2008 nous constatons l’ascension de Besancenot promut en chœur par nos cher médias comme le plus grand rival de Sarkozy.
Besancenot, leader de la Ligue Communiste Révolutionnaire, en train de poindre son nez alors que la crise prend de l’ampleur. Seul un esprit particulièrement torturé pourrait suspecter la préparation d’une guerre civile.
Il est pourtant certain que l’apparition d’une profonde crise éconnomique et financière, agrémentée de graves troubles sociaux augmenterait sensiblement le niveau de terreur et d’hystérisation des citoyens français permettant d’atteindre ce que Pavlov appelle « inhibition transmarginale ».
Cet état d'inhibition transmarginale rend le cobaye hyper suggestible et susceptible d'accepter l’inacceptable. Passé ce point la peur l’emporte sur la raison, les émotions l’emportent sur la tempérance. Alors les citoyens accueillent à bras ouvert un « sauveur » sensé éradiquer le mal qui rongeait le pays mais qui rapidement se révèle encore plus nocifs.
Naomi Klein décrit avec brio cette stratégie du choc utilisée depuis des siècles par nos élites psychopathes. Lorsque les peuples sont hystérisés ils ne pensent plus et sont capables d’accepter n’importe quoi. Ils ne voient pas que les maux et leurs soi-disants remèdes sont administrés par les mêmes acteurs.
Un exemple flagrant de ce processus délibéré d’hystérisation apparaît lorsqu’on ausculte le discours des médias et des politiques (de Kouchner à Sinclair en passant par Strauss-Kahn ou Ockhrent) sur le thème de la crise économique.
Jusqu’en septembre 2008 le discours officiel niait toute crise, l’on parlait d’ajustements, d’atterrissage en douceur, de problèmes limités à quelques banques scélérates, de phase de turbulence sur le point de se terminer.
Ces déclarations mensongères faisaient les grands titres alors que la crise des subprimes grandissait depuis près de deux ans et que de nombreuses voix démontraient la gravité de la situation et la nécessité de prendre des mesure immédiates (voir par exemple cet article daté du 1er octobre 2007, c'était il y a 13 mois).
Ce déni des politiques et des médias servit deux objectifs. D’une part il permit de ne prendre absolument aucune mesure jusqu’à ce que le point de non retour soit atteint, d’autre part il augmenta l’intensité du choc où en l’espace de quelques heures le citoyen passa d’un monde où tout était sous contrôle à un monde condamné à la ruine et au chaos.
Cette vaste crise économique, ces émeutes ne seront que des moyens, de simples prétextes pour affaiblir la raison critique des citoyens et leur faire accepter une dictature internationale qui se gargarisera de "système assaini", de "gouvernance internationale garantissant la salubrité financière", "de solutions mettant fin aux violences civiles", "de sécurité apportée aux citoyens", au-delà des discours hypocrites, l'exploitation des citoyens, et la privation des libertés seront les véritables fondements de ce nouvel ordre mondial dont la première concrétisation pourrait bientôt avoir lieu dans la plus "grande démocratie" si chère à notre exemplaire président.
15:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, subprime, besancenot, sarkozy, guerre civile, émeutes, cartel bancaire
Humour canadien : Sarah Palin piégée par un faux Sarkozy
Palin a reçu samedi un coup de fil de Nicolas Sarkozy. Enfin, d'une voix se prétendant être Nicolas Sarkozy. L'appel était en réalité passé par deux comédiens canadiens, Marc-Antoine Audette et Sébastien Trudel, amateurs de canulars visant des célébrités.
Audette a donc appelé Palin, pour lui expliquer -avec un accent français épouvantable- qu'il suivait sa campagne de très près, "avec mon conseiller spécial Johnny Hallyday". Il lui a ensuie confié qu'il adorait, comme elle, la chasse: "on pourrait tuer des bébés phoques, comme on dit en France".
Il l'invite à chasser par hélicoptère: "Eh bien, je pense que nous pourrions nous amuser tous les deux" répond Palin. Il poursuit:
"J'adore tuer ces animaux, Mmmm, mmmm, prendre leur vie, c'est trop fun".
Elle rigole.
Le faux Sarkozy se moque également d'une phrase malheureuse de Palin, qui avait vanté ses propres compétences en matière de politique étrangère en déclarant qu'elle voyait la Russie "de sa fenêtre". Il lui déclare: "nous avons beaucoup de chose en commun, parce que, de ma fenêtre, je vois la Belgique". Elle a répond le plus sérieusement du monde: "Eh bien, voyez vous, nous sommes voisins de différents pays avec lesquels nous devons travailler".
Puis Sarkozy parle de sa femme Carla Bruni, et Palin embraye:
"Vous savez, j'ai hâte de travailler avec vous et de vous rencontrer personnellement ainsi que votre magnifique femme... Oh, mon Dieu, vous avez insufflé beaucoup d'énergie à votre pays avec votre très belle famille!".
A cela, le faux président confie à Palin que sa femme était "so hot in bed" (tellement chaude au lit), et l'informe qu'elle avait composé une chanson à la gloire de Joe le Plombier, personnage emblématique de la campagne, intitulée "Du rouge a lèvre sur un cochon" (allusion à une déclaration controversée d'Obama ).
Le porte-parole de Palin a admis que la candidate à la vice-présidence avait été piégée: "c'est la vie" a-il déclaré, fataliste, en français.
Le canular peut être écouté ici.
Source : Rue 89
12:22 Publié dans Ponérologie étasunienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palin, piege, humour, sarkozy, canadien, trudel, audette
01.11.2008
Suppression des acquis sociaux : tout le monde au travail à 70 ans !!
Le démantèlement du code du travail continue le plus discrètement du monde, avec la complicité silencieuse des médias :
Le projet de budget de la sécurité sociale pour 2009 recèle de surprises. Après la réforme du départ à la retraite des pilotes d'avion, des stewards et des hôtesses, les Verts et les communistes s'inquiètent de la possibilité offerte aux salariés de travailler jusqu'à 70 ans. La mise à la retraite d'office fixée à 65 ans est supprimée. Les deux partis dénoncent un "réforme insidieuse".
Une réforme qui ne dit pas son nom, faite en catimini. En substance, c'est ce que les Verts et les communistes dénoncent. Au cours du vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale (Plfss) 2009, les députés ont glissé une disposition qui permet de repousser l'âge du départ à la retraite à 65 ans dans le transport aérien et à 70 ans dans d'autres secteurs. Il ne s'agit pas d'un nouvel âge légal (qui lui demeure à 60 ans si les 41 années de cotisation ont été réunies), mais d'une possibilité offerte aux salariés. Tout se fera sur la base du volontariat. Mais la mise à la retraite d'office, fixée à 65 ans, est quant à elle supprimée.
Ces nouvelles dispositions, ainsi qu'une extension de la possibilité de cumuler un emploi et une retraite, ont été votées par les députés de la majorité peu avant minuit, la veille du week-end de la Toussaint. En clair, personne ne les a vues passer. Ce projet doit encore faire l'objet d'un vote solennel le 4 novembre, puis passer devant le Sénat mi-novembre. Mais les Verts et le Parti communiste français sont montés au créneau.
Xavier Bertrand défend la réforme
"L'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans", explique la députée des Verts Martine Billard dans un communiqué. "Gageons que dans quelques temps, cette limite deviendra l'âge officiel de départ en retraite", poursuit-elle. Même son de cloche au PCF: "L'équipe de Nicolas Sarkozy repousse insidieusement l'âge de la retraite à 70 ans. Comme pour le travail du dimanche, le pseudo-volontariat est avancé pour justifier ce scandale", s'insurge le parti dans un communiqué. Du côté de la CGT, il y a une "légère inquiétude". Si la mesure ne "modifie pas pour le moment les repères de 60 et 65 ans en matière de retraites", elle "traduit bien la réalité d'aujourd'hui: de moins en moins de salariés auront la totalité de leurs droits à 60 ans et une retraite suffisante à 65 ans. Ils devront donc chercher à poursuivre leur travail voire à cumuler emploi et retraite".
Le gouvernement a tenté d'éteindre le début d'incendie. Il insiste sur le fait que la possibilité de partir à 60 ans, si les 41 ans de cotisation sont réunies, demeure. Il ne s'agit à ses yeux que de permettre à ceux qui le souhaitent de travailler plus longtemps. Xavier Bertrand est parti au front samedi sur France Info pour défendre la réforme. "Il faut aujourd'hui considérer que nos sociétés évoluent, on vit de plus en plus longtemps, il faut aussi que nos règles évoluent", a avancé le ministre du Travail. Il a pris pour exemple l'entraîneur de football Guy Roux, empêché un temps de poursuivre sa carrière en raison de la limite d'âge, avant de pouvoir poursuivre brièvement sa carrière - de manière catastrophique par ailleurs - au début de la saison 2007-08.
Le ministre a aussi cité le cas du professeur Luc Montagnier, prix Nobel 2008 de médecine, parti selon Xavier Bertrand aux Etats-Unis car atteint par la limite d'âge. Luc Montagnier, 76 ans, a certes participé à la création de sociétés aux Etats-Unis mais aussi en France. Il est toujours professeur émérite à l'Institut Pasteur et directeur de recherches honoraire au CNRS. Le PCF a fait remarquer que les futurs retraités dont les revenus sont faibles n'auront eux guère le choix et devront poursuivre leur carrière jusqu'à 70 ans, histoire d'avoir une retraite décente. Les communistes ont ajouté que les députés n'ont pas fait de différence suivant la pénibilité des métiers.
Source : Le Jdd
21:13 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, retraite, acquis sociaux
Petite citation de circonstance
Dante once said that the hottest places in hell are reserved for those who in a period of moral crisis maintain their neutrality.
Les places les plus chaudes en enfer sont réservées à ceux qui lors des grandes crises morales maintiennent leur neutralité.
John Fitzgerald Kennedy, Bonn, 24 juin 1963
Kennedy s´était inspiré d´un passage de la Divine Comédie :
Ed elli a me: « Questo misero modo
tegnon l'anime triste di coloro
che visser sanza 'nfamia e sanza lodo.
Mischiate sono a quel cattivo coro
de li angeli che non furon ribelli
né fur fedeli a Dio, ma per sé fuoro.
Caccianli i ciel per non esser men belli,
né lo profondo inferno li riceve,
ch'alcuna gloria i rei avrebber d'elli. »
Mon maître : «ces mots sont le partage,
Le misérable sort des âmes sans courage,
De ceux qui sans opprobre et sans gloire ont vécu.
Ils sont mêlés au choeur de ces indignes anges
Qui ne luttèrent pas, égoïstes phalanges,
Ni pour ni contre Dieu, mais qui furent pour eux.
Le ciel les a chassés de ses parvis sublimes,
Et le profond Enfer leur ferme ses abîmes,
Car près d'eux les maudits sembleraient glorieux ».
Dante Aleghieri, Divina Commedia, Canto III, 34-39 (traduction : Louis Ratisbonne)
Article original : Courtois.cc
20:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dante, kennedy, bonn, citation, divine comédie
Télé : l'Elysée veut investir le public, vive la propagande décomplexée
L'UMP avait déjà levé une belle bronca en tentant de contraindre la publique Agence France Presse (voir detoxinfo du 9 mai) de reprendre sans broncher tous leurs communiqués. Peu connus pour leur amour de l'échec, les habitants de l'Elysée remettent le couvert et proposent à présent une émission pédagogique diffusée "idéalement" sur le service public destinée à "expliquer" les réformes gouvernementales au bon peuple français.
Il faut dire que la "réforme" touche de plein fouet la dite télé publique, qui se retrouvera bientôt privée de recettes publicitaires et son président désormais nommé par le président de la République (après "avis" du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel). Une remise au pas sans ambiguïté. Tant qu'on y est, il est inutile de se gêner. Retour à la propagande oui, mais décomplexée.
Jusqu'ici discret, Thierry Saussez patron de la communication gouvernementale avait été appelé auprès de Sarko pour éviter que la vague de couacs qui signe la politique actuelle ne prenne trop d'ampleur. Avec des résultats plus que mitigés. Bâtir une communication cohérente et parler d'une seule voix devient jour après jour plus urgent. Sarko se retrouve toujours obligé de mettre lui-même la main à la pâte. Ce qu'il vient de le faire en rencontrant les juges mécontents en lieu et place de la très bancale garde des Sceaux.
Saussez a donc indiqué qu'il "réfléchissait à une émission gouvernementale à la télévision", qui pourrait être "idéalement" diffusée sur une chaîne de service public, pour expliquer les réformes. Mais "tout est ouvert" de même que le format. Dans un premier temps, il a été évoqué que la chaîne "Public Sénat" accueille la bonne parole sur un format assez long voire indigeste. Il ne serait plus question que d'une petite intervention de quelques minutes. Il ne faut pas lasser.
A côté de "la bouilloire médiatique" qui n'a "pas le temps d'ancrer un message (...) je suis là pour ancrer les messages, les réformes, les mesures dans la durée", explique Monsieur Sarko com'.
Et de poursuivre : "si les Français ont des questions sur le service public, sur les politiques publiques, sur les mesures ou sur les réformes, qui sont mises en oeuvre, on doit mettre en oeuvre des moyens qui soient adaptés à la situation de crise".
Reste à savoir si le "show" télé gouvernemental apportera les réponses qu'ils attendent en matière d'évolution du pouvoir d'achat, de l'emploi, des retraites ou encore de la Sécurité Sociale bref de toutes ces petites choses qui sont un peu bousculées dans le vaste chantier des "réformes" qui jusqu'à présent s'est montré plus efficace à consolider l'édifice bancaire qu'à préserver notre système social.
Source : detoxinfo
15:33 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : propagande, télé, élysée, big brother
"Création et internet" - Riposte graduée - Le Sénat déconnecté.
Lu sur La Quadrature du Net
Paris, le 31 Octobre 2008.
La loi « Création et Internet » a été débattue et votée à toute allure en trois séances au Sénat, au terme d'un débat navrant, indigne des enjeux et des citoyens, mercredi 29 et jeudi 30 octobre. Sous le regard attentif des lobbyistes initiateurs et seuls bénéficiaires de cette loi (Vivendi, SACD, SACEM, SNEP, etc.), le coûteux projet de loi décrété par Nicolas Sarkozy en novembre 2007 a été adopté sans aucune opposition. Les sénateurs ont plébiscité et voté à l'unanimité l'usine à gaz administrative de la « riposte graduée » contre les partageurs sur Internet. Le Sénat français, tout entier au service de l'exécutif, contredit ainsi superbement l'Europe.
Un fossé générationnel au service de modèles économiques du passé...
Les sénateurs légiférant sur un domaine qu'ils ne maîtrisent pas, fossé générationnel et culturel aidant, ont pour beaucoup déchiffré, souvent mot à mot, des discours pré-mâchés par les industries du divertissement et leur ministre, Christine Albanel.
« Inconsistances, mensonges, amalgames et insultes que les industriels profèrent habituellement à l'encontre de leurs clientsservent de justification à des votes autistes, dans l'ignorance du débat public qui se tient dans la société française. », résume Jérémie Zimmermann, co-fondateur de la Quadrature du Net.
... sous contrôle de l'executif, sans opposition.
Jeudi matin, dans un frémissement, quelques mesures adoucissant vainement la « riposte » sont votées contre l'avis du gouvernement et du groupe socialiste. Quelques courageux sénateurs centristes et UMP tentent de faire remplacer par des amendes la coupure d'accès à internet, afin de réduire le caractère visiblement injuste et disproportionné de la « riposte graduée ».
La majorité reprend les choses en main à la faveur d'une opportune suspension de séance juste avant le scrutin tranchant cette question. Une poignée de frais représentants de l'UMP parmi la vingtaine de sénateurs présents et le renfort de Roger Karoutchi permettent un vote de la loi en un temps record, sans heurts, sans surprise et sans aucune forme d'opposition. Christine Albanel, « réconfortée », recevra-t-elle un accueil aussi chaleureux lors de la suite de l'examen de la loi à l'Assemblée Nationale ?
« La seule option acceptable aurait été le rejet pur et simple de ce texte. Les quelques modifications cosmétiques, vaguement positives, votées avant que le gouvernement ne reprenne un contrôle qui commençait à échapper à Christine Albanel, n'y changeront rien. Les sénateurs socialistes ont même surmonté leurs divisions afin d'unanimement voter ce texte anachronique si cher à Nicolas Sarkozy ! » affirme Gérald Sédrati-Dinet, analyste pour La Quadrature du Net.
Un déni manifeste des citoyens français et de l'Europe.
Plus se précise la mise en œuvre pratique de la "riposte graduée", plus elle dévoile son incapacité intrinsèque à fonctionner sans mettre en place une surveillance automatique à grande échelle du Net. Les processus techniques qu'on a demandé aux sénateurs de prendre pour argent comptant sont facilement contournables. Ils occasionneront, inévitablement et à grande échelle, des sanctions d'internautes qui n'auront commis aucune contrefaçon (faux positifs) et n'inquiéteront pas la plupart des contrefacteurs (faux négatifs). Le droit à la défense des personnes suspectées n'existe donc pas, car on ne peut garantir ni son innocence ni sa culpabilité ; ce texte est donc manifestement anti-constitutionnel.
« Cette loi est scandaleuse et ne sert que quelques industries qui refusent l'évolution de la société. Le Sénat aide le gouvernement à s'asseoir sur la démocratie européenne et à nier les droits fondamentaux des citoyens. Ces manœuvres représentent la pire façon de faire de la politique et d'écrire la loi. Il faut mettre un terme à ce processus dans l'intérêt de tous, en France et dans le reste de l'Europe. » concluent, de concert, les représentants du collectif citoyen.
- À l'unanimité de tous les groupes votant, le groupe des sénateurs Communiste, républicains et citoyens (CRC) ayant revendiqué son « abstention combative »...
- Image originale par Shutterhack sous licence cc-by-nc-nd (paternité, pas d'usage commerciale, pas de travaux dérivés)
- À l'exception notable du sénateur Bruno Retailleau, seul à paraître familier de l'environnement numérique et de ses réalités économiques et sociales au travers de quelques interventions salutaires.
- Clients présents, potentiels futurs clients, et anciens clients pour qui le rejet des pratiques de ces industries se traduit par un refus d'achat...
- Des propositions sont pourtant avancées pour discuter enfin une solution au problème que ce projet de loi a oublié : financer la création culturelle à l'ère numérique, cf. http://www.laquadrature.net/fr/lancement-du-livre-internet-creation-de-philippe-aigrain
- Émissaire du gouvernement auprès du Parlement, il remplace le zélé conseiller Henrard aux côtés de la ministre Albanel, le temps de s'assurer que la situation était maîtrisée
- Au plus fort de la séance durant laquelle le texte a été voté, seuls 2 sénateurs sur la vingtaine présente en hémicycle étaient socialistes, votant pour tout leur groupe.
10:06 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : internet, liberté, hadopi, répression, téléchargement, piratage, albanel
31.10.2008
Le génome de la grippe espagnole ressuscité à partir d'un cadavre congelé

Pourquoi le génome du virus de la pandémie de 1918 a-t-il été ressuscité par le gouvernement US à partir d'un cadavre congelé ? Le Pentagone est-il sur le point de lancer une arme nommée grippe aviaire ?
Il existe des preuves alarmantes qui ont été cumulées par des sources scientifiques sérieuses à l'effet que le gouvernement des ةtats-Unis soit sur le point d'avoir ou aurait déjà une « arme » qui porte le nom de grippe aviaire. Si les reportages sont exacts, cela pourrait déclencher une nouvelle pandémie sur la planète. Une pandémie qui pourrait être plus dévastatrice que l'épidémie de grippe espagnole de 1918 et qui a tué environ 30 millions de personnes dans le monde avant de se résorber.
Les expériences du Pentagone et de l'Institut national de la santé des Etats-Unis réalisées avec les restes congelés du virus de 1918 sont de la pure folie scientifique. Est-ce que les ةtats-Unis sont sur le point de déclencher une nouvelle pandémie sélective raciale dans le cadre d'un processus obligatoire de vaccination avec un vaccin prétendument fabriqué « contre » la grippe aviaire?
Il y a des raisons de croire que ces divisions de l' industrie pharmaceutique internationale agissent de concert avec le gouvernement des ةtats-Unis pour développer une substance du virus H5N1 génétiquement modifiés susceptible d'engendrer une pandémie créée par l' homme , et qui pourrait être plus mortelle que la pandémie de la « grippe espagnole » de 1918 à laquelle on attribue la perte de 30 millions de vies humaines.
Rima E. Laibow, MD, chef de la Fondation des Solutions Naturelles, un groupe de surveillance citoyenne qui surveille l'industrie pharmaceutique déclare que: « Notre meilleure estimation réalisée par nos renseignements est que la pandémie de grippe aviaire a déjà été créée par le génie génétique aux ةtats-Unis, en fusionnant le mortelle génome de la pandémie de 1918, la mal nommée « grippe espagnole, » avec l'ADN du virus inoffensif H5N1 dans une culture de croissance à base de cellules du rein de l' homme et ce, selon l'Institut Nationale de la Santé et le fabricant du vaccin. Certains virologues croient que cela permettra au virus mutant créé par l'homme de reconnaître les cellules humaines lui permettant ainsi de les envahir. »
Si cela est vrai , tel que le souligne Laibow, « Un fait à la base de la virologie est que le public n'a pas été informé qu'il est impossible de créer un vaccin contre un virus qui n'existe pas encore. Les efforts de relations publiques [vont dans le sens] contraire, Si un vaccin contre la grippe aviaire est développé dans sa forme pandémique, cela signifie que le virus pandémique devait déjà exister, [avant cette] période, fin de la discussion».
Le génome [du virus] de la pandémie de 1918, dite « grippe espagnole», a récemment été intentionnellement ressuscité par le gouvernement des ةtats-Unis à partir d'un cadavre congelé d'une personne morte de la grippe en 1918 en Alaska . En raison de cette résurrection, la grippe aviaire et son « vaccin » représentent maintenant une menace importante à la santé publique.
La grippe espagnole, qui n'avait rien d' espagnol , a été créée aux ةtats-Unis dans l'un des premiers programmes d'armes biologiques et elle fut injectée à des jeunes hommes en bonne santé (c'est-à-dire, des « soldats ») au cours de la première vaccination obligatoire dans l' armée pendant la Première Guerre mondiale . La « grippe espagnole, » née dans des bases militaires américaines du Kansas, est l'une des pandémies les plus mortelles de l' histoire moderne . Elle a également été l'une des armes biologiques les plus réussies et à n'avoir jamais été créées jusqu 'à ce jour.
Article en français : dabio
Article original : Healthfreedomusa
14:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pandémie, grippe aviaire, vaccin, grippe espagnole, pentagone



