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08.06.2008

Chômage : une baisse en trompe l'œil




Chômage : une baisse en trompe l'œil
 
 
Reprise en boucle par tous les médias, sans aucune distance critique ni pondération, la nouvelle est à la Une : le chômage a baissé au premier trimestre 2008 pour atteindre 7,2% en métropole (7,5% avec les départements d’outre-mer), soit le taux le plus bas depuis vingt-cinq ans, d’après l’INSEE. La majorité profite de l’aubaine pour se réjouir : "C’est un succès important. C’est le meilleur chiffre depuis 25 ans, ça prouve que la stratégie retenue est la bonne", déclare Nicolas Sarkozy, qui ajoute : "mais il ne faut surtout pas s’arrêter à cela. Il ne faut faire aucune autosatisfaction, il faut continuer jusqu’à ce que nous ayons le plein emploi" (environ 5%). Il semble que le président n’ai pas été entendu concernant l’autosatisfaction par un Patrick Devedjian qui moque les socialistes : "Je comprends que ce soit douloureux pour eux que nous obtenions de tels succès parce que finalement le niveau du chômage atteint ce qu’il était il y a 25 ans", exulte le secrétaire général de l’UMP. S’il persifle ainsi - sans bien sûr répondre sur le fond -, c’est que les secrétaires nationaux du PS à l’économie et à la fiscalité, Michel Sapin, et aux entreprises, Alain Vidalies, remettent les pendules à l’heure dans un communiqué percutant : "Incontestablement, la baisse administrative du chômage n’est due qu’aux effets mécaniques de l’évolution de la démographie et au recours de plus en plus massif aux contrats précaires". Aussi dénoncent-ils un "exercice de communication" visant à faire oublier la réalité des faits, qu’ils se font un plaisir de rétablir : "le nombre des inscriptions à l’ANPE en catégorie 1 (personnes à la recherche d’un CDI à temps plein) au cours du premier trimestre a augmenté de 4,1% par rapport aux trois mois précédents, alors que les sorties n’ont augmenté que de 0,7%. Les entrées liées à un licenciement économique ont augmenté (+2%), ainsi que celles faisant suite à un licenciement autre qu’économique (+5,2%). Au nombre des sorties de l’ANPE, ce sont surtout les entrées en stage qui augmentent au cours du premier trimestre (+3,2%), ainsi que celles liées au développement d’emplois de service précaires, à temps très partiel et mal rémunérés. Comment le gouvernement peut-il se targuer de bons chiffres alors que l’industrie française continue de perdre des emplois (-0,4% sur le dernier trimestre et -1,2% sur un an), et que la France se situe toujours à la traîne des pays de la zone euro sur le front de l’emploi  ?" Bonne question.

Reprenons leurs arguments point par point. Sapin et Vidalies commencent-ils par pointer les "effets mécaniques de l’évolution de la démographie" ? Ils ont raison : le départ à la retraite de "papy boomers" fait automatiquement baisser le taux de 1,1%. La population active n’augmente plus que de 50 000 personnes par an, alors qu’elle croissait de 250 000 en 1983. Comparer ainsi les deux périodes et se féliciter du meilleur résultat depuis 25 ans, comme le font le grand manipulateur de l’Élysée et "tête à claques" Devedjian, est donc parfaitement absurde - et de mauvaise foi. Ce qui n’étonne guère de la part de ces personnages. Nos experts socialistes signalent ensuite l’augmentation des inscriptions à l’ANPE de 4,1%. Comment diable ce chiffre est-il compatible avec une baisse du chômage ? C’est que l’INSEE ne se base pas sur les chiffres de l’ANPE ! Je vous sens soudain abasourdi, ami Plumonaute : comment l’Institut parvient-il alors à conclure à une baisse du chômage ? Les Échos nous livrent l’explication : "l’INSEE procède par sondage et recherche les personnes n’ayant jamais travaillé, ne serait-ce qu’une heure, au cours de la semaine de référence. Les chômeurs doivent également témoigner d’une recherche « active » d’emploi. Ce n’est pas le cas de l’ANPE, qui ne recense que les personnes inscrites dans ses fichiers, dès lors qu’elles ont travaillé moins de 78 heures au cours du dernier mois." D’où cette étonnante distorsion : l’ANPE dénombre au premier trimestre une augmentation de 7700 chômeurs quand l’INSEE en compte... 77 000 en moins ! Un grand écart à s’en déchirer les adducteurs.

"La France se situe toujours à la traîne des pays de la zone euro sur le front de l’emploi", poursuivent nos duettistes socialistes. Ils touchent juste, là encore : notre pays demeure 0,7 point au-dessus de la moyenne européenne comptabilisée par Eurostat (7,8% contre 7,1%). Quant à leur affirmation que "l’action du gouvernement n’est pour rien dans la baisse du chômage, qui n’est que statistique", que leur répondent la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi ? Soufflant dans leur pipeau, ils protestent des efforts consentis "pour libérer le travail, moderniser le service public de l’emploi et soutenir la compétitivité des entreprises" : on cherchera vainement dans ce discours langue-de-bois la trace d’une réforme concrète pouvant avoir abouti directement à faire baisser le chômage ! "Au nombre des sorties de l’ANPE, ce sont surtout les entrées en stage qui augmentent au cours du premier trimestre (+3,2%), ainsi que celles liées au développement d’emplois de service précaires, à temps très partiel et mal rémunérés", assènent Sapin et Vidalies, en guise de coup de grâce. Il suffit de se pencher de plus près sur la note de l’INSEE pour se persuader de la véracité de cette assertion.

C’est exactement ce qu’a fait le quotidien régional breton dans son excellent article intitulé Une décrue alimentée par le sous-emploi : "Le chômage diminue, le sous-emploi augmente. Le constat de l’INSEE sur le premier trimestre 2008 montre que si les statistiques officielles chutent de 1,2 point en un an, c’est en grande partie parce que de plus en plus de demandeurs d’emploi retrouvent une activité réduite peu rémunérée. Moins de chômeurs, plus de travailleurs pauvres. La notion de sous-emploi au sens du Bureau international du Travail (BIT) apparaît pour la première fois en France. Elle désigne les personnes qui ont un emploi à temps partiel et ne sont donc plus inscrites à l’ANPE. Mais elles ne travaillent que 11 à 12 heures par semaine, soit un tiers-temps, pour des salaires de 300 euros. Ce sont surtout des emplois de services à la personne, naguère appelés « petits boulots ». Cette nouvelle réalité du marché du travail apparaît en page 5 de la note de l’INSEE  : on y voit la courbe du sous-emploi monter à partir de 2006, depuis que la courbe du chômage baisse. Dans cette même note, page 3, la chute la plus importante du chômage officiel est observée chez les femmes de 15 à 24 ans : - 5,4% en un an. C’est la catégorie la plus concernée par les emplois de proximité, avec celle des jeunes hommes de 15 à 24 ans (- 2,7% en un an). Ces « non-chômeurs en situation de sous-emploi » ne peuvent améliorer leur situation financière qu’en accroissant leur temps de travail, c’est-à-dire en multipliant le nombre de leurs employeurs. C’est ce qui se passe aux États-Unis et c’est de cette manière que Tony Blair a fait baisser le taux de chômage britannique. En Allemagne, où le chômage diminue de manière spectaculaire, la part de la population menacée de pauvreté est passée de 18,9% à 25% en six ans. La France, l’Espagne et l’Italie suivent le même chemin : aggravation des inégalités salariales parce que des personnes exclues jusqu’ici du marché du travail obtiennent des emplois peu qualifiés. Selon le ministère de l’Emploi, plus d’un million de salariés ont besoin de travailler davantage pour vivre décemment. L’INSEE évalue ces travailleurs pauvres à 4,4% des salariés qui ont un emploi."

Après avoir lu cette lumineuse analyse, on ne peut que se scandaliser d’entendre Wauquiez, qui qualifie la baisse du chômage de "changement historique" - pas d’autosatisfaction a dit le président ! - prétendre avec son sourire de jeune premier qu’elle s’est produite "sans qu’augmente la précarité". Gagner 300 euros par mois, ce ne serait donc pas de la précarité ?

Comment conclure sans évoquer enfin tous les procédés administratifs mis systématiquement en œuvre pour radier le plus grand nombre de chômeurs possible et les faire ainsi disparaître artificiellement des chiffres ? Une réalité incontestable, là encore : "les reprises d’activité ne représentent qu’un quart des motifs de sortie des statistiques", nous enseigne la dernière phrase de l’article du Télégramme. Autrement dit, trois chômeurs sur quatre de ceux qui cessent officiellement de l’être n’ont pas retrouvé d’emploi. Alors, avec tout ça, leur prétendue baisse du chômage...

PS : Le logo détourné de l’ANPE (Abaisser Neutraliser Parquer Eliminer) est une création du blog timeo danaos et dona ferentes.

 

Article original : Alterinfo 

07.06.2008

Flambée du pétrole et attaque contre l'Iran

Après un début de séance positif, les Bourses européennes n'ont cessé de creuser leurs pertes cet après midi dans le sillage de la remontée en flèche des cours du pétrole et de statistiques décevantes outre atlantique.

Les indices du vieux continent ont également été pénalisés par l'avertissement de Jean-Claude Trichet concernant une éventuelle hausse des taux au mois de juillet.

Le CAC 40 a terminé en repli de 2,3% à 4795 points et le DJ Eurostoxx 50 a cédé 2,3%. Sur les autres places européennes, la correction était également à l'ordre du jour, le Dax de Francfort a abandonné 2% et la Bourse de Londres s'est repliée de 1,4%, l'Ibex de Madrid signe le plus lourd repli des valeurs européennes avec une baisse de 2,5%.

Wall Street est en lourd repli, le Dow Jones plonge de 2,1% et le Nasdaq affiche un repli de 1,8%.

Les employeurs américains ont supprimé quelque 49 000 emplois, selon le Département du Travail. Ces pertes d'emplois s'avèrent conformes à celles attendues par les économistes (en moyenne 60 000 destructions), mais le taux de chômage a cependant largement augmenté, passant de 5% à 5,5% le mois dernier, soit son niveau le plus important depuis octobre 2004.

Ces nouvelles inquiétantes sur le front de l'emploi aux Etats-Unis ont favorisé une nouvelle rechute du dollar face à l'euro, qui progresse de 0,7% à 1,57 dollar pour un euro.

Ce repli du billet vert nourrit à son tour la flambée du pétrole: le baril de "light sweet crude" a connu une nouvelle poussée en début d'après-midi, s'envolant actuellement de 5,1% et culminant à 134,3 dollars le baril.

Dans un tel contexte, la bonne nouvelle de l'après-midi ne semble pas peser lourd au regard des investisseurs.

Les ventes des grossistes ont progressé de 1,4% en avril par rapport à mars, selon le département du Commerce, soit une progression de 12,7% en rythme annuel.

Sur le DJ Eurostoxx 50, Repsol profite de la hausse des cours de l'or noir et affiche la meilleure performance avec un repli de 0,1%, Total céde quant à lui 1%.

D'autres titres tels qu'Arcelor Mittal, très exposés aux cours des matières premières, figure dans le trio de tête des replis les plus mesurés du jour.

L'ensemble du secteur énergétique a moins souffert de la hausse des prix du pétrole. Ainsi, E.ON et Eni cèdent 0,9%, RWE recule de 1,2%, ces scores sont parmi les meilleurs du jour.

A l'inverse, d'autres titres ont pâti de la hausse des cours de l'or noir comme les valeurs automobiles.
Renault recule de 5,6% et signe la plus lourde perte des valeurs paneuropéennes, Daimler recule de 4,7%.

Hors DJ Eurostoxx 50, la chaîne de supermarchés néerlandaise Ahold rétrocède 3,3% après l'annonce une hausse d'environ 8% de son bénéfice net au premier trimestre, notamment grâce aux performances "impressionnantes" de son enseigne Albert Heijn en Europe.

Article original : Cercle Finance

 

Note de P&P : Ce qui n'est pas précisé dans cet article est le caractère exceptionnel de cette hausse, en effet c'est la toute première fois que le baril de pétrole augmente de 11 dollars en un seul jour.

Ce qui n'est pas non plus mentionné est la hausse tout aussi brusque de l'or qui a gagné plus de 25 dollars par once ce même jour.

Cela peut nous rappeler les mouvements spéculatifs qui eurent lieu les jours précédant le 11 septembre 2001 où d'énormes volumes d'options à la vente sur les actions des compagnies aériennes étasuniennes furent prises.

Bien évidemment aucune enquête n'a été mené sur ces délits d'initiés et plus grave sur l'identité de ceux qui connaissaient à l'avance les événements du 11 septembre alors que selon la thèse officielle ces attentats étaient totalement inattendus.

Alors sur quels événements imminents les initiés ont-il spéculé ?

La hausse sensible du pétrole suggère l'anticipation d'une brusque chute de l'offre et/ou d'une brusque hausse de la demande, la hausse du prix de l'or, valeur refuge par excellence marque l'anticipation d'une crise majeure imminente.

Une forte baisse de l'offre de pétrole couplée à une crise majeure pourrait correspondre à une attaque menée contre l'Iran.

Le scénario exact reste à préciser.

Qui attaquera : Israël / les Etats-Unis / une coalition ?

Quand l'attaque aura-t-elle lieu : immédiatement pour que les mouvements de protestations soient pris de vitesse ? Pendant les jeux du cirque (Euro et JO) au cours desquels l'attention des citoyens sera totalement absorbée par les exploits des gladiateurs modernes ? Après les vacances, lorsque la crise mondiale aura vraiment commencé et que les citoyens submergés par l'angoisse et la précarité de leur situation n'uaront plus d'yeux sur l'agonie des enfants iraniens ?

Comment les forces impérialistes justifieront-elles un tel acte d'agression alors qu'il est de notoriété publique que les Etats-Unis comme Israël disposent de centaines de têtes nucléaires et que les rapports de l'AIA et des services secrets étasuniens certifient que les seuls programmes nucléaires iraniens visent une production civile d'électricité.

Comme les attentats du 11 septembre ont permis d'offrir un semblant de justification à l'invasion de l'Afghanistan et les soi-disant armes de destructions massives de Saddam Hussein ont constitué l'excuse préalable à l'invasion de l'Irak, peut-être qu'un ou plusieurs événements terroristes (mini bombe nucléaire par exemple) attribués bien évidemment à des forces liées à l'Iran permettront de justifier une attaque contre cet Etat souverain et multimillénaire abritant plus de 80 millions d'âmes.

05.06.2008

Crédit : « Les emprunteurs malades toujours pénalisés »

Le Parisien, Le Figaro économie, Que Choisir juin 2008 - Article orginal : Mediscoop

Le Parisien note en effet que « selon Que Choisir, qui s’est rendu dans 625 agences bancaires et a suivi 50 candidats au crédit immobilier, la convention Aeras – lancée en 2006 par le président Chirac et censée «faciliter l’accès des malades et anciens malades au crédit et à l’assurance» - est «un échec» ».
Le quotidien indique que « le président de l’UFC, Alain Bazot, estime que «les engagements des banauqes et assurances n’ont pas été tenus» ».
Le Parisien relève ainsi : « Absence d’informations dans les banques, […] refus d’assurer dans 9 cas sur 10, «surprimes d’assurance considérables, jusqu’à 200 euros par mois» »
Le journal remarque que « Que Choisir demande qu’il soit mis fin à la «discrimination médicale» en matière d’accès à la propriété, que les «importants profits» des assurances soient à cette fin «mutualisés» ».
Le Figaro économie note également que « selon l’association, les banquiers et les assureurs ne respectent pas leurs engagements ».
Le quotidien relève que l’« UFC Que Choisir égratigne au passage la Banque postale et les Caisses d’épargne, plus «mauvais élèves» encore que les autres banques ».
Le journal indique que « pour lutter contre l’exclusion dont sont victimes les emprunteurs atteints d’une maladie grave, l’UFC réclame «un droit opposable à l’assurance en vue d’acquérir sa résidence principale» ».
Le Figaro économie remarque que « la Fédération française des sociétés d’assurance s’est étonnée de ces attaques ».
Le journal cite ainsi Agnès Canarelli, responsable technique à la FFSA, qui déclare : « Nous avons parmi les tarifs les moins chers d’Europe en assurance de prêts immobiliers ».
Le quotidien ajoute qu’« à la Fédération bancaire française, on souligne qu’un tiers des Français connaît déjà l’existence d’un dispositif spécifique et que «le succès du dispositif repose sur une information très en amont, notamment sur les lieux de passage» des malades ».

Compassion pour Carla

 

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 Pour ceux qui auraient du mal à décrypter le message :

"Carla on est comme toi, on se fait baiser par le chef de l'Etat" 

04.06.2008

Les zones grises des pièces jaunes

par Elodie Sentenac, François Vignal, mis à jour le 25/04/2006 - publié le 27/04/2006

Article original : L'Express.

La fameuse collecte orchestrée par l'épouse du président rapporte de moins en moins. Mais les coûts augmentent. Qui paie?

C'est presque devenu une tradition. L'opération «Pièces jaunes» fait son grand show caritatif chaque hiver. Une opération qui dure depuis dix-sept ans, avec pour point d'orgue la tournée du TGV «Pièces jaunes».
Une tournée à grande vitesse. Pour l'édition 2006, quatre villes - Rouen, Caen, Montélimar et Nice - ont été visitées en à peine trois jours. Juste le temps d'un concert à chaque étape et de récolter les fameuses pièces, avec plus ou moins de réussite: 295 kilos à Rouen, 185 à Caen, 217 à Montélimar... et 3 000 kilos pour les généreux et certes plus nombreux Niçois.
A Montélimar (Drôme), la troupe a passé la nuit. Mais pas n'importe où. Pour accueillir les passagers du TGV, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, chargée des pièces jaunes et présidée par Bernadette Chirac, a choisi l'hôtel-château du Monard, un trois-étoiles sans faste, à partir de 72 euros la chambre simple. Prix que la fondation affirme avoir négocié.
Dans un communiqué du 23 mars dernier, elle assure ne prendre en charge que les frais d'hébergement et de restauration de son équipe, soit 13 salariés et 12 bénévoles à Montélimar. Mais un fax que L'Express s'est procuré contredit les propos de la fondation. Selon ce document oublié dans le TGV, la liste est plus fournie: outre son équipe, la fondation prendrait en charge les artistes et leur staff. Total: 48 personnes réparties en 29 chambres simples et 3 doubles. Sans oublier 13 villas individuelles de deux chambres, salon, cuisine, «tout confort et de pur style provençal», comme le vante la brochure.
La fondation affirme dans son communiqué que la conseillère générale de Corrèze assume «naturellement» ses frais. Le nom de Bernadette Chirac figure cependant en bonne place, en tête des membres pris en charge par la fondation. Sans surprise, David Douillet, l'ex-judoka parrain de l'opération, est présent, accompagné de sa femme, Valérie. Pour compléter la garde rapprochée de Bernadette, la liste mentionne Gérard de Pablo, son conseiller élyséen pour les affaires corréziennes, ainsi qu'Anne Barrère, productrice de télévision, qui s'occupe des pièces jaunes sur TF 1, et conseillère en communication de la femme du président pour les opérations caritatives.
A Montélimar, un dîner rassemblant 127 personnes a été donné à l'hôtel. La carte affiche des menus à partir de 36 euros. «C'était un peu trop pointu pour moi, genre foie gras sur son coulis de framboise», s'amuse le chanteur M-Pokora, en évoquant le repas. Magalie, dernière gagnante de la Star Ac', avoue avoir demandé un autre plat, plus simple: une entrecôte-purée. «Ces plats très fins, ce n'est pas mon truc», confie la chanteuse.
Pour l'hébergement, la fondation a son explication: «Elle avance les frais d'hôtellerie de ses membres et des artistes», détaille Jean Montpezat, son délégué général. A Montélimar, nous avons par exemple signé un chèque de 2 700 euros. Puis TF 1 rembourse l'hébergement des artistes. Les chèques sont à la comptabilité.» L'Express n'a pu en obtenir copie et TF 1 assure que la chaîne ne prend pas en charge les frais des chanteurs. «Nous sommes juste un partenaire média», y précise-t-on. Le cas Bernadette Chirac est, lui, tout aussi simple, selon le responsable de la fondation: «Elle rembourse de la même manière ses frais.»
Forte hausse des frais de fonctionnement
L'augmentation des dépenses de la fondation est surprenante, car la récolte des précieuses pièces, elle, diminue. D'un côté, les «coûts d'appel à la générosité du public» augmentent de 216 000 euros entre 2001 et 2004, pour atteindre à cette date 2 126 000 euros. Sur la même période, les frais de fonctionnement (incluant notamment les salaires des permanents) gonflent, eux, de 76 000 à 1 420 000 euros. La création de la Maison de Solenn expliquerait cette inflation. L'ensemble de ces dépenses représente ainsi 36,3% des ressources de la fondation. De l'autre, les tirelires sont devenues plus légères: après la récolte exceptionnelle de 2002 (15 millions d'euros) due à l'abandon du franc, la fondation recueillit 7,5 millions d'euros en 2003, 6 millions en 2004 et 5,2 millions en 2005…
Combien a rapporté la récolte cette année? Les résultats ne seront connus qu'en juin. Mais les frais engagés par les villes pour recevoir l'équipe du TGV le sont déjà. Si Rouen (Seine-Maritime) dit ne pas avoir totalisé les sommes dépensées, la municipalité de Caen (Calvados) annonce 36 000 euros pour la location d'une grande scène de concert avec son et lumière, et de trois tentes pour accueillir les associations locales. Au fur et à mesure que le TGV approche de la Méditerranée, la facture s'alourdit: 80 000 euros à Montélimar pour la scène, 15 tentes et des sandwichs pour les bénévoles. A Nice (Alpes-Maritimes), la facture passe à 162 200 euros. Un coût à la hauteur de l'événement final: outre une scène de concert encore plus grande, une quinzaine de podiums ont été montés sur la promenade des Anglais pour les associations. Un spectacle qui a nécessité le travail de 80 personnes le jour J. Pour certains, la pilule des pièces jaunes passe mal. Marcel Magnon, conseiller municipal (PC) de Montélimar, reproche le niveau des sommes dépensées. L'équipe du maire (UMP), Franck Reynier, «ravie de participer à l'opération», assume en revanche ce «choix politique». Et d'ajouter: «Il est nécessaire de médiatiser l'opération pour sensibiliser les Français.» Jean Montpezat confirme: «Sans médias, nous ne sommes rien.» Encore faut-il que les retours soient à la hauteur des investissements.
La tournée du TGV «Pièces jaunes» pourra-t-elle continuer à ce rythme de nombreuses années encore? A la direction de la communication de la SNCF, Jean-Pierre Courrèges indique que le partenariat avec la fondation, signé pour un an, est renouvelé à chaque rentrée de septembre. Il explique cependant qu' «on ne peut pas prédire ce qui arrivera dans les années à venir, par exemple si la politique de partenariat change, qu'il n'y ait plus d'humanitaire». Le délégué général de la fondation affirme, en revanche, que le TGV «Pièces jaunes» est fait pour durer: «On ne se prive pas d'une équipe qui marche», lance Jean Montpezat. D'autant plus que, d'après lui, Bernadette Chirac souhaite maintenir son implication au-delà de 2007. Pas de terminus Elysée pour les pièces jaunes.

Vous pouvez vous rendormir, la crise est terminée

Les ventes de logements neufs sont tombées de 27,9% sur un an au premier trimestre 2008, pour s'établir à 26.700 unités, et le niveau des stocks n'a jamais été aussi élevé, ont annoncé mardi les services de l'Equipement du ministère de l'Ecologie.

Sur cette période, les ventes sont en recul dans 18 des 22 régions de France métropolitaine. La baisse est particulièrement forte en Limousin (-64,8%), Lorraine (-68,4%) et Auvergne (-67,9%), a précisé le ministère dans un communiqué.

Le nombre de logements neufs à vendre a également nettement reculé, au premier trimestre, de 28,3% sur un an à 28.800 logements. Le repli est de 19,3% par rapport au quatrième trimestre 2007.

Cette baisse dépasse même les 60%, en rythme annuel, dans trois régions (Lorraine, Midi-Pyrénés et Auvergne).

"Les mises en vente de logements en immeubles collectifs ont reculé de 29,4% et celles de maisons de 21%", selon le communiqué.

Le niveau des ventes restant inférieur à celui des mises en ventes, le stock de logements neufs proposés à la vente "continue de progresser", selon le texte.

Au 31 mars, ce stock est de "105.600 logements, chiffre qui n'avait jamais été atteint", a souligné le ministère.

Selon lui, le délai d'écoulement de logement reste stable à 11 mois pour le collectif mais passe à 12 mois pour l'individuel.

Quant aux prix au mètre carré, ils ont poursuivi leur progression dans le collectif (+3,7%) mais à l'inverse, dans l'individuel, le prix d'un lot a reculé de 1,8%, selon le ministère.

 

Article original : Le Monde  

 

Note de P&P : Malgré les déclarations délirantes d'optimisme de nos chers politiciens dont plus que jamais les promesses n'engagent que les quelques derniers illuminés qui continuent à y croire, la crise n'est nullement terminée.

A vrai dire elle ne fait que débuter puisque seulement 200 milliards de dollars d'actifs "pourris" (principalement des prêts hypotécaires insolvables) ont été effacés des comptes des banques de la planète.

Cela signifie que 1000 milliards de dollars de prêts hypothécaires immobiliers restent dans la nature sans parler des milliers de milliards de produits financiers comme les CDS qui intégrent en partie ces prêts hypothécaires et qui hantent les comptes des banques, des compagnies d'assurance et des hedges funds.

Le refinancement de la majeure partie de ces prêts hypothécaires aura lieu à partir de la rentrée 2008, donc après un été où le dollar devrait rester en deça des 1,60 euro grace aux transfusions des banques centrales et où tous les regards seront tournés vers les jeux du cirque de Pékin. La fin 2008 devrait annoncer le véritable début de la crise.

Depuis des mois les Etats-Unis sont entrés dans une spirale infernale. Au niveau des consommateurs, la hausse des mensualités (remboursements progressifs) et l'effondrement des prix de l'immobilier ont mis en péril les prêts dont les garanties étaient ces mêmes biens immobiliers. Les citoyens étasuniens se sont retrouvés obligés de céder leurs maisons pour une valeur largement inférieure à leurs prêts, générant autant de pertes chez leurs banquiers. Ces ventes massives ont fait croître le nombre de biens à la vente, accélérant un peu plus la chute des prix, obligeant encore plus de propriétaires à vendre. Ces logements inoccupés constituent autant de manque à gagner pour la sphère publique (impôts locaux).

Les banques qui pour 1 dollar détenu investissaient/prêtaient des dizaines voire des centaines de dollars se retrouvent face à des clients qui ne peuvent les rembourser, leurs rentrées d'argent se tarissent alors que les dettes s'accumulent. Elles doivent beaucoup d'argent et elles n'en ont pas. Ainsi la banque privée, abusivement dénommée banque fédérale, qui détient le monopole sur la création de monnaie et le niveau des taux d'intérêts a créé des centaines de milliards qu'elle a cédé aux banques à des conditions extrêmement avantageuses.

De cette manière les banques offrent l'illusion, pour un temps, de ne plus être au bord de la faillite. Cette création de monnaie à destination des banques est extrêmement perverse (qu'attendre d'autre de la part de nos chères élites ?)

En effet, plus d'argent est créé moins il a de valeur. Ainsi les citoyens étasuniens, déjà en faillite, voient les quelques dollars qui leur restent se déprécier encore plus parce que la Fed a décidé de diluer la monnaie afin d'aider les banques. Alors que ce sont ces mêmes banques qui, animées par un insatiable appétît de lucre, ont créé des produits financiers toujours plus acadabrants et ont déclenché cette crise à côté de laquelle 1929 fera figure de promenade de santé.

Ces mêmes banquiers qui ont gagné des milliards de bonus, primes et autres intéressements en sacrifiant l'économie de leur pays se retrouvent à nouveau privilégiés, aidés par la Fed sur le compte des citoyens obligés d'abandonner leur logement et ignorés des plans de soutien financier. Ah le rêve américain, on comprend de mieux en mieux pourquoi Sarkozy bade, telle un cocker servile, la plus grande "démocratie du monde".

Dès le 1er semestre 2007, Pouvoir et Psychopathie annonçait l'immense crise à venir. Celle-ci ne fait que se confirmer jour après jour malgré la propagande éhontée reprise par les politiciens et les médias, il suffit de consulter ses factures pour connaitre la réalité. L'Europe fait face à une inflation grandissante alors que les Etats-Unis ont d'ores et déjà sombré dans l'hyperinflation. 

En fait deux facteurs se combinent : d'une part une hausse des matières premières en raison surtout de spéculations grandissantes. Après avoir détruit le marché action (2000) et le marché immobilier (2007) les apprentis sorciers de Wall Street ou de la City se sont retournés vers le dernier gros marché, celui des matières premières.

D'autre part une chute des monnaies en général et du dollar en particulier. Aujourd'hui les propagandistes nous serinent des histoires de rebond du dollar.  Nous verrons fin 2008 et nous reparlerons du rebond du dollars. Les banquiers centraux maintiennent artificiellement le dollar au-dessous de 1,60 euros mais cette perfusion ne sera pas éternelle et lorsqu'elle s'arrêtera, alors commencera la véritable chute.

Cette dégringolage découle etre autre des indicateurs économiques US qui sont tous au rouge foncé : consommation en chute libre, donc recul des ventes, profits et cours de bourse s'effondrent, entrainant des licenciements de masse, qui réduisent encore les niveaux de consommation. 

Ce phénomène de forte récession est cette fois-ci couplé à une hyperinflation chronique (banques au bord de la faillite -> création de monnaies injectée dans les banques -> perte de valeur de la monnaie -> hausse des prix).

En résumé nous constatons la formation d'une bulle des matières premières et nous nous dirigeons vers l'explosion d'une bulle des monnaies. En effet la valeur du pétrole ou du blé par rapport à l'or restent stables. Ce qui change c'est la valeur des monnaies qui ne cesse de chuter.  

Lorsque récession (croissance négative) et hyperinflation se combinent, l'on assiste au terrible phénomène dénommé "recflation".

Cela veut dire qu'au-delà des chiffres manipulés par les médias et les agences gouvernementales, les USA connaissent d'ores et déjà des taux de croissance négatifs, avant inflation compris entre 0 et -2% et après inflation de -5 à -10%.

Ce raz de marée ne sera bien évidemment pas circonscrit aux Etats-Unis et dès la fin 2008, il touchera l'Europe de plein fouet. Il ne reste donc que quelques semaines pour adapter notre patrimoine. Fuir les banques (épargnes, prêts, actions, SICAV, assurances-vies), vendre l'immobilier tant qu'il a encore de la valeur, ne pas conserver de monnaies papier, acheter des matières premières, métaux précieux en particulier.

La stratégie du choc

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"La stratégie du choc, la montée d'un capitalisme du désastre", titre de la traduction de l'excellent ouvrage de Naomi Kein (titre original : "The Shock Doctrine") est désormais en vente.

Félicitation aux Editions Actes Sud d'avoir choisi de publier cet ouvrage essentiel qui permet de mieux comprendre le fonctionnement de la pensée psychopatique  déclinée dans la doctrine capitaliste. 

03.06.2008

Délires conspirationistes

Alors que l'éditeur Christophe Deloire préparait une biographie non autorisée de Zinedine Zidane, écrite par Besma Lahouri, deux cambriolages successifs semblent prouver qu'on ne souhaite pas voir publier cet ouvrage, attendu pour le mois de septembre prochain.

Selon Le Point (en kiosque ce matin), le 1er avril au domicile parisien de l'éditeur, puis le 4 avril à celui de la journaliste chargée de la correction du manuscrit, deux ordinateurs portables contenant la quasi-intégralité du livre ont été dérobés. Dans les deux cas, les voleurs portaient des gants, et la police semble avancer la thèse du complot et lier ces deux vols.

La sortie de ce livre intitulé Révélations sur le plus grand joueur du Monde, qui dévoilerait une facette sombre de l'ancien numéro 10 des Bleus, était annoncée le 23 mai, avant d'être repoussée au 24 septembre.

Selon la note de l'éditeur, cet ouvrage "décortique ses contrats publicitaires et ses investissements financiers, et évoque comme jamais la question du dopage".

Qui pourrait avoir envie à ce point d'empêcher sa parution ?

 

Article original : mylittlebuzz

 

Note de P&P : Vous avez bien lu : "la police avance la thèse du complot". Nous sommes dans de beaux draps si même la sphère judiciaire verse désormais dans les thèses conspirationnistes les plus extravagantes.

Que les choses soient claires, les complots n'existent pas excepté dans l'esprit dérangé de quelques paranoïaques sub délirants.

La seule exception à cette règle, comme en ont attesté les paragons de l'impartialité que sont CNN et Fox News dont l'objectivité n'a d'égale que l'intégrité, concerne ce saoudien barbu un peu facétieux.

Notre terroritste troglodyte, du fond de sa caverne afghane, a mis en oeuvre le plus vaste attentat de tous les temps impliquant une vingtaine de pilotes, des douzaines de logisticiens, le matériel et les experts en communications cryptées permettant de coordonner tout ce petit monde, un timing peaufiné à la seconde près, les cartes/horaires/dates/trajectoires des vols commerciaux, toute l'ingénierie permettant de faincner hommes et équipements, des mois de préparation sur le territoire étasunien sans être détecté par les services secrets, des faux documents permettant de déjouer toutes les barrières de sécurité et bien sûr un stock conséquent de cutters et de Corans...

Mis à part cette exception oussamesque qui confirme la règle, notre histoire n'a pas connu un seul autre complot, soyez en certain. Nous pouvons donc nous rendormir paisiblement, nos chères élites nous disent la vérité et toute la vérité. Nuit et jour, elles oeuvrent infatiguablement à notre bien-être, démantèlent les tentatives de complot avant qu'ils n'aient lieu et jamais au grand jamais elles n'ont effleuré l'idée de participer à de telles activités.

Cet article se termine avec une question qui réveille le Sherlock Holmes qui sommeille en nous : "Qui pourrait avoir envie à ce point d'empêcher sa parution ?"

Dans de telles situation il est souvent utile de se poser la question suivante : "à qui profite le crime ?".

Peut-être à ceux qui verraient leurs revenus diminués suite à la disparition d'une icône du football ? et Dieu sait s'ils sont nombreux à s'engraisser sur le dos du football business : médias, équipementiers du sport, UEFA...

L'enrichissement de ces grands entreprises est fondé sur plusieurs illusions dont les statuts de héros créés autour des joueurs les plus médiatisés. Et bien sûr selon ces images d'Epinal le héros n'est jamais dopé (qu'il en ait conscience ou non), il n'accorde aucune importance à l'argent, il est surhumain... 

Cette sombre affaire de plus dans le sport business pourrait finalement constituer une opportunité, pour réaliser que toute cette industrie du divertissement, comme son nom l'indique, est là pour vous divertir. Vous divertir des vrais questions, vous empêcher de penser, vous éloigner de vos doutes et de vos questionnements, vous faire oublier les derniers scandales, les dernières vexations, les décisions à prendre.

D'une certaine manière, cela peut nous rappeler le fameux syndrome de la grenouille :

Il s'agit du principe de la grenouille chauffée.

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à  nager. 

La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est  un  peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne  s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude. La  grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait  rien. La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille  va  tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°,  elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une  manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart  du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Et entre les yeux de la grenouille et le thermomètre se trouve un écran de télévision retransmettant en boucle les grands événements du sport business, on se passionne des oppositions entre l'OM et le PSG sans réaliser qu'ils constituent les deux faces de la même pièce, oeuvrant main dans la main au même objectif : nous empêcher d'apprendre, nous empêcher de penser, nous conserver esclave.

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