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03.04.2008

Quand la vérité est un crime

PARIS - Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié sur le site Internet "oumma.com" une tribune "très violemment anti-israélienne", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, mise au courant mercredi du contenu de cette tribune, a "pris immédiatement un décret mettant fin aux fonctions du sous-préfet" qui a tenu des "termes tout à fait inacceptables" et violé son "devoir de réserve", explique-t-on de même source.

Bruno Guigue a notamment déclaré dans sa tribune publiée le 13 mars qu'Israël est le "seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat". AP 

Note de P&P : Revenons sur les propos de Bruno Guigue qui ont manifestement déclenché les foudres du gouvernement français par l'intermédiaire de son ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie :

1/Bruno Guigue a déclaré « les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles » :

Malheureusement les cas d’assassinat d’enfants palestiniens par les snipers de Tsahal sont largement documentés, Bruno Guigue a simplement dit une vérité :
http://www.webarabic.com/wa-forum/lofiversion/index.php/t...
http://www.wmaker.net/alterinfo/L-extermination-des-enfan...
http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2002/TemoinsPalest...

 

Il est à noter que l’occupation de la Palestine a fait plus de 50.000 victimes dont une majorité de civils palestiniens. Outre les snipers, Israël a développé des techniques d’assassinat et de génocide toujours plus inhumaines :
- bombardements de civils
- embargo
- bombes incendiaires  (armement déclaré illégal)
- armes à l’uranium appauvri (armement déclaré illégal)

- ...

2/ Bruno Guigue a également déclaré « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat »

A ce jour, 8.500 Palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes dont 102 femmes, 2 bébés et 450 enfants de moins de 17 ans.

Là aussi la pratique généralisée de la torture est un fait avéré depuis des décennies, confirmé par des dizaines d’ONG dont la Ligue des Droits de l’Homme ou Amnesty International.

Du reste l’Etat d’Israël ne se cache même plus de ces pratiques puisque la Haute Cour de Justice israélienne a officiellement légalisé la torture en 2000.

Bien sûr ces abominations se font sous couvert de la morale, du bien et de la religion. De la même façon que les tortionnaires d’Abu Ghraïb cessent probablement de torturer pendant Noël afin de célébrer la naissance de Jésus Christ.

Le limogeage du sous-préfet Guigue fait partie des ces décisions politiques où la vérité est combattue par les pouvoirs en place. De telles pratiques peuvent nous rappeler les épisodes les plus sombres de l’histoire de l’Humanité.

Pour conclure je souhaite partager avec vous cet extrait de 11 Septembre, L’Ultime Vérité qui met bien relief ce décalage dramatique entre les faits avérés concernant Israël et les décisions et conclusions qui en sont tirées :

« Winston Churchill témoigna devant la commission Peel, déclarant que la population autochtone arabe n’avait pas plus de droits sur la Palestine qu’un « chien devant une gamelle n’a, au fond, de droit sur celle-ci, même s’il est là depuis très longtemps. » Il reconnut ensuite qu’« aucun mal ne fut fait à ces gens en ce qu’une race plus forte, plus talentueuse ou en tous cas pour ainsi dire plus civilisée, soit arrivée pour les remplacer. »

Finkelstein fait part du paradoxe fondamental auquel il fut confronté au cours de l’écriture de son ouvrage :

Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect par Israël des droits de l’Homme dans les territoires occupés, je pris connaissance des quelques milliers de pages, littéralement, des rapports sur les droits de l’Homme publiés par diverses organisations farouchement indépendantes et très professionnelles – Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les médecins pour les droits de l’Homme – Israël – chacune disposant de sa propre équipe autonome d’observateurs et d’enquêteurs.

À l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèraient.

Pour ce qui est de la situation d’Israël en regard des droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – comme sur les questions historiques – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations s’accordent sur le fait que, par exemple, les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers.

Si comme je l’ai souligné un large consensus existe quant aux faits, une anomalie évidente apparaît pourtant : qu’est ce qui explique la controverse passionnée qui perdure autour du conflit israélo-palestinien ? Pour expliquer ce pseudo-paradoxe, il faut tout d’abord, à mon avis, opérer une distinction fondamentale entre les controverses réelles et celles qui sont artificielles. Pour illustrer ces vraies différences d’opinion, penchons-nous sur la question des réfugiés palestiniens.

Les parties intéressées peuvent s’accorder sur les faits, et pourtant aboutir à des conclusions diamétralement opposées en termes moraux, légaux et politiques. Ainsi, comme je l'ai mentionné précédemment, les chercheurs s'accordent tous pour dire que les Palestiniens furent l’objet d’un nettoyage ethnique en 1948.

Benny Morris est l’historien israélien expert du domaine ; bien qu’ayant contribué plus que quiconque à la clarification de ce qui s’était exactement passé, il conclut néanmoins que, moralement, c’était une bonne chose – juste comme, de son point de vue, l’annihilation des indiens d’Amérique avait été une bonne chose – que, légalement, les Palestiniens n’ont aucun droit de retourner sur leurs terres, et que, politiquement, la grosse erreur que commit Israël en 1948 fut de ne pas « mener un programme plus vaste d’expulsions et de nettoyage de tout le pays – sur l’intégralité du territoire israélien jusqu’au Jourdain » ciblant les Palestiniens.

Quelque écœurantes qu’elles soient moralement, ces conclusions ne peuvent pas être qualifiées de fausses.

Revenons au monde des hommes normaux : il leur est possible de s’accorder sur les faits et sur leurs implications morales et légales, tout en aboutissant à des conclusions politiques divergentes.

Noam Chomsky reconnaît que, dans les faits, les Palestiniens furent bien expulsés, et qu'il s’agit moralement d’un crime majeur, et que les Palestiniens disposent légalement du droit de revenir. Il conclut pourtant que l’application de ce droit n’est politiquement pas possible, que le revendiquer serait inefficace, et que faire miroiter cet espoir illusoire (d'après lui) aux réfugiés palestiniens est en effet profondément immoral.

D'autres maintiennent au contraire qu’un droit moral et légal n’a aucun sens s’il ne peut être appliqué, et que la mise en œuvre du droit au retour est réellement possible.

Il ne nous intéresse pas de reconnaître qui a tort et qui a raison mais de savoir que, même parmi des gens honnêtes et respectables, il peut exister de réelles et légitimes différences en matière de jugement politique.

Ceci étant dit, il faut toutefois souligner que – à tous les niveaux, parmi ceux qui partagent des valeurs morales ordinaires – l’ampleur des désaccords politiques reste relativement limitée, quand celle des convergences se montre relativement importante1.

Le paradoxe souligné par Finkelstein relève, selon nous, d’une question de conscience.

Le mépris évident de la vie de centaines de milliers de Palestiniens est une réalité avec laquelle il nous faut compter aujourd’hui. Nous pourrions nous demander ce qui fait qu’une personne demeure insensible à la douleur et à la souffrance d’autrui. Nous constatons bien une telle attitude chez les sionistes. Nous l'observons aussi chez les dirigeants britanniques et chez les dirigeants étasuniens actuels. Nous voyons également qu'un motif inquiétant prend forme dans les relations entre ces groupes, et parmi les dirigeants des autres nations, qui promeuvent le mensonge de la « terre d’Israël donnée par Dieu ». Ces derniers n'ont plus aucun repères moraux. Ou peut-être pouvons-nous nous demander s’ils n'ont jamais eu de repères moraux.

La question demeure alors de savoir qui est à l’origine de ce mensonge. Existe-t-il un lien entre une mystification aussi monstrueuse et une incapacité à ressentir la souffrance d'autrui, à agir avec une vraie conscience ? »

Troupes françaises en Afghanistan

Mesdames, Messieurs les Députés et Sénateurs,

A l'heure où les députés PS déposent une motion de censure contre le gouvernement Fillon suite à la décision de renforcer de près de 1000 hommes la présence française en Afghanistan (après que notre ex-candidat président eût affirmé le contraire en Avril avant les élection), il apparaît de plus en plus nécessaire de resituer le débat sur les origines de ce conflit.

Après les terribles attentats du 11 septembre 2001 G.W. BUSH déclare la guerre aux terroristes estimés responsables de cette tragédie et l'Afghanistan est désigné comme hébergeant leur chef: Oussama Ben Laden.
Le 21 septembre 2001, en direct sur CNN, le porte parole du gouvernement afghan a déclaré qu'il livrerait Oussama Ben Laden à la justice américaine sur présentation de preuves, dont l'existence "accablante" avait été simplement affirmée la veille par Colin Powell. Où sont les preuves? Elles n'ont jamais été présentées. Oussama Ben Laden n'est à ce jour même pas recherché par le FBI pour les attentats de 2001…

La situation actuelle en Afghanistan
Où en est l'Afghanistan aujourd'hui ? Depuis l'occupation étrangère, la production de pavot a atteint des records en 2007 et 47 civils en moyenne meurent pour chaque militaire tombé. Les complexes souterrains afghans de Tora Bora décrits dans les journaux comme des installations dignes d'un James Bond, n'étaient finalement que de simples grottes vides. Mais tout cela est resté dans l'imaginaire collectif, comme suffisant pour justifier une invasions et des bombardements souvent meurtriers pour une population sous le feu de la guerre depuis des décennies.
L'arrestation de Ben Laden fut un véritable échec. On se souviendra aussi de la fuite du mollah Omar en moto. Ben Laden n'a jamais été capturé alors que des militaires français affirment l'avoir eu dans leur viseur. Bref l'invasion punitive de l'Afghanistan, déclarée le 7 octobre 2001 sous le nom pompeux de "Liberté immuable" a surtout servi à justifier l'occupation d'un pays stratégiquement important pour l'acheminement des ressources pétrolières de la mer Caspienne. Ainsi Amid Karzaï, ancien conseiller de l'industrie pétrolière américaine Unocal, fut parachuté président par le biais de négociations financières et de fausses élections « démocratiques » …

De la même manière, L'ancien secretaire d'etat Colin Powell a menti sur les ADM en Irak , l'administration Bush ayant finalement reconnu en 2005 que ces armes n'existaient pas. De même l'Anthrax brandi par Colin Powell en plein hémicycle de l'ONU s'est avéré être de la simple farine et les seules souches détectées aux USA provenaient de laboratoires américains. Il est donc urgent de réfléchir au raisons qui justifieraient la présence de militaires français dans dans croisades justifiées par des manipulation médiatiques.

L'exemple Japonais
Le 10 janvier dernier, le Sénat japonais a refusé de voter la prorogation de l'aide aux troupes de l'OTAN stationnées en Afghanistan (2 navires japonais ravitaillent les troupes de l'OTAN en carburant). Le Premier ministre japonais n'a dû son salut vis-à-vis de Washington qu'avec l'aide d'une procédure exceptionnelle dite du vote à la majorité des 2 tiers, employée pour la première fois depuis que le Japon a recouvré sa souveraineté en 1952. Pourquoi ? L'AFP n'a pas diffusé les raisons : Un sénateur japonais centriste, M. Yukihiro Fujita, a publiquement, et avec le soutien de son parti, mis en doute les allégations de Washington quant à la responsabilité de l'Etat afghan dans les attentats de Septembre 2001. Aucune enquête japonaise indépendante n'a été menée. Tout a été décidé sur la foi de simples "renseignements confidentiels" fournis par Washington, attitude qu'une contre-enquête citoyenne internationale en cours remet en cause, et dont le courageux Sénateur s'est fait l'écho. Cette contre-enquête appelle à la réouverture officielle du dossier 11 Septembre 2001. Car c'est bien là l'origine du déclenchement de la guerre globale contre les terroristes .

Familles des victimes, Commission d'enquête
C'est seulement parce que des familles de victimes ont forcé la Maison Blanche à le faire, qu'une simple enquête à valeur administrative a été consentie par la Maison Blanche plus d'un an après (un record de lenteur dans l'histoire de l'administration américaine)… Et le rapport de la Commission d'enquête ne vaut rien car la méthodologie suivie ne permet pas de « judiciariser » ses conclusions.

Ainsi le plus grand attentat de tous les temps sur le territoire des Etats-Unis est en panne d'enquête judiciaire nationale et de procès depuis 6 ans et demi, seules des procédures privées sont en cours, promises au non lieu, et la torture (cf. Guantanamo et les propos de GW BUSH ) a remplacé le renseignement et les investigations, sans résultats crédibles comme vous avez pu le constater depuis.

A la lumière de ces simples constatations préoccupantes, nous vous demandons instamment de surseoir à l'envoi de nos soldats et compatriotes en Afghanistan, car ce serait au nom de raisons que nous sommes à ce jour bien en peine d'identifier avec certitude. Réfléchissons ensemble, ne nous laissons pas gagner par la tentation de l'Atlantisme forcené, mais par une collaboration raisonnée avec avec la nation américaine.

Avec la solennité qui sied à ce risque de tournant diplomatique français, recevez, Mesdames, Monsieurs les Députés et Sénateurs, l'assurance de notre profond respect envers votre fonction et nos institutions.

Paris, le 1er avril 2008

Association ReOpen911

www.ReOpen911.info

02.04.2008

Platon et Phaeton

  255466684.jpg Photographie de la comète Mc Naught au-dessus du Chili

Un des prêtres, très âgé, lui dit alors : « Ah ! Solon, Solon, vous autres Grecs, vous demeurez des enfants, et il n’est point de vieillard en Grèce. » À ces mots, Solon lui demanda ce qu’il entendait par là. « Ce que je veux dire, c’est que vous êtes tous restés jeunes en esprit, répondit le prêtre ; car vous ne l'avez instruit d’aucune opinion qui soit fondée sur une antique tradition, ni d’aucune science blanchie par le temps. Et en voici la raison.

    L'humanité a subi bien des destructions, et en connaîtra encore, sous de nombreuses formes ; les plus grandes par le feu et l’eau, et les moindres par mille autres choses. Prenez par exemple l’histoire, qu’on raconte même chez vous, de Phaéton, le fils du Soleil qui, ayant un jour attelé le char de son père et ne pouvant le maintenir dans le sillage paternel embrasa tout ce qui était sur terre et périt lui-même foudroyé. Elle a, il est vrai, l’apparence d’une fable ; mais la vérité qu'elle recèle, c’est que les corps qui circulent dans le ciel autour de la terre dévient de leur course et qu’ils produisent, à de larges intervalles, de grandes conflagrations qui détruisent tout ce qui est à la surface de la terre. Alors ceux qui habitent les montagnes et les endroits élevés et arides sont plus exposés à la destruction que ceux qui demeurent aux rivages des fleuves et de la mer. Nous autres, nous avons le Nil, notre fidèle et constant sauveur, pour nous préserver de cette calamité.

 Quand, d’autre part, les dieux submergent la terre pour la purifier sous les eaux, les habitants de vos montagnes, bouviers et pâtres, échappent à la mort, mais ceux qui résident dans vos villes sont emportés par les fleuves vers la mer. Chez nous au contraire, ni dans ce cas, ni dans aucun autre, l’eau ne dévale des hauteurs sur les campagnes ; elles montent naturellement toujours d'en-bas. C’est pourquoi sont conservées chez nous les traditions les plus anciennes. Mais en réalité, dans tous les lieux où le froid ou la chaleur excessive ne s’y opposent pas, la race humaine subsiste toujours, plus ou moins nombreuse. Aussi tout ce qui s’est fait de beau, de grand ou de remarquable, soit chez vous, soit ici, soit dans tout autre pays dont nous ayons entendu parler, tout cela se trouve ici consigné par écrit dans nos temples depuis les temps immémoriaux, et reste ainsi préservé. » 

Platon, Timée, d’après la traduction d'Emile Chambry pour la version ici présentée.

01.04.2008

Nicolas Sarkozy annonce des élections anticipées

    Fragilisés par des sondages d'opinion en chute constante, victime d'une sévère défaite au cours des dernières élections municipales, contesté au sein de son propre parti et de son propre gouvernement, enlisé dans une crise économique et sociale grandissante, Nicolas Sarkozy vient d'annoncer par la voix de Luc Chatel, nouveau porte-parole du gouvernement, l'organisation d'élections présidentielles anticipées qui "devraient se dérouler avant la fin de l'année 2008".

    Les membres du gouvernement, rassemblés ce mardi matin pour un conseil des Ministres particulièrement chargé se sont refusé à tout commentaire. Même son de cloche à l'UMP où le Secrétaire Général, Patrick Devedjian a renouvelé sa confiance à l'égard de Nicolas Sarkozy et a déclaré que "les choix du Président Sarkozy sont souverains et seront en tant que tel respectés et appliqués".

    Au Palais Bourbon en plein projet de loi de programme pour la recherche, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe, entre incrédulité dans les rangs de la majorité et effervescence du côté de l'opposition. François Hollande a salué "une décision courageuse qui a su prendre en compte l'opinion exprimée par le peuple français" et a demandé que ces élections anticipées soient suivies de nouvelles élections législatives "le divorce avec les Français était depuis longtemps consommé, cette élection anticipée est une opportunité pour vraiment remettre à plat le paysage politique français,..., cette élection n'aura de sens que s'il est suivie de nouvelles élections législatives".

    Ségolène Royal, adversaire malheureuse de Nicolas Sarkozy au cours des élections présidentielles de 2007 a appelé à une forte mobilisation et à une reconstruction : "au cours des dernières années, la France a connu de grandes régressions sociales, le temps de la reconstruction est revenue. La France mérite une politique d'éducation et de recherche ambitieuse, une vraie politique de santé et de solidarité...Nous devons rassembler, réconcilier, partager là où les années Sarkozy ont semé les peurs, les haines et le désespoir..."

    Un député UMP qui a tenu a conservé l'anonymat a décrit les difficultés et les doutes qu'a traversé Nicolas Sarkozy : "[il] a connu une année extrêmement chargée après l'euphorie de l'élection tout s'est enchainé tellement vite autant dans la sphère professionnelle que personnelle... le divorce avec Cécilia suivi d'un remariage quasi immédiat... On sentait depuis quelques semaines qu'il était à cran, ses dérapages verbaux qui se sont multipliés récemment, puis soudain son mutisme et les voyages et les soirées qui se répétaient...Déjà dans son dernier semblant de remaniement ministériel on sentait qu'il n'était plus vraiment là"

    De son côté Jean-Marie Le Pen s'est fendu d'un de ces commentaires laconiques qu'il affectionne : "manifestement Nicolas Sarkozy, le clown de la république a plus d'intérêt pour les strass de la jet-set que pour les responsabilités de chef d'Etat"

    Des élections présidentielles anticipées ont déjà eu lieu à deux reprises pendant la Ve République. Le Général de Gaulle fragilisé par les événements de mai 68 s'était retiré de la scène politique en 1969 avant la fin de son mandat . Quelques années plus tard, en 1974, Georges Pompidou, rongé par une longue maladie, décèdait pendant son mandat, entrainant à nouveau l'organisation d'élection anticipées.

 

Article original AFP


Note de P&P : En espérant que Nicolas Sarkozy tienne ses engagements, qu'il se retire réellement et surtout qu'un président moins pire lui succède.

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