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04.03.2008
Parisot Thatcher même combat
La présidente du Medef, Laurence Parisot, appelle tous les chefs d'entreprise à la mobilisation après la révélation de l'accord entre l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et son ancien président mis en examen pour de mystérieux retraits d'espèces.
L'UIMM a reconnu cette semaine avoir versé 1,5 million d'euros d'indemnités de départ à Denis Gautier-Sauvagnac, qui a également reçu l'assurance d'une prise en charge d'éventuelles sanctions financières.
"Je lance un appel à tous les chefs d'entreprise de France, des TPE, des PME, des grands groupes, quelle que soit leur taille, quels que soient leurs secteurs d'activité, et en particulier à ceux de l'industrie, afin qu'ils me soutiennent et s'associent à moi pour tout remettre à plat", déclare Laurence Parisot dans un entretien au Journal du Dimanche daté du 2 mard.
"Je m'adresse notamment aux adhérents de l'UIMM qui sont choqués par ce que nous découvrons", ajoute-t-elle.
Note de P&P : Les intentions de Parisot sont à peine voilées : "Je lance un appel à tous les chefs d'entreprise de France, des TPE, des PME, des grands groupes, quelle que soit leur taille, quels que soient leurs secteurs d'activité, et en particulier à ceux de l'industrie, afin qu'ils me soutiennent et s'associent à moi pour tout remettre à plat". Parisot profite du scandale de l'UIMM pour augmenter encore son pouvoir au sein du monde syndical.
'"Transparence et éthique"
"L'UIMM et le Medef sont deux entités séparées, mais je sais que la plupart des dirigeants d'entreprise de l'UIMM sont de bonne volonté et partagent nos valeurs, ajoute-t-elle. Avec eux, je veux rassembler tous les patrons qui exigent transparence et éthique, tous ceux qui sont prêts à se dresser contre les démonstrations d'opacité que certains nous infligent, et contre leur sentiment abusif d'impunité."
Note de P&P : Parisot n'a que faire de la transparence et de l'éthique. Il s'agit simplement de prétextes moraux pour atteindre ses fins. Croyez-vous vraiment qu'un individu animé par l'éthique et la transparence se retrouve à la tête du MEDEF, requin parmi les requins, cynique parmi les cyniques ?
Laurence Parisot "demande solennellement à tous les membres de l'UIMM qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au nom du Medef de remettre immédiatement leur mandat à la disposition du Medef".
Elle précise que Michel de Virville, le président de l'Unedic, lui a déjà remis sa démission. "Je salue son geste", dit-elle.
Selon l'hebdomadaire Marianne, qui a révélé l'accord entre l'UIMM et Denis Gautier-Sauvagnac, Michel de Virville aurait négocié l'indemnité de 1,5 million d'euros, destinée selon la gauche à acheter son silence.
Note de P&P : Parisot a du se frotter les mains en apprenant la démission du président de l'UNEDIC car il s'agit exactement de son objectif, prendre la place de l'UIMM.
Si l'on revient un peu en arrière, on constate qu'au moment de la formation des syndicats patronaux, qui ne sont ni plus ni moins que des organes de lobbying organisés par filière, le secteur de la métallurgie de par son importance de l'époque s'est taillé la part du lion.
Concrétement cela veut dire que l'UIMM truste depuis des années la plupart des postes de dirigeants dans les organisations patronales et paritaires (chambres de commerces, Conseil economiques et sociaux, UNEDIC, URRSAFF, ANPE, APEC,...).
Parisot est en train de récupérer pour le MEDEF les places, le pouvoir et les rémunérations qui étaient aupravant réservées à l'UIMM. Pour nous citoyens lambda cela ne change pas grand chose, ce seront toujours des individus de peu de conscience et de grande ambition qui présideront aux fonctions aussi essentielles que l'assurance chomage, l'assurance maladie, la recherche d'emploi, les politiques économiques et sociales et qui bien évidemment se serviront grassement sur la bête.
"Toutes les hypothèses"
Priée de dire si elle comptait engager une procédure judiciaire, Laurence Parisot répond : "J'étudierai toutes les hypothèses. L'accord entre l'UIMM et son délégué général me semble très discutable sur le plan juridique."
Denis Gautier-Sauvagnac, qui est toujours directeur général de l'UIMM, a été mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et travail dissimulé" le 15 janvier.
L'enquête judiciaire concerne une vingtaine de millions d'euros retirés en liquide sur des comptes de l'UIMM entre 2000 et 2007. Denis Gautier-Sauvagnac admet son implication, mais il a refusé de livrer le nom des bénéficiaires de ces fonds.
Article original Libération. 01/03/08.
Note de P&P : Il est piquant de voir Parisot revêtir son costume de paragon de l'équité. Au-delà de ses beaux discours penchons-nous un instant sur les faits :
Laurence Parisot a été élue présidente du Mouvement des entreprises de France mardi 5 juillet, dès le premier tour, lors de l'assemblée générale extraordinaire du MEDEF réunie à Paris. Désignée par 271 voix et âgée de 46 ans, la patronne de l'institut de sondage Ifop succède à Ernest-Antoine Seillière, qui en avait fait sa favorite.
Si l'on peut se réjouir de l'élection d'une femme dans un monde de bru..., pardon, très masculin, Laurence Parisot sera jugée "comme un homme", a prévenu Marie-George Buffet pour le Parti communiste (source : agence AP).
D'ailleurs, Parisot en imite déjà certains penchants, comme l'intérêt pour les sports qui font vroum-vroum (moto, ski nautique, grosses bagnoles) et possède même une Maserati héritée de papa (source : AP).
Arrivée à la tête de l'IFOP en 1990, à seulement 31 ans, Laurence Parisot est également patronne de l'entreprise familiale Optimum (portes de placards coulissantes) depuis 2002, membre du conseil de surveillance d'Euro Disney depuis 2000, du Conseil économique et social (CES) et du conseil consultatif du cabinet d'audits financiers Ernst & Young depuis 2004, du conseil de surveillance de Michelin depuis le 20 mai 2005 et du conseil d'administration de Havas depuis le 9 juin. Ah ! On oubliait de préciser... A part tourner la poignée des gaz, Laurence Parisot a deux dadas dans la vie : passer icelle au boulot et jouer au fléchettes sur le Code du travail ("La liberté de penser s'arrête la où commence le Code du travail", affirmait-elle en janvier).
Note de P&P : IFOP le faiseur d'opinion, Ernst & Young condamné entre autre dans les affaires Crédit Mutuel, Peoplesoft, ou Norboug, Disney le ramolisseur de cerveau made in USA ou l'entreprise Michelin restée fameuse pour avoir publié en 1999 des bénéfices semestriels en hausse de 20 %, en même temps qu'elle annonçait un plan de restructuration entrainant 7 500 suppressions d'emplois.
Aussitôt après son élection, Laurence Parisot a d'ailleurs appelé à "une refonte du Code du travail", jugeant celui-ci "kafkaïen, absurde et inadapté" au monde actuel. Mais sans "entamer la protection de l'individu" (source : agences Reuters et AP). "Il ne s'agit pas de la liberté formelle que bien sûr notre République nous garantit mais de la liberté pratique, la liberté d'exercer intelligemment sa réflexion face en l'occurrence à un droit du travail qui est kafkaïen, qui est par bien des côtés absurde, et qui empêche tout le monde dans l'entreprise de travailler intelligemment", a déclaré Laurence Parisot sur TF1.
Note de P&P : vous noterez la profondeur de la réflexion philosophique de Parisot qui vient d'inventer la distinction entre "liberté formelle" et "liberté pratique". Ce n'est pas le code du travail qui est kafkaïen c'est le monde promu par Parisot et ses acolytes, ce monde où l'individu est esclave de son patron, de son salaire, où malgré l'essentiel de sa vie diurne passée à trimer il stagne dans la pauvreté et la précarité. Ce monde qu'il aura parcouru comme un mauvais cauchemar en passant du statut d'étudiant pauvre à celui de salarié pauvre puis à celui de retraité pauvre.
"Une politique économique favorable aux entreprises, c'est la condition même du social", estime également Laurence Parisot, note un article du Monde consacré à ses réseaux. "L'Europe sociale ne peut se faire que dans l'Europe libérale." La nouvelle présidente du MEDEF s'en prend aussi aux syndicats. Elle veut "casser un tabou : celui des règles de représentativité syndicale" et de "la présomption de représentativité" accordé depuis 1966 à la CGT, la CFDT, FO,la CGC et la CFTC.
Note de P&P : Parisot ne veut pas casser un tabou mais seulement prendre la place des syndicats de salariés et y mettre son syndicat patronal.
La Canard Enchaîné du 6 juillet 2005 révèle comment "La patronne du MEDEF s'est déjà affranchie du Code du travail". L'une de ses anciennes employées de maison avait déposé plainte pour rupture abusive de contrat. L'affaire devait être jugée le 5 juillet, précisément le jour de l'élection de Laurence Parisot à la tête du MEDEF.
La plaignante était officiellement "assistante", entre mars 1998 et novembre 2000, mais travaillait en fait comme gouvernante chez Parisot. Surprise, les fiches de paie de l'employée étaient celles d'une filiale de l'Ifop, entreprise que dirige Parisot. "Moralité, sa patronne a fabriqué un faux contrat de travail, de fausses fiches de paie et rédigé une fausse lettre de licenciement. Et utilisé des fonds de l'Ifop a des fins personnelles."
L'audience prévue n'a pourtant pas eu lieu. La plaignante "s'est très spontanément désistée de sa requête et des 20000 euros de dommages et intérêts qu'elle réclamait. A la grande surprise de ses défenseurs (dont la CGT), qui n'en avaient même pas été informés ! Et ces persifleurs d'interpréter son revirement de dernière minute comme la conséquence d'un chèque reçu en dédommagement."
Note de P&P : Vous souvenez-vous du début de cet article où Parisot, jeune vierge effarouchée se gargarise d'éthique, de transparence et d'équité. La même Parisot, nantie parmi les nantis donneuse de leçons moralistes exploite une employée de maison, produit des faux documents et détourne des fonds. Que dire de plus ?
L'hebdomadaire satirique note au passage que l'Ifop est "un intéressant laboratoire" : neuf salariés sur dix y sont en CDD, et révocables à tout moment en vertu du statut de sondeur de terrain, dérogatoire au Code du travail.
Note de P&P : Oui un laboratoire où les rats sont des êtres humains asservis et où les expérimentateurs totalement dénués de conscience se délectent des souffrances et profite du labeur de leurs cobayes.
2e article original Blog Fabiana
22:13 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : parisot, uimm, sauvagnac, medef, seillere, syndicats, unedic
03.03.2008
Citations Présidents de la Ve République.
Charles de Gaulle
"La grandeur ne se divise pas. "
"On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l'avoir voulu"
"L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement. "
Georges Pompidou
"Il ne suffit pas d'être un grand homme, il faut l'être au bon moment. "
"Mais n'est-ce pas le propre de la politique d'avoir à choisir entre des inconvénients ? "
"Chaque problème résolu en fait naître d'autres, en général plus difficiles"
Valéry Giscard d'Estaing
"Le rôle de l'État, ce n'est pas de protéger la nation, c'est de la conduire."
"Je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du coeur. Vous n'avez pas le monopole du coeur."
" Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise. » "
François Mitterrand
"Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre"
"Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort."
"Dans les épreuves décisives on ne franchit correctement l'obstacle que de face."
Jacques Chirac
"La politique n'est pas seulement l'art du possible. Il est des moments où elle devient l'art de rendre possible ce qui est nécessaire"
"La montée des extrémismes, c'est toujours la sanction de l'inaction. "
"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. "
Nicolas Sarkozy
"Descends si tu es un homme"
"si tu reviens j'annule tout"
"alors casse-toi pauvre con"
"Sauver la recherche", selon Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy s’est invité lors de la cérémonie en l’honneur d’Albert Fert, le 28 janvier 2008 à l’université Paris-Sud. Son discours a oscillé entre la confirmation des orientations qu’il avait affichées pendant la campagne électorale, et l’énoncé de contre-vérités flagrantes. C’est donc un discours de passage à l’acte, confirmant les analyses que nous avions faites depuis des mois en ce qui concerne les intentions du pouvoir politique, que nous avons écouté avec consternation.
Citons : "les organismes de recherche devenus agences de moyen davantage qu’opérateurs, mettront en oeuvre la politique scientifique" définie par le gouvernement. "Les organismes pourront ainsi, en étroite concertation avec l’ANR, se consacrer pleinement à leur mission, à savoir le pilotage des recherches menées dans les universités". Comme nous l’avions dit, la loi sur les universités n’est pas destinée à donner à ces dernières une plus grande autonomie scientifique : la perte d’initiative des organismes de recherche ne sera pas à leur profit, mais bien à celui du gouvernement. Cela s’organisera notamment grâce à l’Agence Nationale de la Recherche au détriment du financement de base des laboratoires.
En ce qui concerne les personnels, on retiendra la mise en extinction du statut de chercheur. La seule possibilité pour pouvoir consacrer pendant plusieurs années "l’essentiel de son activité à la recherche" serait de passer par un statut d’enseignant-chercheur contractuel : "la loi sur l’autonomie [1] et les responsabilités des universités comporte tous les outils permettant de le faire" ! Naturellement, aucune perspective de développement de l’emploi scientifique n’a été annoncée.
Au chapitre des approximations, détournements, et contre-vérités, on relèvera d’abord un chiffre surprenant : la France consacrerait 0,51% de son PIB à la recherche fondamentale. Ce chiffre n’existe nulle part, car il est impossible à mesurer fiablement au niveau de chaque pays. Dans un autre registre, Nicolas Sarkozy se lamente que "si peu de brillants esprits étrangers [soient] attirés par notre pays", alors qu’ils forment le quart des recrutements de chercheurs du CNRS. Cela sera-t-il encore le cas quand le statut de chercheur aura disparu ?
Autre aspect, le président de la République oppose le financement "récurrent" des laboratoires, dont il est sous-entendu qu’il est "indéfiniment reconduit sans évaluation", au financement sur projet, alors que justement dans ce dernier cas il n’y a pas d’évaluation a posteriori, et que ce sont les laboratoires qui sont évalués sur leur activité passée.
La tactique de communication est claire : il s’agit de noircir le tableau à l’excès pour mieux imposer ses "solutions". Des solutions dont il prétend qu’elles vont "sauver la recherche". Nous oscillons, là aussi, entre l’exaspération de la petite récupération politicienne, et l’indignation face aux propos prononcés (qui n’étaient dans le discours écrit) laissant entendre que nos positions se résumeraient à l’immobilisme. Nicolas Sarkozy feint de ne pas comprendre que le mouvement peut s’effectuer dans plusieurs directions, pas une seule, pas seulement celle qu’il nous impose. Celle-ci est en contradiction flagrante avec le message qu’Albert Fert a développé juste avant lui, où il nous expliquait le profit qu’il a pu tirer des atouts de la recherche française.
Nous ne sommes plus dans la politique-fiction. Après le rapport Attali, le discours de Sarkozy confirme que nous sommes face à une déstabilisation effective de notre système de recherche. L’heure n’est plus à l’exégèse des discours, nous appelons tous les responsables d’organismes et d’universités, les directeurs de laboratoires, les membres d’instances scientifiques, tous les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur, à prendre ouvertement position contre la politique qui nous est imposée. Nous proposerons dans les jours qui viennent des modalités par lesquelles nous tenterons de faire obstacle à sa mise en place.
[1] sic ! le vrai terme est libertés...
Article original publié par Sauvons La Recherche le 28/1/2008
14:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, recherche, budget, attali, anr, laboratoires, chercheur
02.03.2008
Israël prépare la Shoah à Gaza
La violence sans limite pratiqué par l’État hébreu contre les Palestiniens à Gaza continue. Le vice-ministre israélien de la Défense a menacé les Palestiniens d’un « holocauste » et de passer à la phase d’opérations militaires terrestres et au plan d’invasion préparé par Ehud Barak depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense au sein du gouvernement Olmert, en juin 2007. Dans ce but, le vice-ministre de la Défense aurait supervisé l’entraînement de 30000 soldats d’élite.
Il a clairement parlé de « Shoah », qui signifie « incinération » en hébreu, en faisant allusion à celle perpétrée par les Nazis pendant la deuxième guerre mondiale contre les juifs d’Europe. Cette même Shoah longuement exploitée dans la littérature sioniste et qui constitue la base sur laquelle se fonde l’Europe pour traiter avec Israël : ce sentiment de culpabilité qui dicte toute démarche ou initiative politique ou autre, et dont les Arabes sont les premiers à en payer le prix.
L’holocauste a effectivement commencé. On le voit tous les jours sur les écrans de télévisions arabes et mondiales. On voit les corps démembrés et calcinés des enfants de Gaza. Israël ne se soucie même pas de censurer ou d’interdire la diffusion de ces images atroces comme il en a l’habitude pour se donner l’image d’un pays civilisé.
Le châtiment israélien contre les Palestiniens se poursuit. Le blocus imposé à 1,5 millions de personnes amplifie la souffrance des civils, surtout les femmes et les enfants. Ni électricité, ni médicaments, ni nourritures. Les habitations de Gaza sont sans cesse bombardées.
Face à ce massacre quotidien, pas la moindre réaction de la part de la communauté internationale, ni même des pays arabes qui, par leur silence, deviennent aussi complices de l’État hébreu. Ce silence est protégé par le déploiement de bâtiments de guerre américains au large des côtes libanaises. Et comme certains analystes l’expliquent, le destroyer USS Cole a été envoyé, entre autres, pour empêcher la Résistance libanaise de venir en aide aux Palestiniens, victimes d’un impitoyable massacre.
Article original : Réseau Voltaire.
21:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shoah, olmert, barak, usa, onu, israel, génocide
Le génocide du peuple palestinien s'intensifie
L'armée israélienne a poursuivi dimanche son offensive dans la bande de Gaza, où plus de 70 Palestiniens ont péri en 48 heures, poussant l'Autorité palestinienne à suspendre tout contact avec Israël.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a annoncé la poursuite de l'offensive, baptisée "Hiver chaud", "contre les organisations terroristes" visant à mettre fin aux tirs de roquettes visant le sud d'Israël.
Note de P&P : Olmert perpétue un massacre contre enfants et civils. Ce qu'il appelle organisations terroristes est ce que nous appelions résistance française pendant la deuxième guerre mondiale.
Il a dans le même temps indiqué vouloir préserver les négociations de paix avec l'Autorité palestinienne. Mais le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé "de suspendre tous les contacts à tous les niveaux (avec Israël) car ils n'ont aucun sens au regard de l'agression israélienne", selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina.
Note de P&P : Les négociations de paix d'Olmert, les promesses, les pseudo plans de paix, les projets de retrait des territoires occupés, les annonces de réforme, les plans de route, les démantélements de colonies sont les mêmes mensonges répétés depuis des décennies permettant d'entretenir l'illusion auprès des autres nations qui sont au mieux crédules au pire complices.
Depuis 60 ans les faits sont là, têtus et ecoeurants : la poursuite systématique du génocide du peuple palestinien.
Cette nouvelle flambée de violences a précédé l'arrivée mardi dans la région de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui veut aider à progresser dans les négociations de paix relancées il y a à peine trois mois.
"La violence doit cesser et les discussions doivent reprendre", a déclaré la Maison Blanche.
Note de P&P : Les Etats-Unis sont les premiers financeurs d'Israël et ils ont initié le blocus de la Palestine. Comment ne pas voir la cynique hypocrisie de C. Rice et des faucons néolibéraux ? Si Mme Rice voulait vraiment que la violence cesse il faudrait déjà qu'elle arrête de donner des armes à Israël.
A nouveau, l'armée israélienne a bombardé le nord de la bande de Gaza, où sept Palestiniens ont été tués. La veille, 63 Palestiniens y avaient péri, dont plusieurs femmes et enfants, selon des sources médicales.
Note de P&P : A l'heure des frappes chirurgicales, des missiles guidés par laser, des satellites pouvant identifier une balle de golf, Israël assassine encore et encore des femmes et des enfants. Quel est le terme attribué à l'élimination systématique et durable de civils ? Un génocide.
Dans la localité de Jabaliya, des dizaines de blindés israéliens se frayent leur chemin dans les ruelles étroites aux murs criblés de balles. Des hélicoptères tournoient dans le ciel. Les charges artisanales palestiniennes et les roquettes israéliennes explosent.
Note de P&P : D'un côté les charges artisanales de la résistance palestinienne de l'autre les chars et les hélicoptères d'assaut. Notez la disproportion en terme d'équipements. Nous n'avons pas à faire à une guerre mais à l'élimination planifiée d'une population. Il s'agit d'un génocide.
"De ma vie je n'avais vu un tel massacre", dit Fatima Sayed, une habitante de Jabaliya. "Israël nous a chassés en 1948", dit-elle en référence à la première guerre israélo-arabe après la création de l'Etat hébreu. "Maintenant, ils veulent nous tuer tous".
Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé la mort de 35 de ses combattants dans l'offensive, et celle d'une dizaine d'autres activistes. Deux soldats israéliens y ont été tués samedi, et deux autres blessés dimanche.
Note de P&P : Les chiffres parlent d'eux-même. D'un côté 70 morts palestiniens dont des civils, femmes et des enfants. De l'autre côté deux soldats israéliens disparus. Vous aurez remarqué que le journaliste mentionne le nombre de morts et de blessés du côté israélien mais seulement le nombre de morts du côté palestinien.
Dans la nuit, des appareils israéliens ont rasé les bureaux à Gaza d'Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement Hamas non reconnu internationalement.
Malgré l'ampleur de l'offensive israélienne, la plus meurtrière depuis 2000, 24 roquettes se sont abattues dimanche sur le sud d'Israël. La police a fait état d'un blessé, et indiqué qu'en soirée un autre engin avait frappé une maison à Ashkelon.
L'armée israélienne avait lancé mercredi des opérations ponctuelles à Gaza également meurtrières, après la mort d'un Israélien par l'explosion d'une roquette à Sdérot (sud). Depuis mercredi, plus de 100 Palestiniens ont péri.
"Israël n'a aucune intention de cesser, ne serait-ce que pour un moment, les combats contre les organisations terroristes", a prévenu M. Olmert.
Note de P&P : En quelques jours Ehud Olmert a déjà exterminé plus de 100 Palestiniens. Il a tué femmes et enfants. Mais Ehud Olmert veut plus de sang. Il ne cessera pas.
Ce qu'Ehud Olmert appelle "organisations terroristes" constitue les derniers mouvements de résistance qui préservent le peuple palestinien du génocide que mène Israël.
"Le but de l'opération, qui est de mettre fin aux tirs de roquettes, ne sera pas atteint dans les deux prochains jours, nous continuerons nos activités et devons nous préparer à une escalade", a affirmé le ministre de la Défense Ehud Barak, ajoutant que le Hamas "paiera le prix" de "la dégradation de la situation".
Note de P&P : Ce n'est pas le Hamas qui paye le prix. Ce sont en très grande majorité des civils, des femmes et des enfants qui sont assassinés par Israël. Si Barak veut que les tirs de roquettes s'arrêtent, qu'il se retire des territoires qu'il occupe illégalement, qu'il cesse le génocide du peuple palestinien.
Dimanche soir, l'aviation israélienne a lancé deux autres raids, respectivement au nord de Gaza et dans le camp de Chatti contre la maison d'un activiste palestinien qui a été endommagée, selon des témoins.
Note de P&P : Ce que le journaliste appelle "activiste" est un résistant palestinien qui lutte contre l'occupation illégale et barbare menée par Israël. Au lieu de mentionner les attaques ayant détruit un bâtiment, le journaliste aurait pu se pencher sur celles qui ont conduit à la mort de tant de femmes et d'enfants.
En brouille avec M. Abbas, le Hamas, a appelé à la formation d'un cabinet d'union nationale d'urgence.
En Cisjordanie, des milliers de Palestiniens ont protesté contre l'offensive israélienne, et un Palestinien de 13 ans a été tué par des soldats israéliens. Des manifestations de protestation ont aussi éclaté en Egypte, au Maroc et en Jordanie.
A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les violences à Gaza comme dans le sud d'Israël. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon tout en reconnaissant à Israël le droit de se défendre, a critiqué "l'usage disproportionné et excessif de la force qui a tué et blessé tant de civils, y compris des enfants".
Plusieurs pays arabes ont condamné l'opération israélienne, et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé qu'Israël serait "déraciné".
Les derniers décès portent à 6.267 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, pour la plupart des Palestiniens, selon un bilan établi par l'AFP.Note de P&P : 6000 Palestiniens assassinés depuis 2000 selon l'AFP (et certainement beaucoup plus en réalité). Plus de 100 Palestiniens tués par l'armée israélienne au cours de la semaine dernière. Chaque jour des enfants sont assassinés par l'armée israélienne. Pendant ce temps, les gesticulations pathétiques de Sarkozy, la cérémonie des Oscars, la stigmatisation du méchant terroriste musulman remplissent les ondes.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Article original TV5 - 2/3/8.
21:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : olmert, barak, hamas, rice, palestine, israël, génocide


