31.12.2008

Image du jour

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* - Ok, on a coupé le gaz et l'électricité, on passe à quoi ?
- Les têtes ! 

30.12.2008

Indice Case Shiller octobre 2008

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Nous devons agir face aux massacres de Gaza

 

© Hatem Omar/MaanImages

27 décembre 2008, des Palestiniens transportent le corps d’une victime d’un bombardement israélien à Rafah dans le sud de la bande de Gaza.

 

« Je vais écouter de la musique et fêter les bombardements menés par l’armée de l’air israélienne ». Ce sont les mots qu’Ofer Shmerling, représentant de la défense civile israélienne à Sderot, quartier adjacent à Gaza, a prononcé aujourd’hui sur Al Jazeera, alors que des images des derniers massacres perpétrés par Israël ont été diffusées aux quatre coins de la planète.

Peu de temps auparavant, des chasseurs F-16 et des hélicoptères Apache ont largué plus de 100 bombes sur des dizaines de cibles dans la bande de Gaza occupée par Israël, tuant au moins 195 personnes et en blessant des centaines de plus.[NdT : au 29 décembre, le nombre de Palestiniens tués par Israël s’élève désormais à 315]. Nombre de ces cibles étaient des postes de police situées, comme tous les postes de police du monde, au milieu de zones civiles. Le gouvernement étasunien a été l’un des premiers à déclarer son soutien aux attaques israéliennes, et d’autres suivront.

D’après les comptes-rendus, la plupart des victimes sont des agents de police palestiniens. Parmi ces personnes étiquetées comme « terroristes » par Israël, on trouve une douzaine d’agents de police chargés de la circulation qui suivaient leur formation. Un nombre encore inconnu de civils ont été tués ou blessés, Al Jazeera a diffusé les images de plusieurs cadavres d’enfants, sachant que les attaques israéliennes ont eu lieu à l’heure où des milliers de jeunes Palestiniens étaient dans les rues, rentrant de l’école.

La joie de Shmerling a trouvé écho parmi les Israéliens et leurs partisans à travers le monde ; leur violence est une violence juste. Il s’agit de « légitime défense » contre des « terroristes », ce qui la justifie. Les bombardements menés par Israël – comme les bombardements de l’Iraq et de l’Afghanistan par les États-Unis et l’OTAN – sont des bombardements pour la liberté, la paix et la démocratie.

La justification des massacres perpétrés par Israël, d’ores et déjà fidèlement relayée par les médias anglophones [NdT : et francophones], est qu’Israël « riposte » contre les tirs de roquettes palestiniens qui ont augmenté depuis la fin du cessez-le-feu le 19 décembre (jusqu’à ce jour, aucun Israélien n’avait été tué ou blessé par ces récents tirs de roquettes).

Mais l’horrible attaque perpétrée aujourd’hui par Israël marque un changement par rapport à la méthode jusqu’alors utilisée par Israël pour éliminer les Palestiniens. Au cours des derniers mois, ils mouraient généralement en silence, en particulier les plus âgés et les plus malades, privés de nourriture et de médicaments par le blocus israélien initié il y a deux ans dans le but de répandre souffrance et désolation parmi les 1,5 millions de Palestiniens – essentiellement des réfugiés et des enfants – enfermés dans la bande de Gaza. En ce lieu, les Palestiniens mourraient en silence, par manque de médicaments de base : insuline, anticancéreux, produits pour les dialyses, dont l’accès était interdit par Israël.

Ce qui n’est jamais remis en question par les médias est la manière dont Israël conçoit la trêve. Au cours d’une trêve à l’israélienne, les Palestiniens ont le droit de se taire tandis qu’Israël les fait mourir de faim, les abat et continue à violemment coloniser leurs terres. Non seulement Israël a interdit la nourriture et les médicaments à Gaza pour briser les corps, mais en plus il souhaite affamer les esprits : il n’y a même pas d’encre, de papier ou de colle pour fabriquer les livres scolaires.

Comme l’a déclaré John Ging, directeur des opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), auprès de The Electronic Intifada, en novembre dernier : « au cours des derniers mois, il y a eu 5 mois de cessez-le-feu, dont les Palestiniens n’ont pas bénéficié ; rien n’est venu amélioré la dignité de leurs existences. En fait, les apports de vivres destinés à l’ONU ont été également bloqués pendant la durée du cessez-le-feu, jusqu’à ce que nous nous retrouvions dans une situation extrêmement précaire et vulnérable, où, après quelques jours de blocus, nous n’avions plus rien à manger. »

Voilà ce qu’est une trêve à l’israélienne. Une quelconque réponse aux attaques israéliennes – même une manifestation pacifique contre le mur de l’apartheid à Bilin et à Nilin, en Cisjordanie, déclenche tirs et bombardements. Il n’y a pas de roquette tirée depuis la Cisjordanie, et pourtant, les attaques israéliennes, les meurtres, les expropriations, les pogroms et les kidnappings menés par les colons n’ont pas cessé un seul jour pendant la trêve. L’autorité palestinienne à Ramallah a accédé à toutes les demandes émises par Israël, allant jusqu’à mettre sur pied des « forces de sécurité » pour lutter conte la résistance à la place d’Israël. Aucune des ces concessions n’a protégé ne serait-ce qu’un seul Palestinien, ou ses terres, ou ses moyens de subsistance, de la colonisation brutale et effrénée menée par Israël. Cela n’a pas empêché, par exemple, que la famille Al-Kurd, qui vit dans territoires occupés de Jérusalem-Est, voie sa maison de 50 ans démolie le 9 novembre, afin que le terrain sur lequel elle était construite soit récupéré par des colons.

Une fois de plus, nous assistons à des massacres à Gaza, comme en mars dernier, lorsque 110 Palestiniens – dont des dizaines d’enfants – furent tués par Israël en l’espace de quelques jours. Une fois de plus, les gens éprouvent de la rage, de la colère et du désespoir en voyant cet État illégitime commettre de tels crimes en toute impunité.

Mais partout dans les médias et les sites Internet arabes, cette rage ne cible pas seulement Israël. Elle vise plus que jamais les États arabes. Les images qui restent sont celles de Tzipi Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères, au Caire le jour de Noël. On la voyait assise et souriante avec le président égyptien Hosni Mubarak. Et puis, il y a ces photos de Livni et du ministre égyptien des Affaires étrangères, se souriant et se tapant dans les mains.

Aujourd’hui, le quotidien israélien Haaretz a rapporté que mercredi dernier, le « cabinet israélien avait autorisé le Premier ministre, le ministre de la Défense et le ministre des Affaires étrangères à déterminer le timing et la méthode » de l’attaque israélienne contre Gaza. Tout le monde se demande ce que Livni a pu dire aux Égyptiens, et, plus important, ce qu’ils ont pu lui raconter. Israël a-t-il reçu le feu vert pour faire à nouveau couler le sang dans les rues de Gaza ? Rares sont ceux qui sont prêts à accorder le bénéfice du doute à l’Égypte après qu’elle a aidé Israël à assiéger Gaza en fermant le poste frontière de Rafah pendant plus d’un an.

En plus de cette colère et de cette tristesse insondables, nombreux sont ceux qui éprouvent de la frustration face aux nouveaux meurtres de masse perpétrés par Israël, car il semble y avoir si peu de solutions qui permettraient de canaliser cette colère vers une décision politique qui ferait changer le cours des événements, mettre fin à la souffrance et faire régner la justice.

Mais il existe des solutions, et il est temps de les étudier. J’ai d’ores et déjà reçu des messages annonçant des manifestations et des actions de solidarité dans des villes aux quatre coins de la planète. C’est un point important. Mais que se passera-t-il après que les manifestations se seront dispersées et que la colère sera passée ? Continuerons-nous à laisser Gaza mourir en silence ?

Partout, les Palestiniens demandent de la solidarité, une véritable solidarité, concrétisée par une action politique durable et déterminée. Le groupe One Democratic State (Un État démocratique), basé à Gaza, a renouvelé cet appel aujourd’hui en « demandant à toutes les organisations de la société civile et à tous ceux qui aiment la liberté d'agir immédiatement, par tous les moyens possibles, pour exiger de leur gouvernement qu'il rompe ses relations diplomatiques avec le régime de l’apartheid qu’est Israël, et que des sanctions soient prises. »

 

Le Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC) offre ce cadre d’action. Il est désormais temps de canaliser nos émotions vers un engagement durable, pour faire en sorte qu’il n’y ait plus jamais d’« autre Gaza »

 

Ali Abunimah est le cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse ((Metropolitan Books, 2006).

 

Source : The Electronic Intifada

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

29.12.2008

Première réactions des blogueurs au raid israélien sur Gaza

La fin de la trêve entre Israël et le Hamas a entrainé violence et tensions, qui culminent aujourd'hui samedi 27 décembre avec l'attaque aérienne d'Israël sur Gaza, dans ce que l'agence AFP en anglais décrit comme “l'un des jours les plus sanglants des cinquante ans de conflit au Moyen-Orient”. A cette heure [ 21h 40 heure française], le bilan fait état de 210 morts et devrait encore s'alourdir.

La blogosphère palestinienne, qui comprend tout autant des blogueurs palestiniens que des sympathisants du monde entier, est atterrée par ce qu'ils perçoivent comme une attaque inutile d'Israël. Le blog No Justice No Peace…The Big Picture, membre honoraire de la blogosphère palestinienne, écrit [en anglais, comme tous les blogs cités ensuite]:

200 morts, 750 blessés, et pour quoi ? Pour des missiles Qassam qui ont tué moins de dix personnes en huit ans. Si jamais il y a eu une utilisation disproportionnée de la force, cette attaque par les avions de chasse F-16 (payés par les impôts de mes concitoyens américains) en est l'exemple parfait.

Tout cela au nom de la “légitime défense”. S'il vous plaît. Ceci est une injure à la morale et un crime aveugle ; au nom de dieu, si vous organisez des élections et les appelez “processus démocratique”, acceptez le résultat des urnes de façon cilivisée, sans mettre Gaza sous blocus, sans geler les fonds, l'essence, l'électricité, les médicaments, sans interdire l'accès à Gaza aux interventions humanitaires, aux observateurs de l'ONU. Sinon, ne vous demandez pas pourquoi les roquettes faites à la maison s'abattent [sur Israël] (sans puces électroniques sophistiquées et avec peu de garantie de dégâts importants).

PalestineFreeVoice souligne qu'Israël vient d'utiliser des armes interdites par les conventions internationales durant ces attaques aériennes et rapporte :

A midi heure locale, samedi, première vague d'attaques : les Israéliens ont ciblé les bâtiments du gouvernement à Gaza. La mort du commandant de la police de Gaza, Tawfiq Jabir, a été confirmée, ainsi que celle du commandant de la sécurité et des services de protection de la police de Gaza, Ismail Al-Ja'bari, et celle du gouverneur des districts Al-Wusta (du centre), Ahmad Abu Aashur. Islam Shahwan, un porte-parole de la police du Hamas, a déclaré que les attaques israéliennes ont pratiquement détruit le siège de la police de la bande de Gaza, où une cérémonie de remise de diplômes avait lieu quand les attaques israéliennes ont eu lieu.

La responsable de Global Voices pour Bahreïn, bint battuta, a publié sur son blog le texto que lui a envoyé un ami depuis Rafah, au début des attaques :

“Ils ont frappé toute la bande de Gaza simultanément. Beaucoup des victimes sont des écoliers. Mon collègue m'a dit qu'il avait vu huit cadavres dans la rue. Il a récupéré son fils vivant. Je suis dans mon école maintenant et l'horreur est partout à Gaza”.

Les blogueurs palestiniens ont immédiatement demandé que leur blogosphère se mobilise.  Ali Abunimah, sur le blog The Electronic Intifada, rapporte que des manifestations sont organisées partout dans le monde :

En plus de la douleur et de la fureur que tant de gens ressentent envers Israël et ces nouveaux massacres à Gaza, il y a cette frustration, qu'il existe si peu de moyens pour canaliser cette émotion dans une réaction politique qui puisse influer sur le cours des événements, mettre un terme à la souffrance, et apporter la justice.

Mais il existe des moyens, et c'est le moment de les utiliser. Déjà, j'ai reçu des messages sur les manifestations et les actions de solidarités qui vont démarrer dans des villes du monde entier. C'est important. Mais que se passera-t-il quand les manifestants se disperseront et que la colère retombera ? Continuerons-nous à laisser les Palestiniens de Gaza mourir en silence ?

Les Palestiniens, partout, demandent de la solidarité, de la véritable solidarité, sous forme d'action politique durable, déterminée. Le groupe One Democratic State (Un état démocratique), basé à Gaza, a rénouvelé cet appel aujourd'hui en ”demandant à toutes les organisations de la société civile et à tous ceux qui aiment la liberté d'agir immédiatement, par tous les moyens possibles, pour exiger de leur gouvernement qu'il rompe ses relations diplomatiques avec Israël-appartheid, et que des sanctions soient prises.”


Source :

 

Ce que veulent détruire les psychopathes

Ce qui a été, ce qui n'est plus, ce qui pourrait être…

« Danse, quand tu as été brisé,
Danse, quand tu as arraché tes pansements,
Danse, au milieu du combat,
Danse dans ton sang,
Danse, quand tu es totalement libre »
-- Jelaluddin Rumi

 

 

28.12.2008

La politique israélienne conduit-elle au désastre ?

GAZA / dimanche 28 décembre par ANAËLLE VERZAUX

Depuis hier samedi, les attaques aériennes de l’armée israélienne sur Gaza on fait 280 morts et plus de 600 blessés. Analyse du traitement de Gaza par les médias, avec Michel Warschawski.

Fin connaisseur de la société israélienne, Michel Warschawski est une référence sur le sujet, même si tout le monde ne partage pas forcément ses vues. Pas mal de journalistes qui débarquent au Proche-Orient et qui souhaitent « tout connaître » sur la région, autrement que par les biais officiels, tentent de le rencontrer, à Jérusalem.

Infatigable militant pour une paix juste au Proche-Orient, qui suppose la fin de ce qu’il appelle « lʻoccupation-colonisation » d’Israël sur les territoires palestiniens, il créé L’Alternative Information Center (Jérusalem-Ramallah). Et écrit plusieurs ouvrages, dont Sur la frontière (Stock, 2002) etProgrammer le désastre, la politique israélienne à l’oeuvre. Ce dernier livre, paru aux éditions La Fabrique en février 2008, commence par un démontage en règle des mystifications sur le Proche-Orient, fabriquées et / ou entretenues par les médias internationaux.

Il nous propose de lire les titres des grands quotidiens internationaux, et de savoir si, oui ou non, ces titres correspondent à la réalité. Le résultat est surprenant. Pour celles et ceux que le passage qui suit va déranger : l’auteur du bouquin n’est ni membre, ni sympathisant, du Hamas.

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HAMAS / FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS

Un des titres ou phrases fréquemment rencontrés :

« Après que le Hamas s’est emparé du pouvoir à Gaza… »

Vrai ? Faux ? C’est faux, dit l’auteur. Et il explique. « C’est dans des élections, dont le monde entier a salué le caractère transparent et démocratique, que le Hamas a gagné les voix de la grande majorité de la population palestinienne. Non seulement il ne s’est pas “emparé” du pouvoir, mais il a immédiatement accepté de former un gouvernement d’union nationale, dans lequel les vaincus – le Fatah et ses supporters – étaient surreprésentés ».

Une autre assertion médiatique à méditer : « Le Hamas a déclaré la sécession de Gaza et a rompu tout lien avec la Cisjordanie ».

C’est faux là aussi ? Faux, dit l’auteur : « C’est Mahmoud Abbas qui, sous la protection de lʼarmée israélienne, et après un coup dʼEtat avorté dans la bande de Gaza et la fuite de ses troupes en Egypte, a retiré son administration. En rompant tout lien avec la bande de Gaza, il acceptait que celle-ci soit considérée par Israël et la communauté internationale comme une “entité hostile” (sic), à savoir une zone où vivent plus d’un million de femmes, hommes, enfants et vieillards, dont les droits les plus élémentaires, à commencer par le droit à l’alimentation et aux soins médicaux, sont niés ».

Mais il y a des tas de terroristes au Hamas ? D’après quelques grands journaux, oui : « On ne peut reconnaître le gouvernement Hamas, car il est responsable dʼattentats terroristes…  »

Faux, archifaux ? Warschawski enfonce le clou : « Depuis quatre ans, le Hamas respecte scrupuleusement une trêve unilatérale, et les (rares) attentats ainsi que les roquettes tirées du nord de la bande de Gaza sont surtout le fait… des brigades Al-Aqsa, liées au Fatah » (pp. 11-12).

LES ISRAÉLIENS « REJETTENT LES AVENTURES MILITAIRES »

Pour Michel Warschawski, la plupart des grands médias, en déformant des faits, et en en inventant d’autres, prennent parti dans le conflit, contre les Palestiniens. Tache facilitée, nous dit-il, par les fréquents petits coups de pouce du Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, au gouvernement israélien. Alors que Warschawski écrivait son livre, « le chef des miliciens du Fatah » s’est réjouit, devant des journalistes israéliens, que tous les livres – y compris les exemplaires du Coran – d’une institution culturelle liée au Hamas aient été détruits par l’armée israélienne. Et, affirme l’auteur, très récemment, Abbas a « franchi une limite ». En appelant Israël à« renforcer l’isolement » de la bande de Gaza, il a préféré la compromission au compromis.

Finalement, pour Warschawski, ce sont les deux populations, palestinienne et israélienne, qui coincent Israël dans la mise en oeuvre complète de sa politique. Les Israéliens aussi, car ils ont « perdu l’esprit de sacrifice et refusent de payer le prix d’une politique qu’ils ne soutiennent que dans la mesure où elle est gratuite. Dès lors qu’on lui soumet une facture et que la normalité de son existence est remise en question, ne serait-ce que pour quelques semaines, la population de l’Etat juif rejette les aventures militaires » (pp. 33 - 34).

A Tel Aviv, dans la nuit de samedi à dimanche 28 décembre, environ 2000 Israéliens ont d’ailleurs manifesté contre les attaques aériennes de l’armée israélienne sur Gaza.

Source : Bakchich.info

Monstruosités sionistes (un pléonasme)

 

 

 

 

 

27.12.2008

Victoria (Keny Arkana)

Keny Arkana interprète Victoria (clip officiel)

Israël met Gaza à feu et à sang

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Un policier palestinien du Hamas pleure un de ses collègues
tués dans le raid israëlien sur Gaza le 27 décembre 2007

©AFP

 

 

Note de P&P : L'article ci-dessous, relayé par les médias de masse, décrit les attaques sanglantes perpétrées par Israël contre les Palestiniens de Gaza. Nous allons tenté d’y ajouter quelques détails non négligeables.


L'aviation israélienne a mené samedi une série de frappes simultanées sans précédent contre l'appareil de sécurité du Hamas dans la Bande de Gaza. Au moins 145 personnes ont été tuées et 310 autres blessées, selon Moawiya Hassanain, un responsable du ministère de la Santé du Hamas à Gaza.
Le chef de la police de Gaza, Taoufik Jaber, figure parmi les morts, d'après divers témoins. Toutes les installations de sécurité de Gaza ont été détruites, a affirmé le ministère de l'Intérieur.

Note de P&P : Israël est en train de détruire purement et simplement l’infrastructure humaine et matérielle de la Palestine,  dernier rempart contre un génocide total.



En réponse aux frappes israéliennes, des militants de la Bande de Gaza ont tiré plusieurs missiles Grad sur le sud de l'Etat hébreu, tuant une femme et blessant quatre autres personnes à Netivot, selon les secours israéliens.


Note de P&P : le contexte des ces bombardements - terme soigneusement censuré par les médias de masse et remplacé par le terme « frappe » moins évocateur des terribles souffrances provoquées – mérite d’être précisé. C’est Israël qui a unilatéralement rompu le cessez-le-feu comme précisé dans l’article intitulé : « Relier les points : guerre de terreur et sionisme mènent la danse »

Le jour de l'élection étasunienne, alors que tous les regards étaient fixés sur les écrans de télévision, les Israéliens décidèrent que le moment était idéal pour rompre la trêve avec le Hamas, envahir Gaza, tuer six Palestiniens, et les accuser d'avoir rompu le cessez-le-feu alors que c'est à la suite de ces actes que le Hamas répondit en envoyant des roquettes sur Israël.


"L'opération durera aussi longtemps que nécessaire", a déclaré le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, sans préciser si une offensive terrestre était prévue. Interrogé sur l'éventualité d'actions contre des dirigeants politiques du Hamas, le général Avital Leibovitch, porte-parole de l'armée, a répondu que "toute cible du Hamas est une cible".

Note de P&P : Ici Israël s’autorise une attaque sans limite et totalement disproportionnée. Plus de 145 Palestiniens ont déjà été tués sans aucune forme de procès ou même de justification. Israël a simplement décidé de tuer aussi longtemps que cela lui conviendrait.



"Le Hamas continuera la résistance jusqu'à la dernière goutte de sang", a promis Faouzi Barhoum, porte-parole du Mouvement de la résistance islamique, lors d'une intervention radiodiffusée.

Note de P&P : Le terme « résistance islamique » est lui aussi trompeur et laisse imaginer une bande d’ « islamistes fanatiques ». Faouzi Barhoum est le porte-parole du Hamas, parti démocratiquement élu par le peuple palestinien. A ce titre il est porte-parole du gouvernement palestinien qui organise la résistance contre le génocide perpétré à l’encontre des Palestiniens depuis des décennies par Israël au mépris des lois et conventions internationales.


L'Etat hébreu a demandé aux habitants des localités israéliennes proches de la Bande de Gaza de se mettre à l'abri et a déclaré l'état d'alerte dans un rayon de 20km de la frontière. Les heures ou les jours à venir "ne seront pas faciles et ne passeront pas vite pour les communautés du Sud", a prévenu Ehoud Barak.

Note de P&P : Voilà un excellent exemple d’inversion des rôles. En vérité ce ne sont pas les Israéliens qui sont victimes des bombardements mais les Palestiniens. Ces bombardements ont d’ores et déjà fait plus de 145 morts et 310 blessés. Combien de morts supplémentaires faudra-t’il au gouvernement israélien pour étancher sa soif de sang et de souffrance ?

En plus de l'horreur de ces bombardements, le blocus de la bande de Gaza qui empêche les apports de nourriture, d’eau et de médicaments provoque décès et souffrances depuis des mois.


L'Egypte a ouvert sa frontière avec la Bande de Gaza pour permettre aux ambulances de conduire les blessés jusqu'à ses hôpitaux.
Tsahal confirme avoir mené des frappes aériennes contre des installations du Hamas. D'après la radio de l'armée israélienne, au moins 40 cibles ont été touchées.
Ces derniers jours, l'Etat hébreu avait mis en garde le Hamas, au pouvoir dans la Bande de Gaza, contre des représailles massives si les tirs de roquettes ne cessaient pas. Il n'y avait cependant samedi matin aucun signe d'une offensive terrestre israélienne.

Note de P&P : Ce passage laisse croire que le Hamas a déclenché les hostilités avec ses roquettes. Cela est faux. Le cessez-le-feu a été rompu par Israël comme précisé plus haut.
Les frappes de roquettes artisanales constituent le seul moyen pour les Palestiniens de se défendre. On peut même s’interroger sur la véritable identité de ceux qui tirent ces roquettes. En effet il y a un mois et demi, le Hamas a accusé des «collabos palestiniens à la solde des Israéliens» d’être à l’origine de ces tirs de roquettes.



Beaucoup d'installations du Mouvement de la résistance islamique sont situées dans des quartiers résidentiels.

Note de P&P
: Voici discrètement mentionnée la pathétique justification pour le meurtre de civils. Les membres du gouvernement palestiniens se trouvent dans des quartiers résidentiels donc la mort de civils est inévitable, logique non ?


Une première série de frappes aériennes a été menée juste avant midi, à l'heure où les enfants sortaient de l'école. Des colonnes de fumée noire s'élevaient de la ville de Gaza où hurlaient les sirènes tandis que des mères affolées cherchaient leurs enfants. D'autres séries de frappes ont suivi. Des civils se précipitaient sur les sites des attaques pour aider à évacuer les blessés en voiture vers les hôpitaux. On ignorait le nombre de victimes civiles.
Des images filmées par la télévision sur l'un des sites attaqués montrent plus d'une douzaine de corps de membres des services de sécurité, vêtus de noirs.
Israël a déjà ciblé la Bande de Gaza par le passé. Mais le nombre de frappes aériennes simultanées est sans précédent.
Depuis la Cisjordanie, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a publié un communiqué dans lequel il "condamne cette agression". Le responsable du Fatah, parti politique rival du Hamas, appel Israël à la retenue, selon l'un de ses conseillers Nabil Abou Rdeneh.
Le Hamas, au pouvoir dans la Bande de Gaza depuis juin 2007, a proclamé le vendredi 19 décembre la fin de la trêve de six mois avec Israël. Depuis, les tirs de roquettes et mortiers palestiniens depuis la Bande de Gaza sur le sud du territoire israélien se sont multipliés: au moins 200 depuis la fin de la trêve, soit 3.000 depuis le début de l'année. AP

Note de P&P : et combien de victimes ces attaques de roquettes ont-elles faites ? Israël a déjà tué plus de 145 Palestiniens. Le châtiment collectif infligé au peuple palestinien est totalement disproportionné et injustifié.

Cela peut nous rappeler les jours de plus sombres de notre Histoire où la mort d'un nazi entraînait le massacre de dizaines d'innocents, comme décrit par le journaliste palestinien Asalam Alaylum :

En juin 1942, en représailles à l'assassinat du commandant nazi Reinhard Heydrich, les Allemands se sont livrés à un déchaînement de violence meurtrière et de terreur dans toute la Tchécoslovaquie. Le petit village tchèque de Lidice a le plus souffert de la vengeance allemande, avec la S.S. tuant tous les hommes, déportant toutes les femmes et les enfants et rasant le village.

Et ici, en France, avons-nous déjà oublié le martyr d'Ouradour sur Glane où les femmes et les enfants ont été enfermés dans l'église que les S.S. ont brûlé après avoir fusillé les hommes dans les granges ?

De même, en mars 1944, trente-trois soldats allemands ont été tués quand des membres d'un groupe de résistance italienne a déclenché une bombe près d'une colonne allemande qui circulait sur la via Rasella, à Rome. Adolph Hitler furieux avait ordonné que dans les 24 heures, dix Italiens devaient être tués pour chaque soldat allemand tué.

Herbert Kappler, le commandant allemand local, rapidement a dressé une liste de 320 civils qui devaient être assassinés par vengeance. Le 24 mars, les victimes ont été transportées dans le grottes ardéatines où ils ont été sommairement exécutés par les SS.

Une question demeure : "pourquoi des attaque d’une telle ampleur ce 27 décembre ? "

Le vent vient de tourner aux USA et les sionistes chrétiens qui contrôlaient la Maison-Blanche doivent théoriquement laisser la place le 20 janvier à un gouvernement Obama encore plus ouvertement sioniste.

Israël profite tout simplement du blanc-seing symbolisé par la nomination de Rahm Emmanuel au poste de secrétaire général de la Maison Blanche.

Si les orientations politiques de Rahm Emanuel demeurent obscures, voici un extrait de l’article intitulé : « Relier les points : guerre de terreur et sionisme mènent la danse »

Le parcours d'Emanuel suggère en effet qu'il sera plus loyal à Israël qu'aux États-Unis. Son père était membre de l'Irgoun, un groupe terroriste juif qui avait recours à la violence pour chasser de Palestine les Britanniques et les Palestiniens, dans le but de créer l'État d'Israël. Pendant la guerre du Golfe de 1991, il fut volontaire pour rejoindre l'armée israélienne. On l'a décrit comme un «faucon super-likoudique» et il a soutenu l'invasion illégale de l'Iraq initiée par Bush.

En outre ces attaques déclenchées le samedi compris entre Noël et Nouvel An assurent une impunité maximale à l'armée israélienne alors que la plupart des médias tournent au ralenti et que l’attention publique est focalisée sur les fêtes de fin d’année.

Sur ce, Israël vous souhaite un joyeux Noël et une excellente année 2009.

26.12.2008

Et comme reverbère quotidien, je m’offrirai madame Thatcher.

thatcher.jpgAnne Ladonne, une Parisienne, mère de trois enfants, regarde défiler la campagne du Kent à travers la fenêtre de l'Eurostar, tout en réfléchissant à voix haute à sa liste de courses : "Pain de mie tranché de chez Marks and Spencers [notre équivalent n'est pas aussi moelleux]. Crackers au fromage pour Noël, sablés au beurre, sauce pour les pâtes Marks and Spencer…" Anne Ladonne, directrice de communication, s'est rendue compte que faire son shopping à Londres et se procurer des articles exotiques qu'elle ne trouvait pas à Paris devenait tout à coup envisageable. La chute de la livre [20 % par rapport à l'euro depuis le début de l'année] est devenue synonyme de bonnes affaires, d'autant que la Grande-Bretagne raffole des promos. "Des pyjamas Primark", songe-t-elle soudain avec enthousiasme.

Londres, autrefois réputée pour ses prix incroyablement élevés, est-elle en train de perdre cette image pour devenir une destination de shopping bon marché ? On se rapproche dangereusement de la parité entre la livre sterling et l'euro alors que la devise de Sa Très Gracieuse Majesté valait encore 1,50 euro en janvier 2007. Les expatriés britanniques payés en livres sterling, qui ont longtemps joui d'un niveau de vie plus enviable qu'en France, sont maintenant à plaindre, tandis que les consommateurs français avisés, s'ils ont les moyens de s'offrir le voyage de Londres, profitent de l'aubaine.

A Kensington High Street, le rendez-vous shopping de nombreux riches expatriés français, Jean-Luc Vuhal, gérant de restaurant, médite sur son triste sort. "C'est dur quand je rentre en France avec des livres, se plaint-il. En revanche, toute ma famille française vient faire des courses ici, acheter des vêtements, des cadeaux de Noël, tout." Ayant détourné les yeux des vitrines parisiennes ces dernières semaines, je remonte cette rue commerçante pour voir dans quelle mesure les bas prix londoniens peuvent remonter le moral des Français.

D'énormes pancartes – de tous les formats – affichent la baisse de la TVA accordée par Gordon Brown [deux points de TVA en moins, dans le cadre du plan de relance]. La réduction incluse, une robe de soirée M&S coûte 55 livres (soit 61 euros). A titre de comparaison, j'ai été horrifiée par le prix de deux robes du même genre dans un grand magasin parisien, le BHV : 89,95 et 145 euros.

Mais le vrai comparatif consiste à faire une pause-café avec pâtisserie. Chez Phillies, situé dans une rue qui donne sur Kensington High Street, où un cinquième de la clientèle est française, l'expresso coûte 1,70 livre (1,90 euro), contre 2,50 euros à la terrasse de mon troquet du coin à Paris. Une part d'excellente tarte Tatin est à 4,50 livres (5 euros), à peu de choses près le même prix qu'à une terrasse de café à Paris. Autre test incontournable : une baguette est en promo chez Tesco à 89 pence [0,99 euro], contre 1,10 euro chez le boulanger*. Mais je sais laquelle je préfère. A Paris, j'avais déjà affronté le Salon des viticulteurs indépendants pour acheter quelques bouteilles de mousseux d'Alsace à moins de 8 euros la bouteille. Tesco propose du cava [vin mousseux catalan] millésimé à 5,99 livres [6,68 euros].

Il y a tout de même quelques avantages à être Britannique, pour peu que vous soyez payé en euros. Un diplômé de l'université de Newcastle de 24 ans, qui tient à garder l'anonymat de peur de passer pour un m'as-tu-vu, explique que son emploi à Paris et sa paie en euros l'aident à rembourser le prêt étudiant qu'il avait contracté en Grande-Bretagne. "Mon salaire et mon pouvoir d'achat augmentent quand je transfère l'argent en livres, explique-t-il. J'ai l'intention de rester plus longtemps en France pour finir de rembourser mes dettes. A ce rythme-là, j'en ai pour trois ans, pas plus."

Article original : Courrier International


Note de P&P : Vous souvenez-vous il y a quelques années ? Les médias reprenaient en chœur l’ « ode à Albion », il n’était plus possible de créer ou de développer une entreprise en France.

L’Angleterre était devnue le nouvel eldorado entrepreneurial, tellement plus attractive avec ses formalités administratives simplifiées, son boom économique, ses financements pléthoriques et surtout ses charges allégées.

Le message subliminal était bien sûr que l’on devait fuir la France au plus vite, cette vieille nation au bord de la ruine, minée par une fiscalité stratosphérique, plombée par son système de retraite, son assurance maladie et son assurance chômage, traînant comme un boulet trop lourd ses écoles et ses trains publics…

De l’autre côté de la Manche, l’histoire était tout autre.

Il y a près de trente ans, Margaret Thatcher arrivait au 10, Downing Street. A l’issue de son premier mandat sa côte de popularité était au plus bas en raison d’une politique ultra-libérale qui avait laissé exsangue la société anglaise.

Le hasard faisant souvent bien les choses, du moins pour nos chères élites, le conflit des Malouines émergea comme par miracle. Soudain l’Angleterre s’entichait d’un bout de cailloux désertique balayé par les vents glaciaux des 50e hurlants.

Quoi de mieux qu’une bonne guerre pour exalter les sentiments patriotiques et resserrer les rangs derrière le leader, défenseur de la fierté nationale et garant de la victoire à venir ?

Quelques centaines de morts plus tard, l’Angleterre sortait victorieuse de ce triste conflit et Thatcher emportait haut la main les élections qui s'ensuivirent.

Elle avait alors quasiment le champ libre. Elle écarta aisément le dernier obstacle qui s’opposait à elle. Les syndicats furent brisés par des mesures ultra-autoritaires, qui après les Malouines ne furent plus perçues comme les excès d’une dirigeante froide et haineuse mais comme la force salvatrice de celle qui avait vaincu le perfide Argentin.

Alors prit place la longue entreprise de démantèlement de la nation anglaise, grande braderie des biens publics, construits, financés, améliorés par des générations de citoyens.

De Thatcher à Brown en passant par Major et Blair, les services publics du pays furent livrés à une privatisation inexorable et particulièrement injuste puisqu’elle transférait les biens du peuple (hôpitaux, écoles, trains) aux plus nantis - les PDG, banquiers, lords dont l’entregent et/ou la fortune permettait de participer à la vente aux enchères du patrimoine public.

Le peuple s’appauvrissait mais le nombre de milliardaires lui ne cessait de croître.

Comme dans les dizaines de pays qui connurent le choc néolibéral, ce pillage fut accompagné par les banquiers qui ouvrirent en grand les vannes de l’argent facile.

Le peuple croulait sous des dettes toujours plus importantes mais les chiffres d’affaire stimulés par les achats à crédit ne cessaient de croître.

Evidemment, ces régimes fondés sur la croissance exponentielle des inégalités et des taux d’endettement ne peuvent durer bien longtemps.

Certes les médias font montre de trésors d’ingéniosité pour dissimuler les atrocités induites par le néolibéralisme lorqu'il sévit au Chili, en Argentine, au Brésil ou en Indonésie. Les « success stories » et les dysfonctionnements des reliquats d’un système public obsolète font les grands titres tandis que la hausse constante des taux de suicide, des sans-abris ou des affaires de corruption est soigneusement passée sous silence.

Mais lorsque ce désastre touche un pays comme l’Angleterre, voisin direct de la France, éternel rival, creuset d’une culture millénaire, il est plus difficile de masquer l’atroce réalité.

Car, en l’espace de quelques années le vent a tourné et l’Angleterre qui, comme les Etats-Unis a adopté le dogme néolibéral à bras ouvert, se retrouve dans une indicible crise de solvabilité. L’Etat, les banques, les entreprises, les particuliers ne sont plus en mesure d’honorer leurs dettes pharaoniques alors que quelques milliardaires, intimes du pouvoir, continuent à accroître leur fortune.

Dans ces pays, à contrario des sociétés ayant préservé leurs services publics, la chute déchenchée par la crise économique n'est nulllement amortie par les prestations chômages, les assurances-maladies, les pensions de retraite non capitalisées, les hôpitaux et les trains indépendants des trous d'air du marché. La crise économique y est intégralement transformée en crise sociale.

Pendant ce temps en France, la police matraque, les SDF crèvent de froid, les rangs de chômeurs s’étoffent, les élites s’engraissent, les droits reculent alors que Sarkozy suit scrupuleusement la voie qui a mené l’Angleterre droit au désastre.

Un dicton anglo-saxon affirme : "un idiot n'apprend rien de ses erreurs, une personne intelligente apprend de ses propres erreurs, un génie apprend des erreurs des autres."

Mainfestement Sarkozy est bien loin de tout éclair de génie. A moins que ce que le peuple perçoit légitimement comme une terrible erreur ne soit considéré par ceux qui l'ont mis au pouvoir comme un immense succès.

 

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