Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/12/2008

Image du jour

gaza_by_latuff.jpg

* - Ok, on a coupé le gaz et l'électricité, on passe à quoi ?
- Les têtes ! 

30/12/2008

Indice Case Shiller octobre 2008

Sans titre.JPG

Nous devons agir face aux massacres de Gaza

 

© Hatem Omar/MaanImages

27 décembre 2008, des Palestiniens transportent le corps d’une victime d’un bombardement israélien à Rafah dans le sud de la bande de Gaza.

 

« Je vais écouter de la musique et fêter les bombardements menés par l’armée de l’air israélienne ». Ce sont les mots qu’Ofer Shmerling, représentant de la défense civile israélienne à Sderot, quartier adjacent à Gaza, a prononcé aujourd’hui sur Al Jazeera, alors que des images des derniers massacres perpétrés par Israël ont été diffusées aux quatre coins de la planète.

Peu de temps auparavant, des chasseurs F-16 et des hélicoptères Apache ont largué plus de 100 bombes sur des dizaines de cibles dans la bande de Gaza occupée par Israël, tuant au moins 195 personnes et en blessant des centaines de plus.[NdT : au 29 décembre, le nombre de Palestiniens tués par Israël s’élève désormais à 315]. Nombre de ces cibles étaient des postes de police situées, comme tous les postes de police du monde, au milieu de zones civiles. Le gouvernement étasunien a été l’un des premiers à déclarer son soutien aux attaques israéliennes, et d’autres suivront.

D’après les comptes-rendus, la plupart des victimes sont des agents de police palestiniens. Parmi ces personnes étiquetées comme « terroristes » par Israël, on trouve une douzaine d’agents de police chargés de la circulation qui suivaient leur formation. Un nombre encore inconnu de civils ont été tués ou blessés, Al Jazeera a diffusé les images de plusieurs cadavres d’enfants, sachant que les attaques israéliennes ont eu lieu à l’heure où des milliers de jeunes Palestiniens étaient dans les rues, rentrant de l’école.

La joie de Shmerling a trouvé écho parmi les Israéliens et leurs partisans à travers le monde ; leur violence est une violence juste. Il s’agit de « légitime défense » contre des « terroristes », ce qui la justifie. Les bombardements menés par Israël – comme les bombardements de l’Iraq et de l’Afghanistan par les États-Unis et l’OTAN – sont des bombardements pour la liberté, la paix et la démocratie.

La justification des massacres perpétrés par Israël, d’ores et déjà fidèlement relayée par les médias anglophones [NdT : et francophones], est qu’Israël « riposte » contre les tirs de roquettes palestiniens qui ont augmenté depuis la fin du cessez-le-feu le 19 décembre (jusqu’à ce jour, aucun Israélien n’avait été tué ou blessé par ces récents tirs de roquettes).

Mais l’horrible attaque perpétrée aujourd’hui par Israël marque un changement par rapport à la méthode jusqu’alors utilisée par Israël pour éliminer les Palestiniens. Au cours des derniers mois, ils mouraient généralement en silence, en particulier les plus âgés et les plus malades, privés de nourriture et de médicaments par le blocus israélien initié il y a deux ans dans le but de répandre souffrance et désolation parmi les 1,5 millions de Palestiniens – essentiellement des réfugiés et des enfants – enfermés dans la bande de Gaza. En ce lieu, les Palestiniens mourraient en silence, par manque de médicaments de base : insuline, anticancéreux, produits pour les dialyses, dont l’accès était interdit par Israël.

Ce qui n’est jamais remis en question par les médias est la manière dont Israël conçoit la trêve. Au cours d’une trêve à l’israélienne, les Palestiniens ont le droit de se taire tandis qu’Israël les fait mourir de faim, les abat et continue à violemment coloniser leurs terres. Non seulement Israël a interdit la nourriture et les médicaments à Gaza pour briser les corps, mais en plus il souhaite affamer les esprits : il n’y a même pas d’encre, de papier ou de colle pour fabriquer les livres scolaires.

Comme l’a déclaré John Ging, directeur des opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), auprès de The Electronic Intifada, en novembre dernier : « au cours des derniers mois, il y a eu 5 mois de cessez-le-feu, dont les Palestiniens n’ont pas bénéficié ; rien n’est venu amélioré la dignité de leurs existences. En fait, les apports de vivres destinés à l’ONU ont été également bloqués pendant la durée du cessez-le-feu, jusqu’à ce que nous nous retrouvions dans une situation extrêmement précaire et vulnérable, où, après quelques jours de blocus, nous n’avions plus rien à manger. »

Voilà ce qu’est une trêve à l’israélienne. Une quelconque réponse aux attaques israéliennes – même une manifestation pacifique contre le mur de l’apartheid à Bilin et à Nilin, en Cisjordanie, déclenche tirs et bombardements. Il n’y a pas de roquette tirée depuis la Cisjordanie, et pourtant, les attaques israéliennes, les meurtres, les expropriations, les pogroms et les kidnappings menés par les colons n’ont pas cessé un seul jour pendant la trêve. L’autorité palestinienne à Ramallah a accédé à toutes les demandes émises par Israël, allant jusqu’à mettre sur pied des « forces de sécurité » pour lutter conte la résistance à la place d’Israël. Aucune des ces concessions n’a protégé ne serait-ce qu’un seul Palestinien, ou ses terres, ou ses moyens de subsistance, de la colonisation brutale et effrénée menée par Israël. Cela n’a pas empêché, par exemple, que la famille Al-Kurd, qui vit dans territoires occupés de Jérusalem-Est, voie sa maison de 50 ans démolie le 9 novembre, afin que le terrain sur lequel elle était construite soit récupéré par des colons.

Une fois de plus, nous assistons à des massacres à Gaza, comme en mars dernier, lorsque 110 Palestiniens – dont des dizaines d’enfants – furent tués par Israël en l’espace de quelques jours. Une fois de plus, les gens éprouvent de la rage, de la colère et du désespoir en voyant cet État illégitime commettre de tels crimes en toute impunité.

Mais partout dans les médias et les sites Internet arabes, cette rage ne cible pas seulement Israël. Elle vise plus que jamais les États arabes. Les images qui restent sont celles de Tzipi Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères, au Caire le jour de Noël. On la voyait assise et souriante avec le président égyptien Hosni Mubarak. Et puis, il y a ces photos de Livni et du ministre égyptien des Affaires étrangères, se souriant et se tapant dans les mains.

Aujourd’hui, le quotidien israélien Haaretz a rapporté que mercredi dernier, le « cabinet israélien avait autorisé le Premier ministre, le ministre de la Défense et le ministre des Affaires étrangères à déterminer le timing et la méthode » de l’attaque israélienne contre Gaza. Tout le monde se demande ce que Livni a pu dire aux Égyptiens, et, plus important, ce qu’ils ont pu lui raconter. Israël a-t-il reçu le feu vert pour faire à nouveau couler le sang dans les rues de Gaza ? Rares sont ceux qui sont prêts à accorder le bénéfice du doute à l’Égypte après qu’elle a aidé Israël à assiéger Gaza en fermant le poste frontière de Rafah pendant plus d’un an.

En plus de cette colère et de cette tristesse insondables, nombreux sont ceux qui éprouvent de la frustration face aux nouveaux meurtres de masse perpétrés par Israël, car il semble y avoir si peu de solutions qui permettraient de canaliser cette colère vers une décision politique qui ferait changer le cours des événements, mettre fin à la souffrance et faire régner la justice.

Mais il existe des solutions, et il est temps de les étudier. J’ai d’ores et déjà reçu des messages annonçant des manifestations et des actions de solidarité dans des villes aux quatre coins de la planète. C’est un point important. Mais que se passera-t-il après que les manifestations se seront dispersées et que la colère sera passée ? Continuerons-nous à laisser Gaza mourir en silence ?

Partout, les Palestiniens demandent de la solidarité, une véritable solidarité, concrétisée par une action politique durable et déterminée. Le groupe One Democratic State (Un État démocratique), basé à Gaza, a renouvelé cet appel aujourd’hui en « demandant à toutes les organisations de la société civile et à tous ceux qui aiment la liberté d'agir immédiatement, par tous les moyens possibles, pour exiger de leur gouvernement qu'il rompe ses relations diplomatiques avec le régime de l’apartheid qu’est Israël, et que des sanctions soient prises. »

 

Le Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC) offre ce cadre d’action. Il est désormais temps de canaliser nos émotions vers un engagement durable, pour faire en sorte qu’il n’y ait plus jamais d’« autre Gaza »

 

Ali Abunimah est le cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse ((Metropolitan Books, 2006).

 

Source : The Electronic Intifada

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

29/12/2008

Première réactions des blogueurs au raid israélien sur Gaza

La fin de la trêve entre Israël et le Hamas a entrainé violence et tensions, qui culminent aujourd'hui samedi 27 décembre avec l'attaque aérienne d'Israël sur Gaza, dans ce que l'agence AFP en anglais décrit comme “l'un des jours les plus sanglants des cinquante ans de conflit au Moyen-Orient”. A cette heure [ 21h 40 heure française], le bilan fait état de 210 morts et devrait encore s'alourdir.

La blogosphère palestinienne, qui comprend tout autant des blogueurs palestiniens que des sympathisants du monde entier, est atterrée par ce qu'ils perçoivent comme une attaque inutile d'Israël. Le blog No Justice No Peace…The Big Picture, membre honoraire de la blogosphère palestinienne, écrit [en anglais, comme tous les blogs cités ensuite]:

200 morts, 750 blessés, et pour quoi ? Pour des missiles Qassam qui ont tué moins de dix personnes en huit ans. Si jamais il y a eu une utilisation disproportionnée de la force, cette attaque par les avions de chasse F-16 (payés par les impôts de mes concitoyens américains) en est l'exemple parfait.

Tout cela au nom de la “légitime défense”. S'il vous plaît. Ceci est une injure à la morale et un crime aveugle ; au nom de dieu, si vous organisez des élections et les appelez “processus démocratique”, acceptez le résultat des urnes de façon cilivisée, sans mettre Gaza sous blocus, sans geler les fonds, l'essence, l'électricité, les médicaments, sans interdire l'accès à Gaza aux interventions humanitaires, aux observateurs de l'ONU. Sinon, ne vous demandez pas pourquoi les roquettes faites à la maison s'abattent [sur Israël] (sans puces électroniques sophistiquées et avec peu de garantie de dégâts importants).

PalestineFreeVoice souligne qu'Israël vient d'utiliser des armes interdites par les conventions internationales durant ces attaques aériennes et rapporte :

A midi heure locale, samedi, première vague d'attaques : les Israéliens ont ciblé les bâtiments du gouvernement à Gaza. La mort du commandant de la police de Gaza, Tawfiq Jabir, a été confirmée, ainsi que celle du commandant de la sécurité et des services de protection de la police de Gaza, Ismail Al-Ja'bari, et celle du gouverneur des districts Al-Wusta (du centre), Ahmad Abu Aashur. Islam Shahwan, un porte-parole de la police du Hamas, a déclaré que les attaques israéliennes ont pratiquement détruit le siège de la police de la bande de Gaza, où une cérémonie de remise de diplômes avait lieu quand les attaques israéliennes ont eu lieu.

La responsable de Global Voices pour Bahreïn, bint battuta, a publié sur son blog le texto que lui a envoyé un ami depuis Rafah, au début des attaques :

“Ils ont frappé toute la bande de Gaza simultanément. Beaucoup des victimes sont des écoliers. Mon collègue m'a dit qu'il avait vu huit cadavres dans la rue. Il a récupéré son fils vivant. Je suis dans mon école maintenant et l'horreur est partout à Gaza”.

Les blogueurs palestiniens ont immédiatement demandé que leur blogosphère se mobilise.  Ali Abunimah, sur le blog The Electronic Intifada, rapporte que des manifestations sont organisées partout dans le monde :

En plus de la douleur et de la fureur que tant de gens ressentent envers Israël et ces nouveaux massacres à Gaza, il y a cette frustration, qu'il existe si peu de moyens pour canaliser cette émotion dans une réaction politique qui puisse influer sur le cours des événements, mettre un terme à la souffrance, et apporter la justice.

Mais il existe des moyens, et c'est le moment de les utiliser. Déjà, j'ai reçu des messages sur les manifestations et les actions de solidarités qui vont démarrer dans des villes du monde entier. C'est important. Mais que se passera-t-il quand les manifestants se disperseront et que la colère retombera ? Continuerons-nous à laisser les Palestiniens de Gaza mourir en silence ?

Les Palestiniens, partout, demandent de la solidarité, de la véritable solidarité, sous forme d'action politique durable, déterminée. Le groupe One Democratic State (Un état démocratique), basé à Gaza, a rénouvelé cet appel aujourd'hui en ”demandant à toutes les organisations de la société civile et à tous ceux qui aiment la liberté d'agir immédiatement, par tous les moyens possibles, pour exiger de leur gouvernement qu'il rompe ses relations diplomatiques avec Israël-appartheid, et que des sanctions soient prises.”


Source :

 

Ce que veulent détruire les psychopathes

Ce qui a été, ce qui n'est plus, ce qui pourrait être…

« Danse, quand tu as été brisé,
Danse, quand tu as arraché tes pansements,
Danse, au milieu du combat,
Danse dans ton sang,
Danse, quand tu es totalement libre »
-- Jelaluddin Rumi

 

 

28/12/2008

La politique israélienne conduit-elle au désastre ?

GAZA / dimanche 28 décembre par ANAËLLE VERZAUX

Depuis hier samedi, les attaques aériennes de l’armée israélienne sur Gaza on fait 280 morts et plus de 600 blessés. Analyse du traitement de Gaza par les médias, avec Michel Warschawski.

Fin connaisseur de la société israélienne, Michel Warschawski est une référence sur le sujet, même si tout le monde ne partage pas forcément ses vues. Pas mal de journalistes qui débarquent au Proche-Orient et qui souhaitent « tout connaître » sur la région, autrement que par les biais officiels, tentent de le rencontrer, à Jérusalem.

Infatigable militant pour une paix juste au Proche-Orient, qui suppose la fin de ce qu’il appelle « lʻoccupation-colonisation » d’Israël sur les territoires palestiniens, il créé L’Alternative Information Center (Jérusalem-Ramallah). Et écrit plusieurs ouvrages, dont Sur la frontière (Stock, 2002) etProgrammer le désastre, la politique israélienne à l’oeuvre. Ce dernier livre, paru aux éditions La Fabrique en février 2008, commence par un démontage en règle des mystifications sur le Proche-Orient, fabriquées et / ou entretenues par les médias internationaux.

Il nous propose de lire les titres des grands quotidiens internationaux, et de savoir si, oui ou non, ces titres correspondent à la réalité. Le résultat est surprenant. Pour celles et ceux que le passage qui suit va déranger : l’auteur du bouquin n’est ni membre, ni sympathisant, du Hamas.

JPG - 45.5 ko

HAMAS / FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS

Un des titres ou phrases fréquemment rencontrés :

« Après que le Hamas s’est emparé du pouvoir à Gaza… »

Vrai ? Faux ? C’est faux, dit l’auteur. Et il explique. « C’est dans des élections, dont le monde entier a salué le caractère transparent et démocratique, que le Hamas a gagné les voix de la grande majorité de la population palestinienne. Non seulement il ne s’est pas “emparé” du pouvoir, mais il a immédiatement accepté de former un gouvernement d’union nationale, dans lequel les vaincus – le Fatah et ses supporters – étaient surreprésentés ».

Une autre assertion médiatique à méditer : « Le Hamas a déclaré la sécession de Gaza et a rompu tout lien avec la Cisjordanie ».

C’est faux là aussi ? Faux, dit l’auteur : « C’est Mahmoud Abbas qui, sous la protection de lʼarmée israélienne, et après un coup dʼEtat avorté dans la bande de Gaza et la fuite de ses troupes en Egypte, a retiré son administration. En rompant tout lien avec la bande de Gaza, il acceptait que celle-ci soit considérée par Israël et la communauté internationale comme une “entité hostile” (sic), à savoir une zone où vivent plus d’un million de femmes, hommes, enfants et vieillards, dont les droits les plus élémentaires, à commencer par le droit à l’alimentation et aux soins médicaux, sont niés ».

Mais il y a des tas de terroristes au Hamas ? D’après quelques grands journaux, oui : « On ne peut reconnaître le gouvernement Hamas, car il est responsable dʼattentats terroristes…  »

Faux, archifaux ? Warschawski enfonce le clou : « Depuis quatre ans, le Hamas respecte scrupuleusement une trêve unilatérale, et les (rares) attentats ainsi que les roquettes tirées du nord de la bande de Gaza sont surtout le fait… des brigades Al-Aqsa, liées au Fatah » (pp. 11-12).

LES ISRAÉLIENS « REJETTENT LES AVENTURES MILITAIRES »

Pour Michel Warschawski, la plupart des grands médias, en déformant des faits, et en en inventant d’autres, prennent parti dans le conflit, contre les Palestiniens. Tache facilitée, nous dit-il, par les fréquents petits coups de pouce du Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, au gouvernement israélien. Alors que Warschawski écrivait son livre, « le chef des miliciens du Fatah » s’est réjouit, devant des journalistes israéliens, que tous les livres – y compris les exemplaires du Coran – d’une institution culturelle liée au Hamas aient été détruits par l’armée israélienne. Et, affirme l’auteur, très récemment, Abbas a « franchi une limite ». En appelant Israël à« renforcer l’isolement » de la bande de Gaza, il a préféré la compromission au compromis.

Finalement, pour Warschawski, ce sont les deux populations, palestinienne et israélienne, qui coincent Israël dans la mise en oeuvre complète de sa politique. Les Israéliens aussi, car ils ont « perdu l’esprit de sacrifice et refusent de payer le prix d’une politique qu’ils ne soutiennent que dans la mesure où elle est gratuite. Dès lors qu’on lui soumet une facture et que la normalité de son existence est remise en question, ne serait-ce que pour quelques semaines, la population de l’Etat juif rejette les aventures militaires » (pp. 33 - 34).

A Tel Aviv, dans la nuit de samedi à dimanche 28 décembre, environ 2000 Israéliens ont d’ailleurs manifesté contre les attaques aériennes de l’armée israélienne sur Gaza.

Source : Bakchich.info

Monstruosités sionistes (un pléonasme)

 

 

 

 

 

27/12/2008

Victoria (Keny Arkana)

Keny Arkana interprète Victoria (clip officiel)

Israël met Gaza à feu et à sang

ALeqM5h-v6AXskAJeNcH0kChGo3dxxMt4g?size=m

Un policier palestinien du Hamas pleure un de ses collègues
tués dans le raid israëlien sur Gaza le 27 décembre 2007

©AFP

 

 

Note de P&P : L'article ci-dessous, relayé par les médias de masse, décrit les attaques sanglantes perpétrées par Israël contre les Palestiniens de Gaza. Nous allons tenté d’y ajouter quelques détails non négligeables.


L'aviation israélienne a mené samedi une série de frappes simultanées sans précédent contre l'appareil de sécurité du Hamas dans la Bande de Gaza. Au moins 145 personnes ont été tuées et 310 autres blessées, selon Moawiya Hassanain, un responsable du ministère de la Santé du Hamas à Gaza.
Le chef de la police de Gaza, Taoufik Jaber, figure parmi les morts, d'après divers témoins. Toutes les installations de sécurité de Gaza ont été détruites, a affirmé le ministère de l'Intérieur.

Note de P&P : Israël est en train de détruire purement et simplement l’infrastructure humaine et matérielle de la Palestine,  dernier rempart contre un génocide total.



En réponse aux frappes israéliennes, des militants de la Bande de Gaza ont tiré plusieurs missiles Grad sur le sud de l'Etat hébreu, tuant une femme et blessant quatre autres personnes à Netivot, selon les secours israéliens.


Note de P&P : le contexte des ces bombardements - terme soigneusement censuré par les médias de masse et remplacé par le terme « frappe » moins évocateur des terribles souffrances provoquées – mérite d’être précisé. C’est Israël qui a unilatéralement rompu le cessez-le-feu comme précisé dans l’article intitulé : « Relier les points : guerre de terreur et sionisme mènent la danse »

Le jour de l'élection étasunienne, alors que tous les regards étaient fixés sur les écrans de télévision, les Israéliens décidèrent que le moment était idéal pour rompre la trêve avec le Hamas, envahir Gaza, tuer six Palestiniens, et les accuser d'avoir rompu le cessez-le-feu alors que c'est à la suite de ces actes que le Hamas répondit en envoyant des roquettes sur Israël.


"L'opération durera aussi longtemps que nécessaire", a déclaré le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, sans préciser si une offensive terrestre était prévue. Interrogé sur l'éventualité d'actions contre des dirigeants politiques du Hamas, le général Avital Leibovitch, porte-parole de l'armée, a répondu que "toute cible du Hamas est une cible".

Note de P&P : Ici Israël s’autorise une attaque sans limite et totalement disproportionnée. Plus de 145 Palestiniens ont déjà été tués sans aucune forme de procès ou même de justification. Israël a simplement décidé de tuer aussi longtemps que cela lui conviendrait.



"Le Hamas continuera la résistance jusqu'à la dernière goutte de sang", a promis Faouzi Barhoum, porte-parole du Mouvement de la résistance islamique, lors d'une intervention radiodiffusée.

Note de P&P : Le terme « résistance islamique » est lui aussi trompeur et laisse imaginer une bande d’ « islamistes fanatiques ». Faouzi Barhoum est le porte-parole du Hamas, parti démocratiquement élu par le peuple palestinien. A ce titre il est porte-parole du gouvernement palestinien qui organise la résistance contre le génocide perpétré à l’encontre des Palestiniens depuis des décennies par Israël au mépris des lois et conventions internationales.


L'Etat hébreu a demandé aux habitants des localités israéliennes proches de la Bande de Gaza de se mettre à l'abri et a déclaré l'état d'alerte dans un rayon de 20km de la frontière. Les heures ou les jours à venir "ne seront pas faciles et ne passeront pas vite pour les communautés du Sud", a prévenu Ehoud Barak.

Note de P&P : Voilà un excellent exemple d’inversion des rôles. En vérité ce ne sont pas les Israéliens qui sont victimes des bombardements mais les Palestiniens. Ces bombardements ont d’ores et déjà fait plus de 145 morts et 310 blessés. Combien de morts supplémentaires faudra-t’il au gouvernement israélien pour étancher sa soif de sang et de souffrance ?

En plus de l'horreur de ces bombardements, le blocus de la bande de Gaza qui empêche les apports de nourriture, d’eau et de médicaments provoque décès et souffrances depuis des mois.


L'Egypte a ouvert sa frontière avec la Bande de Gaza pour permettre aux ambulances de conduire les blessés jusqu'à ses hôpitaux.
Tsahal confirme avoir mené des frappes aériennes contre des installations du Hamas. D'après la radio de l'armée israélienne, au moins 40 cibles ont été touchées.
Ces derniers jours, l'Etat hébreu avait mis en garde le Hamas, au pouvoir dans la Bande de Gaza, contre des représailles massives si les tirs de roquettes ne cessaient pas. Il n'y avait cependant samedi matin aucun signe d'une offensive terrestre israélienne.

Note de P&P : Ce passage laisse croire que le Hamas a déclenché les hostilités avec ses roquettes. Cela est faux. Le cessez-le-feu a été rompu par Israël comme précisé plus haut.
Les frappes de roquettes artisanales constituent le seul moyen pour les Palestiniens de se défendre. On peut même s’interroger sur la véritable identité de ceux qui tirent ces roquettes. En effet il y a un mois et demi, le Hamas a accusé des «collabos palestiniens à la solde des Israéliens» d’être à l’origine de ces tirs de roquettes.



Beaucoup d'installations du Mouvement de la résistance islamique sont situées dans des quartiers résidentiels.

Note de P&P
: Voici discrètement mentionnée la pathétique justification pour le meurtre de civils. Les membres du gouvernement palestiniens se trouvent dans des quartiers résidentiels donc la mort de civils est inévitable, logique non ?


Une première série de frappes aériennes a été menée juste avant midi, à l'heure où les enfants sortaient de l'école. Des colonnes de fumée noire s'élevaient de la ville de Gaza où hurlaient les sirènes tandis que des mères affolées cherchaient leurs enfants. D'autres séries de frappes ont suivi. Des civils se précipitaient sur les sites des attaques pour aider à évacuer les blessés en voiture vers les hôpitaux. On ignorait le nombre de victimes civiles.
Des images filmées par la télévision sur l'un des sites attaqués montrent plus d'une douzaine de corps de membres des services de sécurité, vêtus de noirs.
Israël a déjà ciblé la Bande de Gaza par le passé. Mais le nombre de frappes aériennes simultanées est sans précédent.
Depuis la Cisjordanie, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a publié un communiqué dans lequel il "condamne cette agression". Le responsable du Fatah, parti politique rival du Hamas, appel Israël à la retenue, selon l'un de ses conseillers Nabil Abou Rdeneh.
Le Hamas, au pouvoir dans la Bande de Gaza depuis juin 2007, a proclamé le vendredi 19 décembre la fin de la trêve de six mois avec Israël. Depuis, les tirs de roquettes et mortiers palestiniens depuis la Bande de Gaza sur le sud du territoire israélien se sont multipliés: au moins 200 depuis la fin de la trêve, soit 3.000 depuis le début de l'année. AP

Note de P&P : et combien de victimes ces attaques de roquettes ont-elles faites ? Israël a déjà tué plus de 145 Palestiniens. Le châtiment collectif infligé au peuple palestinien est totalement disproportionné et injustifié.

Cela peut nous rappeler les jours de plus sombres de notre Histoire où la mort d'un nazi entraînait le massacre de dizaines d'innocents, comme décrit par le journaliste palestinien Asalam Alaylum :

En juin 1942, en représailles à l'assassinat du commandant nazi Reinhard Heydrich, les Allemands se sont livrés à un déchaînement de violence meurtrière et de terreur dans toute la Tchécoslovaquie. Le petit village tchèque de Lidice a le plus souffert de la vengeance allemande, avec la S.S. tuant tous les hommes, déportant toutes les femmes et les enfants et rasant le village.

Et ici, en France, avons-nous déjà oublié le martyr d'Ouradour sur Glane où les femmes et les enfants ont été enfermés dans l'église que les S.S. ont brûlé après avoir fusillé les hommes dans les granges ?

De même, en mars 1944, trente-trois soldats allemands ont été tués quand des membres d'un groupe de résistance italienne a déclenché une bombe près d'une colonne allemande qui circulait sur la via Rasella, à Rome. Adolph Hitler furieux avait ordonné que dans les 24 heures, dix Italiens devaient être tués pour chaque soldat allemand tué.

Herbert Kappler, le commandant allemand local, rapidement a dressé une liste de 320 civils qui devaient être assassinés par vengeance. Le 24 mars, les victimes ont été transportées dans le grottes ardéatines où ils ont été sommairement exécutés par les SS.

Une question demeure : "pourquoi des attaque d’une telle ampleur ce 27 décembre ? "

Le vent vient de tourner aux USA et les sionistes chrétiens qui contrôlaient la Maison-Blanche doivent théoriquement laisser la place le 20 janvier à un gouvernement Obama encore plus ouvertement sioniste.

Israël profite tout simplement du blanc-seing symbolisé par la nomination de Rahm Emmanuel au poste de secrétaire général de la Maison Blanche.

Si les orientations politiques de Rahm Emanuel demeurent obscures, voici un extrait de l’article intitulé : « Relier les points : guerre de terreur et sionisme mènent la danse »

Le parcours d'Emanuel suggère en effet qu'il sera plus loyal à Israël qu'aux États-Unis. Son père était membre de l'Irgoun, un groupe terroriste juif qui avait recours à la violence pour chasser de Palestine les Britanniques et les Palestiniens, dans le but de créer l'État d'Israël. Pendant la guerre du Golfe de 1991, il fut volontaire pour rejoindre l'armée israélienne. On l'a décrit comme un «faucon super-likoudique» et il a soutenu l'invasion illégale de l'Iraq initiée par Bush.

En outre ces attaques déclenchées le samedi compris entre Noël et Nouvel An assurent une impunité maximale à l'armée israélienne alors que la plupart des médias tournent au ralenti et que l’attention publique est focalisée sur les fêtes de fin d’année.

Sur ce, Israël vous souhaite un joyeux Noël et une excellente année 2009.

26/12/2008

Et comme reverbère quotidien, je m’offrirai madame Thatcher.

thatcher.jpgAnne Ladonne, une Parisienne, mère de trois enfants, regarde défiler la campagne du Kent à travers la fenêtre de l'Eurostar, tout en réfléchissant à voix haute à sa liste de courses : "Pain de mie tranché de chez Marks and Spencers [notre équivalent n'est pas aussi moelleux]. Crackers au fromage pour Noël, sablés au beurre, sauce pour les pâtes Marks and Spencer…" Anne Ladonne, directrice de communication, s'est rendue compte que faire son shopping à Londres et se procurer des articles exotiques qu'elle ne trouvait pas à Paris devenait tout à coup envisageable. La chute de la livre [20 % par rapport à l'euro depuis le début de l'année] est devenue synonyme de bonnes affaires, d'autant que la Grande-Bretagne raffole des promos. "Des pyjamas Primark", songe-t-elle soudain avec enthousiasme.

Londres, autrefois réputée pour ses prix incroyablement élevés, est-elle en train de perdre cette image pour devenir une destination de shopping bon marché ? On se rapproche dangereusement de la parité entre la livre sterling et l'euro alors que la devise de Sa Très Gracieuse Majesté valait encore 1,50 euro en janvier 2007. Les expatriés britanniques payés en livres sterling, qui ont longtemps joui d'un niveau de vie plus enviable qu'en France, sont maintenant à plaindre, tandis que les consommateurs français avisés, s'ils ont les moyens de s'offrir le voyage de Londres, profitent de l'aubaine.

A Kensington High Street, le rendez-vous shopping de nombreux riches expatriés français, Jean-Luc Vuhal, gérant de restaurant, médite sur son triste sort. "C'est dur quand je rentre en France avec des livres, se plaint-il. En revanche, toute ma famille française vient faire des courses ici, acheter des vêtements, des cadeaux de Noël, tout." Ayant détourné les yeux des vitrines parisiennes ces dernières semaines, je remonte cette rue commerçante pour voir dans quelle mesure les bas prix londoniens peuvent remonter le moral des Français.

D'énormes pancartes – de tous les formats – affichent la baisse de la TVA accordée par Gordon Brown [deux points de TVA en moins, dans le cadre du plan de relance]. La réduction incluse, une robe de soirée M&S coûte 55 livres (soit 61 euros). A titre de comparaison, j'ai été horrifiée par le prix de deux robes du même genre dans un grand magasin parisien, le BHV : 89,95 et 145 euros.

Mais le vrai comparatif consiste à faire une pause-café avec pâtisserie. Chez Phillies, situé dans une rue qui donne sur Kensington High Street, où un cinquième de la clientèle est française, l'expresso coûte 1,70 livre (1,90 euro), contre 2,50 euros à la terrasse de mon troquet du coin à Paris. Une part d'excellente tarte Tatin est à 4,50 livres (5 euros), à peu de choses près le même prix qu'à une terrasse de café à Paris. Autre test incontournable : une baguette est en promo chez Tesco à 89 pence [0,99 euro], contre 1,10 euro chez le boulanger*. Mais je sais laquelle je préfère. A Paris, j'avais déjà affronté le Salon des viticulteurs indépendants pour acheter quelques bouteilles de mousseux d'Alsace à moins de 8 euros la bouteille. Tesco propose du cava [vin mousseux catalan] millésimé à 5,99 livres [6,68 euros].

Il y a tout de même quelques avantages à être Britannique, pour peu que vous soyez payé en euros. Un diplômé de l'université de Newcastle de 24 ans, qui tient à garder l'anonymat de peur de passer pour un m'as-tu-vu, explique que son emploi à Paris et sa paie en euros l'aident à rembourser le prêt étudiant qu'il avait contracté en Grande-Bretagne. "Mon salaire et mon pouvoir d'achat augmentent quand je transfère l'argent en livres, explique-t-il. J'ai l'intention de rester plus longtemps en France pour finir de rembourser mes dettes. A ce rythme-là, j'en ai pour trois ans, pas plus."

Article original : Courrier International


Note de P&P : Vous souvenez-vous il y a quelques années ? Les médias reprenaient en chœur l’ « ode à Albion », il n’était plus possible de créer ou de développer une entreprise en France.

L’Angleterre était devnue le nouvel eldorado entrepreneurial, tellement plus attractive avec ses formalités administratives simplifiées, son boom économique, ses financements pléthoriques et surtout ses charges allégées.

Le message subliminal était bien sûr que l’on devait fuir la France au plus vite, cette vieille nation au bord de la ruine, minée par une fiscalité stratosphérique, plombée par son système de retraite, son assurance maladie et son assurance chômage, traînant comme un boulet trop lourd ses écoles et ses trains publics…

De l’autre côté de la Manche, l’histoire était tout autre.

Il y a près de trente ans, Margaret Thatcher arrivait au 10, Downing Street. A l’issue de son premier mandat sa côte de popularité était au plus bas en raison d’une politique ultra-libérale qui avait laissé exsangue la société anglaise.

Le hasard faisant souvent bien les choses, du moins pour nos chères élites, le conflit des Malouines émergea comme par miracle. Soudain l’Angleterre s’entichait d’un bout de cailloux désertique balayé par les vents glaciaux des 50e hurlants.

Quoi de mieux qu’une bonne guerre pour exalter les sentiments patriotiques et resserrer les rangs derrière le leader, défenseur de la fierté nationale et garant de la victoire à venir ?

Quelques centaines de morts plus tard, l’Angleterre sortait victorieuse de ce triste conflit et Thatcher emportait haut la main les élections qui s'ensuivirent.

Elle avait alors quasiment le champ libre. Elle écarta aisément le dernier obstacle qui s’opposait à elle. Les syndicats furent brisés par des mesures ultra-autoritaires, qui après les Malouines ne furent plus perçues comme les excès d’une dirigeante froide et haineuse mais comme la force salvatrice de celle qui avait vaincu le perfide Argentin.

Alors prit place la longue entreprise de démantèlement de la nation anglaise, grande braderie des biens publics, construits, financés, améliorés par des générations de citoyens.

De Thatcher à Brown en passant par Major et Blair, les services publics du pays furent livrés à une privatisation inexorable et particulièrement injuste puisqu’elle transférait les biens du peuple (hôpitaux, écoles, trains) aux plus nantis - les PDG, banquiers, lords dont l’entregent et/ou la fortune permettait de participer à la vente aux enchères du patrimoine public.

Le peuple s’appauvrissait mais le nombre de milliardaires lui ne cessait de croître.

Comme dans les dizaines de pays qui connurent le choc néolibéral, ce pillage fut accompagné par les banquiers qui ouvrirent en grand les vannes de l’argent facile.

Le peuple croulait sous des dettes toujours plus importantes mais les chiffres d’affaire stimulés par les achats à crédit ne cessaient de croître.

Evidemment, ces régimes fondés sur la croissance exponentielle des inégalités et des taux d’endettement ne peuvent durer bien longtemps.

Certes les médias font montre de trésors d’ingéniosité pour dissimuler les atrocités induites par le néolibéralisme lorqu'il sévit au Chili, en Argentine, au Brésil ou en Indonésie. Les « success stories » et les dysfonctionnements des reliquats d’un système public obsolète font les grands titres tandis que la hausse constante des taux de suicide, des sans-abris ou des affaires de corruption est soigneusement passée sous silence.

Mais lorsque ce désastre touche un pays comme l’Angleterre, voisin direct de la France, éternel rival, creuset d’une culture millénaire, il est plus difficile de masquer l’atroce réalité.

Car, en l’espace de quelques années le vent a tourné et l’Angleterre qui, comme les Etats-Unis a adopté le dogme néolibéral à bras ouvert, se retrouve dans une indicible crise de solvabilité. L’Etat, les banques, les entreprises, les particuliers ne sont plus en mesure d’honorer leurs dettes pharaoniques alors que quelques milliardaires, intimes du pouvoir, continuent à accroître leur fortune.

Dans ces pays, à contrario des sociétés ayant préservé leurs services publics, la chute déchenchée par la crise économique n'est nulllement amortie par les prestations chômages, les assurances-maladies, les pensions de retraite non capitalisées, les hôpitaux et les trains indépendants des trous d'air du marché. La crise économique y est intégralement transformée en crise sociale.

Pendant ce temps en France, la police matraque, les SDF crèvent de froid, les rangs de chômeurs s’étoffent, les élites s’engraissent, les droits reculent alors que Sarkozy suit scrupuleusement la voie qui a mené l’Angleterre droit au désastre.

Un dicton anglo-saxon affirme : "un idiot n'apprend rien de ses erreurs, une personne intelligente apprend de ses propres erreurs, un génie apprend des erreurs des autres."

Mainfestement Sarkozy est bien loin de tout éclair de génie. A moins que ce que le peuple perçoit légitimement comme une terrible erreur ne soit considéré par ceux qui l'ont mis au pouvoir comme un immense succès.

 

25/12/2008

Joyeux solstice d'hiver à tous

Note de P&P : Vous vous souvenez certainement du procès insigne intenté par Eric Pepin, gourou auto-proclamé poursuivi dans une affaire de pédophilie, à l'encontre du site d'information Signs Of The Times. Cette affaire constituait une étape essentielle dans la défense de la liberté d'expression, sur Internet en particulier.

Après des mois de procédure et des dizaines de milliers de dollars de frais juridiques, le jugement vient de tomber. Pepin a été débouté de toutes ses accusations et il devra payer pour l'intégralité des frais juridiques.

 

SOTT.net
Dimanche, le 21 décembre 2008

 

The_Great_Red_Dragon_and_the_Wo.jpg

Le Grand Dragon Rouge et la Femme revêtue du Soleil

 

Le 18 décembre 2008, une ordonnance a été prononcée par Ancer L. Haggerty, juge en chef au tribunal civil de l'Oregon suite à la plainte 08-233-HA déposée par le Higher Balance Institute de Eric Pépin à l'encontre du Quantum Future Group, de la Quantum Future School, de Signs of the Times et de Laura Knight-Jadczyk. Cette plainte avait été déposée pour diffamation, tromperie, et délit volontaire en lien avec des activités économiques. La défense a demandé que cette affaire soit instruite dans le cadre de la procédure anti-SLAPP (NdT: procédure permettant de protéger une source menacée de silence en raison du coût d'un procès - Voir détail plus bas). Cette ordonnance est le jugement émis par le tribunal dans le cadre de cette procédure.

Pour aller droit au but, car cette nouvelle est trop bonne pour qu'on attende de l'annoncer, l'instruction dans le cadre de la procédure anti-SLAPP a été acceptée et la plainte du Higher Balance a été rejetée. À cette occasion le terme «sombre baliverne» (NdT: le terme original est «Horse hockey» littéralement «crottin de cheval» qui avait été utilisé par Laura Knight-Jadczyk pour qualifier les enseignements mystiques de Eric Pepin) a été immortalisé dans les annales juridiques étasuniennes.

Pour ceux qui n'ont pas suivi cette affaire depuis le début, SLAPP[1] signifie «procès stratégiques permettant de museler une opinion publique». D'après Wikipédia, anti-SLAPP constitue «une procédure permettant de lutter contre les procès intentés afin d'intimider ou de faire taire une source en l'accablant sous le poids financier d'un procès jusqu'à ce qu'elle abandonne ses critiques ou ses accusations». L'ordonnance du juge Haggerty confirme non seulement le fait que HBI a déposé une plainte contre Laura [Knight-Jadczyk], SOTT et autres pour les faire taire, mais que de telles attaques ne sont pas acceptables aux yeux de la loi.

Afin de récapituler brièvement cette affaire, nous citerons le relevé de conclusion du juge Haggerty:

Le 4 octobre 2007, Knight-Jadczyk a publié une nouvelle fois des extraits de l'article du journal The Oregonian traitant de l'arrestation et de l'acquittement de Eric Pépin auquel elle a ajouté son propre commentaire dont le passage suivant: «Cet Eric Pepin et son Higher Balance Institute me font de plus en plus penser à une opération de contre-intelligence et à une façade pour des activités pédophiles.»

La cour note que le plaignant base son accusation sur la mention «façade pour des activités pédophiles» et ne remet pas en cause les autres messages publiés par Knight-Jadczyk. La cour a examiné de manière indépendante les autres messages de Knight-Jadczyk et conclut que l'analyse suivante s'applique à tous ses messages:

Le même jour, Knight-Jadczyk a également répondu au message d'un autre membre du forum qui affirmait que HBI était utile pour ceux qui sont en quête de réponses. Voici un extrait de la réponse de Knight-Jadczyk:

« Sombres balivernes. Il n'y a rien à trouver hormis un déviant pathologique et ses adeptes déviants qui trompent le public. Il n'y a aucun rapport avec un quelconque «éveil». Par exemple, la plupart des méditations ne feront rien de plus que d'aider à vous rendormir. Elles permettent de se calmer et de converger avec la réalité psychopathe et HBI «dupe» le public. [...]

La présente cour conclut que les messages de Knight-Jadczyk constituent des informations relayées par «un fournisseur de contenu tiers» selon l'alinéa 230 de la loi CDA [NdT: CDA signifie «Communication Decency Act», loi sur la bienséance dans les communications]. Par conséquent les défendeurs, SOTT, QFG, et QFS sont protégés quant à ces messages en raison de la loi CDA. Étant donné que le plaignant n'est pas en mesure de raisonnablement prouver la légitimité de ses accusations à l'encontre de QFG, QFS et SOTT, impliquant soit les messages des modérateurs, soit les messages de Knight-Jadczyk, la procédure anti-SLAPP est applicable et les plaintes contre ces défendeurs-là sont rejetées. [...]

Knight-Jadczyk reconnaît que la loi CDA ne la protège pas des plaintes à son encontre fondées sur ses propres messages. Néanmoins, le plaignant n'est pas en mesure d'étayer raisonnablement sa plainte à l'encontre de Knight-Jadczyk prise individuellement.

Le plaignant maintient que les déclarations de Knight-Jadczyk sont fausses et diffamatoires. Une déclaration diffamatoire est une allégation ou l'imputation d'un fait incitant «à la haine, au mépris ou au ridicule» ou qui tend à «porter atteinte à l'estime, à la respectabilité, à la bonne réputation ou la confiance dont jouit la personne à laquelle le fait est imputé ou qui provoque des sentiments ou des opinions déplaisants, humiliants, hostiles à l'égard de cette personne.» [...]

La cour a pour responsabilité de juger du caractère diffamatoire de telle ou telle déclaration. [...]

La présente cour conclut que les déclarations de Knight-Jadczyk constituent une opinion protégée [...]

Pour terminer, la cour a étudié si les messages publiés étaient suffisamment factuels pour être éventuellement prouvés. Cet examen confirme la conclusion selon laquelle les messages publiés constituent des opinions protégées [...]

Pour les raisons mentionnées ci-dessus, la demande de recours à la procédure anti-SLAPP de QFG, la demande de recours à la procédure anti-SLAPP de Knight-Jadczyk, et les demandes de recours à la procédure anti-SLAPP de QFS et de SOTT sont acceptées.

Ce qui s'est produit ici, c'est que la vérité et la raison ont prévalu. Exprimer une opinion, et dans ce cas une opinion étayée par un fait documenté, est protégée par la constitution au titre de la liberté d'expression! Le fait que nous célébrions cet événement comme une grande victoire, et c'en est une, en dit beaucoup sur la période que nous vivons, une période bien sombre en effet. La décision prononcée par le juge Haggerty n'était nullement acquise. HBI génère un chiffre d'affaires substantiel à contrario de SOTT et de Laura Knight-Jadczyk. Sans les généreuses donations et le soutien des lecteurs de SOTT, qui permirent de bénéficier des services d'une équipe de haut vol issue du cabinet d'avocat Cooper, White & Cooper LLP, et sans les nombreuses heures de travail fournies par différentes personnes en plus du temps qu'elles consacrent à leur emploi, les événements auraient pu tourner fort différemment.

Imaginez un instant ce scénario: HBI gagne ou du moins atteint son objectif présumé qui était de faire crouler Laura Knight-Jadczyk et SOTT sous une montagne de dettes. Non seulement SOTT et le forum de SOTT auraient été mis sous l'éteignoir, mais tous ceux qui diffusent la vérité sur Internet auraient fait un pas de plus vers la même destinée. Les répercussions potentielles de cette affaire étaient immenses.

Ainsi l'annonce de cette décision juridique, en même temps que le solstice d'hiver est totalement poétique. Les longues nuits touchent à leur fin. La lumière et la chaleur reviennent. Le printemps est proche. Mais quelle est la véritable significationde ce symbole ?

Nous pourrions être tentés de lever le pied, pensant que désormais la justice prévaudra. Après tout, il semble bien qu'un nouveau jour se lève, n'est-ce pas? L'hiver de huit ans ayant accompagné le règne de Bush touche pratiquement à sa fin. Un nouveau gouvernement est en train d'émerger, dirigé par le premier président noir de l'histoire des États-Unis, et la liberté d'exprimer nos idées face à ceux dont la fortune permet de mobiliser l'appareil juridique contre nous a été affirmée.

Mais ce n'est pas le moment de chômer. Célébrer oui, chômer non. Cette lumière dans l'obscurité devrait générer de l'espoir, mais pas la croyance erronée selon laquelle tout est désormais réglé et qu'il n'y a plus rien à faire! Ne vous trompez pas, cette victoire face aux tribunaux ne marque pas la fin des attaques contre la liberté d'expression, elle n'a pas non plus permis de faire cesser l'oppression. Ce que nous avons gagné c'est de préserver la situation actuelle. Nous n'avons pas battu retraite vers encore plus d'oppression, mais de nouvelles attaques se produisent déjà, et encore plus arriveront demain. Vous pouvez y parier un million de dollars (en espérant que d'ici là ils aient encore une quelconque valeur).

Cette victoire est porteuse d'espoir. Les Goliath, avec leur argent et la capacité subséquente à influencer l'appareil juridique peuvent être défaits par les David. Cela ne se produit par la seule œuvre de l'espérance ou d'une croyance aveugle dans le «système», en «ayant la foi» qu'à la fin la vérité triomphera. Ce David-là a dû se battre, lutter âprement, avec les yeux grands ouverts sur la réalité de la situation, et avec l'aide de nombreux partenaires. Voilà ce qu'est l'espoir. Avec la connaissance, la compréhension et la solidarité, on peut se battre!

Toutes les cultures fêtent la fin de l'obscurité, que ce soit sous le nom de solstice, Noël, Kwanza, Nouvel An, ou autre. Ces fêtes consistent en des retrouvailles entre amis ou membres d'une même famille pour partager un repas, un peu de chaleur humaine, et pour aider ceux qui sont dans le besoin. Pour nombre d'entre nous, les aspects de cette fête sont devenus des obligations routinières. Ayant grandi à une époque où les magasins sont bien achalandés et l'électricité et le chauffage sont disponibles dans chaque foyer, il nous est aisé de perdre de vue l'importance du travail collectif qui constitue un élément incontournable des fêtes d'hiver. Nous vivons ces événements, mais nous souvenons-nous de leur raison d'être?

Les Goliath peuvent être combattus, mais pas par des David solitaires. Dans toute lutte, des sacrifices doivent être faits. Ceux qui se trouvent au cœur de la bataille consentent les plus grands sacrifices, mais ces derniers seraient inutiles sans le soutien d'autrui. Même si ce soutien se résume à une modeste aide financière, il est utile et vital puisqu'il contribue à un élan collectif poursuivant un même objectif, la défense de la liberté d'expression dans le cas présent. Lorsque la pression redescend et que la vie semble plus facile, relâchons-nous notre vigilance ou nous battons-nous encore plus âprement contre l'oppression?

Comme pour cette affaire, le solstice d'hiver porte l'espérance de jours meilleurs. Mais n'oublions pas que le solstice est suivi des mois les plus froids. Il faut du temps pour que la «lumière» et la chaleur reprennent le dessus. Il y a encore tant à faire. Des prisonniers politiques continuent à être torturés, des enfants continuent à mourir de faim, des populations entières continuent à être exploitées, et des plans de sauvetage continuent à être distribués aux plus riches tandis que vous et moi luttons pour joindre les deux bouts. Percevoir ces atrocités comme un combat entre «soi et le reste du monde» peut être accablant. Faire face à ces problèmes avec l'espoir vain qu'un nouveau gouvernement ou quiconque d'autre les réglera définitivement, et, que d'une manière ou d'une autre, la justice prévaudra tandis que nous dormons, n'entraînera rien d'autre que des problèmes supplémentaires.

Faire face à ces problèmes par l'effort, et l'effort collectif, afin de les surmonter peut entraîner des résultats positifs. Nous venons d'en faire l'expérience.

Mais avant tout, merci pour le travail fourni par Laura Knight-Jadczyk, l'équipe de SOTT et tous ceux qui ont consacré du temps, de l'argent ou toute autre forme de soutien à ce combat. La liberté d'expression sur Internet n'a pas essuyé le douloureux revers qui lui était destiné. Pour cela, nous devons et nous ne pouvons qu'être reconnaissants. Mais comment exprimer ces remerciements? Je propose le meilleur remerciement qui puisse être donné. Le seul remerciement qui fasse sens: utiliser cette liberté d'expression sur Internet tant que c'est encore possible. L'utiliser pour tout ce qui en vaut la peine.

Ce que nous avons gagné est le droit de continuer à nous exprimer et à apprendre dans un environnement libre. Saisissez cette opportunité. Lisez SOTT et discutez de ces lectures sur le forum ou ailleurs. La connaissance protège. Accumulez là tant que ses fruits demeurent encore aisément accessibles.

Joyeux solstice d'hiver - Promesse du retour de la lumière!

 

Traduction française: Axel D.

Article original : SOTT.net



[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Poursuite_strat%C3%A9gique_c... - NdT

Sarkozy copieusement hué

Manifestement Sarkozy fait de plus en plus l'unanimité...

...contre lui.

 

Preuve en image :

 

 

Marchiani touché par la grâce.

Note de P&P : Dans un grand élan de transparence et d'honnêteté, le gouvernement Sarkozy a une nouvelle fois fait passer des mesures particulièrement populaires au beau milieu des vacances.

Nous parlons cette fois-ci, des vacances de Noël 2008 et Sarkozy a revêtu une longue barbe blanche (qui lui arrive jusqu'aux genoux un peu comme Grincheux ce sympathique personnage créé par Walt Disney) pour procéder à la traditionnelle distribution des cadeaux. Même avec l'hyperactivité sub-hystérique qui le caractérise, il eut été bien difficile de préparer un cadeau personnalisé pour chacun des 60 millions de Français.

A l'aune d'une année 2009 particulièrement difficile où le soutien apporté aux plus démunis devient plus que jamais essentielle, notre génialissime président a pensé à un premier cadeau pour les pauvres consistant en une réduction des droits chômage. Les 5% d'enrobage sucré c'est l'abaissement de la durée minimum d'indemnisation, les 95% restants constituent une amère régression sociale supplémentaire où, en résumé il faudra cotiser plus pour toucher moins.

En plus du cadeau pour la plèbe qui est également un cadeau pour les nantis qui voient les charges patronales baisser. Sarkozy a sorti de sa hotte un cadeau spécial réservé à une liste secrète de 27 citoyens modèles. Ceux-ci auront droit à une grâce de Noël. La grâce ça ne nous concerne pas. Comme prouvé par la pseudo-rigueur affiché par le chantre élyséen de l'incorruptibilité au moment de son élection, chacun devra payer sa dette à la société jusqu'au dernier cent. Sarkozy fut donc le premier président à refuser le pardon aux sanginaires bandits qui avaient osé rouler à 58 km/h sur un tronçon de route limité à 50 km/h.

En revanche si vous avez à votre actif quelques juteuses affaires de corruption et que vous être bien introduit dans les réseaux mafieux corses célèbres de Miami pour leur trafic d'héroine jusqu'en Angola pour leur trafic d'arme, alors vous aurez de grandes chances d'émouvoir notre président au grand coeur.

Avant de lire les chapitres suivants, et afin d'avoir une idée des liens historiques entre quelques "héros" corses et notre sémillant président, nous vous conseillons de jeter un oeil à l'article "Opération Sarkozy".

 

 

Nicolas Sarkozy a partiellement gracié Jean-Charles Marchiani. Pourtant, l'ex-préfet du Var ne répondait pas vraiment aux critères énoncés par le chef de l'Etat. Mais le patron en a donc décidé ainsi, à la veille de Noël, pendant les vacances... que les trois premiers personnages du gouvernement passent à l'étranger. Hasards ou coïncidences...

Sarkozy - Grace Marchiani

A la veille de Noël, (Saint) Nicolas Sarkozy l'a décidé. Il en sera donc ainsi... Jean-Charles Marchiani bénéficie d'une grâce partielle réduisant sa peine de six mois. Il peut dès maintenant demander une libération conditionnelle. L'ancien préfet du Var avait été condamné à 3 ans de prison ferme pour avoir touché des commissions occultes en marge de deux marchés. Les trois premiers personnages du gouvernement (Sarkozy, Fillon, Borloo) sont injoignables, partis en vacances à l'étranger. Vraiment pas de chance !

 

Marchiani non éligible aux conditions de l'Elysée ?

Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance. Le cas Marchiani répondait difficilement aux exigences formulées par Nicolas Sarkozy. L'appel d'offres rédigé par l'Elysée, rendu public par Bakchich, précisait que "les condamnés qui ont d'ores et déjà entamé sous l'autorité d'un juge de l'application des peines un parcours visant à obtenir une mesure d'aménagement de peine ne figureront pas parmi [les] propositions hormis les cas où cette exclusion génèrerait une injustice flagrante". Or, Jean-Charles Marchiani avait déposé début octobre une demande de libération conditionnelle. Mais peut-être cette demande a-t-elle été aussi graciée, par la même occasion ?

Marchiani touché par la grâce

Une grâce de Noël, en République laïque, ce n'est pas du meilleur effet. Mais c'est un détail, aussi peu important que les noms de la petite trentaine d'autres prisonniers qui ont bénéficié de ce privilège. La liste est tenue secrète, aujourd'hui encore, et si la CGT-pénitentiaire n'avait pas éventé l'affaire, Marchiani serait rentré chez lui à temps pour voir Bernard Tapie faire son show, jeudi 25 en direct sur France 2 (à moins qu'il ne préfère "Le père Noël est une ordure" ?)... et personne n'en aurait rien su.

Au contraire des grâces collectives, qui étaient passées par décret officiel, et dont les conditions étaient connues de tous et valables pour l'ensemble des prisonniers, la grâce individuelle dont vient de nous honorer Nicolas Sarkozy est obscure et subjective. Quelques critères flous, une liste de noms sortie d'un chapeau. Et au final, le chef de l'Etat qui tranche. N'y a-t-il que 27 détenus méritants en France ? Marchiani est-il plus méritant que d'autres ? Sans aucun doute, répond la République.

"Celui qui est élu au suffrage universel n'a pas à revenir sur une décision de justice"

"Je proposerais [...] que l'on supprime le droit de grâce et d'amnistie qui ne m'apparaissent pas être compatibles avec les exigences d'une démocratie moderne. Pour moi, cela va bien au-delà du seul cas particulier et je n'aime pas faire de cas particulier. Je dis simplement qu'au nom de la séparation des pouvoirs, il me semble que celui qui est élu au suffrage universel n'a pas à revenir sur une décision de justice" avait pourtant déclaré Nicolas Sarkozy, le 10 juin 2006. Et il l'a fait ! Mais pour les PV de stationnements, pas pour ses amis corrompus (c'est la justice qui le dit)...

L'histoire se répète...

Vendredi 11 juillet, à la veille d'un long week-end, en période de fêtes et de vacances, Bernard Tapie bénéficiait de la discrète bonté d'une justice parallèle aux petits oignons. Un tribunal arbitraire arbitral et la justice de la République était court-circuitée, bafouée... par le gouvernement ! Dans le secret le plus parfait... ou presque ! Et dire qu'en Belgique, un gouvernement entier démissionne pour de simples accusations de "pressions sur la justice"... Des petits joueurs, ces Belges !

 

 

Un petit reportage de Bakchich.info en prime

 

 

Article original : Les mots ont un sens

 

24/12/2008

Relier les points : guerre de terreur et sionisme mènent la danse

SOTT.net
Lundi 1er décembre 2008 14:21 UTC

denver3.jpg

© Cassiopaea.org
Peintures murales de l'aéroport de Denver

Alors que le monde tombe sous le charme du prétendu changement porté par Obama, les sionistes s'infiltrent dans son équipe et saisissent l'opportunité d'assiéger Gaza. Avec un timing étonnamment parfait, l'Inde connaît son propre 11septembre tandis que les doigts pointent vers le Pakistan.

Il faut s'attendre à ce que le sang coule toujours plus alors que les symptômes de conflits armés et les prévisions d'attaques terroristes catastrophiques ne cessent de se manifester.

Pendant ce temps, Mère Nature prend bonne note de la folie humaine et couvre le monde d'un souffle froid. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas: l'activité cosmique répond à coup de boules de feu et autres mystères.

Le 11 septembre indien: Les terroristes jusque là inconnus ont encore frappé

Un nouvel épisode bizarre de folie et de haine débridées vient d'avoir lieu, cette fois-ci à Bombay.

D'après la version officielle, un groupe composé de seulement 10 terroristes entraînés et armés jusqu'aux dents de fusils d'assaut, de grenades et d'explosifs de type plastic ont débarqué de leurs embarcations à Bombay, tué au hasard plus de 200 personnes dans les rues et hauts-lieux touristiques, capturé des otages dans deux hôtels de luxe, un hôpital, une gare et un centre communautaire juif, et réussi à tenir tête aux escadrons d'élites indiens pendant plus de trois jours. Ah, au fait, on nous a d'abord raconté que ces individus appartenaient à l'un des ces mystérieux groupes terroristes «jusqu'alors inconnus» (souvenez-vous du récent attentat de l'hôtel Marriott à Islamabad), celui-ci répondant au nom de «Moudjahidins du Deccan». Il nous faut supposer qu'ils ont juste eu «de la chance ».

taj_mahal_hotel.jpg

© Lorenzo Tugnoli /AFP/Getty Images

Un incendie embrase le dernier étage de l'hôtel Taj Mahal.

Il se trouve également que les terroristes étaient équipés de Blackberrys qu'ils utilisaient pour se connecter à Internet et suivre les mouvements de la police et la réaction générale à leurs attaques. Peut-être sommes-nous censés croire que cette «mortelle» capacité à surfer sur Internet leur a permis de connaître les mouvements du chef de la police anti-terroriste indienne Heman Karkare, et de l'éliminer.

Sommes-nous les seuls à croire que cette histoire ne tient pas debout?

De plus, les terroristes étaient excessivement calmes. Selon les témoins: «leur témérité était incroyable»

«Pendant qu'un individu rechargeait son arme, les autres continuaient à tirer. Ils semblaient calmes et sereins. Ils ne se hâtaient pas le moins du monde. Ils ne semblaient pas du tout effrayés.» [...]

D'après des témoins locaux, l'orgie meurtrière de Bombay débuta [au café Léopold]. Trois hommes sont entrés dans le café, ont bu des bières, payé leur addition et sont sortis. Puis ils ont sorti des armes de leurs sacs et ont commencé à tirer.

Gaffar Abdul Amir, un touriste iraqien originaire de Bagdad, déclare avoir vu au moins deux hommes ouvrir le feu à l'extérieur du café Léopold

Il rejoignait avec un ami son hôtel situé sur le bord de mer lorsqu'il a vu deux hommes, portant des sacs et brandissant des AK-47, qui marchaient devant eux en tirant des coups de feu.

«Ils ne ressemblaient pas à des Indiens, ils avaient l'air étrangers. Je pense que l'un d'entre eux était blond. L'autre était coiffé comme un punk. Ils étaient bien habillés» déclare M. Amir.

Ouep ! L'apprenti terroriste islamique de base, en somme : punk, blond, buveur de bière et tireur d'élite flegmatique ! Ajoutez à cela cette observation intéressante faite par Ahmed Quraishi au sujet de la photo du terroriste prise à la gare. Selon Quraishi, l'homme armé «porte un bracelet orange qui est très répandu parmi les Hindous pratiquants... Ce bracelet est sacré aux yeux des Hindous fondamentalistes qui croient que son port est signe de dévotion et apporte la bonne fortune.»

mumbai_gunman_415x275.jpg

© Inconnu

D'après la version officielle, l'homme photographié à la gare de Bombay, fusil d'assaut et grenades à la main, serait Azam Amir Kasab, âgé de 21 ans - il serait le seul terroriste à avoir survécu.

Nous découvrons dans le Guardian comment la version de l'histoire officielle s'est formée:

«Les tensions entre l'Inde et le Pakistan se sont accrues la nuit dernière après qu'on a déclaré que le seul terroriste à avoir survécu aux trois jours de combat meurtriers de Bombay était originaire du Pakistan, et que les 9 autres militants islamiques étaient originaires de ce pays ou y avaient suivi un entraînement.»

Attendez un instant! Juste la veille, les journaux britanniques déclaraient que sept des terroristes étaient des citoyens de la Couronne - originaires de Leeds, Hartlepool et Bradford. Ils mentionnaient également que «deux Britanniques avaient été capturés ainsi que 8 autres terroristes après que des commandosindiens eurent pris d'assaut deux hôtels et un centre communautaire juif afin de libérer des otages». Cela fait un total de dix terroristes arrêtés. Mais nous n'avons désormais qu'un seul survivant, dénommé soit Azam Amir Kasab soit Mohammed Ajmal Qasam, et dont, coïncidence, la photo a fait la Une de tous les journaux, et qui, malgré son fanatisme et sa volonté de participer à une mission suicide, a décidé de trahir sa prétendue cause en chargeant le Pakistan!

[...]

La colère populaire est en train de monter à la suite d'allégations impliquant le Pakistan dans ces attaques. Ces allégations é incluent:

- La déclaration de Kasab selon laquelle les militants ont été entraînés dans deux camps gérés par Lashkar-e-Taiba, au Pakistan

- Les allégations selon lesquelles les téléphones retrouvés dans un bateau de pêche suspecté d'avoir transporté les terroristes jusqu'à Bombay avaient été utilisés pour appeler le Pakistan. Ce qui n'est pas sans rappeler le coup du «passeport flambant neuf» retrouvé au milieu des ruines des tours jumelles.

- La déclaration de Sri Prakash Jaiswal, ministre de l'Intérieur indien, selon laquelle, «à ce jour, l'enquête a révélé l'implication de groupes basés au Pakistan dans les attentats de Bombay.»

En réponse à l'affirmation selon laquelle les terroristes étaient soit d'origine pakistanaise soit entraînés dans ce pays, un responsable pakistanais a déclaré que des troupes seraient envoyées à la frontière si les tensions continuaient à monter...

... une confrontation entre l'Inde et le Pakistan étant probablement l'objectif fondamental de cette opération. Remarquez la référence à Lashkar-e-Taiba, groupe qui selon le Times avait des liens avec l'ISI, l'agence de renseignements inter-armées pakistanaise. Ce que le Times omet de mentionner, c'est que l'ISI a également de forts liens avec la CIA et les services secrets britanniques. En fait, l'ISI est essentiellement la branche sud-asiatique de la CIA et du MI6. [Ndt: Je crois qu'il y a une petite coquille dans le texte original qui parle d'Asie du Sud-Est alors que le Pakistan se trouve en Asie du Sud] Par conséquent, si l'ISI a été impliquée dans les attentats de Bombay, vous pouvez être sûr qu'elle a reçu ses ordres de Washington et de Londres. Mais quand le but de la propagande est d'accuser le Pakistan, de tels détails n'ont guère d'importance.

Toutefois, malgré les déclarations initiales, il est devenu de plus en plus clair qu'aucun fondamentaliste basé au Royaume-Uni n'était impliqué. Les forces de police britanniques ont démenti toute enquête locale, et Gordon Brown a déclaré qu'il n'y avait pas de «preuve» démontrant un quelconque lien entre ces terroristes et le Royaume-Uni.

Bien sûr qu'il n'y aura pas de «preuve» contredisant la version des faits destinée au public. Etant donné : les incohérences dans le récit déjà incroyable de ces attaques ; le fait que le Pakistan et les musulmans en général n'avaient rien à gagner et tout à perdre dans une telle opération ; et le timing parfaitement synchrone avec le siège de Gaza par Israël - ce qui a ainsi détourné l'attention de la planète - nous vous demanderons de nous excuser si, une fois encore, nous soupçonnons une opération faux drapeau.

Ces attentats ont pu être menés soit par des unités d'élite soutenues par un gouvernement et disposant d'une porte de sortie sécurisée au milieu de la confusion (par exemple, en capitulant tout en sachant qu'elles seraient ensuite gentiment libérées), soit par des individus sous le joug d'une manipulation mentale les poussant à agir au mépris de leur propre vie, soit par une combinaison des deux .

Il est important de comprendre que lorsque nous parlons de manipulation mentale, nous ne disons rien de plus extraordinaire que ce que les médias vous disent déjà. Même si vous croyez à la version officielle, vous devez accepter que quiconque ayant capacité à abattre au hasard autant de victimes que possibles au cours d'une mission suicide a subi un lavage de cerveau afin de commettre des actes allant à l'encontre de sa raison, de sa morale, de sa nature et de son bon sens. Que la manipulation mentale soit induite par un endoctrinement social, un conditionnement pavlovien ou une autre technique inconnue du public, le fait est que les gens peuvent être amenés à croire et à faire des choses contraires à leur tendance naturelle. Par conséquent, en réalité, le comment n'est pas vraiment le problème, ce qui compte est le pourquoi. Comme toujours, pour comprendre les raisons, nous devons nous poser cette question: cui bono? (À qui profite le crime?)

denver_mural3xx.jpg

© Inconnu

Détail des peintures murales de l'aéroport de Denver

Pour répondre à cette question, une connaissance du contexte est nécessaire. Comme nous l'avons expliqué dans notre parution de septembre, Pervez Musharraf, l'ex-président pakistanais - un supporter inconditionnel des États-Unis - a récemment démissionné, pour être remplacé par Asif Ali Zardari, qui a décidé de défendre les droits de son pays et de s'opposer aux incursions de l'armée étasunienne sur son territoire. Cette prise de position a probablement eu pour résultat l'explosion de l'hôtel Marriott d'Islamabad la nuit où Zardari envisageait d'y dîner avec tous ses ministres. Néanmoins, Zardari a continué à s'opposer aux dictats de Washington, et les États-Unis ont répondu en faisant du Pakistan la cible de sa rhétorique et de ses drones missiles. Ainsi, le duo services secrets/militaires étasuniens dispose-t-il d'une bonne raison pour initier une attaque terroriste et en accuser le Pakistan - tout en gardant à l'esprit que les services secrets pakistanais, l'ISI, sont sans doute plus loyaux vis-à-vis de la CIA que de Zardari.

Les services secrets israéliens constituent le deuxième (et habituel) suspect. Le Pakistan faisant désormais partie des rebelles s'opposant à l'axe du mal, il devient une cible, en tant qu'État musulman doté de l'arme nucléaire. Suivant le raisonnement selon lequel l'ennemi de mon ennemi est mon ami, il se peut que les services secrets israéliens «soutiennent» des représentants de l'extrême droite au sein de l'establishment indien, et les aident à entraîner leur pays vers un conflit avec le Pakistan - et ce, que les autres membres de l'establishment en aient conscience ou non. Souvenez-vous qu'en 2000, à Calcutta, des agents secrets indiens arrêtèrent 11 étrangers pour les interroger, alors qu'il s'apprêtaient à embarquer sur un vol à destination du Bangladesh. On les soupçonnait de détournement aérien, mais ils furent relâchés après avoir été identifiés comme des prêcheurs islamiques. Toutefois, il se troue qu'ils détenaient des passeports israéliens et que Tel-Aviv avait «exercé une pression considérable» sur Delhi pour s'assurer de leur libération. Des experts des renseignements les soupçonnent d'être au service du Mossad.

Pour terminer, nous ne devons pas écarter l'hypothèse de Quraishi selon laquelle «un noyau d'idéologues laïques et de nationalistes hindous ont lancé un "coup d'Etat feutré" à New Delhi, afin de : porter au pouvoir les faucons partisans de la politique étasunienne qui veut faire de l'Inde le gendarme de la région; isoler le Pakistan; s'opposer à la Chine». Selon Quraishi, Hemant Karkare - le chef de l'anti-terrorisme tué lors des attentats - est l'homme qui découvrit ce complot, alors qu'il «menait une enquête de haut-vol sur une cellule terroriste indienne».

Naturellement ces trois suspects ne sont pas mutuellement exclusifs.


Des tyrans conquérants pénètrent dans Gaza

La conséquence malheureuse (et peut-être délibérée) des attaques de Bombay a été de détourner l'attention de la communauté internationale de la tragédie vécue par le peuple de Gaza. Au cas où vous l'auriez ratée, vous trouverez ici le lien vers l'analyse du siège de Gaza rédigée par Windmill Knight et Joe Quinn. Récapitulons les événements en ajoutant quelques mises à jour.

Le jour de l'élection étasunienne, alors que tous les regards étaient fixés sur les écrans de télévision, les Israéliens décidèrent que le moment était idéal pour rompre la trêve avec le Hamas, envahir Gaza, tuer six Palestiniens, et les accuser d'avoir rompu le cessez-le-feu alors que c'est à la suite de ces actes que le Hamas répondit en envoyant des roquettes sur Israël. Il ne fait aucun doute que les sionistes perçoivent la nomination par Obama de Rahm Emanuel au poste de secrétaire général de la Maison-Blanche (voir plus bas) comme un feu vert donné à leurs plans, puisque, depuis, la situation n'a cessé de se détériorer.

1.jpg

© Inconnu

Les juifs contre le sionisme

Des avions israéliens tirèrent des missiles sur des cibles au nord de la bande de Gaza, blessant deux Palestiniens, prétendument en réponse aux tirs de roquettes du Hamas. Le cessez-le-feu avait été rompu une semaine plus tôt, lorsque l'armée israélienne avait attaqué un tunnel (selon elle) que des militants s'apprêtaient à utiliser pour lancer une attaque au-delà de leur frontière. Bien entendu, on ne peut se comporter en tyran sans excuse, et c'est la raison pour laquelle ces roquettes du Hamas largement inefficaces et généralement inoffensives sont si pratiques. Pourquoi le Hamas aurait-il recours à une tactique qui nuit tant à la cause qu'il défend? En fait, il y a un mois et demi, le Hamas a accusé des «collabos à la solde des Israéliens» d'avoir lancé ces roquettes.

L'ONU a dû fermer ses centres d'aide à Gaza après l'épuisement de ses réserves de nourritures - conséquence d'un bouclage complet des frontières décidé par Israël il y a un mois.

L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a qualifié les conséquences du renvoi des camions de nourriture de «catastrophiques». En effet, nous parlons ici de 750 000 personnes privées de nourriture!! Comment appeler cela: génocide, terrorisme ou les deux?

John Ging, directeur des opérations de l'ONU à Gaza, a déclaré:

«Nous ne pouvons qualifier la situation à Gaza autrement que de terrible et de terrifiante. 750 000 réfugiés dépendent de la nourriture que nous leur fournissons, et les Israéliens nous interdisent de la distribuer [...] Le verrouillage israélien, punition collective infligée aux civils, viole les lois internationales

Comme dans tout crime, leurs auteurs n'aiment pas les témoins. 20 consuls européens qui avaient prévu de visiter Gaza se sont vus refuser l'entrée au poste frontière d'Erez. De même, les travailleurs sociaux n'ont pu traverser la frontière, et les malades ont reçu l'interdiction de quitter la bande de Gaza pour recevoir leurs soins. De la même manière, les journalistes étrangers ont été interdits d'accès pendant plus d'une semaine.

Alors, quel est le plan des sionistes? Cette fois-ci, nul besoin de se perdre en conjectures: Matan Vilnai, ministre de la Défense israélien, a expliqué à notre place ce qu'il en était: une vaste invasion de Gaza n'est plus qu'une affaire de temps, et l'armée est déjà prête à intervenir. Comme Jonathan Cook l'a écrit:

«Toutes les décisions [retrait des colons, repli des troupes à la périphérie de la bande de Gaza] servent le même objectif: persuader la communauté internationale que l'occupation de Gaza par Israël est terminée, et qu'Israël peut donc ignorer les lois régissant toute occupation et exercer une violence permanente contre Gaza.

Les ministres se sont relayés pour exprimer ce point de vue. Ehud Olmert, par exemple, a déclaré que les habitants de Gaza ne devraient pas être autorisés à «mener une vie normale» ; Avi Dichter estime que des sanctions devraient être infligées «quel qu'en soit le coût pour les Palestiniens» ; Meir Sheetrit a pressé Israël de «choisir un quartier de Gaza et de le raser» - voilà les positions politiques discutées par les ministres israéliens la semaine dernière.

Et voici l'horrible ironie de cette triste histoire: alors que Gaza était contrainte à la famine, Bush participait à une rencontre inopinée à New-York avec Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères (et ex-agent du Mossad) et Shimon Perez, président d'Israël, qui l'a félicité d' «avoir fait avancer les espoirs de paix israélo-palestiniens» et de «s'être opposé au terrorisme et aux extrémismes». Ca donne envie de vomir.

Un député du Likoud demande à ce que les prisonniers palestiniens soient utilisés comme boucliers humains contre les roquettes Qassam.

Bien que le blocus ait été temporairement levé, Barak a décidé de garder les frontières fermées, provoquant un désastre sanitaire à Gaza en raison de pénuries de chlore. L'eau potable est devenue un rêve bien lointain pour les Palestiniens... En outre, lundi matin, un navire libyen transportant 3000 tonnes de vivres pour la bande de Gaza a été renvoyé vers son port d'attache par la marine israélienne, bien qu'évidemment, la marine israélienne ait démenti de telles allégations.

Cette nouvelle manifestation du racisme génocidaire perpétré par Israël est grave. Etant donné la situation politique mondiale, il n'est pas étonnant de trouver parmi d'autres déclarations inhumaines celle proférée par un député du Likoud proposant que l'armée israélienne utilise les prisonniers palestiniens comme boucliers humains. Vilnai, le ministre de la Défense, nous a rappelé que ce type de déclarations n'étaient pas seulement des exercices rhétoriques, mais qu'elles exprimaient de véritables intentions. Israël est «très proche d'une opération d'envergure dans la bande de Gaza», a-t-il déclaré.

Pourquoi la tragédie de Gaza est-elle largement ignorée par les médias et la communauté internationale en général? Pourquoi les dirigeants de notre planète fuient-ils leurs responsabilités vis-à-vis des individus les plus vulnérables? Pourquoi n'osent-ils même pas condamner ces nouveaux nazis? Ah oui, nous avions oublié que personne n'est autorisé à critiquer le sionisme.

Guerres des gangs

Avec toutes ces tragédies humaines, nous avons failli oublier de mentionner qu'un gars dénommé Barak Obama a gagné les élections présidentielles d'un certain pays «développé», et qu'il est censé apporter le changement et nous sauver tous.

Afin de comprendre ce qui s'est produit au cours des élections étasuniennes, relisez les explications données par Simon Davies et Donald Hunt sur le comportement des élites :

Les membres du cercle intérieur n'apparaissent quasiment pas dans la vie publique, et généralement, ils ne remplissent pas de fonctions officielles. Nos présidents, Premiers ministres, ministres, hommes politiques, grands patrons, banquiers et autres personnalités font partie des cercle intermédiaire ou extérieur. Ils peuvent rejoindre le cercle intérieur, mais seulement après avoir quitté leurs fonctions officielles.

Par leur nature même, ces cercles sont secrets, et leurs membres, en particulier ceux du cercle intérieur, ne sont connus que d'un très petit nombre. L'identité des individus détenant le pouvoir ultime fait l'objet de nombreux débats. Bien qu'on y compte certainement les membres de familles qui se maintiennent au sommet depuis de nombreuses générations, l'appartenance à de tels groupes n'est pas forcément inaliénable:les luttes de pouvoir et la compétition sont toujours rudes, en particulier aux niveaux inférieurs. Pour qu'un membre, ou un «joueur», gravisse les échelons, il doit être rusé, dénué de scrupules et in fine, survivre. Pour conserver leur pouvoir, les représentants de ces élites doivent «rester dans le jeu» en permanence. Il est essentiel de comprendre que, même si pour nous autres «exclus», de l'extérieur, ces cercles peuvent ressembler à de confortables clubs, à l'intérieur, la compétition est rude. Ce que nous voyons sur la scène internationale est le résultat de ces rapports de force. Tandis que la ligne générale est établie par les membres du cercle intérieur, les détails relatifs aux arbitrages stratégiques y font toujours l'objet de luttes féroces, de même que les arbitrages aux niveaux tactiques et territoriaux au sein des cercles intermédiaire et extérieur. C'est exactement ce qui se produit avec la «crise financière».

Quiconque a l'expérience du fonctionnement interne d'une multinationale ou d'une banque pourra confirmer l'existence de ces deux forces au sein de telles organisations. «Dallas», la série télévisée étasunienne des 80's, en est un autre bon exemple - les Ewings s'entretuaient en permanence, mais demeuraient inattaquables et soudés dès lors qu'une menace extérieure surgissait.

Ainsi, nous pouvons analyser l'élection étasunienne de la manière suivante : Obama et McCain étaient les représentants de deux groupes de pouvoir luttant pour contrôler les détails de la mise en œuvre du plan global décidé au préalable par le cercle intérieur. Il y a quelques mois, nous avions déjà remarqué les liens entre les évangélistes d'extrême-droite - les dominionistes en particulier - et Sarah Palin, et avions noté les liens unissant Joe Biden au sionisme. Avec la victoire d'Obama, nous avons obtenu une confirmation supplémentaire du soutien que lui ont apporté les sionistes (voir ci-dessous)

En principe, les sionistes auraient pu choisir de soutenir les Républicains, comme ils l'ont fait par le passé. Mais dans leurs calculs, ils ont probablement pris en compte les plans des Évangélistes et ont choisi l'autre alternative. Après tout, selon les chrétiens millénaristes, à la fin des temps (que nous avons atteinte selon eux), Israël devra se convertir ou être détruite. Par conséquent, le sionisme a décidé de parier sur Obama et de l'aider à accéder à la Maison-Blanche - à certaines conditions, bien entendu. Il nous reste à voir si les chrétiens de droite vont tenter quelque chose pour compenser l'erreur d'avoir imposé à la campagne républicaine une Sarah Palin pas spécialement brillante.

Au fait, avez-vous remarqué avec quelle facilité les médias ont changé de camp du jour au lendemain ? Le jour de l'élection, Fox continuait à promouvoir l'idée qu'on devait craindre Obama en raison de son manque d'expérience, et quelques jours plus tard, cette même chaîne colportait l'histoire selon laquelle Palin ne savait pas que l'Afrique était un continent. Nous pouvons tirer la conclusion suivante de cette observation : les médias ne se situent pas bien haut dans la hiérarchie, il sont plutôt des serviteurs qui essayent en permanence de deviner qui sont les véritables maîtres et ce qu'il veulent vraiment.

 

Obama paye l'addition tandis que l'Iran se retrouve à nouveau sur le grill
obama_puppy.jpg

© Inconnu

légende : Vous aussi, vous aurez un chiot.

On verra ça !

Maintenant qu'il a obtenu ce qu'il voulait, Obama doit payer pour les faveurs qu'il a reçues et pour les portes qui ne se sont pas refermées sur son nez. Il a offert un chiot à ses filles. Beaucoup d'autres ont également «reçu un chiot», et il est intéressant de voir qui cela concerne. Ils composeront la structure sur laquelle il pourra s'appuyer ou non pour agir ; ils chercheront à imposer leur programme par la pression, et à moins d'un miracle, ils réussiront.

La première déception est survenue peu de temps après l'élection, lorsque Obama a offert à Rahm Emanuel le poste-clef de secrétaire général de la Maison-Blanche. Emanuel est intimement lié à l'AIPAC (Comité Israélo-Américaindes Affaires Publiques), une de ces organisations qui, à l'intérieur des Éetats-Unis, forment un puissant lobby en faveur des politiques expansionnistes d'Israël - même ci cela se fait au détriment des intérêts étasuniens.

Le parcours d'Emanuel suggère en effet qu'il sera plus loyal à Israël qu'aux États-Unis. Son père était membre de l'Irgoun, un groupe terroriste juif qui avait recours à la violence pour chasser de Palestine les Britanniques et les Palestiniens, dans le but de créer l'État d'Israël. Pendant la guerre du Golfe de 1991, il fut volontaire pour rejoindre l'armée israélienne. On l'a décrit comme un «faucon super-likoudique» et il a soutenu l'invasion illégale de l'Iraq initiée par Bush.

Avec de tels amis, il n'est pas étonnant qu'Israël remette sur le tapis le projet d'attaque contre l'Iran et tente de l'enfoncer dans le crâne d'Obama.

«Nous n'excluons aucune option [concernant l'Iran]. De même, nous recommandons aux autres nations de n'exclure aucune option», a déclaré le ministre de la Défense israélien Ehud Barak au sujet d'Obama, seulement trois jours après l'élection du 4 novembre. [...]

«Il est extrêmement important que nous restions coordonnés face à la menace iranienne, car le temps ne joue pas en faveur des modérés» a averti la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni au cours d'une conversation téléphonique avec le vice-président Joe Biden, le 10 novembre. [...]

«Nous ne sommes pas satisfaits de la posture actuelle de la Russie vis-à-vis de Téhéran», a averti Barak lors d'un entretien le 12 novembre avec Vremia Novostei.

Le Premier ministre israélien a rapidement démenti les déclarations selon lesquelles Tel Aviv avait la semaine dernière «reçu l'avertissement» de ne pas attaquer l'Iran avant qu'Obama ne prenne ses fonctions en janvier.

Olmert a déclaré mardi: «Je ne me souviens pas que quiconque au sein du gouvernement [étasunien], y compris au cours des derniers jours, m'ait conseillé ou ait conseillé à l'un de mes collaborateurs de ne pas prendre les mesures que nous jugerions nécessaires à la sécurité de l'État d'Israël - et ces mesures incluent l'Iran.»

Voilà qui clarifiera peut-être l'identité de celui qui tire vraiment les ficelles?

Hillary Clinton a également reçu un «chiot» pour être restée de bonne composition après avoir perdu les primaires démocrates: elle a été nommée secrétaire d'État. Ajoutez à cette liste Madeleine Albright («la mort d'un demi-million d'enfants iraqien est un prix raisonnable à payer»); Richard Holbrooke et Zbigniew Brzezinski qui ont, entre autres, soutenu le génocide indonésien des habitants du Timor oriental; Dennis Ross, également connu comme «l'avocat d'Israël»; Martin Indyk, néoconservateur et sioniste; et bon nombre d'autres sinistres individus liés aux renseignements et à l'armée des États-Unis. Vous pouvez lire ici leurs effroyables parcours.


Les prophètes de l'Apocalypse

Récemment, nous avons remarqué une curieuse tendance entourant la victoire d'Obama: des prédictions de crise et de catastrophe émanant de personnes ayant accès à certaines informations. Souvenez-vous qu'il y a plus d'un mois, nous rapportions les mots de Joe Biden prononcés le 19 octobre:

«Retenez bien ça. [...] Il ne se passera pas six mois avant que le monde ne teste Barack Obama comme il a testé John Kennedy... Prenez garde, nous allons avoir une crise internationale, une crise provoquée, pour tester les nerfs de l'homme.»

Il est intéressant de constater qu'il a explicitement comparé Obama à Kennedy, sachant que, selon certaines théories, Obama serait le nouveau Kennedy luttant contre le système depuis l'intérieur («compte là-dessus et bois de l'eau»).

Le lendemain de la déclaration de Biden, alors qu'on l'interrogeait, Madeleine Albright a déclaré que Biden avait souligné un «état de fait». Excusez nous, mais ne sommes-nous pas censés interpréter ces déclarations comme la confirmation d'un événement majeur à venir dans les prochains mois?

Le 21 octobre, Colin Powell a également déclaré sur NBC qu' «une crise dont nous ne savons rien à ce jour aura lieu le 21 ou le 22 janvier». Évidemment, on se demande comment il peut être aussi certain de la date, s'il ne sait pas en quoi cette crise consiste (peut-être que Colin utilise les pouvoirs extrasensoriels qui le rendirent célèbre lorsqu'il certifia devant l'ONU qu'il pouvait «voir» des «armes de destruction massive» en Iraq alors qu'il n'y en avait aucune).

Le jour même, à Sidney, Gareth Evans, coprésident de la nouvellement créée Commission Internationale sur la non-prolifération nucléaire et le désarmement (ICNND) et ex-ministre des Affaires étrangères australien, a prévenu que le monde était au bord du gouffre à cause de la dissémination d'armements dévastateurs, en particulier au Moyen-Orient et en Iran. Evans a déclaré: «Les dommages provoqués par une seule attaque nucléaire majeure renverraient le 11 septembre et quasiment tout autre événement historique au rang d'infime détail.»

Dans la même veine, une semaine plus tôt, Lord West, conseiller en sécurité intérieure auprès du Premier ministre britannique Gordon Brown, a déclaré:

«La menace [terroriste] est immense. Après avoir légèrement faibli, elle est aujourd'hui redevenue «sévère». De vastes complots se trament. Nous en avons déjoué un, ce qui a causé du tort à al-Qa'ida, et les complots se sont un peu calmés. Toutefois, un autre complot de grande ampleur est en cours de préparation et nous le surveillons.»

Nulle coïncidence dans cette «révélation» détonante faite par Lord West lors d'un débat sur les mesures de sécurité à la Chambre des Lords, moins de 24 heures après que ceux-ci eurent forcé le gouvernement britannique à abandonner son projet d'allonger à 42 jours la durée maximale des détentions préventives pour les individus suspectés d'activités terroristes.

Le site Internet Jerusalem News a rassemblé les informations mentionnées ci-dessus et les a interprétées comme «un étrange cocktail de messages énigmatiques émanant de dirigeants politiques de la planète sur ce qui pourrait attendre les États-Unis au cours des prochains mois». Il se pourrait que certains de ces messages visent comme d'habitude à attiser les peurs qui accompagnent les périodes de terreur, mais il est certainement surprenant, au moins en terme de timing, qu'ils soient tous liés à l'élection d'Obama.

C'est désormais Brzezinski qui affirme qu'Obama pourrait être testé par des terroristes après sa prise de fonction le 20 janvier. Remarquez également que Michael Hayden, le directeur de la CIA, a d'ores et déjà prévenu l'opinion publique de ce qu'elle devra conclure lorsqu'une telle attaque surviendra:

«Al-Qaida, qui agit depuis des lieux sûrs situés dans les régions tribales du Pakistan, demeure la menace principale pour la sécurité des États-Unis.

Si une attaque majeure touche notre pays, elle portera la signature d'Al-Qaeda.»

Ceci malgré le fait que, selon Hayden, aucune «augmentation artificielle ou réelle» des communications entre suspects d'activités terroristes n'ait été détectée, et que les services secrets britanniques aient confirmé qu'il n'existait pas de projet spécifique imminent. Toutefois, et en dépit de cette absence d'informations, les Britanniques pensent qu'Al-Qaida va commettre un attentat «spectaculaire» au cours de la période de transition, attentat qui ciblera plus Bush qu'Obama. Ainsi, ils ne sont au courant de rien, mais ils savent ça. Et bien sûr, si cet attentat cible Bush, il faudra qu'il ait lieu au cours des prochains mois.

Ajoutez à cette série d'annonces apocalyptiques l'apparition de la marionnette de la propagande connue sous le nom d'Ayman al-Zawahiri, «le lieutenant d'Al-Qaida», qui a accusé Obama d'avoir trahi ses racines musulmanes, et a menacé de «faire du mal aux États-Unis».


Institutions de gangsters

Alors que la crise économie mondiale poursuit imperturbablement sa course, le sommet du G20 à Washington a débouché sur un accord décidant de l'élargissement du mandat du FMI quant à son «rôle de policier des finances», et sur la perspective d'une nouvelle réunion aux alentours de mars/avril.

Les réformes du système économique mondial prendront des mois, voire même des années, pour se matérialiser. Toutefois, de ce «modeste» premier sommet, nous pouvons déjà percevoir certains indices quant à ce qui devrait suivre: davantage de pouvoir pour le «policier des finances», alias le FMI - le fossoyeur du Tiers-monde - et la volonté de ne «rien négliger». Compte tenu des avancées technologiques et de la surveillance accrue de la vie quotidienne, nous nous demandons si, au final, le contrôle économique s'exercera jusque dans nos moindres faits et gestes.

 

Piraterie toxique en haute mer

L'augmentation soudaine de rapports faisant état de navires victimes de piraterie nous rend perplexes. Est-ce l'œuvre de quelques pêcheurs mécontents privés de leur source traditionnelle de revenus et se tournant vers le détournement de méga-pétroliers pour faire bouillir la marmite? Ou y-a-t-il autre chose? Une thèse soutenue par le gouvernement érythréen rejette la faute sur le soutien apporté à l'Ethiopie par les USA lors de l'invasion de la Somalie, et sur le chaos qu'y a causé Bush:

En 2006, les États-Unis ont soutenu une alliance de chefs de guerre somaliens connue sous le nom de Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) qui a établi une base d'opérations à Baidoa, une ville située dans l'Ouest du pays. Avec l'aide de l'armée éthiopienne soutenue par les États-Unis, de mercenaires occidentaux, de navires de guerre étasuniens et d'avions d'attaque au sol AC-130 gunship, le TFG a réussi à prendre Mogadiscio et à forcer l'Union des Tribunaux Islamiques (ICU) et ses alliés à fuir vers le sud [...]

Alors que les combats se poursuivent, la situation humanitaire n'a cessé de se dégrader. Au moins 2,6 millions de Somaliens sont victimes d'une famine due à de graves pénuries alimentaires causées par une longue sécheresse, la violence et une inflation galopante. Les observateurs de l'ONU ont prévenu que ce chiffre pourrait dépasser les 3,5 millions d'ici à la fin 2008.

À l'époque, des liens avec le terrorisme furent créés de toutes pièces et largement diffusés par les médias complices. Cela vous semble-t-il familier? La véritable raison de la destruction de la Somalie s'explique par le fait que, selon une estimation, 30% du pétrole consommé par les États-Unis au cours des 10 prochaines années proviendra de l'Afrique :

Les États-Unis prévoient que près des deux tiers des champs pétrolifères somaliens seront alloués à des compagnies pétrolières étasuniennes telles que Conoco, Amoco, Chevron et Phillips. Les États-Unis espèrent que la Somalie rejoindra le camp des alliés comme l'Ethiopie et Djibouti, où les États-Unis possèdent une base militaire. Cette alliance offrirait aux États-Unis un puissant levier à proximité des plus grandes régions productrices d'énergie.

Les actes de piraterie induisent plusieurs conséquences immédiates. Il existe désormais un marché lucratif pour les entreprises de sécurité. Une clarification des règles d'arraisonnement des navires, actuellement inexistantes, est également plébiscitée. Celles-ci devraient autoriser le recours à des frappes préventives contre tout navire considéré comme suspect. On voit également une importante augmentation du nombre de navires de guerre européens et étasuniens dans la région:

Ce qu'Hervé Morin, ministre de la Défense français, a qualifié de «formidable symbole de l'avancée vers une politique européenne de défense.»

Cela induit également des effets négatifs sur l'économie égyptienne, puisque les navires commerciaux choisissent plutôt de passer par le Cap de Bonne-Espérance. Chaque année, l'Egypte perçoit 4,5 milliards de dollars grâce au transit par le canal de Suez, et se retrouve d'ores et déjà gravement touchée par la réduction du trafic.

L'avertissement de l'Iran selon lequel il envisagerait de recourir à la force pour libérer des otages iraniens et un navire détourné par des pirates au large des côtes somaliennes pourrait s'avérer une tentative de dissimuler des déchets toxiques stockés à bord qui ont entrainé brûlures, chutes de cheveux, maladies et décès parmi les pirates «dans les jours qui ont suivi» leur abordage du MV Iran Deyanat.

Nombre d'entreprises européennes et asiatiques voient en la Somalie une solution économique pour se débarrasser de leurs déchets toxiques :

Les preuves de telles pratiques sont littéralement apparues sur les plages du nord de la Somalie, lorsque le tsunami a frappé le pays en 2004. Le Programme Environnemental de l'ONU (UNEP) a rapporté que sur les côtes de Puntland, le tsunami avait rejeté sur la côte des bidons couverts de rouille et remplis de déchets toxiques [...] Lorsque la puissance des vagues a fait crever les barils, ceux-ci ont révélé un «trafic effrayant» qui dure depuis plus d'une décennie.

«La Somalie est utilisée comme décharge pour les déchets dangereux depuis le début des années 90. Ces pratiques continuent aujourd'hui alors que la guerre civile fait rage», a-t-il déclaré. «Les entreprises européennes ont fait d'importantes économies sur l'élimination de leurs déchets, ne payant pas plus de 2,50 dollars par tonne, alors que le traitement des déchets en Europe coûte approximativement 1000 dollars par tonne.» Et ces déchets sont très variés. Il y a des déchets radioactifs contenant de l'uranium. Il y a du plomb, et des métaux lourds comme le mercure et le cadmium. On trouve également des déchets industriels, biologiques, chimiques - tout ce que vous pouvez imaginer.» [...]
Depuis que ces bidons ont atteint les côtes, des centaines d'habitants sont tombés malades, et souffrent de saignements buccaux et abdominaux, d' infections cutanées et autres troubles.

Il s'agit d'une activité fort lucrative pour la mafia italienne qui, d'après les estimations, contrôle 30% des entreprises italiennes de traitement des déchets, dont celles qui gèrent les déchets toxiques. Peut-être la journaliste italienne Ilaria Alpi a-t-elle été assassinée parce qu'elle en savait trop sur ceux qui étaient impliqués dans le blanchiment d'argent et les décharges illégales. L'implication du Mossad soulève également des interrogations quant à l'étendue de la dissimulation concernant ces trafics d'armes et de déchets.

Il a été révélé que le navire prétendument ukrainien qui transportait 33 tanks russes T-72 et une quantité substantielle de munitions et de pièces de rechange appartenait à un agent du Mossad israélien.

Les pirates somaliens pourraient avoir involontairement révélé des activités maritimes malsaines dont les instigateurs voudraient qu'elles restent secrètes. Ils servent peut-être désormais de prétexte à la création d'une armée européenne unifiée ou à un verrouillage des transports et du trafic maritimes.

Malheureusement, ce sont encore une fois des civils innocents qui payent l'addition.


Chaud...froid...très froid !!

L'article suivant présente des données qui vont à l'encontre de la croyance commune concernant le réchauffement climatique:

Les mesures de température au sol et les mesures satellitaires, beaucoup plus fiables, montrent toutes deux qu'il y a eu une brève période de réchauffement entre 1975 et 1998. Depuis, la planète s'est refroidie pour atteindre les niveaux de 1995. Personne ne sait quand, ni même si la température de la planète remontera.

La NASA a commis une bourde scientifique: le Centre Spatial Goddard de la NASA (GISS), qui est dirigé par le Dr James Hansen, principal soutien scientifique d'Al Gore, et qui est l'un des quatre organismes responsables du suivi des températures, a annoncé que 2008 avait connu le mois d'octobre le plus chaud jamais relevé, et ce malgré des rapports contradictoires émanant des quatre coins de la planète. Cette erreur aurait été causée par la copie des mesures du mois précédent dans les résultats du mois d'octobre.

Il est difficile de croire que la NASA puisse commettre une telle erreur et ne pas s'en rendre compte avant la diffusion des résultats. Toutefois, même en lui accordant le bénéfice du doute et en faisant preuve de courtoisie en présumant qu'il s'agissait d'une erreur involontaire, cela démontre néanmoins combien il est facile de manipuler la science pour qu'elle corresponde aux attentes des scientifiques (et d'Al Gore).

Nous préférons nous en tenir à la vérité la plus probable fondée sur les preuves disponibles, et ce en dépit des limites inhérentes à notre quête de connaissances. Voici donc un échantillon :

Des chutes de neige record en Europe et en Amérique du Nord entraînent l'ouverture anticipée des stations de sports d'hiver.

Une tempête de neige exceptionnelle provoque des retards en Suisse

Le froid hivernal s'installe prématurément alors que Fairbanks enregistre son quatrième mois d'octobre le plus froid

Un mort, des milliers de foyers privés d'électricité et Londres vit son premier mois d'octobre sous la neige depuis 74 ANS, tandis que des vents arctiques balayent le Royaume-Uni.

Une tempête dépose plus de 30 centimètres de neige sur Sierra Peaks

Le blizzard balaye le Dakota du Sud

Des semaines de froid prématurées sur la côte Est des États-Unis

Un novembre neigeux permet aux stations de ski de la planète d'ouvrir plus tôt que prévu

 

01_10_2008_dvtemprank_pg.gif

© NOAA's National Climate Data Center

Températures de 2008 inférieures à la normale sur la majeure partie des USA

 

Étude: les précipitations en Amérique du Sud varient en fonction de l'activité solaire

Et bien que cet article soutienne que «les scientifiques rejettent l'assertion des sceptiques selon laquelle l'activité solaire peut expliquer le réchauffement climatique», le fait est que si les éruptions solaires affectent les précipitations, et que les précipitations affectent le climat, il en résulte que les éruptions solaires affectent les changements climatiques. Comment les précipitations peuvent-elles affecter les changements climatiques de notre planète? Par exemple, s'il y a plus de précipitations à proximité des pôles, il y aura alors plus de chutes de neige, ce qui pourrait déclencher un rebond glaciaire.

Le «réchauffement de la planète» s'est arrêté

Le refroidissement planétaire est là! Les preuves laissant présager d'un refroidissement planétaire pour les trois prochaines décennies.

Réchauffement climatique: nous nous dirigeons en fait vers une nouvelle ère glaciaire, affirment des scientifiques.

Le ciel nous tombe sur la tête

Le trou dans la couche d'ozone est aussi vaste que l'Amérique du Nord

080424140407.jpg

© NASA

Le trou dans la couche d'ozone, représenté ici en bleu (2006), pourrait être aggravé par certaines des mesures visant à réduire le changement climatique.

Voilà une idée folle : peut-être le trou dans la couche d'ozone ne provient-il pas des chlorofluorocarbones, mais d'une cause cosmique? On a récemment observé que Saturne exhibait une aurore qui ne devrait pas être là. Tom Stallard, un scientifique traitant les données transmises par la sonde Cassini, commente :

«Ce n'est pas un simple anneau d'aurores comme celui que l'on a observé sur Jupiter ou sur Terre. Cette aurore couvre une surface gigantesque, elle balaye le pôle. D'après nos hypothèses concernant les origines des aurores de Saturne, cette région polaire devrait être exempte de toute aurore; par conséquent, la découverte d'une aurore aussi lumineuse à cet endroit est une immense surprise.»

081112142129.jpg

© NASA/JPL/University of Arizona

Ce cliché du pôle Nord de Saturne montre l'aurore et l'atmosphère sous-jacente, qui toutes deux génèrent deux fréquences différentes de rayonnement infrarouge, telles qu'enregistrées par la sonde Cassini lancée par la NASA.

Une récente publication scientifique a rapporté une augmentation inattendue des électrons à haute énergie portés par les rayonnements cosmiques. QCes électrons doivent provenir d'une source relativement proche qui n'avait jusqu'alors pas été identifiée, ou bien de la destruction de particules théoriques particulièrement exotiques utilisées pour expliquer la matière noire. Existe-t-il un lien avec le climat de notre système solaire? Après tout, ce ne serait pas la première fois que nous entendons parler de curieuses similitudes entre notre planète et ses voisines. Vous vous souvenez peut-être d'un rapport faisant état de changements climatiques sur Mars, avec comme déduction évidente que les changements climatiques sur Terre ne viennent pas de l'intérieur mais de l'extérieur.

En parlant de «ciel qui nous tombe sur la tête», cette fois-ci, au lieu de vous offrir une liste des derniers météores et autres boules de feu, nous préférons vous présenter quelques vidéos pour que vous voyiez à quoi ils ressemblent. En prévision - juste au cas où.

 

 

 

Edmonton

 

 

Vidéo d'un météore dans le ciel de Seattle

Seattle

 

Mise à jour pour le XXIe siècle: Protocole 12 - Le contrôle de la presse.

Le langage employé dans la version originelle des Protocoles est si révoltant - bien que le ton paraisse résolument désuet à des oreilles modernes - que cela peut nous amener à rejeter les idées qu'ils contiennent. Nous garderons pour une autre fois les discussions sur l'authenticité (ou non) et l'origine de ce document. Pour l'instant, voyons dans quelle mesure il correspond à la réalité.

Transformer les mythes en vérités

Nombre d'exemples récents illustrent cette technique. Elle fut largement utilisée pour le scénario «Saddam possède des armes de destruction massive» qui allait se solder en fiasco. Ce n'est que rétrospectivement que les manipulations et les distorsions deviennent évidentes à tous. Le visionnage du reportage sur le raid étasunien en territoire syrien nous fournit une base d'observation en temps réel. Observez le phénomène de rumeur à grande échelle :

« Il y a eu plusieurs erreurs fondamentales dans la manière dont la presse britannique a couvert le récent raid étasunien en territoire syrien. Par exemple, Richard White, pour le Sun, et Patrick Cockburn, correspondant pour The Independent, ont tous deux présenté comme factuelle la thèse selon laquelle le raid avait permis d'éliminer Abu Ghadiya, un dirigeant présumé d'Al-Qaida qui faisait passer des combattants en Iraq.

De la même manière, Catherine Philp, correspondante diplomatique du Times, a rapporté comme factuelle l'entrée d'un commando étasunien en Syrie et un «bref échange de coups de feu avec Abu Ghadiyah et des membres de son groupe.»

De tels articles justifient ce raid aux yeux du lecteur, puisque la cible était suffisamment stratégique pour violer la souveraineté d'un autre pays. Toutefois, la mort d' Abu Ghadiya, et les combats qui l'on précédée, demeurent des assertions non prouvées émanant des États-Unis. Les journalistes concernés n'ont pas décrit ces informations comme provenant de sources étasuniennes.

Et toujours dans le même article:

«Pire, le tabloïd a déclaré:

"On soupçonne la Syrie de suivre l'exemple de l'Iran en poursuivant son programme nucléaire sur plusieurs sites, afin qu'il soit plus difficile de l'arrêter par une seule frappe."»

Cet article ne précise pas qui est à l'origine de tels soupçons, ce qui aurait été fort utile, puisqu'ils sont non seulement infondés, mais que depuis maintenant huit ans que je suis la couverture du monde arabe - Syrie incluse - par les médias britanniques [.pdf], je ne me souviens pas avoir une seule fois lu une telle déclaration. Celle-ci n'a en aucun cas été relayée par d'autres journaux britanniques, ni dans le cadre du raid étasunien, ni après les bombardements israéliens.

Hum, tout cela correspond bien au passage suivant:

Douzième Protocole: 4. AUCUNE INFORMATION N'ATTEINDRA LA SOCIETE SANS PASSER PAR NOTRE CONTRÔLE. Ceci est déjà pour nous un point acquis par le fait que toutes les nouvelles sont reçues de toutes les parties du monde par un petit nombre d'agences qui les centralisent. Lorsque nous serons arrivés au pouvoir, ces agences nous appartiendront entièrement et ne publieront que les nouvelles qu'il nous plaira de laisser paraître.

Censure à la mode wiki

 

Wikipedia efface la page sur Benjamin Emanuel

Wikipedia a effacé la page sur le père de Rahm Emanuel. La suppression de la page sur Benjamin M. Emanuel a été recommandée peu de temps après qu'Obama eut nommé le jeune Rahm Emanuel secrétaire général de la Maison-Blanche, et il semble que cette page avait déjà été effacée (ou proposée à la suppression) une fois en janvier 2007.

On ne peut plus trouver la page sur Benjamin M. Emanuel en effectuant une recherche dans Wikipedia, mais on peut toujours y accéder en tapant directement l'adresse de ladite page. [NdT : à l'heure où nous traduisons cet article, le lien proposé redirige automatiquement sur la page de Rahm Emanuel]

On ne peut même plus trouver l'ancienne version dans les pages de cache de Google. Le blog The Progressive Mind a suffisamment anticipé les choses en sauvegardant la page initiale, y compris les liens originaux. Voici ce qu'on peut y lire : [lien]

Et qu'est ce qui a causé cette activité effrénée chez Wikipédia ? Cette citation détaillée et bien référencée faite par M. Emanuel:

«Il est clair qu'il [Rahm Emanuel] influencera le président pour qu'il soutienne Israël. Comment en serait-il autrement? Ce n'est pas un Arabe ! Il ne va pas nettoyer le sol de la Maison-Blanche

Vous pouvez consulter une capture écran de cette page ici.

Nous voyons là une «stanilisation» high-tech d'Internet. Après tout, les informations qui ne voient pas la lumière du jour n'ont pas besoin d'être supprimées. Puisque Wikipédia est devenue une source essentielle d'informations en cette ère technologique, il semble donc logique qu'il ai été créé par nos maîtres, ou tout au moins qu'il leur ait été rapidement inféodé.

La censure de l'information sur Wikipédia ne fait donc aucun doute. Et les victimes de la censure en témoignent. Mais qui les écoute?

Wikipédia dispose-t-il d'un comité de censure ?

«Je n'aime pas utiliser ce mot qui commence par "C", mais l'OTRS - le système géré par des volontaires afin d'aider la Wikipedia Foundation à répondre au courrier électronique - agit comme un comité de censure» affirme-t-il. «Pire que ça, il semble fonctionner comme un organe de censure amateur, incompétent et maladroit.»

D'autres victimes de l'OTRS de Wikipédia disent globalement la même chose.

Rien n'a plus d'intérêt aux yeux d'un psychopathe qu'un pouvoir arbitraire exercé sur autrui.

Mais à quoi bon détenir le pouvoir sur les sources d'informations entrantes si vous ne pouvez pas légèrement en déformer le contenu, soit en effaçant discrètement des informations inacceptables, soit en faisant subtilement ressortir les passages que vous voulez inculque r?

Document exclusif d'Electronic Intifada : un groupe soutenant Israël projette de réécrire l'Histoire sur Wikipédia

Un groupe de pression pro-israélien organise en secret une campagne d'infiltration à long-terme de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia, afin de réécrire l'histoire de la Palestine, faire passer de la propagande de base pour des faits avérés, et prendre le contrôle des structures administratives de Wikipédia pour s'assurer que ces changements ne soient pas détectés ou contestés.

Une lecture détaille de l'intégralité de cet article est vivement recommandée.

L'histoire de la carte d'identité en plastique

Une autre tactique utilisée par les élites au pouvoir pour subtilement altérer la teneur des informations quotidiennes consiste à «présenter le développement des événements en temps réel». Tandis que le 11 septembre pourrait être considéré comme le «prototype» de toutes les couvertures médiatiques arrangées à l'avance, voici un exemple plus récent:

La Beeb (BBC) et ses histoires rocambolesques sur les cartes d'identité

Le 6 novembre, la BBC annonçait à un public ébahi que «les gens ont hâte de disposer de cartes d'identités». Tel un écho frénétique aux paroles prononcées par le ministre de l'Intérieur Jacqui Smith au cours d'un discours le matin-même, la BBC a déclaré: «Je crois qu'il existe une demande urgente de cartes d'identités - et lorsque je me déplace aux quatre coins du pays, des citoyens viennent régulièrement à ma rencontre pour me dire qu'ils ne pourront pas attendre indéfiniment».

La BBC a ajouté que le marché des empreintes digitales, des photos d'identité et des signatures collectées dans les bureaux de Poste et chez les détaillants s'élèverait, selon Smith, à «approximativement 200 millions de livres par an». La BBC a oublié de mentionner que ces 200 millions par an provenaient d'une augmentation insigne de 40 livres sur le prix de chaque pièce d'identité, mais il y a quelques autres détails que la BBC a négligé de mentionner - ou plus précisément, a arrêté de mentionner - à partir de ce jour-là.

L'historique des révisions de ce dossier, documenté par News Sniffer, nous embarque dans une Odyssée rocambolesque : on passe de «Smith va présenter le système d'identification aux aéroports» à «les magasins pourraient adopter les cartes d'identité biométriques», pour aboutir à la version publicitaire finale - astucieusement présentée entre guillemets.

Les élites qui nous dirigent misent sur le fait que le champ d'attention du lecteur moyen est si court (et voulu comme tel par l' «éducation moderne») que ces distorsions et revirements ne seront même pas remarqués. À nouveau, citons un passage correspondant des Protocoles:

Douzième Protocole : 15. De telles mesures, échappant à l'attention publique, seront les plus sûrs moyens de guider l'esprit du peuple et d'inspirer confiance en notre gouvernement.

Grâce à ces mesures, nous pourrons exciter ou calmer l'esprit public sur les questions politiques, lorsque cela nous deviendra nécessaire ; nous pourrons le persuader ou le dérouter en imprimant de vraies ou de fausses nouvelles, des événements exacts ou contradictoires, suivant la convenance de nos desseins. Les informations que nous publierons dépendront de la disposition actuelle du peuple à accepter telle sorte de nouvelles, et nous examinerons toujours soigneusement le terrain avant d'y mettre le pied...

 

Remplacez «presse» par «Internet»

Ce qu'on ne peut déformer, on s'en occupera de de façon plus directe. Heureusement, les miracles de la technologie moderne autorisent des solutions bien plus élégantes que l'arrestation de dissidents et la destruction des presses à imprimer.

Un système de fitrage obligatoire en Australie permet de bloquer 10000 sites Internet

«La version pilote inclura la liste noire publiée par l'ACMA, et qui concerne pour l'essentiel les sites prohibés, tels que les sites de pédophiles. Elle filtrera aussi d'autres contenus indésirables», a déclaré aujourd'hui le sénateur Conroy au parlement.

«Tandis que la liste noire publiée par l'ACMA s'élève actuellement à 1300 adresses Internet, la version pilote inclura cette liste - et filtrera aussi environ 10000 autres adresses - permettant ainsi d'évaluer l'impact d'une liste noire plus étoffée sur les performances du réseau.»

 

Programmation mentale réussie

L'une des spécificités de la psychopathie est la paresse. Dans leur «meilleur des mondes», la censure ne devrait nécessiter aucun effort de leur part. Par conséquent, la mise en oeuvre judicieuse d'événements déclenchant l'inhibition transmarginale permet d'aboutir à une population bien entraînée qui respectera et fera respecter la ligne de conduite.

Censure initiée par l'utilisateur

Internet facilite la collaboration entre utilisateurs. Mais il facilite également la destruction de la liberté d'expression par les masses.

Voici une nouvelle forme de censure en ligne, et elle vient d' «en-bas». Grâce aux nouveaux réseaux sociaux collaboratifs en ligne, il est d'autant plus facile à des individus de s'allier pour détruire la liberté d'expression. La censure vient d'en-bas - à contrario des censeurs traditionnels qui oeuvraient depuis le sommet. On qualifie ça de «censure initiée par les utilisateurs».

[....]

 

Google a la possibilité de bloquer l'accès à votre blog. Toutefois, il le fait rarement, à moins que le contenu de votre blog soit illégal - vidéos contrevenant au droit de la propriété intellectuelle, par exemple. En général, Google fait en sorte de rendre votre blog introuvable. Personne ne pourra le trouver en utilisant Google ou Blogger. Les seules personnes en mesure d'y accéder seront celles qui le connaissent déjà et qui disposent de l'adresse exacte.

[...]

La censure a évolué. Vos vidéos et vos blogs ne sont pas supprimés. Ils sont simplement cachés sous le déluge d'informations généré par les internautes. Rendre un site introuvable est une forme bien réelle de censure. Mais vous n'êtes pas censuré par une autorité haut placée, vous êtes censuré par le peuple.

Une similitude de plus avec les Protocoles :

Douzième Protocole: 12. [...] quand le pouls s'accélérera, ces mains inclineront l'opinion publique vers notre cause, car un sujet nerveux est facilement conduit et subit aisément toutes sortes d'influences. Si quelques bavards s'imaginent qu'ils répètent l'opinion de l'organe de leur parti, ils ne répètent, en réalité, que notre propre opinion ou celle que nous désirons. En pensant qu'ils suivent leur journal, ils suivront, en réalité, le drapeau que nous ferons flotter devant eux.

Pourtant, contre toute attente, il est toujours possible qu'une minorité croie encore en la pensée rationnelle. Ceux qui s'efforcent de voir le monde tel qu'il est - ce qui est la seule manière de révéler ses nombreux mystères. Comment la pathocracie les récompense-t-elle ?

Les scientifiques s'auto-censurent après avoir subi des attaques politiques

Les chercheurs évitent les termes et les sujets polémiques dans leurs publications et leurs demandes de financement.

Selon une nouvelle étude, des scientifiques dont les travaux ont été examinés dans le cadre d'un débat politique sur les recherches financées par le NIH (Institut National pour la Santé) à Bethesda, dans le Maryland, ont par la suite censuré leurs propres recherches.

[....]

D'après Peter Bearman, sociologue à l'université de Columbia à New York, cette étude montre que les perceptions du climat idéologique poussent les scientifiques à essayer d'éviter les projets de recherche qui selon eux auront du mal à trouver un financement, ou qui les empêcheront d'obtenir des financements futurs. Cette étude spécifique de Bearman n'a pas fait partie de la controverse, mais lui aussi a dû essuyer des critiques pour ses travaux sur l'abstinence sexuelle au sein des populations adolescentes.

Cette étude révèle également comment le NIH - une organisation théoriquement libre de toute interférence politique - a été «contaminé par la propension du gouvernement Bush à poursuivre une pureté idéologique plutôt qu'une science efficace». Elle démontre que les scientifiques dont les activités se retrouvent sous surveillance politique «évitent de se lancer dans les meilleurs travaux de recherche, de peur qu'ils entraînent la fin de leurs financements.» Ce phénomène peut aboutir à une science moins efficace et à la diffusion d'une pseudo-science en ses lieux et places, déclare Bearman.

N'est-il pas curieux que le maître-mot dans la quête de financements pour la recherche soit «publie ou péris»? Il semble que les Protocoles aient également abordé ce point:

Douzième Protocole: 7. [...] Celui qui voudrait nous attaquer avec sa plume ne trouverait pas d'éditeur. Avant d'imprimer un ouvrage quelconque, l'éditeur ou l'imprimeur devra obtenir des autorités un permis de publier ledit ouvrage.

 

Parler pour le peuple et contre le sionisme

La plupart des sujets développés ci-dessus sont directement ou indirectement liés au sionisme. Il est courant que ceux qui s'élèvent contre cette idéologie soient accusés d'antisémitisme. Il s'agit évidemment d'un argument fallacieux visant à protéger l'impunité des psychopathes qui cachent leurs intentions derrière les illusions de la religion et des mythes. Plutôt que d'expliquer à nouveau pourquoi cet argument est fallacieux, nous aimerions conclure en citant cette récente déclaration d'un juif orthodoxe - un être humain doté d'un cœur et d'un cerveau, et qui est par conséquent en mesure de discerner les mensonges:

Pendant combien de temps les dirigeants juifs et non-juifs qui revendiquent l'héritage de la civilisation et de la moralité resteront-ils silencieux face au terrorisme d'État pratiqué par les sionistes à l'encontre du peuple palestinien - des exactions particulièrement visibles à Gaza, où les sionistes pensent pouvoir affamer les Palestiniens jusqu'à ce qu'ils se soumettent, et ce en totale violation de tous les principes du droit international, de toutes les valeurs religieuses en général, Y COMPRIS les valeurs de la foi juive ???!!

 

Pendant combien de temps autoriserons-nous cela ??

Nous prions avec insistance la communauté internationale et les dirigeants de la planète de mettre fin au terrorisme d'État sioniste !! Au nom de Dieu!

Au nom de l'Humanité !

Le régime terroriste de l'État israélien réprime, expulse et persécute les Palestiniens depuis 60 ans, et s'attend à ce que les Palestiniens restent simplement là les bras croisés pendant que tout cela se produit! Les Palestiniens sont-ils censés collaborer à leur propre destruction ? Sont-ils juste censés se soumettre aux sionistes en compensation de ce qui s'est produit pendant la Deuxième Guerre mondiale à des milliers de kilomètres de là ?

Il est temps que ceux de nos dirigeants qui possèdent un quelconque sens de la moralité et du courage fassent front et déclarent finalement que CELA SUFFIT !! L'État d'Israël ne doit plus avoir carte blanche pour commettre ses crimes ! Cet État ethnocratique voyou et vicieux doit être démantelé, et les droits des Palestiniens doivent être réhabilités !

Nous prions pour que notre appel atteigne le cœur et l'esprit de ceux qui ont le pouvoir de mettre fin à la folie répandue par l'État d'Israël, qui est armé jusqu'au dents avec les équipements les plus sophistiquées qu'il utilise contre les Palestiniens, et qu'il brandit face au reste du Moyen-Orient, tandis que les sionistes demandent au monde entier de se soumettre à leur dessein!

Les sionistes savent que leur État est au bord de la désintégration, et ils sont prêts à emporter des millions de juifs et de non-juifs dans leur chute!! Le monde court de graves dangers si les sionistes ne sont pas stoppés.

Notre Père qui êtes aux cieux, entendez nos prières!



Rabbin Meir Hirsh
Neturei Karta Palestine
P.O.Box 5053 Jerusalem, Palestine
E-mail: nkp@neto.bezeqint.net

 

Traduction française: Axel D.

Article original : Futur Quantique

 

 

18/12/2008

Sarkozy Echappe A Une Tentative De "Taserisation"

1150480-1480076.jpg?v=1229596019

5 vieux bâtons d'explosifs, sans système de mise à feu, découvert au Printemps Hausmann de Paris, "cadeau" du "Front Revolutionnaire Afghan", illustre inconnu exigeant le départ des soldats français d'Afghanistan. Quoi de mieux qu'un bon gros vent de panique en ce mois de décembre agité par la fièvre des achats de cadeaux de fin d'année, pour permettre à Sarkoléon, grâce à sa boîte à malices, de renforcer sa poigne de fer sécuritaire, et criminaliser toute opposition à ses dictats impérialistes.

Passée sous silence, une tentative de "Taserisation" et/ou d'assassinat de SarkoLeon. Selon le quotidien britannique Daily Mail hier après midi un homme de 25 ans a tenté de s'infiltrer dans la Palais de l'Elysée armé d'un couteau et d'une arme de type Taser. Il a été maîtrisé par les forces de sécurité qualifiant cet acte de tentative d'assassinat du chef de l'état. L'homme dissimulait le couteau et le Taser sous une veste militaire épaisse.

Sarkoléon se trouvait à ce moment là au Palais de l'Elysée en compagnie du premier ministre du Monténégro, Milo Djukanovic.

Bush s'est pris deux godillots en pleine tronche, son pote, Sarkoléon, a failli se prendre une décharge de Taser voire pire. 

Deux "héros" adulés !

Jeudi 18 Décembre 2008

http://www.planetenonviolence.org

Image: www.ldh-toulon.net
Source : Alterinfo
Article du Daily Mail