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23/11/2008

PS : Chronique d'un naufrage savamment orchestré

En première analyse les récentes péripéties du parti socialiste peuvent laisser perplexe. Les thèses généralement défendues se limitant aux luttes internes, aux conflits de pouvoir.

Dans une telle situation il peut être sage de revenir aux fondamentaux et de se poser une question élémentaire : "A qui profite le crime ?"  En effet comme l'a souligné il y a près d'un demi siècle Franklin Delanoe Roosevelt : "En politique rien n'arrive par hasard."

Une fois le hasard écarté, il semble évident que la désintégration du parti socialiste bénéficie directement aux autres représentants de la gauche.

Le hasard faisant bien les choses, Olivier Besancenot, le gentil facteur s'est fendu de quelques commentaires sur la situation actuelle du parti socialiste :

Besancenot: impossible de compter "sur le PS pour s'opposer au gouvernement"

Le leader de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot a estimé dimanche que le parti socialiste ne pourra plus constituer un "vrai parti d'opposition" à cause de ses "querelles de pouvoir" interne.
"Je n'ai pas envie de tirer sur une ambulance, simplement de constater définitivement que ceux et celles qui veulent résister définitivement à la politique du gouvernement ne peuvent pas compter sur le parti socialiste, quelle que soit sa direction, pour faire un vrai parti d'opposition à la politique du gouvernement", a-t-il dit sur RTL.
"A gauche, personne ne peut se réjouir d'un spectacle aussi lamentable, et d'un aussi triste spectacle pour un aussi triste programme parce qu'aujourd'hui il n'y a que Sarkozy qui peut se frotter les mains", a-t-il ajouté. "C'est donc des querelles de pouvoir. Ils héritent de ce qu'ils ont construit eux-mêmes depuis 15 ans (...) C'est une logique de présidentialisation toujours plus poussée", juge M. Besancenot.
"Aujourd'hui, il faut construire une nouvelle gauche, et pour nous ça nous motive encore plus", conclut-il.

Article original : Marianne


Olivier Besancenot, le gentil facteur, se défend de tirer sur l'ambulance pour ajouter dans la même phrase qu'on ne peut pas compter le PS. Dans la même logique de double language, Besancenot désigne Sarkozy comme le principal bénéficiaire de la situation mais ajoute quelques secondes plus tard qu'il faut construire une nouvelle gauche. On se demande bien autour de qui cette nouvelle gauche sera construite ?

Le dirigeant de la ligue communiste révolutionnaire est donc le grand vainqueur des dysfonctionnements du parti socialiste. Besancenot va continuer à occuper une place politique grandissante tandis que Sarkozy et ses laquais pousseront le peuple français vers l'exaspération et la révolte.

Proche sont les temps où Besancenot alors devenu leader inconstesté de l'opposition, bien aidé par une crise mondiale savamment orchestré montée en épingle par les médias dominants et une politique sarkozienne désastreuse appelera de ses voeux la mobilisation du peuple français contre le régime néolibéral et destructeur de Sarkozy.

Pourtant Besancenot et Sarkozy sont les deux facettes de la même pièce. Ils ne sont rien d'autres que des pions, apparemment antagonistes et pourtant manipulés par la même main invisible. Comme le soulignait si justement Honoré de Balzac il y a près de deux siècles : "Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d’une partie d’échecs qui se jouera tant qu’un hasard ne renversera pas le damier."

Lorsque des projets de révolution violente seront dans tous les esprits, que les médias entretiendront l'hystérie générale en épiloguant sur les derniers scandales du régime Sarkozy, les dernières atrocités de la crise mondiale, les premières manifestations de la guerre civile naissante, il sera avisé de méditer longuemment cette déclaration de John Lennon : "Les pouvoirs en place t'irritent, t'aiguillonnent, te provoquent - afin que tu te battes parce que dès qu'ils t'ont rendu violent ils savent comment te contrôler"

Si ces mots ne suffisent pas il suffira alors de contempler les fruits de la guerre civile qui battra son plein de l'autre côté de l'Atlantique ou la nature des régimes (la Terreur puis l'empire napoléonien) qui suivirent la soit-disant révolution populaire de 1789 pour se convaincre que les seules armes efficaces face aux élites psychopathes sont la connaissance, la solidarité, le lien social, l'échange d'information.

Commentaires

Cette analyse est d'une grande pertinence, et le chemin est encore long avant que l'on ne cesse de nous rire au nez pour la formuler.
Au moins on verra nos congénère se marrer, c'est peut être déjà mieux que de les voir déprimer, en état de choc.
Cette vérité pourrait peut être s'imposer par ce même rire qu'elle peut susciter aujourd'hui..."Besancenot? éventuellement choisit par l'élite???Ha, ha, ha..."
Notre argument devrait être:" Si cela vous fait rire, et vous riez plutôt de moins en moins en général n'est-ce pas? C'est peut être l'effet de la vérité dans son implacable pouvoir...
Subversif non?

Écrit par : lionel | 24/11/2008

Pour ma part le seul bénéficiaire est et demeure N. Sarkozy. Car je ne vois absolument pas une majorité de français soutenir O. Besancenot mais je vois bien (et cela a commencé avec les (pseudo) terroristes de la SNCF) N Sarkozy instrumentaliser la montée du NPA pour renforcer de plus en plus la répression de l'état qui est de moins en moins de droit et de plus en plus policier.

Écrit par : Leon | 24/11/2008

Je crois,en effet, que Besancenot ne devrait pas trop rêver.Personne en France ne fera de son parti le deuxième sur l'échiquier politique français,sauf les gens mal intensionées.Les taupes introduites au sein du parti socialiste ont rempli leur mission.Vu l'état de ce parti aujourd'hui il est impossible de ne pas croire en une destruction coordonnée.Le parti de Besancenot est miraculeusement mis en avant aujourd'hui par les média aux ordres.Mais il ne succite qu'un engouement passager dans la population qui souffre.Nous ne savons pas combien de temps cela va durer.Le temps d'une crise?Après sa marginalisation sera précipitée par la droite comme il a été fait du parti communiste et,il s'éffondrera,laché par les Français.
Pour éviter que les tenants du nouvel ordre mondial ne gagne leur pari ,souhaitons plutôt,fortement , que les socialistes retrouvent leur unité, après avoir donné un bon coup de balai chez eux.

Écrit par : tiracoun | 25/11/2008

J'ai peur que nous ne déchantions gravement quant à la "sincérité" du PS dans sa mission d' "opposition" au gouvernement vich... euh sarkozyste.

"Dans le Canard Enchaîné de ce mercredi [23/07/08], en page 2 :

Le 17 juillet Sarkozy recoit F. Hollande.

Juste avant le RV, l'Elysée a appelé la rue de Solférino pour inciter Hollande à passer par une porte dérobée. Hollande fait fi de la consigne. Son chauffeur s'engage par la porte d'honneur. Sarko le recoit en bras de chemise, col ouvert.
"Salut François. Tu vas bien....? Ca me fait plaisir de te voir. T'as vu, je t'ai bien niqué avec les radicaux de gauche...
"Un temps, puis : "T'as pas chaud ? T'as pas envie d'une glace ?"
Gourmand, Hollande ne dit pas non. Sarko, en pleine dégustation :
"Elles sont bonnes, hein ? Il paraît que les meilleures se trouvent en Italie. Je pourrai vérifier : j'y vais pour les vacances. Je vais dans la famille de Carla. Tu verrais la maison, je te raconte pas...."
http://lafleurauxdents.rmc.fr/346025/Je-t-ai-bien-nique/

Écrit par : prayers | 26/11/2008

Les commentaires sont fermés.