23.11.2008
Confirmation du danger des OGM pour la fécondité humaine et la sécurité sanitaire
En Autriche, une étude de longue durée sur l’alimentation, commissionnée par l'Agence de la Santé et de la Sécurité Alimentaire, gérée par le Ministère fédéral de la Santé, de la Famille et de la Jeunesse, et réalisée par l'Université Vétérinaire de Vienne, entérine le fait que le maïs génétiquement modifiés affecte gravement la qualité de la reproduction chez la souris. Les défenseurs du sans OGM, qui ont averti de cette stérilité en lien avec d'autres risques de santé, demandent désormais l’interdiction immédiate de tout aliment et culture génétiquement modifié, pour protéger la santé de l'humanité et la fécondité dans le monde entier.
Selon cette étude conduite à l'Université de Médecine Vétérinaire de Vienne, l'alimentation des souris avec du maïs génétiquement modifié, mis au point par Monsanto Corporation aux Etats-Unis, a entraîné une baisse de natalité et du poids corporel. L’auteur principal de l'étude, le professeur Zentek, signale l’existence d’un lien direct entre la baisse de la fécondité et le régime aux OGM, et la reproduction plus performante des souris nourries au maïs naturel.
Dans cette étude de longue durée, les scientifiques autrichiens ont effectué plusieurs tests sur plus de 20 semaines, avec des souris de laboratoire nourries avec un régime contenant 33% d'une variété d’OGM (NK 603 x MON 810), et [, pour le groupe des souris témoins,] une variété naturelle, non modifiée, étroitement apparentée, utilisée dans nombre de pays. Une diminution significative statistiquement de la population des portées et du poids des petits a été constatée à la troisième et quatrième portée des souris nourries d’OGM, par rapport au groupe témoin.
Le maïs est modifié avec des gènes produisant une toxine pesticide, ainsi que des gènes permettant la survie aux épandages de l'herbicide Roundup de Monsanto.
Genetic Roulette, un livre de l'écrivain scientifique Jeffrey M. Smith distribué aux membres du Congrès l'année dernière, documente 65 atteintes graves à la santé du fait des produits génétiquement modifiés, notamment des problèmes similaires de fertilité avec des OGM de soja et de maïs : la progéniture des rats nourris de soja modifié génétiquement montre une mortalité multipliée par cinq, un poids de naissance inférieur et l'incapacité à se reproduire. Les nouveaux spermatozoïdes des souris mâles nourris de soja modifié génétiquement sont endommagés. Chez la progéniture des souris nourries aux OGM de soja, l’ADN de l’embryon a une physiologie altérée. Plusieurs agriculteurs étasuniens ont signalé la stérilité ou des problèmes de fécondité chez les vaches et les porcs nourris avec des variétés de maïs modifié génétiquement. En outre, au cours des deux derniers mois, des enquêteurs en Inde ont informé de problèmes de fertilité, d’avortements, de naissances prématurées, et d'autres graves atteintes à la santé, incluant des morts chez les buffles nourris de produits aux graines de coton modifiées génétiquement.
Les principales cultures génétiquement modifiées sont le soja, le maïs, le coton et le colza. Un OGM de betterave à sucre sera aussi introduit avant la fin de l'année.
M. Smith, qui est également directeur exécutif de l'Institut pour la Technologie Responsable a déclaré : « Les aliments génétiquement modifiés sont probablement responsables de plusieurs tendances de santé négatives aux États-Unis. Le gouvernement doit imposer l’interdiction immédiate de ces cultures dangereuses. Le consommateur n’a pas à trinquer en attendant l'action gouvernementale. Il peut télécharger la version gratuite d’un Guide d’Achat Non-OGM sur www.HealthierEating.org. »
Hier, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les bureaux de presse de Monsanto, ont été incapables d’avancer le moindre commentaire sur les conclusions des journalistes.
Aux États-Unis, la campagne Healthier Eating (mangeons plus sain) de l'Institut pour la Technologie Responsable, mobilise les citoyens, organismes, entreprises, et médias, pour atteindre le point de non retour du rejet des OGM par le consommateur.
Cet institut éduque les gens sur les dangers certifiés des OGM pour la santé, et leur fournit des choix de produits sains, sans OGM.
Il avise aussi les décideurs et le public du monde entier de l’impact des OGM sur la santé, l'environnement, l'économie et l'agriculture, et des problèmes liés à la recherche actuelle, à la réglementation, aux pratiques des entreprises, et à la couverture médiatique.
Article Original : OpEdNews
Traduction : Pétrus Lombard pour Alter Info
20:16 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ogm, fé"condité, étude, toxicité, autriche, sécurité sanitaire, roundup



Commentaires
C'est tout de même étrange à quel point nous devons nous trouver au bord du gouffre, ou au point de non-retour comme le dit cet article, pour que l'information finisse par filtrer...
A la une des sujets traités par les médias de masse ces derniers jours, on nous apprend que la fertilité des mâles est menacé. Quel scoop ! Vraiment ! Cela m'a donné envie de relire un article du Dr JP Willem, datant du 13 mai 2006 et paru dans "Pratique de santé" N° 50, et dont le titre est "L'homme de demain est une femme". En voici quelques extraits :
"Depuis 30 ans on assiste à une féminisation de l'ensemble de la faune. On sait depuis longtemps que les poissons des lacs et des estuaires où se déversent les polluants se féminisent. [...]
Chez l'humain, on constate aussi une baisse générale de la fertilité (diminution de 50% du nombre de spermatozoïdes actifs en cinquante ans). Les malformations de l'appareil génital se multiplient: à Montpellier, le professeur Charles Sultan, pédiatre endocrinologue, estime que le nombre de garçons qui ont un micropénis et d'autres malformations de l'appareil génital comme la descente incomplète des testicules (cryptorchidie) a été multiplié par trois en vingt ans.[...]
Il apparaît maintenant clairement que l'industrie pétrochimique est la première responsable de cette dévirilisation du monde.[...]
Le docteur John Lee résume bien la situation :" Nous sommes noyés dans une mer pétrochimique d'oestrogènes. Les conséquences potentielles de cette surexposition sont bouleversantes, surtout si l'on considère que l'une d'elles est la transmission des anomalies du système reproducteur à nos descendants."
Si quelques mâles survivent à ce génocide, ils le devront à la prudence de leurs parents qui auront vécu loin des grandes villes, mangé bio, évité la viande, bu de l'eau filtrée, employé des produits de soin et d'entretien naturels, éliminé les tissus synthétiques, détoxiné leurs organismes et banni la télé et les ordinateurs de leur foyer. Ceux qui adoptent ce comportement aujourd'hui sont souvent considérés comme des extrémistes sectaires. Ils seront peut-être demain, notre Arche de Noé."
Vous voyez, ça fait pas mal d'année qu'on connaît le problème "dans les milieux autorisés" comme dirait Coluche...Si on nous balance le morceau aujourd'hui à grand coup de trompette, c'est sûrement que l'objectif de certains pathocrates est atteint et que, quel que soit l'affolement de la fourmilière, elle n'évitera plus la catastrophe...
Ecrit par : Darvelli | 03.12.2008
Ecrire un commentaire