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23/11/2008

Afghanistan : la boucherie continue

Le soldat français tué et son camarade blessé samedi ont été victimes de l'explosion de deux mines, et non d'une seule, alors qu'ils effectuaient une reconnaissance en périphérie sud de Kaboul, a annoncé dimanche l'armée française.
"Les deux adjudants effectuaient une reconnaissance à pied, sur une portion de piste proche d'un champ de tir, lorsque l'un d'eux a marché sur une mine et a été grièvement blessé", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole de l'armée française en Afghanistan.
"Le second a voulu marche faire arrière et il a déclenché l'explosion d'une seconde mine, qui l'a tué", a-t-il ajouté.
Il n'était pas encore possible de savoir dimanche si ces mines, de type antipersonnel à pression, avaient été dissimulées par les insurgés ou dataient de la guerre civile afghane.
Il s'agit du premier mort français en Afghanistan depuis l'embuscade d'Uzbeen dans laquelle dix soldats avaient été tués les 18 et 19 août.
Le second adjudant a été grièvement blessé, mais ses jours ne sont pas en danger. Les deux hommes appartenaient au 3e Régiment du génie de Charleville-Mézières (Ardennes, nord-est).

Note de P&P : Voilà donc de nouvelles victimes françaises envoyées à la boucherie par Sarkozy, dans un conflit qui s'enkiste depuis des années et dont le pathétique prétexte est la traque d'Oussama Ben Laden, celui qui depuis le fond de sa grotte afghane aurait comploté et organisé le plus grand attentat terroriste de l'Histoire.

Malgré des années de traque, des dizaines de milliers de soldats, des satellites qui arrivent à détecter des têtes d'épingles,  Ben Laden reste introuvable... Finalement cette situation doit en arranger certains : fabricants d'armes, bénéficiaires du pipeline Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan, méga traficants qui fricotent dans ce pays devenu premier producteur mondial d'héroïne, régimes fondant leur légitimité sur la peur du terrorisme...

 

Ce décès porte à 24 ou 25 selon les décomptes le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis le début de l'intervention alliée dans ce pays, déclenchée en octobre 2001 après les attentats du 11 septembre.
Depuis près de deux ans, les violences ont redoublé d'intensité dans ce pays malgré la présence de près de 70.000 soldats étrangers, dont quelque 2.800 militaires français.

Article original : AFP

 

Note de P&P : Vous avez bien lu : "les violences ont redoublé d'intensité dans ce pays malgré la présence de près de 70.000 soldats étrangers". Voilà de la pure propagande. La présence de soldats ne réduit pas la violence, elle l'augmente. La violence appelle la violence. De la même manière qu'il n'existe pas de guerre préventive, de guerre propre, de soldats de la paix,...

Les soldats français ont suivi le cynique "modèle" étasunien et ont rejoint une guerre d'aggression, les soldats occidentaux massacrent des milliers de civils innocents avec leurs bombardements quotidiens et leurs soi-disant frappes chirugicales.

Kouchner traite les Afghans de barbares alors que ceux-ci défendent leur nation et leur peuple contre une invasion occidentale. Kouchner qualifie les Afghans de sauvages alors que les forces occidentales bombardent ce pays depuis des années.

L'on se demande parfois combien de victimes seront nécessaires pour que nos dirigeants réalisent l'horreur de la situation. Mais cela est tout bonnement impossible. Un tel raisonnement prête aux élites psychopathes des qualités qu'elles n'ont pas.

La manifestation principale de la conscience est de ressentir la souffrance d'autrui. Le psychopathe n' pas de conscience, il n'éprouve pas de peine face à la souffrance d'autrui, il en tire même une certaine jouissance.

Le nombre de victimes de tel ou tel conflit n'a donc absolument aucune importance. En revanche la prise de conscience du peuple, l'initiation d'actions collectives non-violentes de grande ampleur, la diffusion d'informations objectives sur la réalité de cet atroce conflit sont les pires ennemis des élites psychopathes.

Jamais ces élites n'ont cessé un conflit suite à un soudain élan de compassion, le peuple, vous, moi ne sommes rien d'autre que des instruments servant à la satisfaction de leurs lubies égocentriques, ouvrier smicard un jour, chair à canon le lendemain. Esclave d'une élite s'engraissant sur la sueur et le sang du peuple.

Le vrai conflit ne se situe pas entre le résistant afghan terrorisé par le vacarme des bombes dans la nuit de Kaboul et le soldat français qui a perdu le sommeil depuis qu'il a quitté son foyer. Tous deux sont esclaves, instrumentalisés, manipulés.

Le vrai conflit se situe entre une élite psychopathe mondiale ayant noyauté toutes les sphères de pouvoir, du juridique aux médias en passant par le financier, le politique ou le militiare et une population mondiale toujours plus asservie.

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