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02/11/2008

En politique, rien n'arrive par hasard (F.D. Roosevelt)

Septembre 2006 : Début de l'effondrement de l'immobilier aux USA

Juillet 2007 : Sarkozy annonce un paquet fiscal de 15 milliards d’Euros destiné aux plus aisés.

Septembre 2007 : Fillon annonce que l’Etat est en faillite

Octobre 2007 : Suppression de 11000 postes d’enseignants pour l'année 2008

Décembre 2007 : Sarkozy s'octroie une augmentation de salaire de 172%

Janvier 2008 : lors de ses vœux à la presse, Sarkozy annonce que les caisses sont vides.

Janvier 2008 : Sous le terme hypocrite de "franchise", le gouvernement impose aux malades de payer une partie des transport médicaux, des traitements et des consultations.

Février 2008 : Le budget de l'Elysée pour 2007 fait un bond de près de 9% pour dépasser les 35 millions d'euros.

Septembre 2008 : Le même Fillon qui annonçait un an plus tôt que l'Etat était en faillite annonce que l'Etat empéchera toute faillite bancaire

Octobre 2008 : L'âge légal de la retraite est encore repoussé pour atteindre 70 ans. Pour travailler plus, les Français travaillent plus. Pour gagner plus c'est une autre histoire.

 

Cette petite rétrospective donne une idée des grandes orientation financières orchestrées par Sarkozy ou plutôt par ceux qui tirent les ficelles de ce triste pantin.

L'Etat à travers un endettement croissant et une réduction des dépenses essentielles (sécurité sociale, éducation, ...) et les citoyens aux revenus "normaux"  soit 95% de la population, à travers des heures de tavail plus nombreuses, un gel des revenus et une baisse des droits financent l'enrichissement de quelques privilégiés.

Alors que les dépenses destinées aux citoyens ont été systématiquement bridées (pensions de retraites, minimums sociaux, salaires des fonctionnaires, budget de la sécurité sociale, éducation nationale…) en invoquant qui d'une faillite de l'Etat, qui d'une période de rigueur, qui d'un respect des règles budgétaires européennes, Sarkozy annonce un "plan de sauvetage" constitué prêt aux banques à hauteur de 320 milliards d’euros et d'une injection de 40 milliards dans le capital de celles-ci.

L'on remarque clairement que la détresse de millions de citoyens n'émeut guère nos chers politiques mais que les appels du pied provenant de quelques banquiers les font rappliquer le petit doigt sur la couture du pantalon. Des centaines de milliards pour les banques, des dizaines de milliards pour les entreprises et les citoyens dans tout ça ? Eh bien ils se retrouvent caution des financements qui permettent à quelques privilégiés de s'engraisser encore plus.

N’est-il pas ironique que dans cette crise déclenchée par les banques ayant poussé les citoyens étasuniens à s’endetter excessivement pour finalement se retrouver en faillite, les Etats fassent exactement la même chose et poussés par ces mêmes banques consentent à des niveaux d’endettement délirants ?

Si l’objectif des grands banquiers mondiaux était la faillite des Etats pour mieux les réduire en esclavage ils ne s’y prendraient pas autrement.

En parallèle et comme annoncé dans un article de mai 2008 nous constatons l’ascension de Besancenot promut en chœur par nos cher médias comme le plus grand rival de Sarkozy.

Besancenot, leader de la Ligue Communiste Révolutionnaire, en train de poindre son nez alors que la crise prend de l’ampleur. Seul un esprit particulièrement torturé pourrait suspecter la préparation d’une guerre civile.

Il est pourtant certain que l’apparition d’une profonde crise éconnomique et financière, agrémentée de graves troubles sociaux augmenterait sensiblement le niveau de terreur et d’hystérisation des citoyens français permettant d’atteindre ce que Pavlov appelle « inhibition transmarginale ».

Cet état d'inhibition transmarginale rend le cobaye hyper suggestible et susceptible d'accepter l’inacceptable. Passé ce point la peur l’emporte sur la raison, les émotions l’emportent sur la tempérance. Alors les citoyens accueillent à bras ouvert un « sauveur » sensé éradiquer le mal qui rongeait le pays mais qui rapidement se révèle encore plus nocifs.

Naomi Klein décrit avec brio cette stratégie du choc utilisée depuis des siècles par nos élites psychopathes. Lorsque les peuples sont hystérisés ils ne pensent plus et sont capables d’accepter n’importe quoi. Ils ne voient pas que les maux et leurs soi-disants remèdes sont administrés par les mêmes acteurs.

Un exemple flagrant de ce processus délibéré d’hystérisation apparaît lorsqu’on ausculte le discours des médias et des politiques (de Kouchner à Sinclair en passant par Strauss-Kahn ou Ockhrent) sur le thème de la crise économique.

Jusqu’en septembre 2008 le discours officiel niait toute crise, l’on parlait d’ajustements, d’atterrissage en douceur, de problèmes limités à quelques banques scélérates, de phase de turbulence sur le point de se terminer.

Ces déclarations mensongères faisaient les grands titres alors que la crise des subprimes grandissait depuis près de deux ans et que de nombreuses voix démontraient la gravité de la situation et la nécessité de prendre des mesure immédiates (voir par exemple cet article daté du 1er octobre 2007, c'était il y a 13 mois).

Ce déni des politiques et des médias servit deux objectifs. D’une part il permit de ne prendre absolument aucune mesure jusqu’à ce que le point de non retour soit atteint, d’autre part il augmenta l’intensité du choc où en l’espace de quelques heures le citoyen passa d’un monde où tout était sous contrôle à un monde condamné à la ruine et au chaos.

Cette vaste crise économique, ces émeutes ne seront que des moyens, de simples prétextes pour affaiblir la raison critique des citoyens et leur faire accepter une dictature internationale qui se gargarisera de "système assaini", de "gouvernance internationale garantissant la salubrité financière", "de solutions mettant fin aux violences civiles", "de sécurité apportée aux citoyens", au-delà des discours hypocrites, l'exploitation des citoyens, et la privation des libertés seront les véritables fondements de ce nouvel ordre mondial dont la première concrétisation pourrait bientôt avoir lieu dans la plus "grande démocratie" si chère à notre exemplaire président.

 

 

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