31.10.2008
Le génome de la grippe espagnole ressuscité à partir d'un cadavre congelé

Pourquoi le génome du virus de la pandémie de 1918 a-t-il été ressuscité par le gouvernement US à partir d'un cadavre congelé ? Le Pentagone est-il sur le point de lancer une arme nommée grippe aviaire ?
Il existe des preuves alarmantes qui ont été cumulées par des sources scientifiques sérieuses à l'effet que le gouvernement des ةtats-Unis soit sur le point d'avoir ou aurait déjà une « arme » qui porte le nom de grippe aviaire. Si les reportages sont exacts, cela pourrait déclencher une nouvelle pandémie sur la planète. Une pandémie qui pourrait être plus dévastatrice que l'épidémie de grippe espagnole de 1918 et qui a tué environ 30 millions de personnes dans le monde avant de se résorber.
Les expériences du Pentagone et de l'Institut national de la santé des Etats-Unis réalisées avec les restes congelés du virus de 1918 sont de la pure folie scientifique. Est-ce que les ةtats-Unis sont sur le point de déclencher une nouvelle pandémie sélective raciale dans le cadre d'un processus obligatoire de vaccination avec un vaccin prétendument fabriqué « contre » la grippe aviaire?
Il y a des raisons de croire que ces divisions de l' industrie pharmaceutique internationale agissent de concert avec le gouvernement des ةtats-Unis pour développer une substance du virus H5N1 génétiquement modifiés susceptible d'engendrer une pandémie créée par l' homme , et qui pourrait être plus mortelle que la pandémie de la « grippe espagnole » de 1918 à laquelle on attribue la perte de 30 millions de vies humaines.
Rima E. Laibow, MD, chef de la Fondation des Solutions Naturelles, un groupe de surveillance citoyenne qui surveille l'industrie pharmaceutique déclare que: « Notre meilleure estimation réalisée par nos renseignements est que la pandémie de grippe aviaire a déjà été créée par le génie génétique aux ةtats-Unis, en fusionnant le mortelle génome de la pandémie de 1918, la mal nommée « grippe espagnole, » avec l'ADN du virus inoffensif H5N1 dans une culture de croissance à base de cellules du rein de l' homme et ce, selon l'Institut Nationale de la Santé et le fabricant du vaccin. Certains virologues croient que cela permettra au virus mutant créé par l'homme de reconnaître les cellules humaines lui permettant ainsi de les envahir. »
Si cela est vrai , tel que le souligne Laibow, « Un fait à la base de la virologie est que le public n'a pas été informé qu'il est impossible de créer un vaccin contre un virus qui n'existe pas encore. Les efforts de relations publiques [vont dans le sens] contraire, Si un vaccin contre la grippe aviaire est développé dans sa forme pandémique, cela signifie que le virus pandémique devait déjà exister, [avant cette] période, fin de la discussion».
Le génome [du virus] de la pandémie de 1918, dite « grippe espagnole», a récemment été intentionnellement ressuscité par le gouvernement des ةtats-Unis à partir d'un cadavre congelé d'une personne morte de la grippe en 1918 en Alaska . En raison de cette résurrection, la grippe aviaire et son « vaccin » représentent maintenant une menace importante à la santé publique.
La grippe espagnole, qui n'avait rien d' espagnol , a été créée aux ةtats-Unis dans l'un des premiers programmes d'armes biologiques et elle fut injectée à des jeunes hommes en bonne santé (c'est-à-dire, des « soldats ») au cours de la première vaccination obligatoire dans l' armée pendant la Première Guerre mondiale . La « grippe espagnole, » née dans des bases militaires américaines du Kansas, est l'une des pandémies les plus mortelles de l' histoire moderne . Elle a également été l'une des armes biologiques les plus réussies et à n'avoir jamais été créées jusqu 'à ce jour.
Article en français : dabio
Article original : Healthfreedomusa
14:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pandémie, grippe aviaire, vaccin, grippe espagnole, pentagone
30.10.2008
Pink - Dear Mr President
Pink interprète "Dear Mister President" en live. Les sous-titres sont en français.
00:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pink, video, dear mister president, musique
29.10.2008
Philippe Val, ou "l'antisémitisme est partout"
Lu ce matin sur Backchich.info :
« Bakchich » porte plainte contre Philippe Val
Dans son dernier livre et sur RMC, le patron de « Charlie Hebdo », Philippe Val, a comparé notre site au journal raciste, antisémite, et pro-nazi, « Je suis partout ». Nous portons plainte. Dans son livre paru ce mardi 28 octobre aux éditions Grasset, Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous, Philippe Val compare Bakchich à Je suis partout, un journal des années 1930 et 1940, fasciste, raciste, antisémite, et organe de propagande, en France, de l’idéologie nazie dont voici une couverture piquée ici.

Après un paragraphe où Val revient sur les affaires des caricatures de Mahomet et celle de Siné, il s’en prend aux sites internet d’information : « Mais au fond, tout cela est anecdotique, l’affaire Siné révèle quelque chose d’autrement plus grave et plus profond. D’abord, la question des sites d’information sur Internet, qu’ils soient autonomes comme, par exemple, Médiapart, Rue 89 ou Bakchich, ou qu’ils soient les appendices des grands titres comme Le Monde, Marianne ou Le Nouvel Observateur. Ne parlons même pas de Bakchich, qui actualise et adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout. Malheureusement, ce genre de site d’informations n’est pas l’exception, c’est la règle. »
Et Philippe Val, dans son livre, de s’en prendre à nos confrères de Médiapart et de Rue 89.

Après ces déclarations, où Bakchich est comparé à ce journal symbole de la collaboration avec l’occupant nazi, Je suis partout, Philippe Val persiste et signe lors d’une émission, « Les grandes gueules », sur RMC, mardi 28 octobre.
« – Les Grandes Gueules, à Philippe Val : Vous avez des mots très durs envers les sites internet d’information, notamment Bakchich.info. Vous faites une comparaison entre Bakchich et Je suis partout, qui rappelons-le pour les plus jeunes était un journal collabo et antisémite, c’est fort ça ?
– Philippe Val : Bakchich, oui, c’est un site extrêmement médiocre, qui se permet d’écrire des choses sur les gens, encore une fois sans preuves, de répercuter des rumeurs. »
Cette comparaison est insultante et inadmissibe. Elle n’entre pas dans le cadre normal du débat public. Bakchich a décidé de porter plainte, dès demain mercredi.
Note de P&P :
Après le blacklistage de Dieudonné, après le procès d'Alterinfo pour "antisémitisme", après le lynchage médiatique de Bigard pour avoir émis des doutes sur le 11 septembre, après "l'affaire Siné" où ce dernier a été viré et voué aux gémonies pour avoir repris un simple texte écrit par le président de la Licra et ironisé sur l'opportunisme du fifils Sarkozy, c'est donc au tour de Bakchich.info de subir les foudres des censeurs sionistes. Aujourd'hui en France (et ailleurs), la recette est simple : vous voulez discréditer quelqu'un de gênant pour le consensus ? Mettre sa vie en danger ? Le reléguer dans l'ombre, lui interdire la parole ? Accusez le d'antisémitisme !
Pendant ce temps-là, le génocide palestinien, les massacres en Iraq et en Afghanistan continuent dans un silence assourdissant, les cris des enfants étouffés par la clameur médiatique des "bien pensants" et des "moralistes" tels que Philippe Val, BHL et les autres.
Desproges reviens, ils sont devenus fous !
16:21 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : val, siné, antisémitisme, bakchich, propagande, bigard, bhl
Indice Case Shiller août 2008
10:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : case shiller, home price index, home, crise immobilière, subprime, immobilier, prix
28.10.2008
Délices orwelliens

Interrogé, lundi 27 octobre, sur la façon dont il comptait communiquer sur les mesures prises par Nicolas Sarkozy pour faire face à la crise, le responsable de la communication gouvernementale, Thierry Saussez, a déclaré sur la chaîne télévisée Public Sénat travailler sur une émission de communication gouvernementale diffusée à la télévision.
L'émission n'en est qu'à l'état de projet : "Je réfléchis à une émission de communication gouvernementale à la télévision, construite sur les questions des Français", a déclaré Thierry Saussez. A côté de "la bouilloire médiatique" qui n'a "pas le temps d'ancrer un message (...) moi je suis là pour ancrer les messages, les réformes, les mesures dans la durée, c'est la différence entre le temps court de l'information, et le temps long de la communication", a-t-il ajouté. Elle serait diffusée "dans l'idéal évidemment sur le service public", a-t-il ajouté. "Si je le fais sur TF1, on va me dire 'ben voilà, bien entendu, il est allé chez monsieur Bouygues.'"
Evoquant également l'idée d'un format court, il précise qu'il veut chercher "des solutions plus rapides et plus interactives pour répondre aux questions des Français", des moyens "adaptés à la situation de crise" qui permettent de communiquer rapidement et pas "cinq mois après", se défendant avec virulence de toute propagande : "La propagande c'est de la promesse générique, c'est dire 'le président est le plus grand, le premier ministre est le meilleur' (...) On ne touchera pas à ça" affirme Thierry Saussez.
Ancien publicitaire, Thierry Saussez a été présenté comme le remède "anti-couacs" lors de son arrivée à l'Elysée au printemps. Il a reçu pour mission "de dynamiser et de coordonner" la communication gouvernementale. En tant que directeur du service d'information du gouvernement (SIG), il est également l'inspirateur d'une campagne sur le pouvoir d'achat, diffusée à la télévision et dans la presse écrite avant l'été, et dont le coût de 4,33 millions d'euros a suscité de vives critiques. Le Canard enchaîné avait par ailleurs révélé début juillet que M.Saussez avait demandé de pouvoir dépenser 16,7 millions d'euros supplémentaires en 2009 pour des opérations de communication, soit une augmentation de 292 % demandée dans une note adressée à Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et à Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet de François Fillon. Dans cette note, il livrait par ailleurs ses conseils sur la communication du gouvernement : "Etre plus chaud, plus rapide et plus analytique en profondeur ; redéployer l'Etat annonceur."
Article original : le Monde.
Note de P&P :
Est-il nécessaire de commenter un tel article ? Manifestement nos chères élites ne se cachent même plus de leurs projets d'endoctrinement les plus flagrants.
Ce qui est le plus ironique dans cette histoire c'est que le citoyen est à la fois cible et financeur de la campagne gouvernementale sur le pouvoir d'achat et demain peut-être des émissions de promotion du gouvernement.
Un peu comme un soldat qui demanderait à sa victime de payer le prix de la cartouche qu'il s'apprête à lui tirer dans la nuque.
17:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saussez, sarkozy, orwell, propagande, publicité
27.10.2008
Interview de Naomi Klein sur la Télé Libre
VOICI L’INTÉGRALE EN 3 PARTIES DE L’INTERVIEW DE NAOMI KLEIN A LATÉLÉLIBRE
Nous avons pu rencontrer Naomi Klein, cette journaliste et écrivaine canadienne, auteure du livre “No Logo”, et plus récemment de “la stratégie du choc” (2007, Actes Sud). Alors que la crise financière s’installe dans le monde entier, il nous a semblé utile d’entendre cette spécialiste du “capitalisme du désastre”.
Partie 1
"La stratégie du choc" à l’œuvre pendant la crise financière
“La règle du néolibéralisme n’est pas le libre-marché, la règle c’est l’intérêt des multinationales”
Dans cette première partie, Naomi Klein nous rappelle la stratégie de l’idéologie “néo-libérale”: profiter des crises pour installer un peu plus le système du “laissez-faire”. Un système qui fonctionne sur les bulles spéculatives et le secours de l’Etat en cas de problème. Quand elles gonflent, les spéculateurs font des profits, et ”quand les bulles éclatent, l ’Etat intervient et nationalise la dette, nationalise le risque”.
Une stratégie politique
Elle donne l’exemple édifiant du cyclone à la Nouvelle Orléans. Selon elle, ce n’est pas le cyclone “Erika” qui a détruit la ville, mais c’est la démission de l’Etat sur tous les services publics (notamment l’entretien des digues), qui a favorisé la catastrophe.
“En fait, si vous vous rendez à la Nouvelle-Orléans aujourd’hui, vous verrez la vision de la reconstruction de l’administration Bush : elle consiste à finir le boulot, à détruire l’Etat et le service public. Donc le réseau des écoles publiques. Et pour l’ensemble des logements sociaux, c’est pareil. La Nouvelle-Orléans accueille beaucoup de logements sociaux. Dès que la ville était sous les eaux, j’y étais à l’époque, des hommes politiques et des lobbyistes ont déclaré : « maintenant, nous pouvons fermer le projet de logement ». En fait, j’ai cité un homme politique républicain qui disait : « nous ne pouvions pas arrêter le projet mais Dieu l’a fait ».
Bush s’est invité à la TV et a déclaré que nous aurions « la société de propriétaires » à la Nouvelle-Orléans. Les particuliers vont habiter dans leurs propres logements au lieu de louer un logement social. Donc on peut observer un lien direct entre ce qui s’est passé à la Nouvelle-Orléans et la crise hypothécaire actuelle, celle des subprimes, nous ne vivons pas un accident de l’histoire »
PARTIE 2
Comment le capitalisme a voulu oublier la crise de 1929
Lors de cette deuxième partie de l’interview, la journaliste nous met en garde contre l’impression donnée par les dirigeants libéraux. Que ce soit Bush ou Sarkozy, tous s’efforcent de nous convaincre qu’ils veulent s’attaquer à la crise. Selon la journaliste, ils n’ont en fait qu’une idée en tête, continuer le travail entrepris depuis des années: briser les acquis sociaux obtenus par les travailleurs au siècle dernier.
“Je pense que Nicolas Sarkozy est un homme politique qui sait dire aux gens ce qu’ils veulent entendre”. Elle est très féroce avec Bush, qui lui aussi a pris ses distances avec les traders de Wall Street: “il a déclaré que Wall Street était “ivre” des profits, comme s’il y était étranger. Or c’est lui qui servait à boire, c’était lui le barman, et il a fait semblant de tout découvrir.“
Elle revient sur la crise de 29, et sur les outils mis en place lors du New Deal, pour réguler le système anarchique des banques.
“Après le krach financier de 1929. Un choc est survenu dans le système et Franklin D. Roosevelt a fait voter une loi appelée «Glass-Steagall » qui a établi une barrière entre les banques d’affaires et les banque de dépôt. Selon cette loi, si vous vous lancez dans la banque d’affaires, si vous voulez jouer, spéculer, faire plein de profits, très bien mais le gouvernement ne garantira pas vos investissements, c’est votre problème, aller jouer au casino! Si vous voulez être une banque de dépôt, si vous voulez la confiance des épargnants qui vous confient les économies de toute une vie, nous allons garantir cette épargne, c’est l’engagement de l’Etat ; mais si nous sécurisons les économies, une banque de dépôt ne peut pas spéculer, vous devez prendre le moins de risque possible“.
Des lois qui ont été volontairement oubliées, à partir du mandat de Ronald Reagan.
PARTIE 3
Pendant la crise, le peuple doit agir
L’une des choses qui empêche les gens d’agir c’est l’idée que nous sommes impuissants. Nous l’entendons tout le temps. Tous ceux qui ont moins de 40 ans ont grandi avec l’idée que le gouvernement est le problème, pas la solution“.
Pour terminer cette rencontre, je demande à Naomi Klein comment, selon elle, le peuple peut agir contre ceux qui veulent profiter de la crise pour faire passer en douce leur idéologie noé-libérale (voir les épisodes précédents). En bonne sociale-démocrate-radicale, elle balaie les deux extrêmes : ni libéralisation, ni collectivisme.
Pas de pouvoirs concentrés en seulement quelques mains, mais l’action collective de base. Elle donne les exemples de la sécurité sociale au Canada, son pays, et les programmes de logements aux USA, qui ont été obtenus grâce à des actions directes.
« Les gens étaient expulsés de chez eux, comme aujourd’hui, avec des saisies. Les voisins étaient organisés dans des groupes solidaires. Quand les meubles des voisins étaient déposés dans la rue, ils les remettaient dans la maison. Ils prenaient ce genre d’actions directes. C’est ce genre de pression qui a créé le contexte pour que F.D Roosevelt dise à Wall Street « Regardez, la gauche gagne du terrain dans le pays, il faut un compromis, et ce compromis, c’est le New Deal ».
John Paul Lepers
images: Henry Marquis et Matthieu Martin
Montage : Smaïn Belhadj
Traduction: Kelly Pujar
Merci à Anthony Santoro
Source : La Télé Libre
08:29 Publié dans Ponérologie financière | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : naomi klein, choc, stratégie, doctrine, lepers, télé libre
23.10.2008
Lois mémorielles, lois scélérates
Quel bonheur d'entendre des individus développant une pensée saine et juste. Merci à Madame Anne-Marie Le Pourhiet, docteur en droit, pour cette brillante démonstration des dérives orweliennes initiées par les instances politiques françaises.
Petit morceau choisi pour vous donner une idée de la teneur du discours : "Le culturalisme est à l'esprit ce que le culturisme est au corps, une gonflette narcissique fortement antipathique."
19:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : anti gayssot, taubira, 1984, orwell, conseil constitutionnel politique, mémoire, totalitarisme
20.10.2008
La high tech israélienne, une des couvertures du Mossad ?
En 2006, Check Point Software Technologies, une entreprise qui est spécialisé dans la protection des systèmes informatiques contre les hackers et le vol de données, a voulu acquérir une société américaine appelée Sourcefire, qui travaille dans le même domaine. Le grand avantage de Sourcefire, c’est que parmi ses clients, on compte le Département américain de la Défense et de l'Agence de Sécurité Nationale (NSA). Toutefois, l'administration américaine, à travers la Commission sur les Investissements Etrangers aux États-Unis, n'a pas approuvé l'acquisition.
La Commission a rendu sa décision en se basant sur un avis du Bureau Fédéral d’Enquête et des agents de sécurité du NSA. Les deux organisations ont peur que Check Point, qui a été fondée par Gil Shwed et d’autres diplômés de l'Unité 8200, l’unité des renseignements de pointe des Forces de Défense Israéliennes ait accès à des informations ultraconfidentielles qui pourraient être transmises aux services de renseignements israéliens.
La crainte et la suspicion concernent actuellement non seulement Check Point, mais aussi d'autres entreprises israéliennes de haute technologie comme Verint, Comverse, NICE Systems et PerSay Voice Biometrics, dont certaines travaillent dans l'extraction de données et participent au développement de logiciels pour les écoutes sur les téléphones, les télécopieurs, le courrier électronique et les communications informatiques.
Les accusations ci-dessus proviennent du journaliste et écrivain James Bamford, dont le nouveau livre, "The Shadow Factory: L'ultrasecrète NSA du 11 Septembre à l’Espionnage de l'Amérique" (Doubleday), est sorti cette semaine aux États-Unis.
Bamford, un ancien producteur de la chaine de télévision ABC, a passé les 30 dernières années à écrire sur la NSA - l'une des plus importantes et moins connues des agences de renseignement aux États-Unis, mais le plus souvent dans l'ombre de la Central Intelligence Agency (CIA).
La NSA est responsable des écoutes sur les téléphones, les télécopieurs et les ordinateurs; de l’interception des communications et des signaux électromagnétiques des radars, des avions, des missiles, des navires et des sous-marins; du décodage des transmissions et du décryptage des codes. Elle a énormément contribué aux services de renseignements américains et à la sécurité nationale.
À cet égard, les États-Unis ressemblent à Israël: Les succès attribués au Mossad doivent souvent être portés au crédit des autres unités des services de renseignements - d'abord et avant tout à l'unité 8200, l'équivalent israélien de la NSA.
Il s’agit du troisième livre de Bamford et il offre un regard sur les labyrinthes de la NSA. En 1982, le Ministère de la Justice avait menacé de le poursuivre en justice pour avoir révélé des secrets de l’agence dans son premier livre, "The Puzzle Palace: Inside the National Security Agency, America's Most Secret Intelligence Organization."
Dans son deuxième livre, ""Body of Secrets: Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency," il a décrit la NSA avec beaucoup d'enthousiasme, ce qui a fait de lui le héros du jour de l’organisation. La NSA a même organisé une fête en son honneur dans son quartier général de Fort Meade, au Maryland. Son nouveau livre, qui est critique à l'égard de la NSA, l’a renvoyé à son point de départ.
La thèse principale de Bamford est qu’avant le 11 Septembre 2001, l'agence a échoué ainsi que d'autres agences de renseignements à comprendre la menace Al-Qaida, même si elle avait intercepté les appels téléphoniques et les e-mails des membres. Cela résulte en partie d'un excès de prudence pour faire respecter les lois et le respect de la vie privée des citoyens.
En avril 2000, le directeur général de l’époque de la NSA, Michael Hayden (actuellement directeur de la CIA), décrivait de façon frappante à une Commission du Congrès comment, si au moment où Osama Ben Laden devait mettre les pieds sur le pont de la Paix aux Chutes du NIagara et entrer aux États-Unis, "mon peuple devait respecter ses droits."
Après les attentats du 11 Septembre contre le World Trade Center et le Pentagone, l'organisation est passée à l'autre extrême. Selon Bamford, depuis le 11 Septembre, la NSA n'a pas eu de scrupules à violer la Constitution et a mis sur écoutes des citoyens américains.
L'un des exemples remarquables dans le livre, qui a été bien couvert par les médias américains, c’est le fait que la NSA a écouté des conversations de journalistes, de militaires et des fonctionnaires affectés en Irak. La NSA peut écouter et intercepter des transmissions à l’extérieur des États-Unis, mais ne peut pas le faire à des citoyens américains sans une ordonnance du tribunal.
Une autre importante affirmation de Bamford, qui concerne également Israël, c’est que la plus grande entreprise de téléphonie et de communications aux États-Unis - en fait, toutes à l'exception de QWEST - ont coopéré avec la NSA, en lui permettant d'écouter leurs lignes et leurs fibres optiques.
Les entreprises israéliennes mentionnées ci-dessus et d'autres sont d’importants fournisseurs de logiciels et de technologies non seulement pour les entreprises de téléphonie américaines, mais pour la NSA elle-même. Bamford affirme que 80% de l’ensemble des transmissions téléphoniques américaines sont effectuées au moyen de la technologie, du savoir-faire et de l’accessibilité des entreprises israéliennes. Ainsi, estime Bamford, les services de renseignements américains sont eux-mêmes exposés au risque que les entreprises israéliennes aient accès à la plupart de ses secrets et de ses informations numériques sensibles.
Bamford ne fournit pas de soutien à cette thèse, il fait seulement état d'une relation circonstancielle. Les entreprises israéliennes ont été largement établies par des diplômés de 8200, et, par conséquent, il dit qu'elles sont reliées par leur cordon ombilical aux renseignements israéliens, et que leurs PDG et conseils d'administration sont composés de hauts responsables du Shin Bet comme Arik Nir ou de l'ancien chef du Mossad Ephraim Halevy (Nir est le PDG d’Athlone Global Security, une société d’investissements qui a investi, entre autres, dans PerSay Voice Biometrics, et Ephraim Halevy est un membre du Conseil d’administration d'Athlone).
Pour le moins que l’on puisse, Bamford n’est pas éperdument amoureux d’Israël. Dans ses articles, il publie des affirmations d’officiers de la Marine américaine qui croient qu’Israël a attaqué avec préméditation le navire espion américain Liberty au cours de guerre des Six Jours de 1967.
Il soutient que l’attaque du 11 Septembre ne vient pas d’une haine de l’Amérique de l’Islam radical mais plutôt de sa colère contre le soutien à Israël des États-Unis. Il appelle les 19 terroristes du 11 Septembre des "soldats" et les décrit avec beaucoup de sympathie : les David qui ont "seulement" démoli quatre avions du Goliath américain.
Dans ce contexte, et apparemment en raison de sa profonde hostilité, Bamford affirme que, compte tenu du passé problématique d'Israël, qui n'a pas hésité à espionner les Etats-Unis sur le sol américain, les entreprises israéliennes ne doivent pas recevoir les clés des secrets du royaume de l'Amérique.
Son attitude envers Israël semble le pousser au bord des limites psychologiques, puisque son livre mentionne à peine l'étroite coopération entre les services de renseignements des deux pays, principalement dans la guerre contre le terrorisme jihadiste international ou dans la surveillance de l'Iran.
Source : Yossi Melman / Haaretz
Traduction : ISM France
00:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mossad, high tech, israel, espionnage, sionisme
19.10.2008
Bigard menacé de mort
Ça c'est passé où et quand ?
Dans Le Grand Journal du 17 octobre, sur Canal + en clair.
Que s'est-il passé ?
Invité sur le plateau de Michel Denisot pour parler de Clérembard, la pièce qu'il joue avec succès depuis le 16 septembre 2008 au Théâtre Hébertot, Jean-Marie Bigard est revenu sur la question du 11 septembre.
C'est à dire ?
Evoquant ses propos du 8 septembre 2008 sur Europe 1 et le "lynchage médiatique" dont il dit avoir été l'objet, Bigard parle de la violence des accusations de révisionnisme et des menaces de mort qui ont suivi.
Il précise surtout qu'il n'a jamais "nié le 11 septembre", comme un grand quotidien national l'a titré au lendemain de ses déclarations, mais qu'il est, comme des millions d'autres personnes à travers le monde, et principalement aux Etats-Unis, sceptique quant à la version gouvernementale américaine des attentats du 11 septembre 2001.
D'autres choses ?
Il a tenu à rappeler que "seuls 15 millions de dollars" ont été alloués à la commission d'enquête officielle sur les attentats les plus meurtriers jamais commis sur le sol américain, alors que "42 millions de dollars" ont été dépensés pour enquêter sur les frasques sexuelles de Bill Clinton.
C'est pourquoi l'humoriste estime que seule une nouvelle enquête sur les événements tragiques du 11 septembre 2001 pourrait répondre aux doutes qu'il partage avec des millions de personnes à travers le monde.
"Si jamais un jour on devait rediscuter de ça, ce ne serait sûrement pas avec un comique grande gueule comme moi, mais avec des spécialistes, des architectes, des scientifiques, des ministres du transport et que des gens qualifiés dans leurs compétences."
Jean-Marie Bigard, le 17 otobre 2008, à propos de la version gouvernementale américaine des attentats du 11 septembre 2001.
Article original : Le Post
Note de P&P : rares sont les comiques français ayant fait l'objet de menaces de mort. Spontanément, seuls deux exemples similiaires me viennent à l'esprit : Dieudonné suite à ses condamnation du sionisme et Coluche suite à sa candidature à la présidence de la république française.
Dans notre douce France, pays des droits de l'Homme et du respect de la liberté d'expression, il existe manifestent des sujets qu'il vaut mieux éviter (du moins si l'on veut faire de vieux os).
11 septembre, sionisme, présidence de la république, voilà des thèmes apparemment fort différents.
Pourtant lorsque on se penche sur les liens entre Sarkozy et le Mossad, l'affaire des Israéliens dansant et filmant la chute du WTC on peut légitimement se demander si le contrôle de la république française, le sionisme et les événements du 11 septembre sont des éléments aussi indépendants qu'il n'y paraît.
14:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre, bigard, dieudonné, coluche
Dominique Strauss-Khan collectionne les casseroles

La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a donné lieu à deux messages contradictoires. D’un côté la presse occidentale exalte la capacité du bloc atlantiste à imposer son candidat face à celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d’autre part, elle affirme que la principale mission de M. Strauss-Kahn sera d’associer plus largement les pays du Sud aux décisions, c’est-à-dire de mettre fin à la domination du bloc atlantiste.
Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se trouvent aujourd’hui à la tête de quatre grandes organisations internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre préside la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE). Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et surtout, doit-on se réjouir d’une situation qui, loin de manifester la place de la France dans le monde, illustre l’intégration des élites françaises dans la mondialisation, c’est-à-dire leur acharnement à détruire leur pays, en tant qu’État-nation, un cadre politique qu’ils jugent dépassé ?
Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a abondamment financé l’installation de dictatures dans les pays du Sud, notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines, en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de remboursement immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses adversaires l’accusent donc d’avoir provoqué, par l’oppression et la famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle, c’est-à-dire bien plus que les agressions militaires des États-Unis durant la même période. De son côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d’ajustement structurel » loin d’avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des « Prix Nobel » d’économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman ont accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres Nord-Sud. En effet, l’action principale du FMI aura été de financiariser l’économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de s’enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des pays du Sud. S’il n’était la vénération que la société de consommation voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré organisation criminelle. Pourtant, c’est bien cette institution que le socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c’est bien M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de la planète, pressés de toutes parts par les multinationales les moins scrupuleuses.
Si l’on laisse de côté l’intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un salaire annuel de base de 461 510 dollars net d’impôts, l’on doit se poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons un coup d’œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux dirigeants de l’administration états-unienne.
Issu d’une famille aisée de gauche, « DSK » a été élevé au Maroc, puis à Monaco. Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu’ashkénaze—, à laquelle il accorde plus d’importance au plan culturel que religieux. Il est diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d’HEC, licencié en droit et agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat d’affaires.
Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à s’en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d’Irving Brown, l’agent de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et Cambadelis sont issus d’un petit parti trotskiste (les « Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à prendre les renes.
Il entre en 1986 à l’Assemblée nationale à la faveur du scrutin proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s’implanter, en 1988, dans une circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles, qui abrite une forte communauté juive. Il s’y fait élire en faisant jouer le réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des finances de l’Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur auprès du ministre de l’Économie Pierre Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l’eau, tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers et son besoin de reconnaissance personnelle par le monde de la finance. « DSK » s’amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire, tandis que « Béré » a des états d’âme.
Alors qu’il est ministre délégué à l’Industrie, il a connaissance des problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck Ullman-Hamon. Cet homme d’affaires est connu pour avoir par ailleurs réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte d’Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au contribuable français.
À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes noces— une star d’une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse à l’écart de la cérémonie, mais de donner de l’éclat à la fête au sein de la communauté juive, où ils s’affirment comme des personnalités brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline (épouse du patron de presse Jean-François Kahn).
En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de Jérusalem qu’il considère comme capitale de l’État hébreu. En 1991, il participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en pleine Guerre du Golfe.
En 1994, usant de sa qualité d’ancien ministre de l’Industrie, il créé le Cercle de l’Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50 plus grands patrons français. La moitié d’entre eux au moins payent une cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris du Crédit Lyonnais et, au passage, d’étouffer les affaires Ullman-Hamon.
Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat d’affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2].
Par la suite, il donne des cours à l’université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences ici et là, toujours royalement payées.
Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C’est là qu’ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3]. À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la personne qui négocie l’engagement de Dominique Strauss-Kahn— n’est autre que Condoleezza Rice [4]. Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P. Schultz et des universitaires qui formeront le vivier de l’administration Bush.
En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu’elle est impraticable.
Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d’en confier les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus juive des communes françaises avec la plus française des communes d’Israël », Netanya.
De 1997 à 1999, il est ministre de l’Économie et des Finances. Il pilote le passage à l’euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer la France dans le processus de financiarisation de l’économie en multipliant les mesures démagogiques sectorielles. L’adoption de la semaine de 35 heures diminue considérablement le nombre d’heures travaillées ; tandis que l’exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les revenus des cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette politique que le début de décroissance de la production française est compensée, au plan statistique, par un développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le pouvoir d’achat des classes moyennes s’effrite sensiblement.
Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair l’introduit au Siècle, l’association la plus mondaine de Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En 2000, l’OTAN l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd’hui de prestigieux fauteuils dans les institutions internationales.
Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l’objet d’une mise en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante, la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en définitive que ses activités étaient licites, à défaut d’être morales.
Cependant les instructions pénales et une commission d’enquête parlementaire mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin, lorsqu’il était ministre de l’Éducation, avait modifié par décret le taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale, transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les campus toujours pour détourner plus d’argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même recevait des émoluments considérables pour des prestations imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa secrétaire au Cercle de l’Industrie (ou à son cabinet, il n’est guère possible de différencier) par le groupe Elf.
Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu’apparaît, à titre posthume, l’enregistrement vidéo du promoteur immobilier Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu’il est un des organisateurs de ce mauvais coup.
Ses démêlées avec la Justice l’écarteront un temps de la scène politique. Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par sa seule attitude.
Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5]. La chose est d’autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza Rice, et que c’est la sœur adoptive [6] de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d’acheminer les subsides du département d’État US dans les caisses du Parti socialiste français.
En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des principales officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK devient l’un des six administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.
La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de Français de culture arabe.
En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum, au sein du PS, dont l’objectif est de veiller au soutien du parti au mouvement sioniste.
En 2004, il déclare lors d’une interview sur France-Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » [8]
En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du « oui » au référendum d’approbation du projet de Traité constitutionnel européen. Il travaille alors en lien avec le Policy Network (Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».
En 2007, alors que l’écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les conséquences sociales actuelles de l’esclavage et de la colonisation, DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF) [9]. À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette initiative sera une réussite médiatique, comme l’avait été quelques années plus tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.
Lorsque s’ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la fois comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel des États-Unis pour la gauche française.
Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].
Tout semble réglé à l’avance. Les cotisations d’adhésion au Parti socialiste ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes, juste pour participer au vote de désignation interne du candidat. La manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA.
Pourtant, contre toute attente, c’est un outsider, Ségolène Royal, qui est désigné. C’est qu’à Washington on a un autre projet : placer Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Pour cela, il convient d’installer face à lui un concurrent peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement récompensé par la direction générale du FMI.
Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de l’European Council on Foreign Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde, officiellement pour convaincre les États du Sud de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote importe peu, puisque les USA et l’Union européenne ont à eux seuls 48 % des voix. La campagne de DSK est payée par la France et organisée par l’agence de relations publiques TD International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en prétendant ne travailler qu’avec la correspondante française de l’agence. TD International « vendra » à la presse la légende d’un DSK désœuvré, téléphonant au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d’un colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré d’ambitionner le FMI. En réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au Yalta European Seminar, moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George Soros. Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et l’arrimage de l’Ukraine à l’OTAN. Or, TD International est une officine de la CIA, notamment chargée de la construction de l’image publique de la « révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre agent qui n’était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d’une extrême gravité qui ne furent jamais dévoilés au public.
Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à lui, n’a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu’ils ne nous pillent » et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire de même.
[1] Selon les propos d’Irving Brown lui-même, rapportés dans Éminences grises, par Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard 1992. Sur le réseau US, voir « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.
[2] « Dominique Strauss-Kahn, 1993-1997, profession – conseil », par Laurent Mauduit, Caroline Monnot et Martine Orange, Le Monde, 11 décembre 1999. « Influents dans le monde de l’entreprise », par Bérengère Mathieu de Heaulme, Le Figaro, 22 janvier 2002.
[3] « La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.
[4] « La fulgurante intégration de Condoleezza Rice », par Arthur Lepic et Paul Labarique, Réseau Voltaire, 8 février 2005.
[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22janvier 2004.
[6] Op. cit.
[7] « Le German Marshall Fund, un reliquat de la Guerre froide ? », Réseau Voltaire, 5 octobre 2004.
[8] Cité in Encyclopédie politique française, Tome 2, Facta éd., 2005.
[9] Les Nègres de la République, par Claude Ribbe, Jean-Paul Bertrand éd., 2007.
[10] « MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances », par Cédric Housez, Réseau Voltaire, 7 novembre 2006. Article plagié depuis. La position de Dominique Strauss-Kahn est partagée par le premier secrétaire du PS, François Hollande, voir « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », Réseau Voltaire, 9 janvier 2006. Les propos imputés à M ; Hollande dans ce dernier article ont fait l’objet d’un démenti de l’intéressé, mais ont été maintenus sur le site internet du CRIF.
[11] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007.
Article original :Thierry Meyssan, Voltairenet
Note de P&P : Force est de constater que Strauss-Khan dispose d'ores et déjà d'un CV bien rempli. De trahisons (PS, peuple français,...) en scandales majeurs (MNEF, ELF, affaire Mery, Crédit Lyonnais), en passant par un soutien nauséabond au sionisme et l'implication dans plusieurs organisations occultes (Cercle Bilderberg, DAVOS, Le Siècle, Club Vauban).
Alors que la quantité de casseroles que traine l'intéréssé devrait le tenir éloigné des fonctions les plus subalternes, celui-ci se retrouve à la tête du FMI alors que le monde s'enfonce dans une crise dont l'intensité fera passer 1929 pour une promenade de santé.
Strauss Kahn, à travers le FMI, va donc présider à la destruction de nombreuses nations (l'Islande devrait être lune des premières de la liste). Le scénario est bien connu, les banques mennent la nation à la faillite, le FMI arrive à la rescousse sur son beau cheval blanc et la nation à genoux se retrouve obligée d'accepter des conditions innaceptables :
- destructions des écoles, des hopitaux, des transports publics, ...
- privatisation de l'industrie cédée à vil prix aux élites proches du pouvoir (oligarchie)
- esclavage idéologique, politique et militaire (le pays sous tutelle soutient les choix politiques de ceux qui tirent les ficelles du FMI)
- introduction des cultures OGM et annulation des règles environnementales
- accueil des industries chimiques, pharmaceutiques, pétrolières...
- pillage des matières premières et du patrimoine national
- destruction du lien social et des fondements démocratiques
- ...
Strauss-Khan est donc en train de revétir le costume de fossoyeur en chef et s'apprête àmener des centaines de millions d'individus vers la misère et la souffrance.
Comme si toutes ces informations ne suffisaient pas à déclencher de fortes nausées chez tout individu ayant préservé un minimum de conscience, nous apprenons en ce début octobre qu'en plus des affaires, des trahisons, de son idéologie xénophobe et de son fricotage avec diverses organisations occultes, Strauss-Khan a trompé sa femme (Anne Sinclair) avec une collègue de travail mariée (Piroska Nagy, une ancienne haute responsable d'origine hongroise du département Afrique du FMI).
Pour faire les choses jusqu'au bout Strauss Khan aurait en outre favorisé l'ascension de sa maîtresse pendant qu'il étaient ensemble mais après la fin de leur adultère (découvert par le mari de la maîtresse) il l'aurait pénalisée pour se venger.
Trahison, illégalité, adultère, favoritisme, manipulations, mensonges, voilà donc un parcours remarquable qui en dit suffisamment sur l'intéressé dont la conscience, les remords ou l'intégrité ne semblent guère constituer une entrave aux pratiques les plus repoussantes.
Il est également piquant de constater que la maitresse de Strauss-Kahn, la hongroise Piroska Nagy partage avec Nicolas Sarkozy de Nagy-Brocsa le même pays d'origine : la Hongrie, lieu d'implantation du peuple Khazar au cours du Moyen-Age, ainsi que le même patronyme.
Le plus triste dans cette histoire c'est peut-être que cette affaire de népotisme soit révélée alors que les frictions pour le poste de président du FMI augmentent et que ce dernier s'apprête à jouer un rôle majeur dans la crise actuelle.
Ne voyez par conséquent nul élan de transparence de la part du FMI mais juste une maneuvre de plus visant à mettre la bonne marionette au bon endroit.
Il est également fort regrettable que Strauss-Kahn n'ait pas été mis hors d'état de nuire plus tôt alors que des comportements bien plus nocifs que le népotisme étaient découverts.
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