31.08.2008

La passe de dix.

L'agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires (FDIC) a annoncé vendredi la fermeture d'Integrity Bank, la dixième banque des Etats-Unis à déposer son bilan cette année dans le sillage de la crise du crédit. La banque d'Alpharetta, en Géorgie, avait 1,1 milliard de dollars d'actifs et 974 millions de dollars de dépôts à la date du 30 juin, a précisé la FIDC. Regions Bank of Birmingham, en Alabama, a accepté de payer une prime de 1% pour racheter tous les dépôts et reprendre environ 34,4 millions des actifs d'Integrity. Cette faillite devrait coûter entre 250 millions et 350 millions de dollars au fonds d'assurance des dépôts de la FDIC.

Source : Le JDD

Note de P&P : A noter que la FDIC n'assure les dépôts que jusqu'à hauteur de 100.000 dollars. Cela signifie que si vous aviez épargné 300.000 dollars, vous avez perdu deux tiers de vos économies dans ce naufrage bancaire.

On pourrait se dire qu'un tel drame ne touche que quelques privilégiés. Qui en France dispose d'autant d'épargne ? N'oublions pas que nos cotisations retraite, maladie, sécurité sociale, chômage sont directement ponctionnées sur nos salaires.

Aux Etats-Unis ces prélévements sont nul ou minimes, à chacun de créeer ses propres réserves pour faire face à de telles éventualités. Sachant cela, un salarié, sans être spécialement fortuné atteint au bout de quelques annéees d'efforts 100.000 dollars d'épargne.

"Je n'augmenterai pas les impôts, je le jure sur la tête de Chirac."

Note de P&P : Depuis des mois les représentants du gouvernement Sarkozy répètent à qui mieux mieux qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. Voici un petit florilège de ces promesses faites la main sur le cœur :

25/09/2007

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a assuré lundi qu'il n'y avait aucun plan de préparation des esprits à une politique d'austérité. Il promet qu'il n'y aura pas de hausse des impôts.

"La situation, nous la connaissons. Tout est sur la table. Il n'y a pas de  mystère. On n'a jamais rien caché aux Français pendant la campagne. La seule  inconnue pour nous, c'est la croissance, ce ne sont pas les finances publiques",  a-t-il ajouté. Le président Sarkozy a affirmé il y a quelques jours qu'il tablait sur une  croissance de 3% en 2009."Il n'y aura pas d'augmentation d'impôt, a-t-il promisPlus la situation sera difficile, plus on fera des réformes".

Source : LCI

23/06/2008

"Evidemment, le budget de l'Etat, de la sécurité sociale, il est ajusté sur la situation". Mais "ça ne veut surtout pas dire d'augmentation d'impôts, parce que si dans un moment plus difficile sur le plan international et sur le plan de la croissance vous vous mettez à ponctionner les contribuables encore plus, alors vous faites effondrer le reste de croissance", a estimé le ministre du Budget [Eric Woerth]. Et de conclure : "Il faut au contraire tout faire pour développer la croissance, mais par la réforme".

Source : Nouvel Observateur

16/07/2008

"Il n'est pas question d'augmenter les impôts". La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, ne prévoit pas une hausse de la fiscalité pour 2009. "On raisonne à prélèvements obligatoires constants", a-t-elle déclaré RMC et BFM-TV.

Source : La Tribune

 

Note de P&P : Le citoyen français pouvait donc nourrir un légitime sentiment de soulagement en apprenant cette stabilisation des impôts à l'heure où la France s'enfonce dans la crise.

Soulagement accompagné d'un sentiment d'équité un après après que les plus riches fussent l'objet d'un "cadeau fiscal" de 20 milliards d'euros il aurait été particulièrement injuste de faire peser le poids de nouvelles taxes sur les épaules des Français.

Malheureusement les promesses n'engagent que ceux qui y croient surtout quand celles-ci sont proférées par Sarkozy et ses laquais.

Notre cher gouvernement a donc officiellement annoncé ce vendredi 29 août - à la veille du dernier week-end d'août, journalistes, syndicats, associations sont pleinement opérationnels et prêts à réagir dans l'heure à toute nouvelle annonce - l'augmentation de l'impôt sur les assurances-vies, revenus locatifs, dividendes...

 

29/08/08

Pour le financer [le RSA], Nicolas Sarkozy a finalement choisi la mise en place d'une taxe supplémentaire de 1,1% des revenus du patrimoine (revenus fonciers, ...) et de placement (dividendes, assurance-vie...). "J'estime qu'il est normal, dans un effort de solidarité, que chacun contribue à sortir plus de 3 millions de nos compatriotes de la pauvreté ou de l'exclusion", a expliqué le président de la république. Cette annonce a suscité de nombreuses critiques, notamment au sein de la majorité. Ainsi Hervé Mariton, député UMP, parle d'une solution "qui n'est pas acceptable". "Si on dépense davantage d'argent pour le RSA, et ça vaut la peine de le faire, alors il faut faire des économies ailleurs et ne pas créer un impôt nouveau".

Source : La Tribune

 

Note de P&P : Il est piquant de constater que Sarkozy cible particulièrement les revenus générés par l'immobilier locatif, réduisant d'autant l'attractivité de tels placements et par conséquent les volumes d'achat de maisons et appartements.

Cette augmentation d'impôt a été officialisée par Sarkozy 3 jours exactement après que le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables aient annoncé une baisse de 34% des transactions immobilières confirmant ansi que la France s'enfonce depuis quelques mois dans une véritable crise immobilière.

30.08.2008

L'île aux fleurs

"Douze minutes ; c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 13 millions de Brésiliens sous-alimentés." (Wikipédia)


27.08.2008

Dernières évolutions de l'indice Case Shiller

L'une des missions de l'agence Standard and Poor's concerne le suivi des prix de l'immobilier aux USA. Parmi d'autres données Standard and Poors publie un index mensuel du prix de l'immobilier dans 20 villes majeures aux Etats-Unis.

Les graphiques qui illustrent l'évolution de ses données s'arrêtent généralement fin 2007 alors que les données sont disponibles jusqu'à mai 2008.

Alors que les médias de masse entonne le couplet de la fin de la crise de l'immobilier aux USA il semblait utile de créer et de publier ce graphique mis à jour.

 

Case shiller.JPG

 

La karcherisation (à la sauce sioniste) des médias français se poursuit

L'interviewer interviewé :
Richard Labévière, journaliste, s'explique sur son licenciement abusif par Radio France International (RFI), suite à son interview du président syrien Bachar el Assad, en juillet 2008... Ubuesque, kafkaïen, les mots manquent pour décrire le grotesque de ce licenciement abusif d'un journaliste connu pour son professionalisme et sa bonne connaissance du dossier proche et moyen-oriental !!
L'affaire Richard Labévière s'inscrit dans l'orwellisation en cours de la presse française, la remise en cause du pluralisme journalistique et de la liberté d'expression au pays des Lumières. Avec, pour horizon, la volonté d'imposer une lecture unique, néo-conservatrice et inconditionnellement pro-israélienne des crises et des relations internationales.
Soutenir ce journaliste irréprochable, qui assigne en justice la chaîne publique qui l'employait, c'est soutenir la presse libre dont tout citoyen a besoin.

Un article d'Acrimed relaie l'affaire :

Licenciement de Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI

Mise en ligne : 23 août 2008

Richard Labévière, rédacteur en chef à Radio France Internationale (RFI), a été brutalement licencié le 11 août 2008, avec l’aval de la société des journalistes (SDJ). Prétexte : une interview dont il aurait omis d’informer sa hiérarchie du président syrien Bachar al-Assad (quelques jours avant sa venue à Paris pour la célébration du 14-Juillet) En cause : son regard critique vis-à-vis des politiques israélienne et occidentale au Proche et au Moyen-Orient ?

Nous publions ci-après le communiqué la CFDT-Médias, seul syndicat qui, à ce jour, soutienne le licencié et les extraits d’une lettre que ce dernier a adressée en forme de protestation à la direction de RFI ainsi que l’adresse d’une pétition en ligne (Acrimed)

Communiqué de la CFDT

L’intervieweur français du président syrien Bachar al-Assad licencié par RFI !

Le 8 juillet dernier, Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI, obtenait en exclusivité pour RFI et TV5-Monde une interview du président syrien Bachar al-Assad, à la veille de sa venue à Paris.

Dans n’importe quel organe d’information, cette réussite aurait été saluée par la Direction. A RFI, il en est autrement : faire son métier est passible de licenciement. Celui-ci a été notifié à Richard Labévière, ce lundi 11 août, malgré un enchainement de fautes de procédures. En dépit de dysfonctionnements internes et imputables aux seules directions de RFI et TV5-Monde, le dossier d’accusation reste désespérément vide.

A moins de trois semaines du voyage du président de la République Nicolas Sarkozy en Syrie, la direction de l’Audiovisuel Extérieur de la France licencie l’un des journalistes experts des questions proche et moyen-orientales, infligeant ainsi un camouflet aux autorités syriennes qui avaient décidé d’accorder cette interview à Richard Labévière. Mais peut-être que la Directrice générale de l’Audiovisuel Extérieur de la France saura en informer à temps le ministre des Affaires étrangères ? Cet incident grave constitue le dernier épisode caractérisant l’attitude répétitive de harcèlement de la direction de RFI à l’encontre de Richard Labévière, portant atteinte à ses droits et à sa réputation professionnelle.

Depuis son entrée à RFI en 2000, il a été mis fin à ses fonctions de chef du service Etranger en 2003. Ses nouvelles fonctions d’éditorialiste international ont été brutalement interrompues en octobre 2005. Depuis lors, il n’a conservé que la production du magazine hebdomadaire « Géopolitiques ».

Paris, le 12 août 2008

Extraits [1] d’une lettre de Richard Labévière à la direction de RFI :

… adressée à Martine Paris, Directrice des ressources humaines. CC : Alain de Pouzilhac, Christine Ockrent, Geneviève Goëtzinger, Pierre Koelsch.

- Constat : j’ai procédé pour l’interview du président syrien comme je l’ai fait pour les derniers grands entretiens effectués dans le cadre du magazine « Géopolitiques » - dont j’étais le producteur responsable - sans que cela soulève la moindre remarque de ma hiérarchie. Ainsi : le sociologue Edgar Morin (23/12/2006) ; l’ethnologue Jean Malaurie (7/4/2007) ; le général libanais Michel Aoun (2/6/2007) ; l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine (17/11/2007) ; le juge international Claude Jorda (29/12/2007) ; le philosophe Régis Debray (28/2/2008) et le conseiller spécial du Président de la République Henri Guaino (19/07/2008).

- Question : comment se fait-il qu’un tract de la SDJ (Société des journalistes de RFI) affirme dès le 11 juillet, c’est-à-dire cinq jours avant le lancement de la procédure de mon licenciement : « La SDJ s’est étonnée des conditions d’obtention de l’interview du président syrien Bachar al-Assad. Cette interview a été négociée par un journaliste de RFI sans que la hiérarchie et le service international n’en soient informés ». Comment la SDJ était-elle au courant ? Comment la SDJ a-t-elle eu accès aux pièces du dossier disciplinaire avant même que celui-ci ne soit officiellement constitué ? »

- Enfin, je ne vois toujours pas quel préjudice l’Audiovisuel extérieur de la France aurait subi à cause de cette interview. RFI et TV5-Monde qui l’ont diffusée, ne sont-elles pas les filiales de cette seule entité ? La nouvelle directrice de TV5-Monde vient, du reste, d’annoncer le lancement d’une émission de politique internationale coproduite par RFI et TV5-Monde.

Dès lors que j’ai informé ma hiérarchie de l’accord définitif de la présidence syrienne pour l’interview, dès lors que j’ai demandé, sans succès, un technicien de reportage (le Tour de France vous apparaissait alors prioritaire !), dès lors que je suis parti à Damas, précipitamment il est vrai, mais avec l’aval de ma hiérarchie, je ne comprends pas quelle prétendue déloyauté peut m’être reprochée.

Vous n’ignoriez ni le fait que l’interview était également filmée par votre partenaire TV5-Monde, ni le fait que le président Assad n’avait agréé qu’un seul journaliste pour cette interview, en l’espèce moi-même.

Pour l’ensemble de ces raisons, j’estime que mes droits fondamentaux de citoyen, de travailleur et spécialement de journaliste n’ont pas été respectés et que les motifs du licenciement portent atteinte à mon indépendance de journaliste et au respect tant de ma personne que de mon travail.

La gravité de la situation m’amène à saisir sans délai les juridictions compétentes.

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Une pétition de soutien peut être signée en ligne.

[1] Recueillis sur le site de Bellaciao.

26.08.2008

Quand le peuple pleure, Sarkozy rie.

Note de P&P : Dans l'article intitulé "Sarkozy pouffe devant les cercueils des militaires à Kaboul", vous avez eu l'occasion de voir Sarkozy s'esclaffer niaisement alors qu'il tenait un discours officiel devant des militaires français suite à la disparition de dix des leurs.

Il ne s'agissait pas de la première manifestation du sens de l'humour très particulier de notre cher président qui face à la profonde souffrance de plusieurs résistants français n'a su offrir que blagues creuses, remarques égocentriques et réponses n'ayant rien à voir avec le sujet.

Allez, cette fois-ci je n'utiliserai pas une seule fois le terme "psychopathie" ni sa définition (absence de conscience) ni la manifestation première d'une telle absence de conscience (incapacité à ressentir la souffrance d'autrui).

 

C'est un nouvel exemple de cet "humour" dévastateur et de ces inconvenances qui ne manquent pas de creuser, jour après jour, le fossé qui sépare les armées de celui est constitutionnellement leur chef.

Déjà le 18 mars 2008, ce chef des armées avait choqué par sa légèreté les résistants survivants du maquis des Glières lors de sa visite sur le plateau. Le Canard Enchainé avait alors surnommé Nicolas Sarkozy "l'homme qui riait au cimetière" pour ses blagues déplacées sur un lieu de mémoire et de recueillement.

 

Nicolas Sarkozy

 

Cette inconvenance, qui faisait dire au Canard Enchainé que "pour endosser le costume de vrai Président, y a encore du boulot", est malheureusement loin d'être isolée.

Plus récemment, sur son blog Secret Défense, Jean-Dominique Merchet a relaté l'incroyable désinvolture avec laquelle Nicolas Sarkozy avait traité une partie des anciens combattants et de leurs familles, réunis pourtant à sa demande pour célébrer "les trente ans des opérations extérieures" et de Kolwezi. Revenant sur cet épisode lors de l'emission-web Arrêt sur Images, Jean-Dominique Merchet a même expliqué que l'attitude de Nicolas Sarkozy avait laissé certaines familles en pleurs...

Ces multiples épisodes ajoutés à quelques autres montrant le peu de considération de Nicolas Sarkozy pour les militaires, notamment sa sortie de Carcassonne traitant l'ensemble des soldats d'amateurs, ont créée un climat délétère, fait de méfiance et de désapprobation des armées envers celui qui est constitutionnellement leur Chef.

Ce rire de Kaboul ne va pas arranger les choses.

Sources : Blog de Rodolphe Helderlé sur MediaPart, Blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet sur Libération, Arrêt sur Images.

 

Article original : Le Post.

23.08.2008

Charybde la capitaliste et Scylla la révolutionnaire.

Université d’été de la LCR, dernière. C’est l’ultime fois que les militants de la Ligue communiste révolutionnaire se réunissent - à partir de samedi à Port-Leucate (Aude) - pour plancher sur «Marx est-il dépassé ?» ou «le stalinisme». A la fin de l’année, la LCR doit en effet se dissoudre dans le nouveau parti anticapitaliste (NPA). «Cela ne nous rend pas triste, car cette université est tournée vers l’avenir : elle écrit une nouvelle page de l’histoire de la gauche anticapitaliste», assure Olivier Besancenot, son porte-parole. Alain Krivine estime que la LCR, qu’il a cofondée, a vocation à être minoritaire dans le NPA et parle de saut générationnel, visant un triplement des troupes actuelles (3 000 adhérents revendiqués). «On attend 1 200 personnes, il y a déjà les petits nouveaux qui se sont inscrits. On a débattu pour savoir s’il fallait faire la première université du NPA. Finalement, pour rassurer nos militants, on fait trois jours LCR, et un jour NPA», raconte Jacques Fortin, un dirigeant. Et le programme de formation reste dans la doxa : «C’est très lutte des classes, hyper plan-plan et tradi, assuré par des historiques», s’inquiète une nouvelle militante.

Article original : Libération

 

Note de P&P : L'excellent Libération, propriété du brillantissime Edouard de Rothschild nous informe donc en ce samedi 23 août 2008 - en plein milieu d'un week end d'août, on sent la ferme volonté de communiquer de manière transparente avec le plus grand nombre de français - que la LCR va changer de nom.

Un article de Pouvoir et Psychopathie a déjà présenté quelques éléments étonnamment peu médiatisés concernant le parcours de Besancenot, le gentil facteur, nous n'y reviendrons donc pas.

En ce samedi 23 août donc, la Ligue Communiste Révolutionnaire annonce son changement de nom, elle s'appellera désormais NPA : Nouveau Parti Anticapitaliste. Nul besoin d'être grand clerc pour percevoir la volonté de ratisser large. Grâce aux exploits de notre sémillant président, il est probable qu'une grande majorité de Français soit devenue viscéralement anticapitaliste.

Pour paraphraser Camus la révolte commence par un "non" à l'existant (le capitalisme par exemple) mais se parachève par un "oui" à autre chose. Alors au-delà du capitalisme que pourrait bien nous proposer ce nouveau parti ?

Peut-être tout simplement une bonne révolution communiste comme sa précédente dénomination l'indiquait, dénomination qui avait pour elle le mérite de ne pas verser dans l'hypocrisie.

Le problème avec les révolutions communistes c'est que les Français ont de plus en plus de mal à croire que celles-ci servent l'intérêt des peuples. Il suffit d'en contempler les fruits dans la Russie de Staline, en Corée du Nord ou en Chine pour s'en convaincre.

Du reste ce dernier pays révèle l'ampleur de la manipulation portée par Besancenot. La Chine marie communisme ET capitalisme. Avec le pire du communisme : ses secrétaires, secrétaires généraux, comités de parti, place du peuple, milices omniprésentes, contrôle du peuple et des médias et le pire du capitalisme : oligarques, inégalités criantes, absence de droits sociaux, exploitation des salariés.

Et si Sarkozy était le meilleur allié des communistes révolutionnaires et de sa joviale façade Besancenot ?

Jour après jour Sarkozy met en place un système ultralibéral qui exacerbe les souffrances, les humiliations, les inégalités. Face à une situation toujours plus insoutenables, les Français sont de plus en plus attirés par l'idée de révolte. Effondrement du pouvoir d'achat, hausse de l'inflation, crise de l'immobilier, augmentation du chômage... tous les indicateurs sont au rouge et laissent présager de grandes difficultés.

Peut-être alors que le véritable rôle de la marionnette Sarkozy se résume à préparer le terrain ? Mettre suffisamment le peuple français à cran pour le faire basculer dans les mains de soi-disant révolutionnaires. Peuple français se croyant maitre de son destin mais savamment manipulé pour rejeter Charybde et pour mieux se jeter dans les griffes de Scylla ?

Puisque nous sommes au milieu du mois d'aôut et que rares sont ceux qui suivent les dernières évolutions de la LCR ou du contenu de ce blog, nous pouvons nous risquer à un double pronostic pour les quelques mois à venir : accélération de la crise mondiale et progression de Nicolas Besancenot dans les sondages d'opinion.

Synergique non ?

"Pas la patrouille" (lol) : Sarkozy pouffe devant les cercueils des militaires à Kaboul

Psychopathie en action :

« Si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille ! Pas le même enchainement des événements !», dit le Président avec un petit rire. A Kaboul mercredi, militaires français et officiels étaient réunis pour rendre hommage aux soldats tués dans une embuscade talibane lundi. Le Président assume peut-être, mais ce petit gloussement était du plus mauvais effet, comme l'explique notamment arrêt sur images.

Source : Marianne

Note de P&P : ce rire compulsif que notre ami Sarkozy a visiblement du mal à réprimer fait irrémédiablement penser à une autre scène, celle de Neil Entwistle, un psychopathe bien propre sur lui qui, durant son procès, s'esclaffe devant la vidéo montrant les corps de sa femme et de son bébé – qu'il a assassinés :

Ainsi, Sarkozy pouffe-t-il impunément et avec la plus totale désinvolture devant ses propres méfaits (10 morts, 21 blessés). Il semble que son masque de santé mentale ait une fâcheuse tendance à glisser de plus en plus régulièrement...

22.08.2008

BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie

Note de P&P : la propagande anti-russe continue, cette fois sous la plume de notre ami Bernard-Henri Lévy, alias (le bien nommé) "le pompeux cornichon", qui n'hésite pas à raconter n'importe quoi... de toute façon ce n'est pas Le Monde qui sera regardant.

 

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

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Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale.

Deux jours et demi de balade, dans la confusion de la guerre

Commençons par ce que ne raconte pas le « témoignage » de BHL : les conditions de la balade. Mercredi 13 août, rendez-vous est pris à l’aéroport du Bourget devant l’aérogare de Darta, une compagnie d’aviation privée. Le philosophe a loué un jet pour rallier Tbilissi, qui n’est plus desservie.

Il est accompagné par son vieux complice, l’éditeur Gilles Hertzog, le documentariste Raphaël Glucksmann et un journaliste de France Culture, Omar Ouamane. Plus un garde du corps. Le jet se pose vers midi en Géorgie, « juste pour le déjeuner », précise Raphaël Glucksmann. Prévenue par son ambassadeur à Paris, la présidence géorgienne a dépêché l’un de ses traducteurs pour accompagner BHL durant tout son séjour.

Celui-ci sera court, puisque Bernard-Henri Lévy repartira samedi matin, à 8 heures, de Tbilissi. Il aura donc passé deux jours et demi en Géorgie. L’équipage descend au Marriot Tbilissi, un hôtel cinq étoiles fréquenté par les journalistes et les diplomates.

Plusieurs journalistes français, surpris par sa présence, interrogent dès son arrivée l’intellectuel qui ne cache pas les motifs de son voyage : défendre la liberté en Géorgie contre l’ogre russe. Plusieurs radios, comme France Inter, France Info ou RFI, diffuseront des extraits de ces interviews.

La multiplication des chars

Dans un minibus blanc climatisé, direction Gori, l’une des villes occupées par les troupes russes. Première « chose vue », sur la route :

« Le fait est que la première présence militaire significative à laquelle nous nous heurtons est un long convoi russe, cent véhicules au moins, venu tranquillement faire de l’essence en direction de Tbilissi. »

L’envoyé spécial du Nouvel Observateur, Christophe Boltanski, qui emprunte la même route, le même jour, a compté les véhicules de cette colonne. Il en a recensé trente: six camions de troupes, six camions citernes, sept blindés APC, trois camions essence, six chars, deux ambulances.

Encore quelques kilomètres et l’équipage retrouve un groupe de journalistes, bloqués à un barrage tenu par la police géorgienne. Les journalistes ont suivi Alexandre Lomaia, le conseiller géorgien pour la sécurité nationale, qui avait décidé courageusement de se rendre à Gori, accompagné de l’ambassadeur d’Estonie. Le convoi est bloqué à quelques kilomètres au sud de la ville. BHL descend alors de sa camionnette blanche.

Vincent Hugeux, grand reporter à L’Express, s’étonne :

« J’ai reconnu sa silhouette. Il était accompagné de Gilles Hertzog et Raphaël Glucksmann. BHL a même lancé à un journaliste français : ‘Ah, mais nous sommes confrères !’ »

Ne pas voir Gori, mais en parler quand même

BHL franchit le barrage, dans des conditions sur lesquelles nous reviendrons, et racontera dans Le Monde la scène suivante:

« Nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville. Mais, du point où Lomaia nous a laissés avant de repartir, seul, dans l’Audi, récupérer ses blessés, de ce carrefour que contrôle un char énorme et haut comme un bunker roulant, nous pouvons constater les incendies à perte de vue. Les fusées éclairantes qui, à intervalles réguliers, illuminent le ciel et sont suivies de détonations brèves. Le vide encore. L’odeur, légère, de putréfaction et de mort.

« Et puis, surtout, le bourdonnement incessant des véhicules blindés et, une fois sur deux à peu près, des voitures banalisées remplies de miliciens reconnaissables à leurs brassards blancs et à leurs cheveux retenus par des bandanas.

« Gori n’appartient pas à cette Ossétie que les Russes prétendent être venus « libérer ». C’est une ville géorgienne. Or ils l’ont brûlée. Pillée. Réduite à l’état de ville fantôme. Vidée. »

Problème : BHL n’est jamais « arrivé à Gori », et les Russes n’ont pas « brûlé » la ville.

Que s’est-il passé ? Avec son équipe, il s’est débrouillé pour passer ce premier barrage en compagnie d’Alexander Lomaia et de quelques autres personnes (l’ambassadeur estonien, la députée européenne Marie-Anne Isler-Béguin et la journaliste du Washington Post Tara Bahrampour).

Deux heures plus tard, vers 22h30, dans la nuit noire, BHL est de retour au premier barrage où attend la presse. Il sort du véhicule, le visage grave, et avec sa voix de Malraux, il témoigne devant les journalistes:

« La ville est nettoyée, Gori est une ville fantôme, il y a des flammes partout ; apparemment pas âme qui vive, Gori a été vidée de sa population. C’est ce que les Russes appellent la pacification. »

L’eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin intervient alors pour démentir : « mais non, on n’était pas à Gori », dit-elle aux journalistes, « on a été bloqués à un barrage à 1,5 kilomètre de la ville ». Elle connaît cette région depuis huit ans. Seuls les champs brûlaient, ajoute-t-elle. Les armées brûlent parfois les champs pour éviter le risque des snipers embusqués.

Plusieurs témoins confirment : BHL n’était pas à Gori

Déléguée du Parlement européen pour le Caucase Sud, Marie-Anne Isler-Béguin revient sur l’épisode pour Rue89:

« Je viens de découvrir son témoignage. Je suis un peu surprise qu’il n’ait pas tout à fait dit comment ça c’était réellement passé. Mais il a peut-être oublié… J’ai vu Bernard-Henri Lévy pour la première fois lors de ce voyage au check-point où étaient bloqué tous les journalistes, à cinq kilomètres de Gori.

« Si Bernard-Henri Lévy est monté avec Lomaia et moi, c’est parce que j’ai intercédé en sa faveur. C’est lui qui m’a demandé : « Madame la députée, je voudrais me joindre à la délégation. » Et c’est moi qui ait obtenu l’accord de l’ambassadeur d’Estonie. Dommage qu’il ait oublié ce petit détail… En plus, c’est le seul qui soit monté dans la voiture avec son garde du corps.

« Et il y a d’autres approximations. S’il arrive à distinguer les militaires des paramilitaires, il est plus doué que moi. S’il a senti une odeur de putréfaction, moi pas. Il écrit aussi que Gori a été brûlée, pillée et réduite à l’état de ville fantôme, mais à ce moment-là, on ne pouvait pas le dire, tout simplement parce que personne n’y était encore allé. Enfin, nous nous sommes arrêtés à 1,5 kilomètre de Gori. »

Gilles Hertzog, fidèle compagnon de route de BHL, confirme lui aussi la version de l’élue :

« Non, on n’est pas rentrés dans la ville, on est resté à l’orée de la ville, je ne sais pas à combien de kilomètres de Gori. Il faisait nuit, on apercevait vaguement des bâtiments quand il y avait des fusées éclairantes, mais on n’était que sur le bas-côté d’une route. Il y avait des champs qui brûlaient autour de nous, on nous a dit que c’était du ‘farming’ [des feux allumés par des cultivateurs, ndlr], mais je ne l’ai pas cru. »

Et même divergence avec BHL sur l’odeur de putréfaction :

« Personnellement, je n’ai rien ressenti, mais peut-être que mon ami Bernard-Henri Lévy lui l’a ressentie. »

Dans son reportage, la journaliste du Washington Post raconte elle aussi cette virée, mais en précisant bien clairement, en début de l’article, qu’elle n’a pas vu la ville. Le « byline », l’indication du lieu et de la date du reportage placée au début du texte, est très clair : « OUTSIDE GORI, Georgia, Aug. 13 » [« En dehors de Gori, en Géorgie, le 13 août »].

Vendredi 15 : un « braquage » qu’il n’a pas vu

Et que penser de la seconde tentative pour se rendre à Gori le vendredi ? BHL écrit dans Le Monde :

« Vendredi matin. Nous décidons, avec Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog et la députée européenne, de revenir à Gori que, suite à l’accord de cessez-le-feu rédigé par Sarkozy et Medvedev, les Russes auraient commencé d’évacuer et où nous sommes censés rejoindre le patriarche orthodoxe de Tbilissi en partance, lui-même, pour Shrinvali, où des cadavres géorgiens seraient livrés aux porcs et aux chiens.

« Mais le patriarche est introuvable. Les Russes n’ont rien évacué. Et nous sommes même, cette fois, bloqués vingt kilomètres avant Gori quand une voiture, devant nous, se fait braquer par un escadron d’irréguliers qui, sous l’œil placide d’un officier russe, fait descendre les journalistes et leur arrache caméras, argent, objets personnels et, finalement, leur véhicule.

« Fausse nouvelle, donc. L’habituel ballet des fausses nouvelles dans l’art duquel les artisans de la propagande russe semblent décidément passés maîtres. Alors, direction Kaspi, à mi-chemin entre Gori et Tbilissi, où l’interprète de la députée a de la famille et où la situation est, en principe, plus calme. »

Le documentariste Raphaël Glucksmann conserve un souvenir différent de ce « braquage ». Le convoi de trois voitures est stoppé au dernier barrage de la police géorgienne où on leur déconseille fortement de continuer :

« Les policiers nous ont raconté qu’une voiture de l’UNHCR [le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, ndlr] venait de se faire dépouiller au barrage russe. Nous avons donc rebroussé chemin. Je n’ai pas vu cette scène. C’est simple, la route fait un coude et juste après, à 500 mètres environ de là où nous sommes, il y a le barrage russe, mais on ne le voit pas. »

La version de l’eurodéputée sonne, elle aussi, bien différemment de celle de BHL. Contrairement à ce qu’affirme l’intellectuel, elle n’était pas à ses côtés à ce moment précis :

« Le jeudi, les autorités géorgiennes m’ont assuré que je pourrais aller le lendemain à Gori avec un convoi humanitaire. Mais, le vendredi, on attend une heure, deux heures, et on n’obtient toujours pas d’accord des Russes pour faire partir le convoi humanitaire.

« Je n’ai donc pas pris de voiture en direction de Gori avec Bernard-Henri Lévy. Je n’ai pas non plus cherché le patriarche, qui a eu l’autorisation de se rendre à Shrinvali pour aller récupérer des corps de Géorgiens, car je savais où il était, mais j’ai seulement regretté de ne pas l’avoir contacté avant.

« Je n’avais toujours pas bougé de Tbilissi quand, avec mon assistante géorgienne, on décide alors de se rendre au village de Kaspi, qui n’est pas en zone occupée. Et c’est là que Bernard-Henri Lévy revient vers moi et me dit : « On a fait équipe hier, est-ce qu’on continue à faire équipe ? »

Gilles Hertzog, n’était pas non plus avec BHL :

« Moi, je ne sais pas, je n’étais pas dans la même voiture que lui. Je ne sais plus exactement… Vous savez, on laisse faire nos chauffeurs, ce sont eux qui décident, qui savent où on peut aller. »

Les autos partent en fait à Kaspi pour constater la destruction d’une usine électrique que filmera Glucksmann.

Dernière soirée à Tbilissi, Sartre et la pureté dangereuse

Vendredi, seconde rencontre du philosophe avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Bloqué depuis plusieurs jours dans sa résidence, le chef d’Etat interroge BHL et Raphaël Glucksmann :

« Il nous a demandé comment c’était à Gori et Kaspi. Puis, ils ont un échange sur le thème : « Pourquoi l’Occident ne répond pas ? »

Dans le récit qu’il a rapporté pour VSD, Hertzog raconte :

« Bernard-Henri Lévy tente de leur remonter le moral. Pourquoi ne pas inciter les pays de l’Otan qui ont appuyé la demande de la Géorgie à se prononcer solennellement ? Pourquoi ne pas tenir vos conseils des ministres dans une ville menacée ? Saakachvili retrouve un instant le sourire. ‘Très bonnes idées !’, lance-t-il. »

Ensuite, selon Glucksmann, les deux hommes parlent philosophie :

« Saakachvili a lu ‘La Pureté dangereuse’ et puis il a eu une prof de philo, ancienne correspondante de Sartre, et comme BHL a écrit sur Sartre… »

Retour à l’hôtel à l’aube, fin de l’escapade, tout le monde reprend l’avion vers 8h du matin. Direction Nice, où BHL a un rendez-vous. La folle vie continue.

Le journal britannique The Independant ne s’est pas trompé sur la leçon à tirer de toute l’histoire. Dès lundi 18 août, ils écrivait:

« Les Américains ont envoyé des couvertures, les Estoniens des médecins, mais ce sont les Français qui, assurément, sont venus au secours des gens de l’Ossétie du Sud en proposant d’envoyer leur ‘nouveau philosophe’ [en français dans le texte, ndlr] Bernard-Henri Lévy. »

Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay

Photo : Bernard-Henri Lévy à Cannes en 2008 (Eric Gaillard/Reuters).

Article de Rue 89

Qu’est-il arrivé au bâtiment 7 ?

Par Peter Barber du Financial Times / Publié le 6 Juin 2008 à 19:45

Pour les « truthers » [NdT : les chercheurs de la vérité sur le 11 Septembre], le bâtiment 7, le troisième bâtiment du World Trade Center qui s’est effondré le 11 Septembre, est la preuve que les grands médias font partie de la conspiration. Ce jour-là, la BBC a évoqué la chute du bâtiment presque une demi-heure avant qu’il ne se produise. La journaliste Jane Standley a annoncé à 16h54, heure de la côte Est, que la tour s’était effondrée alors qu’elle était encore debout en arrière-plan.

Annonce de l'effondrement du WTC7 par la BBC

Le bâtiment est tombé 26 minutes plus tard, sept heures après les Twin Towers.

Lorsque la vidéo de Standley est passée sur YouTube, les truthers ont bombardé le site de la BBC de questions et d’accusations. Richard Porter, le directeur de la BBC World News, a été contraint de nier que l’information provenait d’instructions de l’équipe Bush. Il a dit que la BBC avait confondu les mises en garde des pompiers sur l’effondrement imminent du bâtiment avec le fait que cela avait déjà eu lieu. Il a souligné la confusion de la journée pour expliquer une telle erreur. CNN avait déjà signalé des rumeurs selon lesquelles un troisième bâtiment s’était effondré ou était sur le point de le faire.

Mais dans l’esprit des truthers, cette explication a été discréditée quand Porter a admis que la BBC n’avait plus l’original des bandes de ce reportage.

Le bâtiment 7 est révélateur aux yeux des truthers pour d’autres raisons également. Ils veulent savoir comment un gratte-ciel moderne en acier peut s’effondrer du seul fait d’un incendie sans même avoir été percuté par un avion de ligne.

Les 47 étages du WTC7 se sont effondrés verticalement, quasiment à la vitesse de la chute libre, en grande partie sur eux-mêmes : toutes les caractéristiques d’une démolition contrôlée, font remarquer les sceptiques [de la version officielle]. Le bâtiment 7 comptait certains locataires particulièrement intéressants.

Les principaux occupants étaient la banque Salomon Brothers, mais aux 9e et 10e étages se trouvaient les services secrets. Sur les trois étages au-dessus il y avait la Securities and Exchange Commission [service de régulation des marchés boursiers, équivalent de la COB]. Le New York Times a rapporté que le bâtiment abritait également un bureau secret de la CIA consacré à l’espionnage et au recrutement des diplomates étrangers basés à l’Organisation des Nations Unies. La perte de cette cellule a « gravement perturbé » certaines opérations de renseignement, a-t-il écrit.

La CIA partageait un étage avec un bureau du Département de la Défense et l’Internal Revenue Service [l’équivalent du fisc].

L’effondrement de l’immeuble a également détruit les bureaux du centre des opérations de gestion des situations d’urgence de la ville de New York au 23e étage. Ce qui accentua le chaos ce jour-là.

Les truthers ont mis l’accent sur une remarque de Larry Silverstein, propriétaire du bâtiment, l’après-midi du 11 Septembre, à un commandant des pompiers : il a dit qu’ils devaient "tirer" [« pull »] le bâtiment car la défaillance du système d’incendie avait laissé le feu le ravager toute la journée. Les sceptiques affirment que "tirer", c’est un terme de jargon employé dans l’industrie pour dire « démolir ». Le site Debunking911.com fait remarquer que le terme signifie exactement faire s’écrouler un bâtiment en le tirant loin d’un autre à l’aide de câbles. Le porte-parole de Silverstein a déclaré plus tard que Silverstein avait dit au chef des pompiers que le plus important était de protéger la vie des pompiers, y compris en les « tirant » [c-à-d en les évacuant] hors du bâtiment si nécessaire.

L’Institut National américain des Normes et de la Technologie (NIST) a commencé à enquêter sur l’effondrement du bâtiment 7 en même temps que sur celui des Tours Jumelles en 2002, mais en séparant les 2 enquêtes. Ils ne présenteront pas de rapport avant le mois d’août. Ce délai alimente les suspicions selon lesquelles les fonctionnaires ont du mal à trouver une explication plausible leur permettant de dissimuler la vérité. Le NIST dit que les travaux ont été ralentis par la complexité du système de modélisation qui simule l’effondrement du moment où il commence jusqu’au sol. Le NIST ajoute que 80 autres cartons de documents en lien avec le WTC7 ont été trouvés et doivent être analysés.

Le NIST travaille sur l’hypothèse selon laquelle l’incendie et/ou les débris enflammés de l’effondrement de la tour nord (qui a laissé une longue balafre sur le côté sud du bâtiment 7) ont sérieusement endommagé une partie importante de la structure qui soutenait 186 m² de la tour. Les autres étages n’ont pas été en mesure de redistribuer les charges, et l’ensemble de la structure s’est effondrée sur elle-même. Le fait que la chute ait été provoquée par une défaillance interne expliquerait la ressemblance avec une démolition contrôlée laissant un petit champ de débris.

On peut trouver l’influence des truthers dans cette ligne d’un rapport intermédiaire datant de 2004 : « Bien que le NIST n’ait pas trouvé de preuves d’explosion ou de démolition contrôlée, le NIST tient à déterminer l’ampleur des scénarios hypothétiques d’explosions qui pourraient avoir conduit à la défaillance structurelle d’un ou plusieurs éléments. »

La BBC, quant à elle, doit encore convaincre certains de ses détracteurs. Elle a voulu filmer les séminaires du « 9/11TruthLA » à l’église presbytérienne Emmanuel de Los Angeles, mais les organisateurs l’en ont empêchée, mettant en avant [la couverture médiatique originelle de la BBC sur] le bâtiment 7.

Article original : ReOpen 9/11

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