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31/08/2008

La passe de dix.

L'agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires (FDIC) a annoncé vendredi la fermeture d'Integrity Bank, la dixième banque des Etats-Unis à déposer son bilan cette année dans le sillage de la crise du crédit. La banque d'Alpharetta, en Géorgie, avait 1,1 milliard de dollars d'actifs et 974 millions de dollars de dépôts à la date du 30 juin, a précisé la FIDC. Regions Bank of Birmingham, en Alabama, a accepté de payer une prime de 1% pour racheter tous les dépôts et reprendre environ 34,4 millions des actifs d'Integrity. Cette faillite devrait coûter entre 250 millions et 350 millions de dollars au fonds d'assurance des dépôts de la FDIC.

Source : Le JDD

Note de P&P : A noter que la FDIC n'assure les dépôts que jusqu'à hauteur de 100.000 dollars. Cela signifie que si vous aviez épargné 300.000 dollars, vous avez perdu deux tiers de vos économies dans ce naufrage bancaire.

On pourrait se dire qu'un tel drame ne touche que quelques privilégiés. Qui en France dispose d'autant d'épargne ? N'oublions pas que nos cotisations retraite, maladie, sécurité sociale, chômage sont directement ponctionnées sur nos salaires.

Aux Etats-Unis ces prélévements sont nul ou minimes, à chacun de créeer ses propres réserves pour faire face à de telles éventualités. Sachant cela, un salarié, sans être spécialement fortuné atteint au bout de quelques annéees d'efforts 100.000 dollars d'épargne.

"Je n'augmenterai pas les impôts, je le jure sur la tête de Chirac."

Note de P&P : Depuis des mois les représentants du gouvernement Sarkozy répètent à qui mieux mieux qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. Voici un petit florilège de ces promesses faites la main sur le cœur :

25/09/2007

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a assuré lundi qu'il n'y avait aucun plan de préparation des esprits à une politique d'austérité. Il promet qu'il n'y aura pas de hausse des impôts.

"La situation, nous la connaissons. Tout est sur la table. Il n'y a pas de  mystère. On n'a jamais rien caché aux Français pendant la campagne. La seule  inconnue pour nous, c'est la croissance, ce ne sont pas les finances publiques",  a-t-il ajouté. Le président Sarkozy a affirmé il y a quelques jours qu'il tablait sur une  croissance de 3% en 2009."Il n'y aura pas d'augmentation d'impôt, a-t-il promisPlus la situation sera difficile, plus on fera des réformes".

Source : LCI

23/06/2008

"Evidemment, le budget de l'Etat, de la sécurité sociale, il est ajusté sur la situation". Mais "ça ne veut surtout pas dire d'augmentation d'impôts, parce que si dans un moment plus difficile sur le plan international et sur le plan de la croissance vous vous mettez à ponctionner les contribuables encore plus, alors vous faites effondrer le reste de croissance", a estimé le ministre du Budget [Eric Woerth]. Et de conclure : "Il faut au contraire tout faire pour développer la croissance, mais par la réforme".

Source : Nouvel Observateur

16/07/2008

"Il n'est pas question d'augmenter les impôts". La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, ne prévoit pas une hausse de la fiscalité pour 2009. "On raisonne à prélèvements obligatoires constants", a-t-elle déclaré RMC et BFM-TV.

Source : La Tribune

 

Note de P&P : Le citoyen français pouvait donc nourrir un légitime sentiment de soulagement en apprenant cette stabilisation des impôts à l'heure où la France s'enfonce dans la crise.

Soulagement accompagné d'un sentiment d'équité un après après que les plus riches fussent l'objet d'un "cadeau fiscal" de 20 milliards d'euros il aurait été particulièrement injuste de faire peser le poids de nouvelles taxes sur les épaules des Français.

Malheureusement les promesses n'engagent que ceux qui y croient surtout quand celles-ci sont proférées par Sarkozy et ses laquais.

Notre cher gouvernement a donc officiellement annoncé ce vendredi 29 août - à la veille du dernier week-end d'août, journalistes, syndicats, associations sont pleinement opérationnels et prêts à réagir dans l'heure à toute nouvelle annonce - l'augmentation de l'impôt sur les assurances-vies, revenus locatifs, dividendes...

 

29/08/08

Pour le financer [le RSA], Nicolas Sarkozy a finalement choisi la mise en place d'une taxe supplémentaire de 1,1% des revenus du patrimoine (revenus fonciers, ...) et de placement (dividendes, assurance-vie...). "J'estime qu'il est normal, dans un effort de solidarité, que chacun contribue à sortir plus de 3 millions de nos compatriotes de la pauvreté ou de l'exclusion", a expliqué le président de la république. Cette annonce a suscité de nombreuses critiques, notamment au sein de la majorité. Ainsi Hervé Mariton, député UMP, parle d'une solution "qui n'est pas acceptable". "Si on dépense davantage d'argent pour le RSA, et ça vaut la peine de le faire, alors il faut faire des économies ailleurs et ne pas créer un impôt nouveau".

Source : La Tribune

 

Note de P&P : Il est piquant de constater que Sarkozy cible particulièrement les revenus générés par l'immobilier locatif, réduisant d'autant l'attractivité de tels placements et par conséquent les volumes d'achat de maisons et appartements.

Cette augmentation d'impôt a été officialisée par Sarkozy 3 jours exactement après que le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables aient annoncé une baisse de 34% des transactions immobilières confirmant ansi que la France s'enfonce depuis quelques mois dans une véritable crise immobilière.

30/08/2008

L'île aux fleurs

"Douze minutes ; c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 13 millions de Brésiliens sous-alimentés." (Wikipédia)


27/08/2008

Dernières évolutions de l'indice Case Shiller

L'une des missions de l'agence Standard and Poor's concerne le suivi des prix de l'immobilier aux USA. Parmi d'autres données Standard and Poors publie un index mensuel du prix de l'immobilier dans 20 villes majeures aux Etats-Unis.

Les graphiques qui illustrent l'évolution de ses données s'arrêtent généralement fin 2007 alors que les données sont disponibles jusqu'à mai 2008.

Alors que les médias de masse entonne le couplet de la fin de la crise de l'immobilier aux USA il semblait utile de créer et de publier ce graphique mis à jour.

 

Case shiller.JPG

 

La karcherisation (à la sauce sioniste) des médias français se poursuit

L'interviewer interviewé :
Richard Labévière, journaliste, s'explique sur son licenciement abusif par Radio France International (RFI), suite à son interview du président syrien Bachar el Assad, en juillet 2008... Ubuesque, kafkaïen, les mots manquent pour décrire le grotesque de ce licenciement abusif d'un journaliste connu pour son professionalisme et sa bonne connaissance du dossier proche et moyen-oriental !!
L'affaire Richard Labévière s'inscrit dans l'orwellisation en cours de la presse française, la remise en cause du pluralisme journalistique et de la liberté d'expression au pays des Lumières. Avec, pour horizon, la volonté d'imposer une lecture unique, néo-conservatrice et inconditionnellement pro-israélienne des crises et des relations internationales.
Soutenir ce journaliste irréprochable, qui assigne en justice la chaîne publique qui l'employait, c'est soutenir la presse libre dont tout citoyen a besoin.

Un article d'Acrimed relaie l'affaire :

Licenciement de Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI

Mise en ligne : 23 août 2008

Richard Labévière, rédacteur en chef à Radio France Internationale (RFI), a été brutalement licencié le 11 août 2008, avec l’aval de la société des journalistes (SDJ). Prétexte : une interview dont il aurait omis d’informer sa hiérarchie du président syrien Bachar al-Assad (quelques jours avant sa venue à Paris pour la célébration du 14-Juillet) En cause : son regard critique vis-à-vis des politiques israélienne et occidentale au Proche et au Moyen-Orient ?

Nous publions ci-après le communiqué la CFDT-Médias, seul syndicat qui, à ce jour, soutienne le licencié et les extraits d’une lettre que ce dernier a adressée en forme de protestation à la direction de RFI ainsi que l’adresse d’une pétition en ligne (Acrimed)

Communiqué de la CFDT

L’intervieweur français du président syrien Bachar al-Assad licencié par RFI !

Le 8 juillet dernier, Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI, obtenait en exclusivité pour RFI et TV5-Monde une interview du président syrien Bachar al-Assad, à la veille de sa venue à Paris.

Dans n’importe quel organe d’information, cette réussite aurait été saluée par la Direction. A RFI, il en est autrement : faire son métier est passible de licenciement. Celui-ci a été notifié à Richard Labévière, ce lundi 11 août, malgré un enchainement de fautes de procédures. En dépit de dysfonctionnements internes et imputables aux seules directions de RFI et TV5-Monde, le dossier d’accusation reste désespérément vide.

A moins de trois semaines du voyage du président de la République Nicolas Sarkozy en Syrie, la direction de l’Audiovisuel Extérieur de la France licencie l’un des journalistes experts des questions proche et moyen-orientales, infligeant ainsi un camouflet aux autorités syriennes qui avaient décidé d’accorder cette interview à Richard Labévière. Mais peut-être que la Directrice générale de l’Audiovisuel Extérieur de la France saura en informer à temps le ministre des Affaires étrangères ? Cet incident grave constitue le dernier épisode caractérisant l’attitude répétitive de harcèlement de la direction de RFI à l’encontre de Richard Labévière, portant atteinte à ses droits et à sa réputation professionnelle.

Depuis son entrée à RFI en 2000, il a été mis fin à ses fonctions de chef du service Etranger en 2003. Ses nouvelles fonctions d’éditorialiste international ont été brutalement interrompues en octobre 2005. Depuis lors, il n’a conservé que la production du magazine hebdomadaire « Géopolitiques ».

Paris, le 12 août 2008

Extraits [1] d’une lettre de Richard Labévière à la direction de RFI :

… adressée à Martine Paris, Directrice des ressources humaines. CC : Alain de Pouzilhac, Christine Ockrent, Geneviève Goëtzinger, Pierre Koelsch.

- Constat : j’ai procédé pour l’interview du président syrien comme je l’ai fait pour les derniers grands entretiens effectués dans le cadre du magazine « Géopolitiques » - dont j’étais le producteur responsable - sans que cela soulève la moindre remarque de ma hiérarchie. Ainsi : le sociologue Edgar Morin (23/12/2006) ; l’ethnologue Jean Malaurie (7/4/2007) ; le général libanais Michel Aoun (2/6/2007) ; l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine (17/11/2007) ; le juge international Claude Jorda (29/12/2007) ; le philosophe Régis Debray (28/2/2008) et le conseiller spécial du Président de la République Henri Guaino (19/07/2008).

- Question : comment se fait-il qu’un tract de la SDJ (Société des journalistes de RFI) affirme dès le 11 juillet, c’est-à-dire cinq jours avant le lancement de la procédure de mon licenciement : « La SDJ s’est étonnée des conditions d’obtention de l’interview du président syrien Bachar al-Assad. Cette interview a été négociée par un journaliste de RFI sans que la hiérarchie et le service international n’en soient informés ». Comment la SDJ était-elle au courant ? Comment la SDJ a-t-elle eu accès aux pièces du dossier disciplinaire avant même que celui-ci ne soit officiellement constitué ? »

- Enfin, je ne vois toujours pas quel préjudice l’Audiovisuel extérieur de la France aurait subi à cause de cette interview. RFI et TV5-Monde qui l’ont diffusée, ne sont-elles pas les filiales de cette seule entité ? La nouvelle directrice de TV5-Monde vient, du reste, d’annoncer le lancement d’une émission de politique internationale coproduite par RFI et TV5-Monde.

Dès lors que j’ai informé ma hiérarchie de l’accord définitif de la présidence syrienne pour l’interview, dès lors que j’ai demandé, sans succès, un technicien de reportage (le Tour de France vous apparaissait alors prioritaire !), dès lors que je suis parti à Damas, précipitamment il est vrai, mais avec l’aval de ma hiérarchie, je ne comprends pas quelle prétendue déloyauté peut m’être reprochée.

Vous n’ignoriez ni le fait que l’interview était également filmée par votre partenaire TV5-Monde, ni le fait que le président Assad n’avait agréé qu’un seul journaliste pour cette interview, en l’espèce moi-même.

Pour l’ensemble de ces raisons, j’estime que mes droits fondamentaux de citoyen, de travailleur et spécialement de journaliste n’ont pas été respectés et que les motifs du licenciement portent atteinte à mon indépendance de journaliste et au respect tant de ma personne que de mon travail.

La gravité de la situation m’amène à saisir sans délai les juridictions compétentes.

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Une pétition de soutien peut être signée en ligne.

[1] Recueillis sur le site de Bellaciao.

26/08/2008

Quand le peuple pleure, Sarkozy rie.

Note de P&P : Dans l'article intitulé "Sarkozy pouffe devant les cercueils des militaires à Kaboul", vous avez eu l'occasion de voir Sarkozy s'esclaffer niaisement alors qu'il tenait un discours officiel devant des militaires français suite à la disparition de dix des leurs.

Il ne s'agissait pas de la première manifestation du sens de l'humour très particulier de notre cher président qui face à la profonde souffrance de plusieurs résistants français n'a su offrir que blagues creuses, remarques égocentriques et réponses n'ayant rien à voir avec le sujet.

Allez, cette fois-ci je n'utiliserai pas une seule fois le terme "psychopathie" ni sa définition (absence de conscience) ni la manifestation première d'une telle absence de conscience (incapacité à ressentir la souffrance d'autrui).

 

C'est un nouvel exemple de cet "humour" dévastateur et de ces inconvenances qui ne manquent pas de creuser, jour après jour, le fossé qui sépare les armées de celui est constitutionnellement leur chef.

Déjà le 18 mars 2008, ce chef des armées avait choqué par sa légèreté les résistants survivants du maquis des Glières lors de sa visite sur le plateau. Le Canard Enchainé avait alors surnommé Nicolas Sarkozy "l'homme qui riait au cimetière" pour ses blagues déplacées sur un lieu de mémoire et de recueillement.

 

Nicolas Sarkozy

 

Cette inconvenance, qui faisait dire au Canard Enchainé que "pour endosser le costume de vrai Président, y a encore du boulot", est malheureusement loin d'être isolée.

Plus récemment, sur son blog Secret Défense, Jean-Dominique Merchet a relaté l'incroyable désinvolture avec laquelle Nicolas Sarkozy avait traité une partie des anciens combattants et de leurs familles, réunis pourtant à sa demande pour célébrer "les trente ans des opérations extérieures" et de Kolwezi. Revenant sur cet épisode lors de l'emission-web Arrêt sur Images, Jean-Dominique Merchet a même expliqué que l'attitude de Nicolas Sarkozy avait laissé certaines familles en pleurs...

Ces multiples épisodes ajoutés à quelques autres montrant le peu de considération de Nicolas Sarkozy pour les militaires, notamment sa sortie de Carcassonne traitant l'ensemble des soldats d'amateurs, ont créée un climat délétère, fait de méfiance et de désapprobation des armées envers celui qui est constitutionnellement leur Chef.

Ce rire de Kaboul ne va pas arranger les choses.

Sources : Blog de Rodolphe Helderlé sur MediaPart, Blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet sur Libération, Arrêt sur Images.

 

Article original : Le Post.

23/08/2008

Charybde la capitaliste et Scylla la révolutionnaire.

Université d’été de la LCR, dernière. C’est l’ultime fois que les militants de la Ligue communiste révolutionnaire se réunissent - à partir de samedi à Port-Leucate (Aude) - pour plancher sur «Marx est-il dépassé ?» ou «le stalinisme». A la fin de l’année, la LCR doit en effet se dissoudre dans le nouveau parti anticapitaliste (NPA). «Cela ne nous rend pas triste, car cette université est tournée vers l’avenir : elle écrit une nouvelle page de l’histoire de la gauche anticapitaliste», assure Olivier Besancenot, son porte-parole. Alain Krivine estime que la LCR, qu’il a cofondée, a vocation à être minoritaire dans le NPA et parle de saut générationnel, visant un triplement des troupes actuelles (3 000 adhérents revendiqués). «On attend 1 200 personnes, il y a déjà les petits nouveaux qui se sont inscrits. On a débattu pour savoir s’il fallait faire la première université du NPA. Finalement, pour rassurer nos militants, on fait trois jours LCR, et un jour NPA», raconte Jacques Fortin, un dirigeant. Et le programme de formation reste dans la doxa : «C’est très lutte des classes, hyper plan-plan et tradi, assuré par des historiques», s’inquiète une nouvelle militante.

Article original : Libération

 

Note de P&P : L'excellent Libération, propriété du brillantissime Edouard de Rothschild nous informe donc en ce samedi 23 août 2008 - en plein milieu d'un week end d'août, on sent la ferme volonté de communiquer de manière transparente avec le plus grand nombre de français - que la LCR va changer de nom.

Un article de Pouvoir et Psychopathie a déjà présenté quelques éléments étonnamment peu médiatisés concernant le parcours de Besancenot, le gentil facteur, nous n'y reviendrons donc pas.

En ce samedi 23 août donc, la Ligue Communiste Révolutionnaire annonce son changement de nom, elle s'appellera désormais NPA : Nouveau Parti Anticapitaliste. Nul besoin d'être grand clerc pour percevoir la volonté de ratisser large. Grâce aux exploits de notre sémillant président, il est probable qu'une grande majorité de Français soit devenue viscéralement anticapitaliste.

Pour paraphraser Camus la révolte commence par un "non" à l'existant (le capitalisme par exemple) mais se parachève par un "oui" à autre chose. Alors au-delà du capitalisme que pourrait bien nous proposer ce nouveau parti ?

Peut-être tout simplement une bonne révolution communiste comme sa précédente dénomination l'indiquait, dénomination qui avait pour elle le mérite de ne pas verser dans l'hypocrisie.

Le problème avec les révolutions communistes c'est que les Français ont de plus en plus de mal à croire que celles-ci servent l'intérêt des peuples. Il suffit d'en contempler les fruits dans la Russie de Staline, en Corée du Nord ou en Chine pour s'en convaincre.

Du reste ce dernier pays révèle l'ampleur de la manipulation portée par Besancenot. La Chine marie communisme ET capitalisme. Avec le pire du communisme : ses secrétaires, secrétaires généraux, comités de parti, place du peuple, milices omniprésentes, contrôle du peuple et des médias et le pire du capitalisme : oligarques, inégalités criantes, absence de droits sociaux, exploitation des salariés.

Et si Sarkozy était le meilleur allié des communistes révolutionnaires et de sa joviale façade Besancenot ?

Jour après jour Sarkozy met en place un système ultralibéral qui exacerbe les souffrances, les humiliations, les inégalités. Face à une situation toujours plus insoutenables, les Français sont de plus en plus attirés par l'idée de révolte. Effondrement du pouvoir d'achat, hausse de l'inflation, crise de l'immobilier, augmentation du chômage... tous les indicateurs sont au rouge et laissent présager de grandes difficultés.

Peut-être alors que le véritable rôle de la marionnette Sarkozy se résume à préparer le terrain ? Mettre suffisamment le peuple français à cran pour le faire basculer dans les mains de soi-disant révolutionnaires. Peuple français se croyant maitre de son destin mais savamment manipulé pour rejeter Charybde et pour mieux se jeter dans les griffes de Scylla ?

Puisque nous sommes au milieu du mois d'aôut et que rares sont ceux qui suivent les dernières évolutions de la LCR ou du contenu de ce blog, nous pouvons nous risquer à un double pronostic pour les quelques mois à venir : accélération de la crise mondiale et progression de Nicolas Besancenot dans les sondages d'opinion.

Synergique non ?

"Pas la patrouille" (lol) : Sarkozy pouffe devant les cercueils des militaires à Kaboul

Psychopathie en action :

« Si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille ! Pas le même enchainement des événements !», dit le Président avec un petit rire. A Kaboul mercredi, militaires français et officiels étaient réunis pour rendre hommage aux soldats tués dans une embuscade talibane lundi. Le Président assume peut-être, mais ce petit gloussement était du plus mauvais effet, comme l'explique notamment arrêt sur images.

Source : Marianne

Note de P&P : ce rire compulsif que notre ami Sarkozy a visiblement du mal à réprimer fait irrémédiablement penser à une autre scène, celle de Neil Entwistle, un psychopathe bien propre sur lui qui, durant son procès, s'esclaffe devant la vidéo montrant les corps de sa femme et de son bébé – qu'il a assassinés :

Ainsi, Sarkozy pouffe-t-il impunément et avec la plus totale désinvolture devant ses propres méfaits (10 morts, 21 blessés). Il semble que son masque de santé mentale ait une fâcheuse tendance à glisser de plus en plus régulièrement...

22/08/2008

BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie

Note de P&P : la propagande anti-russe continue, cette fois sous la plume de notre ami Bernard-Henri Lévy, alias (le bien nommé) "le pompeux cornichon", qui n'hésite pas à raconter n'importe quoi... de toute façon ce n'est pas Le Monde qui sera regardant.

 

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

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Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale.

Deux jours et demi de balade, dans la confusion de la guerre

Commençons par ce que ne raconte pas le « témoignage » de BHL : les conditions de la balade. Mercredi 13 août, rendez-vous est pris à l’aéroport du Bourget devant l’aérogare de Darta, une compagnie d’aviation privée. Le philosophe a loué un jet pour rallier Tbilissi, qui n’est plus desservie.

Il est accompagné par son vieux complice, l’éditeur Gilles Hertzog, le documentariste Raphaël Glucksmann et un journaliste de France Culture, Omar Ouamane. Plus un garde du corps. Le jet se pose vers midi en Géorgie, « juste pour le déjeuner », précise Raphaël Glucksmann. Prévenue par son ambassadeur à Paris, la présidence géorgienne a dépêché l’un de ses traducteurs pour accompagner BHL durant tout son séjour.

Celui-ci sera court, puisque Bernard-Henri Lévy repartira samedi matin, à 8 heures, de Tbilissi. Il aura donc passé deux jours et demi en Géorgie. L’équipage descend au Marriot Tbilissi, un hôtel cinq étoiles fréquenté par les journalistes et les diplomates.

Plusieurs journalistes français, surpris par sa présence, interrogent dès son arrivée l’intellectuel qui ne cache pas les motifs de son voyage : défendre la liberté en Géorgie contre l’ogre russe. Plusieurs radios, comme France Inter, France Info ou RFI, diffuseront des extraits de ces interviews.

La multiplication des chars

Dans un minibus blanc climatisé, direction Gori, l’une des villes occupées par les troupes russes. Première « chose vue », sur la route :

« Le fait est que la première présence militaire significative à laquelle nous nous heurtons est un long convoi russe, cent véhicules au moins, venu tranquillement faire de l’essence en direction de Tbilissi. »

L’envoyé spécial du Nouvel Observateur, Christophe Boltanski, qui emprunte la même route, le même jour, a compté les véhicules de cette colonne. Il en a recensé trente: six camions de troupes, six camions citernes, sept blindés APC, trois camions essence, six chars, deux ambulances.

Encore quelques kilomètres et l’équipage retrouve un groupe de journalistes, bloqués à un barrage tenu par la police géorgienne. Les journalistes ont suivi Alexandre Lomaia, le conseiller géorgien pour la sécurité nationale, qui avait décidé courageusement de se rendre à Gori, accompagné de l’ambassadeur d’Estonie. Le convoi est bloqué à quelques kilomètres au sud de la ville. BHL descend alors de sa camionnette blanche.

Vincent Hugeux, grand reporter à L’Express, s’étonne :

« J’ai reconnu sa silhouette. Il était accompagné de Gilles Hertzog et Raphaël Glucksmann. BHL a même lancé à un journaliste français : ‘Ah, mais nous sommes confrères !’ »

Ne pas voir Gori, mais en parler quand même

BHL franchit le barrage, dans des conditions sur lesquelles nous reviendrons, et racontera dans Le Monde la scène suivante:

« Nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville. Mais, du point où Lomaia nous a laissés avant de repartir, seul, dans l’Audi, récupérer ses blessés, de ce carrefour que contrôle un char énorme et haut comme un bunker roulant, nous pouvons constater les incendies à perte de vue. Les fusées éclairantes qui, à intervalles réguliers, illuminent le ciel et sont suivies de détonations brèves. Le vide encore. L’odeur, légère, de putréfaction et de mort.

« Et puis, surtout, le bourdonnement incessant des véhicules blindés et, une fois sur deux à peu près, des voitures banalisées remplies de miliciens reconnaissables à leurs brassards blancs et à leurs cheveux retenus par des bandanas.

« Gori n’appartient pas à cette Ossétie que les Russes prétendent être venus « libérer ». C’est une ville géorgienne. Or ils l’ont brûlée. Pillée. Réduite à l’état de ville fantôme. Vidée. »

Problème : BHL n’est jamais « arrivé à Gori », et les Russes n’ont pas « brûlé » la ville.

Que s’est-il passé ? Avec son équipe, il s’est débrouillé pour passer ce premier barrage en compagnie d’Alexander Lomaia et de quelques autres personnes (l’ambassadeur estonien, la députée européenne Marie-Anne Isler-Béguin et la journaliste du Washington Post Tara Bahrampour).

Deux heures plus tard, vers 22h30, dans la nuit noire, BHL est de retour au premier barrage où attend la presse. Il sort du véhicule, le visage grave, et avec sa voix de Malraux, il témoigne devant les journalistes:

« La ville est nettoyée, Gori est une ville fantôme, il y a des flammes partout ; apparemment pas âme qui vive, Gori a été vidée de sa population. C’est ce que les Russes appellent la pacification. »

L’eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin intervient alors pour démentir : « mais non, on n’était pas à Gori », dit-elle aux journalistes, « on a été bloqués à un barrage à 1,5 kilomètre de la ville ». Elle connaît cette région depuis huit ans. Seuls les champs brûlaient, ajoute-t-elle. Les armées brûlent parfois les champs pour éviter le risque des snipers embusqués.

Plusieurs témoins confirment : BHL n’était pas à Gori

Déléguée du Parlement européen pour le Caucase Sud, Marie-Anne Isler-Béguin revient sur l’épisode pour Rue89:

« Je viens de découvrir son témoignage. Je suis un peu surprise qu’il n’ait pas tout à fait dit comment ça c’était réellement passé. Mais il a peut-être oublié… J’ai vu Bernard-Henri Lévy pour la première fois lors de ce voyage au check-point où étaient bloqué tous les journalistes, à cinq kilomètres de Gori.

« Si Bernard-Henri Lévy est monté avec Lomaia et moi, c’est parce que j’ai intercédé en sa faveur. C’est lui qui m’a demandé : « Madame la députée, je voudrais me joindre à la délégation. » Et c’est moi qui ait obtenu l’accord de l’ambassadeur d’Estonie. Dommage qu’il ait oublié ce petit détail… En plus, c’est le seul qui soit monté dans la voiture avec son garde du corps.

« Et il y a d’autres approximations. S’il arrive à distinguer les militaires des paramilitaires, il est plus doué que moi. S’il a senti une odeur de putréfaction, moi pas. Il écrit aussi que Gori a été brûlée, pillée et réduite à l’état de ville fantôme, mais à ce moment-là, on ne pouvait pas le dire, tout simplement parce que personne n’y était encore allé. Enfin, nous nous sommes arrêtés à 1,5 kilomètre de Gori. »

Gilles Hertzog, fidèle compagnon de route de BHL, confirme lui aussi la version de l’élue :

« Non, on n’est pas rentrés dans la ville, on est resté à l’orée de la ville, je ne sais pas à combien de kilomètres de Gori. Il faisait nuit, on apercevait vaguement des bâtiments quand il y avait des fusées éclairantes, mais on n’était que sur le bas-côté d’une route. Il y avait des champs qui brûlaient autour de nous, on nous a dit que c’était du ‘farming’ [des feux allumés par des cultivateurs, ndlr], mais je ne l’ai pas cru. »

Et même divergence avec BHL sur l’odeur de putréfaction :

« Personnellement, je n’ai rien ressenti, mais peut-être que mon ami Bernard-Henri Lévy lui l’a ressentie. »

Dans son reportage, la journaliste du Washington Post raconte elle aussi cette virée, mais en précisant bien clairement, en début de l’article, qu’elle n’a pas vu la ville. Le « byline », l’indication du lieu et de la date du reportage placée au début du texte, est très clair : « OUTSIDE GORI, Georgia, Aug. 13 » [« En dehors de Gori, en Géorgie, le 13 août »].

Vendredi 15 : un « braquage » qu’il n’a pas vu

Et que penser de la seconde tentative pour se rendre à Gori le vendredi ? BHL écrit dans Le Monde :

« Vendredi matin. Nous décidons, avec Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog et la députée européenne, de revenir à Gori que, suite à l’accord de cessez-le-feu rédigé par Sarkozy et Medvedev, les Russes auraient commencé d’évacuer et où nous sommes censés rejoindre le patriarche orthodoxe de Tbilissi en partance, lui-même, pour Shrinvali, où des cadavres géorgiens seraient livrés aux porcs et aux chiens.

« Mais le patriarche est introuvable. Les Russes n’ont rien évacué. Et nous sommes même, cette fois, bloqués vingt kilomètres avant Gori quand une voiture, devant nous, se fait braquer par un escadron d’irréguliers qui, sous l’œil placide d’un officier russe, fait descendre les journalistes et leur arrache caméras, argent, objets personnels et, finalement, leur véhicule.

« Fausse nouvelle, donc. L’habituel ballet des fausses nouvelles dans l’art duquel les artisans de la propagande russe semblent décidément passés maîtres. Alors, direction Kaspi, à mi-chemin entre Gori et Tbilissi, où l’interprète de la députée a de la famille et où la situation est, en principe, plus calme. »

Le documentariste Raphaël Glucksmann conserve un souvenir différent de ce « braquage ». Le convoi de trois voitures est stoppé au dernier barrage de la police géorgienne où on leur déconseille fortement de continuer :

« Les policiers nous ont raconté qu’une voiture de l’UNHCR [le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, ndlr] venait de se faire dépouiller au barrage russe. Nous avons donc rebroussé chemin. Je n’ai pas vu cette scène. C’est simple, la route fait un coude et juste après, à 500 mètres environ de là où nous sommes, il y a le barrage russe, mais on ne le voit pas. »

La version de l’eurodéputée sonne, elle aussi, bien différemment de celle de BHL. Contrairement à ce qu’affirme l’intellectuel, elle n’était pas à ses côtés à ce moment précis :

« Le jeudi, les autorités géorgiennes m’ont assuré que je pourrais aller le lendemain à Gori avec un convoi humanitaire. Mais, le vendredi, on attend une heure, deux heures, et on n’obtient toujours pas d’accord des Russes pour faire partir le convoi humanitaire.

« Je n’ai donc pas pris de voiture en direction de Gori avec Bernard-Henri Lévy. Je n’ai pas non plus cherché le patriarche, qui a eu l’autorisation de se rendre à Shrinvali pour aller récupérer des corps de Géorgiens, car je savais où il était, mais j’ai seulement regretté de ne pas l’avoir contacté avant.

« Je n’avais toujours pas bougé de Tbilissi quand, avec mon assistante géorgienne, on décide alors de se rendre au village de Kaspi, qui n’est pas en zone occupée. Et c’est là que Bernard-Henri Lévy revient vers moi et me dit : « On a fait équipe hier, est-ce qu’on continue à faire équipe ? »

Gilles Hertzog, n’était pas non plus avec BHL :

« Moi, je ne sais pas, je n’étais pas dans la même voiture que lui. Je ne sais plus exactement… Vous savez, on laisse faire nos chauffeurs, ce sont eux qui décident, qui savent où on peut aller. »

Les autos partent en fait à Kaspi pour constater la destruction d’une usine électrique que filmera Glucksmann.

Dernière soirée à Tbilissi, Sartre et la pureté dangereuse

Vendredi, seconde rencontre du philosophe avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Bloqué depuis plusieurs jours dans sa résidence, le chef d’Etat interroge BHL et Raphaël Glucksmann :

« Il nous a demandé comment c’était à Gori et Kaspi. Puis, ils ont un échange sur le thème : « Pourquoi l’Occident ne répond pas ? »

Dans le récit qu’il a rapporté pour VSD, Hertzog raconte :

« Bernard-Henri Lévy tente de leur remonter le moral. Pourquoi ne pas inciter les pays de l’Otan qui ont appuyé la demande de la Géorgie à se prononcer solennellement ? Pourquoi ne pas tenir vos conseils des ministres dans une ville menacée ? Saakachvili retrouve un instant le sourire. ‘Très bonnes idées !’, lance-t-il. »

Ensuite, selon Glucksmann, les deux hommes parlent philosophie :

« Saakachvili a lu ‘La Pureté dangereuse’ et puis il a eu une prof de philo, ancienne correspondante de Sartre, et comme BHL a écrit sur Sartre… »

Retour à l’hôtel à l’aube, fin de l’escapade, tout le monde reprend l’avion vers 8h du matin. Direction Nice, où BHL a un rendez-vous. La folle vie continue.

Le journal britannique The Independant ne s’est pas trompé sur la leçon à tirer de toute l’histoire. Dès lundi 18 août, ils écrivait:

« Les Américains ont envoyé des couvertures, les Estoniens des médecins, mais ce sont les Français qui, assurément, sont venus au secours des gens de l’Ossétie du Sud en proposant d’envoyer leur ‘nouveau philosophe’ [en français dans le texte, ndlr] Bernard-Henri Lévy. »

Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay

Photo : Bernard-Henri Lévy à Cannes en 2008 (Eric Gaillard/Reuters).

Article de Rue 89

Qu’est-il arrivé au bâtiment 7 ?

Par Peter Barber du Financial Times / Publié le 6 Juin 2008 à 19:45

Pour les « truthers » [NdT : les chercheurs de la vérité sur le 11 Septembre], le bâtiment 7, le troisième bâtiment du World Trade Center qui s’est effondré le 11 Septembre, est la preuve que les grands médias font partie de la conspiration. Ce jour-là, la BBC a évoqué la chute du bâtiment presque une demi-heure avant qu’il ne se produise. La journaliste Jane Standley a annoncé à 16h54, heure de la côte Est, que la tour s’était effondrée alors qu’elle était encore debout en arrière-plan.

Annonce de l'effondrement du WTC7 par la BBC

Le bâtiment est tombé 26 minutes plus tard, sept heures après les Twin Towers.

Lorsque la vidéo de Standley est passée sur YouTube, les truthers ont bombardé le site de la BBC de questions et d’accusations. Richard Porter, le directeur de la BBC World News, a été contraint de nier que l’information provenait d’instructions de l’équipe Bush. Il a dit que la BBC avait confondu les mises en garde des pompiers sur l’effondrement imminent du bâtiment avec le fait que cela avait déjà eu lieu. Il a souligné la confusion de la journée pour expliquer une telle erreur. CNN avait déjà signalé des rumeurs selon lesquelles un troisième bâtiment s’était effondré ou était sur le point de le faire.

Mais dans l’esprit des truthers, cette explication a été discréditée quand Porter a admis que la BBC n’avait plus l’original des bandes de ce reportage.

Le bâtiment 7 est révélateur aux yeux des truthers pour d’autres raisons également. Ils veulent savoir comment un gratte-ciel moderne en acier peut s’effondrer du seul fait d’un incendie sans même avoir été percuté par un avion de ligne.

Les 47 étages du WTC7 se sont effondrés verticalement, quasiment à la vitesse de la chute libre, en grande partie sur eux-mêmes : toutes les caractéristiques d’une démolition contrôlée, font remarquer les sceptiques [de la version officielle]. Le bâtiment 7 comptait certains locataires particulièrement intéressants.

Les principaux occupants étaient la banque Salomon Brothers, mais aux 9e et 10e étages se trouvaient les services secrets. Sur les trois étages au-dessus il y avait la Securities and Exchange Commission [service de régulation des marchés boursiers, équivalent de la COB]. Le New York Times a rapporté que le bâtiment abritait également un bureau secret de la CIA consacré à l’espionnage et au recrutement des diplomates étrangers basés à l’Organisation des Nations Unies. La perte de cette cellule a « gravement perturbé » certaines opérations de renseignement, a-t-il écrit.

La CIA partageait un étage avec un bureau du Département de la Défense et l’Internal Revenue Service [l’équivalent du fisc].

L’effondrement de l’immeuble a également détruit les bureaux du centre des opérations de gestion des situations d’urgence de la ville de New York au 23e étage. Ce qui accentua le chaos ce jour-là.

Les truthers ont mis l’accent sur une remarque de Larry Silverstein, propriétaire du bâtiment, l’après-midi du 11 Septembre, à un commandant des pompiers : il a dit qu’ils devaient "tirer" [« pull »] le bâtiment car la défaillance du système d’incendie avait laissé le feu le ravager toute la journée. Les sceptiques affirment que "tirer", c’est un terme de jargon employé dans l’industrie pour dire « démolir ». Le site Debunking911.com fait remarquer que le terme signifie exactement faire s’écrouler un bâtiment en le tirant loin d’un autre à l’aide de câbles. Le porte-parole de Silverstein a déclaré plus tard que Silverstein avait dit au chef des pompiers que le plus important était de protéger la vie des pompiers, y compris en les « tirant » [c-à-d en les évacuant] hors du bâtiment si nécessaire.

L’Institut National américain des Normes et de la Technologie (NIST) a commencé à enquêter sur l’effondrement du bâtiment 7 en même temps que sur celui des Tours Jumelles en 2002, mais en séparant les 2 enquêtes. Ils ne présenteront pas de rapport avant le mois d’août. Ce délai alimente les suspicions selon lesquelles les fonctionnaires ont du mal à trouver une explication plausible leur permettant de dissimuler la vérité. Le NIST dit que les travaux ont été ralentis par la complexité du système de modélisation qui simule l’effondrement du moment où il commence jusqu’au sol. Le NIST ajoute que 80 autres cartons de documents en lien avec le WTC7 ont été trouvés et doivent être analysés.

Le NIST travaille sur l’hypothèse selon laquelle l’incendie et/ou les débris enflammés de l’effondrement de la tour nord (qui a laissé une longue balafre sur le côté sud du bâtiment 7) ont sérieusement endommagé une partie importante de la structure qui soutenait 186 m² de la tour. Les autres étages n’ont pas été en mesure de redistribuer les charges, et l’ensemble de la structure s’est effondrée sur elle-même. Le fait que la chute ait été provoquée par une défaillance interne expliquerait la ressemblance avec une démolition contrôlée laissant un petit champ de débris.

On peut trouver l’influence des truthers dans cette ligne d’un rapport intermédiaire datant de 2004 : « Bien que le NIST n’ait pas trouvé de preuves d’explosion ou de démolition contrôlée, le NIST tient à déterminer l’ampleur des scénarios hypothétiques d’explosions qui pourraient avoir conduit à la défaillance structurelle d’un ou plusieurs éléments. »

La BBC, quant à elle, doit encore convaincre certains de ses détracteurs. Elle a voulu filmer les séminaires du « 9/11TruthLA » à l’église presbytérienne Emmanuel de Los Angeles, mais les organisateurs l’en ont empêchée, mettant en avant [la couverture médiatique originelle de la BBC sur] le bâtiment 7.

Article original : ReOpen 9/11

21/08/2008

Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ?

Samedi 09 Août 2008

Attaque impérialiste contre l'Ossétie du Sud

 

Il s'est produit des affrontements militaires d'une trés grande gravité entre les armées du régime marionnette de Washington de Géorgie ( le Caucase du Nord ) et la republique autonome d'Ossétie du Sud appuyée par la Russie, y compris le bombardement hier de la capitale autonome de l'Ossétie, Tskhinvali. L'assaut de la Georgie qui a par ailleurs fait 15 morts de soldats russes de maintien de la paix dans leur caserne a entraîné une réaction de la Russie et on peut parler de guerre, avec entrée des chars russes, de l'aviation et de nombreux volontaires venus de l'Ossetie du nord.

Il y aurait eu dans l'attaque géorgienne contre l'Ossetie 1 400 morts, en majorité des civils, selon l'agence de presse russe Interfax, qui cite le chef des séparatistes ossètes, Edouard Kokoity.


Des avis contradictoires sur le nombre des victimes

La capitale ossète,Tskhinvali , a été investie par la Georgie qui a prétendu venir mater les “tendances spératistes”. On compte de nombreuses victimes, mais les communiqués venus des deux camps sont contradictoires. Un porte-parole de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés en Ossétie du Sud a aussi indiqué que de nombreux immeubles et maisons avaient été détruits dans le combat.

La Russie n'a pas tardé à réagir, d'autant que des tirs géorgiens avaient tué dix soldats russes dans une caserne de la force de maintien de la paix, à Tskhinvali. Cent cinquante chars et véhicules blindés russes sont entrés en Ossétie du Sud, alors que, à Moscou, se tenait un conseil de sécurité sous la présidence de Medvedev. La Géorgie a fait état du bombardement de sa base aérienne de Vaziani, à 25 km de Tbilissi, par l'aviation russe.

En occident, on présente l'Ossétie commme ayant choisi le séparatisme, mais c'est oublier qu'à l'époque de l'URSS, l'Ossétie du Sud avait le statut de “région autonome” au sein de la RSS de Géorgie, qu'elle est peuplée par une population qui a souvent le double passeport et qu'elle est proche de l'Ossetie du Nord qui est restée russe.

En 1991, elle a proclamé son indépendance envers Tbilissi après la suppression de son autonomie par le premier président géorgien Zviad Gamsakhourdia. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-Ossète en 1992 à la suite d'un conflit meurtrier. La paix dans la zone du conflit osséto-géorgien est actuellement maintenue par un contingent composé de trois bataillons (russe, géorgien et ossète), fort de 500 hommes chacun comme soldats de la paix. Dans son attaque de l'Ossétie la Georgie a tué des soldats russes chargés de maintenir la paix.

La Georgie est devenue la marionnette des Etats-Unis

Dans ce conflit nous sommes devant le résultat du dépeçage de l'ex-URSS, dépeçage organisé par les Etats-Unis en particulier par le milliardaire Soros, homme de la CIA, qui a entredtenu une masse d'ONG provoquant des guerres civiles, des mouvements sociaux en profitant de la débandande des institutions et des pouvoirs. Le tout sur la décomposition de l'ancien appareil d'Etat soviétique et la ruée des apparatchiks vers l'appropriation privée des ressources nationales.

Georges Soros, le milliardaire américain a soutenu financièrement les mouvements étudiants géorgiens et le parti de Saakachvili. il a financé la carrière politique de Saakachvili depuis le début. Son influence continue aujourd'hui à être grande sur le nouveau gouvernement géorgien. Des ministres de l'actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie depuis la révolution. Cette aide annuelle atteint donc aujourd'hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l'armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l'aide d'Israël. Les Etats-Unis ont également débloqué de l'argent pour régler la facture énergétique de la Géorgie au lendemain de la révolution de novembre 2003. Il est évident que Soros qui y trouve ses propres intérêts financiers a joué en lien étroit avec la CIA un rôle dans la main mise directe des Etats-unis sur cette zone strétégique d'abord sur un plan énergétique mais pas seulement.(1)

C'est un scénario que l'on a vu s'appliquer dans bien d'autres endroits, cette “balkanisation”, vassalisation est partout y compris en Amérique latine, en Asie, comme en Europe, le moyen d'asseoir la puissance étasunienne face à des pays rebelles. Aujourd'hui c'est l'avancée de l'OTAN, l'installation de missile dirigés contre l'iran mais en fait contre la Russie. Mais pourquoi envahir l'Ossétie indépendante de fait depuis de nombreuses années? S'agit-il de créer une situation irreversible avant le départ de l'actuel hôte de la maison Blanche? Si l'influence de Soros reste déterminante s'agit-il au contraire de jouer la carte dessinée par Obama du renforcement de l'intervention vers l'Afghanistan et vers une zone irano-orientale ?

Pourtant recemment Condolezza rice était à Tiblissi et on imagine mal que l'opération se soit faite sans son aval. Sous l'influence de Washington, qui souhaite l'intégration de la Georgie dans l'OTAN .

Depuis la Georgie est totalement vassalisée aux Etats-Unis et d'un point de vue militaire trés liée à Israël. il est donc peu probable que la Georgie ait lancé l'assaut sur l'Ossétie, tué dans leur caserne des soldats russes du contingent de la paix, sans l'accord des Etats-Unis.

Dans un premier temps la Géorgie, puissamment armée et entraînée par israël a contesté l'organe chargé de régler le conflit - la Commission mixte de contrôle - est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l'Ossétie du Nord et l'Ossétie du Sud. Et a suivi le 7 août, l'attaque contre l'Ossetie, le bombardement de sa capitale, les populations civiles qui fuient, on parle d'un désastre humanitaire et c'est enfin l'affrontement direct avec les forces russes.

Une attaque contre l'Ossétie mais aussi contre la Russsie

Aujourd'hui les dirigeants politiques géorgiens prétendent mener une opération de pacification. Tbilissi se dit prêt à arrêter le bain de sang si Tskhinvali [capitale sud-ossète] accepte une négociation directe [sans médiation russe], ce qui signifierait une capitulation des ossètes. Tbilissi promet par ailleurs d'octroyer à la république “une large autonomie au sein de la Géorgie et une aide humanitaire de 35 millions de dollars pour la reconstruction.” Le Premier ministre géorgien Vladimir Gourguénidzé a également proposé “une amnistie juridico-politique pour tous les hauts fonctionnaires de la république autoproclamée” tout en réitérant la volonté de Tbilissi de “poursuivre [l'action militaire] jusqu'au rétablissement de l'ordre”.

Dans son allocution à la nation, citée par l'agence d'information géorgienne Akhali Ambebi Sakartvelo, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé que dans la matinée du 8 août, “la majeure partie de l'Ossétie du Sud était libérée et contrôlée par les forces gouvernementales géorgiennes”. Il a ensuite accusé Moscou d'avoir envoyé des bombardiers SU-24 frapper les alentours de la ville géorgienne de Gori [à une cinquantaine de kilomètres de Tskhinvali] et les régions de Kareli et de Variani. Information catégoriquement démentie par la Russie : “C'est du délire, une énième provocation nauséabonde de Tbilissi”, a rétorqué un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères russe, cité par Izvestia.

Le même jour ce “délire” sur le bombardement de Gori était relayé par toutes les agences de presse occidentales qui faisaient avec une belle unanimité de la Russie l'agresseur.

Lle premier dirigeant russe à avoir réagi à l'escalade de la violence a été le chef du gouvernement Vladimir Poutine. Depuis Pékin, il a regretté le non-respect par la Géorgie de la trêve olympique et a promis “une riposte à l'agression géorgienne”, rapporte le quotidien en ligne russe Vzgliad. L'agence russe Ria Novosti fait état es propos de Wladimir Poutine auprès de Bush affirmant que les peuple russe en particulier ceux du caucase n'accepteront une telle agression contre leur compatriote. Bush parait avoir manifesté de l'embarras. Pour sa part, le président russe Dimitri Medvedev a promis de protéger la population civile ossète dont la majorité possède un passeport russe, informe Vzgliad. “Nous n'accepterons pas la mort impunie de nos concitoyens où qu'ils se trouvent”, a-t-il martelé. Selon Vzgliad, le jour même des troupes et des blindés russes franchissaient la frontière russo-géorgienne et se dirigeraient vers Tskhinvali.

Les Etats-Unis par la bouche de Condoleezza Rice ont réclamé la fin de combat alors que la vraie question est leur implication dans l'assaut. Quant à la communauté internationale, l'OTAN, l'ONU et le Conseil de l'Europe ont appelé les parties à cesser le feu et à s'asseoir autour de la table des négociations. A l'heure actuelle, la pacification semble toutefois être un vœu pieux.

Le Caucase s'embrase ?

La fièvre monte du côté russe, en particulier dans le Caucase, l'agence de presse Ria novosti nous apprend que “les Cosaques ont lancé la formation de bataillons de volontaires pour faire face à une éventuelle aggravation de la situation en Ossétie du Sud, a annoncé mardi aux journalistes le chef (ataman) de la Troupe des Cosaques du Don, Viktor Vodolatski.
“Ces bataillons sont prêts à aller dès demain en Ossétie du Sud”, a indiqué l'ataman. Selon lui, les bataillons sont formés de Cosaques qui ont servi dans l'armée. “Nous voulons que les meilleurs Cosaques qui défendront l'Ossétie du Sud et la Russie en fassent partie”, a souligné l'ataman.
Selon les responsables sud-ossètes, si la Géorgie déclenche une guerre contre la république autoproclamée, on fera appel à ces bataillons. “Dans ce cas-là, les Cosaques auront le statut de militaires sud-ossètes”, a précisé Anatoli Barankevitch, secrétaire du Conseil de sécurité de la république. Ces deniers jours, a-t-il poursuivi, la Géorgie a multiplié ses provocations, “tuant, lors de tirs, six personnes et en blessant 13 autres”.
“Sur les six tués, trois sont des civils”, a-t-il rappelé, ajoutant que l'évacuation des femmes et des enfants des zones menacées par les tirs géorgiens avait été ordonnée le 2 août.”

Au-delà de l'événement

Comme toujours on ne peut dire la véritable signification de l'événement - et a fortiori qui en sortira victorieux- ne peut se comprendre qu'en le renvoyant à la totalité historique qui lui donne sens.

Le fond est ce que nous avons décrit le dépeçage des marches de l'ex-Urss et la tentative de poursuivre l'assaut en particulier à travers l'Otan qui tente d'intégrer la Géorgie et l'Ukraine. Partout ont été installés par de pseudo- révolutions populaires et des élections achetées, manipulées des hommes de paille dont la politique consiste à s'approprier sous couvert de privatisation les ressources du pays, entraînant une aggravation de la situation des populations. Il faut également mesurer que l'entreprise est partie dès Gorbatchev , qui sous couvert de créer un pluripartisme a sollicité partout des partis “nationalistes” ou plutôt régionalistes issus de l'appareil, avec une propagande en faveur des autonomies puis des indépendances.

la Géorgie était l'une des Républiques où le niveau de vie était le plus élevé aux côtés des Pays baltes et certaines régions de la Russie occidentale. Quelques années après la chute de l'Union Soviétique, la Géorgie était dans le peloton de queue des républiques post-soviétiques. Si l'on prend les revenus par habitant, la Géorgie est aujourd'hui dans les trois ou quatre derniers pays de l'ex-Union soviétique. Le PIB a chuté de manière très spectaculaire : le PIB de 1993 représentait 17% de celui de 1989. Au lendemain de la disparition de l'URSS, il y a donc eu une décomposition totale du tissu économique. Depuis 1995-1996, la croissance est redevenue positive. A partir de 1998, la crise financière russe a marqué la Géorgie. La corruption et la criminalisation de l'économie sont également entrées en jeu à partir de la fin des années 90 entravant sérieusement le développement de l'économie. En matière économique, la Géorgie est ainsi devenue un pays en proie à des groupes d'intérêts politico-mafieux qui empêchaient tout investissement étranger. Les seules entreprises étrangères qui sont parvenues à s'implanter dans le pays, notamment dans la distribution d'électricité ou la production de vin ou d'eau minérale, ont du quitter le pays au bout de deux ou trois ans en raison de la pression de ces groupes criminels. Il y eu aussi des enlèvements d'hommes d'affaires a plusieurs reprises.

La révolution de velours, menée en fait directement par les Etats-Unis avec des “experts” et politiciens directement importés de ce pays a été mené contre la corruption et les bandes mafieuses. Il a fait grand bruit de quelques arrestations de responsables politiques impliqués dans la corruption de l'ancien régime. Les ministres de l'Energie, des Transports, le directeur des chemins de fer ou encore le président de la Fédération géorgienne de Football ont ainsi figuré sur la ” black list ” de l'équipe Saakachvili. Mais en fait il y a eu entente entre les nouveaux et les anciens dans le dépeçage et le peuple qui avait accueilli avec soulagement le changement d'équipe a rapidement déchanté.

Qu'est-ce qui peut donc expliquer cette offensive contre une région autonome depuis pas mal de temps et surtout contre l'armée russe ?

Ce qu'il faut voir c'est que le Caucase du sud est une région stratégique d'une très grande hétérogénéité ethnique qui est la région qui sert de lien entre la Russie et l'Asie Mineure, et qui après la chute de l'URSS s'est convertie en une zone de tension et de conflits armées. Le gouvernement de georgie est un agent nord-américain, c'est un avocat new yorkais d'origine géorgienne Mijail Shajashvili, cette situation créée de toute pièce est un des principaux facteurs d'instabilité à cause de la politique intérieure de privatisation et d'hostilité à l'égard de russophones. Du côté Russe, la défense de dignité nationale par Poutine a d'abord consisté à enrayer le dépeçage et cette politique a été menée aussi en s'appuyant sur la résistance des populations russophones à la soumission aux Etats-unis. on retrouve en ukraine un cas de figure comparable. On connait par ailleurs la manière dont la Russie a été conduite à créer autour d'elle un glacis d'alliance dont le plus célèbre est l'organisation de Coopération de shanghai, mais il faut également considérer l'organisation des riverains de la mer Caspienne proche de cette zone. Partout la Russie a sollicité des alliances défensives contre les assauts conjugués de pseudo terroristes et de séparatistes dirigés par des hommes de paille, avec intégration dans l'OTAN.

LParce que l'autre facteur de déstabilisation est le rôle que les etats-Unis et leur allié Israêl prétendent faire jouer à la Georgie. La Georgie, en effet, constitue une des pièces du dispositif contre l'Iran autant qu'un des facteurs de démantélement de l'ex-Union Soviétique, voir de la Russie elle-même. C'est même une chaîne de poudrière qui comprend la Tchétchénie, le Daguestan avec ses réserves et l'enclave arménienne de Nagorno-Karabaj dans le territoire de l' Azerbaidzhan. Pour bien mesurer l'ensemble il faut encore avoir en mémoire que se multiplient dans la même zone les agressions de la Turquie contre les Kurdes, le tout dans le contexte explosif de l'iran.

Derrière ces conflits ethniques il y a en effet le grand jeu pour le contrôle des gazéoduccs et oléoducs. C'est le gaz du Turkménistan et les réserves pétrolières d'Azerbadjian. Les Américains sont actifs depuis longtemps dans cette région en raison des ressources énergétiques de la Caspienne. Ils sont également en train de déplacer leurs bases militaires de l'Europe de l'Ouest vers l'Europe de l'Est et l'Asie centrale officiellement dans le cadre de leur stratégie de lutte contre le terrorisme. Washington envisage notamment d'installer de nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est le véritable verrou stratégique du Caucase car c'est le seul pays qui a un accès à une mer ouverte et qui a une frontière très longue avec le Caucase russe. La Géorgie est un pays clef pour la stabilité régionale dans le Caucase

Alors que le conflit armé paraissait improbable, il semble que celui-ci ait été décidé ce qui est trés inquiétant pour l'embrasement de la zone. S'agit-il d'une mise à feu dont la poudrière serait l'Iran? Avec les Etats-Unis on peut s'attendre à tout.

Danielle bleitrach

(1) Cela dit Soros dont nul ne peut nier le rôle dans la destabilisation qui lui rapporte en général pas mal d'opérations financières est actuellement en crise ouverte avec le gouvernement Bush et un des plus gros soutiens financiers de Obama. C'est un personnage qui s'agite beaucoup mais est-ce lui qui tire les ficelles, on peut en douter, le complexe militaro-industriel étasunien se méfie de cet aventurier, l'utilise.

Article original : Blog Domik 27

 

Note de P&P : Les hommes politiques et les médias de masse occidentaux se gardent bien de rappeler les propos du président géorgien Saakachvily, pur produit des services secrets étasuniens, qui a déclaré en mai 2008 : « Nous sommes la terre de bataille d’une nouvelle guerre mondiale ».

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur le pédigré de Saakachvili, ces quelques lignes extraites de Anarkismo concernant le parcours de l'intéressé devraient suffire :

Saakashvili est diplômé en droit de l’université américaine de Columbia (1994) et titulaire d’un doctorat de sciences juridiques de l’université George Washington (1995). C’est à cette époque qu’il développe de nombreux contacts dans la classe politique américaine.

80% des membres du nouveau gouvernement formé par Saakashvili après son élection triomphale à la présidence de la République en janvier 2004 ont étudié et/ou travaillé aux États-Unis ; la plupart d’entre eux pour la Fondation Soros et l’agence américaine d’aide au développement USAID, notoirement très liée au Département d’Etat.

six mois passés en Yougoslavie ont permis à Saakashvili de se familiariser avec la méthodologie de la Révolution de velours ; lui et d’autres jeunes politiciens d’Ukraine, de Moldavie, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, etc., ont été formés à la « transition démocratique accélérée » dans un centre situé à 70 km de Belgrade.

 

La colère des proches de Julien, tué en Afghanistan

J’ai juste envie de dire que faire un choix c’est facile, l’assumer c’est autre chose. J’ai juste envie de dire que la mort est devant moi et qu’elle est terrifiante. » Voilà ce que Julien Le Pahun a écrit sur son blog le 16 juillet dernier, à la veille de prendre l’avion pour rejoindre les forces de l’Otan en Afghanistan.

Ce jeune soldat du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa), est l’un des dix combattants tués lundi dans une embuscade des talibans, à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul.

A quelques heures de rencontrer le chef de l’Etat pour l’hommage solennel aux Invalides (Paris), ses proches et parents, réunis hier au domicile familial à Montévrain, ne cachaient pas leur colère et leur « rancoeur » devant le destin de Julien.

« Les images qu’on nous montre à la télévision ne reflètent pas la réalité, estime le père du soldat, Joël Le Pahun. La vérité, c’est qu’on envoie des gamins se faire tuer comme des cibles au ball-trap. Pourquoi est-ce que des jeunes de 20 ans, formés depuis six mois ou un an, se retrouvent sur ce terrain, le plus difficile ? Qu’est-ce qu’ils défendent exactement là-bas ? » Toutes ces questions, Joël Le Pahun compte les poser aujourd’hui à Nicolas Sarkozy, qui doit rencontrer les familles des victimes en marge de la cérémonie parisienne.

«La mort est devant moi, elle est terrifiante », a écrit Julien sur son blog

Marine, la petite soeur de Julien, âgée de 17 ans, jurait hier « ne pas avoir envie de parler au président et aux politiques ». Tout comme ses amis, elle préfère se souvenir du jeune homme sociable et rigolard, plus que du soldat engagé en juin 2007 au prestigieux RPIMa de Castres (Tarn). « L’armée l’a changé, notent-ils. Ces derniers mois, il semblait beaucoup plus tendu que d’habitude, comme aux aguets, même quand il dormait. Les soldats, à force, ne sont plus des hommes. Ils deviennent des armes. »

Peu intéressé par les études, Julien avait lâché l’école à 17 ans. « Il pensait qu’il ne lui restait que l’armée, racontent ses amis. Il a passé les tests sans conviction, mais quand il a été admis chez les parachutistes, il était tellement fier qu’il a voulu continuer. » L’Afghanistan était sa première mission. Avec un téléphone portable acheté à Kaboul, il restait en contact quotidiennement avec sa famille et ses copains.

« Il n’avait pas le droit de raconter précisément ce qu’il faisait, raconte son frère Aurélien, âgé de 15 ans. Mais en substance, on comprenait que c’était horrible. » Selon son père, le jeune homme semblait particulièrement tendu à la fin de la semaine dernière : « Vendredi, il était en larmes après une sortie près de Kaboul, relate-t-il. Il me disait que s’il y avait eu des talibans dans ce défilé où ils patrouillaient, ils seraient tous morts. »

Article original : Le Parisien.

20/08/2008

Révolte

Délaissons quelques minutes nos préoccupations habituelles. Faisons l'effort d'oublier que nous risquons d'être détruits incessamment par « quelque chose... », que des ondes négatives nous pourrissent la vie, que le dentifrice lui-même est peut-être piégé, que le « gouvernement bling-bling » s'habille en « Prada » - personnellement je trouve qu'il y a assez de sujets intéressants pour ne pas virer dans le people...mais je respecte les choix des autres.

Non, imaginez-vous juste... la vie courante, normale. Et lisez une histoire vraie que l'on peut calquer mot pour mot sur l'ACTUALITE de dizaines de gens en ce moment même, à cette heure même, pas très loin de chez nous, à Castres. Vous commencez à comprendre ou non?

10 Français sont morts.

10 Français blessés ont eu le très grand privilège de voir leur président dans un hôpital.

Des 11 Français qui restent, on peut présager qu'ils sont pour le moment intransportables, car il n'y en a précisément que 10 qui entrent « au pays ».

( Si je sais compter, ça fait bien les 21 blessés de l'attentat d'Afghanistan...)

Lisez cette histoire...

Un matin de décembre, après avoir emmené ses 5 enfants à l'école, peignée et maquillée en vertu des critères en vogue de la « gentille petite femme d'officier », celle qui va à toutes les cérémonies, tous les cocktails, toutes les activités de « club de régiment », bref qui ne fait pas de vague et qui courageusement a rajouté quelques douceurs-maisons dans le paquetage de son homme parti en mission loin, si loin...qu'elle ne sait pas trop où exactement, se présente à l'activité du jour.

Porte du club fermée, bon, elle est en avance, comme d'autres d'ailleurs, qui piétinent déjà.

Congratulations d'usage – on se voit tous les jours, on n'a rien à se dire mais il faut sourire, avoir l'air gai et enjoué...Proposition « anodine » : « on va boire un café, il fait trop froid ! »

Curieux, ces gentes dames emboîtent le pas à leur mentor, « épouse de Chef de Corps », un titre, une fonction, un sacerdoce ! S'occuper d'occuper toutes ces dames, de seconder le Grand Chef, etc, etc... et le petit troupeau atterrit dans le bureau du Big Boss – pour boire un café ? Quel honneur ! Et de rajuster le petit foulard, avant d'entrer dans le saint des saints.

L'Homme qui dirige la destinée de sa moitié, la petite dame l'a déjà vu, mais jamais de si près, d'autant que c'est d'elle qu'il s'approche, grave, et... l'embrasse en bon Père de famille... avant de lui proposer un siège et un café. Pourquoi elle, pourquoi ce jour-là, et les autres ? Gênée, elle voudrait disparaître quand comme dans un ralenti, le brouillard s'épaissit autour des mots qu'elle entend.

« ...ne pas vous inquiéter, l'affaire d'une semaine de repos, quelle idée de faire le c... avec sa jeep. »

Ce discours à la fois gêné et enjoué...

W. se lève et décide, « je rentre chez moi, dans ce cas il va me téléphoner, les liaisons dans la capitale sont possibles. »

Personne ne la retient, tout le monde a l'air soulagé. Plus tard elle comprendra pourquoi. Ni larme, ni cri, rien, un grand calme.

De retour chez elle, W. s'assied à côté du téléphone et repense à ce qu'elle vient d'apprendre.

En « mission humanitaire », son époux est parti depuis deux mois, on est à la moitié de l'épreuve et elle reçoit sporadiquement une lettre, strictement personnelle, rien sur sa situation ni sur sa localisation. Et elle vient d'apprendre qu'il aurait eu un accident « bénin, trois fois rien, il a renversé la jeep ! Dans du sable, ça ne doit pas faire très mal... le veinard, une semaine de permission à la capitale. »

Il faut réagir, préparer le déjeuner avant d'aller chercher « les 5 », ses enfants, leurs enfants. Petits encore, donc elle décide de ne rien dire tant qu'elle n'en sait pas davantage.

Téléphone, le « second » - comprenez l'adjoint du Chef de Corps- lui demande de repasser au Régiment.

Elle fonce.

Pas grand chose de plus, si ce n'est un infléchissement notable dans le ton, de plus en plus embarrassé. Oh ce n'est pas grave, mais si des nouvelles arrivent – il va peut-être rentrer ! - on veut pouvoir la joindre à tout moment. On lui confie un téléphone portable (en 1998 elle n'en a jamais vu de sa vie, on lui explique le fonctionnement, pas compliqué) et on lui propose toute l'aide qu'elle peut demander...

Ce qu'elle veut, c'est simplement parler à son mari et savoir comment il va, car cette histoire devient louche. Justement, on va la contacter, pas de problème...

Tout s'accélère, rentrée chez elle, la porte encore ouverte elle se précipite sur son téléphone qui sonne dans le vide, la liaison est mauvaise, le Médecin-Chef de l'hôpital principal « là-bas », lui annonce que son mari va être rapatrié à Paris en urgence, dès qu'il sera transportable.

Comment ça transportable ? La vérité déchire le brouillard, il n'y a jamais eu de jeep, ni de permission et il faut stabiliser un état critique. Paris va envoyer un avion médicalisé en urgence, qu'elle prenne ses dispositions. Le Régiment? Bien sûr que tout le monde est au courant, premier informé! « Je vous rappelle ».

C'est une autre femme qui rappelle le Bureau, pas question de leur montrer ses larmes et sa peur, ses paroles claquent, personne ne s'attend à ça, panique à bord. Oui ils savaient, non ils ne voulaient pas l'inquiéter, bref on s'enlise... elle raccroche.

Une pause avec les enfants, à qui elle ne dit rien. Effort surhumain, ce ne sera pas le dernier.

Puis elle contacte des amis, range l'appartement, fait sa valise quand le Chef la rappelle. Penaud, embêté, il ira même jusqu'à lui proposer de prendre les enfants en pension. Non, « les 5 » resteront ensemble à la maison, c'est elle qui leur parlera, interdiction de les approcher. Voiture , chauffeur et... Médecin-chef accompagnateur sont mis à sa disposition. Elle sera à Paris quand l'avion atterrira, mais on ne sait pas ...assez de mensonge, de faux-fuyants. L'assistante Sociale ( ???) lui a retenu une chambre, pour une durée indéterminée.

Aux enfants après l'école, elle dit la vérité, le peu qu'elle sait. Elle va chercher Papa. Téléphonera tous les jours, leur fait les recommandations d'usage. W. est courageuse, un de ses fils manque de la faire déraper, il a toujours eu le chic pour les réflexions qui dérangent. « Il sera comme avant Papa ? Tu promets ? ».

Elle regarde l'enfant, dur, tendu comme un arc, un accord silencieux, « veille sur les petits »...

« oui, je promets. »

Du trajet dans la nuit, des mots elle ne garde qu'un vague souvenir, Paris, l'hôpital.

Café. Café. Non l'avion va arriver. On ne sait rien. Le jour se lève sur une triste matinée d'hiver qui plombe la capitale. Combien de temps, une heure? Plus? Café.

Le Médecin-chef du service de réanimation se précipite dès son arrivée, lui serre les mains, très fort, ne ment pas. Tout est prêt, la salle d'opérations, la banque de sang... Une équipe entière est en place, elle les voit courir dans les couloirs, l'ambulance arrive, après tout c'est l'un des leurs... à double titre. Elle a demandé à voir son homme, quelques secondes. Un brancard surmédicalisé, irréaliste, le Médecin-chef ( elle l'avait oublié celui-là...) manque de tomber dans les pommes, elle s'approche, choc.

Sur les paupières des compresses avec un sparadrap. Il n'entend rien, ne voit rien, n'est pas là.

Le silence, l'équipe guette un signe pour foncer, un regard, les yeux dans les yeux avec le mandarin, un murmure, « sauvez-le »... tout le monde disparaît derrière les portes infranchissables...

L'attente commence, dès qu'une porte s'ouvre elle sursaute. A bout de nerfs va acheter les journaux à l'ouverture de la boutique de l'hôpital, ils en savent toujours plus que tout le monde...

Et trouve un entrefilet de 10 mini-lignes dans une rubrique « chiens écrasés », anodin, un attentat, un de plus dans un pays lointain, trois blessés. Elle regarde le médecin-chef, engourdi de sommeil, renonce à lui parler.

Café.

Irruption du Médecin Chef du service, qui va droit vers W., lui serre les mains à les broyer, « scanner ...état...pas d'opération...coma...réanimation...préparation, et vous pourrez le voir. »

Son ombre s'est approchée, n'en perd pas une miette – il faudra rendre compte au retour.

W. lui montre le journal, « il s'agit d'eux ? ... Oui mais... vous l'ignoriez ???? »

Elle lui raconte l'histoire de la jeep et de la permission, il change de tête, empoigne le petit collègue et l'entraîne à l'écart. Elle ne veut pas savoir et lorsqu'il revient vers elle, elle le renvoie dans sa province, non besoin de rien. Merci pour tout ( elle est polie comme un glaçon) et au-revoir, les portes de la réanimation s'entrouvrent , elle s'y engouffre.

Son temps appartient à son mari, elle veut oublier le reste.

Le plus dur commence.

...

Des mois d'hôpital, des mois de rééducation, et finalement, des familles détruites.

Papa est rentré, mais pas tout à fait... comme avant.

Il est des traumatismes ineffaçables.

Pourquoi divulguer aujourd'hui des faits qui se sont passés il y a plus de dix ans... sans nom, ni lieu, ni date.

Parce que ce n'est pas la première fois que cela arrive, parce qu'aujourd'hui des dizaines de personnes vivent un cauchemar mais que personne n'en parle; parce que nul ne sait la détresse d'un enfant à qui on dit qu'il n'a plus de Père ou que celui-ci est vivant – mais dans quel état ?

Parce que ceux qui rentrent même légèrement blessés pour ceux qui s'en sortent au mieux, sont marqués à vie.

Parce que c'est la photo du Président de la République qu'on affiche, ce sont ses mots qu'on publie.

Peu importe de quel côté on se place, droite/gauche, les balles ne choisissent pas leur camp.

Le visage de ces hommes- de tous ces hommes-, le regard de leurs familles personne ne les verra...

On met en place, grande mode, des « cellules d'aide psychologiques », mais ce qu'on ne dit pas, c'est qu'ainsi, on bride la parole de ceux et de celles qui souffrent, qui voudraient crier leur ras-le-bol au monde entier, qu'on entoure jusqu'à ce que « le soufflé soit retombé » – surtout dans les médias - mais dont le reste de la vie sera un enfer...

Et toute cette boue pour la gloire. De quoi ? De qui ?

Une médaille sur un cercueil, des poignées de main aux survivants, une photo sur le buffet ?

Parce que nous n'avons donc jamais rien appris, rien compris...

Parce que tout le monde se fout de la valeur de 31 vies humaines ( 10 morts, 21 blessés ) mais décortique le prix de la paire de sandales de Carla...

Dans les articles parus sur FQ, nous avons dénoncé ces mises en scène rendant crédibles des actes de guerre qui risquent de mettre le feu à la planète prématurément, nous avons accusé Bush et consorts, et moi, fille, petite-fille de résistants morts lors de la Seconde Guerre Mondiale, j'accuse de crime ceux en France, qui les suivent aveuglément.

J'aurai peut être un accident de voiture demain... cela ne prouvera qu'une chose : j'ai raison...

Walkyrie.

Morts sur l'autel de la folie sarkozienne

CASTRES (Tarn), (AFP) - "C'est catastrophique", "c'étaient des membres de la famille", "la ville est marraine du régiment", entendait-on mardi à Castres alors que se répandait la nouvelle de la mort de 10 soldats français en Afghanistan, dont huit basés dans la sous-préfecture du Tarn.

Le 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Castres a envoyé plus de 550 hommes cet été vers l'Afghanistan dans le cadre des renforts décidés par le gouvernement français.

"Il n'ont pas eu beaucoup de temps d'adaptation. On s'inquiétait de les voir partir pour une destination si risquée, les femmes de militaires ne voulaient pas parler de cette mission", dit tristement Laurent Pasquet, patron du tabac de la rue Gambetta au centre-ville.

Des Castrais ont ressorti mardi le ruban jaune qu'ils arboraient en juillet au moment du départ des troupes en soutien aux soldats et à leurs familles. Le député Philippe Folliot (app. NC) est venu à la caserne du régiment, familièrement surnommé le "8", arborant le fameux ruban jaune.

Laurent Pasquet se rappelle en avoir vendu de nombreux en juillet. "C'était une initiative de la femme du chef de détachement, on les a vendus à deux euros au bénéfice des familles", confie-t-il.

M. Pasquet explique qu'il existe un lien profond entre les 47.000 habitants de Castres et le régiment. "Beaucoup sont restés près de Castres après avoir terminé leur carrière, ça enrichit le lien", dit-il en citant un cas dans sa famille.

Philippe Folliot rappelle "les liens très forts qui se sont tissés depuis 1963 et l'implantation du "8" à Castres". "C'est un élément de symbole fort de la ville, tout comme l'équipe de rugby du Castres Olympique. Beaucoup se disent: "c'est ma famille"", souligne le député.

"Ce n'est pas le moment de remettre en cause notre engagement en Afghanistan", ajoute-t-il, en soulignant qu'un hommage national aux victimes se prépare aux Invalides à Paris.

Une pharmacienne, qui requiert l'anonymat, souligne que "pas mal de jeunes filles d'ici ont rencontré leur mari au 8e RPIMa".

"On a beau dire que ce sont les risques du métier, il ne faut pas oublier la dimension humaine, les enfants qui perdent leur papa, la France doit s'incliner devant eux", ajoute-t-elle.

A la mairie, les drapeaux sont en berne depuis le milieu de l'après-midi et les hommages s'accumulent: "A la foi, la force et le courage", a signé un ancien de la coloniale, tandis qu'un autre salue les "actions menées par nos militaires".

Dans un café de la place Jean Jaurès, au coeur de la ville, Florian Castillan, jeune serveur, ne connaît pas encore les noms des victimes mais il s'inquiète: "J'en connais sans doute, il y a peut-être un ami". Son patron, Gilles Liégeois, visiblement marqué, répète: "C'était une destination à risques, c'est catastrophique!".

Les familles des victimes ont été prises en charge par une cellule d'aide. Les rencontres se font dans la caserne, à l'abri du public. Tout aussi discrètement, des bouquets ont commencé à orner le mur d'enceinte.

Article original : Yahoo News

 

Note de P&P : Quelques jours après que Sarkozy ait déclaré que les militaires français étaient des incapables et que Fillon ait annoncé le démantélement de l'armée française, 10 soldats français sont morts en Afghanistan et 21 sont blessés dont certains dans un état grave puisqu'ils n'ont toujours pas tous été rapatriés.

Il est difficile de ne pas penser aux épouses, aux orphelins, aux familles, aux amis, qui parfois porteront pour le reste de leur existence les stigmates de ces dramatiques disparitions.

Et bien sûr une question lancinante revient encore et encore : "A quoi auront servi ces morts ? Pourquoi ?"

Face à tant de douleurs on ne peut que s'interroger sur la présence de 2600 militaires français en Afghanistan qui participent à l'occupation et la destruction de l'Afghanistan.

Même les différentes raisons officielles invoquées au fil du temps laissent songeur :

1/ pourchasser Oussama Ben Laden ?

Soi disant insaisissable depuis plus de 7 ans alors que les satellites militaires détectent des têtes d'épingles, on peut se demander si Oussama Ben Laden ne joue pas le rôle idéal du méchant terroriste introuvable, prétexte d'une occupation sans fin. Remarquons également que selon  Benazir Buttho, les services secrets saoudiens et les services secrets français, Oussama Ben Laden est mort depuis plusieurs années.

2/ Eradiquer les talibans ?

Ne serait-il pas paradoxal que les Etats Unis et leur vassaux tels que Sarkozy ou Brown se mettent soudain en quête de démocratie alors que tant de nations souffrent sous le joug de dictatures, elles-même mises en place par les Etats-Unis.

Non les armées américaines ne sont nullement libératrices, depuis des décennies que ce soit en Corée, au Vietnam, au Guatemala, au Panama, en Iraq... c'est toujours la même histoire. Un prétexte généralement créé de toutes pièces par la CIA (agression, dictature, guerre civile...) est invoqué pour envahir le pays cible puis le piller (appropriation des ressources minières, pris de contrôles des marchés publics et privés, exploitation de la main d'oeuvre, contrôle du territoire,...)

A ce sujet il est piquant de constater que le mouvement des talibans a été créée dans les années 70 par la CIA dans le cadre du développement de plusieurs mouvements islamistes dans les pays entourant la Russie afin d'attaquer à terme cette dernière.

3/ Libérer l'Afghanistan ?

Quel paradoxe, aujourd'hui l'Afghanistan est occupé, bombardé depuis des années, des milliers de civils ont été sacrifiés par l'armée étasunienne et ses laquais, auparavant la population afghane était victime des talibans formés, financés et entrainés par la CIA.

Dans cette histoire la CIA et le Pentagone se situent aux antipodes du libérateur. Le jour de leur arrivée sur la terre afghane a signé le début de l'asservissement et d'immenses souffrances pour le peuple afghan.

Alors pourquoi ? Pourquoi dix jeunes Français sont allés mourrir à des milliers de kilomètres de leurs familles et de leurs amis ?

Comme souvent l'examen des bénéficiaires d'une opération permet également d'en identifier les auteurs.

Cui bono ? A qui profite la situation ? Si l'on se penche sur la situation de l'Afghanistan on se rend rapidement compte que depuis l'invasion étasunienne deux éléments macro économiques ont sensiblement changé :

-d'une part l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d'héroïne, sachant que la production d'opium avait été initiée dès le début des années 80 par la CIA.

-d'autre part les accord concernant un gazoduc majeur permettant d'éviter le territoire russe a été signé en juin 2008.

P.S. : Nous recherchons désespérement  des images prises pendant ou après l'accident , et nous n'osons écouter nos tendances paranoïaques qui répétent insidieusement : "les médias et les politiques vont main dans la main, aucune image des victimes ne sera donc publiée, ce serait mauvais pour la côte de popularité de notre très cher président".

17/08/2008

Le Free Gaza et le SS Liberty voguent vers Gaza

samedi 16 août 2008 - 08h:12

Yvonne Ridley - Press TV

Quand vous lirez ceci, nos deux bateaux le Free Gaza et le SS Liberty devraient avoir quitté le vieux port de Chania en Crète, malgré des prévisions du temps pessimistes et l’annonce de tempêtes.

Nos capitaines ont décidé qu’il est temps de quitter le quai pour des raisons de sécurité et nous longeons donc la côte crétoise pour aller embarquer le reste de nos passagers qui nous attendent patiemment à Chypre.

Il se pourrait que le voyage soit difficile, mais sans entrer dans trop de détails, nous courons sans doute plus de risques en restant à l’arrêt.

Par le passé, Israël a utilisé le Mossad et Kidon pour saboter et détruire des opérations pacifiques ayant pour but d’aider les Palestiniens ou de manifester une solidarité à leur égard.

Depuis la Crête, nous nous dirigerons vers Larnaka, à Chypre, pour prendre le reste du groupe et naviguer vers Gaza afin de briser le siège médiéval que lui impose Israël.

Les médias s’intéressent à nouveau au voyage et il y a des journalistes qui veulent se joindre à nous, tandis que d’autres envisagent de louer leurs propres bateaux … tant mieux, plus on sera nombreux, mieux cela vaudra. Ne serait-ce pas merveilleux d’avoir une immense flottille ?

Les médias s’inquiètent toutefois parce qu’Israël a par le passé ouvert le feu sur des journalistes, en a tués ou arrêtés quand ils essayaient de faire connaître la vérité sur l’occupation brutale de la Palestine.

La lecture d’un communiqué de Reporters sans frontières, publié ce matin me l’a rappelé. Le groupe de défense des droits humains condamnait l’annonce par les Forces israéliennes d’occupation (FIO) de l’arrestation d’Ibrahim Hamad, ingénieur du son travaillant pour l’agence de presse palestinienne Ramattan depuis six mois, sans engager de poursuites contre lui et sans le traduire en justice.

Hamad a été arrêté par des soldats israéliens chez lui à Qalandiyah près de la ville de Ramallah en Cisjordanie le 15 juillet. « L’armée israélienne ne peut sous aucun prétexte procéder à l’arrestation de journalistes ou de collaborateurs des médias sans raison », a dit Reporters sans frontières « Si elle reproche quelque chose à un journaliste, elle doit le dire et communiquer les motifs d’une telle arrestation. C’est pourquoi nous demandons la libération immédiate de Hamad”, a déclaré l’organisation.

Contactée par Reporters sans frontières, la direction de Ramattan a vivement condamné l’arrestation et demandé la libération de son employé. Elle a exigé que les autorités israéliennes donnent les raisons de l’arrestation d’Ibrahim Hamad. “Ce n’est pas la première fois que nos employés sont arrêtés par l’armée israélienne”, a indiqué l’agence.

Les Israéliens se vantent de leur démocratie … ces actions ne sont pas celles d’un État démocratique, mais bien celles d’un État brutal qui essaie d’écraser ceux qui se consacrent à dire la vérité sur les horreurs commises par le régime sioniste et sur sa volonté de mener à son terme, délibérément et lentement, le génocide du peuple palestinien.

Dans quelques jours, nous pourrons voir exactement comment les Israéliens réagiront devant un groupe de militants pacifiques qui veulent arriver à Gaza armés uniquement de leur amour et de leur soutien pour leurs frères et sœurs palestiniens.

Si Israël est vraiment une démocratie libre et ouverte, alors sa marine nous laissera passer, le Mossad cessera de tenter de saboter notre voyage et tous les journalistes à bord, moi-même y compris, pourront dire la vérité sur ce qui se passe dans la plus grande prison à ciel ouvert de la terre, appelée Gaza.

Entre temps, je demande instamment aux FIO de libérer notre frère Ibrahim Hamad et de lui permettre de continuer son travail dans les médias.

Article original : Freegaza - Traduction : amg