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31/08/2008

"Je n'augmenterai pas les impôts, je le jure sur la tête de Chirac."

Note de P&P : Depuis des mois les représentants du gouvernement Sarkozy répètent à qui mieux mieux qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. Voici un petit florilège de ces promesses faites la main sur le cœur :

25/09/2007

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a assuré lundi qu'il n'y avait aucun plan de préparation des esprits à une politique d'austérité. Il promet qu'il n'y aura pas de hausse des impôts.

"La situation, nous la connaissons. Tout est sur la table. Il n'y a pas de  mystère. On n'a jamais rien caché aux Français pendant la campagne. La seule  inconnue pour nous, c'est la croissance, ce ne sont pas les finances publiques",  a-t-il ajouté. Le président Sarkozy a affirmé il y a quelques jours qu'il tablait sur une  croissance de 3% en 2009."Il n'y aura pas d'augmentation d'impôt, a-t-il promisPlus la situation sera difficile, plus on fera des réformes".

Source : LCI

23/06/2008

"Evidemment, le budget de l'Etat, de la sécurité sociale, il est ajusté sur la situation". Mais "ça ne veut surtout pas dire d'augmentation d'impôts, parce que si dans un moment plus difficile sur le plan international et sur le plan de la croissance vous vous mettez à ponctionner les contribuables encore plus, alors vous faites effondrer le reste de croissance", a estimé le ministre du Budget [Eric Woerth]. Et de conclure : "Il faut au contraire tout faire pour développer la croissance, mais par la réforme".

Source : Nouvel Observateur

16/07/2008

"Il n'est pas question d'augmenter les impôts". La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, ne prévoit pas une hausse de la fiscalité pour 2009. "On raisonne à prélèvements obligatoires constants", a-t-elle déclaré RMC et BFM-TV.

Source : La Tribune

 

Note de P&P : Le citoyen français pouvait donc nourrir un légitime sentiment de soulagement en apprenant cette stabilisation des impôts à l'heure où la France s'enfonce dans la crise.

Soulagement accompagné d'un sentiment d'équité un après après que les plus riches fussent l'objet d'un "cadeau fiscal" de 20 milliards d'euros il aurait été particulièrement injuste de faire peser le poids de nouvelles taxes sur les épaules des Français.

Malheureusement les promesses n'engagent que ceux qui y croient surtout quand celles-ci sont proférées par Sarkozy et ses laquais.

Notre cher gouvernement a donc officiellement annoncé ce vendredi 29 août - à la veille du dernier week-end d'août, journalistes, syndicats, associations sont pleinement opérationnels et prêts à réagir dans l'heure à toute nouvelle annonce - l'augmentation de l'impôt sur les assurances-vies, revenus locatifs, dividendes...

 

29/08/08

Pour le financer [le RSA], Nicolas Sarkozy a finalement choisi la mise en place d'une taxe supplémentaire de 1,1% des revenus du patrimoine (revenus fonciers, ...) et de placement (dividendes, assurance-vie...). "J'estime qu'il est normal, dans un effort de solidarité, que chacun contribue à sortir plus de 3 millions de nos compatriotes de la pauvreté ou de l'exclusion", a expliqué le président de la république. Cette annonce a suscité de nombreuses critiques, notamment au sein de la majorité. Ainsi Hervé Mariton, député UMP, parle d'une solution "qui n'est pas acceptable". "Si on dépense davantage d'argent pour le RSA, et ça vaut la peine de le faire, alors il faut faire des économies ailleurs et ne pas créer un impôt nouveau".

Source : La Tribune

 

Note de P&P : Il est piquant de constater que Sarkozy cible particulièrement les revenus générés par l'immobilier locatif, réduisant d'autant l'attractivité de tels placements et par conséquent les volumes d'achat de maisons et appartements.

Cette augmentation d'impôt a été officialisée par Sarkozy 3 jours exactement après que le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables aient annoncé une baisse de 34% des transactions immobilières confirmant ansi que la France s'enfonce depuis quelques mois dans une véritable crise immobilière.

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