26.06.2008
Communiqué Alter Info (2)
L'arrêt n'est pas une surprise aux yeux des initiés. Il est donc inutile de le commenter.
Je constate seulement que la vraie balance de la justice de la France, celle dont l'esprit inspire la politique étrangère du pays, obéit à une autre pérennité du sentiment d'équité de la nation et à une autre conception de la civilisation de la liberté. A partir de l'instant où le Président de la République proclame que la fondation d'un Etat palestinien est une priorité de notre diplomatie , que Jérusalem ne sera pas annexée à Israël et que l'expansion des colonies sera immédiatement et totalement arrêtée dans les territoires occupés , j'ai le sentiment que les historiens de la jurisprudence constateront, une fois de plus, un retard des juristes sur le cours de l'histoire du monde .
Je me félicite de ce que la conscience universelle montre avec constance son chemin à la science du droit .
Je suis contraint d'en appeler une dernière fois au soutien financier de nos généreux lecteurs et amis.
Le Parquet de Mulhouse attendait l'arrêt de la Cour d'appel pour donner suite ou non à la plainte en pénal déposée contre moi par les deux associations qui nous accusent d'antisémitisme. J'ai donc été convoqué par la PJ de Mulhouse pour faire une déclaration prouvant ma bonne foi.
Alter Info restera fidèle à la lutte contre les masques qui, de Montaigne à nos jours, ont fait de tous les grands écrivains et penseurs français des héros universels de la droiture de la raison .
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Article original : Alterinfo.
19:54 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : alterinfo, procès, mulhouse, soutien, liberté d'expression
Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politique
Il y avait aussi des actions plus musclées, comme la protection des manifestations. On débarquait en scooter, casques sur la tête. On encerclait les opposants à nos idées et, à coups de matraque ou à mains nues, on les tabassait. J’ai participé à plusieurs actions dont la presse a parlé. Aujourd’hui, à cause de ça, je suis sous contrôle judiciaire pour violence en réunion" : ainsi parle Mickaël Tolédano, ancien membre du Betar, interviewé par le site Recherches sur le terrorisme. Le Betar ? Un mouvement de jeunesse ultrasioniste effectivement connu pour ses pratiques violentes. Le jeune Rudy H., laissé sur le carreau dans le coma, le 21 juin dernier, après avoir été tabassé square Petit, dans le XIXè arrondissement de Paris, en était-il proche ? Oui, d’après Le Figaro : "Selon des sources informées, il est proche de la Ligue de défense juive comme du Betar, ce dont se défendent ces mouvements". La LDJ, c’est le Betar en pire : cette organisation est interdite, car considérée comme terroriste, aux États-Unis et même jusqu’en... Israël ! Qu’elle soit autorisée en France ne lasse du reste pas d’étonner. Un de ses militants, Anthony Attal, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour sa participation à l’agression de quatre étudiants d’extrême gauche de l’Association générale des étudiants de Nanterre, perpétrée le 30 décembre 2003 à l’intérieur même du tribunal administratif de Paris. Un autre de ces extrémistes, du Betar - les frontières entre les deux groupuscules sont poreuses -, Joseph Ayache, a été pour sa part condamné en août 2004 à 4 mois de prison ferme pour agression raciste (celle de militants pro-palestiniens et d’organisations pacifistes juives, lors d’une manifestation devant devant le siège de la délégation palestinienne en France à Paris).
Le résident du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouloud Aounit, fut lui aussi agressé le 13 novembre 2003. Signalons également les attaques contre l’intellectuel d’extrême droite Alain Soral en 2004 (dans une librairie où il dédicaçait son livre) et contre l’humoriste Dieudonné en 2005 (dont on pense par ailleurs ce qu’on veut). Pire, le 7 avril 2002, en marge d’une manifestation organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France "contre le terrorisme et l’antisémitisme avec Israël pour la paix et sa sécurité", un policier avait été poignardé, un crime attribué à un membre du Betar, jamais interpellé. Des scènes de ratonnades se sont aussi déroulées dans le sillage de la manifestation du 26 février 2006 en hommage à Ilan Halimi, assassiné par Fofana et le "gang des barbares". Le 15 mai dernier encore, 25 nervis de la LDJ ont agressé 5 personnes fermant le Centre international de culture populaire, où est par exemple domiciliée l’Union Juive française pour la paix, au terme d’une conférence sur la Palestine. Voyez le genre d’énergumènes. Mais à ce stade de l’enquête, restons prudent à propos de la fréquentation ou pas par Rudy H. de ces groupuscules extrémistes.
Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il était "connu des services de police", suivant la terminologie usuelle : il a été interpellé, en compagnie de deux camarades, pour "violences volontaires avec arme par destination" (son casque de scooter) et placé en garde à vue à la suite d’une manifestation en faveur des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah organisée en décembre dernier. Et les policiers ont retrouvé sur les jeunes hommes des "projectiles de défense" et des poings américains, comme le narre Le Figaro. Rudy H. n’est donc pas un ange. Or la présentation de son agression par les médias a d’abord laissé croire à une victime innocente frappée au hasard, comme dans l’article du 22 juin de Libération, Un jeune juif entre la vie et la mort après avoir été lynché, qui donne la parole à Raphaël Haddad, le président de l’Union des étudiants juifs de France, qui "considère que les agresseurs ont voulu « fracasser le premier juif qui leur tombait sous la main ». 20 minutes écrit pour sa part : "Samedi, vers 20 h, un jeune homme de 17 ans a été violemment agressé par une bande d’ados alors qu’il marchait, seul, dans le 19e arrondissement de Paris. « Comme tous les jours de shabbat, il portait la kippa », a expliqué son père à RTL, convaincu « à 90% » que c’est pour cela qu’il a été frappé." Le Parisien présente quant à lui l’affaire ainsi : "Coiffé d’une kippa, ce mineur âgé de 17 ans appartenant à la communauté loubavitch, domicilié à Pantin (Seine-Saint-Denis), sortait de chez un ami, vers 20h 30, pour se rendre à la synagogue de la rue Petit (XIXe), lorsqu’il a été stoppé par une quinzaine d’adolescents âgés de 15 à 18 ans. « D’origine maghrébine et africaine, ces jeunes, probablement du quartier, l’ont frappé à la tête avec des béquilles », précise une source proche du dossier. « Ils se sont attaqués à lui parce qu’il est juif, estime Ariel Goldman, vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), présent hier sur le lieu de l’agression. Aujourd’hui, c’est toute la communauté qui est sous le choc. » Décrit par ses proches comme un « gentil garçon de constitution assez fluette», Rudy est scolarisé en deuxième année dans une école de plomberie. Ses parents, rassemblés hier devant l’entrée de l’hôpital Cochin (XIVe ) avec une trentaine de proches, ne comprenaient toujours pas ce qui a motivé « tant de violence » sur un jeune « seul et sans défense". Le Monde enfin livre une version semblable : "Le jeune Rudy H., 17 ans, portait un jean, un tee-shirt et une kippa. Il était seul lorsqu’il a été violemment agressé, samedi 21 juin, aux alentours de 19 heures, rue Petit, dans le XIVe arrondissement de Paris, en se rendant à la synagogue. Les témoins n’ont rien entendu, rien compris. Ils ont juste vu une quinzaine de jeunes hommes d’origine africaine et nord-africaine s’acharner sur le jeune homme et le rouer de coups de pieds, de poings, avec une béquille. L’un de ces témoins a décrit un agresseur sautant à pieds joints sur la victime." Comment dès lors ne pas se scandaliser d’une telle agression, sauvage et raciste ? C’est du reste ce que s’empresse de faire avec une belle unanimité la classe politique, au premier rang de laquelle nos gouvernants, rivalisant d’indignation, du président Nicolas Sarkozy au Premier ministre François Fillon, en passant par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie ou celle de la Justice Rachida Dati.
Or il semble bien que chacun soit tombé dans le piège de la pauvre victime qui n’avait rien fait qu’être juive. Outre les révélations du Figaro sur les drôles d’accointances de Rudy H., les événements de ce 21 juin ne se seraient pas exactement déroulés comme les journaux les ont racontés ci-dessus. Cité par Le Point, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, livre une toute autre version, précisant que l’agression s’est produite "au terme d’une échauffourée opposant une bande d’une vingtaine ou 25 jeunes appartenant à une bande de jeunes noirs à des jeunes européens, dits de la communauté juive en nombre nettement inférieur. Ces jeunes prennent la fuite, l’un d’entre eux (Rudy, ndlr) s’est retrouvé dans un voie sans issue pour lui. Il s’est retrouvé bloqué contre le portillon du square puis bloqué entre deux véhicules où il s’est fait rouer de coups". Le patron du bar tabac situé à 50 mètres du square, interrogé par RTL, a vu toute la scène et il est formel : le jeune homme n’allait pas à la synagogue mais "au front", pour se battre. "J’ai vu passer une vingtaine de jeunes juifs très excités, ils disaient « on va les taper, on va les niquer ». Ils sont allés vers le square et la bagarre a commencé", a-t-il rapporté à l’AFP, cité par L’internaute. Son récit est complété par l’un de ses clients : "J’ai entendu des cris, je me suis mis à la fenêtre et j’ai vu des gens éparpillés dans le square qui se battaient, ça courrait partout, au début il y a plus de juifs que de noirs, puis d’autre noirs sont arrivés et le rapport de force s’est inversé, et les juifs sont partis, abandonnant un de leurs copains. Le seul qui est resté est un jeune juif tombé entre deux voitures, il a été frappé, un type lui a sauté à deux pieds dessus." L’altercation était la troisième de la journée entre ces bandes et Rudy H. avait déjà été impliqué dans l’une d’elles. Il s’agit par conséquent d’un enchaînement de représailles et contre-représailles. Pas question d’excuser ceux qui se sont acharnés sur Rudy H., évidemment, mais on obtient au final, en lieu et place d’une victime innocente, un petit voyou tombé à l’occasion d’une bagarre entre bandes.
Et nos politiques ont comme d’habitude parlé trop vite. Le pire étant que, même une fois les faits rétablis, ils maintiennent leur dénonciation d’une agression antisémite, alors qu’on a vu que les choses sont un peu plus compliquées que cela ! Ainsi Sarkozy, qui se dit "particulièrement choqué de ce qui est arrivé à un jeune Français, sous prétexte qu’il portait une kippa". Non, Monsieur le président ! Il a été tabassé parce qu’il avait participé à une expédition punitive pour se venger d’une première bagarre. Mais évidemment, cette version est moins efficace pour cajoler l’opinion communautariste juive, dont on sait qu’elle est toute acquise à Sarkozy. En quatre mots pour conclure : démagogie et récupération politicienne.
PS : sur le Betar et la LDJ, voir les dossiers consacrés à ces groupuscules par le blog Libre Cours et l’Observatoire du communautarisme.

PS 2 : la librairie parisienne Résistances a elle aussi été prise pour cible par la LDj, ce qui me rend d’autant plus fier d’y être convié le 2 juillet pour un débat où je présenterai mon livre, Sarkozy, la grande manipulation. Je vous en reparlerai.
Article original : Alterinfo.
19:48 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sionisme, racisme, terrorisme, violence, ratonade, tolédano, betar ldj
Sarkozy en Israël : la thèse du suicide s’effondre
La dernière journée de la visite de Nicolas Sarkozy en Israël s’est achevée dans un vent de panique mardi.
Le porte-parole des services de sécurité de l’aéroport Ben-Gourion, Shlomi Sagi, a indiqué qu’un agent de police s’était suicidé alors que le Nicolas Sarkozy s’apprêtait à monter dans son avion. Un autre porte-parole, Micky Rosenfeld, a dans un premier temps du démentir les affirmations d’un officier qui faisait état d’une tentative d’assassinat. Hier soir à 23h, le commandant de police du secteur, Nissim Mor, a précisé qu’il ne s’agissait que d’une « tentative de suicide ». Pourtant, des images de la télévision israélienne montraient bel et bien en boucle les images du corps d’un homme recouvert d’un drap sur le tarmac.
Dans la nuit, les autorités israéliennes ont donné l’identité de l’homme décédé dans des cironstances peu claire. Il s’agit d’un Druze de 32 ans, Raed Ghanen, originaire de Beit Dajan, une localité du nord d’Israël.
La famille de ce garde-frontière israélien refusait mercredi de croire à la thèse officielle du suicide, selon les médias israéliens.
“Il n’avait aucune raison d’attenter à sa vie, il s’agit peut-être d’un accident, ou il a été tué par un autre garde israélien pour une raison qui nous échappe“, ont-il déclaré.
Son père Assad a pour sa part raconté que son fils avait quitté mardi matin son domicile pour rejoindre son unité et avait le moral.
“Il avait une famille, une maison, des amis, et des projets pour l’avenir, et il n’avait aucune raison de se suicider“, a encore précisé le père.
Son frère a indiqué qu’un représentant de la police était venu informer la famille qu’une enquête avait été ouverte sur les circonstances de la mort de son frère.
La famille a engagé un avocat afin d’obtenir une enquête “complète et détaillée” ainsi que l’accès aux vidéos enregistrées par les caméras de surveillance de l’aéroport Ben Gourion.
Développement à 14h30 :
Selon la Zavtra, quotidien russe, le Service fédéral de sécurité de la Fédération Russe (FSB) aurait fait un rapport au Premier Ministre Poutine et au Président Medvedev aujourd’hui indiquant que le président français Nicolas Sarkozy aurait « échappé de peu » à une tentative d’assassinat au cours de son départ de l’aéroport Ben-Gourion après une attaque qui aurait laissé un agent de sécurité français et un policier israélien morts.
Le quotidien moscovite indique également que, selon les analystes du FSB, la version officielle qui défend la thèse du suicide ne servirait qu’à masquer une « réalité évidente ». Il ajoute encore que cette tentative d’assassinat aurait été planifiée par des intégristes religieux après que, lors de son discours devant la Knesset, le président Sarkozy ait indiqué que Jérusalem devait être divisée.
Développement à 15h30 :
Selon un article d’Haaretz mis en ligne en début d’après-midi, le tireur décédé, se serait situé sur un des toits de l’aéroport, armé d’un fusil d’assaut M-16 (la version des autorités israéliennes affirment qu’il se serait suicidé à l’aide d’une arme de poing depuis sa guérite de garde-frontière).
Le célèbre journaliste israélien Barry Chamish, qui avait enquêté sur l’assassinat d’Ythzak Rabbin, ne croit pas un instant à la version du suicide. Lire son article (en anglais)
Analayse publiée le 25 juin 2008 par Dojdia sur le forum "Signes des Temps"
Note de P&P : Et que s'est-il passé le lendemain dans l'aéroport Ben Gurion ? Une vaste simulation de sauvetage d'un avion victime d'une opération terroriste. Parfois le hasard fait bien les choses n'est-ce pas ?
Qu'imaginer de mieux qu'une fermeture de l'établissement afin de faire disparaitre toute trace de l'événement de la veille ?
01:16 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, suicide, video, ben gurion, aéroport, tel aviv, rosenfeld
25.06.2008
Israël prépare une nouvelle agression
JERUSALEM - L'armée israélienne a refusé vendredi de confirmer ou de démentir une information du "New York Times", selon laquelle son aviation a effectué début juin un vaste exercice en prévision d'une éventuelle attaque contre l'Iran.
Note de P&P : Le silence d'Israël ressemble au désormais fameux test de l'orteil : on orchestre une pseudo fuite dans les médias et sans se mouiller on observe les réactions de l'opinion publique. Si ça tourne au vinaigre on dit par exemple que c'est une invention des médias en quête de sensationalisme.
Selon le quotidien new yorkais, qui cite vendredi des responsables américains, plus d'une centaine de F-16 et F-15 israéliens ont réalisé cet exercice grandeur nature dans la première semaine de juin au-dessus de la Méditerranée orientale et la Grèce. Les avions ont parcouru quelque 1.500km, à peu près la distance séparant l'Etat hébreu de la centrale iranienne de Natanz, où sont installés des centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium.
Note de P&P : Nulle mention ici du fait que cet uranium est destiné exclusivement à un usage civil et que son taux d'enrichissement est très largement inférieur aux concentrations nécessaires à une application militaire.
Des appareils ravitailleurs et des hélicoptères pour le secours aux pilotes ont participé à ces manoeuvres militaires, a ajouté le "New York Times". L'armée de l'air israélienne "s'entraîne régulièrement pour diverses missions afin de faire face aux défis posés par les menaces" contre l'Etat hébreu, a commenté l'armée. Le porte-parole du gouvernement Mark Regev s'est refusé à tout autre commentaire.
"Israël a toujours été en position de se défendre contre tout adversaire et toute menace", a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert dans un entretien paru mercredi dans le magazine allemand "Der Spiegel".
Note de P&P : Vous aurez noté la délicieuse hyperbole : "faire face aux menaces", Israël détient un arsenal de 200 ogives nucléaires, a tenté d'envahir le Liban il y a quelques mois et conduit des maneuvres militaires grandeur réelle alors que l'Iran tente de produire de l'électricité d'origine nucléaire. Alors au-delà des mensonges proférés des médias : qui menace qui ?
Selon un responsable du Pentagone qui a requis l'anonymat, "il a été signalé qu'un important exercice a eu lieu, auquel des dizaines et des dizaines d'appareils ont participé. Nous surveillons tous les jours, et cela a été signalé".
Un autre responsable du ministère américain de la Défense a noté que ces manoeuvres peuvent être interprétées comme un signal envoyé à l'Iran et au reste de la communauté internationale. "C'est une des appréciations que l'on peut faire de cet exercice. Ils (les Israéliens), comme le reste de la communauté internationale sont inquiets au sujet de l'Iran, et l'Iran a fait part de ses intentions hostiles à l'égard des Israéliens", a-t-il dit.
Note de P&P : Il est piquant de constater comment l'armée étasunienne parle au nom de la communauté internationale. Au-delà de ces habituelles dérives hégémonistes, la Russie, l'Inde, la Chine, pour n'en citer que quelques-uns ont des points de vue forts différents et bien plus justes sur les menaces qu'Israël et les Etats-Unis exercent sur l'Iran.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé jeudi sa détermination à poursuivre le programme nucléaire iranien, assurant que les pressions internationales n'avaient pu briser la "volonté de la nation iranienne".
Il s'agissait de sa première déclaration depuis que le groupe des Six (les cinq permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne) a présenté le 14 juin à Téhéran de nouvelles propositions pour l'inciter à suspendre l'enrichissement d'uranium. Le gouvernement iranien avait déjà fait savoir qu'il n'accepterait pas l'offre des Six si elle impliquait le gel des activités sensibles.
Note de P&P : L'Iran se retrouve menacé parce qu'il développe du nucléaire exclusivement civil alors que ceux-là même qui profèrent ces menaces sont armés jusqu'au dents et ont utilisé sur des populations civiles armes nucléaires et autres armes chimiques.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté trois séries de sanctions à l'encontre de l'Iran pour son refus de suspendre des activités l'enrichissement, susceptible de servir à la fabrication d'armes nucléaires. Téhéran assure que son programme nucléaire est destiné uniquement à des fins civiles et revendique son droit à l'indépendance énergétique.
Note de P&P : Dans leur exercice de propagande les journalistes auraient pu ajouter que le caractère exclusivement civil de ce programme a été officiellement attesté par l'AIEA.
A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a mis en garde contre tout usage de la force contre l'Iran. "Le droit international protège clairement l'intégrité territoriale de l'Iran et de tout autre" pays, a-t-il dit.
Note de P&P : Malheureusement seul le droit du plus fort est respecté dans le monde des psychopathes. Après l'Afghanistan (pour un soi-disant terroriste, agent de la CIA, qui court toujours), l'Irak (pour des armes de destruction massives inventées de toute pièce), le Liban (pour avoir eu l'outrecuidance de se défendre contre des agression israéliennes), l'Iran (pour le développement d'armes nucléaires fantasmées) semble être le prochain sur la liste des cibles des malades au pouvoir à Washington ou à Tel Aviv.
Selon Martin Van Creveld, spécialiste des questions de défense à l'Université hébraïque de Jérusalem, Israël se prépare de "longue date" à ce type d'opérations, qui a des précédents. En 1981, l'aviation israélienne avait bombardé la centrale nucléaire irakienne d'Osirak, pour mettre fin au programme nucléaire de Saddam Hussein alors au pouvoir. En septembre 2007, Israël a bombardé une installation en Syrie, un réacteur nucléaire construit avec l'aide nord-coréenne selon des responsables américains.
Note de P&P : De fait l'invasion de la Palestine en 1947, le génocide du peuple palestinien qui dure depuis plus de 60 ans, les nombreuses guerres menées contre ses voisins font qu'Israël se prépare de longue date. On peut même se demander si la vocation fondamentale d'Israël n'est pas d'être en permanence sur le pied de guerre, oeuvrant depuis la genèse à la destruction systématique de l'autre. Dans ce monde-là il y a deux types d'individus : les élus et les autres...
D'après M. Van Creveld, un raid israélien en Iran permettrait probablement de "paralyser les plus importantes installations nucléaires iraniennes". Mais, ajoute-t-il, "je serais très surpris si Israël pouvait mettre KO tout le programme, qui selon tous les renseignements apparaît à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé". AP
Note de P&P : "programme...à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé", ici M. Van Creveld prépare le terrain pour des mois de bombardements et de massacres intensifs. C'est un peu comme la chasse à Ben Laden en Afghanistan ou aux armes de destruction massives en Irak, ils sont tellement bien cachés qu'il faut exterminer toute la population, prendre le contrôle du pays (et bien sûr de ses ressources) pour finalement réaliser qu'il n'y a jamais vraiment de Ben Laden (tel qu'on nous le présente), d'armes de destruction massive iraquiennes ou de programme nucléaire militaire iranien.
16:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, van creveld, iran, nucléaire, onu, aiea, uranium
Pétition pour préserver l'enseignement supérieur et la recherche
Cet appel est destiné à être signé par les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur (de tous statuts) ainsi que par les personnes n’y exerçant pas mais souhaitent exprimer leur soutien.
La communauté scientifique a montré depuis plusieurs années sa volonté d’améliorer le dispositif de recherche et d’enseignement supérieur, en faisant des propositions concrètes qui restent d’actualité. Toutefois la profonde restructuration de l’enseignement supérieur et de la recherche actuellement engagée par le gouvernement conduit à mettre l’activité scientifique sous contrôle direct du pouvoir politique (bien au delà de la définition des grandes orientations dont il a la responsabilité). De nombreuses voix ont critiqué les mesures gouvernementales, en particulier des directeurs de laboratoires, des médaillés du CNRS, son conseil scientifique (dont ses membres étrangers), des conseils d’universités, des assemblées de laboratoires ; le Conseil d’Administration du CNRS n’a pu se tenir le 19 juin traduisant notre profonde inquiétude face à la restructuration imposée à cet organisme, qui menace sa cohésion et son indépendance. Afin de sortir d’une crise qui ne peut qu’affaiblir la recherche française, et de retrouver la confiance nécessaire pour réformer nos institutions dans le sens de l’intérêt collectif, nous demandons donc aujourd’hui :
1 – Que toute évolution du dispositif de recherche se fasse dans le respect de l’autonomie scientifique et des principes de collégialité et de démocratie des institutions universitaires et de recherche.
2 – Que des moyens suffisants, financiers comme humains (chercheurs et enseignants-chercheurs, personnels de soutien technique et administratif), soient attribués aux universités et aux organismes, sur une base pluri-annuelle. Les établissements pourront ainsi construire une politique scientifique, leurs laboratoires pourront développer leurs propres projets et le principe de fonctionnement de la recherche et de l’enseignement supérieur sur la base de postes statutaires, garant d’une indépendance effective, sera préservé.
3- Que le CNRS couvre tous les champs du savoir, afin de pouvoir développer une politique scientifique globale et faire collaborer les disciplines entre elles.
Ces demandes ont un coût, qui peut être assumé à l’intérieur de l’enveloppe globale affectée à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Nous sommes déterminés à inscrire notre action dans la durée. Conscients de notre responsabilité dans la mise en oeuvre d’une évolution du système d’enseignement supérieur et de recherche, nous nous engageons à n’accomplir aucune tâche qui contribuerait à affaiblir les fondements mêmes de notre activité et son avenir à court terme, en cohérence avec le communiqué du 23 juin signé par des directeurs de laboratoires et des responsables d’instances scientifiques. Si nous ne sommes pas entendus, nous mettrons en place une grève administrative progressive ; en particulier, nous nous engageons à :
1- Suspendre notre participation aux activités d’expertise et d’évaluation pour l’ANR et l’AERES.
2- Refuser de transmettre toute donnée permettant le pilotage de la recherche au moyen d’indicateurs contournant l’expertise scientifique.
3- Dans un second temps et si le gouvernement reste sourd à nos demandes légitimes, pour les directeurs de laboratoires, les responsables d’instances scientifiques et les membres de ces dernières, démissionner de leurs mandats.
Article original et pétition : Sauvons la recherche.
16:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, enseignement supérieur, grève, pétition, cnrs
24.06.2008
Mieux vaut naître riche et en bonne santé que pauvre et malade
PARIS - "Logique anti-sociale", "déclaration de guerre", "provocation": le directeur de l'Assurance-maladie Frédéric Van Roekeghem a provoqué mardi un tollé général des associations de malades, organisations de médecins, partis de gauche ou encore syndicats, en préconisant de ne plus rembourser qu'à hauteur de 35%, au lieu de 100%, certains médicaments pour les malades atteints d'une affection de longue durée (ALD).
Selon le directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie (UNCAM), les mutuelles rembourseraient le reste, avec le risque d'une hausse des cotisations pour les assurés. Sa proposition concerne les médicaments à vignette bleue, dont le service médical n'a pas été reconnu comme majeur.
Marchant sur des oeufs, le gouvernement jure que les malades continueront à être pris en charge à 100%, sans fermer la porte à cette proposition. "C'est une proposition, elle mérite d'être étudiée", a jugé Roselyne Bachelot lors du 20h de France-2, annonçant une réponse sur les mesures proposées "vers le 15 juillet".
"Mon but, c'est de faire en sorte que les médicaments des personnes qui sont atteintes d'affections de longue durée, par un moyen ou par un autre, soient pris en charge à 100%", a assuré la ministre de la Santé, reconnaissant qu'"il y a des traitements d'accompagnements qui sont très utiles à ces malades".
La proposition consisterait à "transférer aux mutuelles à peu près pour 250 millions d'euros de ces médicaments", a expliqué Mme Bachelot. Mais il n'y a "aucune raison que les mutuelles augmentent puisqu'en même temps on baisse le prix des médicaments", a-t-elle estimé. Quant aux "8% des malades qui n'ont pas de mutuelle", ils "seraient pris en charge et accompagnés".
Dans un entretien dans "Les Echos" de mardi, M. Van Roekeghem propose également de revoir les conditions d'entrée dans le dispositif ALD permettant une prise en charge à 100%. Parmi les ALD figurent actuellement une liste d'une trentaine d'affections, comme le cancer, le diabète, les maladies de Parkinson ou d'Alzheimer, la sclérose en plaques ou l'hypertension artérielle, ainsi que d'autres maladies graves évolutives ou invalidantes.
Les réactions ne se sont pas faites attendre. Dans un communiqué diffusé mardi, MG-France, premier syndicat de médecins généralistes, "dénonce la provocation du directeur de l'Assurance-maladie". "A quoi sert-il de payer en impôts et cotisations la Sécurité sociale, si même les plus malades ne sont plus couverts?", interroge MG.
"En France, 7,4 millions d'assurés sociaux, dont l'âge moyen est de 61 ans, sont atteints d'une ALD", rappelle de son côté la Confédération médicale hospitalière (CMH), pour laquelle "les déclarations du directeur de l'UNCAM sonnent soit comme un tocsin soit comme une provocation". Pour la CMH, "il remet en cause le pacte de solidarité face à la maladie et clairement organise la privation de soins".
Plus mesuré, Michel Chassang, président de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), a jugé la mesure envisagée sur les vignettes bleues "possible mais à une condition qu'elle soit accompagnée d'un plan social (...) pour s'assurer que tous les Français aient bien une couverture complémentaire qui prenne en charge ce différentiel". Sans cela, la mesure serait "très injuste", a-t-il jugé sur France-Info.
Du côté des associations de malades, Act Up parle de "déclaration de guerre" et estime que "la fin de la prise en charge à 100% des ALD confirmerait la mort de l'Assurance-maladie". Pour l'association de lutte contre le Sida, "Eric Woerth a beau démentir, nous ne sommes pas dupes: il s'agit bien là d'un ballon d'essai pour aller un cran plus loin dans le démantèlement des droits des malades".
"Le gouvernement s'attaque aux soins des personnes âgées et des malades gravement atteints", dénonce de son côté le Parti socialiste. Pour le PS, "cette annonce met en cause l'égalité devant la santé, la politique de santé publique, et va réduire encore le pouvoir d'achat des plus fragiles".
"Si ces annonces devaient se traduire en mesures concrètes", estime enfin la CGT, "elles auraient des conséquences assurément néfastes pour les malades atteints de pathologies lourdes", écrit le syndicat qui parle de "propositions (...) insupportables". AP
Note de P&P : Sous le soleil rien de nouveau, la bande à Sarkozy poursuit son démantélement de la société française : la solidarité, la charité, l'entraide, le partage, la connaissance.
Après les jeunes de banlieue, les fonctionnaires, les chômeurs, les retraités, c'est aux malades de longue durée d'y passer.
Comme d'habitude les excuses avancées sont aussi navrantes que pathétiques, on invoque le sempiternel déficit de la sécu (qu'il est simple d'entretenir le déséquilibre d'un budget en grévant systématiquement les recettes et en stigmatisant les excès de dépenses) on parle d'une proposition innocente par ci (voir le test de l'orteil).
Ormis une immense envie de vomir sur les seillants tailleurs rose bonbon de notre délicieuse ministre de la santé dont les orientations politiques sont décidemment aussi nauséabondes que les choix vestimentères, ce projet de rendre encore un peu plus insupportable la souffrance des malades les plus faibles me rappelle ces quelques lignes écrites par Martin Niemoller, un pasteur luthérien à l'époque du nazisme :
« Ils ont commencé par s’en prendre aux communistes ; comme je n’étais pas communiste, je n’ai pas protesté.
Ensuite, ils s’en sont pris aux juifs ; comme je n’étais pas juif, je n’ai pas protesté.
Après quoi, ils s’en sont pris aux catholiques ; comme je n’étais pas catholique, je n’ai pas protesté.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »
Ces quelques lignes illustrent bien la période charnière que nous traversons, ces derniers mois où nous pouvons encore nous opposer au totalitarisme... avant que ce ne soit trop tard. Pour paraphraser le pasteur Martin Niemoller :
Sarkozy a commencé à s'en prendre aux jeunes de banlieue, comme je n’étais pas un jeune de banlieue, je n’ai pas protesté.
Ensuite Sarkozy s'en est pris aux immigrés, comme je n’étais pas immigré, je n’ai pas protesté.
Après quoi Sarkozy s'en est pris aux malades, comme je n’étais pas malade, je n’ai pas protesté.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.
22:46 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : malade, sida, cancer, longue durée, sarkozy, sécurité sociale, déficit
Le gouvernement fait la pub de ses mesures pour le pouvoir d'achat
PARIS - "Vous êtes impatients, nous aussi." Pour rappeler aux Français sa promesse d'améliorer "mois après mois" le pouvoir d'achat et insister sur les "nombreuses réformes" déjà engagées sur ce thème, le gouvernement lance lundi soir une large campagne de publicité à la télévision et sur internet.
Sur une musique qui se veut positive, des Français font construire leur maison ou rangent leurs courses, heureux d'avoir bénéficié d'un pouvoir d'achat en hausse grâce aux décisions gouvernementales, tandis qu'un slogan promet des avancées semblables à tous: "c'est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d'achat". Cinq spots sont programmés à partir de lundi, pour pointer la défiscalisation des heures supplémentaires ou des revenus du travail étudiant, l'aide à la location ou encore la réduction d'impôt pour les nouveaux propriétaires immobiliers.
Ces clips seront diffusés sur les chaînes nationales et sur la TNT, relayés par une campagne dans la presse et sur Internet, le tout pour 4,33 millions d'euros. C'est un coût "bien inférieur" à d'autres campagnes comparables, a assuré Thierry Saussez, le nouveau délégué interministériel à la communication chargé de coordonner toute la communication du gouvernement. Cela "ne représente que 0,03 du coût prévu des mesures principales sur le pouvoir d'achat en un an", a-t-il plaidé, faisant savoir aux journalistes que la radio avait été écartée du plan de communication pour des raisons budgétaires.
"Le pouvoir d'achat est une préoccupation légitime", a reconnu François Fillon, venu présenter lundi matin cette campagne qui représente "un progrès démocratique" parce qu'elle permettra aux Français de comprendre l'action du gouvernement. "Nous avons pris depuis un an beaucoup de mesures (...) Toutes nécessitent d'être expliquées pour qu'elles soient comprises et pour qu'elles soient intégrées par nos concitoyens", a souligné le Premier ministre, estimant que l'information sur ces points était "un droit".
Mais pour le porte-parole du PS Julien Dray, cette campagne "onéreuse" est "du plus mauvais goût au moment où on explique que les Français vont devoir se serrer la ceinture". Ils "ont très bien compris qu'ils n'avaient pas grand-chose à attendre du paquet fiscal et des autres réformes proposées par M. Fillon", ajoute le député socialiste dans un communiqué.
Thierry Saussez a rappelé que d'autres gouvernements avaient lancé dans le passé de telles campagnes pour promouvoir leur action, citant l'exemple de "l'énorme" communication qui avait accompagné le lancement des 35 heures sous le gouvernement Jospin.
Nicolas Sarkozy, qui avait poussé à la nomination de Thierry Saussez à la tête du Service d'information au gouvernement afin d'améliorer une communication gouvernementale marquée par des couacs, a sélectionné la campagne avec le Premier ministre. "Il considère que c'est justement parce que c'est difficile, parce que c'est compliqué, parce qu'il y a des risques d'inflation, parce que l'environnement économique est problématique (...) qu'il faut mettre le mieux possible à la disposition des Français toutes les mesures qui les concernent", a rapporté Thierry Saussez.
François Fillon a lui détaillé la liste de toutes les mesures déjà en application ou prévues par le gouvernement. "Nous avons injecté cinq milliards d'euros d'heures supplémentaires dans l'économie (...), nous avons fait économiser 600 millions d'euros aux locataires en réduisant la caution à un mois et en indexant les loyers sur les prix (...), nous avons permis à 700.000 locataires d'économiser 8% à 10% du coût de leur emprunt immobilier pour devenir propriétaire", a-t-il notamment listé.
Un site internet reprendra, sous une forme très pratique, l'ensemble de l'action déjà existante ou à venir du gouvernement en la matière.
Thierry Saussez a ajouté que d'autres campagnes seraient menées à l'avenir, notamment sur la mise en place du Grenelle de l'environnement, les politiques ou les mesures en faveur des très petites entreprises. "Mais je ne peux pas prendre d'engagement car nous sommes en pleines discussions budgétaires et elles sont extrêmement chaudes", a-t-il précisé aux journalistes.
Source : La Tribune - 23/06/2008
09:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, propagande, publicité, fillon, politique, saussez
23.06.2008
Ils se marièrent et expulsèrent beaucoup d'enfants
17:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carla bruni, sarkozy, politique, ump, mariage, explusions, enfants
19.06.2008
Impeach Bush
Parmi les nombreuses pétitions soutenant l'impeachment de Georges Bush, l'une d'entre elle permet aux non-étasuniens de participer. Vous pouvez donc ajouter votre nom à la pétition initiée par democrats.com
15:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bush, impeachment, kucinich, politique, irak, afghanistan, crime contre l'humanité
18.06.2008
Lesieur et l’huile de moteur dans nos assiettes
que vont-ils faire de plus de 40 000 000 litres d’huile frelatée ??? Le nombre d’appels sera déterminant pour que la transparence se fasse.
Merci.
Rappelons brièvement les faits :
La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne.
Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d’autres multinationales de l’agroalimentaire.
Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d’huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
Même s’il n’est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.
Que croyez-vous qu’il arriva ? Ces empoisonneurs dont l’avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d’utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde.
Le pire, c’est qu’ils ont eu l’accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n’en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Cela fait eviron 100 grammes de saloperie par habitant à faire ingurgiter !
La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d’interdire l’utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier.
Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment dans des produits contaminés à l’huile de moteur !
C’est le Canard Enchaîné qui a révélé l’affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout le monde s’en fout.
La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois :
Enfin hier, le Canard publie des notes internes de l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l’envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en chiant dans leur froc et priant que l’info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.
“Il a été décidé hier en réunion de crise à l’ANIA de ne pas répondre au Canard enchainé formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé.
Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.”
“Par rapport à l’article de mercredi dernier,cette nouvelle parution n’apporte pas d’éléments clés supplémentaires et n’est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu’une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l’huile de tournesol, ce qui n’était pas le cas la semaine dernière mais que l’on craignait”
Ces gens là sont capables d’importer n’importe quelle denrée alimentaire de l’autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l’argent. Ils n’ont plus la moindre emprise sur la “traçabilité” des produits qu’ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n’importe quelle autre merde. Et qu’ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante.
D’ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d’exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d’une pression sur l’emploi et le salaire des salariés français.
Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies suremballées dans d’affriolants plastiques aux couleurs vives.
Article intégral consultable sur Bellacio - 12 juin 2008
Mise à jour du 16 juillet 2008 : le blog "Scandale du siècle" est dédié à cette affaire. N'hésitez pas à le visiter.
09:52 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : lesieur, huile, empoisonnement, canard enchainé, ania


