Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/05/2008

Le masque de la candeur

A première vue Olivier Besancenot fait figure d’exception au sein de la classe politique française, une blanche brebis au milieu de prédateurs assoiffés de pouvoir.

Alors que les dirigeants cumulent postes et rémunérations, le sympathique Olivier se contente d’un modeste emploi de facteur.

Alors que les autres leaders politiques servent la soupe aux grands patrons, Olivier Besancenot dénonce combien le peuple français est exploité par une poignée de privilégiés. 

Lorsque ses homologues parlent de sacrifice nécessaire, de français gâtés et capricieux, d’avantages sociaux d’un autre temps, de mécontentement passager, Besancenot est bien conscient de la colère grandissante et légitime qui croit au sein de la population française, et à ce titre il n’exclut pas une grève générale

Pour couronner le tout, Besancenot, menace grandissante aux yeux des puissants de ce monde, se retrouve victime d’un vaste complot visant à espionner ses moindre faits et gestes. La société Tazer France serait à l'origine de ces espionnages car l'intéressé aurait et l’outrecuidance de faire état des 265 décés dus à cet instrument soi-disant inoffensif.

Dans cette histoire cousue de fil blanc quelques éléments peuvent tout de même nous laisser songeur : 

- tout d’abord rares sont ceux qui arrivent au sommet d’un parti, cumulent des heures de médiatisation sur les plus grandes chaînes, alignent plusieurs élections présidentielles sans être soutenus par les puissants de ce monde. Tout simplement parce que la clique qui possède les médias contrôlent de fait les hommes politiques qui ont le droit d’exister et qui ceux qui ont le droit d’exister sont ceux qui préservent le somment de la pyramide. 

- les puissants de ce monde nous ont habitué à orchestrer des fuites. Le peuple apprend alors qu’untel ou untel était l’innocente victime d’écoutes téléphoniques par exemple, et gagne automatiquement la sympathie des masses. Ou à l’inverse le peuple apprend via ses chers médias qu’untel se vautrait dans la fraude fiscale en plaçant des millions sur un compte au Luxembourg. Ainsi le peuple brûle un jour les idoles qu'il encensait la veille. 

- rarement les élites attaquent directement un individu qui les menace. Généralement un accident inexpliqué, une photo compromettant prise par un tiers, un suicide, l’œuvre d’un tueur fou isolé, les infos collectées/diffusées par un inconnu, permettent de neutraliser anonymement ladite menace. Pourquoi prendriez vous le risque d’être découvert en train d’éliminer un rival alors que de nombreux intermédiaires se feraient un plaisir d’accomplir le sale boulot ? 

Au milieu des centaines d’articles soulignant la fraîcheur de notre sympathique facteur humaniste, voici un document qui offre une perspective légèrement différente : 

A y est! Le petit facteur est devenu grand. Après être passé il y a quelques années dans « Les grosses têtes » de Philippe Bouvard, Olivier Besancenot a été l'invité ce dimanche de « Vivement Dimanche » de Michel Drucker : avant de connaître le Grand Soir, on sera donc obligé de passer par le long après-midi.

Certes Olivier Besancenot a de grandes qualités : un discours sans tabou comparé à d'autres leaders de la gauche, un discours a priori non dogmatique mais pragmatique, un discours pédagogique, et surtout à l'exemple de Georges Marchais il y a quelques années Olivier Besancenot a su parfaitement maîtriser la réalité médiatique dans son ascension politique. 

Pourtant son discours n'est pas dénué d'ambiguïtés ou d'engagements qui peuvent laisser sceptiques : son refus de mettre les mains dans le cambouis car son bilan depuis six ans se limite à parler et à critiquer et non à agir et à réaliser; des propositions sur l 'écologie un peu limitées (il n'a pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007) ...

... des manifs communes avec des islamistes : la laïcité ne semble plus bonne lorsqu'elle fait perdre des parts de marché dans les banlieues; sa propension à utiliser le capitalisme comme bouc-émissaire, à l'exemple de l'extrême droite qui fait de même avec les étrangers.

En 2007, son projet ressemblait à une lettre au Père Noël, parsemé de propositions dignes de Francis Lalanne : comme des diplômes pour tous ou la paix dans le monde. Et près d'un tiers de ses propositions étaient un copié-collé du projet de Ségolène Royal, projet qu'il a pourtant critiqué. 

Par ailleurs de nombreuses rumeurs, pas forcément étayées, concernent notre gentil facteur circulent sur Internet, alors que les médias restent très silencieux à ce sujet.

Pas rumeur : avant de surmédiatiser son job de facteur Olive a été assistant parlementaire au Parlement européen. Leurs salaires varient de 1 500 à 5 000 € mensuels, et il assistait Alain Krivine. Dommage qu'à l'époque il n'amenait pas de caméras pour filmer son activité de col blanc payé par le contribuable.

Pas rumeur? En complément de son salaire de postier Olivier Besancenot percevrait des rémunérations complémentaires de la LCR, ce qui lui permettrait de gagner plus en militant plus.

Rumeur? Olivier Besancenot serait marié avec Stéphanie Chevrier, appartenant à la direction de Flammarion, dont le salaire serait de 10 000 € mensuels. Notons que c'est Flammarion qui a publié le dernier ouvrage d'Olivier Besancenot. Avec un salaire pareil Olive pourrait se mettre au RMI, à moins que son job de facteur ne soit qu'un argument marketing, mais on n'ose y penser.

Le couple occuperait par ailleurs un appartement à Montmartre, dans le 18ème arrondissement de Paris, quartier du Sacré Coeur. Sa copine lui a aussi ouvert son réseau de contacts presse, et dispose d'un savoir-faire en la matière.

Pas rumeur : toujours aussi discret sur sa vie privée, on le comprend, Olivier parle peu de ses deux cousins Hervé et Bertrand qui ne sont pas postiers mais ambassadeurs, job où le SMIC est de 14 000 € 

Quoi qu'il en soit on peut appliquer à Olivier Besancenot la phrase de Laurent Fabius à l'égard de Jean Marie Le Pen : « il pose les bonnes questions mais apporte les mauvaises réponses », tant il est vrai que la politique se limite parfois à un match OM-PSG, où les pseudos combats idéologiques masquent les problèmes réels. Et une véritable démocratie ne peut se passer d'un véritable pluralisme des opinions.

Article original : http://lesamisdanticor44.blogspot.com/2008/05/olivier-bes...

 

Cette dernière remarque est frappée du sceau du bon sens. Combien de pseudo dualité, de faux choix nous a-t-on fait avaler ? droite VS gauche, nouveau PS VS ancien PS, trotkistes VS léninistes, RPR VS UDF … 

Alors que le clivage fondamental oppose le peuple à une minorité d’individus rassemblant tout ou partie des symptômes de la psychopathie dont en particulier une totale absence de conscience (empathie, remords, regrets,…) et qui derrière des idéologies en apparence divergentes comme le sionisme, le communisme ou le néolibéralisme visent le même objectif : asservir et exploiter le peuple. 

Finalement cette pseudo opposition entre l’extrême gauche révolutionnaire et le reste de l’échiquier politique servant le capitalisme n’est-elle pas une nouvelle déclinaison de cette vieille tactique qui vise à créer des antagonismes artificiels où les deux belligérants sont contrôlés par le même maître. 

Il n’est nullement étonnant que Besancenot connaisse actuellement une exposition médiatique grandissante, la crise mondiale qui asphyxie de plus en plus les citoyens (inflation, stagnation des salaires, crise alimentaire, chute des devises, faillites bancaires, décrochage de l’immobilier, endettement, scandales et incompétences politiques...) font monter la colère du peuple. 

De telles conditions réveillent naturellement des velléités révolutionnaires. Pourtant l’Histoire nous montre très clairement les véritables conséquences  de tesl événements

Qu'est ce qu'une révolution, si ce n’est une élite post révolutionnaire qui instrumentalise le peuple pour renverser une élite pré révolutionnaire ? 

Au cours de ce changement de casting le peuple dans tout cela passe du statut d’esclave asservi au statut d’esclave encroe plus asservi et perd au passage quelques représentants dans les bains de sang qui agrémentent généralement ces phases d’extrême hystérisation. 

1789, qu’un sang impur abreuve nos sillons, les têtes qui tombent,  et tout cela pourquoi ? Les années de la Terreur suivie de l’accession au pouvoir d’un tyran mégalomane qui pendant d'interminables années va plonger l’Europe entière dans la guerre et la souffrance. 

1917, même scénario, même résultat, une guerre civile, des procès expéditifs, des boucs émissaires, des exécutions sommaires et tout cela pourquoi ? Des décennies de stalinisme, des dizaines de millions de morts dans les geôles de la police secrète ou dans les goulags de Sibérie.

Le docteur Landovski dans « la symphonie Rouge » offre une analyse particulièrement pertinente des vrais mobiles de la révolution :

La compréhension de la manière dont l’Internationale financière est graduellement, jusqu’à notre époque, devenue le maître de l’argent, ce talisman magique, qui est devenu pour les gens ce qu’étaient autrefois dieu et la nation, est quelque chose qui surpasse en intérêt scientifique l’art même de la stratégie révolutionnaire puisque c’est un art et aussi une révolution. Je dois vous l’expliquer. Les historiens et les masses, aveuglés par les cris et l’éclat de la révolution française, les gens intoxiqués par le fait qu’elle a réussi à enlever tout pouvoir au roi et aux classes privilégiées, n’ont pas remarqué comment un petit groupe de gens mystérieux, prudents et insignifiants avait pris possession du vrai pouvoir royal, le pouvoir magique, presque divin que l’on obtient presque sans le savoir. Les masses n’ont pas remarqué que le pouvoir avait été saisi par d’autres et que bientôt ils leur seraient soumis par un esclavage plus cruel que le roi, puisque ce dernier, vu ses préjudices moraux et religieux, était incapable de tirer profit d’un tel pouvoir. Ainsi, il est arrivé que le suprême pouvoir royal ait été pris par des personnes dont les qualités morales, intellectuelles et cosmopolites leur avaient permis de l’utiliser. Il est clair que c’était des gens qui n’avait jamais été chrétiens mais cosmopolites.

G – Quel est donc ce pouvoir mythique qu’ils ont obtenu ?

R – Ils ont acquis pour eux-mêmes le vrai privilège de frapper la monnaie… Ne souriez pas ou je vais croire que vous ne savez pas ce que sont les monnaies… Je vous demande de vous mettre à ma place. Ma position en lien avec vous est celle de l’assistant d’un docteur qui devrait expliquer la bactériologie à un médecin ressuscité de l’époque d’avant Pasteur. Mais je peux m’expliquer votre manque de connaissance et peux l’excuser. Notre langage utilise des mots qui provoquent des pensées incorrectes sur les choses et les actions à cause du pouvoir d’inertie des pensées, ce qui ne correspond pas aux conceptions réelles et précises. Je dis : monnaie. Il est clair que dans votre esprit apparaissent immédiatement des images de billets et de pièces. Mais il n’en est pas ainsi. La monnaie n’est pas cela ; la vraie pièce qui circule est un pur anachronisme. Si elle existe encore et circule c’est seulement grâce à l’atavisme, seulement parce qu’elle est utile pour maintenir l’illusion, une fiction purement imaginaire pour le présent.

 …

 C’est une vue erronée. Les finances, comme définies par Marx et plus spécialement Engels, sont déterminées par le système de production capitaliste.

R – Exactement mais juste l’inverse : le système capitaliste de production est déterminé par la finance. Le fait qu’Engels énonce l’opposé et essaye même de le prouver est la preuve la plus évidente que les finances gouvernent la production bourgeoise. Cela est ainsi et ça l’était avant Marx et Engels, les finances étaient l’instrument le plus puissant de la révolution et le Comintern n’était rien qu’un jouet dans leurs mains. Mais ni Marx, ni Engels ne révéleront ou expliqueront cela. Au contraire, en utilisant leur talent de scientifiques, ils ont camouflé la vérité une seconde fois dans l’intérêt de la révolution. C’est ce qu’ils ont tous les deux fait.

 

Ces quelques lignes nous montrent que communismeet capitalisme ne sont en fait que les deux faces d'une même pièce où l'objectif fondamental demeure l'asservissement du peuple via des doctrines dont seuls les emballages différent.

 Comme le disait justement Coluche : "le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme c'est le contraire."

La vraie révolution est silencieuse, librement choisie et mûrement réfléchie. Depuis des siècles le peuple est prisonnier de la même cellule faite de la peur et d'ignorance. Une poignée d’individus dénués de conscience joue à merveille avec nos émotions et nous garde éloigné de la vérité. 

Les puissants de ce monde ne craignent pas les kalachnikov, les grèves générales ou les tribunaux populaires, ils craignent les individus qui ne sont plus esclaves de leurs peurs, de leurs croyances, de leurs illusions et de leur ignorance. 

Comme le Magicien d’Oz craint ceux qui connaissent ses ruses et n’ont plus peur de lui : 

Je suis Oz, le Grand et le Redoutable. Pourquoi voulez-vous me voir? Ils explorèrent du regard chaque coin de la pièce, mais ne voyant personne, Dorothée demanda : — Où êtes-vous? — Je suis partout, répondit la voix, mais pour les yeux des vulgaires mortels, je suis invisible. Je vais maintenant m'installer sur mon Trône, afin que nous puissions converser. En effet, la voix semblait à présent venir tout droit du Trône; ils s'avancèrent donc dans sa direction et se tinrent alignés, tandis que Dorothée commençait : — Nous sommes venus vous rappeler vos promesses, ô Grand Oz. — Quelles promesses? demanda Oz. — Vous avez promis de me faire revenir au Kansas, dès que la Sorcière serait détruite, dit la fillette. — Et vous avez promis de me donner une cervelle, dit l'Épouvantail. — Et vous avez promis de me donner un coeur, renchérit le Bûcheron-en-fer-blanc. — Et vous avez promis de me donner du courage, surenchérit le Lion Poltron. — La Méchante Sorcière est-elle vraiment détruite? demanda la voix. Et Dorothée crut percevoir qu'elle tremblait légèrement. — Oui, répondit-elle. Je l'ai fait fondre avec un seau d'eau. — Mon Dieu, fit la voix, comme c'est soudain! Très bien, revenez me voir demain, je dois réfléchir à tout cela. — Vous avez eu tout le temps de réfléchir, s'irrita le Bûcheron.. — Nous n'attendrons pas un jour de plus, gronda l'Épouvantail. — Vous devez tenir les promesses que vous nous avez faites, s'exclama Dorothée. Le Lion Poltron crut bon d'intervenir aussi et d'effrayer le Magicien; il poussa donc un rugissement terrible, si féroce que Toto, alarmé, sauta de côté et culbuta contre un paravent dressé dans un coin, qui s'écroula. Le fracas de sa chute attira leurs regards dans cette direction, et ce qu'ils virent les remplit tous de stupeur. A l'endroit même que leur avait caché le paravent, se tenait un petit vieillard, chauve et ridé, et qui semblait tout aussi étonné que les voyageurs. Le Bûcheron, levant sa hache, se rua vers le petit homme en criant : — Qui êtes-vous? — Je suis Oz, le Grand et le Redoutable, dit le petit homme d'une voix tremblante, mais je vous en prie, ne me frappez pas, je ferai tout ce que vous désirez. Nos amis le regardaient avec stupeur et consternation. — Je croyais qu'Oz était une grande Tête, dit Dorothée. — Et moi, une belle Dame, dit l'Épouvantail. — Et moi, une terrible Bête sauvage, dit le Bûcheron. — Et moi, une Boule de feu, dit le Lion. — Non! vous vous trompiez, avoua humblement le petit homme. Je vous l'ai seulement fait croire. — Fait croire! répéta Dorothée. Vous n'êtes donc pas un Grand Magicien? — Chut! mon enfant, dit-il, ne parlez pas si fort; si l'on vous entendait, ce serait ma perte. Tout le monde me croit un Grand Magicien. — Et vous n'en êtes pas un? demanda-t-elle. — Pas le moins du monde, chère petite. Je ne suis qu'un homme ordinaire. — Oh! vous êtes plus que cela! dit l'Épouvantail d'un ton d'amer reproche. Vous êtes un charlatan. — Très exactement! déclara le petit homme en se frottant les mains, comme enchanté de l'étiquette. Je suis un charlatan. — Mais c'est une catastrophe! dit le Bûcheron. Je n'aurai jamais de coeur, alors? — Ni moi de courage? demanda le Lion. — Ni moi de cervelle? gémit l'Épouvantail, séchant ses larmes du revers de son paletot. — Mes chers amis, dit Oz, je vous en prie, oublions ces vétilles. Pensez plutôt à moi, et à l'embarras où me place votre découverte. — Quelqu'un d'autre sait-il que vous êtes un charlatan? demanda Dorothée. — Personne, à part vous quatre — et moimême, répondit Oz. J'ai dupé tout le monde, pendant si longtemps, que je croyais bien n'être jamais démasqué.

Les commentaires sont fermés.