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28/02/2008

En Israël, les gays sont responsables des tremblements de terre


573252420.jpgLes homosexuels sont responsables de la vague de tremblements de terre qui ont secoué Israël ces derniers mois, a affirmé le 20 février 2008 à la Knesset (Parlement) Shlomo Benizri.

« Nous cherchons des solutions terre à terre pour nous prémunir contre les effets des séismes, et moi je propose un autre moyen : le Talmud nous dit que l’une des causes des secousses telluriques, c’est l’homosexualité (…) Dieu a dit qu’il agiterait le monde pour vous réveiller si vous agitez vos parties génitales là où vous n’êtes pas sensés le faire », a déclaré le député du Shass en plein accord avec son parti.

Israël est un État qui se définit comme juif.

Le Shass est un parti politique de la communauté séfarade, présidé par le rabbin Ovadia Yossef. Celui-ci avait interprété en 2005 l’ouragan Katrina comme une punition divine infligée aux États-Unis parce qu’ils avaient poussé au démantèlement de la colonie de Gush Katif. Avec 9,5 % des voix aux dernières législatives, le Shass est le troisième parti politique israélien avant même le Likoud. Il dispose de 12 députés sur les 120 que compte la Knesset. Son principal leader, Elie Yishai, est ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi. Il avait déclaré, en 2005, que l’homosexualité est une maladie et avait souhaité un prompt rétablissement aux malades.

Plusieurs séismes ont été ressentis ces derniers mois en Israël, dont le dernier en date le 15 février, d’une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter, suscitant les craintes d’une secousse tellurique majeure. La vallée du Jourdain, la mer Morte, et, plus au sud, le désert de la Arava et la mer Rouge se trouvent sur la faille syro-africaine, l’une des zones sismiques les plus sensibles du globe.

Article original publié par le Réseau Voltaire

 

Note de P&P : Après des siècles de recherche et des centaines de milliers de victimes la cause des séismes qui frappent notre planète est enfin identifiée.

De la même manière, au Moyen-Age, après des années et des années de recherche de fins limiers avaient découvert la véritable raison des famines et des épidémies en la personne des sorcières.

Une question essentielle reste cependant en suspens. Une sorcière homosexuelle serait-elle capable de générer simultanément épidémies, famines et tremblements de terre ?  

26/02/2008

Des nouvelles rafraîchissantes

Et voici des nouvelles rafraîchissantes : Le Groenland ou le pôle Nord dont on nous a dit qu'ils fondraient comme un glaçon dans un verre d'eau chaude, dans le courant de l'été, s'est reconstitué, cet automne, à une vitesse inégalée (source).
Voici une belle image (vue de satellite) qui vous dit tout :

groenlandice

Cette reconstitution rapide de la glace du pôle Nord fait écho aux baisses notables de températures de cet automne, ressenties dans tout l'hémisphère Nord (mais pas à Bali !).

Allez voir cette page sur les prévisions d'un refroidissement à venir, faites par des scientifques extérieurs au GIEC.

 

A noter que dans les années 70, pour vous faire redouter le retour inévitable (disait-on à l'époque) d'un nouveau petit âge glaciaire, on cherchait à vous effrayer avec des déclarations du genre :
" La couverture glaciaire de l'hémisphère Nord a augmenté de 12% en 1971 - une augmentation égale aux surfaces de l'Angleterre, de l'Italie et de la France réunies- Cette glace est restée."
Mais quand cessera t'on de nous raconter des histoires ?

Bon. Il faut des précisions, sinon on vous taxe immédiatement de "désinformation" (un comble !). Alors, quand je vous disais que les glaces polaires du Groenland s'étaient reconstituées à une vitesse record en ce début d'hiver 2008, il faut que je vous le prouve. Alors quoi de plus crédible que les documents utilisés par la NOOA ( National Oceanic and Atmospheric Administration) dont on connait les liens étroits avec le GIEC ? C'est l'Université de l'Illinois qui fournit ces données sur leur excellent site Cryosphere Today.

 

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En ce début février 2008, nous voilà donc déjà revenus à nos fameux 13 millions de km2 de surface glacée. Et ce n'est pas fini semble-t-il, au vu de la courbe.

Notez, qu'effectivement, la vitesse de reconstruction de la glace est nettement plus grande (de octobre à fin janvier) que celle de la fonte (avril à septembre) dont on nous avait dit que celle-ci se produisait avec une vitesse inégalée et que très bientôt, il n'y aurait plus de glace en arctique. Ce qui avait incités tous les médias, aidés par quelques scientifiques hâtifs, à claironner que cela allait diminuer l'albedo de la planète et que c'était catastrophique.... il y avait des photos très inquiétantes et Jean-Louis Etienne préparait fiévreusement (trop) sont malheureux ballon...

Au fait, où sont-ils passés, en cette mi-hiver 2008, tous les médias avides de scoops ? Où sont les photos du Groenland en ce début février ?

Ce n'est pas un scoop, le fait que la glace du pôle Nord se soit reconstituée aussi vite ?

Curieux, le comportement de nos médias.Vraiment curieux : Nous sommes vraiment bien informés. Il est vrai que ce ne sont sûrement pas les scientifiques affiliés au GIEC qui vont attirer leur attention... Chuttt... Silence radio en attendant que ça fonde, l'été prochain...

Nouvelle du 11 février 2008 : Par suite d'une vague de froid particulièrement rude (-30°C) sur le Groenland, l'étendue de glace entre le Canada et la partie Sud Ouest du Groenland a atteint son niveau record depuis 15 ans (source). Et dire qu'on nous annonçait la disparition de la calotte glaciaire à brève échéance, "plus tôt que prévu" nous disait-on.

Article original publié par Pensée Unique 

Propagande d'état

2081083425.jpgPARIS (Reuters) - L'esquisse de mea culpa présidentiel après les insultes du Salon de l'agriculture a été insérée par l'Elysée dans l'entretien que publie mardi Le Parisien, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.
(publicité)

Note de P&P : Pour information le journal "Le Parisien" est détenu à 25% par l'incontournable Lagardère, ami proche de Sarkozy qui  avait déjà brillé par son objectivité lorsqu'en août 2005, Paris-Match avait publié une photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant Richard Attias. Arnaud Lagardère avait alors licencié le directeur de la rédaction pour crime de lèse-Sarkozy et l’avait remplacé par Olivier Royant.

"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.

"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu."

Note de P&P : Ces petites précisions démontrent une fois de plus, si besoin était, toute l'objectivité des médias de masse qui manifestement se comportent plus comme des succursalles de la propagande sarkozystes que comme des organes de presse indépendants où la recherche et la diffusion de la vérité seraient l'unique mission.

Le Parisien ne s'en cache même pas et déclare que c'est l'Elysée qui corrige les articles. Fort de ce constat il serait peut-être plus juste de parler de publireportage, ou de publicité ?

Si son article est réécrit par l'Elysée, à quoi sert le journaliste du Parisien ?  A donner un vernis d'objectivité au texte ? A entretenir l'illusion du débat contradictoire ? A faire croire à des questions libres et des réponses spontanées ?



Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.

Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, bien avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main.

"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a-t-il répondu lundi, des propos retranscrits dans Le Parisien.

Note de P&P : "Il est difficile de ne pas répondre à une insulte"... 4 petits détails tout de même :

1/ C'est Sarkozy qui est allé vers le visiteur du Salon de l'Agriculture et pas l'inverse.
2/ Celui-ci n'a pas insulté Sarkozy il a simplement refusé d'être touché par cet individu (ce qui est fort compréhensible)
3/ Sarkozy le gaulliste, lui s'est vautré dans l'invective crasse avec son "Casse-toi pauvre con"
4/ ce n'est pas la première fois que Sarkozy, chantre de la morale à l'école et pourfendeur de racaille se complait dans la vugarité haineuse, il avait déjà donné un aperçu de ses talents en insultant Azouz Beghag ici et des marins pêcheurs là.



"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.

 

Note de P&P : Alors non seulement les articles ne sont pas réellement écrits par les journalistes qui les signent mais le contenu même des entretiens est modifié. Qui a dit propagande ? Si vous aviez encore quelques illusions concernant les médias de masse...

Vendez votre télévision, annulez vos abonnements auprès des organes de presse écrite, vous engraisserez d'autant moins les barons sarkozystes et vous pourrez investir tout ce temps économisé à lire de bons livres, vous informer auprès de médias internet moins corrompus, cuisiner, écouter vos enfants, marcher dans la nature,... 

 

Article original Reuters

25/02/2008

Lettre de Claire Malbois

175504063.jpgVoilà que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Môquet qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».
Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents.
Et qui le sont encore.
Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans.
Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…
Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confier par l'école la mémoire de l’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah.
Ce travail, qui m’est dévolu en tant que parent, et qu’il n’appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l’élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu’est notre famille.
Il n’y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu’il vous semble vain d’honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d’autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.
Quel est ce besoin que vous nous démontrez donc là, un besoin de repentance ? Ce mot que vous refusez à tout crin à ceux qui ne vous le demandent même pas, mais qui voudraient juste prononcer le mot de mémoire sans se faire éconduire ?
Qu’allez-vous donc faire dans cette galère ? Quel besoin de s’aplatir dans le vent d’une seule direction, sous les tapis du souvenir d’une seule victime ? Vous nous avez suffisamment dit lorsque cela vous arrangeait que les enfants n'étaient pas comptables des fautes de leurs pères.
Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.
Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.
Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.
Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.
Qu'il suffit de l'outrager.
Qu'il suffit de choisir dans les souffrances humaines celles qu'il vous agrée d'honorer et celles qu'il vous indiffère d'ignorer. Quand ce n'est pas celles qu'il vous arrange de rejeter dans de lointaines poubelles.
Qu'il suffit de gesticuler, justifiant toutes les exactions de la France dans l'Ailleurs en ne supportant pas que l'Ailleurs vienne vivre dans la France.
Qu'il suffit de faire la leçon à des enseignants sur ce qu'il convient de faire partager d'histoire à leurs élèves, alors qu'ils nous font tous les jours partager, à nous parents, la fin de l'histoire d'une éducation nationale que vous rendez exangue.
Qu'il suffit de tuer les familles, je pèse mes mots, en envoyant vos sbires arracher les portes, arracher les affaires personnelles, arracher les êtres de leur travail, arracher les hommes de leur famille, arracher les mères de leurs enfants, ce que vous faites tous les jours, ici, en France.
Quand vous offrirez de la France un autre spectacle aux yeux de nos enfants.
Quand vous cesserez de nous mettre en deuil chaque matin de l'une des qualités d'accueil, de soin, de solidarité, d'éducation, de liberté, d'égalité, de fraternité... qui devraient être la nature, l'essence, la colonne vertébrale de notre pays.
Quand vous vous préoccuperez, aussi, de ce qui se passe dans une salle de classe lorsque les maîtresse malades ne sont pas remplacées, au collège lorsque les adultes si dévoués soient-ils à leur mission, n'y sont pas assez nombreux.
Quand vous proposerez à nos enfants la prise en considération de toutes les souffrances des humains à travers l'histoire, sans quantification, sans classification.
Quand vous nous aiderez véritablement à les construire dans le respect de l'autre sous les yeux d'une République exemplaire.
Quand vous tiendrez vos promesses de protéger tous les opprimés, toutes les femmes opprimées, tous les déshérités, tous les enfants déshérités...
Quand vous ferez véritablement preuve d'un courage révolutionnaire et visible en cessant les exactions, en ramenant vos chiens.
Quand vous serez capable de ne plus fabriquer visiblement et incessamment un pathos bien ciblé, d'héroïsme ou de pitié, c'est tout comme, pour dissimuler la déconstruction de l'humain et de l'espoir que vous vous acharnez à promouvoir.
Quand vous serez ce que vous n'êtes pas, quand vous ne serez plus ce que vous êtes.
Je cesserai d'être en deuil de mon pays idéal.
Je cesserai de ne pouvoir plus lire les journaux et de pleurer chaque jour à la découverte des nouveaux nuages.
Un grand mal est toujours suivi d'un grand bien.
La citoyenneté profondément humaine, sincère, dévouée, invisible, muette pour l'instant, s'amplifie chaque jour qui passe avec son lot d'expulsés amis, de justes condamnés, ...
La réponse à votre action est dans cette résistance contre laquelle vous ne pouvez strictement rien.
La pensée et le coeur sont irréductibles.
Ma fille se construit, comme bien d'autres enfants, par la grâce d'adultes conscients de leur devoir d'"êtres au monde" parmi d'autres "êtres au monde".
Ces enfants seront des adultes, nombreux et imperturbables, des lions, auxquels il incombera de développer à une échelle jamais vue les valeurs de beauté et de bonté de la vie, pêchées dans le meilleur de chacune de leurs origines, passées au tamis du métissage, cimentées entre elles par la liberté et l'empathie réunies.
Vous ne sauriez apprendre à mon enfant cela que je choisis de lui apprendre.
Son espoir et sa force sont entre les mains de son père et de sa mère.

Claire Malbos, le 14 février 2008

24/02/2008

Sarkozy nomme ambassadeur spécial un lobbyiste pro-israélien

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Le socialiste François Zimeray a été nommé par Nicolas Sarkozy « ambassadeur pour les droits de l’homme », un poste mal défini, mais qui semble lié à la préparation du sabotage de la Conférence de suivi des Nations unies contre le racisme et la xénophobie (Durban II). Tel-Aviv et Paris craignent en effet que cette conférence ne re-qualifie le sionisme de racisme.

Avec Willy de Clercq, François Léotard et Marco Panella, François Zimeray a créé Medbridge, le lobby israélien au Parlement européen. Il a également créé le Cercle Léon Blum, le lobby israélien au Parti socialiste français.

Pour François Zimeray Israël est la patrie des juifs tandis que la Palestine serait la patrie des Palestiniens ; une position récemment adoptée par le président Sarkozy qui implique le nettoyage ethnique de la région et un strict apartheid.

 

Note de P&P : Après Kouchner, Attali et Strauss Kahn, Nicolas Sarkozy débauche une personnalité "socialiste" de plus. Outre l'appartenance politique initiale de ces quatre personalités dont les parentés politiques semblent changer au gré des opportunité et des circonstances, un point commun troublant entre ces quatre personnes est leur soutien marqué à l'idéologie sioniste.

En plus du caractère xénophobe de cette idéologie l'on peut légitimement s'interroger sur la capacité de ces individus à servir les intérêts de la France. Si un dossier met en balance les intérêts de la France d'un côté et les intérêts d'Israël de l'autre, quelle nation soutiendront-ils ?

1948 : la Palestine des archives aux cartes

Auteur, avec Sébastien Boussois, de « Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) », publié aux Editions de l’Atelier et qui propose une synthèse de vingt ans de travaux des « nouveaux historiens israéliens », Dominique Vidal fait ici le lien entre les révélations de ces chercheurs et leur traduction cartographique.

De Gaza à Dimona, en passant par Bagdad et Beyrouth, le Proche-Orient subit aujourd’hui encore les conséquences des événements qui se sont déroulés il y a soixante ans. Inversement, le règlement de la question israélo-palestinienne, née avec la Nakba (catastrophe, en arabe), reste la condition nécessaire - même si elle n’est pas suffisante – d’un apaisement régional.

29 novembre 1947 : l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) partage la Palestine en un Etat juif, un Etat arabe et une zone internationale pour Jérusalem et les Lieux saints. 14 mai 1948 : Israël déclare son indépendance et, dès le lendemain, fait face aux armées des Etats arabes qui ont refusé le partage. 20 juillet 1949 : la signature du dernier armistice entre Tel-Aviv et ses voisins (en l’occurrence la Syrie) met fin à vingt mois de guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe.

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Cartographie de Philippe Rekacewicz.
 
 * dans l'article original il est possible de zoomer sur les différentes cartographies. 
 
 
 
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1948-1949 : les différents mouvements militaires de la première guerre israélo-arabe Ph. R.

Entre ces trois dates, que s’est-il vraiment passé ? C’est ce que les « nouveaux historiens » israéliens, en trente ans de recherches dans les archives ouvertes à partir de 1978, ont largement contribué à expliquer, confirmant d’ailleurs, pour l’essentiel, les thèses de leurs confrères palestiniens. Chacun à sa manière, avec des convictions et une méthodologie différentes, Benny Morris, Ilan Pappé et Avi Shlaïm – entre autres – ont ébranlé les principaux mythes de l’historiographie israélienne traditionnelle :

- Contrairement à la légende dépeignant un frêle Etat juif à peine né et déjà confronté aux redoutables armées d’un puissant monde arabe, les « nouveaux historiens » établissent la supériorité croissante des forces juives (en effectifs, armement, entraînement, coordination, motivation...). Israël domine aussi stratégiquement, bénéficiant du soutien politique, diplomatique et militaire des Etats-Unis comme de l’Union soviétique. A quoi s’ajoute l’accord passé le 17 novembre 1947 par Golda Meïr avec le roi Abdallah de Transjordanie : la Légion de ce dernier, seule armée arabe digne ce nom, s’engageait à ne pas franchir les frontières du territoire alloué à l’Etat juif en échange de la possibilité d’annexer celui prévu pour l’Etat arabe ;

- Contrairement à la vision d’un Etat juif recherchant, après la guerre, la paix avec ses voisins, les « nouveaux historiens » montrent qu’Israël accepte, dans un premier temps, un protocole reprenant le droit onusien - plan de partage et droit au retour des réfugiés – afin de devenir membre de l’ONU. Mais ses dirigeants saboteront ensuite systématiquement la conférence de Lausanne, comme Walter Eytan, codirecteur général du ministère israélien des Affaires étrangères, le reconnaîtra : « Mon principal objectif était de commencer à saper le protocole du 12 mai, que nous avions été contraints de signer dans le cadre de notre bataille pour être admis aux Nations unies » [1].

- Contrairement à la thèse expliquant le départ des Palestiniens par un appel de leurs dirigeants, les « nouveaux historiens » prouvent que, dans l’immense majorité des cas, il s’est agi d’une expulsion. Ni les archives ni les programmes des radios arabes – enregistrés par la BBC – ne recèlent d’appel national à la fuite. En revanche, les services de renseignement de la Hagana, l’armée clandestine juive, évaluent à près de 400 000 les départs survenus dans la première phase de l’exode (novembre 1947-juin 1948), qu’ils attribuent aux quatre cinquièmes à l’action des armées et milices juives. Et, dans la seconde phase, à partir de juillet 1948, le processus d’expulsion ne fait plus le moindre doute. Un symbole : le transfert forcé, à la mi-juillet 1948, de 70 000 Palestiniens de Lydda et de Ramla - près d’un dixième de l’exode total ! - à la demande de David Ben Gourion par Igal Alon et... Itzhak Rabin...

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Un exode massif forcé Ph. R.
Source : Palestine Land Society (PLS), d’après une carte de Salman Abou-Sitta élaborée principalement à partir des travaux de Benny Morris, Walid Khalidi, Basheer Nijim, B. Mouammer et Mustapha Al-Dabbagh.

Si certains historiens israéliens défendent encore la version officielle de cette tragédie, pour la plupart des chercheurs le débat ne porte plus sur la question « fuite ou expulsion ? », mais sur le caractère planifié, ou non, de cette dernière. Benny Morris s’est récemment rallié à la nécessité du « nettoyage ethnique » [2], contredisant du coup sa thèse de toujours, selon laquelle « le problème palestinien est né de la guerre, et non d’une intention, juive ou arabe » [3]. Celle-ci ne l’empêche toutefois pas d’insister sur l’importance de ce qu’il appelle le « facteur atrocité », précisant même, dans la seconde version de son maître-livre [4] : « Ce que montrent les nouveaux matériaux, c’est que les Israéliens ont commis bien plus de massacres que je ne l’avais pensé auparavant. » Pour sa part, Ilan Pappé consacre tout son dernier livre, le plus convainquant de tous, à « défendre le paradigme du nettoyage ethnique et le substituer à celui de guerre », en recourant aussi bien aux archives qu’aux témoignages oraux [5]. Après une étude sur la place du « transfert » [6] dans la pensée sioniste, il travaille à démontrer dans le détail comment, dès le début des années 1940, la direction du Yichouv, la communauté juive de Palestine, a préparé puis mis en œuvre, étape après étape, l’expulsion des Palestiniens.

 

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Massacres et annexions (1948-49) Ph. R.
 

Quoiqu’il en soit, la nouvelle carte du Proche-Orient issue de la guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe ne ressemble guère à celle qu’avait tracée la jeune ONU. L’Etat juif est né, mais il a augmenté son territoire d’un tiers et en a chassé les quatre cinquièmes des Arabes palestiniens qui y vivaient. L’Etat arabe, lui, est mort-né : s’en partagent la dépouille Israël, qui en a conquis une partie, la Transjordanie, qui annexera ce qui reste de la Cisjordanie, et l’Egypte, qui occupe la bande de Gaza. Quant à Jérusalem, elle est coupée en deux pour près de vingt ans : Israël installe bientôt sa capitale à l’ouest, l’est – dont la vieille ville, quartier juif et mur des Lamentations compris – étant aux mains des Jordaniens.

On ne saurait donc comprendre ce premier grand conflit proche-oriental de la seconde moitié du XXe siècle sans avoir recours aux cartes : celle du plan de partage, celle des armistices de 1949, mais aussi, entre les deux, celles des combats et des massacres de la guerre. Indispensable, ce passage par la cartographie l’est d’autant plus qu’une partie des frontières ainsi définies a été effacée par les auteurs et les descendants des faits accomplis à l’époque. Faut-il préciser que rarissimes sont les cartes israéliennes contemporaines à rappeler, par exemple, que la Galilée, la plaine côtière entre Ashdod et la bande de Gaza ainsi qu’une partie du Néguev faisaient partie intégrante de l’Etat arabe ? A l’heure où même la Ligne verte, frontière internationalement reconnue de l’Etat d’Israël avant le 5 juin 1967, disparaît des Atlas, il devient presque subversif de ressusciter les tracés issus du droit international, les différentes phases de son affirmation – et de sa violation… Paradoxalement, la seule frontière vraiment visible, sur le terrain comme sur les cartes, c’est désormais le mur, que pourtant la Cour internationale de justice de La Haye a déclaré illégale et dont elle a exigé, suivie par l’Assemblée générale de l’ONU, la destruction.

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La région vue d’Israël. La flèche précise « Israël était une partie du Proche-Orient ». Source : livre scolaire, Center for Educational Training (CET), 2000.
 
 
 
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Dans les livres scolaires israéliens, pas l’ombre d’une Ligne verte... Source : livre scolaire, Center for Educational Training (CET),
2000.
 
 
 
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La Cisjordanie, un territoire morcelé :
situation en janvier 2008
Ph. R.
 
 
 

Une dernière remarque, au-delà de la seule période de la naissance d’Israël et du problème des réfugiés palestiniens. L’ensemble des cartes que nous publierons, le 14 mars prochain, dans le numéro 98 de Manière de voir, intitulé « Histoires d’Israël », et que nous reprenons partiellement ici, illustrent une période qui s’étend de l’implantation juive en 1920 à la Palestine morcelée de 2008.

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1920 : la Palestine à la veille du mandat britannique, Ph. R.

Elles soulignent la continuité du projet conçu par Theodor Herzl, réalisé au fil des décennies par ses héritiers. Elles ne montrent cependant pas – car elle n’est pas aisément cartographiable - la rupture intervenue du fait de la seconde guerre mondiale.

Le passage du Yichouv à l’Etat d’Israël doit en effet beaucoup à la situation qui prévaut après 1945 : le génocide a donné une légitimation tragique à la revendication sioniste d’un Etat, incité les Alliés à la soutenir, et travaillé la mauvaise conscience des opinions dans les pays complices de l’entreprise nazie. Sans oublier les centaines de milliers de personnes déplacées qui, ne pouvant pas rentrer dans leur pays ni émigrer en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, n’ont d’autre choix que l’émigration vers la Palestine. Autant de facteurs qui participent au « lien entre l’Holocauste et Israël » souligné par le grand intellectuel palestinien Edward Saïd…

Bibliographie :

- Mohammed Al-Asaad, Mémoires d’un village palestinien disparu, Albin Michel, Paris, 2002.

- Joseph Algazy, Dominique Vidal, Le péché originel d’Israël, Editions de l’Atelier, Paris, 2002 (1998).

- Alain Gresh, Israël, Palestine. Vérités sur un conflit, Fayard, Paris, 2001.

- Ilan Halevi, Question juive, Les Editions de Minuit, Paris, 1981.

- Shlomo Sand, Les mots et la terre, Fayard, Paris, 2006.

- Michel Warchawski, Sur la frontière, Hachette, Paris, 2004.

Sauf mention contraire, les sources des cartes sont : Howard M. Sachar, History of Israel, Knopf, New York, 1979 ; Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs (Passia) ; Before Their Diaspora, Institute for Palestine Studies, 1984 ; Nations unies, New York ; Alain Gresh et Dominique Vidal, Les 100 clés du Proche-Orient, Hachette, Paris, 2006 ; La Maison de l’Orient, Jérusalem.

Notes

[1] Ilan Pappé, The Making of the Arab-Israeli Conflict, 1947-1951, I. B. Tauris, New York, 1992, p. 212.

[2] Cf. son interview au quotidien Haaretz, Tel-Aviv, 8 janvier 2004.

[3] Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949, Cambridge University Press, Cambridge, 1987, p. 286.

[4] The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, Cambridge, 2004.

[5] Ilan Pappé, The Ethnic cleansing of Palestine, One World, Oxford, 2006. Il vient de paraître en français chez Fayard, sous le titre Le Nettoyage ethnique de la Palestine.

[6] Sur la question du « transfert », voir Amira Hass, Ces Israëliens qui rêvent de « transfert », le Monde Diplomatique, 2003.

lundi 18 février 2008, par Dominique Vidal pour Les carnets du Monde diplomatique

Sarkozy tombe le masque au Salon de l'agriculture

Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.

A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.



Note de P&P
:  Il est intéressant de constater comment après s'être vautré dans l'insulte crasse Sarkozy le gaulliste remet immédiatement son masque de gentil président proche du peuple.

En un clin d'oeil il revêt à nouveau son plus beau sourire, se remet à serrer des paluches et enchaine les bons mots comme si de rien n'était.

22/02/2008

SDF: plusieurs milliers de manifestants "solidaires"à Paris

Les associations d'aide aux plus démunis mettent la pression sur le gouvernement. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu à leur appel, jeudi soir place de la République à Paris, pour une "nuit solidaire" destinée à exiger des moyens supplémentaires pour l'hébergement des sans-abri et une "vraie politique" de lutte contre la crise du logement.

Les associations réclament 1,5 milliard d'euros en faveur de l'hébergement et du logement, alors que le Premier ministre François Fillon a annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros le 29 janvier dernier.

Jeudi soir, devant une scène installée sur la place -où se succédaient prises de parole et mini-concerts avec notamment au programme M et Louis Bertignac, la trentaine d'associations à l'origine de ce rassemblement -dont la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique ou encore Emmaüs France- avait dressé des stands, faisant notamment signer une pétition pour interpeller le gouvernement.

"Il y a eu des promesses faites pendant la campagne électorale: plus personne dans la rue. Ces promesses doivent être tenues", a déclaré à l'Associated Press le chanteuse Nolwenn Leroy, présente sur place.

Vers 19h30, des centaines de couvertures de survie ont été distribuées dans la foule, avec invitation pour ceux qui le souhaitaient à passer symboliquement une nuit dehors aux côtés des SDF, des mal-logés et des militants associatifs.

Des manifestants avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire "+172% pour le logement", référence à l'augmentation l'automne dernier du salaire du chef de l'Etat.

"Je suis venue parce que je pense que c'est très important de soutenir les milliers de personnes à la rue et de montrer qu'on veut que ça change, surtout qu'il y a des élections dans pas longtemps et que je suis moi-même directement concernée", a déclaré à l'Associated Press une jeune mère souhaitant garder l'anonymat, accompagnée de sa fille de 3 ans et expliquant vivre avec son mari et l'enfant dans une chambre de 11m2.

"Je viens de finir un contrat d'auxiliaire de vie, je cherche du travail et j'ai une demande de logement social en attente depuis plusieurs années", a-t-elle précisé.

Dans un courrier lu sur la scène et adressé à François Fillon, les organisateurs du rassemblement déplorent "une succession de plans (...) répondant à un objectif implicite de mise à l'abri", estimant que "l'ampleur du phénomène appelle bien d'autres réponses".

Les associations déclarent que la loi sur le droit au logement opposable (DALO) "est capitale", et que "l'Etat doit se donner les moyens de l'appliquer dans toute son ampleur sous notre responsabilité collective".

Pour elles, si la loi DALO "devait rester lettre morte, elle conduirait au désespoir des millions de personnes qui y ont vu la promesse d'une dignité enfin retrouvée".

Les associations jugent que "les mesures d'urgence qui sont aujourd'hui à prendre nécessitent à la fois des choix et une volonté sans faille. Elles doivent traduire un changement radical dans la conception même de la prise en charge des plus démunis, comme dans les logiques de la politique du logement et des moyens qui lui sont affectés".

Lors d'un conférence de presse improvisée sur la place, le président de Ligue des droits de l'Homme (LDH) Jean-Pierre Dubois a lancé: "Qu'on cesse d'assister à cet étalage permanent de toujours plus pour certains et même pas le minimum vital pour beaucoup d'autres".

Source : AP
 

Note de P&P : Comme le déclare justement la chanteuse Nolwenn Leroy "Il y a eu des promesses faites pendant la campagne électorale: plus personne dans la rue. Ces promesses doivent être tenues".

Une erreur habituellement commise est de prêter à autrui nos propres spécificités. Ceci s'applique bien sûr à la sphère de la conscience : notions d'honnêteté, de parole, d'engagements, de vérité,... 

Il semble essentiel d'intégrer le fait que certaines personnes sur cette planète et en particulier au sommet des différentes hiérarchies ne sont pas équipées des attributs de la conscience. Dès lors les mots, les actes, les engagements, les promesses sont seulement des moyens permettant d'atteindre une seule et unique fin : l'accumulation de pouvoir (revenus, titres, conjoint, propriétés,...)   

Comme dit le dicton : "Les promesse n'engagent que ceux qui y croient". L'on pourrait y rajouter : "surtout quand celles-ci sont proférées par des individus dénués de conscience".

21/02/2008

Le satellite qui en savait trop

521277fbc101b9129bf5f9124ecf892f.jpgLes Etats-Unis ont annoncé jeudi qu’ils procéderaient très prochainement à la destruction par missile du satellite espion qu’ils ne parviennent plus à contrôler depuis décembre 2007. Une décision motivée selon les militaires américains par le risque de pollution mortelle sur Terre, mais qui pourrait avoir d’autres motivations, plus stratégiques qu’écologiques

Aux Etats-Unis, on aime les solutions spectaculaires et radicales. George W. Bush en a donné une nouvelle illustration jeudi, en décidant, en accord avec l’état-major du Pentagone, de détruire à coup de missile le satellite espion en perdition qui menace de s’écraser sur terre, avec un danger réel ou supposé de pollution. Une décision digne d’un "blockbuster" hollywoodien mais bien sérieuse, annoncée vendredi au Pentagone par le général James Cartwright, vice-président de l’état-major. Selon lui, la fenêtre de tir s’ouvrira dans trois ou quatre jours, et se fermera dans sept ou huit. La destruction du module, par un missile tiré depuis un navire de guerre de l’US Navy, est donc imminente.

Il faut dire que le temps presse. Selon les scientifiques américains, sans intervention, le satellite incontrôlable, d’un poids de 2,3 tonnes, pourrait s’écraser sur terre au début du mois de mars. Or, les réservoirs de l’engin d’espionnage sont plein de 500 kilos d’hydrazine, un carburant toxique qui attaque le système nerveux et peut s’avérer mortel en cas d’inhalation trop importante. Entier, le satellite pourrait résister à l’entrée dans l’atmosphère, et le nuage toxique qui s’en dégagerait pourrait atteindre la taille de deux terrains de football. L’objectif et donc d’atteindre le module avant son entrée dans l’atmosphère, et de compter sur la chaleur pour faire fondre les plus petits débris et détruire le gaz toxique.

Un risque de pollution spatiale

Pour autant, une telle issue était-elle indispensable ? "La solution appropriée aurait plutôt été de le laisser naturellement retomber", répond Fernand Alby, responsable des secteurs débris spatiaux et surveillance de l’espace au Cnes (Centre national d’études spatiales). "La chute d’objet d’une telle taille est relativement fréquente, et l’entrée dans l’atmosphère aurait sans doute suffi à disloquer l’engin et à détruire l’hydrazine, qui est un produit très instable et supporte mal les hautes températures." La destruction aurait donc d’autres motivations. Même si le Pentagone s’est empressé de démentir, il semblerait que les Etats-Unis craignent que certaines composantes ultrasecrètes de l’engin, envoyé dans l’espace en décembre 2007, donc flambant neuf, ne tombe dans les mains de nations pas forcément amicales.

Il y aurait aussi la volonté de réaffirmer la puissance américaine en termes de capacité militaire, mais aussi de conquête spatiale. Les Etats-Unis voient en effet d’un mauvais oeil la montée en puissance de la Chine. L’Empire du Milieu avait d’ailleurs procédé à un tir de missile du même type en janvier 2007 pour détruire un satellite météo. Difficile donc de ne pas voir dans la décision de George W. Bush une réponse à destination de Pékin. Une compétition qui pourrait s’avérer préjudiciable pour les prochains vols spatiaux, en raison des débris laissés par ces explosions. "Même si le satellite américain devrait être détruit à orbite basse, et que par conséquent la plupart des débris devraient être détruits par l’atmosphère, il faut éviter ce genre d’opérations à l’avenir, affirme Ferdinand Alby. C’est une habitude à ne pas prendre."A titre d’exemple, le satellite chinois détruit à l’orbite haute de 850 kilomètres, a laissé la bagatelle de 150 000 débris gravitant autour de la Terre. Pour plusieurs siècles...

Rémi Duchemin pour le JDD.fr

 

Note de P&P : Il est intéressant de noter combien les médias reprennent les couplets boîteux dictés par les autorités étasuniennes : satellite hautement toxique, combustible cancérigène, risque pour la population, nécessité de se tenir éloigné des débris...

Les ficelles sont un peu trop grosses. Dioxine, nappes de pétrole, pollutions radioactive, aminate,... depuis quand les Etats se soucient-ils de la santé du peuple ?  Pourquoi utiliser un missile alors qu'une entrée dans l'atmosphère détruirait tout le combustible toxique ?

Si vous souhaitiez protèger un secret des regards indiscrets, ne feriez-vous pas la même chose ? A la manière d'un abbée Saunière faisant  inscrire "terrible est ce lieu" sur l'autel de l'église dans lequel une partie de son trèsor était dissimulé.

Peut-être que les Etats-Unis redoutent de divulguer des technologies de pointe ? Peut-être aussi que les autorités militaires étasuniennes seraient grandement fragilisées si le peuple apprenait ce qui lui est infligé via ces réseau de satellites espions ? 

Chaînes publiques: Bourges opposé à la suppression de la pub

231e8bf0775ebc0af7647e7452a4da2b.jpgA peine Nicolas Sarkozy avait-il évoqué la "suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques" que les titres de TF1 et M6 se sont envolés à la Bourse. Sans ambiguïté, les marchés analysent l'annonce comme un joli cadeau fait aux concurrents de France2, ainsi qu'à Bouygues, l'actionnaire principal de TF1, dont l'action a également décollé.

A la sortie de la conférence de presse du Président, hier en début d'après-midi, Hervé Bourges, ancien président de TF1 (jusqu'à sa privatisation en 1987), de France Télévisions et du Conseil supérieur de l'audiovisuel, a réagi à cette annonce pour Rue89. Il désapprouve complètement l'idée d'une suppression de la pub, qui mettra selon lui en danger l'audiovisuel public:

"En supprimant la pub, on n'a plus à se préoccuper de l'audience, on risque de se faire imposer des émissions qui ne seront pas regardées par le public, et on risque d'être plus dépendant de l'Etat."

Les chaînes publiques, a proposé Nicolas Sarkozy, seront financées "par une taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile".

Chaîne internationale: pourquoi seulement en français?

Hervé Bourges, très favorable à la création d'un pôle international (regroupant RFI, France 24 et TV5) met en garde le gouvernement contre le risque de faire fuir suisses, belges ou québécois, qui sont partie prenante à TV5. D'autant plus, remarque-t-il, si l'on garde ce nom de "France-Monde", repris par Nicolas Sarkozy.

L'ancien patron de l'audiovisuel public trouve absurde le choix, par le président, du français comme seule langue de cette chaîne internationale: "Je ne pense pas que ce soit une bonne chose par rapport à la concurrence internationale."

 

Note de P&P : Grâce à cette habile manoeuvre Nicolas Sarkozy fait d'une pierre trois coups :

1/ il tente de soigner sa courbe de popularité (qui en a bien besoin) en faisant croire qu'il se soucie de la qualité des chaînes publiques.

2/ il renvoie les budgets des annonceurs vers les chaines privées dont TF1, dirigée par Martin Bouygues, parrain du fils de son fils.

3/ il  augmente le contrôle exercé sur ces chaînes publiques, l'Etat devenant seul financeur il en devient le maître absolu.

 

Article de pour Rue 89.

19/02/2008

il faudra des années pour rembourser la Banque d'Angleterre

494154df52b63e9542a6e0fd8eabbb87.jpgL'ancien patron du Lloyd's, désigné dimanche par le gouvernement britannique pour prendre les rênes de la banque en difficultés, a jugé que la nationalisation de celle-ci était "une bonne chose". Il est resté vague sur la restructuration que pourrait connaître Northern Rock.

Il faudra des années à la banque britannique Northern Rock, dont le gouvernement a annoncé dimanche la nationalisation après cinq mois de crise, pour rembourser les dizaines de milliards de livres qu'elle doit à la Banque d'Angleterre, a déclaré lundi son futur patron Ron Sandler. Le délai de remboursement "n'est pas une question de mois, mais plutôt d'années", a affirmé M. Sandler lors d'une conférence de presse à Newcastle (nord-est de l'Angleterre), siège du groupe bancaire, tout en se refusant à donner de calendrier précis à ce stade.

Selon des estimations concordantes, Northern Rock a emprunté au total environ 26 milliards de livres (35 milliards d'euros) à la Banque d'Angleterre (BoE) depuis la mi-septembre, lorsqu'elle avait dû demander à la banque centrale britannique de la sauver de la faillite suite aux répercussions de la crise du crédit.

Note de P&P : Il semblerait que le scénario selon lequel la crise financière majeure qui affecte les États Unis s'arrête, telle le nuage de Tchernobyl, à la frontière européenne soit de moins en moins d'actualité. 

Concrètement cette nationalisation signifie que le contribuable ayant contracté un prêt auprès de Northern Rock va rembourser trois fois :

1/ remboursement de la somme prêtée (jusque là rien d'anormal)

2/ remboursement des intérêts sur une somme que Northern Rock n'a jamais possédée (la plupart des versements de prêt consiste en un jeu d'écriture ou aucune sortie de monnaie réelle n'est réalisée).

3/ contribution au remboursement des dettes faramineuses accumulées par Northern Rock en raison de l'enrichissement de quelques dirigeants et actionnaires à travers des produits spéculatifs totalement délirants.

Il est étonnant de constater qu'à l'heure où les néo libéraux vantent toutes les vertus des marchés dérégularisés une banque soit nationalisée, n'est ce pas ?

Il est également piquant de noter que les 35 milliards d'euros de dettes seront payés par les contribuables anglais (soit approximativement 1500 euros par foyer fiscal) et qu'ils iront directement dans la poche de la banque privé dénommée Bank of England et détenue par la famille Rotschild.

Vous aurez également noté qu'aucune poursuite judiciaire concernant les dirigeants de cette banque faillitaire n'a été engagée.


M. Sandler, 55 ans, ancien dirigeant du groupement d'assureurs Lloyd's, a été désigné dimanche par le gouvernement pour prendre la tête de l'entreprise dès qu'elle sera devenue publique, d'ici quelques jours.

Interrogé sur l'ampleur de la restructuration que pourrait subir le groupe, et sur les éventuelles suppressions d'emplois qui pourraient en découler (ses effectifs s'élèvent actuellement à 6.000 personnes), M. Sandler est resté vague, tout comme le premier ministre Gordon Brown, qui avait décliné tout commentaire sur le sujet dans la matinée.

Il a dit cependant vouloir adresser un "message positif" à l'ensemble des équipes de la banque et les convaincre que la nationalisation temporaire décidée par le gouvernement était "une bonne chose". "Cela va donner à la banque une période de stabilité, pour récupérer une partie de ses forces et repartir de l'avant", a-t-il déclaré.

Note de P&P : N'avez-vous jamais entendu ce refrain ? Lorsqu'une entreprise est rachetée les nouveaux propriétaires annoncent à grand cris qu'il n'y aura aucune suppression d'emploi et quelques mois plus tard lorsque le dossier ne fait plus la une des médias, les plans de licenciement drastiques commencent.

En synthèse les contribuables vont payer la dette accumulée par les dirigeants de Northern Rocks et les salariés vont être les victimes des réductions de coût à venir. 

Ce que ne précise pas Les Echos c'est qu'en raison de sa faillite Northern Rock (8e banque anglaise dans le domaine du prêt immobilier) recherche un repreneur depuis septembre 2007 (!) et que personne n'ayant accepté de récupérer ses comptes gangrénés c'est l'état (c'est à dire les contribuables) qui va s'y coller.

Mais il y a encore plus grave. La nationalisation de banques aux comptes pourris et aux dettes abyssales va mettre en péril la solvabilité même des états. 

Rien de fortuit dans cette crise qui à travers la montée dramatique du chômage, l'hyperinflation, les faillites des entreprises et des états devrait apporter les résultats escomptés par ceux qui tirent les ficelles.

Le LIESI a mené une analyse fort lucide de la situation actuelle dans sa publication de juin 1983 :

"Le Dr Louis de Brouwer écrivait avec lucidité :« Les sociétés secrètes et leurs dirigeants, banquiers et financiers sans scrupules, ont mis en marche une banqueroute à l'échelle internationale afin d'instaurer un nouvel ordre économique mondial. Ils agissent de manière à faire penser que plus rien ne marche au niveau économique mondial de façon à ruiner les nations, créer un chômage inouï, empêcher les programmes sociaux de s'accomplir ou de perdurer, créant ainsi une récession fantastique qui provoquera une agitation sociale sans précédent et la misère dans les couches moyennes des populations, jusqu'ici épargnées.

L'argent perdu en bourse sur des actions est de l'argent qui part en fumée, irrécupérable. Si une action de 300 frs. perd 150 frs. en quelques jours, ces 150 frs. sont partis en fumée. Ainsi ce sont non seulement les actionnaires qui sont lésés et ruinés mais également les entreprises, les compagnies d'assurances, les organismes de retraite, les banques et les États.
C'est exactement ce que veulent les sociétés secrètes ou les lobbies mondialistes afin que les États ne puissent plus rembourser les dettes contractées auprès du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Seront alors proposées aux États des formules mondialistes ayant pour objectif de leur faire perdre leur souveraineté nationale."

 

Article original publié par Les Echos.

17/02/2008

Sarkozy et l'intégrisme

Le Président multiplie les déclarations faisant référence aux racines chrétiennes de la France, suscitant les inquiétudes des défenseurs de la séparation entre Eglise et Etat.
 
Après Rome, Riyad. Lundi, lors de sa visite officielle en Arabie Saoudite, comme lors de sa visite au Vatican le 20 décembre, Nicolas Sarkozy s’est livré à un éloge de la morale chrétienne et des religions qui sont, selon lui, au fondement même des civilisations. Venant du président d’un pays qui prône la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ses propos ont provoqué un tollé parmi les défenseurs de la laïcité, notamment les enseignants et l’opposition.

«Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance»:
 

Note de P&P : Certes la capacité de différencier le bien du mal est un point essentiel. Malgré les assertions de Nicolas Sarkozy nous pouvons toutefois douter que les religions, catholicisme inclus, jouissent d'une grande légitimité dans ce domaine. Il suffit de contempler les fruits de la chrétienté pour s'en convaincre : croisades, inquisition, tortures, buchers, soutien apporté aux pires régimes d'Hitler à Bush en passant par Mussolini et Franco.
 

c’est sous les ors de la basilique Saint-Jean de Latran, au Vatican, que Nicolas Sarkozy est allé le plus loin. «Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes», avait-il asséné, remontant au baptême de Clovis à partir duquel la France est devenue, pour les catholiques, «la fille aînée de l’Eglise».

Note de P&P : Ici Nicolas Sarkozy essaye de donner une légitimité historique à ses théories. Le caractère historique d'un événement ne veut pas dire que celui-ci doive être reproduit. Il y a quelques siècles la France prospérait grace à la traite des noirs. Comme cet épisode à une réalité historique cela veut-il dire que nous devions le reproduire ?
 

Puis il a avancé un nouveau concept comme il les aime: celui d’une «laïcité positive, qui ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout».

Note de P&P : Une laïcité qui accepte l'entrée des religions dans les affaires temporelles n'est pas une laïcité positive c'est une laïcité qui embrasse son propre fossoyeur : l'intégrisme, c'est une laïcité morte.
 

Rigide. En Arabie Saoudite, le Président a été plus grandiloquent et plus général. Assimilant les religions à des philosophies, il en a loué les bienfaits même si, a-t-il reconnu, des horreurs sont parfois perpétrées en leur nom. Comme l’homme ne peut se satisfaire d’un monde purement matérialiste, a-t-il expliqué, il ne peut vivre sans religion. Ses propos ont au moins dû ravir les dirigeants saoudiens qui imposent un islam des plus rigides à leur société. 

Note de P&P : Nicolas Sarkozy a bien choisi le lieu de sa déclaration. L'Arabie Saoudite est l'un des pires états intégristes que connaisse notre planète et bien entendu il s'agit de l'un des plus proches allié des Etats Unis.

Ces alliances peuvent paraitre contre nature pourtant les vrais ennemis des intégristes français, étasuniens ou saoudiens ne sont pas les autres religions mais les laïques, les modérés qui rejettent les plans apocalytiques et qui résistent à l'hystérisation des masses fondée sur des dogmes aveugles, un total mépris de la vie et des souffrances, des rivalités fanatiques, des délires sacrificiels, des soifs de domination, une surenchère émotionnelle et un déni de la raison.

«Cette conception sociologique de la religion, fournissant "l’espérance" qui fait que les peuples se tiennent tranquilles, on croyait qu’elle était loin derrière nous!», s’est exclamé François Bayrou, l’un des premiers à réagir le 25 décembre après le discours de Latran. «Ce n’est pas autre chose que l’opium du peuple que dénonçait Marx» a ajouté le président du MoDem, qui a aussi relevé «le paradoxe troublant» d’un Président «qui affiche sa complaisance avec le matéralisme financier et en même temps souhaite faire de la religion une autorité dans l’espace public».

Pour le PS, Jean Glavany, secrétaire national à la laïcité, a dénoncé le concept de «laïcité positive» et la manie du chef de l’Etat de réduire les civilisations aux religions, l’Occident allant avec la chrétienté. Lors sa conférence de presse de rentrée, le 10 janvier, le premier secrétaire du PS François Hollande a lui exigé de «clore définitivement le débat» sur la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Confusion. Les enseignants ont aussi attendu la rentrée pour réagir. Le SNUipp, premier syndicat du primaire, s’est insurgé contre les propos de Latran sur la supériorité du prêtre sur l’instituteur. «Cette affirmation est surprenante et choquante, écrit le syndicat, elle est source de confusion et risque de remettre en cause la conception de la laïcité. Mêler et de plus hiérarchiser dans l’acte éducatif, comme le fait le Président, l’instituteur et le prêtre, le pasteur et l’imam, constitue une véritable provocation vis à vis de l’école publique et des personnels».

Note de P&P : En ce qui concerne le contrôle des peuples le prêtre est effectivement supérieur à l'instituteur. L'institeur transmet la connaissance, aide à discerner, permet de distinguer la vérité du mensonge, les faits tangibles des croyances.

A l'opposé le prêtre inhibe ces capacités qui constituent les seuls leviers d'émancipation de l'individu. Le prêtre calme le troupeau, il l'amène à accepter le pire en promettant une salvation prochaine, il proscrit la connaissance et le libre-arbitre auxquels il préfère les dogmes et la soumission. Il assure au pouvoir temporel que chaque mouton marchera calmement, résigné jusqu'à l'abattoir.
 

«Dérapage, discours de circonstance ou projet politique?», s’interroge pour sa part le syndicat SE-Unsa qui accuse le chef de l’Etat d’avoir outrepassé son devoir de réserve. Le CNAL, qui regroupe la Ligue de l’Enseignement, des syndicats et des associations, doit diffuser un communiqué de protestation aujourd’hui.

Note de P&P : Projet politique mûrement réfléchi et répété des dizaines de fois au cours de l'Histoire. Siècles après siècles, le mobile des dictateurs est le pouvoir absolu. Pour cela il leur faut contrôler la sphère temporelle ainsi que la sphère spirituelle.

Deux solutions s'offrent alors au dictateur soit comme Hitler, Napoleon ou Georges Bush il obtient le soutien de la sphère religieuse. Soit il la détruit comme Staline. Dans les deux cas le résultat est le même, un seul maître absolu émerge.

La laïcité construite par Jaurès ou Ferry prone une séparation entre le pouvoir temporel (politique, éducation, économie,...) et le pouvoir spirituel. A l'opposé l'intégrisme défend une fusion entre le politique et le religieux.

Comme Georges Bush l'a fait avant lui, Sarkozy avance à grand pas vers cette convergence du politique et du religieux ce qui lui permettra bientôt de justifier l'implication de la France dans des guerres religieuses et de plonger la France dans une des plus grande mystification du XXIe : le choc des civilisations créé de toute pièce par ceux qui souhaitent une destruction mutuelle des chrétiens et des musulmans.  

Original Véronique Soulé pour Libération.

15/02/2008

Quand les peurs l'emportent sur la conscience

PARIS (Reuters) - François Fillon fixe désormais à 26.000 l'objectif pour 2008 de reconduites à la frontière dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine.

"On s'était fixé un objectif de 25.000 reconduites à la frontière en 2007. On est à 24.000. L'objectif est de 26.000 pour 2008", déclare le Premier ministre dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.

Lors d'un déplacement à Marseille le 14 janvier, François Fillon avait déclaré que l'objectif de reconduites à la frontière pour 2008 serait "au moins équivalent" à 25.000.

Article original Reuters

 

Note de P&P : La politique du gouvernement Sarkozy semble se focaliser de plus en plus sur l'expulsion d'immigrés. Ce gouvernement a-t-il conscience du degré de souffrance et de courage qu'il faut pour quitter sa patrie, sa famille, ses amis et ses racines ?

Ces personnes stigmatisées par Sarkozy et ses laquais sont dans des situations d'extrême faiblesse, d'extrême précarité, d'extrême souffrance et notre bon sens le plus primaire, notre conscience nous indiquent très clairement la seule attitude qui fait sens face à des situations aussi dramatiques : tendre la main, aider, partager, comprendre, protéger.

Demain ce sera peut-être nous qui nous retrouverons du côté des démunis, des déracinés, des faibles. Ne nous semblera-t-il pas alors totalement inhumain d'être séquestré, jugé, stigmatisé, expulsé alors que notre seul délit aura été d'aspirer simplement à vivre ?

Pour faire accepter cette politique barbare le gouvernement déshumanise le débat et réduit son projet à de froids objectifs chiffrés, il invoque des arguments fallacieux touchant à des domaines - économique, financier, sécuritaire - où tout sentiment, toute empathie ont depuis longtemps été éradiqués.

On nous dit que les immigrants sont la source de tous les maux, ils pillent nos biens, violent nos femmes, et subtilisent nos emplois. Cette réthorique boiteuse n'a qu'un seul objectif, celui d'instiller et de renforcer en nous la peur pour que celle-ci obscurcisse notre raison et notre conscience et nous rende esclaves de ceux qui prétendent pouvoir faire disparaitre ces peurs qu'ils ont eux-même créées de toute pièce.

Et c'est bien là que se trouvent les fondements de tout régime fascisant : la création de menaces illusoires, l'hégémonie des peurs sur les consciences, et la croyance que le pouvoir en place est le seule en mesure de traiter ces mêmes peurs.

Mettez vous juste un instant à la place de l'autre, oubliez un instant les préjugés qui nous sont sans cesse serinés par les médias de masse et vous verrez alors toute l'infamie de la politique imposée par ce gouvernement.

Quand le Mossad organise des attentats contre les Juifs

Attentats de Buenos Aires - MANIPULATION DU TERRORISME ANTISÉMITE PAR LE MOSSAD


    On avait accusé le Hezbollah d'avoir fait les attentats antisémite de Buenos Aires en 1992 et 1994 ; mais, en fait, c'était le Mossad qui les avait commis pour pousser la communauté juive de ce pays à cesser d'être antisioniste. 
 

Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires

    Les États-Unis voudraient utiliser le souvenir des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 pour étoffer leur dossier contre les musulmans chiites. La plupart des encyclopédies continuent en effet à attribuer ces massacres au Hezbollah ou à l’Iran. Mais ces accusations ont fait long feu, la Justice argentine s’est orientée entre temps vers une piste israélienne. Du coup, Washington fait pression pour geler une enquête qui devient gênante.

    Pour étoffer ses accusations contre le « croissant chiite » (Iran, Syrie, Hezbollah libanais), Washington a décidé de verser au dossier les attentats commis à Buenos Aires au début des années 90. Il est en effet communément admis dans les pays atlantistes qu’ils furent l’œuvre de terroristes musulmans.

    Or, cette version des faits a été entre temps démentie par la Cour suprême argentine qui s’est, au contraire, orientée vers une piste israélienne. Une opération a donc été montée par les néo-conservateurs pour renverser le cours des choses. À la suite d’une réunion qui s’est tenue à Washington en mai 2006 et à laquelle ont participé deux hauts magistrats de Buenos Aires, de fortes pressions ont été exercées à la fois sur le gouvernement et sur la justice argentine. En réplique, un groupe de citoyens argentins conduit par le docteur Oscar Abdura Bini  [1] vient de porter plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Buenos Aires nommément contre l’American Jewish Committee [2] et les procureurs Nissman et Martinez Burgos pour entrave à la Justice.

    Pour comprendre les enjeux de cette polémique, souvenons-nous de ces attentats.

    Le 17 mars 1992 une violente explosion détruisait l’ambassade d’Israël à Buenos Aires et endommageait gravement une église catholique et une école adjacentes. 29 personnes furent tuées et 242 autres furent blessées.

    Dans un premier temps, l’enquête s’orienta sur la piste islamique. L’attentat aurait été commis par un kamikaze palestinien utilisant une camionnette bourrée d’explosifs. Il aurait appartenu au Jihad islamique et aurait voulu venger l’assassinat par Israël du leader du Hezbollah libanais cheikh Abbas al-Musawi et de sa famille. L’opération aurait été préparée par un groupe de Pakistanais et coordonnée par Moshen Rabbani, l’attaché culturel de l’ambassade d’Iran. Ce dernier fut d’ailleurs interpellé, quelques années plus tard, en Allemagne avant d’être relâché faute de preuves.

    Le 18 juillet 1994, une seconde explosion dévastait l’immeuble de l’Association mutelle israélite argentine (AMIA) faisant 85 morts et plus de 300 blessés.

    L’enquête initiale s’orienta également sur la piste islamique. L’attentat aurait été commis par un kamikaze de 29 ans, Ibrahim Hussein Berro, conduisant un véhicule piégé. Quelques années plus tard, un mandat d’arrêt fut lancé contre Imad Mugniyah, un membre du Hezbollah libanais ; puis, l’ancien ambassadeur d’Iran en Argentine, Hade Soleimanpour, fut interpellé au Royaume-Uni et relâché faute de preuves.

    Tous ces éléments, qui paraissent être des conclusions définitives, sont reproduits depuis des années dans toutes sortes d’encyclopédies. Pourtant, aucun jugement n’est venu les confirmer. Pis, les enquêteurs ont progressivement déconstruit des versions qu’Israéliens et Américains leur avaient glissées à l’oreille pour en arriver à une hypothèse radicalement contraire : les deux attentats auraient été commis par des agents israéliens pour casser l’antisionisme de la communauté juive argentine. Les valses-hésitations des enquêteurs doivent être replacées dans le contexte politique mouvementé de leur pays, où les gouvernements et les insurrections se sont rapidement succédés. À ce jour, aucun jugement définitif n’ayant été rendu dans aucune des deux affaires, chacun peut donc tirer les conclusions qui l’arrangent en se référant à des actes contradictoires de procédure.

    Quoi qu’il en soit, le moins que l’on puisse dire est que la piste du terrorisme musulman ne tient plus la route et que les néo-conservateurs font tout ce qu’ils peuvent non pas pour débloquer les enquêtes, mais pour les enterrer définitivement.

    Le juge d’instruction Alfredo Horacio Bisordi a témoigné sous serment à huis clos, le 5 mars 2002, à propos du premier attentat, devant une commission d’enquête parlementaire. Le Réseau Voltaire a pu se procurer le script de cette audition.

    Selon le juge Bisordi, le commissaire Meni Battaglia dirigea l’enquête sur l’attentat contre l’ambassade. Il était secondé, à titre non-officiel, par un béret vert de l’ambassade des États-Unis (non identifié) et par le chef de la sécurité de l’ambassade d’Israël, Ronie Gornie, tous deux disposant prétendument d’une longue expérience de ce type d’attentat au Proche-Orient. Sur les conseils de ces « experts », le commissaire adopta immédiatement l’hypothèse de la voiture piégée et consigna avoir retrouvé des morceaux épars du moteur d’une camionnette Ford 100.

    Il ne fut pas possible d’établir la liste exacte des victimes, car il s’avéra que la liste des diplomates israéliens accrédités ne correspondait pas à la réalité du personnel de l’ambassade, sans que cette différence puisse être expliquée. Le commissaire Battaglia s’opposa au juge Bisordi, qui souhaitait faire autopsier les victimes, au motif que cela n’apporterait pas d’éléments nouveaux. Le juge insistant, le Grand rabbin d’Argentine s’y opposa à son tour au motif que, dans le cas des victimes juives, il s’agirait d’une profanation. Il ne fut en définitive procédé à aucune autopsie.

    Le magistrat s’interrogeait sur deux points : pourquoi avoir attendu que l’ambassade soit vide pour l’attaquer alors que, quelques heures plus tôt, on y recevait en grande pompe une centaine de personnalités juives ? Et pourquoi recourir à un kamikaze alors que cela n’était pas nécessaire pour jeter la camionnette sur l’ambassade ?

    Manifestant de plus en plus de scepticisme sur la version que l’on essayait de lui imposer, il reçut la visite du directeur adjoint des services secrets (SIDE), le docteur Gerardo Conte Grand. Chargé de lui faire entendre raison.

    De plus en plus soupçonneux, le magistrat fit irruption à l’improviste au commissariat lors de l’interrogatoire d’un témoin-clé : un chauffeur de taxi qui attestait avoir raccompagné un groupe de musulmans à l’aéroport juste avant l’attentat. Ceux-ci lui auraient dit qu’il fallait quitter rapidement le quartier avant qu’il ne se transforme en enfer. Le juge Bisordi interrogea lui-même le témoin qui croyait avoir à faire à une personne aussi complaisante que les policiers. Le chauffeur de taxi refusa de décliner son identité et se présenta comme « l’homme d’Israël ». Il revendiqua être colonel de Tsahal et avoir combattu durant la Guerre des Six jours.

    Les éléments relatifs à la seconde enquête sont tout aussi édifiants avec notamment un vrai-faux policier israélien qui se promène comme chez lui dans les commissariats et les prisons argentines, et procède à des interrogatoires hors procédure et à des pressions sur les témoins. Prié de s’expliquer devant la justice argentine, l’homme a disparu. Le gouvernement israélien, après avoir nié son existence, a finalement reconnu l’employer, mais s’est opposé à son audition.

    La Cour suprême s’est réunie à huis clos pour examiner diverses pièces de procédures. Elle a validé des investigations scientifiques établissant de manière formelle que, contrairement à ce qui avait été admis au départ, il n’y avait pas de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais que les explosifs avaient été installés dans les bâtiments, aussi bien à l’ambassade qu’à l’AMIA.

    Tout ce qui a été dit sur l’origine des véhicules et leurs conducteurs est donc invalidé.

    Au lendemain de cette audience, le porte-parole de l’ambassade d’Israël à Buenos Aires a déploré ces conclusions et accusé les juges de la Cour suprême d’antisémitisme.

    Il faudra certainement encore beaucoup d’indépendance et de persévérance à la justice argentine pour élucider complétement ces affaires. Au demeurant, ceci suscite quelques commentaires.

    Il est étrange qu’il faille une dizaine d’années pour se rendre compte qu’un attentat a été réalisé en plaçant un explosif dans un bâtiment et non avec un véhicule kamikaze. J’observe au passage que dans l’enquête actuelle sur l’assassinat du Premier ministre libanaisRafic Hariri , la thèse de la camionnette piégée qui était considérée comme certaine par l’envoyé spécial de l’ONU Detlev Mehlis, n’est plus qu’une hypothèse de travail pour son successeur.

    En quatorze ans, de nombreux experts occidentaux ont rédigé des ouvrages sur le terrorisme en raisonnant sur une interprétation erronée des attentats de Buenos Aires. Ils ignorent ou feignent d’ignorer les progrès de l’enquête argentine, ce qui est soit un signe d’incompétence, soit de mauvaise foi. Ils s’accrochent aux conclusions de leurs raisonnements alors que les prémisses en sont fausses.

    Il est pénible de constater que les enquêtes judicaires sur les grands attentats terroristes imputés aux musulmans sont inachevées, qu’il s’agisse de Buenos Aires, de New York, de Bali, de Casablanca, de Madrid ou de Londres. D’autant que cela n’empêche guère les gouvernements néo-conservateurs et leurs « experts » d’en tirer des conclusions générales.

    Les États-Unis ont l’habitude de modifier rétrospectivement l’attribution d’attentats dont ils furent victimes, de manière à accuser leur adversaire réel ou fabriqué du moment. Ils envisagent maintenant de réécrire l’Histoire jusque chez les autres.

    Enfin, il convient de se montrer vigilant face aux va-t-en-guerre qui évoquent mensongèrement les attentats de Buenos Aires pour qualifier tel parti ou tel gouvernement de « terroristes » et appeler à son éradication.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
http://www.voltairenet.org

NOTES :

[1] Le docteur Oscar Abdura Bini est bien connu du public argentin. Il avait été sollicité par le président Carlos Menem pour empoisonner son épouse, dont il était le psychiatre attitré, en lui prescrivant des doses excessives de médicaments. Il avait alors protégé sa patiente contre les sbires présidentiels.

[2] Créée au lendemain de la Révolution russe, l’American Jewish Committee était initialement une association anti-communiste. Elle est devenue aujourd’hui néo-conservatrice. Il s’agit avant tout d’une organisation politique interne à la communauté juive américaine et non pas d’une organisation communautaire.

 

Note de P&P : Les attentats sanguinaires de Buenos Aires nous montrent que le Mossad est prêt à assassiner des centaines de Juifs pour arriver à ses propres fins, soit dans ce cas-ci anihilier le sentiment antisioniste de la communauté juive argentine.

Ces événéments nous montrent aussi que les Argentins juifs étaient bien inspirés d'entretenir de la méfiance à l'encontre des sionistes puisque ceux-ci n'hésitèrent pas à commettre deux attentats meurtriers contre la population juive.

Finalement les attentats de Buenos Aires illustrent, malgré ce que veulent nous faire croire les médias de masse, combien judaïsme et sionisme sont diamétralement opposés.

D'un côté le judaïsme est une religion, comme le christianisme, l'indouisme ou l'islam, religion qui rassemble des pratiquants dans leur quête de Dieu.

A l'opposé se trouve le sionisme qui n'est rien d'autre qu'une idéologie politique nationaliste avec toutes les notions de frontières, d'altérité, de possession, de xénophobie, de  haine et  de violence que cela implique.

Ce n'est pas un hasard si les critiques les plus pertinentes à l'égard du sionisme proviennent de Juifs éminents.  

Nicolas Sarkozy : culpabiliser plutôt que solutionner

L'historien Henry Rousso, spécialiste de l'Occupation, critique vivement vendredi la proposition de Nicolas Sarkozy de faire parrainer par chaque élève français de CM2 un enfant français victime du génocide des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

"La nouvelle initiative apparaît incongrue, jetée dans l'espace public comme d'autres annonces présidentielles. le bruit médiatique vient, une fois de plus, troubler le respect et le silence des morts de l'histoire", écrit-il dans Libération.

Il estime qu'il n'y avait nul besoin de relancer le travail de mémoire sur cet épisode de l'Histoire en France, où beaucoup a déjà été fait à ce titre. Par ailleurs, selon l'historien, la méthode présidentielle est morbide et inutile.

"Le choix des enfants juifs exterminés pour être nés juifs n'est édifiant en rien, sinon de l'immense barbarie du XXe siècle", écrit-il.

"Une fois encore, seule émerge du passé une mémoire mortifère, seule est digne d'être remémorée avec éclat une histoire criminelle (...) le passé est devenu un entrepôt de ressources politiques ou identitaires, où chacun puise à son gré ce qui peut servir ses intérêts immédiats", conclut l'historien.

Note de P&P : On peut légitimement s’interroger sur les véritables motivations qui ont poussé Nicolas Sarkozy a faire une telle proposition et à cibler spécifiquement cet événement.

Comme le souligne justement l’historien Henry Rousso le XXe siècle regorge malheureusement de barbaries. Génocides des Amérindiens, des Arméniens, des Aborigènes... Déportation des Juifs, des Tziganes, des homosexuels, des communistes, des francs-maçons. Esclavagisme et colonisations à outrance.

Alors plutôt que d'instiller encore plus de culpabilité et de morbidité dans le cœurs de nos enfants qui n’ont vraiment pas besoin de cela, pourquoi est-ce que Nicolas Sarkozy ne se pencherait-il pas sur des drames actuels qu’en tant que chefs d’état il peut et doit appréhender ?

Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple iraquien ? Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple palestinien ?


Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple iraquien ? Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple palestinien ?

 

Article original  Reuters.