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04/02/2008

Doubs: un patron "voyou" séquestré par ses salariés et forcé au dépôt de bilan



Mike Bacon, PDG de RBS, sort de l'audience au tribunal, le 04 février à Besançon
© AFP  Jeff Pachoud

Les salariés de l'usine de sous-traitance automobile BRS de Devecey (Doubs) ont séquestré durant 48 heures leur patron, qui a tenté de déménager l'entreprise en Slovaquie à leur insu, et l'ont contraint lundi à déposer le bilan, a-t-on appris auprès des salariés.

Mike Bacon, PDG de l'entreprise BRS, rachetée il y a un an par le groupe britannique Utilux, a été relâché lundi en milieu de journée par les salariés après avoir fait une demande de dépôt de bilan auprès du tribunal de commerce de Besançon.

Selon le tribunal, BRS a été placée en liquidation judiciaire mais poursuivra ses activités jusqu'au 29 février.

"Nous avons fait cela pour que les salariés soient payés, pour qu'ils aient droit à une couverture sociale et aux Assedic", a déclaré à l'AFP Renaud Cornu, porte-parole des salariés et responsable commercial de l'entreprise.

Samedi, les salariés ont retenu Mike Bacon dans les locaux de l'entreprise après avoir repéré sept camions "suspects", chargés de pièces et de matières premières de l'usine à destination de la Slovaquie, alors qu'aucune livraison n'était prévue et que personne n'était au courant.

Cette opération "était préparée depuis une dizaine de jours" par M. Bacon
, a rapporté M. Cornu en ajoutant d'autre part que "l'argent des salaires de janvier aurait disparu".

Les salariés ont intercepté puis vidé trois des sept camions. Ils ont retenu leur PDG tout le week-end jusqu'à ce qu'il fasse une demande de dépôt de bilan auprès du tribunal de commerce lundi en fin de matinée.

L'entreprise BRS (anciennement Brocard Roux), spécialisée dans la fabrication de pièces pour l'industrie automobile, avait été rachetée en février 2007 par Utilux, qui dispose d'un autre site en Slovaquie. Elle compte 42 salariés.

Article original publié par Yahoo. 

 

Note de P&P : Ah le merveilleux univers de l'ultralibéralisme. Un patron qui vole, ment et trahit ses salariés. Ces mêmes salariés obligés de surveiller le fonctionnement de leur usine pendant les week-end, de séquestrer leur patron pour que celui-ci respecte tout simplement la loi et tout ces efforts pour, in fine, pouvoir toucher de maigres indemnités chômage.

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