31.01.2008
La droite cassoulet...une petite saucisse et plein de fayots autour
De toutes les façons, vous n'y échapperez pas ! Alors autant le regarder tout de suite... S'il y en a un à voir, c'est bien celui-là. On nous dit pas tout !
Quelques perles, parmi tant d'autres :
- "Ca y est, notre président s'est accouplé"
- "Mitterrand il avait le culte du secret, Sarkozy, il a pas le secret du cul-te"
- "Ils avaient jamais vu ça à Disneyland, Blanche Neige qui épouse le nain"
- "Notre Camembert Président, il les aime moulées à la louche"
- "Lui, il dit ce qu'il pense, il fait ce qu'il dit, il dit ce qu'il fait, des fois on aimerait juste qu'il se taise"
- "Laure Manaudou nue sur Internet, moi je suis triste elle ne pourra pas postuler à Miss France"
- "Avant on avait la gauche caviar, maintenant on a la droite cassoulet, une petite saucisse avec plein de fayots autour"
En Direct-Live de chez Drucker...
Anne ROUMANOFF - SARKOZY CARLA (On ne nous dit pas tout!)
20:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, roumanoff, vidéo, sketch, droite cassoulet
Diviser pour mieux régner.
Jacques Delpla, de la commission Attali, explique pourquoi il faut ouvrir la profession.
Recueilli par ALEXANDRA SCHWARTZBROD pour Libération.
La Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat) appelle aujourd’hui les taxis à «cesser le travail» pour protester contre «la déréglementation de la profession» préconisée par le rapport Attali. Jacques Delpla, économiste, est membre de la commission Attali. Il a publié en 2007 avec Charles Wyplosz la Fin des privilèges : payer pour réformer (Hachette).
Note de P&P : Jacques Delpla est accessoirement Senior Advisor Fixed Income chez BNP-PARIBAS depuis 2005. Vu l’état actuel du secteur bancaire vous pouvez faire entière confiance aux brillantissimes analyses d’un représentant de ce domaine.
Vous aurez également noté le titre de son livre : "la fin des privilèges : payer pour réformer". Le seul hic est qu’un cheminot qui gagne 1400 euros en fin de carrière n’est pas un privilégié c’est un esclave, un taxi qui paye une licence 200000 euros pour passer 10 heures par jour dans les bouchons n’est pas un privilégié, c’est un esclave.
Pour trouver des privilégiés ce n’est pas bien compliqué, regardez en haut de la pyramide les administrateurs, les grands patrons, ceux qui contrôlent les médias, les hommes politiques et bien sûr les Senior Advisor de chez BNP-PARIBAS.
Pourquoi voulez-vous libéraliser le secteur des taxis ?
Pour le comprendre, il faut faire l’historique du secteur. Paris comptait 25 000 taxis dans les années 20. En 1937, après la grande crise des années 30, le ministre de l’Intérieur du Front Populaire, Max Dormoy, imprégné de l’idéologie malthusienne d’alors, décide de réduire l’offre de taxis à 14 000 pour sauver la profession et augmenter les prix. Quand la croissance est repartie, après 1945, on n’y a pas touché. Charles Pasqua, en 1995, a refait une loi qui redéfinit la profession et autorise la revente des licences. Mais l’article 6 de ce texte dit que, si le nombre de licences de taxi augmente, il ne peut y avoir dédommagement de ceux qui en possédaient déjà une.
Note de P&P : L’interviewé, imprégné de l’idéologie libéraliste - qui prouve toute sa pertinence dans le naufrage abyssal que vivent les Etats-Unis - utilise force références historiques et termes techniques pour donner un vernis de vérité et d’expertise à son discours. Le message subliminal est : « le sujet est compliqué et moi je sais donc tais-toi et écoute ».
Pour être professionnel, il faut un CAP de taxi, avec épreuves générales et locales, une autorisation de la préfecture et une licence. Celle-ci est achetée à un autre taxi ou obtenue gratuitement auprès de l’Etat qui n’en délivre pas plus de 150 par an pour limiter l’offre. Pouvoir être taxi est devenu une sorte de droit féodal. C’est une économie de privilèges dont sont victimes ceux qui doivent acheter le droit de travailler.
Note de P&P : L’inteviewé disposerait-il d’une connaissance très parcellaire de la société française ? Moultes professions y voient leur nombre de praticiens limitée : avocats, pharmaciens, dentistes, médecins, notaires, députés, … Et c’est plutôt de ce côté-là qu’il faudrait chercher les vrais privilèges et les droits féodaux.
Le nombre de licences a-t-il beaucoup augmenté ?
Très peu (1 000 de plus depuis quinze ans), alors que le PIB par habitant, lui, a été multiplié par six depuis 1945 ! Aujourd’hui, il y a environ 15 500 taxis sur Paris et la région parisienne, ce qui est notoirement insuffisant. Et l’offre est encore plus rare en province (46 000 pour toute la France). Les besoins de la population en transport augmentent bien plus vite que le PIB.
Note de P&P : Le PNB /habitant tombe soudain du ciel comme l'indicateur miracle. Prenons l’exemple de la Suisse, le PNB par habitant y est bien plus élevé qu’en France et à ma connaissance la Suisse ne croule pas sous les taxis, non ?
Deuxième manipulation dans ce passage : l’amalgame entre besoins en transports et besoins en taxi.
A l’heure où soi-disant l’activité humaine est responsable d’un vaste réchauffement climatique qui devrait tout emporter sur son passage, le rapport Attali ne trouve rien de mieux que de rajouter des véhicules dans des embouteillages. En revanche aucune mention du développement des trains, des métros, des bus, des tramways,…
Au Japon, aux Etats-Unis, en Suède, en Irlande, aux Pays-Bas… il y a deux à quatre fois plus de taxis rapportés à la population !
Les professionnels disent que leurs revenus vont baisser si on change le système…
Mais c’est la règle pour tous les métiers du secteur privé ! Pourquoi y aurait-il des monopoles ? Pourquoi faudrait-il acheter le droit de travailler ? Les taxis disent qu’à New York et Londres, ils sont aussi nombreux qu’à Paris : c’est vrai, sauf que ces villes-là ont libéralisé les «voitures de petite remise» - les mini-cabs -, ces taxis qu’on ne peut commander que par téléphone. A New York, on compte 15 000 taxis et 42 000 mini-cabs. A Londres, il y en a respectivement 15 000 et 50 000. Les taxis parisiens, eux, ont tout fait pour empêcher l’offre de mini-cabs (94 en Ile-de-France). Tout cela est géré par la préfecture de police où les taxis sont très entendus. En échange d’une certaine protection, ils sont souvent «l’œil» de la préfecture de police.
Note de P&P : Ah les vertus illimitées de la libéralisation et le modèle exemplaire qu’est New York. Les étasuniens sont endettés jusqu’au cou, leur monnaie ne vaut plus rien, leurs usines sont délocalisées en masse vers la Chine, une personne sur cent y est emprisonnée, des dizaines de millions de personnes y (sur) vivent sans abris, la torture et la peine de mort y sont légalisées et c’est ce grand modèle que veut nous vendre Delpla ?
Que préconise précisément la commission Attali ?
La libéralisation complète des voitures de petite remise (avec des véhicules plus «verts») ; une licence gratuite de taxi à tous ceux qui sont inscrits sur les listes d’attente de la préfecture au 31 décembre (on en compte environ 6 000 à Paris, ce qui créerait immédiatement autant d’emplois) ; et l’autorisation de concurrencer la RATP et la SNCF. L’offre va forcément créer la demande. Regardez ce qu’a donné la libéralisation de l’aérien, des télécoms… Il faut savoir ce que l’on veut : créer des emplois ou préserver des rentes ? D’ailleurs, le secteur est divisé. Ceux qui ont la licence sont vent debout contre la réforme. Ceux qui sont salariés et rêvent d’une licence ou les indépendants, qui louent leur plaque de taxi 3 000 euros par mois, y sont favorables.
Note de P&P : Franchement vous croyiez vraiment que la réglementation des taxis va changer quoique ce soit à la croissance française ?
En stigmatisant les taxis privilégiés Attali poursuit le grand projet initié contre les fonctionnaires paresseux, les cheminots millionnaires, les chômeurs profiteurs, les étudiants réactionnaires, les jeunes de banlieues racailles, les immigrés parasites, les sdf oisifs.
Le régime de Sarkozy est en train de détruire le dernier rempart contre le fascisme : le lien social. Sarkozy attise nos rancœurs et nos haines. Il divise pour mieux régner.
Les citoyens esclaves sont poussés à haïr l’esclave d’à-côté et à chérir leurs maîtres. Sarkozy et ses laquais stigmatisent les derniers restes de droits de tel ou tel esclave pour s’en accaparer et augmenter encore leurs propres privilèges.
Lorsque que chez l’autre vous ne verrez plus votre semblable, lorsque chez l’autre vous ne verrez plus celui qui souffre comme vous, lorsque chez l’autre vous ne verrez plus un esclave du système, lorsque chez l'autre vous envierez le peu qu'il possède, lorsque chez l’autre vous ne verrez plus quelqu’un digne de confiance et de partage, lorsque chez l’autre vous ne verrez plus la soif de justice et de vérité, lorsque chez l'autre vous ne verrez plus une part de vous-même, ce jour-là vous pourrez dire qu’assurément Nicolas Sarkozy aura accompli sa mission.
15:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, attali, delplat, taxi, fascisme, fonctionnaires, étudiants
30.01.2008
Mc Donald va pouvoir décerner son propre baccalauréat

Restaurant McDonald's, à Shanghai (c) Reuters
McDonald's pourra délivrer un baccalauréat en "gestion du travail en équipes", qui certifiera que son détenteur a appris toutes les tâches reliées à la gestion d'un restaurant McDonalds, du marketing aux ressources humaines en passant par les services à la clientèle, a précisé l'agence gouvernementale chargée des cursus scolaires (Qualifications and Curriculum Authority, QCA).
Doctorat en ingénierie Network Rail et ingénieurs de vol Flybe
Les deux autres sociétés privées, Network Rail et Flybe, pourront également décerner le "A-level", abréviation de Advanced Level (Niveau Avancé), un examen passé au cours des deux dernières années de l'éducation secondaire et souvent exigé pour l'entrée à l'université.
Network Rail pourra décerner son A-level, ainsi que des diplômes pouvant aller jusqu'au doctorat en ingénierie. La compagnie aérienne à bas prix Flybe délivrera des diplômes de stewards ou hôtesses ainsi que d'ingénieurs de vol.
"Fin des vieilles divisions"
Il s'agit des premières sociétés privées autorisées à délivrer des diplômes sanctionnant des qualifications nationales britanniques.
"Cette importante mesure vise à mettre fin aux vieilles divisions entre les qualifications nationales et la formation en entreprises, ce qui va être à l'avantage des employés, des employeurs et du pays dans son ensemble", a déclaré le ministre des Universités et de la formation, John Denham.
14:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : étude, enseignement, diplome, baccalauréat, mac donald.
Travailler plus pour se suicider plus ?
Six policiers se sont suicidés depuis le 1er janvier 2008. Dernier en date, un gardien de la paix s’est donné la mort, jeudi matin, avec un fusil de chasse dans le jardin de son pavillon en région parisienne. Ce fonctionnaire, anciennement affecté à Paris, avait depuis quelques mois une «position aménagée» en raison de problèmes psychologiques, selon une source policière.
Note de P&P : Six suicides entre le 1er janvier et le 28 janvier ça fait quand même plus d’un suicide tous les 5 jours. Mais Libération nous rassure immédiatement, il n’y a aucun problème structurel.
Tout s’explique : le policier avait des problèmes psychologiques. Libération s’empresse de préciser que cette histoire de problèmes psychologiques provient d’une source policière.
Amplification. Le suicide dans la police est une préoccupation constante parmi les syndicats professionnels, ne serait-ce que parce que les policiers disposent d’une arme à feu personnelle : en 2007, cinquante policiers se sont donné la mort, soit autant qu’en 2006. Et les chiffres de janvier 2008 ne sont pas, de prime abord, plus alarmants que ceux du premier mois de l’année dernière, puisque, selon les statistiques officielles, huit policiers s’étaient suicidés en janvier 2007.
Note de P&P : Si Libération n’était pas contrôlée par le très professionnel Rotschild on pourrait soupçonner la rédaction de Libération de partialité.
En effet une simple recherche sur Internet nous montre que dans les années 80 et 90 il y avait en moyenne trois suicides par mois dans la police.
8 suicides par mois cela signifie une augmentation de 250%. Alors que les effectifs de police sont passés de 112000 en 1990 à 145000 en 2005 soit une augmentation de moins de 23%.
Libération écrit, « les chiffres de janvier 2008 ne sont pas, de prime abord, plus alarmants que ceux du premier mois de l’année dernière ».
Une analyse plus objective consisterait à déclarer que les chiffres de 2008 sont tout aussi alarmants que les chiffres de 2007 et démontrent une augmentation dramatique et confirmée par deux années de résultats catastrophiques des suicides chez les policiers (+250% par rapport aux années 90).
Le débat s’est en revanche amplifié ces dernière semaines sur les raisons de ces passages à l’acte : «C’est tellement facile de lier ces suicides à des problèmes personnels. Il y a un problème de fond, c’est la pression hiérarchique et le poids de la rentabilité que l’on met sur les policiers», affirme Joaquin Masanet. Le secrétaire général de l’Unsa police, syndicat majoritaire parmi les gardiens de la paix, pourfend depuis longtemps «la culture du résultat» instauré par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur. Mais il estime aujourd’hui que cette «course aux chiffres», consistant à évaluer et à récompenser les policiers sur leur nombre de PV et d’interpellations, «est plus mal vécue qu’avant» et que ce malaise concerne l’ensemble de la hiérarchie : «La preuve, trois commissaires se sont donné la mort en moins de deux ans», affirme Joaquin Masanet.
«Les gars sont maintenant beaucoup moins tolérants par rapport à la pression qu’on leur met. Ils réagissent plus sur les notions de contrôle et de résultats», confirme un autre syndicaliste évoquant le coup de grogne d’une vingtaine de ces collègues en poste à Belfort qui ont boycotté, le 22 janvier, les vœux du directeur départemental de la sécurité publique (DSDP) : «Nous travaillons dans un climat de suspicion qui va crescendo. On nous demande plus d’interpellations, plus de radars, plus de timbres-amendes, plus de contrôles d’étrangers en situation irrégulière. Bref, ce qui compte, c’est de faire du chiffre. Ce qui nous inquiète, c’est qu’on s’écarte de plus en plus de notre métier : la sécurité et la poursuite des délinquants», se sont insurgés des représentants syndicaux dans le quotidien l’Est républicain.
Pour le secrétaire général du Syndicat général de la police (SGP-FO), Nicolas Comte,«le policier est au centre des tensions de la société». Il estime que les raisons de tels actes suicidaires sont «diverses mais plus compliquées» qu’un «simple motif d’ordre privé», comme l’ont indiqué des sources policières après les enquêtes ouvertes sur les cinq premiers suicides de 2008.
«Amalgame». Le syndicat des commissaires SCPN (majoritaire) a réclamé jeudi «une fois de plus l’ouverture en urgence d’un large débat» entre l’administration et les syndicats estimant,que les «suicides touchent tous les corps [de la police] sans exception». Le SCPN ajoutait qu’il y a souvent «un amalgame inacceptable» sur ces suicides, le débat se focalisant parfois sur les commissaires «à qui on demande un management sans faille sans leur en donner les moyens». Dans ce contexte, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), a été chargée d’une mission d’écoute et de conseil au commissariat de Tours (Indre-et-Loire) après qu’un policier s’est donné la mort le 13 janvier. C’est la troisième fois qu’un policier se suicide ou tente de se suicider en un an en Touraine.
Note de P&P : Qui était ministre de l’Intérieur jusqu’en 2007 ? Qui est président de la République depuis 2007 ? Qui a poussé au rendement dans la police, qui a promu une politique du rendement ? Qui a promis des augmentations de moyens ? Qui a promis une baisse de la délinquance ? Qui a poussé aux actions répressives ? Qui a monté les policiers, défenseurs de nos droits contre les « racailles des cités » ?
Au final les policiers se suicident, les banlieues s’embrasent et Sarkozy se pâment dans son miroir et l’écoute inlassablement lui répéter : « oui tu es le plus riche, tu es le plus beau, tu es le grand des président ».
Article initial publié par Libération
01:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, suicide, police, banlieues, dépression, résultats, rendement
29.01.2008
Allocution de John Fitzerald Kennedy
"La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions."
Président John Fitzgerald Kennedy (1917-1963), dans un discours fait à l'Université Columbia le 12 novembre 1963
"Mesdames et Messieurs,
Le mot secret est en lui-même répugnant dans une société libre et ouverte, et en tant que peuple par nature et historiquement, nous nous opposons aux sociétés secrètes, aux serments secrets, et aux procédures secrètes. Parce que nous faisons face tout autour du monde à une conspiration massive et impitoyable qui s'appuie d'abord sur des moyens déguisés permettant le déploiement de leur sphère d'influence basée sur l'infiltration...plutôt que l'invasion, utilisant la subversion...plutôt que les élections, et l'intimidation...au lieu du libre-arbitre. C'est un système qui a nécessité énormément de ressources humaines et matérielles dans la construction d'une machine étroitement soudée et d'une efficacité remarquable. Elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignements ... économiques ... scientifiques ... et politiques. Leurs planifications sont occultées, et non publiées. Leurs erreurs sont passées sous silence ou non relayées par la presse. Leurs détracteurs sont réduits au silence et leur avis non sollicité. Aucune dépense n'est remise en question, aucun secret n'est révélé. C'est pourquoi un législateur athénien Solon décréta comme criminel tout citoyen se désintéressant du débat. Je sollicite votre aide dans l'immense tâche qui est d'informer et d'alerter le peuple américain. Avec la certitude qu'avec votre aide l'homme deviendra ce pourquoi il est né : LIBRE ET INDEPENDANT."
23:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jfk, kennedy, occulte, secret, complot
La thèse du coupable fou, subalterne et isolé
Il se révait en «trader d'exception», doué d'un «feeling des marchés» qu'il brûlait de voir reconnu par son employeur. Comme nous l'écrivions lundi, Jérôme Kerviel, 31 ans, a été présenté hier en début d'après-midi à deux magistrats du pôle financier. En début de soirée, il a été mis en examen pour «abus de confiance» et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Les juges n'ont pas retenu les chefs de mise en examen «d'abus de confiance aggravé» et de «tentative d'escroquerie» requis par le parquet. Note de P&P : Manifestement le parquet n’a pas « chargé » Jérôme Kerviel comme le procureur l’aurait souhaité, cette décision sera gênante pour défendre avec un minimum de crédibilité la thèse du bouc émissaire, du trader fou, subalterne et isolé.
Ce dernier qui avait pourtant requis le placement en détention provisoire, va faire appel de la décision de mise en liberté.
Note de P&P : Ce détail est intéressant. Nous apprenons donc que Jérôme Kerviel a demandé à être placé en détention provisoire. Si vous étiez mis en examen, demanderiez-vous une détention provisoire plutôt qu’une mise en liberté ? Probablement non, à moins peut-être que vous ne sachiez qu’en restant dehors vous pourriez être l’objet de « pressions ».
Tout au long du week-end, le trader de la Société générale a retracé devant les enquêteurs de la brigade financière le scénario de sa lente dérive initiée, semble-t-il, dès la fin 2005. «C'est à cette époque, explique le procureur de la République, Jean-Claude Marin, que Jérôme Kerviel a peu à peu commencé à prendre des positions de pure spéculation, ce qui a généré un certain nombre d'opérations profitables pour son employeur.» De la sorte, l'homme, qui semble avoir souffert d'être cantonné pendant plusieurs années à des fonctions jugées peu valorisantes, souhaitait apparemment démontrer sa capacité à «sentir le marché».
Note de P&P : Au-delà des brillantes assertions psychologiques développées par le procureur il serait intéressant que des preuves tangibles soient produites.
Il eut également été appréciable que la présomption d’innocence soit respectée. Avez-vous remarqué comment avant tout procès, avant toute enquête le complexe politico-médiatico-juridique désigne ses propres coupables ?
Lynchage médiatique, diffusion d'informations personnelles concernant l'intéressé, inquisition collective menée par les politiques. Tout cela nous rappelle les heures les plus glorieuses de la grande aventure humaine.
Dans l’affaire de Villiers Le Bel aussi, le procureur connaissait les coupables, les circonstances des décès, les mobiles avant tout enquête ou procès.
Le trader, dont le salaire annuel ne dépasse pas 100 000 euros, espérait d'ailleurs percevoir une prime de 300 000 euros au titre des positions prises en 2007. «Son but était manifestement de faire une sorte de démonstration, et non de spolier la banque», relève Jean-Claude Marin.
Note de P&P : Il serait intéressant que le Figaro cite les déclarations où Jérôme Kerviel révèle cet objectif de faire une démonstration. Ou bien s’agit-il seulement des interprétations de la psychologie de Jérôme Kerviel proposée par le procureur ?
Mots de passe informatiques
Interrogé par les policiers sur le détail des opérations financières litigieuses, Jérôme Kerviel a admis avoir dépassé les autorisations qui lui avaient été accordées par la Société générale et accompli «un certain nombre d'actes et de faits pour dissimuler des prises de position aventureuses sur les marchés » . En pratique, il aurait notamment emprunté les mots de passe informatiques de certains collègues et créé de faux mails confirmant des opérations fictives. Lorsque, à plusieurs reprises, des alertes ont été lancées par les services comptables, le «middle-office» ou le «service risques» de la banque, il reconnaît aussi avoir fourni des justificatifs mensongers pour éviter d'être démasqué. Interrogé en novembre 2007 sur d'importantes positions prises sur le marché Eurex, il aurait ainsi produit un échéancier fictif dans l'espoir de convaincre ses employeurs que celles-ci seraient bientôt «couvertes» par d'autres opérations.
Pour sa défense, Jérôme Kerviel indique aujourd'hui avoir bénéficié d'« une certaine tolérance» de la part de sa hiérarchie, liée selon lui au bénéfice que la Société générale comptait tirer de son activité.
Note de P&P : Si je comprends bien lorsque les traders prennent des risques et que ça marche la Société Générale encaisse avec plaisir les profits générés, si les spéculations génèrent potentiellement des pertes alors elle se retourne contre ses opérateurs et les jette en pâture aux médias, aux politiques et aux procureurs.
D'ailleurs, a-t-il assuré aux policiers, le dépassement par certains traders des autorisations qui leur sont assignées ne constituerait pas un phénomène exceptionnel.
Note de P&P : Si ces pratiques sont généralisées alors la responsabilité ne repose pas sur les épaules d’un des traders mais bien sur ceux qui définissent la politique d’investissement de la banque c'est-à-dire les administrateurs.
Par ailleurs, le financier souligne que ses opérations clandestines affichaient au 31 décembre 2007 un solde positif de 1,4 milliard d'euros, tandis que le gain enregistré au titre des opérations «classiques» était de 55 millions d'euros.
Dépassé par les événements
Début 2008, c'est en pensant anticiper sur un retournement du marché, alors extrêmement bas, que Jérôme Kerviel aurait engagé les importantes opérations mises au jour le week-end dernier. «Considérablement dépassé par les événements» , selon un magistrat, il peinerait aujourd'hui à cerner précisément son degré de responsabilité. Aux policiers, il a certes concédé : «J'ai explosé ma ligne de crédit.» Cependant, il souligne que la banque ne perdait pas d'argent vendredi 25 janvier en milieu de journée et estime qu'en prenant plus de temps pour solder ses positions, la Société générale aurait vraisemblablement limité le montant de ses pertes.
Note de P&P : Mais si la Société Générale avait soldé proprement des positions qui étaient encore bénéficiaires le 25 janvier alors elle ne disposait plus du bouc-émissaire sur qui faire reposer la responsabilité de l’immense désastre financier dont seulement une fraction a été révélée à ce jour.
«Cependant , nuance le procureur de la République, la banque était en risque de perdre de l'argent. Elle n'était certes pas obligée de vendre, mais une telle position spéculative sur les marchés ne pouvait qu'accroître la perte au-delà des cinq milliards et donc, stratégiquement, il était insensé de rester en position de risque sur un tel montant.»
Note de P&P : En parlant de pertes, le procureur devrait peut-être se pencher sur les 1300 milliards de créances doutes détenues par le système bancaire et sur leur incorporation (titrisation) dans une multitude de « produits financiers dérivés ». A ce sujet, la Société Générale est un des leaders mondiaux des produits action dérivés.
Depuis des années les dirigeants bancaires, aux plus hauts niveaux, ont imposé des politiques d’investissement totalement suicidaires.
Ces choix délibérés visant à enrichir encore plus une petite minorité, sont en train de mettre l’économie mondiale à genoux et de déclencher l’une des plus grandes crises que nous n’ayons jamais connue.
Jérôme Kerviel est un épiphénomène, un bouc émissaire, une marionnette. Daniel Bouton est un fusible de plus et la Société Générale est l'arbre qui cache la forêt bancaire en feu.
Le cataclysme vers lequel nous avançons à grand pas est le fruit d’une politique menée par les plus grands dirigeants de la finance et eux ne seront jamais inquiétés.
Estimant que de nombreux volets de cette affaire restent à explorer, qui portent notamment sur le fonctionnement des systèmes de contrôles internes à la Société générale , Jean-Claude Marin a ouvert hier une information judiciaire dont il a saisi les juges du pôle financier Françoise Desset et Renaud Van Ruymbeke. En position délicate depuis qu'il est visé par des poursuites disciplinaires en marge de l'affaire Clearstream, ce dernier, magistrat emblématique de la lutte contre la corruption, aujourd'hui âgé de 55 ans, revient ainsi sur le devant de la scène judiciaire.
Note de P&P : Il est intéressant que Clearstream soit mentionné dans le cadre de cette affaire. Si vous vous souvenez bien, selon la thèse officielle l’intégralité de l’affaire Clearstream était le fruit des errements d’Imad Lahoud un informaticien fou, subalterne et isolé.
Si le fusible Kerviel ne suffit, c’est le fusible qui se trouve au niveau supérieur qui sautera. Dans ce cas il s’agit du PDG Daniel Bouton, comme Jean-Louis Gergorin vice-président d’EADS avait été sacrifié à l’époque de l’affaire Clearstream.
Avez-vous remarqué comment les aliénés subalternes isolés ont façonné l’histoire ? Sirhan Sirhan dans des circonstances dont il ne se souvient pas même sous hypnose a assassiné RFK, Lee Harvey Oswald grâce à sa balle magique a éliminé JFK, Van der Lubbe, pyromane communiste inconnu a mis le feu au Reichtag…
Les grands désastres de l’humanité ne sont jamais le fruit de décisions concertées, collectives et secrètes.
Ah si, au fait, il existe un complot homologué par l’histoire officielle, c'est celui de ce barbu saoudien ex-agent de la CIA qui du fond de sa caverne afghane a organisé avec ses lieutenants, ses pilotes, ses logisticiens, ses financeurs, ses coordinateurs, ses experts en maniement du cutter et en dissimulation de passeports et dans le plus grand secret les attentats du 11 septembre.
Article initial publié par Le Figaro
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Daniel Bouton, société générale, crise, finance, subprime, eads
27.01.2008
Évasion de Gaza ou transfert volontaire ?
Oubliez tout ce que vous avez lu sur la « Grande Fuite » de Gaza. C'est entièrement des bêtises. La totalité de la farce a été cuite par un groupe de réflexion israélien, comme moyen de débarrasser la Palestine de ses autochtones. Voici un extrait du journal israélien Arutz Sheva, qui explique les véritables mobiles derrière l'incident:Aryeh Eldad, un membre de la Knesset israélienne, salue l'exode arabe vers l'Égypte, comme la preuve que le transfert volontaire est effectivement une option.
« La gauche israélienne continue à prétendre que de telles choses, comme le transfert volontaire n'ont pas lieu, en ignorant tout simplement la réalité, » a dit Eldad.
Transfert volontaire. Et voilà !.
Ainsi, en s'enfuyant, les Palestiniens sont juste tombés dans un piège. Ils se sont maintenant exilés en Égypte de leur propre gré. Nous devrons attendre pour voir combien seront autorisés à revenir.
Les médias ont joué leur rôle habituel dans le fiasco de Gaza, en essayant de faire ressembler ça à un coup majeur des « cerveaux terroristes » du Hamas contre Israël. Ce n'est qu'une manière de détourner l'attention du rôle d'Israël dans la crise humanitaire en cours. Voici comment Ha'aretz a résumé la situation :
Le Hamas a réalisé un véritable coup d'État. Non seulement, une fois de plus, cette organisation a démontré être une entité disciplinée et déterminée, et un adversaire infiniment plus subtil que l'Organisation de Libération de la Palestine. Israël, l'Égypte et l'Autorité Palestinienne sont forcés à présent de trouver de nouveaux accords communs pour contrôler les frontières, qui dépendront probablement des bonnes grâces du Hamas.... L'action d'hier du Hamas a été tout sauf spontanée. C'était une autre étape dans la campagne qui a commencé dans l'obscurité de la nuit de dimanche à Gaza. Alors que Gaza était largement plongé dans la noirceur télévisée, les enfants palestiniens armés de bougies ont été faits sortir pour une marche de protestation et des manifestations organisées en prime time en soutien aux branches égyptienne et jordanienne des Frères Musulmans. (La violation de la frontière de Gaza montre à Israël que le Hamas est responsable, Ha'aretz)
Bêtises. Israël n'est pas plus victime que les enfants palestiniens étaient « armés » de bougies. Les bougies sont symbole d'espoir, quelque chose qui fait cruellement défaut sous la domination israélienne. La vérité est qu'Israël a été meurtri par des médias pour avoir interrompu l'alimentation, l'eau, l'énergie et les fournitures médicales à 1,5 million de civils (dont certains sont morts à l'hôpital quand le courant a été coupé sur leurs respirateurs), alors ils ont cherché un moyen de faire volte-face sans paraître faiblir. Ha'aretz voudrait nous faire croire que notre sympathie pour les femmes et les enfants affamés résulte de la propagande que nous avons vu dans un média « appartenant à des Palestiniens. »
Quelle rigolade, un média « appartenant à des Palestiniens. »
Le Hamas ne présente aucune menace pour Israël, il ne contrôle rien et certainement pas la frontière. Ils ont même suspendu toute attaque suicide depuis qu'ils ont remporté les élections démocratiques il y a un an et demi. Mais ça ne suffit pas à Israël, dont l'objectif est d'anéantir toute trace de solidarité arabe et de nationalisme palestinien. La quasi totalité des 4.000 articles diffusés actuellement par Google News se conforment à ce même conte absurde d'« astucieux terroristes » qui se sont montrés plus rusés qu'Israël et ont libéré leur peuple. Ce n'est qu'une autre façon pour dissimuler la barbarie criminelle des 60 longues années d'occupation.
En vérité, le Hamas n'a probablement rien à voir dans la destruction du mur. C'est juste un élément du plan d'Israël pour exiler davantage de Palestiniens.
Selon l'article d'Arutz Sheva, Hosni Moubarak, le Président égyptien, a décidé de suivre les ordres de Khaled Mashall, le chef du Hamas, et « d'ignorer les appels israélien à fermer la frontière. Mashaal semblait indiquer que le Hamas a fait valoir sa souveraineté sur le nord du Sinaï, appelant le Monde Arabes à tirer profit du nouveau bastion du groupe islamiste pour fournir de l'aide directement, sans ingérence israélienne. »
C'est maintenant un peu gros à avaler. Dit autrement, la marionnette étasunienne Hosni Moubarak, qui obtient 2 milliards de dollars d'aide par an des États-Unis, a soudainement décidé de prendre ses ordres auprès du chef d'un groupe qui est sur la liste des organisations terroriste du Ministère des Affaires Étrangères afin de pouvoir remplir ses obligations d'« Arabe loyal » ?
Ridicule.
D'ailleurs, le Hamas n'a pas d'intérêt dans le nord du Sinaï, ni aucune autre ambitions territoriales. Son seul but est de résister à l'occupation israélienne.
Jusqu'à présent, on estime que 350.000 habitants de Gaza ont fui à travers la frontière depuis mercredi [NDT : à l'instant, le 25 janvier à 12 heures, la radio parle de 700.000 habitants de Gaza partis en Égypte, et de la fermeture de la frontière par l'Égypte]. La police égyptienne n'a rien fait pour les empêcher d'entrer dans le pays. « Un grand nombre sont restés en Égypte... voyageant vers les centres de population du sud égyptien. »
Le 24 janvier 2008, la Jewish Telegraphic Agency a rendu compte de ceci :
Les responsables israéliens ont proposé la prise de la succession de la responsabilité du soutien de la Bande de Gaza par l'Égypte.
Les médias israéliens ont cité des membres du gouvernement Olmert disant jeudi que, après que les Palestiniens aient débordé la frontière entre Gaza et l'Égypte, il existe l'opportunité d'exiger que Le Caire s'occuper des besoins du territoire côtier.
Matan Vilnaï, le Vice-Ministre de la Défense, a déclaré à la radio de l'armée : « Nous devons comprendre que, si la Bande de Gaza est ouverte de l'autre côté, elle échappe à notre responsabilité. Nous voulons donc nous en désengager. Nous sommes responsables tant qu'il n'y a aucune alternative. »
Sommes-nous censés croire que, dans les dernières 24 heures, Israël a décide bon gré mal gré d'abandonner le contrôle de certaines parties de la Bande de Gaza ? Les Israéliens ont consacré un temps considérable à la construction de colonies de façon à éliminer toute possibilité de création d'un État palestinien. Il est hautement improbable que leurs plans pour Gaza soient pris moins sérieusement. En fait, nous sommes certainement en train de voir à l'instant une manifestation de ces plans dans l'expulsion de 350.000 Palestiniens [NDT : 700.000 à présent, soit près de la moitié des Gazaouis].
Yaakov Katz, du Jerusalem Post, élucide pourquoi la destruction du mur de la frontière sert les objectifs à long terme de la politique israélienne :
Sans même le savoir, mercredi l'Égypte a aidé Israël à accomplir son désengagement de la Bande de Gaza. Le Président égyptien Hosni Moubarak a déclaré avoir ouvert le passage aux Gazaouis, car ils étaient « affamés par le siège israélien, » ce qui a prouvé au monde que son pays est parfaitement capable de s'occuper de la nourriture et des soins médicaux des Palestiniens.
Les événements de mercredi, et en particulier la décision de Moubarak d'ouvrir les vannes vers son pays à des centaines de milliers de Palestiniens, démontrent qu'il existe des alternatives à Israël lorsqu'il s'agit d'être le pourvoyeur de Gaza.
Cela veut tout dire, n'est-ce pas ? Les Palestiniens ne sont vus que comme une nuisance drainant les ressources israéliennes. À présent que le mur a opportunément été renversé, le problème semble résolu.
Les gens du Hamas n'ont rien à voir avec l'explosion du mur. Et s'ils l'ont fait, ils n'étaient que complices involontaires du plan d'ensemble d'Israël pour déloger davantage de Palestiniens de leur terre et s'absoudre eux-mêmes de toute responsabilité envers ceux qui restent.
C'est juste un autre sinistre chapitre du « Nouveau Moyen-Orient » de Bush.
Original : http://www.informationclearinghouse.info/article19151.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info
22:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gaza, Palestine, Israël, génocide, Egypte, occupation, mensonge
Régime Sarkozy : banane et vichy
L’accusé de réception fut plutôt rude. Pour un mail qu’il avait envoyé en décembre 2006 au ministère de l’Intérieur, Romain Dunand, Sanclaudien de 35 ans, militant de la confédération nationale du travail (C.N.T.) et du Réseau d’éducation sans frontières, était convoqué hier au tribunal de Grande instance de Paris. Le message ne contenait pas de virus mais fit visiblement l’effet d’une bombe dans les services du ministre de l’Intérieur de l’époque Nicolas Sarkozy. Fin 2006, Romain Dunand avait envoyé ce courriel en réaction à l’arrestation à Marignane d’un militant marseillais de Réseau d’éducation sans frontière, Florimond Guimard, lors d’une manifestation en soutien à un père de famille sans papiers en cours d’expulsion.
« Salutations antifascistes »
Dans ce message adressé au nom de la CNT-Jura au ministre Nicolas Sarkozy, Romain Dunand avait entre autres écrit « voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (...) ». Il critiquait aussi une « politique qu’il faut bien qualifier de raciste » avant d’adresser ses « salutations antifascistes » au ministre. Des termes qui ont valu à leur auteur d’être interrogé par les gendarmes puis cité à comparaître par le parquet de Paris pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique », une infraction passible de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.
Décision le 14 février
Hier, au cours de l’audience de la 10e chambre du tribunal de grande instance, le Haut-Jurassien n’a pas contesté son message, qu’il a jugé « légitime », mais son caractère outrageant. Il a estimé qu’il y avait « similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy ». Son avocate, Me Marianne Lagrue, a expliqué que son client avait voulu faire « un parallèle politique ». « C’était une politique qui était visée, pas une personne », a-t-elle insisté en plaidant la relaxe. Le procureur a estimé pour sa part que « la liberté d’expression a des limites : c’est l’outrage ». La représentante du parquet a requis une amende de 750 euros et un euro symbolique de dommages et intérêts à l’encontre de Romain Dunand. Le jugement a été mis en délibéré au 14 février.
Julien Vandelle (avec AFP)
Le Progrès, édition du Jura, 18 janvier 2008
Rectificatif au Progrès
Monsieur Vandelle, au Progrès de saintClaude,
Par souci de clarté, nous tenons à rectifier auprès de vos lecteurs deux contrevérités qui se sont glissées dans votre article intitulé « Un Sanclaudien accusé d’outrage à Nicolas Sarkozy », paru dans Le Progrès, édition du Jura, le 18 janvier 2008 :
Sur la présentation des faits (« le message [...] fit visiblement l’effet d’une bombe ») : Le procureur de la République, informé en février 2007 par M. Sarkozy de l’existence de ce courriel soi-disant « outrageant » envoyé le 19 décembre 2006, a soigneusement attendu le 11 mai 2007 pour lancer la procédure. Il n’aura échappé à personne que l’élection de M. Sarkozy à la Présidence de la République venait d’avoir lieu le dimanche précédent cette date. Nous laissons à chacun le soin d’en tirer les conclusions qui conviennent. Notre camarade Romain, s’il est bien l’un des deux co-mandatés par notre syndicat (CNT interco Jura) afin d’assurer la réponse aux alertes dans le cadre de notre implication dans le réseau Éducation sans frontières jurassien, n’est pas « membre de la section anarchiste du Groupe Lucio ». Vous souhaitant bonne réception de ces informations, recevez, Monsieur Vandelle, nos salutations syndicales,
Vous trouverez [ci-dessus] le dernier communiqué du RESF relatif à cette affaire - laquelle affaire n’est qu’un épiphénomène dans l’industrialisation des rafles et des expulsions d’« étrangers » conduite aujourd’hui en France - politique à laquelle nous, avec bien d’autres, continuerons à nous opposer activement, en paroles et en actes.
CNT-Jura, 21 janvier 2008
http://juralibertaire.over-blog.com...
Article issu du site Les Ogres
21:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, expulsion, racisme, xénophobie, procès, fascisme
23.01.2008
Sarkozy-Kouchner : effets de manche diplomatiques
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Selon l’industrie audio-visuelle et la presse, le règne de Sarkozy devait enfin permettre à la France de retrouver « la place qu’elle mérite » dans les affaires du monde. Cependant, l’activité diplomatique de Sarkozy et Kouchner ne fait que souligner le déclin du poids de la France dans le monde, sur les plans économique, politique et militaire.
Prenons, par exemple, la politique adoptée vis-à-vis de l’Iran. Nous avons déjà évoqué, dans un récent article, la déclaration fracassante de Kouchner, qui menaçait de lancer une guerre contre l’Iran. Dans les 24 heures, Kouchner a dû dissiper un soi-disant malentendu. En menaçant de déclencher une guerre, il prétendit avoir voulu envoyer un « message de paix » ! Depuis, cette affaire a connu un rebondissement très intéressant. Tellement intéressant, en fait, que les médias l’ont pratiquement ignoré.
Un rapport des services secrets américains a affirmé dans des termes catégoriques qu’il n’existe aucun risque, à court et moyen terme, que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Ceci démolit d’un seul trait, non seulement la propagande mensongère de la Maison Blanche, mais également celle de Sarkozy et Kouchner.
Dans les faits, les Etats-Unis n’ont pas les moyens de mener une guerre contre l’Iran. Ils pourraient, tout au plus, lui infliger des raids aériens, lesquels ne manqueraient pas de déstabiliser davantage le Moyen-Orient. Quant à la France, elle serait tout simplement incapable de mener une action militaire conséquente contre l’Iran.
Autre exemple : la visite du dictateur Kadhafi en France. Ce dernier a plus ou moins traité Sarkozy de menteur, sans que celui-ci ne juge opportun de se défendre. L’épisode a eu au moins le mérite de montrer que la France n’était pas en position de force. Sarkozy a dû faire des pieds et des mains pour obtenir ses fameux « dix milliards » d’euros de contrats – chiffre dont la réalité reste à confirmer.
En Afghanistan, Sarkozy s’est engagé à augmenter le contingent français. Sur le terrain, les troupes françaises s’enlisent, aux côtés des soldats américains, dans une guerre qu’ils ne peuvent pas gagner. Si la puissance américaine, dont les dépenses militaires sont vingt fois plus élevées que celles de la France, ne parvient pas à maîtriser la situation en Afghanistan, quelle différence ferait le renforcement de la présence militaire française ? Même dans l’éventualité – complètement exclue, en fait – d’une consolidation des positions de la coalition étrangère en Afghanistan, les bénéfices économiques et stratégiques seraient exclusivement récoltés par les Etats-Unis, comme c’est le cas en Irak, au grand désarroi de son allié britannique.
Lors de son passage très médiatisé en Egypte, Sarkozy a tenu à afficher son alignement sur la politique des Etats-Unis. Il menace la Syrie, non d’une guerre, cette fois, mais … de ne plus lui parler. Voilà qui doit faire trembler le Hezbollah et leurs alliés Syriens et Iraniens !
La situation au Liban est la conséquence de la défaite de l’invasion israélienne, en 2006. La France a soutenu Israël dans cette aventure meurtrière, et la victoire du Hezbollah a considérablement augmenté son prestige et son soutien populaire.
L’envoi des soldats français au Liban, après le retrait des Israéliens, avait pour objectif officiel d’aider l’armée libanaise à désarmer le Hezbollah. Cependant, l’armée libanaise n’a pas levé un petit doigt pour résister à l’agression israélienne, en 2006. Et voilà que la France lui demande, avec son aide, de désarmer les vainqueurs ! L’armée française, comme l’armée libanaise, est incapable de désarmer le Hezbollah – et, sur le terrain, rien n’a été fait dans ce sens. C’est cette impuissance qui a incité la diplomatie française à s’en remettre à la bonne volonté de la Syrie pour freiner le Hezbollah. Que perd donc le gouvernement syrien si, désormais, la France refuse de lui parler ? Absolument rien.
Toujours à partir du Caire, Sarkozy a insisté pour que le gouvernement israélien fasse des concessions facilitant la création d’un Etat palestinien indépendant. Des déclarations de ce genre permettent aux chefs d’Etat arabes, tels Moubarak, de justifier leur connivence avec Bush et ses alliés. Personne ne les prend au sérieux. Les exigences de Sarkozy ne seront suivies d’aucun effet. Il y va des intérêts vitaux de l’impérialisme israélien.
Dans le domaine diplomatique, Sarkozy brasse de l’air. Il veut donner l’apparence d’une puissance qui n’existe pas, dans les faits. Et quand l’inimitable Kouchner s’entretient avec le dictateur militaire Musharraf, au Pakistan, et déclare sans rire que ce dernier est pour la démocratie – pendant que l’armée et la police brutalisent le peuple –, c’est non seulement pour faire plaisir à Bush, mais aussi pour que l’impérialisme français apparaisse comme un facteur dans une situation où, dans les faits, ses « prises de position » ne comptent pas pour grand chose.
Article issu du site La Riposte
16:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, kouchner, diplomatie, iran, iraq, liban, syrie
22.01.2008
S'il vous plait, faites quelque chose maintenant pour nous aider, nous à Gaza !
Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé
Les gens dans Gaza vont mourir
Déjà 3 personnes sont décédées aujourd'hui dans des hôpitaux de Gaza suite aux coupures d'électricité.
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.
S'il vous plait, aidez-nous maintenant !
Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !
br /> Montrez votre solidarité avec Gaza, organisez quotidiennement des marches aux chandelles jusqu’à la Levée du siège de Gaza !
S’il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza !
Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé,les gens dans Gaza vont mourir.
Déjà 3 personnes sont décédées aujourd’hui dans des hôpitaux de Gaza suite aux coupures d’électricité.
Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !
S’il vous plait, organisez ces marches et envoyez nous les photos, cela nous aidera beaucoup ici
Abu Ayoub, un Palestinien de Gaza
Comment peut-on rester sans bouger face à un tel drame : la première crise humanitaire au monde créée par l’homme ?
Comment les dirigeants du monde entier et en particulier les Israéliens peuvent-ils dormir la nuit en sachant ce qu’ils imposent à 1 million et demi de personnes dans la Bande de Gaza.
Aujourd’hui, on vient d’apprendre que l’unique centrale électrique de Gaza a cessé de fonctionner en raison de la suspension par Israël des approvisionnements en carburant, plongeant dans le noir et le froid, tous les habitants de la Bande côtière. Depuis 3 jours, Israël a également cessé de livrer les cargaisons de nourriture et de médicaments.
On a appris ce matin que Mahmoud Hussein, âgé de 18 ans, est décédé hier d’un cancer par manque de traitement approprié et après avoir essuyé 3 refus d’Israël suite à ses demandes pour aller se faire soigner à l’étranger.
Mahmoud est la 72ème personne à mourir d’une maladie grave et à qui Israël a refusé un traitement
Cette semaine, Israël a tué 38 Palestiniens et blessé des centaines d’autres.
Samedi, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé les crimes de guerre "lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors des raids de la semaine écoulée
Quoi faire ?
• Répondez à l’appel des habitants de Gaza plongés dans le noir et organisez des veillées aux chandelles jusqu’à la levée du siège de Gaza
Des manifestations seront organisées dans le monde entier le 26 janvier et le 23 février prochain. C'-dessous, l'appel du CPAS :
Action mondiale pour Libérer Gaza le 23 février 2008
Dans le cadre de ses activités contre l’occupation israélienne et le siège imposé à la Bande de Gaza, le Comité Populaire Contre le Siège (PCAS) organise une action mondiale pour Libérer Gaza, le samedi 23 février 2008.
Des actions et des manifestations pacifiques auront lieu dans tous les pays arabes, européens et américains.
Dans cet objectif, le PCAS recherche des partenaires, individus, militants pacifistes et organisations, dans les pays cités ci-dessus (et tous ceux qui désirent s’impliquer) .
Le PCAS accepte et apprécie tout aide concernant ces actions et souhaiterait assurer une coordination le plus vite possible.
Le PCAS se réjouit de votre coopération et de votre inscription à cette action
Freegaza.ps@gmail.com
http://www.freegaza.ps/english/
• Faites pression sur vos Euro-députés en leur écrivant pour demander à l’Union Européenne de s’écarter des positions israélo-américaines !
• Ecrivez aux délégations des différents pays aux Nations Unies
00:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Gaza, Palestine, Israël, génocide



