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05/01/2008

Nicolas Sarkozy nous souhaite une bonne année 2008

84ace78e789160ab9d76f409ffb2b358.jpegAu cours des derniers jours de l’année 2007, Nicolas Sarkozy a renforcé son entreprise de démantèlement des droits et des libertés des citoyens français. 

De nombreuses mesures viennent saper un peu plus le niveau et la qualité de vie des français

L’une d'entre elles concerne la perspective de rallongement à 41,5 ans de la durée des cotisations retraites. Voici ce qu’en dit un communiqué d’Europe 1 : 

 Les besoins de financement du régime de retraites à long terme «restent très élevés, malgré la révision à la hausse de la population active», indique le rapport.

Celui-ci a été rendu public lundi soir, à quelques heures de la fin de l'année 2007, comme la loi de 2003 sur les retraites l'y obligeait.

Le gouvernement reprend à son compte la projection réalisée par le Conseil d'orientation des retraites (COR). Il souligne que l'allongement de la durée d'assurance «atteindra 164 trimestres en 2012 (41 ans, NDR) et 166 en 2020, compte tenu des dernières prévisions démographiques de l'Insee».

Sur le «rendez-vous» de la réforme des retraites prévu en 2008, le gouvernement
précise dans le rapport qu'il «s'appuiera» notamment sur les pistes dégagées par le Conseil d'orientation des retraites.

Il «s'attachera à poursuivre l'oeuvre entreprise par le législateur en 2003 en mettant notamment en oeuvre les trois objectifs suivants: garantir la viabilité financière des régimes de retraite et veiller à l'équité entre les générations et entre les Français, accroître le niveau d'emploi des seniors, favoriser la liberté de choix de chacun pour préparer sa retraite».

 
Vous aurez noté que le gouvernement se donne un vernis d'impartialité en s’appuyant sur la pseudo neutralité d’un organe tel que le Conseil d'Orientation des Retraites (COR). 

Ne voyez non plus aucune tentative de passage en douce de cette perspective de loi, ils n’avaient pas le choix : Celui-ci a été rendu public lundi soir, à quelques heures de la fin de l'année 2007, comme la loi de 2003 sur les retraites l'y obligeait.

En outre, le semblant d’humanisme et d’objectivité de cette mesure se base sur des arguments tellement légitimes tels que  «les  dernières prévisions démographiques » et la volonté d’  «  accroître le niveau d'emploi des seniors, favoriser la liberté de choix de chacun pour préparer sa retraite » que l'on ne peut qu'acquiescer n'est-ce pas ?

Invoquer la démographie vise à nous faire croire que cette augmentation de durée des cotisations est inévitable car elle découle du facteur fondamental et exogène qu’est la démographie. Justification d’autant plus boiteuse que la part de la population active en France est en augmentation (de plus en plus de cotisants pour un seul retraités) 

Cet accroissement de la durée des cotisations est également présenté comme vertueux car « stimulant le niveau d’emploi des seniors et favorisant la liberté de choix de chacun pour préparer sa retraite. » 

En réalité la seule liberté dont disposent les citoyens c’est de travailler encore plus et de gagner encore moins. Commencer sa vie professionnelle à 24 ans et demi et la terminer au plus tôt à 66 ans. 

 Il n’y pas de véritable liberté dans cette approche car si le citoyen envisage d’arrêter de travailler avant d’avoir cotisé 41,5 ans alors sa retraite sera très sensiblement diminuée. 

Sachant que les niveaux de retraite son déjà faibles et s’accroissent bien plus lentement que l’inflation, cotiser moins de 41,5 ans sera financièrement impossible pour la plupart d’entre nous. 

Pour quantifier ce phénomène, penchons-nous sur quelques chiffres. En 2001, 62,5 % des femmes retraitées percevaient une retraite inférieure à 899 euros et seulement 12 % des femmes retraitées percevaient une retraite supérieure à 1 500 euros. 45 % des hommes retraités percevaient une retraite inférieure à 1 200 euros et seulement 10 % des hommes retraités percevaient une retraite supérieure à 2 100 euros (source : Jerpel). 

Vous avez bien lu : En 2001, 62,5 % des femmes retraitées percevaient une retraite inférieure à 899 euros. 

Les niveaux de retraites sont déjà très faibles et en plus ils sont en chute libre comme nous allons le voir maintenant. 

En 2006 les pensions de retraites ont été revalorisées de 1,8%, tandis qu’en 2007 cette revalorisation a été de 1,1%. Soit sur la période allant de janvier 2006 à décembre 2007, une augmentation des pensions d’approximativement 3%

Ces pingres revalorisations impliquent donc une baisse du pouvoir d’achat même si l’on s’en tient strictement aux données officielles relatives à l’inflation. En effet, de janvier 2006 à décembre 2007 , l’inflation cumulée officielle était de 4%

Pragmatiquement, quand un ménage dispose d'un revenu mensuel de 1500 à 2000 euros, approximativement un tiers des ressources sont affectées à l’immobilier (loyer, remboursement prêt,…), un autre tiers part dans l’énergie et services de mêmes natures, et un dernier tiers dans les besoins courants.

Pour le premier tiers, de janvier 2006 à décembre 2007, l’immobilier a augmenté de plus de 11%. Pour le deuxième tiers, de janvier 2006 à décembre 2007, l’énergie (pour se chauffer, pour se déplacer ainsi que les services associés) a augmenté de plus de 30%. Reste le dernier tiers qui se situe au mieux au niveau du panier de la ménagère soit 4%.

Ainsi  un tiers à 11%, un tiers à 30% et un tiers à 4% cela donne une évolution du vrai indice des prix de l’ordre de 15% sur la période allant de janvier 2006 à décembre 2007. 

Entre janvier 2006 à décembre 2007, les retraités français, qui n'étaient pas bien riche ont donc encore perdu approximativement 12% de leur pouvoir d’achat. 

Pendant ce temps-là Sarkozy se gargarise d’équité entre les générations et de liberté de choix pour chacun. La réalité est à l’opposé, les retraités sont de plus en misérables et les travailleurs doivent travailler toujours plus. 

Mais à propos d’où vient l’argent des retraites ? En fait les retraites sont principalement financées par les cotisations sur les salaires. Une manière très simple de faire face à l’augmentation du coût des retraites (si celui-ci existe vraiment) serait d’augmenter les charges patronales ce qui n’affecterait en rien le pouvoir d’achat déjà très diminué des français. 

Pourquoi une telle augmentation des charges patronales n’est-elle même pas envisagé ? Tout simplement car celle-ci augmenterait les coûts des entreprises et diminuerait d’autant les profits et revenus pharaoniques encaissés par leurs actionnaires. 

Martin Bouygues, le parrain du fils de Sarkozy a vu son entreprise, Bouygues, générer 1246 millions d’euros de bénéfices net en 2006. Bollorè, sur le yacht duquel Sarkozy aime à se prélasser, a vu son groupe éponyme générer 528 millions d’euros de bénéfices en 2006. Un dernier exemple : Arnaud Lagardère, qui considère Sarkozy comme son « frère » selon sa déclaration de 2005, et qui préside EADS, a vu son entreprise dégager 2033 millions d’euros de bénéfices en 2006

En augmentant encore la durée de travail des citoyens tout en rognant sur leurs retraites, Sarkozy permet simplement d’augmenter encore les bénéfices des entreprises et donc des « grands » patrons qui l’ont mis au pouvoir,  tout cela évidemment sur le dos du peuple français.

Avec Sarkozy en 2008, travaillez plus (vous le peuple) pour gagner plus (vous mes amis les "grands" patrons).

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