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27/12/2007

L'Amérique, Terre de 371 Milliardaires et de 3,5 Millions de sans-abris

CounterPunch
Lundi 3 décembre 2007

Version française : Futur Quantique

Aux États-Unis d'Amérique, le plus grand pays du monde, près de trois millions et demi de personnes par an vivent sans abris (1% de la population totale ou 10% de ses pauvres), et parmi eux, 1,37 million (ou 39%) sont des enfants de moins de 18 ans.

Le nombre total de milliardaires dans le monde est de 793 dont 371 d'entre eux vivent aux États-Unis d'Amérique, c'est-à-dire près de 322 de plus qu'il y a 20 ans.

Si l'on peut dire que les gens qui ont de l'argent et du pouvoir gouvernent le monde, alors 1% des plus riches et plus puissants étasuniens gouvernent les États-Unis d'Amérique derrière une façade de démocratie. La façade est en train de tomber en morceaux et la véritable nature de son gouvernement est évidente.

Après quatre années d'une guerre inutile, qui coûte aux Étasuniens leur vie et leur trésorerie, et qui enrichit la multitude des entités corporatives qui se gavent de milliards à l'auge des Iraquiens, nous avons autorisé les nouveaux barons du vol, Bush et ses petits copains capitalistes, à continuer à escroquer nos maisons, nos foyers et notre pays. Notre constitution est en lambeaux et notre économie est sur le point de s'écrouler. Ne laissez aucun des fanatiques de Wall Street essayer de vous avoir. Ils sont aussi effrayés que nous le sommes.

Qu'arrive-t-il lorsqu'un système économique atteint ses derniers jours ; lorsque le pouvoir d’achat se tarit et que les travailleurs ne peuvent plus acheter les produits qu'ils fabriquent ?

Quand le capitalisme avait toujours une certaine vigueur, Henry Ford disait qu'il fixerait le prix de ses voitures de telle façon que ses ouvriers puissent les acheter.

Trouvez-vous ce genre d’idée dans l'Amérique corporative d'aujourd'hui ? Jamais de la vie ! En premier, ils brisent les syndicats et ensuite ils achètent à l'étranger leurs emplois industriels bien payés. C'est une course vers le bas. Aller partout où l'on peut trouver les plus bas salaires. Tout ce que nous entendons, c'est ce gigantesque bruit d'aspiration dont parlait Ross Perot pendant les élections, ce bruit que produit la fuite des emplois rémunérateurs et des industries manufacturières loin des États-Unis. Appelons-le « globalisation ». Quelques économistes, tel que Milton Friedman, semblent penser que c'est une bonne chose.

Je déteste avoir l'air d'un vieux trotskiste, mais à présent je commence à croire que notre système politique et économique devra empirer, avant de pouvoir aller mieux. Nous allons avoir besoin de quelques « shock and awe[1] » dans ce pays avant de mettre à mal une partie de la léthargie de nos citoyens, qui ont subit un lavage de cerveaux de la part des médias corporatifs. Et pas seulement des médias. L'acte pratiquement délibéré de rendre muette la population a été construit dans la fabrique de la société depuis l'éducation publique jusqu'à l’université, aux jeux vidéos, à la radio et aux talk- shows télévisés. Pour garder les moutons complaisants, je suppose.

C'était quand la dernière fois où vous avez entendu les théories travaillistes de la valeur ou la théorie de la valeur excédentaire discutées quelque part dans les médias publiques ? Ils nous donnent plutôt Brittany Spears et O.J.Simpson.

Vous ne pouvez pas ignorer, de ce que vous avez appris à l'école ou lu dans les journaux, que Franklin D Roosevelt, lorsqu'il est devenu président au beau milieu de la dépression de 1933, a sauvé le capitalisme en fournissant un « filet de sécurité » aux millions d'Américains indigents. Il le fit avec le NRA, WPA, TWA, CCC, AAA[2], la Sécurité Sociale et autres programmes à tendance socialiste comme l'Aide aux Familles d'Enfants Dépendants.

Alors où sont donc partis tous ces sigles avec les fleurs de la « nouvelle gauche » des années 60 ? Nous pensions qu'ils reviendraient dans les années 90, mais ils ne se sont toujours pas montrés.

Donc je pense qu'il s'agit de prendre nous-mêmes les choses en main. Nous avons une rangée de candidats pour les présidentielles, républicains et démocrates, dont la plupart d'entre eux sont dans la poche des intérêts corporatifs, qui vont nous ramener dans la même vieille position, excepté, peut-être pour le républicain Ron Paul et le démocrate Dennis Kucinich. Mais ils ont déjà été mis hors course parce qu'ils avaient quelque chose d'utile à dire au peuple américain. Interdit.

À présent, le candidat démocrate, Joe Biden, vient juste d'annoncer qu'il proposera la destitution du président Bush s'il bombarde l'Iran. N'est-ce pas courageux ! Joe n'a-t-il pas maintenant suffisamment de preuves des hauts crimes et délits et ne les a-t-il pas eu depuis les trois ou quatre dernières années ; assez pour entamer ces procédures par le Sénat, ce qu'il ne peut pas faire, puisque la destitution doit provenir de la chambre des Représentants ? Joe doit savoir cela. Mais il a besoin de faire le mariolle pendant la course à la présidence. C'est très typique du genre de tactique que les candidats aiment utiliser pour occuper l'esprit des électeurs avec des frivolités.

Il semble que notre système fonce tout droit dans la plus parfaite tempête. Avec le désastre des hypothèques à haut risque, un lugubre pronostic dans les dépenses du consommateur, le plafonnement de la limite de crédit des cartes de crédit et la Fed[3] luttant contre le « credit crunch[4] », est-ce qu'une récession peut être loin derrière ? Nous aurons de la chance s'il s'agit seulement d'une récession. Nous pourrions avoir le type d'effondrement économique qui ferait passer la dernière dépression pour un pique-nique. Avec des amis comme la Chine, qui a besoin d'ennemis ? La guerre que nous avons menée à l’improviste en Iraq (et que nous continuons de mener) équivaut à deux mille milliards de dollars. La Chine, un « prime creditor[5] », pourrait demander le remboursement d'une partie de sa dette si elle voulait être méchante.

Bush aimerait détourner nos esprits de l'Iraq en attaquant l'Iran. De cette façon, il pourrait avoir une guerre de plus à son actif. Vas-y attrape le, Joe Biden !

Pendant ce temps, nous errons sans but, sans logis au paradis, attendant que l'autre chaussure tombe.

Stephen Fleischman, auteur-directeur-producteur de télévision, a passé trente ans aux Network News sur CBS et ABC, débutant en 1953. En 1959, il participa au développement des séries renommées Murrow-Friendly « CBS reports ». En 1983, Fleischman gagna le prestigieux Columbia-University Dupont Television Journalism Award. En 2004, il écrivit ses mémoires. Voir : http://www.ARedintheHouse.com/. E-mail : stevefl@ca.rr.com

 

Traduction française: Caroline V. pour Futur Quantique

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[1] « shock and awe » doctrine de frappe militaire extrêmement énergique.

[2] diverses mesures sociales

[3] Fed : réserve fédérale, banque centrale des E.U.

[4] forte contraction du montant des crédits accordés à l'économie

[5] premier créancier

Commentaires

Bonjour; Je vous contacte car vous êtes semble-t-il administrateur du blog
www.sott.net/signs/fr/forum/img/avatars/6.jpg
mais il est impossible de s'y inscrire car le message est sans cesse "erreur dans la reproduction de l'image" ou quelquechose comme cela. Dommage car la tenue et le sérieux des interventions nous engagent à nous inscrire et à partager. Pouvez-vous solutionner le problème ? Voyez notre site. Bien amicalement
Sophie

Écrit par : Sophie | 09/01/2008

Sophie bonjour,

Je suis un simple modérateur du forum Signes des Temps (http://www.sott.net/signs/fr/forum/index.php)

Celui-ci, semble-t-il fonctionne désormais correctement.

Pouvez-vous réessayer de vous inscrire ?

Amicalement,

Axel.

Écrit par : Axel Dunor | 17/01/2008

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