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13/12/2007

Quand le Le peuple dit "non", les psychopathes disent "oui"

Note de P&P : L'AFP nous informe de la signature du traité européen, 7 ans jours pour jours après l'accession frauduleuse de Georges W. Bush à la Maison Blanche. Dans les deux cas, le peuple fait face à un changement mené par la tromperie, au mépris d'une décision démocratique souveraine et marquant le renforcement d'un mouvement d'ultralibéralisation.

 LISBONNE (AFP) - Les dirigeants de l'Union européenne ont signé jeudi à Lisbonne le traité remplaçant la défunte Constitution, au cours d'une cérémonie solennelle, marquée par l'absence du Premier ministre Gordon Brown , qui a joint sa signature trois heures après.

La signature du document, qui prendra désormais le nom de Traité de Lisbonne, ouvre la voie à un délicat processus de ratification dans les 27 pays membres.

Note de P&P : L'AFP souligne un difficile processus de ratification. Cette maneuvre permet d'entretenir chez le lecteur l'illusion que le choix est encore possible. Les chefs d'états européens ont signé ce document et soyez en sûr après les échecs des référendums français et hollandais, ils donneront une pseudo légitimité démocratique à ce traité scélérat en le faisant seulement voter par leurs assemblées déjà acquises à la décision.
 

Le traité a été signé dans le cloître du monastère des Jeronimos aux pierres sculptées comme de la dentelle, datant du XVIème siècle, où le Portugal avait déjà signé son traité d'adhésion à l'Union en 1985.

Note de P&P : En politique rien n'arrive par hasard. Ce choix du monastère de Jeronimo semble pourtant bien obscur. En creusant un peu, l'on découvre que c'est la société secrète Skulls & Bones qui détient les ossements du chef indien Jéronimo et que une bonne partie des grands décideurs, dont Bush père et fils, architectes de la mondialisation néolibérale, sont issus de cette société secrète. Mettons tout cela sur le compte d'une mauvaise coîncidence.

 

Les chefs de gouvernement et les ministres des Affaires étrangères de chaque pays ont apposé leur signature sur le document à l'aide d'un stylo en argent offert par la présidence portugaise de l'UE.

Le seul chef de gouvernement européen à rater la cérémonie était le Britannique Gordon Brown, qui a laissé son ministre des Affaires étrangères David Miliband signer à sa place.

Downing Street a invoqué l'obligation pour M. Brown de répondre aux questions d'une commission parlementaire pour justifier son arrivée tardive dans la capitale portugaise et son absence à la cérémonie.

M. Brown a signé le traité, en milieu d'après-midi au musée des Carrosses de Lisbonne, en l'absence de plusieurs dirigeants européens qui, conviés à déjeuner, avaient déjà quitté les lieux.

Les problèmes d'emploi du temps de Gordon Brown, vu comme plus eurosceptique que son prédécesseur Tony Blair, n'ont guère convaincu et M. Brown a été accusé par une partie de la presse de céder à la pression des eurosceptiques.

"Chacun d'entre nous gère ses problèmes. Moi, je pense qu'on a besoin de la Grande-Bretagne en Europe", a réagi le président français Nicolas Sarkozy, avant d'ajouter, en anglais: "We need Gordon!".

Note de P&P : L'AFP dédie donc plus de la moitié de son article à l'absence de Gordon Brown. Il s'agit d'une intéressante tentative de diversion. Avec ou sans Gordon Brown, l'Angleterre a signé ce traité illégitime et par conséquent le peuple anglais comme les autres peuples européens connaitra encore plus de souffrance, d'inégalité et de cynisme.
 

Les dirigeants européens espèrent que le traité, dont le contenu avait été approuvé le 19 octobre dernier après des mois de douloureuses négociations entre les 27, sera ratifié partout dès 2008 et entrera en vigueur au 1er janvier 2009.

Echaudée par le rejet du projet de Constitution par les Français et les Néerlandais en 2005, la majorité des gouvernements devrait opter pour une ratification par la voie parlementaire, sauf l'Irlande obligée d'organiser un référendum.

Note de P&P : La pensée psychopathique défie la logique humaine. Ainsi le 29 mai 2005, 54,69% des français ont dit "non" à la constitution européenne. Un peu plus de deux années plus tard le gouvernement français signe le traité qui reprend ladite constitution.

 

Le texte, qui reprend des pans entiers de la Constitution mais est incompréhensible aux non-juristes, doit faciliter les décisions dans une Union européenne passée depuis 2004 de 15 à 27 pays.

Note de P&P : Vous avez compris la logique limpide du raisonnement : la constitution est incompréhensible et elle doit faciliter les décisions. Comme la constitution ne peut être comprise vous pouvez prendre les décisions les plus injustes et les déclarer conformes à la constitution. Vous trouverez peu de résistance puisque le document de référence est incompréhensible.
 

"Pour arriver à ce résultat, tous les gouvernements ont fait preuve de courage politique. Je vous invite maintenant à faire preuve de la même détermination pendant la période de ratification", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Note de P&P : les gouvernements ont fait preuve de courage... Décidemment les journalistes ne craignent pas les mensonges les plus repoussants. Le courage politique eut consisté à respecter le résultat négatif des référendums populaires. L'honnêteté politique eut été de présenter cette constitution et ce traité tels qu'ils sont vraiment : une destruction supplémentaire des droits des citoyens européens.  La trahison politique consiste à dire "oui" lorsque le peuple a massivement choisi le "non".

 

Conscient du scepticisme grandissant vis-à-vis du projet européen, il a aussi appelé les gouvernements à "communiquer" sur les bienfaits du traité et à répondre à l'attente des citoyens, qui "veulent des résultats".

Le Premier ministre portugais, José Socrates, président en exercice de l'UE, a quant à lui souligné que le traité devait permettre à l'Europe d'être "plus forte" pour promouvoir l'économie européenne et défendre ses valeurs d'égalité et de liberté.

Le président français Nicolas Sarkozy a, lui, souligné qu'il fallait maintenant "mettre du contenu" dans le projet européen.

"Il faut une politique de l'immigration, il faut une politique de l'environnement, il faut une politique de la défense en Europe. C'est ce à quoi on va s'occuper", a ajouté M. Sarkozy, qui prendra la présidence de l'UE au 2e semestre 2008.

Note de P&P : Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Il n'y aura pas de politique de l'immigration apportant plus d'échanges, de partage et de solidarité, il n'y aura pas d'Europe de la défense au sens d'une mutualisation des fonctions pour réduire les coûts, il n'y aura pas d'Europe sociale, il n'y aura pas d'Europe de la culture, de l'éducation ou de la recherche, il n'y aura pas d'Europe de l'environnement au sens d'un vrai respect de notre planète.

L'Europe que viennent d'entériner les dirigeants rassemblés à Lisbonne est une Europe ultralibérale, cynique et individualiste. Une Europe de la compétition et de la course financière, une Europe pour les forts et les privilégiés. Une Europe encore plus déshumanisée que le modèle étasunien sur lequel elle prend modèle.
 

Les dirigeants européens, déjà à Lisbonne le week-end dernier, à l'exception notable de Gordon Brown qui boycottait le 2e sommet UE-Afrique, ont quitté rapidement la capitale portugaise. Ils doivent se retrouver dès vendredi matin à Bruxelles pour leur dernier sommet de l'année.

Note de P&P : Un dernier sommet au cours duquel ces dirigeants souhaiteront la main sur le coeur et l'oeil larmoyant de joyeuses fêtes aux citoyens européens après avoir acté la destruction de leur peu d'acquis sociaux. Grande est la jouissance du chat face à l'agonie de la souris.

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