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11.12.2007
Totalitarisme et contrôle de l'information
La série intitulée « l’Astuce du Psychopathe » nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement de tels individus.
L’absence de conscience induit des différences majeures en termes de comportements et d’objectifs par rapport à un individu « normal ».
Ainsi le pouvoir devient une finalité essentielle puisque les notions de créativité, de découverte, de partage, de beauté ou de vérité qui peuvent animer un individu doté de conscience ne font même pas partie des circuits neuronaux d’un individu atteint de psychopathie.
Ces individus ont également réalisé que s’ils voulaient obtenir et conserver ce pouvoir, il était essentiel qu’ils contrôlent l’information. Contrôler l’information cela signifie cumuler un maximum d’informations pour soi et transmettre un minimum d’informations biaisées, distordues, censurées au peuple.
Vous pouvez être convaincu que nos élites connaissent beaucoup de choses sur des dossiers fondamentaux et occultés tels que, les modifications climatiques, les OVNIs, les mobiles des conflits internationaux, les trafics d’enfants, les épidémies, les programmes secrets de recherche, …
Mais pour obtenir et conserver le pouvoir, l’accumulation de connaissance ne suffit pas, encore faut-il que le peuple ne dispose pas de cette connaissance.
C’est pour cela que le contrôle des médias est une mesure prioritaire prise par tout régime totalitaire. Goebbels fut un exemple frappant de la transformation d’un appareil destiné à transmettre des informations objectives aux citoyens en un organe de propagande servant les intérêts particulier d’une élite dirigeante.
Plus près de nous, en France et en 2007, Nicolas Sarkozy et ses acolytes ont réussi à mettre la main sur les principaux médias français à travers la détention majoritaire de leur capital. Celui qui contrôle le capital contrôle ce que dit le média, l'impartialité d'un tel média relève du voeu pieu comme l'a présagé Sartre il y a plus de trente ans :
Un jour de 1989, Jacques Chancel interrogea le directeur de la rédaction du Figaro sur l’exercice de la censure par le propriétaire d’un journal. Peu suspect d’idolâtrie marxiste, Franz-Olivier Giesbert admit : « Tout propriétaire a des droits sur son journal. D’une certaine manière, il a les pouvoirs. Vous me parlez de mon pouvoir, c’est une vaste rigolade. Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c’est celui du capital. Il est tout à fait normal que le pouvoir s’exerce. Ça se passe dans tous les journaux. Il n’y a pas un journal où cela ne se passe pas. » Pour cette raison, Sartre avait en 1973 conçu Libération « en marge des capitaux privés, des banques et de la publicité ».
Les principales chaines de télévision sont détenues soit par l’Etat ( France 2, France 3) soit par des multinationales (Canal Plus : Vivendi, ex Vivendi Universal, TF1 : Bouygues,...). La situation de la presse quotidienne et hebdomadaire n’est guère plus réjouissante. La famille Rotschild a racheté Libération, Dassault était propriétaire de l’Express et il est désormais actionnaire majoritaire du Figaro et de Socpresse. Pinault (actionnaire principal du groupe Pinault Printemps Redoute) contrôle entre autre Le Point et Claude Perdriel (un ex-associé de Rotschild) contrôle le Nouvel Observateur,…
Il n’est pas surprenant de constater que la plupart de ces individus ont soutenu la campagne de Sarkozy via des financements massifs et une médiatisation partisane à faire pâlir un dictateur d’Europe de l’Est.
Par exemple quelques jours après son élection, Sarkozy a passé ses vacances sur le méga Yacht de Bolloré (sachant que le groupe Bolloré détient entre autre le quotidien Matin Plus et la chaîne Direct 8 TV).
Martin Bouygues (propriétaire de TF1) est le parrain de Louis Sarkozy, fils de Nicolas Sarkozy et ce même Martin Bouygues fut l’un des témoins du mariage entre Sarkozy etCécilia (celle-ci ayant depuis réussi à sortir des griffes de l’intéressé).
L’autre témoin de ce mariage n’était autre que Bernard Arnault, propriétaire du groupe Louis Vuitton (qui contrôle entre autre le quotidien économique « La Tribune »).
Sans oublier Arnaud Lagardère, président du groupe EADS qui contrôle la majeure partie des maisons d’édition françaises (Grasset, Fayard, Stock, J.C. Lattès, Calmann-Lévy, Hachette,...). Lagardère a présenté Sarkozy au cours d’un congrès organisé en 2005 en utilisant les mots suivants : « Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère.
Les régimes ponérisés, système sarkozyen inclus, parviennent donc à garder le pouvoir en contrôlant ce qui entre dans le cerveau du peuple. Ils instillent l’ignorance, la peur, la lâcheté, l’idolâtrie dans nos esprits afin de nous garder esclaves serviles.
Depuis cette perspective l’on comprend mieux pourquoi les médias dominants nous abreuvent de divertissements, de publicités, d’analyses superficielles, de propos partisans, de polémiques stériles ou de sensationnalisme dénue de fond. Tout sauf des informations objectives sur des sujets importants.
Malheureusement pour les élites au pouvoir la nature a horreur du vide et face au verrouillage des médias dominants, des petits malins tentent de faire parvenir la vérité au peuple par des solutions alternatives.
Ainsi fleurissent des investigateurs indépendants, de petits journalistes mènent leurs enquêtes sur des sujets tabous, interviewent leurs propres sources confidentielles et diffusent les résultats de leur enquêtes sur des sites web « alternatifs » ou dans des ouvrages à tirages généralement limités.
Même si la vérité filtre de manière homéopathique, celle-ci menace le pouvoir ponérologique car celui-ci est fondé sur la pierre angulaire qu’est le mensonge. Une fois que le peuple a vu la manipulation globale dont il est la victime, une fois qu’il a entr’aperçu les pieds derrière le rideau, l’illusion s’effondre.
Souvenez vous de cette scène dans le Magicien d’Oz :
… Vous devez tenir les promesses que vous nous avez faites, s'exclama Dorothée. Le Lion Poltron crut bon d'intervenir aussi et d'effrayer le Magicien; il poussa donc un rugissement terrible, si féroce que Toto, alarmé, sauta de côté et culbuta contre un paravent dressé dans un coin, qui s'écroula. Le fracas de sa chute attira leurs regards dans cette direction, et ce qu'ils virent les remplit tous de stupeur. A l'endroit même que leur avait caché le paravent, se tenait un petit vieillard, chauve et ridé, et qui semblait tout aussi étonné que les voyageurs. Le Bûcheron, levant sa hache, se rua vers le petit homme en criant : — Qui êtes-vous? — Je suis Oz, le Grand et le Redoutable, dit le petit homme d'une voix tremblante, mais je vous en prie, ne me frappez pas, je ferai tout ce que vous désirez. Nos amis le regardaient avec stupeur et consternation. — Je croyais qu'Oz était une grande Tête, dit Dorothée. — Et moi, une belle Dame, dit l'Épouvantail. — Et moi, une terrible Bête sauvage, dit le Bûcheron. — Et moi, une Boule de feu, dit le Lion. — Non! vous vous trompiez, avoua humblement le petit homme. Je vous l'ai seulement fait croire. — Fait croire! répéta Dorothée. Vous n'êtes donc pas un Grand Magicien? — Chut! mon enfant, dit-il, ne parlez pas si fort; si l'on vous entendait, ce serait ma perte.
Pour parer à cette menace de divulgation de la vérité, les psychopathes au pouvoir à Washington ont donc mis en place un système qui condamne tout individu refusant de révéler ses sources. La jurisprudence est désormais claire : le refus de divulgation des sources est sanctionné par l'emprisonnement. Ainsi la journaliste Judith Miller est détenue depuis 2005 pour avoir respecté la confidentialité de ses sources.
Ce préambule permet d’offrir un éclairage différent à l’article suivant. Il semblerait que Sarkozy soit en train de marcher dans les traces des Etats Unis, son grand modèle de démocratie :
Mercredi (5 Décembre 2007) dernier, six policiers de la DST débarquent au domicile de Guillaume Dasquié et pendant cinq heures, perquisitionnent, saisissent ses documents et son ordinateur. Il est alors placé en garde à vue à la DST, où le journaliste est passé à la moulinette pendant une trentaine d’heures, avant de se voir proposer un chantage hors procédure : balancer au moins une de ses sources ou partir en détention provisoire…
Les « raisons » d’un tel acharnement : un article intéressant publié dans Le Monde du 16 avril 2007 et étayé par un rapport de la DGSE, que Dasquié s’est procuré, établissant que les services secrets français étaient informés d’un possible projet de détournement d’avions, et ont alerté leurs homologues américains dès janvier 2001. Ces éléments remettent sérieusement en cause la thèse officielle selon laquelle l’Administration Bush et ses services de renseignement ne savaient rien de ce qui se préparait. Cette double page ne créa pas le scandale attendu, ni aux Etats-Unis ni ailleurs dans le monde, puisque quelques heures plus tard tous les médias se sont focalisés sur la fusillade à l’université Georgia Tech. En fait, ces informations d’une extrême importance planétaire par ses enjeux sont passées quasiment inaperçues, totalement occultées par un fait divers.
Cette affaire est brûlante aussi bien sur la forme (remise en cause de la protection des sources et donc du métier de journaliste d’investigation) que sur le fond.
En effet il s’agit d’une preuve de plus qui contredit le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre et qui devrait amener les journalistes à se poser des questions et à rejoindre les familles des victimes, les nombreux experts et personnalités qui remettent en question la version officielle et ReOpen911.info dans notre quête de vérité.
Ne doutons pas que d'ici peu, Sarkozy on l'un de ses sbires invoquera la main sur le coeur la sécurité de la nation, la protection du peuple, les menaces terroristes pour justifier d'une loi qui oblige à révéler ses sources.
Comme aux Etats-Unis, il en sera alors fini du "vrai" métier de journalisme. Alors toute possibilité de diffusion d'éléments de vérité issus d'investigations indépendantes aura été anéantie.
16:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : propagande, controle des médias, censure, sarkozy, goebbels, arnault, bolloré



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